{"numero_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_sha256": "eb6ab947af50d9f6d79c01ec7c87b634a2389ac86342f672609272f027eff388", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnabh/issues/1910/05/15_01/bmtnabh_1910-05-15_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnabh/issues/1910/05/15_01/bmtnabh_1910-05-15_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c002", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 1", "page_fin": "couv. 1", "image_debut": 1, "image_fin": 1, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.2", "titre_corps": "BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE.", "titre_sommaire": "BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.1", "debut_caractere": 293, "fin_caractere_exclue": 698, "texte": "BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE.\nLa grande semaine des jlmis de la <*7ilusique. La Conférence de Henry £%CarceL\nS PLAGIAIS DE HAENDEL par Romain Rolland. # DEUX CHANSONS BACHIQUES DE\ntMEAU, par P„ M. Masson. #LE CLAVECIN CHEZ BACH, par Wanda Landowska, # LE MOIS\nParis, par Gaston Carraud. Lettre de Suisse, par Ansermet. # LES LIVRES. L'ACTUALITÉ.\nLETTRE DE S. M. 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Les murs de nos écoles et de nos collèges sont garnis de\ncartes de géographie, de tableaux de géologie, d'anatomie, de leçons de\nchoses, etc., etc.- Mais on ne voit nulle part de tableaux figuratifs des\néléments et des signes usités dans la mus\nC'est pour combler cette lacune et pour répondre aux demandes réité-\nrées d'un grand nombre de directeurs et de professeurs, que nous avons\ndemandé à M. Paulßougnon, l'un des plus distingués professeurs titulaires\nau Conservatoire de musique de Paris, de composer un\nsique, sur lequel on voit figurer dans différentes cases tous les signes usités\ndans la théorie et l'écriture musicale.\nAvec ce tableau, l'enseignement du maître se trouve singulièrement\nfacilité. La mémoire de l'écolier retient toujours d'une manière durable\ntout ce qui a frappé et intéressé les yeux ; conséquemment, les leçons\norales du maître ou celles apprises dans un livre, deviennent beaucoup\nplus claires pour la jeune intelligence de cet écolier, avec un tableau\nfiguratif sur lequel ses signes correspondant aux divers élément faisant\nl'objet de l'enseignement du maître, sont présentés en très gros carac-\ntères qui, forcément, attirent et fixent l'attention."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c004", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 12, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.4", "titre_corps": "LA GRANDE SEMAINE DES AMIS DE LA MUSIQUE", "titre_sommaire": "LA GRANDE SEMAINE DES AMIS DE LA MUSIQUE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.12", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1734, "texte": "LA GRANDE SEMAINE DES AMIS\nDE LA MUSIQUE\nLe mois dernier a été l'occasion d'un tr\ndes Amis de la Musique. L'Association des\nAuditions de France ayant décidé M. Gustave Mahler à venir à Paris diriger sa seconde\nSymphonie, les Amis de la Musique ont été heureux de s'associer à cet événement. En\néchange de leur participation effective et matérielle, ils ont pu être admis gratuitement à la\nrépétition générale de cette Symphonie le samedi 16 avril, et avoir ainsi la primeur de\ncette œuvre.\nEn outre, ils avaient été conviés à écouter\nMM. Casella et Salomon, le vendredils avril,\nnale avait bien voulu mettre à notre disposition. 1\nréunirent au Grand Hôtel, pour y entendre la première exécution donnée en public par\nla Chorale Mixte de Paris, fondée sous les auspices de la Société, et dirigée par M. Gustave\nBret. L'impression laissée par cette audition a\nnité du chœur, le style et les nuances, ont provoqué les applaudissements de tous nos amis.\nAu début de cette réunion, l'un de nos membres d'honneur M. Henry Marcel, Admi-\nnistrateur Général de la Bibliothèque Nationale, a bien voulu prendre la parole, pour\nretracer avec sa haute autorité, le but et les devoirs de notre Société Française des Amis de\nla Musique. Nous tenons à publier ici cette\nsincèrement celui qui a bien voulu la prononcer.\ne!' Mesdames, ,\nLa création de la Société des Amis de la Musique a été tout à la fois Taboutissant\nd'un vaste mouvement sans unité apparente, et la réalisation d'aspirations et de besoins\nconfusément ressentis. Il semble en effet que Vheure soit venue d'imprimer h ce mouvement\nune direction, de donner à ces impulsions un centre de coordination et de rayonnement. L'ac-\ntivité musicale de notre pays es y à l'heure q est, d'égaler,"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.13", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2647, "texte": "celle des nations jusqu'ici les plus favorisées à cet égard. Parallèlement a Venseignement\nofficiel dispensé par le Conservatoire, une institution s 1 est créée, la Schola Cantorum, qui a\npris comme fondations V étude et la pratique\nRenaissance Palestinienne, y superposant peu à peu la connaissance et la diffusion des\nœuvres religieuses de F Ecole Allemande, avec Schiitz et Seb. Bach asa tête, les reliant\na la grande école de déclamation lyrique instaurée en Italie au XVIIe siècle par Monte-\nver de, descendant avec Rameau le cours de\navec la messe en Ré la plus puissante des synthèses Beethoveniennes, étudiant enfin chez\nWeber le mouvement romantique d'où, allait sortir le drame Wagnérien. La Société Bach\ndirigée par M. Bret, puis la jeune Société Haend\ninitièrent d'autres milieux aux vastes contructions\nUne mention, enfin est due à l'Ecole des hautes études sociales, où l'étude historique et\ncritique des écoles musicales est, sous la direction érudite de M. Romain Rolland, commentée\npas à pas, par l 'exécution de leurs productions\ncette année ont porté sur la musique de chambre, française et italienne, des XVIIe et XVIIIe\nsiècles.\nPendant ce temps la musique moderne multipliait ses prises sur le public. A Pasdeloup,\ntombé avant la consécration du succès défin\npresque sur la brèche, puis Lamoureux, fondant\naffranchis des traditions un peu étroites de l'il\npuis au surplus par ses deux derniers chefs. Mais le mouvement n'en devait pas rester là.\nSon impulsion gagna, un peu lentement d'abord la province ; les concerts de Jules Bordier\na Angers aujourd'hui sous la direction active de Max d'Olionne, le centre de culture fondé\nà Montpellier par le regretté Charles Bordes, les concerts de Witkowski et d'Alfred Cortot\nh Lyon, Mme Maquet reprenant courageusement à Lille, le bâton échappé de la main\nmourante de son mari, les triomphales tournées\nments, y montrent l'activité musicale en pl\nd'amateurs se fondent un peu partout, Nantes tout récemment, pour seconder ou\nsuppléer les professionnels.\nQue dire maintenant de Paris ? Il n'y aura bientôt plus une salle disponible, où ne\nfonctionne un orchestre symphonique, où les productions de notre école n'alternent avec les\nœuvres caractéristiques de l'étranger, Symphonies de Brahms, lieder et caprices Scandi-\nnaves, poèmes ou fantaisies orchestrales de l'école russe, création du slavisme centre-européen\navec Smetana et Dvorak, compositions touffues et ardentes, souvent contestables, jamais\nindifférentes de Richard Strauss, pittoresques évocations d'Albeniz.\nQuant à notre production française, l'in\nsymphonies proprement dites exécutées depuis q"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.14", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 2482, "texte": "et où s meuvent les noms de Théodore Dubois, Vincent d'lndy, Dukas, Magnard, Gedalge,\nRabaud, G&jy Ropartz, Silvio Lazzari, Witkowski, Marcel Labey, Albert Roussel,\nCasella, Roger Ducasse. Que dirais-je de\nrésolument affranchies du monde symphonique, qu accréditent ceux de Debussy, Piernê,\nRavel, Gabriel Dupont, George Hue, Dèodat de Sèverac, Pierre de Brèville, Florent\nSchmitt et tant d'autres ? II avidité musicale\nde frais ; la périodicité hebdomadaire ne suffit pl\ntions de quartier, /« concerts Rouge, /« concerts Touche, fonder leur succès sur une pro-\nduction presque journalière ; tandis que des s\nrelayant les concerts Sechiari, Hasselmans, Philharmonia, F institution internationale,\néprouvée, A? Société Philharmonique s attachaient a la divulgation,\nmusique de chambre russe, des œuvres pour quatuor d'un Hugo Wolf ou d'un Max\nReger ; qui de la musique anglaise moderne,\nV œuvre deMoussorgski par V admirable Mad\nitalienne de chant des XVIIe et XVIIIe siècles par Madame Isori.\nMais cette production formidable, ce mouvement vertigineux qui entraîne toujours plus\nloin le public français par les régions inexplorées\nlui communiquer le train progressif, la coordination\nse fait dans les esprits, des modes souvent co\nprofit d'œuvres mièvres ou superficielles, parées\nà tour de bras sur des nerfs surmenés ? Par\nabrupts, d'accès difficile, de taille démesurée,\npar des difficultés de lecture, des complications\nlites ? Comment organiser, avec des concours étrangers et lointains, la diffusion de notre\nproduction hors de nos frontières, comment assurer les initiatives de bonne volonté contre les\nrisques pécuniaires de ces entreprises ? Comment attirer chez nous, précieux éléments de\nculture et d'émulation pour V école française,\nd'esprit de notre public, de la capacité de travail et de patience de nos exécutants ? Com-\nment, enfin, lorsqu'une institution artistique est\nle brutal simplisme des gens d'affaires, la sauver de la disparition, ou l'adapter sans\ndommages au nouvel et inévitable état de chosesF Les bonnes volontés sont innombrables, les\nconcours jamais marchandés ; de quelle manière les harmoniser, au mieux de notre dévelop-\npement musical, en fusionnant les concurrences,\nappliquant l'effort au point de moindre résistance ?\nCes questions, quelques hommes d'initiative Le\nfait entre leurs préoccupations, V accord entre Société fran-\nçaise des Amis de la musique. Des esprits hardis, des mains généreusement ouvertes, la"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.15", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 2518, "texte": "musique, cette grande charmeuse, ne pouvait manquer d'en attirer, d'en grouper, à son\npremier appel. Elle est si irrésistible, que c est à peine si on lui a demandé ses raisons, si on\nVa questionnée sur son but. Le seul instinct, en quelque sorte, d'une œuvre de beauté a,\naccomplir, a suffi, comme V étincelle électrique\ndeux substances. Mais la méthode seule assure\npourquoi quelques-uns de vos membres m ont\nune plus claire conscience de votre domaine d'action, et de la multiplicité des œuvres utiles\nauxquelles votre coopération active, servie par la confiance qui ne se marchande jamais à\nl'effort désintéressé, peut donner l'être, ou rendre la vie.\nDepuis que l'Etat, débordant toujours\nl'organisation des services et la protection des intérêts généraux, assume chaque jour quel-\nque tâche nouvelle, de légitimes inquiétudes ont surgi chez beaucoup d'esprits sur le sort de\ncertaines institutions, de certains patrimoines\npersée menace d'un croissant abandon. De là\ndit assez l'emploi : Amis du Louvre, de Vers\nL'objet de chacune est circonscrit a un édifice,\ns'agit de faire connaître et aimer, par des visites\nserver des zèles indiscrets ou peu éclairés, plu\ndémarches collectives, d'enrichir temporairement\nUobjet que vous vous proposez est tout à la fois différent et infiniment plus étendu. Nous\nsommes heureusement, avec la musique,à\ndomaine de l'activité libre, de la concurrence\nsollicite l'essor des esprits généreux, sa profondeur illimitée, son rayonnement infini risquent\nde les fatiguer avant l'heure, ou de les disperser\nnement, d'un triage dans les œuvres à entrepren\ndélibération éclairée des compétences, se réaliser\nc'est là proprement l'objet de votre association: déterminer les points sur lesquels doit se\nporter l'effort, assurer et appliquer les moyens\nC'est dans cet esprit que votre comité directeur a compris sa tâche. Se fixer un petit\nnombre d'objectifs y porter toutes les forces et les ressources nécessaires, ne rien risquer que\nde possible, ne rien produire que d'efficace,\ncomment il l'a rempli jusqu'à ce jour. Votre société ne dispose encore que d'un effectif\nd'environ 500 membres, correspondant à un budget approximatif de 10.000 francs. Il ne\nfaut point perdre de vue ces chiffres modestes, pour juger avec équité de son œuvre. Par\nbonheur, il s'est trouvé parmi vous des esprits entreprenants, pour grossir singulièrement\ncet actif disponible, à l'aide d'avances, de cr\nsingulièrement disproportionnées a l'importance de votre fonds de roulement."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.16", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 2564, "texte": "La première affirmation de la Société\npossédé sous le vocable déjà populaire, S. I. M. constitué par les initiales de son titre.\nDivisé en deux parties, ce périodique mensuel, donne, dans la première, des études critiques\ndéveloppées, les sujets se rattachant à la musique, auxquelles s adjoignent soit des\nmorceaux anciens, peu connus et caractéristiques,\nsans esprit de secte, aux inspirations les plus\nspéciale, est consacrée a F actualité, et forme\nmusicale en France, et à Vétranger. La diffusion matérielle de ce périodique est assurée\npar une des maisons d' édition les plus honorables et les plus solides de Paris.\nBeaucoup, plus difficile était l'entreprise particulière par laquelle votre société repré-\nsentée par quelques-uns des plus actifs d'entre\norgane d\"\"initiative. Ce fut dans ce Paris si avide de musique, et si pauvrement doté des\nlocaux indispensables aux auditions en commun, la création d'une salle nouvelle destinée\na seconder et a dégager celles qui existent déjà. Le déplacement du Conservatoire, trans-\nporté dans Vancien collège de la rue de Madrid, vint en donner les moyens. Sur un terrain\nfourni par l'Etat, propriétaire de ces bâtiments,\ntion à V entreprise, quelques-uns de vos membres\nconcerts, contenant quatorze cent cinquante place\nperfectionnés et offrant les dispositions acoustiques reconnues les meilleures. Ce projet, qui a\nrencontré à la Chambre un accueil unanime, a été renvoyé par la Sénat à sa commission\ndes finances, pour une mise au point définitive\npourtant, de doter Paris d'un organe musical\ncelui que la disparition de l'ancien Conservatoire du faubourg Poissonnière allait entraîner\ndans sa ruine, la petite salle au décornéopompéien,\ntout les mélomanes. Vitre Société a assumé cette nouvelle tâche, et espère y réussir. Une\nentreprise privée, a laquelle elle donnera son concours, rachèterait l'emplacement de la\nsalle, en réaliserait l'isolement, en encadrerait\ndans une construction de style approprié.\nOn se plaint, dans notre pays, de la pén\nture musicale des masses. L'école de chant choral présidée par M. Jean d'Estournelles de\nConstant s'emploie activement et a grouper et\npris dans toutes les classes sociales. Votre société\nvoie, en subventionnant la Chorale mixte de Paris, dirigée par M. Gustave Bret, dont\nl'originalité est, en sens inverse, de se composer exclusivement de professionnels, qu'entre-\ntient en contact permanent l'étude en commun,\nle travail des répétitions, Madame la Comtesse a\nsition la belle salle de spectacle de son hôtel.\nzèle et de leur talent."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.17", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2499, "texte": "Mais d'autres actes d'encouragement vous sont dûs, tout désintéressés ceux-là, en\nfaveur de fondations musicales de caractères\nconcours pécuniaire hla société dite Entr aide artistique ' destinée h permettre a des élèves\nsans fortune du Conservatoire de terminer leur\nVinterrompre ou de Vabréger pour des besognes\nVous assistez également de vos deniers la\nde bois, qui propage si heureusement dans les\nla pratique du chant en commun. Le succès de leur charmant concert a la salle Gaveau\nvous a payés par avance de votre sollicitude.\nCes facilités matérielles assurées aux exécut\nvelles légions d'interprètes, il s'agissait, avec u égale,\nen France des plus récentes et des plus marquantes productions de l'étranger. Des auditions\nrécentes ont fait connaître a Paris diverses symp\ndu Viennois Anton Bruckner. Son puissant successeur Gustave Mahler, n'avait point jus-\nqu'à cette heure, malgré la grande impression\nceux d'entre nous qui ont entendu des œuvres\nLa mise au point qui réclame son art, les fr\nmusicaux et un nombre de répétitions insolite,\nRaison de plus, pour votre Société, de s'atteler\nnombreux, et grâce au concours de la Société des grandes auditions musicales qui subventionna\nVentreprise, vous avez assuré l'exécution par VAssociation des Concerts Colonne, de la\ndeuxième symphonie de Mahler. Vos sociétaires\nfamiliariser avec les grandes lignes de l'œuvre, une réduction au piano et d'en suivre, ce\nmatin même, la ? épétition générale au Châtelet.\nCe n' est pourtant point assez d'ouvrir toutes grandes les portes h la musique étrangère;\nla réciprocité est due à la notre. Si nos maîtres morts, Berlioz, Franck ont déjà dans les\ngrands pays d'Europe, surtout en Allemagne et en Russie, l'un des amis passionnés, l'autre\ndes auditeurs en communion avec lui, combien\npar ouï dire ! Votre Comité est vivement préocc\nempressement l'occasion qui pourra s'offrir à lui, de faire pénétrer notre répertoire contem-\nporain dans la région de l'Allemagne la plus accessible à la pensée étrangère.\nTel est, Mesdames, Messieurs, exposé avec\nêtre prolixe, le but que s'est assigné la Société des Amis de la Musique et l'ensemble d'efforts\nqu'elle a, dans le peu de temps qui la sépare encore de sa fondation, réalisé pour l'atteindre.\nSon champ d'action est vaste, mais elle pense qu'il offre ainsi des emplois plus nombreux,\ndes séductions plus variées a la diversité des\nsairement une association comme la nôtre. Ce qu'il lui faut, à l'heure actuelle, ce sont, avec"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.18", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 204, "texte": "des membres plus nombreux, des moyens d'a\npenser que le tableau qui vient de vous être\ncomme l'aveu ae ses ambitions plus vastes encore\nauquel se reconnaissent la valeur d'un homme"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c006", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.5", "titre_corps": "SOMMAIRE DE L'ACTUALITÉ", "titre_sommaire": "SOMMAIRE DE L'ACTUALITÉ", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.20", "debut_caractere": 275, "fin_caractere_exclue": 700, "texte": "SOMMAIRE DE L'ACTUALITÉ\nDU 15 MAI\nTHEATRES ET CONCERTS, à Paris, par GUÉRILLOT, ROMAIN ROLLAND, MAURICE\nGRIVEAU. Province. Belgique ; Lettre cie S. M. le Roi ALBERT L Etranger.\nJOUR ET NUIT, par PIERRE JOBBÉ-DUVAL, l'Association pour le développement\ndu Chant Choral. QUESTIONS SOCIALES, le gracieux concours par M. Daubresse.\nLES INSTRUMENTS : Le Czimbalom et la harpe chromatique, par P. 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Peu à\npeu les grandes lumières s'éteignent, il ne\nrestera bientôt plus que la lueur des concerts\nd'artistes et, vers le 15 juin,, ce sera la nuit.\nNuit trop complète car à l'excès de musique\nsuccède le manque absolu.\nC'est un petit coup d'Etat qu'à fait le Con-\nservatoire en donnant à ses deux dernières\nséances la Damoiselle Elue de M. Debussy.\nSon public a accueilli sans enthousiasme une\nœuvre qui date d'un quart de siècle, n'a rien\nde subversif, fut très bien chantée ; (Mlle\nRose Féart, Mme Nottick) et mieux jouée\nencore. Elle méritait d'autres applaudissements.\nLes Concerts Lamoureux ont fini la\nsaison avec deux courtes mélodies de M. de\nSaint Quentin pour toutes nouveautés, le\nChêne et le Roseau, de M. Chevillard.\nEn l'honneur du chef disparu, les Concerts\nColonne ont donné les œuvres qu'il avait\nrévélées. La damnation de Faust, les Béati-\ntudes et Rédemption, avec des solistes dignes\nd'elles (Mme Litvinne, Mme de Montalant,\nMM. Delmas et Atchefsky) puis la deuxième\nSymphonie de M. Mahler. Nous n'osons\nparler de cette œuvre énorme par la durée et\nles moyens sonores (avec l'orchestre et les\nchœurs, l'orgue, des cloches, 10 cors, 7 trom-\npettes, 7 timbales, etc.), après M. Casella qui\na débrouillé ici même ce labyrinthe. Louons\nl'exécution, dont M. Malher a sans doute eu\nquelque satisfaction.\nNous retrouverons l'an prochain, espérons le,\nles Concerts Seclliari, avec des program-\nmes aussi intéressants que leur dernier et\nPhilharmonia qui donne déjà beaucoup plus\nque des espérances. M. Bachelet, soigneux et\nprécis, a un orchestre qui deviendra excellent\net une salle parfaite. M. Isserlis, au dernier\nconcert a été de premier ordre.\nOn ne s'attend pas à trouver ici en trois lignes\nsur Don L, Perosi et les œuvres qu'il a\ndonnées en avril au Trocadéro, autre chose\nqu'une mention de leur succès. Il y a onze\nans, la curiosité y était pour beaucoup ; cette\nfois la personnalité et le charme de cette\nmusique s'imposent. L'exécution fut parfaite\ndu Dies Iste, et de la suite Symphonique Flo-\nrence, qui est vraiment au tout premier rang\nde nos concerts parisiens.\nLa Société Bach a donné trois belles\ncantates d'Eglise, avec Mme Philippi, la grande\nartiste qui s'est identifiée au Maître. A la saison\nprochaine !\nLa S. M. I. (rien de commun avec notre\n\n1 Je tiens à signaler tout particulièrement la sonorité\nde l'orgue Cavaillé-Coll, dont les Amis de la Musique\navaient assuré le concours à cette belle audition ; sous\nun volume minime cet instrumentexceptionnel contient\ndes ressources étonnantes."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.22", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 4061, "texte": "S. I. M.) cherche à réaliser l'indépendance\naussi difficile à atteindre en musique que partout\nailleurs., Et d'ailleurs de quoi, ou de qui serait-\nelle indépendante r Louons la en tout cas de\nnous faire entendre aussi bien du Fauré que du\nKodaly, sans crainte des potins. Puisque\nl'humanité musicale ne saurait rien faire sans\ncoteries, il faut souhaiter que les coteries soient\naussi nombreuses que possible.\nMalgré tout, la Société Nationale reste\nbien vivante. Son concert du 9 avril avait\ncomme nouveautés des mélodies de M. Grov-\nlez, indécises de tonalité, une sonate assez\ncourte de M. Sobry et des mélodies de\nMM. Woolett et M. Labey, agréables.\nMozart est le patron de deux sociétés nou-\nvelles : \" l'Orchestre Mozart \" composé\nd'enfants, ou presque, qui donne son second\nConcert le 9 avril et la Société Mozart qui\nannonce six séances de Musique de Chambre\nou d'orchestre pour le mois de mai.\nIl faudrait quelques lignes pour l'audition\nde ses œuvres que donna M. Casella et nous\nne pouvons que dire le succès de son orchestra-\ntion colorée et de ses rythmes très personnels.\nIl y a là une vie intense, et une fougue prodi-\ngieuse.\nLa Société des Compositeurs toujours\nactive a donné en avril deux séances, dont\nl'œuvre la meilleure fut le charmant Dixtuor\nde M. Th. Dubois. La sonate de violon de\nD. Ch. Planchet a de la vigueur, mais trop de\nrecherche. Bien des longueurs dans le Quatuor\n:à Cordes de M.Capet.De l'allure et de la clarté\ndans le trio de M. Thirion.\nLa Schola se prodigue ainsi que son\néminent chef. Elle a chanté au Trocadéro\navec don Perosi, elle a donné comme Concert\nMensuel, la Messe en ré, son orchestre a\naccompagné maint Concerto.\nLes séances organisées par M. Astruc à la\nSalle Pemina ont fini par une belle soirée\ndont le Quintette nouveau de M. Léo Sachs\nétait l'œuvre importante. On lui a fait un\nexcellent accueil et nous l'entendrons souvent\nl'hiver prochain.\nSi les Concerts d'artistes sont quelquefois de\nmodeste envergure, cette saison qui finit s'illu-\nmine des noms d 'Ysaye, de Thibaut, de\nKubelik, pour ne parler que des violonistes.\nQue dire de leurs Concerts ? Nous avons épuisé\npour eux les formules laudatives.M.KOSSOWS-\nnouveau venu à Paris, a donné (avec Mme\nRosetti) un Concert de musique russe peu\nintéressant mais bien exécuté.\nM. Albert Spalding joue du violon avec\njustesse, précision et style ; il a été remarquable\ndans la ire Sonate de Bach. M. Edgard Bas-\nset brilla dans le Concerto de Saint Saëns,\nM. Chiafîitelli dans les œuvres modernes.\nMelle Adèle Clement, M. Pierre Des-\ntombes, M. René Jullien et M. Pour-\nnier, ont donné d'incéressantes séances de\nvioloncelle; M.Gastonßlanquart, flûtiste\nhors de pair, a donné, avec Mme Blanquart, M.\nFerté et Melle Nicot Vauchelet, un charmant\nConcert ; MPlle Labatut avec un orchestre\ndirigé par M. Monteux,a montré toutes les res-\nsources de la harpe chromatique.\nDans le groupe des chanteurs, M. Jules\nTordo fut l'interprète agréable d'œuvres\nmodernes (Melle Nadia Boulanger, M. Dulau-\nrens, M. Erlanger,M. Fauré),Melle Germaine\nSanderson à la jolie voix, bien posée, mais à\nla diction un peu molle eut comme partenaires\nle Trio Chaigneau ; Melle Julia Hosbater\nfût une intelligente Cantatrice de lieder ; Mm°\nProtopopova, au beau timbre de voix, consacra\nune séance aux œuvres de M. Fauré.\nNous en arrivons à la légion des pianistes.\nQuel nombre de virtuoses et même d'excellents\nartistes ! Si le piano avait besoin d'une réhabi-\nlitation elle serait maintenant superflue, car ses\ninterprètes l'ont rénové. Plus de sécheresse,\nl'emploi de la pédale, pas toujours judicieux,\ndonne quelque confusion. Mais nous n'avons,\ndans ce numéro de l'Actualité Musicale, que\nla place de nommer des artistes comme\nM. Ricardo Vinès qui célébra Schumann\navec Mme Raunay, M. Lortat Jacob qui\ndonna, avec l'orchestre Colonne une Séance\nde Concertos où il se montra un de nos meil-\nleurs pianistes ; Melle Dehelly qui interpréta\nidéalement Chopin ; M. Flesch qui donna\nune bonne séance avec Orchestre ; Melle\nHélène Barry, M. Frey, M. Galston,"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.23", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 3609, "texte": "M. Edmond Hertz, M. Fœrster.\nM 6 Yvonne Péan, Mme Goodson, et\ntant d'autres. Il nous faut encore parler du\ngroupe des jeunes pianistes, si intéressant.\nMelle Caffaret n' est plus une enfant prodige,\nmais une artiste en possession d'un talent\nexquis, très personnel, très délicat. Sa technique\nsurtout dans les octaves, est merveilleuse. A\ncôté d'elle, Melle \"Van Baerentzen, si bien\ndouée cependant, pâlit à peine. M!el]e Veluard,\ngloire de la Schola, a montré dans une serie\nde Concerts un beau tempérament de pianiste.\nEt quels programmes pour une toute jeune\nfille ! Les Sonates de Dukas et de d'lndy, les\nVariations Symphoniques, Prélude Choral et\nfugue, de Franck, des Concertos, etc. Melle\nLandsmann n'a pas encore une technique\nparfaite, mais on sent qu'elle est vraiment\nmusicienne et qu'elle arrivera aux premiers\nrangs.\nO\nNous allions oublier une grande artiste\nqu'on n'entend plus assez et dont le beau et\nsimple talent repose des virtuoses prétentieux\net bruyants, Mme Berthe Marx Gold-\nschmidt qui donne sept séances (avec les\nprogrammes de Rubinstein). On n'a jamais\nmieux joué les sonates de Beethoven. Et quelle\nmémoire !\nIl ne nous reste que quelques lignes pour le\nQuatuor Lej eune qui a terminé son histoire\nde la musique, et surtout du Quatuor, en\nRussie. Le 6e Quatuor de M. Taneïew est un\npeu touffu, mais intéressant ; de même le\nthème varié de Pogoïeff.\nMme Filliaux Tiger a fait entendre au\nLyceum toute une série de ses œuvres, d'un\ncharme très féminin, avec d'excellents artistes,\ndont Melle Delcourt et Mme Delune qui est\nla violoncelliste féminine la plus délicate que\nnous ayons. Mentionnons enfin la séance\nd'œuvres de M. André Fijean, d'une fran-\nchise mélodique agréable, et la soirée Her-\nmann Zipelins, consacrée à de si curieuses\nSonates à deux violons.\nNous apprenons que Mme Wanda Lan-\ndowska vient, de rentrer à Paris après une\ntournée de sept mois, pendant laquelle elle a\nparcouru, accompagnée de ses clavecins, l'Es-\npagne, le Portugal, l'Allemagne, l'Autriche et\nla Russie jusqu'à Astrakan. Elle quittera de\nnouveau Paris à la fin de Mai, et pour prendre\npart aux fêtes que l'Allemagne organise tous\nles deux ans en l'honneur de J. S. Bach.\nLa jeune Chorale mixte de Paris,\ndont les Amis de la musique ont dernièrement\napplaudi les débuts, s'est fait entendre pour la\npremière fois dans un salon, chez Mme A.\nAndré, avec un effectif réduit. Rien ne con-\nvient mieux aux réunions mondaines qu'en\nchœur de voix fraîches chantant quelques\npièces de notre grande époque polyphonique.\nLe 9 Mai, le Pax-\nquatuor donnait salle\nd'Eylau la dernière\ndes dix séances qu'il\nconsacra cette année\nà la noblesse et aux\ngrâces de la musique\nclassique. On ne peut\nt L\nassez louer l'excellente artiste\nqu'est Mme Muller de Beaupré\nd'avoir su grouper avec un sens si\nexact de leur harmonie totale, les\néléments de son Quatuor. MM.\nCarembat, G. Poulet, R. Mon-\nfeuillard et Cruque. Mme Muller\nde Beaupré faisait une exception à ses pro-\ngrammes classiques, en donnant cette fois une\nœuvre de Boellman, la dernière de l'auteur\nmourant, œuvre attachante et désespérée.\nSouhaitons que Mme Muller de Beaupré\ninscrive à son programme de l'an prochain,\ncette sonate, et que l'exquise Muse dont le\nMaître Grasset illustra le programme de\nPax-Quatuor continue à protéger ces Séances\nd'intimité artistique.\nF. GUERILLOT.\nLE MESSIE DE HvENDEL AU TRO-\ni\nCADERO. Les lecteurs de cette revue\nsavent quelle est ma sympathie pour la Société\nHœndel et pour ses jeunes directeurs, MM.\nEugène Borrel et Félix Raugel. Depuis deux\nans, ils nous ont fait entendre à Paris une suite"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.25", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 4050, "texte": "d'œuvres admirables de ce grand homme, pour\nqui j'ai un culte passionné. Et ils apportent\nà le ressusciter une ardeur d'enthousiasme, qui\nrompt avec la fausse tradition de dignité guin-\ndée sous laquelle on l'étouffait. Leur tâche\nétait difficile, périlleuse même : ils avaient à\nformer entièrement un orchestre, des chœurs,\nun public : ils y ont réussi. Leur orchestre,\nleurs choeurs,leur public,peu nombreux d'abord,\nmais tout dévoués, se sont peu à peu étendus ;\nl'ardeur des chefs s'est communiquée aux\nexécutants ; et chaque concert marquait un\nprogrès nouveau.\nEnfin, ils ont eu l'audace, qui vient d'être\nrécompensée, de faire entendre le Messie dans\nle vaste cadre du Trocadéro. Ils avaient, pour\ncette fois, fait appel au concours de la Schola\nCantorum, des Chanteurs de la Renaissance, et\ndes Chanteurs de S 1\" Pierre de Besançon. M. Guil-\nmant, qui fut le premier en France à faire\nconnaître Haendel, tenait l'orgue ; et M. Vin-\ncent d'lndy, donnant un bel exemple de con-\nfraternité artistique, avait voulu prendre place\nparmi l'orchestre, comme simple timbalier.\nL'audition du 23 avril, au Trocadéro, a été\nune des plus belles, que nous ayons eues à\nParis, des grandes œuvres de la musique\nancienne. Enfin, l'on a pu se faire une idée\nexacte de ce Messie, dont tant de gens parlent,\nmais que si peu connaissent vraiment. Non\nseulement M. Raugel avait soigneusement\nrevu la partition sur le manuscrit original, et\nnous donnait, pour la première fois, le texte\nintégral de l'œuvre ; mais sa direction intelli-\ngente et vivante a su rétablir l'unité, la logique\net la suite de cette grande épopée et en rallu-\nmer la flamme de poésie et de foi. Les solistes\nétaient tous les quatre excellents : la voix de\nMadame Mellot-Joubert est fraîche et char-\nmante ; chacun connaît la belle, sobre et\némouvante déclamation de Madame Marthe\nPhilip ; M. Plamondon a dit d'une façon\npathétique les sublimes récitatifs de la Passion\net M. G. Mary a soutenu robustement\nl'écrasant rôle de basse. Les chœurs et\nl'orchestre ont été bons dans l'ensemble, avec\nçà et là quelques flottements (inévitables, pour\nune première épreuve de ce genre) ; mais on\npeut dire qu'ils se sont montrés d'autant plus\nsûrs que la musique était plus belle ; et aux\nsommets de l'œuvre, leur exécution a été pres-\nque digne des meilleurs Musïkfeste allemands.\nOn les sent animés de la joie que rayonne\nleur jeune chef. Cette joie rend la vie au vieil\noratorio. Jamais encore on n'avait entendu\nainsi, en France, le formidable Hallelujah,\ncette Voûte de la Sixtine en musique. J'ai\nvu bien des musiciens, pour qui cette audition\ndu Messie a été une révélation de Haendel.\nQue diront-ils, quand la Société Hœndel nous\nrendra, comme je l'espère, des œuvres plus\nmonumentales encore et plus vivantes, comme\nSamson, Héraklés, Belsazar, Israël,... car\nil s'en faut que le Messie soit, à mon sens,\nl'œuvre la plus puissante et la plus neuve de\nHaendel.\nEn attendant, félicitons la Société Hœndel,\net félicitons-nous. La soirée du 23 avril marque\nun grand pas nouveau dans le progrès de nos\nsociétés chorales, en France.1\nROMAIN ROLLAND.\nJEUNESSE ET GÉNIE\nCOMPTE-RENDU D'UNE AUDITION D'ÉLEVES\nParis offre, de temps en temps, des plaisirs\ndélicats. J'en ai goûté un de ce genre, Diman-\nche passé, salle Pleyel. Parvenu, par un om-\nnibus banal, à la non moins banale rue Roche-\nchouart, je descendis au numéro 22 ; et là,\ntraversant vingt salles désertes peuplées de\npianos, j'atteignis un salon que remplissait déjà\nune flore exubérante de chapeaux féminins, —\navec, hélas ! quelques \" tuyaux de poêle \" très\nbien vernis... Au moment où j'entrai, le cla-\nvier d'une grande queue d'acajou, au couvercle\ndressé, résonnait, superbement, martelé par\nquatre mains enfantines, avec un grand respect\nde la mesure. — Car, il faut l'expliquer, Mlle\nSauvrezis m'avait invité, gracieusement, à\nune audition d'élèves de son cours.\nUne audition d'élèves ! Combien cette for-\n\n1 Le succès de cette audition a été tel que la Société\nHœndeï dut en donner une seconde, le 11 Mai."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.26", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 4370, "texte": "mule effraierait de gens, redoutant le piano, la\nSonate, et la pédagogie... L'on s'imagine, tout\nde suite, une kyrielle de pensionnaires, à l'âge\ningrat, des apprentis-prodiges pour qui l'on\nremonte la vis du tabouret, afin qu'ils rendent\nau public le martyre qu'ils ont enduré... Mais\nrassurez-vous ; notre époque a mis là de l'esthé-\ntique, comme elle en met partout ; et si vous\nme demandez mon impression je vous confierai\nque cette troupe de fillettes et de garçonnets,\nrangés sur l'estrade, en corbeille, et attendant\nleur tour, posément, d'affronter les touches\nd'ivoire, donnait un spectacle fort attachant :\nils (ou elles) étaient pour la plupart si jolis, si\nbien habillés. - Et, moi, par malheur inexact,\nayant manqué l'Ouverture de Coriolan, jouée\nà huit mains (excusez du peu !), je donnai\ntoute mon attention à la Sonatine en rè, du\nmême Beethoven.\nTout le programme, d'ailleurs, était consa-\ncré à ce maître ; fort beau programme, certes,\nmême dans sa forme extérieure, et qu'on avait\nillustré d'un fac-similé de Corot, représentant\nun pâtre jouant du galoubet devant quelque\nmassif d'arbres touffu. Il n'énumérait pas\nmoins de 43 morceaux, avec, en marge, ce\nseul nom, qui en vaut bien d'autres, en défini-\ntive : Beethoven Et comme chaque morceau\navait son exécutant spécial, cela faisait, si je\ncompte bien, une quarantaine de jeunes pianis-\ntes à entendre. Ah ! j'aurais voulu qu'il fût\nlà, le bon et très grand musicien, le musicien\ndéfinitif, peut-être, celui certainement qui a\ntrouvé le plus d'idées sonores, et qui les a dé-\nveloppées avec le plus de richesse et de per-\nfection. J'aurais désiré qu'il pût assister à ce\nconcert juvénile, qu'il entendît ses poèmes pro-\nfonds interprétés par tant de jolies menottes\ninnocentes. Sans doute, la Sonatine en rè\npour quatre mains, comme aussi les deux\nBagatelles et le Rondo en W, op. 51, sont\nbien adaptés à l'enfance. Bien qu'il ne se fût\njamais marié, Ludwig van Beethoven avait,\ncomme Victor Hugo, pratiqué 1' \" art d'être\ngrand-père. \" Lui qu'Haydn n'avait pas com-\npris, et qui avait compris Haydn, était capable\nd'écrire le Final de Y Héroïque, et les plus\ndélicieux badinages.\nMais il y eut, Dimanche, quelque chose de\nparticulièrement curieux et de bien tou-\nchant, à voir de jeunes doigts s'empresser à\ntraduire, sur les touches alternativement blan-\nches ou noires, ces dessins mystérieux que deux\nyeux attentifs épiaient au vol, sur la partition,\nsans en apercevoir du tout le mystère. Une\nfois de plus, je restais confondu de ce pouvoir\nqu'a la Musique, de raconter des choses logi-\nques, belles et profondes, et qui ne peuvent se\ndéfinir, qui sont \" indicibles \" ; je me disais que\nsi l'un d'eux, parmi ce petit peuple, avait à vous\nréciter, par exemple, \" Dèmocrite et /es Abdèri-\ntains, \" de Lafontaine, il ne parviendrait pas à\nnous satisfaire comme il y parvenait, assez\nexactement, en exécutant la 7e Sonate... C'est\nque le texte musical n'est pas, comme est le\nlangage courant, conventionnel, et qu'il porte\navec lui sa signification, qu'il soit compris,\nd'ailleurs, ou qu'il ne le soit pas, ou qu'il ne le\nsoit qu'à demi. C'est une espèce de chorégra-\nphie, ou de mimique toute idéale, ou, si l'on\nveut, une tapisserie immatérielle, extraordi-\nnaire et merveilleusement expressive ; un\napprenti la déroule sous vos regards ; vous-\nmême n'y voyez pas autre chose que ce qu'il\ny voit, naïvement ; mais vous y faites plus\nd'attention, et vous l'admirez davantage.\nAinsi faisais-je, en cette salle où, vraisem-\nblablement, bien des auditeurs mûrs restaient,\nen face de Beethoven, des enfants. Et com-\nment peut-il en être autrement, lorsque ce\nriche tissu musical passe si vite, et que l'atten-\ntion s'accroche si facilement à ces vastes empa-\nnachures de tête dont les femmes, exquise\nd'ailleurs, ombragent toutes perspectives maté-\nrielles et morales ?\nCependant, les plus belles Sonates du maître\nse déroulaient, et se succédaient, de plus en\nplus hautes et difficiles, à mesure que se succé-\ndaient au claviers des mains plus expertes et\ndes têtes adolescentes plus fermes. Parfois, les\nAllégrettos étaient menés un peu trop prudem-\nment et les Frestos couraient trop précipités.\nTrès peu (je l'admirais) de défaillances, soit des\ndoigts, soit de la mémoire, et toujours le joli\ncoursier fringant se redressait, et la chevauchée\nsonore se poursuivait...."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.27", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 2711, "texte": "Quel dommage que pour ces poèmes incom-\nparables, ces épopées, ces idylles, ces élégies\ndont la féerique et vive lumière éclipse les plus\nbeaux vers de nos poètes, on n'ait pas trouvé\nd'autre nom que celui, si froid, de Sonate,\nd'autre signalement que celui d'une tonalité,\nqui n'est d'ailleurs qu'initiale, et passagère !...\nEh quoi ? faut-il que la caresse des inflexions,\ndans tel morceau, soit, dès l'abord, trahie par\nun stupide numéro d'œuvre ? que l'éloquence\npersuasive de cet autre soit compromise, aux\nyeux du profane, par un titre aussi vain que\n1' \" Aurore ? \" Vous me direz: c'est sans\nimportance, et u bon vin, comme on dit, n'a\npas besoin d'enseigne. \" ... Et pourtant, com-\nbien de passants, avant d'entrer dans le temple,\nregardent ce qu'il y a d'écrit au fronton !\nL' \" Appassionnata \" ? Mais toutes les\nSonates de Beethoven, à peu près, sont passion-\nnées. Beaucoup expriment, de l'aurore, le\nmouvement progressivement lumineux : ce\nsont des montées de jour sonore ; et ainsi de\nsuite. Seul Yopus 81 se précise opportuné-\nment de cette annonce : \" Les Adieux,\nrAbsence, le Retour ; \" délicieuse trilogie sen-\ntimentale, où la tendresse tantôt vive, nerveuse,\net tantôt languissante sans être langoureuse, se\nrésout, au finale, par une allégresse débordante.\nLa jeune fille de dix-huit ans qui traduisait\ncela était-elle émue ? Vivait-elle ce moment\nde passion sonore, par intuition, ou bien\nn'était-ce là pour cette fine tête auréolée de\nfins cheveux, qu'une succession agréable, et\npas mal difficile, de traits diatoniques ou chro-\nmatiques, de cadences résolutives ou suspen-\ndues, de passages dialogués, en mouvement\nconjoint ou disjoint ? Je ne sais, mais pour\nma part, j'étais touché, conquis, sans raisonne-\nment préalable. Or l'émotion est quelque chose\nqui se communique, et j'ai tout lieu de croire\nque l'enseignement qu'on dispense au Cours\nSauvrezis ne donne pas seulement le nerf,\nmais la flamme. J'ai pu juger par moi-même\nde la valeur de cet enseignement. Et d'ailleurs,\nMlle Sauvrezis tient beaucoup à ce qu'on voie\ndans ses auditions d'éléver une sorte de Musée\nmusical, déroulant en tableaux sonores la pensée\ndes grands maîtres.\nEnfin j'ai quitté, Dimanche, la Salle Pleyel,\nl'âme emplie de réflexions consolantes ; et,\nfrôlant au passage tous ces meubles de silhouette\ndisgracieuse, mais d'usage précieux, qu'on\nnomme des pianos, je me disais que tant qu'il\nexistera ces monstres sonores, et des jeunes\nfilles courageuses pour les dompter, la pro-\ndigieuse pensée de Beethoven et sa merveil-\nleuse vivacité de cœur ne resteront pas lettre\nmorte.\nQue c'est touchant, et que c'est beau, le\ngénie célébré ingénument par la jeunesse !\nMAURICE GRIVEAU."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c010", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 27, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.7", "titre_corps": "Province", "titre_sommaire": "Province", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.27", "debut_caractere": 2713, "fin_caractere_exclue": 3946, "texte": "Province\nBORDEAUX. Le Quatuor Marteau-\nBecker, de Berlin, de passage dans notre\nville, vient de se faire entendre dans la Salle\nFranklin.\nA l'église Sainte Eulalie (notre ville ne possé\ndant pas de Salle de Concert ayant un orgue\njouable) grand Récital, par notre compatriote\nJoseph Bonnet, organiste déjà célèbre du\norgoie de Saint Eustache. Exécutant\no o\nremarquable des œuvres des grands maîtres,\nle jeune artiste se fit grandement apprécier\ncomme compositeur. Les élèves du cours\nRamat chantèrent de lui quelques composi-\ntions chorales d'une écriture aussi fraîche que\nsavante, et un Deus Abraham de Jean Huré,\ntrès original, un peu osé de construction peut-\nêtre, mais néanmoins très goûté des musiciens.\nN'oublions pas la soirée d'art, donnée par\nle compositeur Reynaldo Hahn, avec la colla-\nboration de Madame L. Durand-Texte, Pitsch,\nvioloncelliste, et Fleury, flûtiste. Conférencier\nplein d'érudition et d'esprit, dans une très\nconsciencieuse analyse des œuvres de musique\nancienne du programme, l'auteur de la Car-\nmélite se fit applaudir dans d'aimables compo-\nsitions, comme exécutant au piano et comme\nchanteur habile et expressif.\nFidèles à la tradition, Lepine et Falcon, de\nla Chanterelle, nous convièrent à la Salle"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.29", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 4020, "texte": "Bermond, pour y entendre les dix sonates\npiano et violon de Beethoven. Un de nos\nuniversitaires, un savant doublé d'un excellent\nmusicien et beethovenien convaincu, M. R.\nLambinet y fît une très intéressante conférence\nsur la vie et l'œuvre du maître de Bonn.\nUne de nos gloires locales, le jeune harpiste\nR. Jandelli, nous donna à la Salle Delmouly\nune très belle audition des œuvres des maîtres\nde la harpe Erard. Joseph Thibaud, Mlle Mour-\nlane, le professeur J. Bastien, le flûtiste\nFeilleux et enfin Mlle J. Ramat dans des\nchansons du XVIIIe siècle, contribuèrent de\ntout leur talent au grand succès de cette\nC 1\nintéressante matinée.\nNous attendons pour la fin du mois le\nTonkuenstler-Orchester de Munich, direction\nJ. Lassalle (un Français), qui vient inaugurer\nle nouveau Théâtre de l'Alhambra.\nV. GENDREU.\nEVREXJX. Mardi, 12 avril, au concert\ndonné par la Société Symphonique d'Evreux,\naudition de Mlle Suzanne Chantai, dans\ndiverses pièces de Mozart, Haydn, Franck,\nDubois. Vif succès pour la délicieuse artiste.\nAu programme également, le quatuor de\nharpes chromatiques Lénars, très applaudi\ndans des transcriptions de Tchaïkowski et de\nGrieg ; certains numéros cependant, tels que\nla Mort d'Ase, semblent, malgré tout le talent\ndes artistes, peu à la portée de la harpe.\nSaynètes et imitations, par Mlle M. Richard\net W. Burtey.\nLe dimanche précédent, très gros succès, à\nune séance privée, pour l'improvisateur Roger\nde Beaumercy, toujours déconcertant d'esprit\net de brio.\n,•■• - j -\nROUEN. S'il en était des questions\nd'art comme des questions politiques, et si l'on\nabandonnait au suffrage universel des auditeurs\nle soin de fixer un idéal esthétique Quo Fadis\nserait peut-être l'idéal de la saison, 25 repré-\nsentations semblent le prouver. Ni le Roy cTTs,\nni Lohengrin, ni Don Juan n'approchèrent de\nce chiffre. Mais l'intérêt musical de notre\nexistence rouennaise se trouve ailleurs, dans\nles concerts, qui se multiplient heureusement\net qui attirent de plus en plus le public.\n-, Un jeune imprésario Rouennais M. Henri\nUrsin en organisa quatre avec la Société des\nInstruments Anciens, le quator Willaume, MM.\nYsaye et Hekking, et le Double quintette de Paris.\nDes œuvres anciennes, classiques ou modernes\ny furent exécutées, en général avec une per-\nfection de style et de technique qui ne laissait\nrien à désirer. Bruni, Nicolay, Monteclair\ncausèrent de délicates joies aux raffinés. Le\nquatuor de Debussy subtilement nuancé en\nvaporeuses et impondérables sonorités sembla\ncharmer toutes les sensibilités. Le sme5me Concerto\nbrandebourgeois de Bach apporta de substan-\ntielles satisfactions aux oreilles classiques. De\nM. Marcel Houdret une Symphonie de Chambre\nparut intéressante surtout par son andante et\nson scherzo. La partie vocale dans ces concerts\nétait confiée à Mme Buisson, Willaume-Lam-\nber, Passin-Marcillac, Foreau - Isnardon, à\nMM. Muratore et Teissié. .\nDe son côté M. Paul Boquel, dont les\nconcerts valent à la fois par le choix des pro-\ngrammes toujours artistiques et par celui des\ninterprètes, fît entendre à Rouen cet hiver\nMM. Cortot et Boucherit dans une séance de\nsonates, M. Jacques Thibaud dans un ensemble\nd'œuvres italiennes très homogène, M. Lazare-\nLevy assisté de M. Marcel Dupré, Mme\nLitvinne dans les pages les plus célèbres de\nson répertoire. Et le succès n'alla oas seuie-\ni 1.\nment à ces illustres vedettes, car Mîle Suzanne\nChantai, M. Chanoine Davranches, MM.\nMarcel Ciampi, Robert Schmitz et Paul\nBazelaire, pour être de moins illustres seigneurs\nau pays de la gloire n'en ont pas moins un\ntalent très appréciable.\nM. P. Mesnier violoniste admirable de\nsimplicité et d'émotion donne aussi chaque\nhiver une audition avec sa fille et avec\nMlle Duranton. Cette fois il nous révéla la\npoignante et profonde Sonate en sol de Lekeu.\nAjoutons encore que les Concerts-Rouge avec\nMlle Nina Ratti et M. Chanoine-Davranches\nobtinrent avec un programme très électique\nun succès d'enthousiasme et qu'à un\nConcert de Charité M. Enesco très applaudi"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.30", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 3971, "texte": "comme exécutant et comme compositeur\ntrouva en Mme Capoy une interprète délicate.\nMais ce qui nous intéresse plus encore ce\nsont les résultats de notre activité propre.\nRouen offre au point de vue vocal d'admi-\nrables ressources d'abord comme solistes :\nMarie Robert, Simon et Capoy et\nM. Chanoine-Davranches, artistes dont la\nréputation est solidement établie ailleurs qu'à\nRouen, puis comme Sociétés Chorales: l'Accord\nParfait dirigé par M. Albert Dupré et la\nGamme par M. Jules Haelling. Enfin deux\nsociétés : la Société de Peinture Moderne et\nla Société des Artistes Rouennais organisent\ndes séries de concerts.\nS. J. M. ayant signalé l'audition consa-\ncrée par Mme Marie Robert et M. Roger\nBoucher à Moussorgsky (Chambre d'Enfants,\nSans rSoleil, Berceuse du Paysan, l'Orphelin,\nle Bouc, le Jardin près du Don, le Chant juif,\nla Nuit sur le Mont-Chauve) comme les\ncauseries de Mme Marie Capoy nous insisterons\nsur les manifestations chorales ou sur les con-\ncerts, de nos Sociétés de Peinture.\nL'Accord Parfait, particulièrement actif cet\nhiver, aura chanté au cours de la saison la\nCantate de Noël de Bach, la Messe en ut de\nBeethoven; des fragments des Saisons d'Haydn,\nla Passion selon Saint Matthieu de Bach et la\nDemoiselle Elue de Debusssy. Voilà qui prouve\nde la part de l'Accord Parfait un désir de se\nmontrer agréable à tous comme un dévoue-\nment à la musique tout à fait méritoires. Entre\ntoutes ces exécutions celle de la Passion, pré-\nparée depuis bientôt quatre ans fut particuliè-\nment belle. M. Ch. Widor y participa comme\norganiste à côté de son suppléant à\nM. Marcel Dupré. Les solis avaient été confiés\nà Mmes Max et Marty, à MM. Coulomb et\nChanoine-Davranches. Sous la direction con-\nvaincue de M. Albert Dupré tous les exécu-\ntants se montrèrent à la hauteur de l'œuvre.\nLa Gamme, de son côté renforcée de la Maî-\ntrise et d'un orchestre donnait la ire audition\nà Rouen du Faust de Schumann, puis seule,\ncelle des Sept Paroles de Christ de Schûtz.\nCe furent au point de Vue choral d'impeccables\nexécutions, d'une fermeté1 et d'une vigueur\nrares qui font à M. J. Haelling le plus grand\nhonneur.\nA la Société de Peinture moderne M. et\nMme Landormy, Mme Mayrand et Mlle G.\nDupin présentèrent une vue d'ensemble de la\nmusique française moderne en faisant une\nplace spéciale à Paul Dupin qui déjà l'an\npassé s'était fait connaître avec le concours de\nMme Marie Robert àun public choisi d'ama-\nteurs, une autre séance, fut remplie par M. et\nMme Alberro de Viverroavec quelques œuvres\nnouvelles d'A. Doyen.\nA la Société des Artistes Rouennais un\nconcert symphonique dirigé par M. Ch. Aufry\noffrait beaucoup de premières auditions :\nœuvres de Moussorgsky, de Rimsky-Korsakow,\nde Svendsen, de Gade. Un autre sera consacré\nen partie à M. Chanoine-Davranches, un\ndernier concert comprend dans son programme\nla Demoiselle Elue.\nDonc cet hiver de grandes œuvres classiques\nou modernes auront été exécutées dans d'excel-\nlentes conditions à Rouen : l'Ecole française\nmoderne, (Lekeu, de Castillon, Duparc, d'lndy,\nDebussy, P. Dupin, etc...), aura été largement\nreprésentée dans les programmes des concerts.\nLe goût musical ne peut qu'y gagner, et cette\nsaison apporte de belles espérances à ceux qui\ndéfendent à Rouen la cause de la musique.\nPAUL-LOUIS ROBERT.\nPOITIERS. Grand succès pour MM.\nWurmser, Hekking et Enesco dans le ler Trio\nd'Haydn et celui de Beethoven dédié à\nl'Archiduc.\nANGERS. Et voilà la saison terminée !\nLes derniers concerts nous laissent sous une\nimpression d'art et de tristesse ; le sympa-\nthique et parfait chef d'orchestre Max d'Ollone\nnous faisait ses adieux après trois années\ninoubliables ! Aurons-nous l'espoir de le voir\nremplacé par Rhené-Baton ?\nA signaler un certain nombre d'exécutions\nwagnériennes, les Béatitudes, le délicieux\nFrançois d'Assise de Max d'Ollone, le Con-\ncert de la Chorale Jeanne d'Arc du marquis de\nBecdelièvre. - Le théâtre lui-même a fermé\nses portes. A l'année prochaine. M. B."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.31", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 3684, "texte": "BLOIS. On sait le succès des confé-\nrences de M. Jean Richepin. Voici qu'un\nintérêt musical vient s'ajouter à l'intérêt litté-\nraire déjà très grand de ces causeries.\nUn professeur de chant, Mlle Ruin Gabriac\naccompagnait à Blois l'éminent académicien,\nle 10 Avril dernier, et au cours de la confé-\nrence intitulée \" Les Chansons de la Mer \"\nplusieurs mélodies furent exécutées. Au\nCimetière de G. Fauré sur des paroles de\nM. Richepin, Coucher de Soleil de R. Lenor-\nmand sur des vers de P. Veber ont été inter-\nprétés à ravir par Mlle Ruin et le succès fut si\nvif qu'aussitôt après le Concert le poète et son\ninterprète furent redemandés la Société\ndes Amis des Arts de Loir-et-Cher, pour le\nmois prochain.\nNous souhaitons que l'exemple donné par\nnotre société soit ailleurs suivi. Et il le sera,\nla musique moderne et la poésie ne sont-elles\npas désormais inséparables.\nR. M.\nALENÇON. Nous venons d'applaudir\nla Rose de Schumann, très bien présentée, si\nl'on considère les éléments dont nous disposons\nici. Grand succès pour M. et Mlle Ciampi.\nST LO. Une jeune Société chorale,\nfondée depuis deux ans à peine, composée\nd'employés, d'ouvriers, garçons de bureau, etc.,\net dirigée par un amateur, M. Baudry (lui-\nmême rédacteur à la Direction des Postes et\nTélégraphes de S 1 Lo) a donné son premier\nconcert de l'année.\nAu programme, le répertoire ordinaire des\nchorales ; pour le violon, Wieniawski et\nVieuxtemps ; pour le violoncelle du Golter-\nman, et du Sinding pour le piano. De Rouen\nétaient venus M. Dalvarez, ténor, et Mme La-\nrose,' mezzo. De Bayeux, M. Marchai, vio-\nloniste ; de S 1 Lo, MM. Levatois et Pichard.\nExcellent public et très bonne audition.\nST BRIEUC. La Société Philharmo-\nnique a voulu nous reposer du surmenage\nélectoral en nous faisant entendre du Bach,\ndu Duparc, et du Chopin, sous la direction\nde M. de Villermay, et avec les concours de\nM. et Mlle Ciampi, et de M. Baron (cor).\nPERIGUEUX. Dans notre ville, les\nmanifestations artistiques se font de plus en\nplus rares. La force d'inertie, le manque\nd'entente de nos instrumentistes,\nnels ou amateurs, dont quelques-uns ne man-\nquent pourtant pas de talent, provoquent un\nmarasme, qui crée forcément des loisirs aux\nchroniqueurs.\nL'an dernier, au mois d'octobre, les artistes\nde la Comédie-Française vinrent représenter\nsur un \" théâtre de la nature \" édifié .place\nTourny, La Magdalèenne, de ami\nBerton, et ce fut là un spectacle inoubliable,\nauquel on réserve, paraît-il, un lendemaijn.\nOn raconte, en effet, que notre éminent\ncompatriote, le baron de La Tombelle, a\nécrit pour cette belle œuvre une musique de\nscène remarquable ; et il est probable que la\npièce de M. Berton sera interprétée en juillet\navec la musique, soit à Périgueux, soit aux\nenvirons. M. Berton vient de passer quelques\njours dans notre ville pour s'occuper de l'or-\nganisation de cette représentation. • 7-\"\nCOURTEY.„H\nBREST. Depuis la clôture de la saison\nthéâtrale, les concerts se succèdent relative-\nment nombreux.\nLe violoniste Bertagne, qui s'établit comme\nprofesseur de violon dans notre ville, a donné\nune séance intéressante, excellemment accom-\npagné par M. Paul Loyonnet. La chorale\nmixte Palestrina qui, dans des auditions anté-\nrieures, avait donné en leur entier le 5e acte\nd'Armide et le 4e d'Hippolyte et Aricie, nous\na fait entendre le Requiem de Mozart, un\nmotet de Vittoria, le Domine non sum dignus,\ndes extraits d'Œdipe à Colonne de Sacchini,\nde Siroë d'Haendel et de la Création d'Haydn.\nGevaert et César Franck seuls représentaient\nla musique contemporaine.\nLa Société Symphonique Les Amis du\nColonne a offert à ses sociétaires le dernier\nconcert de la saison. Au programme, deux"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.33", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 3603, "texte": "poèmes symphoniques : Ode à Carnac et\nVeillée bretonne du compositeur L. Skilmans,\nqui ont beaucoup plu.\nj. s.\nTOULOUSE. Dans quelques jours,\nsous la direction de M. Gabriel Laporte, chef\nd'orchestre, vont commencer les concerts\nsymphoniques d'été alternant avec des festivals,\nou des auditions purement chorales. Pour\nsatisfaire le goût de chacun, plus exactement,\nsemble-t-il, dans le but d'attirer le promeneur\npendant les belles soirées de mai, les grands\ncafés vont aussi reprendre leurs petits concerts\ndes terrasses.\nTant de musiquette donnera-t-elle satisfac-\ntion à tous ? Si l'écho d'un motif de valse\nlente ou un air de polka arrivent jusqu'à nos\noreilles, un instant nous oublierons la mauvaise\nimpression d'une pitoyable saison théâtrale qui\nvient de finir et dont le grand cheval de\nbataille fut \" Quo Vadis Après cette tapa-\ngeuse nullité, les directeurs démissionnaires,\nobligés de se conformer au Cahier des Charges,\ndonnèrent \" La Glaneuse \" de Pourdrain\ndeux représentations et l'italienne\n\" Manon Lescaut \" de Puccini trois re-\nprésentations.\nCes œuvres merveilleuses, géniales, inimi-\ntables, coûtent à la population la bagatelle de\n150.000 fr. C'est pour rien !...\nJ. H.\nAURILLAC. L'Eglise Notre-Dame\naux Neiges a été le théâtre d'une remarquable\nmanifestation artistique et religieuse. Sous la\ndirection de M. Xavier Permann, le célèbre\norganiste, nous avons eu la joie d'entendre\n\" Les Sept Paroles du Christ \" de Théodore\nDubois, exécuté par un groupe d'amateurs, il\nest regrettable que la ville d'Aurillac ne pos-\nsède pas un orchestre pouvant accompagner ce\nchef-d'œuvre.\nRENNES. Le 24 avril dernier, la Société\nde Concerts, a donné sa troisième audition de\nla saison.\nAu programme, une importante œuvre\ninédite du Compositeur Henri Bogé, une\nsymphonie en sol mineur, que l'orchestre de la\nsociété, sous la direction de M. Ch. Bodire,\nrendit avec beaucoup de précision, de style et\nd'éclat. Ce fut pour l'auteur et les interprètes\nun véritable triomphe.\nG râce à l'admirable talent du grand violon-\ncelliste A. Hekking et au charme incomparable\nqui se dégage du jeu de M. Bleuzet, le célèbre\nhautboïste, le public rennais consentit à en-\ntendre et même applaudit avec enthousiasme\nquatre concertos: celui de Lalo, les Variations\nde Boëllmann, le Concerto de Haendel en sol\nmineur et le Concerto de Mme de Grandval\npour hautbois.\nL'audition prit fin sur une exécution très-\nfinie du Calme de la Mer de Beethoven pour\nChœurs et Orchestre.\nCANNES. Le grand Casino termine\nsa saison. Les superbes concerts symphoniques\net classiques du Maître Louis Laporte contri-\nbuent pour la plus large part au succès de cet\nétablissement.\nS 1 JEAN DE LUZ. A signaler l'acti-\nvité de la société Charles Bordes dirigée par\nMme Petit, dont les auditions s'inspirent des\ngrands principes de la Schola de Paris.\nS* SEBASTIEN. A la salle des\nBeaux-Arts, un ingénieur, M. Gastoué a donné\nle premier avril sa dernière conférence sur\nl'histoire de la Sonate (Franck et Saint-Saëns),\navec une excellente audition par Mlles Palante\net Genty.\nBOURGES. Les élèves du Lycée ont\neu l'ingénieuse idée d'offrir à leurs professeurs,\nà leurs parents et amis, une matinée musi-\ncale et littéraire. Voilà une initiative qui\ndevrait être suivie dans bien des endroits, et\nmême remplacer la monotone distribution de\nprix. Le programme était assez panaché. La\ndifficulté est en effet de réunir un répertoire\naccessible à ces exécutants. A côté de Schubert\nvoisinait Planquette, et la Valse poudrée de\nPopy ou le Chœur des Allobroges faisaient\npendant au Père Martini et à Henri Rabaud."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.34", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 2658, "texte": "PAU. Félicitons M. Dubois du triomphe\nde cette saison, et de l'homogénéité de sa\ntroupe. Parmi les concerts, à côté de ceux\nde M. Maufret et ceux de la Schola de Pau,\nil faut mentionner les Auditions classiques du\nmaître Brunei, dont les programmes ne sont\ninféodés à aucune chapelle. Brunei ne le cède\nen rien, comme chef d'orchestre aux meilleurs\nde Paris. Nous avons pu nous en rendre compte,\nlorsque, il y a quelques années, Colonne et\nChevillard sont venus ici,\nL. D.\nARLES. Le grand salon de l'Hôtel du\nForum a retenti des ovations faites à M. et\nMme Fournier et à Mlle Maréchal (violoncelle,\nchant et piano). D'autre part le quator Gallo-\nRomain (Fabre, Doladille, Dagand et Rieu)\nont vigoureusement attaqué le 9e quatuor de\nBeethoven. Nous faisons quelques réserves\npour le Minuetto, trop lent ; et pour l'allégro,\ntrop mollement rendu. A l'étude le quatuor\nde Lalo ; et à quand le quatuor de Franck et\ncelui de Debussy ?\nSALON. Prochainement au Théâtre\nMunicipal : Taïma, tragédie lyrique de Bédoc,\nmusique de David Polleri. Ce théâtre sous la\ndirection de Depère, se compose d'éléments\nMarseillais. Il vient de nous donner une bonne\nsaison, d'ouvrage classiques, naturellement. Le\nConservatoire de Salon prépare ses examens\nde fin d'année. Les concerts annoncent une\nmanifestation à l'Aérodrome de la Crau.\nPlusieurs Sociétés nous ont visités ; ce fut\nl'occasion de concours et de distributions.\nJ'allais oublier que nous aurons même une\nRevue, dont le titre est nécessairement Chante-\nclairette, du maître Mourret.\nL.\nVERDUN. Exceptionnellement nous\navons eu ce mois deux manifestations intéres-\nsantes : Pollain l'excellent violoncelliste, qui\nconsacra une soirée aux œuvres de Guy Ro-\npartz, et une audition de Edouard Bernard, de\nla Schola, avec le concours de MlleSylvia Levis.\nCAMBRAI. Après Andromède et Sinai\nde Paul Lebrun, le Chemin de Croix et les\nChants de Guerre d'A. Georges, Biblis et Eve\nde Massenet, et la Nativité de Maréchal,\nl'Union Orphéonique vient de donner la Dam-\nnation de Faust. Elle s'était renforcée de l'or-\nchestre des Concerts Rouges de Paris, sous la\ndirection de Rabani. Tous nos compliments\npour cette audace qui a pleinement réussi.\nP. L.\nCHARLEVILLE. Bon concert par\nM. Edouard Bernard et Mlle Sylvia Levis,\navec un programme allant de Bach à Duparc\net qui nous sauve des habituelles platitudes.\nVALENCIENNES. Un grand concours\ninternational de musique aura lieu du 13 au\n15 août 1911. Pour tous renseignements\nd'adresser à M. Fievet, secrétaire général.\nCAEN. Avant d'entrer dans la période\ndes examens et des concours l'École nationale\nde musique a fait entendre ses meilleurs élèves"}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.35", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 2568, "texte": "dans un concert-exercice des plus intéressants.\nLes élèves de la classe de musique de chambre,\nque dirige M. Mancini, directeur de l'Ecole,\nont joué avec une véritable perfection un trio\nde Mozart et un quatuor d'Haydn. Les\nclasses d'orchestre, d'ensemble vocal, de violon\net de chant, ont été également très remarquées.\nLe lendemain de cette audition l'Ecole, qui\nvient d'être à nouveau érigée en Ecole nationale,\na reçu la visite de M. P. V. de la Nux,\ninspecteur de l'enseignement musical.\nDans un concert hors série, l'Association\nartistique des grands concerts caennais vient\nde donner avec succès, sous la direction de son\nchef d'orchestre, M. Sechiari, une exécution\nintégrale de Rèdemhtion.\nA. M.\nNARBONNE. - La Société des concerts\nfondée en 1895 sous le nom de \" Symphonie\nAmicale \" et dirigée depuis par M. Emile-\nLouis Fabre, nous a donné cette année après\nson concert spirituel de la St-Cécile en l'Église\nSt-Paul-Serge, trois excellentes auditions clas-\nsiques.\nParmi les œuvres qui nous ont le plus\nintéressé, citons : Habanera de Chabrier, la\nSymphonie en ut majeur de Mozart, La Séré-\nnade de Widor dans laquelle furent très\nremarqués le violon de Mr Schneider et le\nvioloncelle de Mr Blanc. Nous nous en vou-\ndrions d'oublier celui de Mr Dangibaud dans\ndans la scène religieuse des Erinnyes de\nMassenet. Cette société qui compte 40 mem-\nbres exécutants, n'est composée que d'amateurs\net de professionnels non rétribués, tous gens\nde goût qui font de la musique pour leur plai-\nsir et celui des autres. Nous les en félicitons\nsincèrement. Nous parlerons prochainement du\ndernier concert de la saison.\nSCHERZO.\nLYON. — Bien que les grands concerts\naient pris fin la semaine sainte nous devons\nencore signaler pendant ce mois d'avril un\ncertain nombre d'auditions intéressantes. Le\n2 avril, le Tonkunstler-Orchester de Munich,\nsous la direction du kapellmeisîer J. Lasalle,\ndonnait un superbe concert dans la salle\nRameau devant des spectateurs malheureuse-\nment trop clairsemés. Au retour d'une tournée\ntriomphale en Espagne et au Portugal, cette\nexcellente phalange d'artistes s'arrêtera de\nnouveau à Lyon et cette fois toutes les places\nsont déjà retenues.\nMentionnons encore les séances de l'excel-\nlent quatuor Gillardini, Vieux, Loiseau et\nHekking, qui a joué en dehors des œuvres\nclassiques un quintette inédit de V. Neuville,\nun concert donné par Mr et Mlle Péronnet et\nenfin une audition du célèbre trio Cortot-\nThibaud-Casals, dans laquelle 011 a fort\napplaudi une sonate pour piano et violon\nde M. Witkowski. E. B.\n2"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c012", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.8", "titre_corps": "Belgique", "titre_sommaire": "Belgique", "signature_source": "LA RÉDACTION", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.36", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2082, "texte": "Belgique\nLA RÉDACTION.\nAu moment où l'Exposition Internationale de Bruxelles vient de\ns'ouvrir solennellement, sous le haut patronage de L.L. M.M. le Roi\net la Reine de Belgique, nous nous faisons un véritable plaisir d'offrir\nà nos lecteurs la reproduction d'une lettre que S. M. le Roi Albert\ndaigna faire tenir à notre rédacteur en chef pour la Belgique :\nM. René Lyr. Cette lettre nous flatte infiniment et nous exprimons\nà Sa Majesté une sincère gratitude pour l'attention qu'Elle veut bien\naccorder à notre effort artistique.\nLa Belgique, en ce moment, connaît une ère d'apogée qui fait\nsonger aux plus fastueuses époques de son passé.\nC'est à cette heure que de jeunes souverains, profondément\népris de Beauté montent sur le trône, et, par la main gracieuse de\nS. M. la Reine Elisabeth, l'on peut dire que l'Art lui-même tient\nle sceptre aux côtés du Roi Albert. Car la Reine de Belgique est\nune musicienne enthousiaste et fervente. Violoniste de grand talent,\nelle étudia passionnément les classiques. On put la voir, émue et toute\nrecueillie, au temple de Bayreuth. Elle honore de son amitié le maître\nCamille St Saëns, qu'elle rencontra en compagnie de Massenet à\nMonaco. Elle fut à Pelléas et Mélisande, suivant sur la partition le\ndessin subtil de l'œuvre. Elle admire Brahms et Richard Strauss. \" Sa\nMajesté, nous disait M. Deru, l'éminent virtuose, son professeur\ndepuis cinq ans, travaille avec une fougue admirable, de longues\nheures par jour, et fort sérieusement. Elle parfait son érudition\nmusicale et littéraire. Prochainement même, elle commencera le\ncontrepoint et la fugue, avec le Maître Edgar Tinel. Nul doute que\nsous Son Règne, la musique ne soit tout particulièrement en faveur.\"\nNous nous réjouissons de pressentir, pour les artistes belges, nos\namis, une efflorescence merveilleuse, et nous nous ferons un devoir\nd'aider à cet essor d'un peuple, dont le Génie s'est imposé à\nl'admiration universelle. Que L.L. M.M. le Roi et la Reine de\nBelgique daignent en accepter le gage respectueux, avec l'expression\nde nos sentiments d'admiration reconnaissante,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c013", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 37, "image_fin": 37, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.9", "titre_corps": "LETTRE DE S. M. LE ROI ALBERT I", "titre_sommaire": "LETTRE DE S. M. 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Nos lecteurs\nauront rectifié d'eux-mêmes, après un com-\npréhensible sursaut. Nous avions écrit : déhan-\ncher.\nA L'EXPOSITION. Le programme, que nous\navions annoncé, il y a deux mois, comportait,\npour la séance d'inauguration, une ouverture\nde Paul Gilson, et pour la saison, sept à huit\ngrands concerts symphoniques de musique\nbelge. Hélas, un différend, d'ordre\npurement et tristement financier, est survenu\nau dernier moment entre le Comité artistique\nde la World?Fair et le Syndicat des artistes\nmusiciens. Nous n'avons pas à rechercher ici\nqui a raison, qui a tort, mais nous déplorons\nvivement la décision prise à cette occasion,\ncar non seulement l'œuvre de Gilson ne sera\npas exécutée, mais il paraît que les concerts\nsymphoniques n'auront pas lieu non plus.\nC'est franchement pénible : on trouve bien\ndes millions pour des attractions souvent bêtes\nà pleurer, et pour l'amusement des badauds.\nN'est-il donc pas, au sein du comité\n\" artistique \" un homme suffisamment enthou-\nsiaste à l'égard des choses d'Art, et en parti-\nculier de la Musique, pour mettre au-dessus\nde toute préoccupation d'intérêt, l'expression\nmusicale de notre peuple 1 Celui-là aurait le\ngeste que nous attendons, malgré tout.\nGROUPE DE BRUXELLES DE LA S. I. M.\nDevant une assistance choisie, où sont réunis\nles \"princes\" de notre critique, grand air\naustère et mine grave, ainsi que l'élite de\nnos musiciens, M. E. Closson, secrétaire de\nla section, conservateur adjoint du musée du\nconservatoire, parle du 17e siècle musical, et\ndu compositeur gantois Loeillet, (1653-1728)\nque l'audition nous révèle, par trois sonates,\nharmonisées par l'excellent compositeur Alex-\nandre Béon, avec une science, un tact, une\ncouleur remarquables.\nUne suite pour viole de gambe et clavecin,\ndu compositeur parisien De Caix d9Hervelois,\n(17e siècle) fut aussi fort goûtée.\nMme Beon tient éminemment le clavecin,\nMM. Van Hout, Delfosse et Boone sont tous\ntrois d'impeccable artistes. Bref ! vif succès,\npour les organisateurs, et pour les interprètes,\net pour la jeune section S. I. M.\nCONCERTS : au Récital Litvinne, le 19 avril,\nà la grande harmonie, un air d'Alceste, des\nlieder de Beethoven, Fauré, Moussorgsky, et\nla nuit d'lsolde, avec le concours de Paul\nBazelaire, virtuose français bien connu, et\nLauweryns, pianiste-accompagnateur.\nLa chanson française, du XIIE et XIXe siècle,\nà l'Université Nouvelle, par Lucien de Clagny,\nde l'Académie de Genève, et Mlle Luquiens,\ncantatrice.\nA la grande Harmonie, César Thomson se\nfait applaudir chaleureusement un fois de plus,\ndevant une salle bondée.\nLa groupe des compositeurs donne sa troi-\nsième séance, le 28 avril, Salle Patria, avec le\nconcours de Mlle Poirier, MM. Rasse, Wilford,\npianistes, Samuel, violoniste, La Chorale Mixte,\nDr. Marivoet, et la Société de Musique de\nChambre de Bruxelles.\nAu programme : Œuvres de Wilfordt,\nFrémolle, Dupuis, Samuel, Rasse, Jongen,\nGilson et Dubois.\nSalle Patria, le 25 avril, récital du violoniste\nSchkolnick.\nAu programme : Xhomson-Tchaikowsky,\nJ. S. Bach, H. W. Ernst, Pianiste : Gabriel\n'Minet.\nAu Conservatoire. Dimanche 24 avril, au-\ndition de fragments importants de Parsifal,\navec le concours de Mme Emma Beauck, la\ncantatrice compréhensive et passionnée, et\nErnest Van Dyck, l'éminent créateur wagné-\nrien. Séance d'un art très élevé.\nANVERS. Opéra Flamand, u UAn-\nneau du Nihelung '?,"}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.40", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 1728, "texte": "L'Opéra flamand a donné, avec beaucoup\nde succès, la célèbre tétralogie. Ce qu'il faut\nadmirer avant tout, et j'en félicite notre\nDirecteur M. Henry Fontaine, c'est d'avoir\ntenté de monter une œuvre aussi gigantesque,\navec ses propres pensionnaires, sans le concours\nd'aucun artiste étranger. La tentative a réussi:\nun théâtre, encore à son aurore, ne doit exiger\ndavantage. Cet effort artistique a été unani-\nmement apprécié.\nL'orchestre sous la baguette de M. Julius\nSchrey est merveilleux. Une scène nouvelle,\navec des décors neufs, un éclairage moderne\net coûteux, avec tous les effets de lumière\nvoulus (car notre Ville d'Anvers, pour ce\nthéâtre, ne regarde pas à la dépense) a la\ntâche facile pour donner un cadre riche à de\npareils ouvrages.\nParmi, les interprètes, quelques-uns sont\nexcellents, d'autresmontrent beaucoup de bonne\nvolonté.\nC. DE GERS.\nARLON. Le Concert annuel que\nY Ecole de Musique donné à l'occasion de la\ndistribution des prix a été fort intéressant. On\ny a entendu du Mozart, du Beethoven, du\nGluck, du Rubinstein, du Weber, du Vieux-\ntemps.\nD'exquises Rondes enfantines, de Jacques\nDalcroze, ont été chantées par un groupe\nd'enfants.\nL'avant-dernière fête intime donnée par\n\"La Wallone \" a permis d'apprécier deux\njeunes talents qui se faisaient entendre pour la\npremière fois sur une scène publique : Mlle\nV. Hùhn, voix claire et pure. M. P. Henrion,\ns'est révélé comme un baryton à la voix\npuissante et chaude. Il se propose, nous dit-\non, de faire des études au Conservatoire de\nParis.\nJacques Da/croze à /'Extension, M. Buy s-\nsens, i 1 prix du Conservatoire Royal de Gand,,\nest venu faire à l'Extension, une causerie avec\nprojections lumineuses et auditions musicales,"}, {"page_pdf": 41, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.41", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 3784, "texte": "sur Jacques Dalcroze, poète et compositeur.\nToutes ces chansons ont été dites par M.\nBuyssens, avec un sentiment très juste des\nnuances.\nCHARLEROI. Musique de Chambre.\nComme toujours, salle comble à la qua-\ntrième séance de Musique de Chambre, salon\ndu Grand Hôtel Grûber.\nLe programme débutait par une pastorale\nde G. Pierné. Suivait le concerto en do majeur\nd'Haydn pour violon et piano qui fut bien\njoué par M. Joan Frigola : ce jeune violoniste\nespagnol a de l'étoffe, il possède le mécanisme\nde son instrument mais doit travailler l'inter-\nprétation des maîtres.\nLe morceau de résistance fut sûrement\n\" Chanson et Danses de V. d'Yndy \". Quelles\nsonorités ! quels rythmes ! quelle richesse !\nToute banalité est proscrite de cette pièce\nqui fut loin de plaire à la majorité de l'auditoire.\nMon voisin d'en face se démenait comme un\ndiable sous les effluves de cette musique trop\nriche.\nSurvint heureusement le virtuose espagnol\nqui nous donna la u Jota Aragonesa de P. de\nSarasate et autres inepties acrobatiques, en\nsupplément. La face du voisin s'est épanouie !\nLe septuor de Thuille pour flûte, hautbois,\nclarinette, basson, cor et piano terminait\ndignement cette soirée.\nL'interprétation des morceaux d'ensemble\nn'a rien laissé à désirer et nous pouvons affirmer\nque nous possédons à Charleroi une pléiade\nd'artistes remarquable. Nous devons féliciter\nM. J. Quinet de l'initiative qu'il a prise en\ninstituant ces séances. FRANZ RUTY.\nLIEGE, 15 avril 1910. Le second\nconcert du Conservatoire, dont le programme\nétait uniquement consacré à César Franck,\nn'a guère réalisé l'idéal de l'interprétation de\nce maître. De malencontreuses coupures sé-\nparaient Psyché. Les trois Béatitudes inscrites\nau programme, ont pâti d'une lenteur et d'une\nfroideur d'exécution décourageantes.Les chœurs\nseuls étaient bien stylés (par MM. Debefve\net Delsemme),\nA la dernière audition, on a entendu avec\nintérêt la symphonie op. 26 en ut majeur\nde M. Léon Delcroix : l'orchestration en\nest riche, elle évoque le drame lyrique.\nL'œuvre en entier témoigne d'un excellent\nmusicien, rompu à la technique de son art. —\nLe mélodrame Christine de M. Gustave\nHuberti a laissé plutôt froid, maison a applaudi\nvigoureusement cette page courte et prenante:\nle songe de Pauline, tirée du Polyeucte de M.\nEdgar Tinel. — Enfin, le concerto de piano\nde M. Cari Smulders, très artistement rendu\npar M. Maurice Jaspai, a obtenu un grand\nsuccès.\nNous ne citerons que pour mémoire une\naudition de l'intéressante cantatrice, Mlle Reine\nDavanzi, et ma conférence sur la naissance\ndu style musical moderne, donnée dans un\nbut de simple vulgarisation à Y Amicale de\nl'Ecole Moyenne.\nDepuis le i1' janvier, la Société de Musicologie,\ndont le premier acte a été de s'affilier à la\nSociété Internationale de Musique, tient régu-\nlièrement ses séances et bon nombre de com-\nmunications intéressantes y furent faites. La\nS. M. compte une trentaine de membres et\ns'occupe spécialement d'études locales. Elle a\nreçu des encouragements des autorités liégeoises\net tout fait prévoir que ses travaux en cours\njetteront quelque clarté sur l'histoire de la\nmusique à Liège, histoire plus riche que l'on\nne pourrait l'imaginer de prime abord. Le\nbureau de la S. M. est composé comme suit :\nPrésident, M. le Dr Jorissenne • Vice-prési-\ndents, MM. Jules Ghymen et le Dr Dwels-\nhauwers ; Secrétaire, M. Alexis ; Trésorier,\nM. Henry Dabin ; Archiviste, M. Jean\nDabin. Le siège de la Société se trouve 45,\nrue de l'Université, à Liège.\nDR DWELSHAUWERS.\nMONS. — Grand Concert, le 24 avril\ndernier, en la Salle du Théâtre, avec le con-\ncours de MM. L. Capet, violoniste, Cluytens,\npianiste, Mme Bernard, harpiste, et des sociétés\nchorales de Flénu et Mons : u Art et Agré-\nment \", \" Roland de Lassus — D1 M.\nLEXIN."}, {"page_pdf": 42, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.42", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 1016, "texte": "ARLON. Un concours mnsical. Habay-\nla-Neuve, ce joli coin de villégiature arden-\nnaise, organise, pour le 5 Juin prochain, un\nfestival avec concours de défilé. Une vingtaine\nde sociétés ont déjà envoyé leur adhésion.\nLa société d'agrément a La Wallone '',\nd'Arlon, avait fait appel, pour son concert du\n16 Avril dernier, à deux brillants artistes\nliégeois : MM. Paul Scheepers, ténor Solo de\nla Royale Legia, et Gérard Delhasche, Chan-\nteur Comique Wallon du Théâtre de la\nRenaissance, surnommé le Dranem Liégeois.\nLeur succès a été très grand.\nA cette soirée, on a entendu également une\njeune artiste d'Arlon, aussi modeste qu'extraor-\ndinairement douée : Mlle Léa Waldbillig, vio-\nloniste, ir prix du Conservatoire de Liège.\nElle a joué avec un art parfait l'admirable\nFantasia, de Vieuxtemps.\nMlle Spierttel, professeur à l'Ecole de musi-\nque d'Arlon, organise pour le 5 juin prochain,\nun concert dont Grieg et Debussy surtout\nferont les frais.\nCela promet une intéressante soirée d'art."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c015", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 42, "image_fin": 49, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.11", "titre_corps": "Étranger", "titre_sommaire": "Étranger", "signature_source": "F. Lliurat", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 42, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.42", "debut_caractere": 1018, "fin_caractere_exclue": 3807, "texte": "Étranger\n\nAMERIQUE. L'Amérique est en ce\nmoment en proie à une crise d'opéra. Les deux\nopéras de New York et celui de Boston jouent,\nen dehors de leurs villes respectives dans toutes\nles villes où ils peuvent espérer un public :\nPhiladelphie, Chicago, Pittsburg, St. Louis,\nCincinnati, Washington, Baltimore.\nEn attendant qu'elles s'unissent, les deux\nhouses de New York se dédoublent encore. Le\nmétropolitan joue simultanément l'opéra au\nmetropolitan et l'opéra comique au New\nTheatre, un exquis nouveau théâtre de comé-\ndie où 1 on donne deux représentations lyriques\npar semaine et un concert symphonique le\nDimanche.\nHammerstein, l'actif Oscar, fait construire\nune salle de théâtre sur le toit de son Man-\nhattan opéra house et, dans quelques semaines\nlorsque sa troupe d'opéra-comique et d'opé-\nrette sera revenue du Canada où elle est allé\nchercher un succès que New York lui refu-\nsait l'intrépide manager tentera à nouveau\nl'épreuve et jouera la Mascotte sur le toit et\nTannhaûser en dessous.\nCe Tannhaûser chanté en français avait un\npeu inquiété les New Yorkais ; car si ceux-ci\nacceptent des Butterfly en anglais, des\nMignon ou Faust en Italien, des Carmen avec\ndes chœurs en Italien, et des Trovatare avec\ndes râles en Allemand ; ils deviennent tout à\ncoup minutieux à l'endroit de leur idole\npopulaire Richard Wagner et ne prévoient\npas que Tannhaûser puisse se Franciser, fût-ce\nle Tannhaûser de la version de Paris. Il faut\nreconnaître d'ailleurs qu'à la première toutes\nces préventions ont disparu devant une très\nbonne interprétation dont Renaud fut l'étoile\navec sa Romance. Ceci est une nouvelle preuve\nde l'extrême bonne volonté du public améri-\ncain : s'il a des préjugés il sait les oublier pour\nse rendre à l'évidence.\nLe même Manhattan annonce pour bientôt\nElektra, puis Aphrodite, Monna Vanna. Cela\nfera une diversion à l'avalanche d'opéras de\nMassenet joués depuis le début de la saison\ndans les 2 opéras : Manon, Werther, Thaïs,\nSapho, Hérodiade, Griselidis, le Jongleur.\nEnfin la Presse s'étant un peu inquiété de\ncette Massenepidémie, on revient à Faust\navec Garden, Carmen avec Cavalieri, Orphée\navec Mme Homer, puis l'on reprendra Hansel\net Gretel, la Fiancée Vendue et les Contes\nd'Hoffmann.\nAvant d'en finir avec les opéras je tiens à\nsignaler les représentations de la fille de Mme\nAngot avec E. Clément ; et une reprise\nd'un vieil opéra comique allemand de Lortzing,\nCzar et Charpentier qui avec Werther (Clé-\nment, Farrar, Gilles) Don Pasquale (Bonci)\nforment le principal du répertoire de ce New\nThéâtre déjà cité.\nNe croyez que cette avalanche de représen-\ntations lyriques ; (j'en ai compté 6 en 6 jours)\nsoit le seul élément musical de New York.\nLes concerts symphoniques ont aussi leur\nclientèle assidue.\nLes deux principales organisations qui rap-"}, {"page_pdf": 43, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.43", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 3913, "texte": "pellent assez Colonne et Lamoureux tant par\nleurs programmes que par leur bienfaisante\nrivalité sont la New York Symphony Society\ndirigée par Walter Damrosch et la New York\nPhilharmonie Society réorganisée cette année\net confiée à la baguette de Gustav Malher.\nD'autres orchestres symphoniques donnent\négalement des séries de concerts. La plus\nimportante après celles citées plus haut est la\nRussian Symphony Society dont l'actif chef\nM. Modest Atschuler consacre exclusivement\nses intéressants programmes à la musique\nRusse. Viennent ensuite l'orchestre Valpe qui\njoua la symphonie de Franck dernièrement ;\net les concerts populaires conduits par F. Arens.\nDe plus la Boston Symphony donne à New\nYork 10 concerts par an sous la direction de\nson chef Max Fiedler.\nEnfin les 2 opéras, ne pouvant donner de\nreprésentations défendues par la loi, donnent le\ndimanche soir des concerts de chanteurs où\nparfois est exécuté une pièce symphonique\nimportante.\nLa musique de Chambre, moins favorisée\nne se débat pas moins contre cette terrible\nconcurrence d'opéras et de symphonies. Le\nQuatuor Kneisel donne des auditions mo-\ndèles et est la seule organisation de ce genre\nqui fasse régulièrement salle comble. D'autres\ngroupes méritent d'être cités : le Quatuor\nFlonzaley ; le Philharmonie Trio, le Mar-\nquilies Trio, etc.\nEnfin la Musical Art Society, chœurs d'ar-\ntistes professionnels,et l'Oratorio Society, chœur\nde 500 exécutants donnent aussi leurs auditions\nsous la direction de Frank Damrosch.\nLa Musical Art Society ne donne que\ndeux concerts par saison, où se rencontre tout\nce que New York connait d'élégance musicale.\nLe programme du lerIer concert débutait par\nune suite de Six Ave Maria exécutés dans un\nordre quasi chronologique Palestrina, Vittoria,\nArcadelt, Liszt, Franck, Mendelssohn.\nIci, comme en France, la musique comporte\nune large part de snobisme. La différence\nqui existe ici est cependant à l'avantage du\npublic américain» S'il a parfois des naïvetés qui\npermettent d'accepter sur un programme des\nvoisinages paradoxaux, il découle de ces\nnaïvetés même un éclectisme d'assez bon aloi\net dépourvu de ces partis pris si fréquents dans\nla \" haute société musicale parisienne. \" Je\nconnais de ces milieux à Paris où le seul nom\nde Mendelssohn provoque presque des nausées.\nIci le mu sic lover aime Mendelssohn franche-\nment et sans arrière pensée. Son Ave Maria,\nchanté avec enthousiasme, fut acclame de\nmême ; et ce fut justice.\nA ce même concert les 3 chansons de\nCh. d'Orléans musiquées par Debussy ont été\nbissées. Elles furent le point culminant de ce\ntrès intéressant programme avec deux chœurs\nde Brahms avec soli et orchestre : Rhapsody\net Nâmè.\nLe nom de Debussy a d'ailleurs ici la même\ninfluence magnifique qu'à Paris entre le\nChâtelet et la salle Gaveau.\nM. Walter Damrosch, de retour de sa\ntournée de jubilé (25 ans de sa carrière de chef\nd'orchestre) annonce un concert complet de\nDebussy : L'Après-midi, les Nocturnes,\nmarche Ecossaise, etc.\nLes virtuoses sont toujours légion. Ils sont\ntrop connus des deux continents pour qu'il soit\nutile de mentionner leurs succès, leurs noms\nsuffisent en voici quelques uns :\nMme Carreno, MM. RachmaninofiF, Mischa\nElman, Kreisler, Busoni, j'ai entendu dire que\nce dernier avait proposé la formation d'une\nligue contre l'abus des concerts, je suis sur\nqu'il acceptera quelques exceptions; ne serait\nce que pour les récitals de piano ! ! ! !\nGEORGE BARRERE.\nLONDRES. \" L'Enfant Prodigue, \"\nscène lyrique de Claude Debussy, vient d'être\nreprésenté, avec grand succès, au Royal Opéra\nCovent Garden, sous la remarquable direction\norchestrale de M. Percy Pitt et on annonce\nune reprise de u Pelléas et Melisande. \"\nPAYS DE GALLES. —Pour la première\nfois à la fête de Saint David patron du pays\nde Galles, qu'on célébrait à l'University Col-\nlège d'Aberystwyth un programme presque\nentièrement consacré à la musique française"}, {"page_pdf": 45, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.45", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 3895, "texte": "a été donné. La Danse Macabre et le Prélude\ndu Déluge de Saint Saëns ; la Nuit de Rey-\nnaldo Hahn exécutée avec beaucoup de déli-\ncatesse par un Octuor Vocal ; le Renouveau\nde Jean Hubert chanté par Madame André\nBarbier ; une sonate d'Aubert frère et une\nBerceuse pour violon de Février interprétée\npar M. Tom Williams.\nCes œuvres toutes inconnues de l'auditoire\nfurent pourtant chaudement accueillies. C'est\nun premier pas qui nous fait espérer beaucoup\npour la propagation de notre art musical\nfrançais dans un pays où jusqu'à présent la\nmusique allemande avait seule pénétré.\nL. A. B.\nVARSOVIE. A part nos concerts\nhabituels, qui apportent toujours des nouveau-\ntés symphoniques très intéressantes (Poëme\nextase de Scriabine, Boleslas le Hardi de\nRozycki jeune compositeur polonais d'un\ntalent remarquable), l'événement le plus\nimportant de la saison était le centenaire de\nla naissance de Chopin. Le 2 2 février fut un\njour de fête pour Varsovie : le matin messe\nsolennelle célébrée à l'église de la St.-Croix\n(où gît le cœur de Chopin), le soir grand\nconcert à la salle de la Philharmonique. Après\nle discours de Mr. Opienski, qui dans des\ntermes chaleureux caractérisa l'importance\nde la musique de notre génie national, qui a\nsu être un génie universel, aux sons de la\nPolonaise en la majeur toute la salle\ndebout les nombreuses couronnes portées\npar les délégations ont été déposées au pied du\nbuste de Chopin, qui dominait l'estrade en-\ntouré de verdure. Moment d'émotion et d'en-\nthousiasme poignant ! Le concert en mi\nexécuté par Mr. Melcer, la sonate pour violon-\ncelle et piano ainsi que les mélodies de\nChopin chantées par Mr.Brzezinski et le beau\npoëme de C. Norwid ont suivi. Au nombre\ndes grands succès de la saison il faut signaler\nle concert de Mnie Wanda Landowska qui\naprès sa tournée en Russie s'est fait entendre\nune seule fois à Varsovie dans des œuvres de\nBach, de Mozart, Rameau Couperin? etçs\nVIENNE. Je me hâte de vous signaler\nle succès de l'opéra de Julius Bittner, Der\nMusikant, dont je vous parlerai en détail dans\nune lettre prochaine. C'est une sorte de\nLouise viennois, avec une description de la vie\nbourgeoise. Le premier acte se passe à Paris,\nde manière à former contraste.\nLa Section de Vienne a réuni ses membres\npour entendre Mmes Landowska, Cahier, et\nM. A. Rosé, dans des œuvres de J. S. Bach.\nLe premier concert organisé par le\nu Merker \" a eu lieu le 19. Au programme,\ndes œuvres de Bruno Walter et de J. Bittner.\nLe 24, grande manifestation en présence\nde l'Empereur et de toute la cour, pour\ncélébrer le jubilé de la Philharmonique. Sous\nla direction de Weintgartner : le Te Deum\nde Bruckner et la Neuvième. Puis grande\nréception à l'Hôtel de Ville, et remise solen-\nnelle de la Médaille d'or à la Philharmonique,\npar le Maire, au nom de l'Empereur. Déléga-\ntions, toasts, jubilation, etc..,\nESPAGNE. A Bilbao, grand concert\nannuel de l'Académie de musique. Puis Rosé.\nA Oviedo, Emil Sauer. A Cadix, exé-\ncution du Stabat de Antonio Maqueda, qui\nmourut maître de chapelle de la Cathédrale\nde Cadix en 1905, à 95 ans.\nLEIPZIG» Les dernières œuvres de\nM. Max Reger sont bien faites pour lui attirer\nun nombre d'admirateurs toujours plus grand\net toujours plus convaincus. Le Tsaume 100\neut sa première exécution, presque simultané-\nment, à Breslau et à Chemnitz, ici sous la\ndirection de l'auteur, dans l'église Saint Luc,\nle jour de la pénitence nationale en Saxe. Ce\nn'en fut pas une pour les auditeurs. L'œuvre\ns'intitule poème musical (Tondichtung) pour\nchœur, orgue et orchestre, et démontre une\nfois de plus combien l'auteur, dans ses travaux\nde grande envergure, est un maître de la\nforme en même temps qu'un musicien pro-\nfondément inspiré. Ce n'est pas qu'il se plie à\ndes règles étroites, ou s'astreigne à suivre une\nthéorie préconçue. Il se permet au contraire\nde faire le philosophe et de mêler, à son idée,"}, {"page_pdf": 46, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.46", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 4116, "texte": "sa voix à celle du Psalmiste, tout en érigeant\nune architecture d'une magnifique stabilité.\nCet opus 106 se compose de trois parties : la\npremière de louange et de cris de joie ; la\nseconde toute de douceur et d'humilité ; et la\ntroisième d'exaltation, éclate en une double\nfugue qui s'enfle et monte, monte à de telles\nhauteurs qu'elle s'arrête comme hésitante,\nprise de doute... Alors, des profondeurs des\ntrombones, le compositeur proclame : Ein\nfeste Burg is unser Gott ! et le chœur reprend\net achève dans les transports de la îoie con-\nfiante. L'opus 107 n'est qu'une sonate\npour clarinette, la troisième (exécutée par\nBading au Gervandhaus), un chant de navrante\ndésolation qui épuise et exagère peut-être le\ncaractère spécial de l'instrument ; l'auteur y\nmodule moins incessamment que d'ordinaire,\nses harmonies y ont plus de calme ; le succès\na été très marqué. L'op. 110, n° 1, exécuté\npar le chœur de l'église de la Croix à Dresde\na produit une grande impression : c'est un\nmotet à cinq voix, Mon souffle est faible, d'une\nécriture orchestrale sans égard pour les chan-\nteurs, mais d'une intensité de sentiment reli-\ngieux et d'une puissance que l'on compare\ndirectement à Bach.\nM. M.\nMUNICH. Aux grandes œuvres les\ngrands orchestres ; aux grands orchestres les\nvastes salles. Munich n'en avait pas encore\npour les fêtes musicales de l'été prochain, elle\nl'a fait construire par l'excellent architecte\nTheod. Fischer dans une des halles d'exposi-\ntion de l'an dernier. L'épreuve acoustique a\ndonné le résultat le plus satisfaisant.\nLa salle est en amphithéâtre et en fer à\ncheval ; le parquet, les stalles, les loges et les\ngaleries pourront contenir plus de 3500 per-\nsonnes. L'estrade donne place à un orchestre\nde 150 instrumentistes et sur les gradins qui\nmontent jusqu'à la tribune de l'orgue pourront\nse poster des chœurs de 800 chanteurs.\nC'est là qu'auront lieu les Concerts de la\nSemaine Strauss ; les 12 concerts du cycle\nBeethoven-Brahms-Bruckner que dirigera M.\nFerd. Lœwe les 5, 8, 10, 13, 17, 19, 22, 24,\n27 et 3 1 août, les 2 et 4 septembre ; l'exécu-\ntion de la VIIIe de G. Mahler et d'autres\nfestivals d'une non moindre importance.\nOn y donnera aussi l'opérette, et les Lehar,\nles A. Strauss, les Léo Fall, le maître clas-\nsique de la valse viennoise C.M. Fiehrer,\nviendront y prendre la baguette. Pour les\nreprésentations, l'orchestre descendra dans\nl'abîme ménagé en avant et en contre-bas de\nl'estrade.\nLa musique vocale est relativement négligée\nà Munich. Il existe bien une cinquantaine de\nchorales, mais quoiqu'il soit touchant de les\nentendre gravement répéter dans les salles de\nbrasseries et de restaurants, jusque tard le soir,\nen manière de repos après les besognes de la\njournée, ces diverses associations d'employés,\nd'artisans ou d'ouvriers, sont tout juste capa-\nbles de chanter une grand'messe ou de figurer\naux fêtes des corporations.\nPour le chant artistique, il n'y a guère que\nle Chorschulverein que dirige depuis bientôt\ntrente ans, l'organiste de la Cathédrale M.\nEugène Wœhrle ; la Société de chant des Insti-\ntuteurs (Lehrergesangverein) président M. G.\nFriedrich, inspecteur scolaire ; la Société aca-\ndémique de chant et la Société pour les Concerts\nde musique chorale (Konzertgesellschaft fur\nChormusik) fondée et dirigée par M. Ludwig\nHess qui la soutient de son triple prestige de\nchanteur, un des ténors les plus artistes de\nl'Allemagne actuelle, de compositeur et de\nKapellmeister.\nUne nouvelle Société, récemment créée par\nM. Jan Ingenhoven, est venue combler une\nlacune en se proposant avant tout d'exécuter\nla musique vocale a capella, ancienne et mo-\nderne. Bien qu'à l'exemple du double Quatuor\nBarth, elle s'intitule Madrigal-Vereinigung,\nelle ne se privera pas d'exécuter également\ndes œuvres avec accompagnement d'instru-\nments, sinon précisément d'orchestre ; le\nnombre de ses membres lui permettra de ne\npas se limiter aux chœurs mixtes, mais de\ns'attaquer aussi aux œuvres plus rares, écrites\npour voix de femmes ou d'hommes seules.\nCes membres, dont plusieurs ont déjà une ré-\nputation de solistes, sont : Mmes Béatrice"}, {"page_pdf": 47, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.47", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 3985, "texte": "Brehm, Doris Friess-Lanquillon, Dora Utz\n(premiers soprani) ; Else Lauter, Nelsa Rudolf\n(2eS soprani) ; Marie Henke, Thila Kœnig,\nAime Pœhn, Marthe Schaum-Haussman\n(altos) ; MM. Ant. Schlosser, Ludw. Renner\n(ténors) ; Herbert Mayer, Hans Werner,\nKoffka (basses).\nDe nouveaux impôts sont entrés en vigueur\net c'est le première fois qu'on en lève un sur\nles divertissements publics ; il frappe indiffé-\nremment mais très inégalement les théâtres,\nles concerts et les brasseries qui entretiennent\nquelques musiciens populaires.\nAux théâtres de la Cour l'impôt sera de\n10 pfennig sur les places de plus de 2 mark\nà 5 mk ; de 2 0 pf. pour celles de 5 à 12 mk ;\nde 40 pf. au-dessus de 12 mk. Cependant les\ndeux places bon marché, dont le prix ne dé-\npasse pas 3 mk, demeureront exemptes d'im-\npôt. Dans les autres théâtres de la ville, où le\nprix des places est bien plus bas, il sera déjà\nprélevé 5 pf. sur les billets de 1 à 2 mk.\nPour les concerts le droit, que prélève la\nmunicipalité, qui doit ici aussi aller aux\npauvres, est fixé d'après le prix des billets,\nmais il peut être prélevé sur la recette brute\nou, en bloc, sur une recette maximum fictive.\nD' où mécontentements.\nPour les brasseries et restaurants c'est encore\npire : le droit pèsera jusque sur les billets\nd'entrée à 50, 30 et 20 à raison de 5 pf.\npar billet.\n-■> M. M.\nSAINT-GALL. Pour le concert où\nelle vient d'exécuter la Création d'Haydn, la\nSociété des chanteurs \" Frohsinn \" a joint à\nson programme le fac-similé de celui de la\npremière audition de l'œuvre : Vienne, au\nThéâtre de la Horburg, le 19 mars 1799. La\nnote qui l'accompagnait ne manque pas de\ncharme.\n\" Rien ne peut, pour Haydn, être plus\nflatteur que les applaudissements du public.\nLes mériter a toujours été son désir le plus\nvif, et il a déjà eu souvent, plus même qu'il\nn'aurait osé se le promettre, le bonheur de les\nobtenir. Il espère cette fois encore, trouver à\nl'égard de l'œuvre annoncée, la même bien-\nveillance qu'il a rencontrée jusqu'ici pour son\nréconfort, avec reconnaissance. Cependant il\ndésire encore, au cas où le succès aurait\nl'occasion de se manifester, qu'il lui soit\npermis de le considérer certes comme un\ntémoignage très précieux de satisfaction, mais\nnon comme l'ordre de recommencer l'un des\nmorceaux, parce qu'ainsi l'exacte union des\ndifférentes parties, dont la suite ininterrompue\ndoit produire l'effet d'ensemble, serait néces-\nsairement détruite et par conséquent le plaisir,\ndont une réputation peut-être trop favorable\naurait provoqué l'attente chez le public, se\ntrouverait sensiblement diminué r\nBUCAREST. Le XVIIe concert sym-\nphonique populaire, consacré presque en entier\naux compositeurs allemands, \" eut le don de\nmodifier l'opinion du plus grand nombre sur\nla production musicale moderne en Allemagne.\"\nLa IVe symphonie de Bruckner, qui paraissait\npour la première fois aux programmes de\nl'orchestre officiel, n'y reviendra pas de sitôt :\nsa salle archi-pleine s'est positivement mor-\nfondue pendant cette heure et dix minutes\nd'une musique, intitulée on ne sait pourquoi\n\" romantique Par bonheur, une autre com-\nposition, au fond vraiment romantique, pleine\nd'idées traitées avec le lyrisme nécessaire,\nouvrait le séance : le Retour de Vétranger, de\nMendelssohn. Puis une cantatrice, Mnie Rosina\nBlan-Steiner, a fait bonne impression avec le\nrêve d'Eisa, des lieder de Schubert, de Brahms.\nEnfin le succès bruyant fait à la Suite de\nl'Artésienne, la IIe, a bien prouvé le goût\ngénéral pour une musique moins lourde et\nsans prétention.\nDeux festivals Wagner dirent assez combien\non est arrivé à apprécier le grand compositeur\ndramatique. Le XIXe concert symphonique\nà son tour fut consacré aux maîtres français :\nBerlioz, Saint-Saëns : concerto en sol mineur,\nexécuté avec une rare entente musicale par le\njeune pianiste, d'ailleurs retour de Paris,\nMlle Cella Delavrancea. Mais il faut surtout\nretenir un nom nouveau, celui de M. Nonna\nOtescu, sorti du conservatoire de Bucarest :"}, {"page_pdf": 49, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.49", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 3957, "texte": "sa suite symphonique, le Temple de Cnide, dont\nM. Diniescu a donné un fragment, fait espérer\nun véritable talent musical ; il est en possession\nd'un métier déjà sûr.\nA enregistrer encore l'apparition d'une\nvioloniste bien douée et très exercée, Mlle Val.\nCrespi, et le succès du quatuor d'instruments\nanciens qui a su faire apprécier aux Bucares-\ntois, cependant peu familiers avec le musique\nancienne, le charme désuet de pièces qui ont\naujourd'hui comme un accent de musique\npopulaire.\nM. M.\nBARCELONE. La Direction du\n!'Palau de la Musica Catalana (Orfeo Catala),\nvient d'offrir au public Barcelonais, 8 grands\nconcerts. Le succès en a été extraordinaire.\nLa première moitié de ces concerts a été\ndirigée par Franz Beidler, de Bayreuth, et les\n4 derniers par Volkmar Andrée, de Zurich.\nLes programmes ont tous été on ne peut plus\néclectiques et les nouveautés n'y ont pas\nmanqué.\nLa seconde symphonie de Mahler a été\ndonnée 3 fois et son final avec chœurs (d'un\neffet aussi sûr !), a été acclamé avec enthou-\nsiasme. Max Reger (et c'est naturel !) n'a pas\nété aussi vite compris.\nPaolo e Francesca, de Granados, représente,\nà n'en point douter, un bien bel effort dans\nla carrière de compositeur de cet exquis\npianiste. Sa pâte orchestrale, si nous pouvons\nainsi nous exprimer, est devenue plus riche,\nplus savoureuse. C'est là, déjà, de la musique\nsymphonique bien brossée. Et la déclamation,\ncar il y a là une voix de femme qui se\nmêle à l'orchestre en est aussi infiniment\nheureuse.\nMarines, de V. M. de Gibert, avaient été\ndéjà données. Mais, la première fois, elles\nn'étaient que pour orchestre à cordes. Le\ncompositeur a ajouté, à sa partition, quelques\nsonorités nouvelles. Gibert est un élève de\nd'lndy. La foi et le grand respect qu'il a\ntoujours pour son maître disent bien quelles\nsont ses vues en musique. D'un tempérament,\nen outre, très équilibré, il va sans dire qu'il a,\nforcément, toujours, le souci de la forme.\nLes Marines ont été tirées de quelques beaux\nvers de Maragall. Gibert en a fait, non sans\nadressse, deux beaux tableaux bien suggestifs,\nbien descriptifs et colorés. Le premier est\nsurtout réussi.\nTaltabull est un tout jeune compositeur\nfort sympathique. C'est un véritable tempéra-\nment de musicien. Elève de Pédrell, il fait\ngrand honneur à son maître. Il y a dans son\nPrêtée un tel souci de la forme et des propor-\ntions, un tel sérieux, et, surtout, une telle\nsobriété d'écriture, qu'on s'étonne, vraiment,\nde trouver tout cela dans l'œuvre d'un mu-\nsicien aussi jeune.\nPahissa, dont on a joué un Poème sympho-\nnique, est un artiste fort intéressant. Architecte\ntout d'abord, mathématicien ensuite, de grand\ntalent, poète enfin (011 connaît de lui des\nsonets remarquables), il est devenu tout à coup\nmusicien ! Et il a, il faut en convenir, un\nbien joli tempérament. Seulement, il fait\npeut-être parfois fausse route... Son Combat est,\ncroyons-nous, une de ses meilleures choses.\nQuant à la Plegenda, de E. L. Chavarri, on\nl'a écoutée avec infiniment de sympathie.\nChavarri, je me fais un devoir de le rappeler,\nest chez nous un des musicologues les plus\nremarquables. C'est aussi un littérateur, un\nartiste de grand talent. C'est, enfin, un homme\ninfiniment sympathique, infiniment spirituel\net infiniment... méridional. Quant à sa Plegenda\non a fort goûté son bel effet. C'est de la\nmusique très mélodique, très franche et volon-\ntiers populaire. L'exécution en a été absolu-\nment parfaite et on l'a fort applaudie.\nUn mot encore, sur la séance que le pianiste\nMalats vient de nous donner et dont l'attrait\nprincipal était Ylberia, d'Albeniz. Nous ne\nsavions quoi admirer le plus, sinon l'art absolu-\nment exquis, du pauvre Albeniz. Le succès\nde Malats a été complet.\nAu Liceo on va bientôt donner quelques\nséries de la Tétralogie. Cette saison nous avons\neu, comme nouveautés, Terra bassa, de l'Albert\n(dont le poème est tiré de Terra Baixa, de\nnotre Guimerà), et la Salomè !\n\nF. Lliurat."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c016", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 50, "image_fin": 55, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.12", "titre_corps": "L'Association pour le développement du Chant Choral et de l'Orchestre d'Harmonie.", "titre_sommaire": "L'Association pour le développement du Chant Choral et de l'Orchestre d'Harmonie.", "signature_source": "Pierre Jobbé-Duval", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 50, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.50", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1630, "texte": "L'Association pour le développement\ndu Chant Choral et de l'Orchestre\nd'Harmonie.\n\nChauffeur, Au Boa Sacre...\nGrâce à Messieurs Robert de\nFiers et de Caillavet il n'est pas\nnécessaire d'en dire plus long\npour être conduit rue de Valois\nau Sous-Secrétariat des Beaux-\nArts, ce Temple dont M. Du-\njardin Beaumetz est pour la vie,\nla chose est maintenant certaine\net nous l'espérons bien, le Dieu\nlaïque et obligatoire... Mais,\nest-ce le parfum de la maison ?\nSerait-il symbolique ? Toujours\nest-il que depuis la première\njusqu'à la dernière marche, le\nvieil escalier de pierre aux allu-\nres provinciales, est tout empli\nd'une exquise odeur de bonne\ncuisine. Savoureux fumet. Il em-\nbaume ! Il embaume ! Cela doit\nêtre du poulet sauté. Ne nous\nexcitons pas sur l'arôme de ce\npoulet invisible qui ne saute pas\npour nous, mais pour quelque\nhamadryade ou quelque Sylvain de ce Bois\nSacré. Puisque nous sommes venus cher-\ncher l'histoire de u UAssociation pour le déve-\nloppement du chant Choral et de Vorchestre\nd'harmonie, \" allons donc la demander à\nM. d'Estournelles de Constant, son créateur et\nprésident, qui a son gitetout en haut de ce\nBois Sacre, au Bureau des Théâtres dont il est\nLe-chef et où nous le trouvons les pieds bien\nau doux sur la laine épaisse d'un beau tapis\nd'orient et les yeux ravis par une charmante\npetite femme nue en tableau ! Mais où donc\nest le buste du patron de ce Bois ? M. Dujardin\nBeaumetz l'aurait-il emporté à Limoux, pour\nles obligations décoratives de sa tournée élec-\ntorale ? Quoiqu'il en soit, notre dessinateur se\nfait un devoir d'exposer ici le buste à la place\nqu'il devrait occuper là-bas."}, {"page_pdf": 51, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.51", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1, "texte": "3"}, {"page_pdf": 52, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.52", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 1963, "texte": "D' une élégance d'anglais qui aurait la svel-\ntesse de Mlle Polaire, porterait les bacchantes\nde Vercingétorix et le binocle de M. Delcassé,\nM. D'Estournelles de Constant nous initie\navec une grande sobriété de paroles et de\ngestes. C'est évidemment un apôtre qui ne\nporte pas le feu sacré à l'extérieur. Vraiment\noui, le regard réfléchi, attentif et pénétrant, la\nphysonomie exprimant la réserve, l'obstination\nfroide et méthodique, Mr. D'Estournelles de\nConstant qui est l'homme le moins guerrier\ndu monde, a la physionomie de ces straté-\ngistes qui avec un beau sang froid préparent à\ncoups d'équations les batailles les plus ter-\nribles... Cependant, à sa manière, c'est tout\nde même un conquérant pacifique parti en\nexpédition pour le relèvement du goût musical\nen France.\nC'est il y a quelque six ans, presque à ce\nmoment où Mr. Dujardin Beaumetz entrait\nau Pouvoir ce qui lui a certainement porté\nbonheur que M. d'Estournelles de Constant\nentreprit sa croisade, en créant VAssociation\npour le développement du chant choral et de\nForchestre d'Harmonie.\nRendre l'éducation musicale accessible\nà tous, la spécialiser à la musique d'ensem-\nble, permettant l'exécution d'œuvres avec\nchœur, enfin, rénover en les rajeunissant\nles grandes fêtes musicales populaires d'au-\ntrefois, telle fut la pensée directrice de\nMr. D'Estournelles de Constant. Gros pro-\ngramme ! travaux d'Hercule, dont il est\nvenu à bout, puissamment secondé par\nM. Henri RADIGUER, ainsi que par d'autres\npersonnalités éminentes, généreuses et dé-\nvouées. La première condition du bon\ndépart, était le large enrôlement des pre-\nmiers contingents, assez difficiles à recruter\net à réunir dans ces temps qui n'étaient pas\nencore ceux du métro avec déplacements\nrapides et bon marché. On tourna la diffi-\nculté en ouvrant dans chaque quartier des\nsections d'études qui devaient se réunir\npour les répétitions d'ensemble au Palais du\nTrocadéro. L'Œuvre était née. Un peu"}, {"page_pdf": 53, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.53", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 1906, "texte": "plus tard les anciens élèves de l'Ecole de\nchant choral fournirent la Société, \"Le\nChant Choral \" tandis que VEcole d'harmonie\nétait à son tour renforcée par la Société\n\" UHarmonie des Anciens Musiciens de\nF Armée \" association des musiciens de l'ar-\nmée libérés et anciens élèves de VEcole\nd'harmonie.\nPhilosophe socialiste et militant, Mr.\nD'Estournellesde Constant voulut que cette\nŒuvre fut aussi de solidarité familiale et\nsociale. Au lieu d'un membre d'une famille\nsuivant les cours, pourquoi pas toute la\nfamille : père, mère, enfants ? \" La Famille\nquand même \" / Sans doute était-ce une\ncombinaison qui ne répondait peut-être pas\nau désir général, mais tout de même à celui\nde ceux qui aiment ça Il en faut bien\nn'est-ce pas pour tous les goûts ?\nEtendant ses projets de phalanstère fami-\nlial à ceux de phalanstère social M. D'Es-\ntournelles de Constant voulut encore que\ncette Association devint un moyen de rap-\nprochement entre les classes prolétarien-\nnes, bourgeoises et aristocratiques. Pour\navoir été dictée par d'excellentes inten-\ntions cette dernière idée n'a peut-être pas\ndonné à M. D'Estournelles de Constant\ntous les résultats qu'il en espérait. En\ndépit de tous les philosophes de toutes\nles philosophies, de tous les systèmes et\nde tous les temps, à part quelques cas\nexceptionnels, chaque catégorie sociale\nn'est-elle pas faite pour la température\noù elle s'est formée ? Donc, il ne faut\npas s'étonner si M. D'Estournelles de\nConstant n'a pas réalisé le prodige impos-\nsible de combler les distances sociales\navec la musique, qui, si elle adoucit\nparfois les mœurs n'est pas encore prête\nà les changer, ni à grouper en un grand\ntroupeau fraternel et bêlant toutes ces\nsortes d'animaux qui forment et\ndéforment les Sociétés ! Heureuse-\nment ! Ce sera si monotone, M. d'Estour-\nnelles de Constant, le jour où tout le\nmonde sera frère et sœur ! -Oui, mais,"}, {"page_pdf": 54, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.54", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 4199, "texte": "et c'est bien son droit, M. d'Estournelles de\nConstant qui ne pense pas ainsi garde une\ngrosse molaire aux gens du monde et surtout\naux Dames qui préfèrent figurer à quelque\nGénérale ou à quelque vernissage plutôt que\nde chanter leur partie dans les chœurs de\nl'Association. C'est que, semblable à tous ses\nconfrères les apôtres en froc ou en jaquette\nM. d'Estournelles de Constant avec son bon\ncœur, avec sa bonne âme impitoyable, est un\nde ces despotes pour le Bien qui ferait presque\naimer le mal s'il n'était déjà aimé pour lui-\nmême ! Ce Mal si nécessaire à faire valoir le\nbien, que l'Eglise elle-même n'a pas hésité à\nl'employer, quand elle a créé son Diable, pour\nn'en faire que mieux adorer son Dieu'.\nSi M. d'Estournelles de Constant n'a pas\nfait le maximum escompté comme Socialiste,\nil a de quoi se consoler avec ses résultats\nartistiques dont il peut être heureux et fier.\nLes débuts difficiles sont loin.\nM. d'Estournelles de Constant et son pré-\ncieux lieutenant général M. Henri RADIGUER,\nont depuis longtemps à leur disposition cette\nremarquable phalange d'instrumentistes et de\nchoristes plus d'un millier d'exécutants\nà qui nous devons les irréprochables auditions\ndes Œuvres de Beethoven, Bourgault-Ducou-\ndray, Saint Saëns.\nA même d'interpréter la grande musique\nclassique et moderne, cette Association offre\nun autre intérêt. Elle est à la disposition des\ncompositeurs pour leur fournir dans les Con-\ncerts l'appoint nécessaire à une exécution\nmatérielle insuffisante. Ainsi elle incite à\nécrire des partitions avec chœurs, cet art trop\nfacilement négligé.\nSi la vie extérieure, l'exhibition en solennité\nde cette œuvre, présente quelque chose de\nfort, on peut même dire sans craindre l'exagé-\nration ou le ridicule, de grandiose, quoi de\nplus pittoresque, cordial, sympathique et méri-\ntoire que sa vie intime? Celle de tous ces\nbraves gens qui, sans espoir de réclame ni\nesprit de cabotinage, viennent après le gagne\npain souvent pénible, étudier les Maîtres ? La\nplace nous manque pour passer en revue\ntoutes les sections de chant ou d'harmonie.\nElles sont trop si l'on peut dire ! Mais\nil est un cadre dont l'originalité mérite un\npetit tableau : c'est celui où travaille Y Associa-\ntion des anciens musiciens de /'armée.\nNous y voici dans les caves du Grand\nPalais. Avec ses soupiraux et son plafond\nvoûté, si ce n'étaient les ampoules électriques\nen plus ; ne se croirait-on pas dans les cata-\ncombes des chrétiens aux temps de Néron ?\nMais l'assemblée n'a pas du tout un aspect de\npersécution ! Elle exprime au contraire l'en-\ntrain et la bonne humeur.\nVoyez la mine paternelle de M. Casadesus\nlerIer chef d'orchestre qui se repose en fumant\nsa pipe, tandis que M. Morel dans le civil\ncontrôleur à la Cie du Gaz conduit la\nPathétique, après en avoir, avec une toute\npaternelle autorité exigé l'attaque large et\nvigoureuse. Voici le premier cor, licencié en\nphilosophie ; le Solo Basson qui en sa qualité\nd'ébéniste possède naturellement un instrument\nde luxe. Pendant les repos, qu'il le berce, le\ncarresse, le traite comme une mariée, cet\ninstrument ! Avec des regards attendris qui\ncertainement doivent faire bien envie à cette\npauvre grosse caisse assez souvent délaissée\nfaute d'un titulaire fidèle et qui voudrait bien\nrégulariser une situation qu'elle trouve de\nmoins en moins intéressante... Et ce bon\nvieux de soixante et onze ans, joueur de\nSaxophone. Dans sa poche il n'a pas que la\nphotographie de ce tableau où il fut représenté\nen Vieux mélomane, il possède encore sa biogra-\nphie dont il est l'auteur et que voici :\n\"Né en 1838 le 23 Juin, bonne santé,\n\" jamais malade, ni infirmité, très résistant,\n\" caractère gai, très philosophe, très grande\n\" mémoire. Elève au conservatoire. Choriste\n\" à l'Opéra et au Lyrique. Soliste enfant à\n\" St. Eustache, la Trinité, St. Vincent de\n\" Paul et la Madeleine (1851-56). Musicien\n\"au 66me de ligne (1857) passé àla garde\n\" municipale de Paris (1868), rentré dans mes\n\" foyers (1874). Marié depuis Mai 1874, j'ai\n\" joué la flûte, les saxophones, le basson, et\n\" contre basson,lestimbales(àl'OpéraComique)\n\" et la grosse caisse dans tous les théâtres de\n\" musique. J'ai voyagé pour la musique"}, {"page_pdf": 55, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.55", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 1189, "texte": "<c (3 ans 1/2 en Afrique, 8 mois au Xonkin,\nu 4 fois en Amérique, 8 fois en Angleterre :\n\" I Speek inglish a Utile). J'ai parcouru 40 dé-\n\" partements en troupe musicale. Je me suis\na instruit moi-même, grammaire, lettres, his-\nu toire, arithmétique, géométrie, logarithmes,\nu électricité médicale dosimétrie etc.... Je me\nu soigne sans médecin par l'homœopathie. Je\na connais toutes les branches de la photogra-\nu phie. Je puis soigner une bibliothèque et\nu des dossiers. Je suis aussi poète. J'ai com-\nu posé u Le Tambour Major et le Bec de Gaz\nu Mais je suis affligé d'une Palmite Chronique\nu depuis 4 ans. Je* serais heureux si Minerve\n\" (sous les traits de Mr. Dujardin Baumetz)\n\" voulait calmer cette fièvre avec quelques\n\" milimètres de taffetas violet, quoique mon\n\" casier judiciaire soit vierge. \"\nAllons, Mr. Dujardin Beaumetz, un bon\nmouvement ! Guérissez donc cette palmite.\nCela ne vous fera pas de mal et cela lui fera\ntant de bien à ce vieux brave homme de saxo-\nphone, oubli d'un vieux brave homme de poète,\ncomme il le dit si bien lui-même :\nEmule de Voltaire et de Victor Hugo\nJ'ai rime bien souvent pour u Savon du Congo\".\n\nPierre Jobbé-Duval."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c018", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 50, "image_fin": 50, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.12.2", "titre_corps": "M. d'Estournelles de Constant.", "titre_sommaire": "M. d'Estournelles de Constant.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 50, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.50", "debut_caractere": 1632, "fin_caractere_exclue": 1662, "texte": "M. d'Estournelles de Constant."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c019", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 51, "image_fin": 51, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.12.3", "titre_corps": "M. 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Au reste les lettres que nous\navons reçues, touchant cette question, sont tout\nà fait intéressantes et méritent d'être connues.\nNous en publierons même une in-extenso. Pleine\nde bon sens, humoristique, généreuse, elle\ndénote, chez son auteur, M. Henry Mulet,\nun souci fort louable des intérêts de la grande\ncorporation musicale et une vue très nette de\nla question présente. La voici dans toute sa\nprimesautière vivacité.\nMonsieur,\nBien volontiers, je vais vous donner quelques aper-\nçus personnels sur la question dont traite votre intéres-\nsant article. Certes on oublie trop souvent qu'un artiste\n\" ne vit pas seulement de pain \" et encore moins de\nl'air du temps et que les briques ne sont pas plus\nfavorables à son estomac qu'à celui d'un sous-préfet.\nUne campagne de presse, même de \" Grande \"\ndestinée à apitoyer, sur le sort des pauvres artistes,\nmessieurs les capitalistes, serait, je crois, de nul effet.\n\" Ventre repu n'a point d'oreilles\" !!... si ce n'est\npour écouter... distraitement de la musique qui ne\ncoûte rien, et encore faut-il qu'elle ne trouble pas la\ndigestion.\nUn syndicat de \" musiciens mondains \" (car il y a\ndéjà un syndicat de musiciens d'orchestre). Cela me\nparaît également devoir être une tentative destinée au\nridicule. Le syndicat actuel, d'ailleurs, n'a jamais songé\nà interdire à ses adhérents de prêter gracieusement leur\nconcours, s'ils croient personnellement pouvoir en tirer\nune réclame quelconque. C'est à eux de juger cela et à\nleurs risques et périls.\nDes intermédiaires ?..\nOu bien personne ne voudrait s'en servir ou bien...,\nils rouleraient les artistes. Je ne vois pas bien non plus\nune loi forçant tout le monde à ne jamais traiter une\naffaire directement.\nEn résumé, je crois que le \" gracieux concours \" est\nune nécessité.\nDe même qu'un commerçant, qui commence à\ns'établir, fait de la réclame et sacrifie des sommes\nimportantes sous forme de : \" primes à tout acheteur, \"\naffiches, rabais momentané, et souvent ne gagne rien\npendant un temps plus ou moins long, ayant un loyer\nlourd, etc... De même, l'artiste, non connu, est obligé\nde faire de la réclame en se faisant entendre, en payant\nde sa personne, voire même de son argent, pour se faire\nconnaître et apprécier. L'artiste, connu et apprécié,, fait\nprime sur le marché, de même que le commerçant\nconnu, vend sa marchandise. L'un comme l'autre\nauront dû commencer par semer avant de récolter.\nTant pis pour celui qui sème à tort et à travers, dans,\ntous les terrains, bons ou mauvais.\nMaintenant vous me direz que l'habitude du\n\" gracieux concours \" se généralise et qu'il a abus. Je\nsuis de votre avis. Mais je crois qu'il faut en recher-\ncher la cause, elle n'est pas difficile à trouver.\ni» Il y a beaucoup plus d'artistes qu'autrefois,\n2° Le goût des arts, en général, va en diminuant..\nD'une part, la recherche d'une vie plus facile, plus\nagréable, plus libre, plus mondaine et brillante, pousse\nles uns vers l'art, qu'ils croient être un métier rénumé-\nrateur et facile, de préférence à tout autre. D'autre\npart, les \" idées modernes \" poussent les autres vers des\nsatisfactions moins problématiques et plus matérielles que-\ncelles offertes par les arts en général et la musique en\nparticulier. \" L'extinction des lumières du Ciel \",\nchère à Mr. Viviani, est certainement de nature à faire\nreléguer tout idéal, même artistique, parmi les \" vieilles,\nlunes \". Aujourd'hui, c'est le triomphe de l'automo-\nbile, de l'aviation, des sports en général, de l'lndustrie\net.... du \" Café-Concert \", du \" Cinéma \", etc... ! Si\nbien que lorsqu'un Monsieur de la France ou de la\nMagistrature permet à un artiste non coté de se faire\nentendre dans son salon, c'est déjà une grande faveur-\nqu'il lui accorde. L'artiste non-coté !.. mais on s'en\npasserait très bien. On n a pas besoin de lui, c est lui qui\\\na besoin des autres. Et quand on veut bien faire silence;\npendant qu'il \" opère \" il doit se montrer très heureux\net très honoré.\nLes artistes me semblent d'être une longue file de\npêcheurs à la ligne s'évertuant à amorcer les poissons"}, {"page_pdf": 57, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.57", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 5148, "texte": "repus qui regardent leurs appâts d'un air dédaigneux.\nLes malheureux pêcheurs dépensent en amorces p'us\nqu'ils ne récoltent en poissons, quand, tout à coup,\npasse un pêcheur au filet (çà, c'est l'artiste coté) qui\nrafle tout d'un seul coup.\nLe fait qui domine tout cela c'est que : L'OFFRE EST\nSUPÉRIEURE A LA DEMANDE.\nJe propose un moyen radical : Quand un pays\nproduit plus de betteraves qu'il n'en peut vendre, les\nindigènes n'ont qu'à cultiver autre chose. Puisque la\nmusique devient un \" mauvais métier \", et qu'il y a\ntrop de musiciens, que les musiciens peu convaincus\n(Et il y en a des tripotées !) se mettent à faire autre\nchose, ou, du moins, qu'on ne fasse plus apprendre la\nmusique à autant de jeunes gens, en les leurrant sur\nles bénéfices fallacieux qu'ils peuvent en atte?idre. Si ce\nconseil était suivi, l'équilibre se rétablirait d'ici 30 ans\nau plus.\nIl y en -aurait long à dire aussi sur le \" cours gra-\ntuit, \" et Venseignement stupide autant qu outrancier du\nmétier musical : solfège, piano, violon, mandoline,\npiston, etc.... qui ne développe nullement le goût vrai\nde Vart, mais facilite Vexécution, en famille, de toutes\nles ordures. 1\nPour finir, permettez-moi de vous citer un fait de\nnature à vous faire toucher du doigt l'action néfaste et\nanti-artistique de l'ingérence de Vesprit syndical mesquin\ndans les relations musicales.\nDans des sociétés telles que la \" Nationale \", les\n44 Compositeurs \", la \" Musique Nouvelle \", les auteurs\nadmis à faire entendre leurs œuvres sont tenus de\nfournir leurs interprètes. Souvent ces auteurs n'ont\nque de très faibles ressources ; s'il leur fallait rénumé-\nrer les artistes, ils seraient forcés de renoncer à l'exé-\ncution. D'autre part, ces sociétés n'ont pas des\nressources suffisantes pour payer les artistes et, s'il leur\nfallait le faire, elles devraient donner 1 ou 2 séances\nseulement au lieu de sou 6 par année Ainsi la\n\" Société Nationale \" qui, avant l'application du tarif\nsyndical pouvait donner par an deux concerts d'orchestre,\ndans lesquels les artistes étaient payés un tarif raison-\nnable encore, quoique pas syndical, \" ne peut plus\naujourd'hui en donner qu un seul.\nQue le \" syndicat \" fasse financer les directeurs de\n\" Music-Hall \", rien de mieux, ces messieurs encaissent\ndes bénéfices énormes, et il n'est que trop doux pour\neux ; mais que, par ses exigences il prive une société\nd'avant-garde, n'ayant que peu de ressources, et ne\nfaisant jamais un sou de gain, d'un 2me concert dans\nl'année, intéressant au point de vue des nouveautés,\ncela me semble le fait, non d'artistes, mais bien de\nmercenaires enne?nis de tout art, ne sachant pas voir\nplus loin que la pièce de cent sous, et méconnaissant,\nau fond, leur véritable intérêt, qui n'est pas certes que\nle goût musical aille en diminuant, du fait de la\ndisparition progressive des entreprises désintéressées\nqui pouvaient l'entretenir.\nCeci peut, je crois, nous être un exemple des résul-\ntats de \" l'action directe \" en matière de revendications\nartistiques,\nH. MULET.\nMme Ferrauté nous écrit une intéressante\nlettre visant surtout les agences : \" Il faut,\ndit-elle, vous faire aider par les présidents de\nSociétés groupant les artistes.... que ces sociétés\nréunies ne forment qu'une seule société rem-\nplissant les fonctions d'agences. \"\nOui, mais que diraient les Présidents ?....\nPetit côté de la question dira-t-on. Il compte,\nlorsqu'il s'agit de fusionner.\nM. Weiller (des concerts Lamoureux) ne\npartage pas l'avis de M. Mulet sur les syndi-\ncats. Il nous écrit :\n\"Il me semble que l'organisation d'un syndicat\nsuffirait pour établir le contrôle et l'application des\namendes et autres peines qu'une commission extraite\nde ce syndicat serait chargée d'établir, Utiliser la\nPresse pour la propagande nécessaire à la formation\nde ce syndicat. \"\nM. Schmoll préconise également la nécessité,\nd'un syndicat mais il l'entrevoit moins tyran-\nnique que M. Weiller.\n\" Le monde artistique, dit-il, manque de cohésion,\nde solidarité, de tendances fraternelles. Or, puisque 1?\nsyndicalisme est à l'ordre du jour, encore que,\nbien souvent, il aille à l'encontre de l'intérêt général\npourquoi ne créerait-on pas une vaste confédération\ngroupant, autour d'un comité d'artistes célèbres, les\nforces artistiques de tout le pays ? Le dit comité\nréglementerait, d'une façon équitable, les rapports des\nartistes entre eux, et ceux qui existent entre les artistes\net le public. On élaborerait ainsi, entre autres, un\nrèglement concernant le \" gracieux concours \" règle-\nment que, le cas échéant, il suffirait d'envoyer, en\nguise de refus, aux gens du monde qui voudraient\nabuser de la situation qu'un fâcheux usage a fait aux\nartistes.\nMme Delage Prat, le charmante et distinguée\ncompositrice, a une idée fort originale. Après\nnous avoir avoué qu'elle \" n'entrevoit ni les\nmoyens d'actions ni les heureux effets qu'un\nsyndicat pourrait avoir à ce sujet \" elle ajoute...\n\" Qu'un Brieux ou un Lavedan mette en scène un\nde ceux qui font \" chanter \" les artistes, qu'une cam-\n\n1 Ceci est un peu en dehors de la question, cepen-\ndant nous le publions, c'est un point sur lequel il\nfaudra revenir."}, {"page_pdf": 58, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.58", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2635, "texte": "pagne de Presse s'organise, sur votre généreuse initia-\ntive, c'est je crois, tout ce qu'on pourra faire d'utile\net de raisonnable, à mon modeste avis du moins. \"\nC'est le cas de dire :\nAllons messieurs les auteurs dramatiques...\nà vos pièces. Il est vrai que le théâtre ayant\nune très grande portée sociale, l'idée serait\npeut-être bonne. M. Lenormand, Fauteur\nestimé, a déjà essayé, avec beaucoup de talent,\ndans ses possèdes, de mettre à la scène ces\nfemmes infortunées qui, portées pour servir\nl'art, arrivent aux pires déchéances, le glorieux\nconcours n'est après tout, et pour l'appeler\npar son nom : qu'un mode d'exploitation.\nMme R. Caille, rédactrice à la Française,\nest partisan du syndicat. (En général, les\nfemmes lui sont hostiles ; c'est là une exception).\n\" Mon avis, dit notre correspondante, est que les\nartistes lyriques et dramatiques, doivent, i, se syndi-\nquer, c'est la première garantie de leurs intérêts. 2, que\nla presse doit intervenir, en toute circonstance... pour\nrétablir la situation très compromise des artistes. Plus\nde gracieux concours ; on doit payer en espèces et non\nen fleurs, diners et réclames d'échos mondains.\"\nOn ne saurait mieux dire et plus nettement.\nM. Le Borne, Godebski, Melle Carissau,\nd'autres encore, très nombreux, ont bien voulu\nnous écrire. Leurs lettres reproduisent tout ou\npartie des arguments employés ici-même, sans\nindiquer une solution nouvelle et pratique à la\nquestion posée.\nAinsi qu'on en peut juger par notre enquête\nles avis sont très partagés. Beaucoup de nos\ncorrespondants, les actifs, les combattants, pro-\nposent la formation d'un syndicat agissant\ncontre les u Donneurs de concerts \", d'autres,\nles modérés (en général les femmes) redoutent\nle syndicat et la violence de ses procédés. Un\nmoyen terme a été proposé par l'une de nos\ncorrespondantes c'est la fondation d'une aLigue\ncontre F abus du gracieux concours réunissant,\ndans une même intention d'équité, les artistes\nsoucieux de leurs droits, conscients de leur\nvaleur, et les gens du monde décidés à ne pas\nprofiter mesquinement des circonstances qui\nleur sont favorables pour imposer aux artistes\ndes conditions dérisoires ou nulles. In mèdio\nstat veritas. Cette solution serait peut-être la\nmeilleure. M. DAUBRESSE.\nLes artistes et les \" donneurs de concerts \"\ndésireux de faire partie de la Ligue contre F abus\ndu gracieux concours sont priés d'adresser, dès\naujourd'hui, leur adhésion à Mr Ecorcheville\ndirecteur S. I. M., 22 Rue S1 Augustin.\nCette inscription n'entraîne aucuns frais. 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Elle a aussi, mirabile dictu, une cul-\nture générale qui lui rendra les meilleurs ser-\nvices dans sa carrière de virtuose et qui servira\nsurtout la cause de la jeune harpe à laquelle\nelle s'est consacrée.\nA l'heure présente la principale faiblesse de\nla harpe chromatique réside dans la pénurie de\nsa littérature : les œuvres de génie ne s'impro-\nvisent point. Aussi les harpistes de la Maison\nPleyel en sont-elles réduites à la fâcheuse né-\ncessité de jouer sur un instrument très riche,\nles pauvretés musicales de la harpe à pédales,\nou bien encore elles composent leur répertoire\navec des pièces de clavecin ou de piano, ce qui\nest peut-être le moins mauvais des pis-aller.\nDéjà, à la Scho/a Cantorum on a songé à\nfaire revivre l'ancienne musique de luth des\nXVT-XVII6 siècles : plusieurs pièces de luth\nont antérieurement figuré sur les programmes\nde Mlle Héléna Zielinska et de ses élèves.\nMlleDalli ès doit en publier un prochain recueil,\ndans lesquelles ces compositions, transcrites\nfidèlement sur l'ancienne tablature du luth,\nn'auront à subir d'autres transformations que\nd'être transposées dans les régions les plus sono-\nres de la harpe chromatique.\nMais le concert de Mlle Jeanne Dalliès\ncomportait une autre curiosité : on y a entendu\nsur la harpe des chants pupulaires hongrois\ntraités à la manière tzigane. On sait déjà que\nle czimbalom est l'instrument synthétique, par\nexcellence, comme le piano chez nous,\nde la musique tzigane. Il est essentiellement\nchromatique. Les cordes sont attaquées avec\ndeux petits marteaux que tient l'excécutant.\nDonc, pas d'accords plaqués de plus de deux\nnotes, mais, grâce à leur virtuosité bien connue,\nles czimbalistes déroulent en les arpégeant dans\nun mouvement très vif les accords les plus\nchargés. Voici, à titre de curiosité, une pièce\nspécialement écrite pour le czimbalom.\nMIT SUSOG A FEHÉR AKAC."}, {"page_pdf": 61, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.61", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 668, "texte": "(Cimbalon-Gynjtemény, fascicule XIV, no. 3, Bard Ferencz, éditeur, Buda P^st)\nLes Hongrois ont accordé une attention parti-\nculièrement heureuse à leur littérature de folk-\nlore musical. Certains éditeurs de Buda-Pest,\nen ont publié d'admirables recueils et comme les\nTziganes sont les interprètes attitrés du nepdal\nhongrois, comme ils ont donné à ces chants\nune allure particulière avec leurs czimbaloms\net leurs orchestres d'archets, les éditeurs ont\npour la plupart publié leurs chants populaires\ncziganyos moderban, c'est-à-dire à la manière\ntzigane. A titre d'exemple, nous donnons un\nchant populaire hongrois ainsi traité.\nZINDELYEZIK."}, {"page_pdf": 62, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.62", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 109, "texte": "(Napdalok Zongora Alkalmazta Nagy Zoltàn no. 29 Rozsavolgyi? éditeur, Buda Pest)"}, {"page_pdf": 63, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.63", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 1407, "texte": "Eh bien ! cette écriture est caractéristique\nelle est dans la harpe chromatique. Tous les\neffets à tirer de cet instrument s'y rencontrent.\nD'abord, cette écriture est essentiellement\nchromatique et ces pièces seraient injouables\nsur la harpe à pédales. Ensuite dans les dessins\naccessoires qui entourent la ligne mélodique\ncentrale, que de ressources ! arpèges sur presque\ntoute l'étendue de l'instrument, dessins chroma-\ntiques à destination anacrousique, successions\nde gammes roulées, et après ces moments de\nvirtuosité pure, le chant populaire primitif\nréapparaît et monte, qui permet à l'instrumen-\ntiste de faire vouloir la belle sonorité calme et\nchaude de la harpe.\nBien entendu on ne saurait sans inconvé-\nnient abuser de ce répertoire, mais dans le\ndomaine de la fantaisie musicale il faut le\nmettre au rang des meilleurs, car, si l'inspira-\ntion populaire dont ces chants sont issus, si la\nmanière dont ils sont traités paraissent très\ndifférentes de notre formation et de nos goûts,\nces chants n'en sont pas moins comme de\nbeaux fruits gonflés par une sève généreuse,\nqu'il fait bon cueillir partout où ils nous vien-\nnent à portée de la main : un recueil de chants\nhongrois dans le manière tzigane suivra la\npublication des pièces de luth.\nTelles sont les dernieres nouvelles de la jeune\nharpe chromatique : l'enfant se porte bien et\ngrandit tous les jours.\n\nP. A."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c033", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c033", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 64, "image_fin": 64, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.15", "titre_corps": "L'Edition Musicale", "titre_sommaire": "L'Edition Musicale", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 64, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.64", "debut_caractere": 110, "fin_caractere_exclue": 3546, "texte": "L'Edition\nMusicale\ni) Chez Durand. 2) chez Rouart Lerolle.\n3) Chez Bouwens van der Boijen, 6, Square de l'Opéra.\nMM. Rouart et Lerolle viennent de publier\ndes CHANTS ANCIENS recueillis en Normandie\net des CHANSONS TENDRES, du XIIIe au\nXVIIIe Siècle, très habilement harmonisées\npar M. M ou lié. Ces deux publications répon-\ndent à un besoin évident; notre goût pour\nl'art ancien, pour les Louisquinzeries en\nparticulier, va toujours croissant. Mais, il\nreste encore à glaner de ce coté, surtout si\nl'on veut bien remonter vers le moyen âge,\nau lieu de s'arrêter à l'art du XVIIIe\nsiècle : car, il faut bien l'avouer, de ce style\ngalant, se dégage une certaine impression de\nfadeur. La charmante Lisette a rencontré le\nberger Colin, sous l'ormeau, comme de raison\net je vous laisse à penser s'ils ont profité de\ncet abri tutélaire. Les héroines des Chansons\nnormandes, pour s'appeler Rosette ou Jeanne-\nton, ne se conduisent pas beaucoup mieux et\nc'est tout au plus si quelqu'une de ces demoi-\nselles songe à s'écrier en manière de refrain :\neh, qu'en dira ma mère !\nMme Fuchs réédite 1 le Largo de MITRI-\nDATE EUPATORE, de Scarlatti, (pour Soprano),\net deux airs extraits des CANTATES de Bach ;\n\" Mon doux Jésus, \" pour contralto ; et\n\" Viens en moi,\" pour ténor. Trouverons-\nnous des artistes pour affronter ces terribles\nvocalises classiques, plus difficiles encore que\nles pires roulades italiennes? Cela est douteux;\nmais en tous cas, il y a là d'excellents mor-\nceaux d'étude ; et pour refaire l'éducation de\nnos chanteurs, le plus pressé était évidemment\nde remettre à leur portée quelques chefs-\nd'œuvres de virtuosité vocale. Il n'y a donc\nqu'à applaudir au programme de Mme Fuchs.\nLa SONATE pour piano de Maurice Alquier,2\naustère, agressive et d'un sentiment exaspéré\nprocède des dernières œuvres de M. d'lndy.\nPour la bien présenter il faut un jeu remar-\nquablement sûr, et cette sonorité un peu\nmétallique dont Mlle Selva possède le secret.\nElle évoque certains paysages de la Divine\nComédie, sinistres et ravagés, dont la grandeur\nest faite de désolation.\nA une autre extrémité de la musique, voilà\nquelques morceaux de demi-teintes, de joie\npaisible et de tendresse contenue. Et ce qui\nnous rend sympathique toute cette musique,\nqu'elle soit sévère ou caressante, c'est ce par-\nfait bon goût qui y règne d'un bout à l'autre.\nRemarquons que les éditeurs, (ceux du moins\ndont nous signalons ici les productions), ont\ndéfinitivement renoncé à ces couvertures\nhistoriées, illustrées, dont ils nous avaient\naffligés trop longtemps. Maintenant, ils habil-\nlent leur musique de somptueux papiers, aux\ntons mats et sourds, à la fois opulents et\nsimplissimes, où le titre s'enlève, solitaire, en\nhauts caractères de couleur. Et cette trans-\nformation extérieure nous donne une image\nassez juste des qualités actuelles de notre\nmusique. Aucune concession à l'effet ; rien de\ntapageur ni d'excessif. C'est à peine si, dans la\nDANSE DU CRÉPUSCULE, d'Alberto Gasco, 3 la\nmélodie s'étale avec un peu trop d'abon-\ndance. LA DANSE DE L'AUBE, du même\nauteur, est en revanche d'une sonorité char-\nmante. C'est à peine si M. A. Pollonnais,\ndans sa SUITE ROMANESQUE, 3 s'autorise de\nquelques réminiscences italiennes pour nous\noffrir des rythmes de Barcarolles un peu trop\nfaciles. Les TROIS MÉLODIES de Raoul Bardac 3\nsont parfaites, de même que le difficile CHŒUR\nPOUR voix DE FEMMES, de Roger Ducasse. 1\nSouhaitons de les entendre bientôt."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c035", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c035", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 68, "image_fin": 68, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.16", "titre_corps": "SOMMAIRE DE L'ACTUALITÉ", "titre_sommaire": "SOMMAIRE DE L'ACTUALITÉ", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 68, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.68", "debut_caractere": 226, "fin_caractere_exclue": 575, "texte": "SOMMAIRE DE L'ACTUALITÉ\nDU 15 MAI\nLES CONCERTS, à Paris par GUÉRILLOT. Province. Belgique. Etranger. LA\nMUSIQUE A L'ÉCOLE DES ROCHES, par PAUL LANDORMY. AUTOUR DE\nLUI, par PIERRE JOBBÉ-DUVAL. LES INSTRUMENTS : Les Clarinettes (suite)\npar EMILE STIÉVENARD. INSTRUISONS-NOUS, par DOUBLE-DIÈZE. UN JEUNE\nPRODIGE, par J. E, L'ÉDITION MUSICALE, par V. P."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c036", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c036", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 69, "image_fin": 73, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.17", "titre_corps": "LES CONCERTS", "titre_sommaire": "LES CONCERTS", "signature_source": "F. Guérillot", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 69, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.69", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2855, "texte": "LES\nCONCERTS\n\nIl y a peut-être trop de virtuoses en cette\nfin d'année musicale, et pas assez d'œuvres.\nToutefois les programmes des concerts gardent\nleur vieux fonds classique tandis que les entre-\nprises théâtrales vivent des productions ita-\nliennes modernes et des arrangements pour\nballets russes. C'est aux concerts que s'est\nréfugiée la musique.\nLe Messie de Haendel fut encore donné\ndeux fois au Trocadéro par la Société\nHaendel. Pour son dernier concert d'abon-\nnement, cette vaillante phalange a joué des\nœuvres du Maître, dont de jolis fragments de\nl'Allégro e il Pensieroso et une cantate pour\nce \" Foundling hospital \" auquel Haendel\ndédia le Messie.\nLa Schola, après la Messe en ré de\nBeethoven, donna la Messe en si mineur de\nBach (moins le Gloria et l'Agnus). Chœurs\nprécis et justes ; solistes suffisants, direction\nparfaite. Quant à ses séances d'élèves (Ensemble\nVocal, Classe d'Orchestre) elles sont d'un vif\nintérêt, par leurs programmes et surtout par\nles qualités d'enseignement dont elles témoi-\ngnent. M. d'lndy et M. de Serres doivent\nêtre heureux de ces résultats.\nDeux importants groupements de non-pro-\nfessionnels, l'Orchestre, que dirige M. V ictor\nCharpentier, et la Société pour le déve-\nloppement du Chant Choral, présidée\npar M. d'Estournelles de° Constant (voir\nS. I. M. du 15 mai) ont tenu leurs assises\nannuelles au Trocadéro. La première a donné\nLe Désert, de Félicien David, des Concertos\nde Mozart et de Haendel et un Psaume de\nFranck. La seconde a fait entendre sous la\ndirection de M. Vidal, la Symphonie funèbre\net triomphale de Berlioz, et toute une série\nde soli, chœurs et danses de M. Casadesus sur\ndes airs populaires limousins. Espérons que\ncette société conservera la bonne impulsion\nque lui avait donnée M. Bourgault Ducoudray.\nLa nouvelle S. JVL I. a une louable activité,\ncar elle a donné trois concerts en mai, presque\ntous d'œuvres nouvelles, un peu inégaux par\nconséquent. Nous avons noté une sonate de\nviolon de M. Le Boucher, une suite de piano\nde M. Bardac, des pièces de M. Debussy et\nde M. Fauré, l'octuor de M. Enesco dont il\nfaudrait parler avec quelque détail.\nLa Société Nationale encadre sage-\nment les œuvres inédites dans les Œuvres\nclassées comme le 2e quatuor de M. d'lndy,\nle \" Soir de Fête \" de Chausson et des\npièces vocales du XVIe. Le Quatuor de\nM. Savard, déjà entendu, est une page de\nréelle valeur ; le Chant Funèbre de M. A.\nMagnard, qui n'avait été joué qu'une fois en\n1899, est un peu long, mais bien puissant,\nexpressif et personnel. Que dire de tout le\nreste? Trop d'efforts et de prétention pour\nun mince résultat !\nDeux concerts, également, de la Société\ndes Compositeurs de musique. Là\nencore la musique de chambre vaut mieux\nque les lieder. Il y a de la clarté et de l'allure\ndans le trio de M. Thirion, de la personnalité\nmais de la recherche dans la sonate de violon"}, {"page_pdf": 71, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.71", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 3929, "texte": "de D. Ch. Planchet, des longueurs dans le\nQuatuor de M. Capet, peu d'originalité dans\nla Suite Bourguignonne de M. Vierne, une\nremarquable entente de l'orchestre dans la\nFantaisie pour piano et orchestre de M. Noël\nGallon. Les Poèmes des Saisons, de M. Philip,\nsont d'une jolie couleur et agréablement mé-\nlodiques.\nIl faudrait un long article sur tout ce qui a\nété joué cet hiver à l'Ecole des Hautes\nEtudes Sociales qui est bien, pour la\nmusicographie et pour la musique ancienne,\nle foyer le plus actif que nous ayons. Les\nJeudis de janvier et de février ont été con-\nsacrés à la Musique de Chambre en France et\nen Italie aux XVIIe et XVIIIe siècles. Puis\nce furent des séances du Dimanche : Lully,\nRameau, Monsigny (Mmes Landowska et\nMockel), musique de chambre (le Quatuor\nLuquin) ; enfin des œuvres modernes avec le\nconcours des auteurs, de M. Fauré à M. Ter-\nrasse. Ce n'est pas ce dernier qui a eu le\nmoins de succès. Son trio à cordes et sa séré-\nnade pour quatuor piano montrent qu'il est\ncapable d'écrire mieux que des opérettes.\nM. Expert est l'âme de cette organisation si\ncomplète et si libérale.\nL'Union des femmes professeurs\net compositeurs vient de constituer un\norchestre qui a heureusement débuté, rue\nd'Athènes, sous la direction de Mme Toutain\nGrùn. Citons enfin la vénérable Société\ndes Concerts de chant classique\n(5 ime année) qui a donné une jolie suite d'or-\nchestre anonyme du XVIIe siècle, retrouvée\npar MM, Ecorcheville et Bouvet. Les Chan-\nteurs de la Renaissance (M. Expert)\nse sont prodigués à la satisfaction des audi-\nteurs.\nLes concerts d'artistes ont eu, en ce mois\nde mai, un vif éclat. Nommons seulement,\ncar ils n'ont pas besoin de qualificatifs, les\ntout à fait grands : MM. Ysaye et Pugno,\nRisler et Enesco, le trio Cortot-\nThibaud-Casals, qui ont donné des séances\nclassiques où l'exécution fut adéquate aux\nœuvres.\nMme Toutain-Grun et M. Bachmann\nqui viennent de grouper un nouveau quintette\nont débuté par une séance un peu trop con-\nsacrée à mais ils annoncent\ndes programmes classiques qu'ils joueront\ncertainement fort bien. Le Pax-Quatuor\n(M. Carembat) a terminé ses dix séances avec\nun succès que nous avons déjà signalé. Là\nSociété des Instruments anciens\n(M. Casadesus) a donné un agréable concert\net concouru à d'autres, notamment à la séance\nde Mme Patorni àla Salle Pleyel.\nLe Jeudi, au théâtre Michel, Mme de\nLauribar a illustré musicalement ses con-\nférences sur Bach, Haydn, Mozart, etc. Nous\ny avons apprécié plusieurs fois au piano\nM. Delune et Mme Kellermann.\nComme concerts de chant, il faut grouper\nMme Mysz Gmeiner et M. Georg Wal-\nter, deux merveilleux interprètes de lieder.\nMme Polva Frisch est une de nos canta-\ntrices les plus aimées du monde parisien. Elle\nrompt avec la tradition qui ne retient dans le\nlied que le chant et dans le chant que la\nqualité de la voix ; avec une particulière\nintuition, elle donne à l'œuvre musicale un\ncaractère dramatique et passionné ; elle recrée\nen quelque sorte l'œuvre tout entière.\nMme Bathori-Engel, si bien douée\ncomme musicienne et comme cantatrice, s'est\nfait entendre dans deux séances aux program-\nmes très variés. On sait que Mme Bathori\ns'accompagne toujours, ce qui n'est pas banal\ndans les œuvres modernes. Mlle Charlotte\nBoiohin a donné un concert intéressant et\ntrès applaudi. Mme Kutscherra s'est fait\nentendre avec plusieurs de ses élèves, pour la\nseule fois de la saison, croyons nous, et nous\nle regrettons. Mlle Decourt a beaucoup plu\npar sa voix bien timbrée, sa diction expressive\net son style. Elle a certainement un bel avenir.\nCitons enfin M. Sautelet, interprète exquis\ndes vieilles chansons françaises, excellent aussi\ndans les lieder de Schumann et de M. Enesco,\naussi artiste que chanteur ; Mlle Alice Hof-\nmann, cantatrice bien douée.\nIl faut noter à part, mais avec de vifs éloges,\nl'audition de Chant Grégorien des élèves\nde Mme Jumel, professeur àla Schola. Ainsi"}, {"page_pdf": 72, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.72", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 3954, "texte": "interprété, le plain chant a des moyens d'ex-\npression trop méconnus.\nAvec l'Orchestre de la Schola, M. Risler\na joué trois concertos de Beethoven, comme\nseul il les joue et avec un succès que seul il\nremporte. M. Canivet s'est modestement\nlimité a la partie de piano dans des œuvres de\nM. Fauré. (Quatuors, sonate de violon). Mais\nquel ensemble avec MM. Bouchent et Hek-\nking ! M. Victor Gille est un interprète\ntrès personnel de Chopin. M. Edmond\nHertz a une technique étonnante. M. Mar-\ncian Thalberg (un autre nom prédestiné)\na joué remarquablement les Etudes sympho-\nniques de Schumann et M. Harold Bauer\ndes œuvres de Liszt.\nIl eut été plus courtois de commencer par\nles \" pianistes femmes \", comme on dit au\nConservatoire. Puissent-elles nous le pardon-\nner et nous pardonner aussi d'être aussi bref !\nMUe Suzanne Percheron, dont le pro-\ngramme contenait les noms de Mlle Dubel, de\nMM. Gigout et Salmon, puis Mlle Marcelle\nBoucheron sont des pianistes bien douées\nque nous retrouverons avec plaisir. Mme Jou-\ntard Loewensohn a plu par un jeu d'une\ndélicatesse exquise. C'est aussi une des qualités\nde Mlle Caffaret qui de petit prodige est\ndevenue grande artiste. Mlle Piltan est éga-\nlement une jeune pianiste d'un jeu intelligent\net discret. Mme Bargier Pelletier, MIIe\nGoodson, Mlle de Lauleri, M 11\" Morsz-\ntyn se sont fait applaudir dans des programmes\nbien compris.\nIl y a peu à dire de la pianiste Russe Nikto,\naprès ce qui a été dit de son étrange person-\nnalité. C'est une interprète spéciale de Chopin,\nmais ce n'est guère une pianiste. Elle s'est fait\nentendre plusieurs fois, notamment au Lyceum.\nCe mois de Mai a été fécond en violoncel-\nlistes. Mentionnons seulement M. Casais,\nleur chef incontesté, qui avec M. Pugno a\nremplacé M. Ysaye souffrant. Dans un concert\nà la salle Gaveau.\nMM. Hekking et Wurmser ont\ndonné trois séances de sonates où, a côté\nd'œuvres classiques, nous avons apprécié une\nsonate nouvelle de M. Bertelin, une de\nSamuel Rousseau et celle de M. Chevillard.\nM. Salmon a témoigné de son beau talent\ndans des sonates de Beethoven et d'Ariosti et\ndans de petites pièces qu'il a jouées à la per-\nfection. Le tout jeune M. G. Pitsch est de\nnos premiers violoncellistes et ses deux concerts\nont été fort remarqués. M. Maxime Tho-\nmas donne d'agréables matinées où il fait\nentendre des œuvres nouvelles pour violon-\ncelle. M. Espinoza fut applaudi rue d'Athè-\nnes dans des œuvres classiques, et Mme De-\nlune au Lyceum dans un poème et une\nsonate nouvelle de M. Louis Delune, œuvre\ntrès personnelle dont nous reparlerons. Citons\nenfin M. René Jullien. On le voit, le\nle violoncelle n'est pas délaissé.\nMoins nombreux mais non moindres furent\nles violonistes :\nM. Ysaye (avec M. Pugno), M. Thi-\nbaud (avec M. Cortot, M. Casais, et un\norchestre), M. Enesco (avec M. Risler). Ce\nfurent cinq séances hors de pair.\nM. Juan Massia possède une belle sono-\nrité et une technique impeccable. M. Herr-\nmann et Mme Zipelius forment un duo de\nviolonistes fort intéressant (jolie sérénade de\nSinding). M. Chiaffîtelli a beaucoup de\nsûreté. M. Edgard Basset a joué avec\nvigueur et justesse le Conserto de M. Saint\nSaëns et Zapalcado, de Sarasate. Louons\nenfin le joli talent, très délicat, de Mlle Mor-\nhange.\nLes six séances de harpe chromatique du\nQuatuor Lénars se sont terminées dans\nles applaudissements. Mlle Lenars et les parte-\nnaires tirent tout le parti possible de la harpe.\nM. Barié, organiste de S 1 Germain des\nPrés, a fait entendre une Symphonie pour\norgue qu'il vient de composer et qui est d'une\nvéritable originalité par le choix et le dévelop-\npement des thèmes et par la régistration.\nIl faut mentionner dans les œuvres nouvelles\nde jolies mélodies de Mlle Nadia Boulan-\nger, chantées à la Salle Pleyel, des pièces\ntrès originales de piano et de chant Mlle Delhez\net l'auteur (Mlle Gignoux) données au Ly-\nceum, enfin toute une serie d'œuvres de\nMlle Sauvrezis, jouées Salle Pleyel, dont"}, {"page_pdf": 73, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.73", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 3669, "texte": "plusieurs ont un réel sentiment antique (hymne\nOrphique, Epigramme funéraire.)\nLa Société Mozart fait revivre des\nœuvres oubliées du Maître, comme la \" Kleine\nNachtmusik \" et la Sérénade qui figuraient à\nun programme de son 2me Concert.\nLa Société l'Etoile que dirige Mme de\nJournel, la distinguée professeur de chant, a\ndonné une agréable matinée, avec Mlle Nicot\nVauchelet, M. Foix dans le Roi d'Ys et la\nnuit de S. Jean, de Lacome.\nA La Française, très intéressante audi-\ntion d'œuvres de Bourdeney le programme\na trouvé de bons interprètes en Mlles Boichin,\nBillard, Clapissen et Ml' Bazelaire.\nTrès réussie la matinée que Mlle Kohi\na donné le 27 mai à la Salle Malakoff pour\nl'audition de ses élèves.\nGros succès pour Mme Mary Chris-\ntian, à la Salle du Petit Journal, soprano\ndramatique d'une rare pureté.\nLe cours de Chant, Diction et Mise en\nScène Reyer-Dumontier qui, jusqu'ici,\navait lieu au petit théâtre de la rue de Puteaux,\nvient de se mettre dans ses meubles, en trans-\nformant un atelier 16, avenue Rachel (18e)\nen un élégant salon avec Scène.\nLe talent de Madame Edith Reyer et les\nconnaissances du Théâtre de M. Dumortier\ncomme chanteur et metteur en Scène, assurent\nle succès de ce cours déjà très suivi par la\nmeilleure société mondaine. Cours spécial\npour les artistes.\nL'Assemblée générale de l'Associa-\ntion des Artistes musiciens (fondation\nTaylor) a eu lieu le vendredi 6 mai, à une\nheure et demie précise, dans la grande salle du\nConservatoire de musique et de déclamation\n(entrée par la rue du Conservatoire). Ordre\ndu jour : i° Compte rendu sur la gestion du\nComité pendant l'année 1909 et la situation\nfinancière et morale de l'Association, par\nM. Francis Waël-Munk, secrétaire ; 2° Ap-\nprobation des comptes de l'année 1909 ;\n30 Vote du projet de budget de l'année 1911 ;\n40 Election de quinze membres du Comité.\nLe Salon de la Société Nationale des\nBeaux Arts a donné le 31 mai, entre autres\nœuvres intéressantes, une Sonate pour piano et\nviolon de M. L. Sachs. C'est une œuvre\nd'allure très franche et qui montre à quel point\nl'auteur affectionne la forme chantante du lied.\nLes deux Ecoles Normales d'institutrices\nde la Seine ont offert aux Instituteurs et aux\nInstitutrices, une matinée musicale. L'exécu-\ntion des chants fût vigoureuse, correcte, parfois\nun peu raide. Mais est-ce là un défaut chez\ndes commençants ?\n- Voici que le Pianola fait maintenant\nconcurrence aux meilleurs virtuoses. Cet excel-\nlent instrument vient, en effet, de donner un\nconcert des plus intéressants à la Salle Fémina\net on reste surpris de leur interprétation si\nvivante.\nLa Société des Compositeurs\nde Musique met au Concours, réservé aux\nseuls Musiciens français, pour l'année 1911,\nles œuvres ci-après :\nI. Tièce Lyrique, pour voix solo et orchestre.\nPrix Ambroise Thomas : 1000 francs.\n11. Quintette, pour instruments à archet et\nun ou deux instruments à vent, au choix du\ncompositeur.\nPrix : 500 francs, offert par la Société.\n111. Pater Noster, pour ténor ou baryton\navec accompagnement d'orgue.\nPrix Samuel Rousseau : 300 francs offert\npar Mme Samuel Rousseau.\nMme Rimé-Saintel a donné mardi\nsoir 31 mai, Salon Malakoff, une Audition-\nConcert où l'éminente violoniste fut très\napplaudie, ainsi que ses élèves, parmi lesquels\nnous citerons : Mlles J. de Rosales, J. de\nLabarde, M. Joviaux, J. Charton. M. Peplto\nd'Aspiazu. etc. Mme Le Senne, de l'opéra,\nbissée dans de délicieuses \" Mélodies \" de Léo\nSachs. Curieux et fort artistique programme,\nsigné R. Bonfils, dessiné spécialement pour\nMme Rimé-Saintel.\nSignalons enfin le beau concert du Phonola\nStransky, avec le concours des deux\nprodiges Weltmann.\n\nF. Guérillot."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c038", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c038", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 75, "image_fin": 81, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.18", "titre_corps": "Province", "titre_sommaire": "Province", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 75, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.75", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 4209, "texte": "Province\nQUATUORS DE PROVINCIAUX.\nAutrefois, alors que la musique de chambre\nétait accessible à une certaine catégorie d'ama-\nteurs modestes, mais très convaincus, on voyait\nfleurir dans les petites villes de province, des\nsociétés de quatuors. C'était des employés,\ndes petits rentiers, des bourgeois cossus, voire\nmême des ecclésiastiques, piqués de la formule\nartistique, qui se groupaient à jour fixe, et\nassis devant les œuvres d'Haydn, Mozart,\nBeethoven ou Mendelssohn se donnaient la\ngrande joie de mettre à peu près au point, une\ndes pages admirables que ces Maîtres ont\nécrites pour le quatuor seul. Ces séances,\ntoutes d'intimité et de mystère, se donnaient\ndans des cénacles, d'où les profanes étaient\nsoigneusement exclus, à part quelques rares\nexceptions, pendant lesquelles les exécutants\nconsentaient à s'exhiber et à se faire entendre\nà quelques amis, soigneusement triés sur le\nvolet.\nCes réunions étaient exquises et suffisaient\nà entretenir le feu sacré dans toute une petite\nville: les heureux tenants de ce tournoi musical\nportaient le nimbe qui les sacrait artistes\naux yeux de leurs compatriotes, et la jeunesse\nd'alors aspirait à imiter leurs exploits. On\nparlait dans les cercles du jour musical du\nreceveur particulier, ou des soirées artistiques\ndu ler vicaire, organiste de la métropole, et\nquelque peu violoncelliste à ses moments per-\ndus. Il faut ajouter que souvent des agapes\nplantureuses et joyeuses se greffaient sur les\nréunions artistiques; après une mélodie de\nBeethoven, le concerto de Brillat-Savarin ou\nla Symphonie de Carême trouvaient dans les\nquatre partenaires, des fourchettes alertes et\ndes estomacs solides et exercés, et tout cela\nstimulait le zèle des gourmets qui, de ce fait,\ndevenaient des dilettantes consommés: puissan-\nce de la musique sur la gastronomie ou de\ncelle-ci sur la musique! Mystère!... que l'on\nne voulut jamais approfondir...\nCes heureux temps n'existent plus: l'odieuse\npolitique a divisé tous les esprits, a fermé tous\nles cœurs; et le petit ministrable, le moindre\nadministratif, qui seul dans sa chambrette, use\nun réel talent à-repasser sur son violon, son\nKreutzer ou son Fiorillo, pour ne pas se\nrouiller, y regarde à deux fois avant d'essayer\nde joindre ses accords à ceux de l'alto militariste\net du violoncelliste clérical. Et s'il allait être\ntaxé par une casserole envieuse, de con-\nspiration contre l'ordre des choses établies!..\nDonc plus d'union ! partant plus de musique.\nUn autre échec au quatuor tranquille, est\nl'intrusion dans l'éducation de la Jeunesse des\njeux en plein air. La Jeunesse moderne ne\nrêve que plaies et bosses. On n'entend dans les\nconversations d'adolescents parler que de per-\nformances, matches, records, etc. La a Vie au\nGrand Air \" augmente son tirage, tandis que\nles Revues Musicales piétinent sur place quand\nelles ne disparaissent pas dans l'indifférence et\nl'oubli. Il ne faut pas s'inscrire en faux contre\ncet état de chose; mais seulement contre\nl'excès qu'on en fait actuellement. L'athlétis-\nme a du bon, mais pas trop n'en faut, et la\ndirection des jeunes esprits vers les sommets\nsacrés de l'art, et surtout de l'art par excel-\nlence, la musique est un genre d'Alpinisme\nqui n'est pas à dédaigner. En reviendra-t-on?\nil faut l'espérer. Lorsque la somme des mem-\nbres cassés, des horions reçus et rendus, des\nécrasements et des chutes aura comblé la\nmesure, sans aucun bénéfice pour les victimes,\non dirigera ses aspirations vers des distractions\nplus paisibles, et la musique de chambre, re-\ntrouvant des adeptes et des fidèles tranquilles,\nverra encore de beaux jours.\nC'est alors que devra se lever une série de\ncompositeurs, qui, comprenant les besoins de\ncette classe intéressante des musiciens, cher-\nchera à l'intéresser par des œuvres emprun-\ntant à l'art moderne toutes les ressources dont\nil s'est enrichi, mais en ayant soin d'écarter\nles difficultés accessibles seulement aux artistes\net qui rebutent des efforts moins habiles tout\nen étant bien intentionnés. Car c'est là\négalement une raison du peu de succès des\nquatuors de petite ville. Quand les modestes\npartenaires veulent sortir de leur répertoire\nclassique, ils n'ont plus rien pour eux et les"}, {"page_pdf": 76, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.76", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 2875, "texte": "succès des grands quatuors de la Capitale\ns'établissent sur des pièces qu'ils ne peuvent\naborder. Qu'ils travaillent, diront les maîtres\nde le musique, et ils seront dignes de nous\njouer. Hélas ! il leur manque pour cela le\ntemps matériel possible, employés à leur bureau\nou a leur occupation journalière. Ce serait\ndonc faire œuvre utile pour les sociétés d'ama-\nteurs et en même temps rénumératrice pour\nle compositeur qui aurait l'habileté de conce-\nvoir intéressant et relativement accessible à\ntous les amis de la musique, de penser à la\nprovnfce dans certaines créations d'œuvres de\n.Vr\" . y'J »' ~p\nmusique de chambre: Raff y avait songe et il\ndonna des pièces qui n'ont pas la sévérité des\nclassiques et qui sont néanmoins délicieuses\nà interpréter.\nL'apaisement dans les esprits se fera sûre-\nment par la force des choses: le football aura\nson temps : que les immortels quatuors inspi-\nrent nos jeunes musiciens. On ne leur deman-\nde que de composer compréhensible et l'on\nverra refleurir les anciennes réunions de nos\njeunes années et se perpétuer le goût qu'elles\nnous inspirèrent et que nous transmettrons\nnous-mêmes à nos descendants par une pérenni-\nté qui ne devra jamais finir.\nJ. DARRIEUX.\nALBI. Une saison d'opéra-comique à\nAlbi est chose rare et mérite d'être signalée.\nMais il est à craindre que les efforts très\nméritoires de M. Jan Boyer, directeur, ne se\nheurtent à l'indifférence du public.\nEt cependant nous entendîmes un \" Barbier\nde Séville \" très acceptable et peut-on tenir\nrigueur à la direction de ce que la perfection\nn'ait pas été atteinte dans des œuvres comme\nWerther et La Traviata? N. L.\nARLES. Le quatuor Gallo-romain,\nFabre, Doladille, Dagard, Rieu, vient de\nclôturer dignement ses séances de musique de\nchambre en faisant entendre le quatuor de\nFranck ; la Pavane de Ravel, un fragment du\nDiciste de Perosi et enfin un quatuor de\nBeethoven. A l'automne, la reprise de ces\nintéressantes séances.\nCARCASSONNE. Autre concert sym-\nphonique et concert des mieux réussis. Nous\nnous permettons d'offrir toutes nos félicitations\nà Messieurs Mir, père et fils, pour la maîtrise\navec laquelle ils ont tenu leur orchestre et\n' . *-y f [ i r\naussi à l'orchestre lui-même pour sa cohésion\net son admirable et méritoire entraînement :\nMention toute spéciale à Madame H. Molinier,\nl'excellente cantatrice, très bien accompagnée\nau piano par Madame J. Sabatier à Ma-\ndame Vives-Curnier, harpiste, et à Madame\nCombes, pianiste, dont l'exécution fut merveil-\nleuse.\nNIMES. La société des concerts du\nConservatoire de Nîmes, qui, depuis cinq ans\ndéjà, poursuit avec succès son œuvre d'éduca-\ntion musicale du grand public nîmois, nous a\noffert, mercredi dernier dans la coquette salle\nde l'Eden, un magnifique récital de piano par\nla j eune virtuose von Bârentzen, premier prix\ndu conservatoire de Paris de 1909, âgée\nde 12 ans."}, {"page_pdf": 77, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.77", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 3668, "texte": "Si de tels succès n'arrêtent l'évolution nor-\nmale de cette virtuose si précoce et si mer-\nveilleusement douée, elle deviendra fatalement,\navec un peu plus de maturité l'une des plus\ngrandes et des plus belles interprètes des grands\nmaîtres du piano.\nL. B. C.\nSALON. On n'y est pas mélancolique.\nQue nos lecteurs en jugent par ces quelques\nlignes qui nous sont envoyées du Grand Café\ndu Commerce. (Rendez-vous de MM. les\nCourtiers et Voyageurs) :\nL'impressario amateur, auteur et acteur,\nM. Mourret organise, pour être ioué dans son\ncoquet théâtre de Verdure, de Fontgravè, un\nvéritable gala. Le programme comportera trois\npièces qui en disent 10ng...\ni° Banalités astrales, pièce d'actualité*\n2° Voué au Blanc.\n3° Tromb-Ac-Ca-Zar.\nNous sommes enchantés de donner à notre\n%• O *\nactualité cette note de gaîté.\nBORDEAUX. L'événement artistique\ncapital du mois, fût la présence dans nos murs,\ndu \"Tonkûnstler-Orchestre \" de a Munich\",\navec son chef, \" José Lassalle \" (un Français)\nqui nous donna deux magnifiques Concerts\ndans la nouvelle salle du Thé£ itre de '« l'Al-\nhambra \". Signalons tout particulièrement\nl'exécution de la première symphonie de\nGust. Mahler et du Don Juan de R. Strauss\nqui remportèrent un très gros succès.\nLa nouvelle salle du Théâtre de l'Alham-\nbra qu'inaugurait l'orchestre de Munich, et qui\na été construite sur les plans de l'Architecte\n\"Tournier\", est certainement, une des plus\nvastes et des plus confortables de Province.\n2400 personnes, y sont très à l'aise ; l'acousti-\nque y est excellente.\nPour être fidèle chroniqueur signalons le\nconcert donné par Madame Paul Duy, qui\nchanta devant un public des plus élégants des\nmélodies de C. Franck, Fauré, accompagné\npar Monsieur \" Edmond Bernard \", professeur\nà la Schola Cantorum.\nMM. Jacques et Joseph Thibaut viennent\nde nous donner leur Concert annuel avec un\nJ L*\nprogramme des plus artistiques. ?F: y.t\nV. GENDREU.\nLES SABLES D'OLONNE. Au\nGrand Casino, M. Audubon a confié l'ad-\n-7 ' î\nministration artistique à M. Etienne\nofficier de l'instruction publique, chef d'or-\nchestre éminent, harmoniste distingué, excel-\nlent violoniste, clarinettiste virtuose, en un\n, f i i (mon\nmot. artiste de reel talent.\n/ |f t J V I\nLe passé de M. Bardon répondant.1 de\nl'avenir, à l'avance, il est facile d'augurer\nqu'avec un tel artiste, notre Saison artistique\nsera des meilleures.\n■f) C.v\nNous publierons prochainement le tableau\nr r . / *>?.?&;\nde la Troupe et le Répertoire de la Saison. T\nGUÉRET. Vif succès pour Mlle Vezet,\naccompagnée par Mr Alaphilippe, dans la\nHavanaise de S 1 Saëns. Nos félicitations à'\nM. Tavannes dans Benvenuto Cellini.\nDes œuvres de Beethoven, Mendelssohn,\nCherubini, Bach, Gounod, Guiraud, Mascagni,\nrehaussèrent les cérémonies de la première\nCommunion des lycées de jeunes filles et\ngarçons, et nous permirent d'admirer les jolies\nvoix de Mlles Chabot, Berge, Pignier, la belle\nsonorité de Mlle Duval et la maîtrise avec\nlaquelle Mme Salmon dirige les chœurs de ses\njeunes élèves.\nA l'amicale des Instituteurs, une mention\nspéciale à Mme Soulas et nos meilleures félici-\ntations pour son brillant succès aux derniers\nexamens pour l'enseignement du chant dans\nles écoles.\nS 1 BRIEUC. Concert intéressant donné\npar la Philharmonique avec le concours de\nLéon Moreau et de sa jeune élève Mlle Che-\nvalier. Ils interprétèrent sur deux PI eyel à\nqueue de la Maison Gaudu les variations de\nS 1 Saëns, Beethoven, et un concerto du distin-\ngué Prix de Rome. La Ste Chorale, retour du\nconcours de Laval (avec deux premiers prix),\ny chante avec succès deux morceaux.\nTOURS. La saison musicale est ter-\nminée. Quand les fanfares de la foire dejm^L."}, {"page_pdf": 79, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.79", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 3786, "texte": "sonnent sur les bords verdoyants de notre\nLoire, qui pourrait résister à leur appel et aller\ns'enfermer dans une salle de Concert, fût-ce\npour assister à une soirée aussi peu fatigante\nque celle donnée pour la clôture par la société\nlittéraire et artistique de la Touraine (à noter\nde belles pages de Chabrier, Ch. Bordes et\nFernand Jouteux fort bien chantées par Mme\nPaul Diey, et de vieux airs accompagnant\nYEI Brou, farce paysanne tirée du Folk-Lore\ntourangeau par MM. Horace Hennion et\nEm. Morin) fût-ce pour entendre une\naussi excellente interprétation de sonates que\ncelle de Mlle Wyder et de M. Liéron à leur\ndernière séance (mi maj. de J. S. Bach ; si\nmaj. de Victor Vreuls ; sol min. d'Ed. Grieg.)\nDonc, à l'hiver prochain...\nH. H.\nCAEN. La saison des Concerts est ter-\nminée et l'activité musicale est concentrée au\nthéâtre pour la durée de la saison d'opéra.\nAvec de bons artistes des grands théâtres de\nprovince : MllG Virgitté, MM. Breton-Caubet,\nDelpret, etc. et quelques artistes en représen-\ntation: Mme Clément, M. Aumonnier, on joue,\nau Théâtre municipal, le répertoire consacré.\nA. M.\nTROUVILLE. La réouverture du\nCasino aura lieu le 15 Juin. La saison théâtrale\ncommencera par l'opérette avec Mme Landouzy\nde l'opéra-comique.\nPuis trois grands concerts avec le concours\nde Mme Félia Litvine la grande cantatrice,\nMme Juliette Toutain-Grûn la célèbre virtuose\ndont le talent est si apprécié et de Mme Herleray\nde l'opéra-comique. Pour ces soirées Mme San-\ndrini de l'opéra, accompagnée de dix danseuses,\napportera un attrait nouveau pour les specta-\nteurs du Casino.\nAjoutons à ces représentations quelques\ntournées parisiennes avec le concours de Mmes\nTessandier de l'Odéon, Berthe Bady du Gym-\nnase, Andrée Megard, Madeleine Lely, Miss\nCampton ; MM. Albers de l'opéra-comique,\nGémier, Calmettes, Max Dearly, André Brûle\netc.; on voit que les spectateurs n'auront que\nl'embarras du choix.\nNous parlerons avant l'ouverture de la saison\ndes autres artistes de la troupe permanente.\nMONTPELLIER.—- Les anciens éléments\nde la Schola viennent de se grouper à nouveau\nsous le nom de \" Société Charles Bordes \",\ndans le but de continuer l'œuvre de décentra-\nlisation artistique commencée par le Maître\nprématurément disparu. La nouvelle société\ns'est déjà fait entendre à l'église dans une\nmesse de Vittoria et diverses œuvres de Nanini,\nR. de Lassos, Aichinger, Bach, etc.\nGrâce au concours des chanteurs de la Schola\nd'autres sociétés peuvent donner de temps en\ntemps des auditions intéressantes. C'est ainsi\nque la Société de S 1 Jean, nous fît entendre\ndans de bonnes conditions le beau psaume\n\" super flumina \" de Guy Ropartz.\nDe leur côté les musiciens professionnels\nont fondé une association de secours mutuels\nau profit de laquelle ils ont donné cette année\nquatre concerts.\nParmi les artistes de passage je mention-\nnerai : le Quatuor Ximmer, très aimé des Mont-\npellierains.\nEnfin MM. Enesco, Wu rmser et Hekkine\n-% O\nse firent apprécier dans un joli trio d'Haydn,\nla belle sonate (piano et violon) de Schumann,\nadmirablement interprétée, et la sonate de\nBoëilmann. E. P.\nBEZIERS. —Les représentations d'Helio-\ngabale sont définitivement fixées aux 21 et 23\naoût. L'orchestre de 300 musiciens sera dirigé\npar M. Hasselmans. Les danses, réglées par\nM. Belloni, seront exécutées par Mmes Napier-\nkowska, Sereni et Ea Karité. M. Franz et\nMlle Le Senne de l'Opéra prêteront leur con-\ncours pour la partie musicale. E. P.\nLYON. - Parmi les rares auditions de\ncette fin de saison, nous mentionnerons : un\nrécital de piano dans lequel Edouard Risler et\nson brillant élève Ennemond Trillat ont été\nacclamés ; les deux dernières séances du quatuor\nGillardini, Loiseau, Vieux et Hekking et une\nintéressante audition des élèves de Mme Mau-\nvernay."}, {"page_pdf": 80, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.80", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 3730, "texte": "Le'i'll-uxièmc concert duTonkûnstler-Orchester\nd'e Mfrnich, a eu lieu, le 5 mai, à la salle\nRameau, cette fois archi-comble. La première\nsymphonie de G. Malher.\nUEnchantement du Ve de Para-\nfais \\ le Trélude et la mort d'Yseult, /'Apprenti\nsofto, de Dukas, et les ouvertures des Maîtres\nChaut,îas et de Tannhauser figuraient au pro-\ngrammé et ont été merveilleusement exécutés.\no\nLe 'pixblic Lyonnais a fait une enthousiaste ova-\ntion a'tt'x artistes bavarois et à M. J. Lassalle,\nleur yfîef expert et réputé.\nL'&dition des élèves de M. Gaston Beyle\na été très brillante ; c'est plaisir d entendre\ninterpréter avec autant d'intelligence l'aventure\nd'Arlequin de Hillemacher et la Légende du\nPoint d'Argentan, de Fourdrain. E. B.\n: tï i--\" .\n«\nAMIENS. Après avoir fait applaudir\na]ux habitués de leurs concerts les œuvres des\ngrands maîtres, les dirigeants de l'Harmonie\nMunicipale, variant le programme de leurs\nréunions, nous avaient conviés, mardi soir, à\nentendre et passer en revue les divers genres\nde la chanson.\nEn un programme fort bien composé, nous\navous goûté en cette soirée les œuvres des\nmeilleurs maîtres chansonniers de toutes les\népoques et de nationalités différentes, airs du\npassé, refrains des pays orientaux et slaves\nles couplets modernes en passant par les chan-\nsons canadiennes.\nLes chansons tziganes, dont la musique\nirrégulière nous échappe un peu, nous ont été\nproduites par Mme Ew. de Primo-Zameo.\nCHARLEVILLE. ■— Au théâtre, la\nSociété Philharmonique donnait son dernier\nconcert de la saison. L'excellent orchestre y\navait ample besogne. Signalons la brillante\nouverture de Phèdre (Massenet) la Symphonie\nd'Haydn rendue très délicatement, un andante\npour instruments à vent, et un gracieux\nCarillon de M. Tridemy, chef de la Société.\nM. Dietrich exécuta au piano en un excel-\nlent style un Nocturne de Chopin et enleva\nbrillamment la IIe Rhapsodie de Liszt.\nBellamy, en fin diseur, eut sa part d'ap-\nplaudissements dans ses chansons modernes et\ndans quelques couplets de Béranger et de\nNadaud.\n1\nDOUAI. Les élèves de l'Ecole Natio-\nnale de Musique, ont donné au cirque muni-\ncipal un très intéressant exercice musical.\nMentionnons tout particulièrement l'orchestre\nformé des élèves des différentes classes instru-\nmentales, admirablement stylé par le directeur\nM. Paul Cuelenaere. Ces jeunes gens et ces\njeunes filles, presque des enfants, ont assumé\nla lourde tâche d'accompagner cinq Concertos\nde Mozart, Max Bruch, Goltermann et\nGrieg. Corpme solistes signalons : M. André\nObez, pianiste doué d'un tempérament très\nartistique, M. Delmotte, excellent clarinettiste,\nM. Paul Elis, violoncelliste au son magnifique :\nMlle 'Suzanne Daoenne, dont le jeu est si\nbrillant.\nRETHEL. Très intéressant concert\ndonné par la Société d'Etudes Symphoniques, avec\nle concours de Mlle Aimée Ozanne, pianiste,\nM. Raymond Mennesson, violloncelliste ;\nM. Martius Pompon, violoniste. Excellent\nprogramme et exécution très soignée. Voici\nbientôt la fin de nos séances musicales qui\nreprendront au début de l'automne.\nNIORT. —M. et Mme Tolbecque vien-\nnent de donner une audition de musique\nclassique, à laquelle prenaient part, outre\nM. Tolbecque, Mlles Ducret et Loudun,\nMmes Corbin, Riflfaud, Bertrand, M. Rittber-\nger. M. Tolbecque remporta un grand succès\ntant comme chef d'Orchestre que comme\nvioloncelliste en exécutant le premier Concerto\nde S 1 Saëns.\nNANTES. D eux auditions d'impor-\ntance, en cette fin de saison. Tout d'abord le\nconcert Hermann, avec le concours de\nMM. Capet et Paulet. M. Hermann s'est\nrévélé un excellent chef d'orchestre, plein\nd'initiative et de décision. Puis le concert du\ngroupe \" A Capella \", où M. Louis de Serres\nvint diriger des œuvres polyphoniques, et"}, {"page_pdf": 81, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.81", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 987, "texte": "Mlle Blanche Selva exécuter un programme\nhistorique. Mlle Selva excelle dans les œuvres\nmodernes, l'intensité et la vigueur de son jeu\nportent haut et loin.\nJ. B.\nROUEN. — Les concerts de la Société\ndes Artistes Rouennais a présenté jusqu'au\nbout un réel intérêt, avec son concert de mu-\nsique de chambre, et surtout avec la \" Damoi-\nselle Elue \". M. Marcel Dupré, premier prix\ndu Conservatoire, s'est fait admirer dans des\nœuvres de Bach, de Franck, d'Albeniz et dans\nla jolie Suite bourguignonne de Vierne.-Très\nbon succès aussi pour MmeRené Doire, pianiste\nbrillante et délicate. P. L. ROBERT.\nPOITIERS. — A signaler le jeu sûr et\nintelligent de M. Bernard, pianiste, et le succès\nde Mme Paul Diey.\nVESOUL. — Le 28 mai a eu lieu une\ntrès intéressante audition des élèves de l'Ecole\nde musique Lanzoni, avec un de ces pro-\ngrammes un peu mélangé, comme on en\nrencontre encore tant en province, mais qui\ntémoigne d'un véritable et sincère effort artis-\ntique."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c039", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c039", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 81, "image_fin": 88, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.19", "titre_corps": "Belgique", "titre_sommaire": "Belgique", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 81, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.81", "debut_caractere": 989, "fin_caractere_exclue": 3742, "texte": "Belgique\nOUBLIS ET OMISSIONS. Nous\navons oublié, dans le compte-rendu de la\n2e séance de la section belge de la S. I. M. de\nciter le nom de M, Van Bever. Qui prêtait\nson précieux concours à l'audition, que l'ex-\ncellent artiste veuille bien prendre sa part des\nfélicitations que nous avons exprimées.\nOmis également, à propos de la distri-\nbution des récompenses aux élèves de Pinstitut\nmusical dirigé par M. H. Thiebaut, de signaler\nune exécution, certes mémorable, de la Kaiser\nmarsch de Wagner, par 16 mains et une cen-\ntaine d'enfantelets et jeunes filles, avec tra-\nduction française de M. Van den Borren.\nToujours à propos de cette séance, nous\navons reçu une longue lettre, signée par\nMadame Emma Lachenmeyer, de Genève.\nNotre aimable correspondante, après nous\navoir reproché un avis hâtif et superficiel\ns'attaquant à une méthode dont nous n'avons\ncertes pu mesurer les effets lointains et la haute\nportée [nous l'avons dit, la démonstration\nétait la première faite en Belgique et c'est\nd'après l'impression qu'elle nous donna que\nnous avons cru, sous réserve, pouvoir émettre\nune réflexion défavorable] Madame ]La-\nchenmeyer disons-nous, exalte la valeur de\ncette méthode. Son enthousiasme ne réussit pas\nà nous convaincre. \" Ecole de volonté, \"école\nÏi0 .\numière, école d'ordre supérieur les\nmouvements qu'elle enseigne montrent, tra-\nduisent, développent à travers le corps tout,\nentier, l'âme personnelle de chaque petit enfant ;\nimpossible, avec ces mouvements de cacher\nquoi que ce soit, mais mettre les défauts en\nlumière, c'est les combattre \".\nFranchement, nous n'avons pu soupçonner\ntout cela, et nous n'avons constaté qu'une\nchose, à savoir que, par un commandement\nbref, on oblige les enfants à se livrer à tel\nmouvement appris d'avance, parfaitement\ndéfini, alternant avec tel autre également prévu,\nle même pour tous. C'est le côté \" pion \" de\nla méthode. C'est le \" programme \" scolaire,\nla contrainte, le frein pour le libre exercice du\ncorps et de l'esprit.\nC'est le règlement, la loi commune, qui\ndevant l'exception, devient non seulement ridi-\ncule, mais odieuse. Elle a raison, peut-être,\npour ce qui regarde les fonctions générales, et\nà ce titre, la gymnastique ordinaire, qui ne\nprétend pas à l'art, et qui ne se réclame pas\nde la \" Musique \" me paraît suffisante. Bien\nplus, M. H. Thiebaut, dont nous admirions\nla conviction, la ferveur, et les très hautes\nambitions, ne nous disait-il pas, \" nous forçons\nles fillettes à s'appliquer. Il faut qu'elles suivent\nle commandement. Peu à peu, nous disci-\nplinons les plus distraites— et ne nous préten-\ndons pas qu'elles s'abandonnent à leur bon\nplaisir, quand l'une se montre gracieuse (c'est\ndans le caractère de la femme) nous nous\nempressons d'intervenir, de corriger £^r"}, {"page_pdf": 83, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.83", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 1856, "texte": "nous ne voulons pas, nous, de :la Grâce.\"\nEh bien, je le demande, n'est-ce pas là de\nla scolastique desséchante. M. Jacques\nDalcroze et ses fidèles voudraient-ils donner\nraison à la géniale ironie du plus grand\nécrivain de notre ère ; en transformant nos\njeunes filles en autant de mannequins méca-\nniques, annonciateurs de VEve future ?\nCertes, les jeux des enfants sont autrement\nprofonds, psychologiquement, que ces mouve-\nments de la méthode, et là seulement se\ntraduit l'âme, telle qu'elle est. Et puis, que\ndire de cette conception de l'harmonie qui pros-\ncrivant chez les fillettes, la grâce, qui est bien\nl'expression distinctive, et le charme de nos\ncompagnes r Allons donc, la nature se moque\nbien des écoles, encore qu'elles soient d'inté-\ngrité, a parce que les mouvements doivent\nêtre exécutés avec précision, sans à peu près,\njusqu'au bout, sans faire semblant, sous le\ncontrôle et la direction du rythme \". Et il ne\ns'agit point, madame Lahenmeyer, de faire\nexécuter les mouvements Dalcroze à la cam-\npagne pour que la méthode devienne lumi-\nneuse. Ce n'est pas pour être exposée au plein\nsoleil de midi qu'une croûte quelconque\ndevient un Claus ! La clarté, comme l'âme,\nvient du dedans, et la musique n'est pas un\ncontrôleur de volonté, et le rythme ne s'im-\npose pas. Chacun de nous porte le sien. C'est\nravaler cette expression supérieure de la vie\nau rôle le plus attristant qui soit, que la faire\nservir sur peau d'âne, sur corde ou métal, ou\nà travers le corps des enfants, à l'ordre résumé\ndans : Un, deux ! Cet ordre là, c'est le point\nmort, et c'est pour l'oublier que nous sommes\nnés musiciens.\nR. L.\nSEANCES. A Y Université Nouvelle,\nM. Lionel Dauriac a parlé de la Musique et\nV Intelligence M. Henry Quittard annonce une\ncauserie sur la Musique vocale et instrumentale\naux 15e et 16e siècles.\n\n2"}, {"page_pdf": 85, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.85", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 3846, "texte": "M. Van den Borren a terminé son cours\nd'histoire de la musique de Clavier.\nCe cours comprenait l'étude et l'exécution\nde nombreuses œuvres, datant de 1450 à la\nseconde moitié du 16e siècle. L'érudit profes-\nseur examinera l'an prochain Les origines de la\nmusique de clavier en Angleterre et dans les Pays\nBas, (16e siècle et début de 17e siècle) et la\nnaissance de la \" suite de clavier \" pendant la\nlre moitié du 17e siècle.\nL'éminent professeur et écrivain M. Emile\nSigogne, a parlé chez Alme Emma Beauck de\nVEsthétique de la Parole.\nU orchestre du Conservatoire, sous la direc-\ntion du Maître Edgar Tinel a donné un\nconcert dans la grande salle des fêtes de l'Ex-\nposition Internationale, le 29 mai.\nOn annonce, pour le 31 juillet 1910, la\nfête organisée par le Royal Cercle instrumental\nde Bruxelles, à l'occasion du 25e anniversaire\nde son président M. Borremans. Le jeune\nartiste qui dirige excellement cette renommée\nphalange y fera entendre un Chant triomphal\nde sa composition avec le concours du Cercle\nRoyal YOrph èon.\nM. dont nous admironsl'inlassable\ndévouement à la tâche d'éducateur, organisait,\ndans le courant de mai, avec un orchestre de\n65 instrumentistes, salle de la Grande Harmonie,\n8 auditions.\nIl fut secondé par Mlles Angus, Ceuppens-\nHonzé, Gabrielle Bernard, Ketty Kuzon,\nChristiane Eymael, Marguerite Dases-canta-\ntrices.\nMlles Berthe Bernard, Germaine JLievens,\npianistes. MM. Doechaerd, Frigola, violo-\nnistes, Den Haerynck, baryton, Van Huile,\nflûtiste, Van Neste, violoncelliste.\nBIBLIOGRAPHIE. Spleen de neige, de\nMichel Brusselmans. (Edition Oertel. Bruxel-\nles. Avec couverture en couleur par le peintre\nB. Brusselmans.)\nLe jeune compositeur, dont le tempérament\ndramatique et fort s'est affirmé dans des\nœuvres largement conçues et construites, nous\noffre une mélodie délicate, fluidique, peu en\nrapport avec ce que nous connaissons de lui,\npeu caractéristique de son art. Cela tient\nvraisemblablement au poème pardon\naux paroles, qui sont en dessous de la littéra-\nture. Une impression chante, légère et\ndouce, dans une tonalité, mélancoliquement\névocatrice, qui fait songer à la sonate au clair\nde lune de Beethoven...\nTrois Poèmes de Harold Bridgman.\nUne œuvre de début, d'un musicien qui\npromet. M. Brigman excelle à évoquer l'âme\nsubtile d'un poème, sa musique, en demi-\nteinte, est plus une sensation notée qu'un\nthème dévoloppé. La nuance est vaporisée, et\nflotte comme un voile autour du lied qui s'im-\nprécise. La \" manière \" debussyste hante le\ncompositeur : nous le mettons en garde contre\nce danger, le même pour tous les jeunes...\nRemembrances. Quatre impressions\nmusicales sur des poèmes d'Arthur Symons,\ntraduits par E. et L. Thomas.\nDe M. Ludovic Stiénon du Pré, sur de\ndélicates notations, a composé de fort agré-\nables harmonies, caresses musicales imprégnées\nde regrets, et de vague tristesse. Ces quatre\nmélodies sont d'excellente tenue et de distinc-\ntion ; elles forment un charmant recueil.\n\\\nLIEGE, 15 Mai 1910. La tournée\nFélia Litvinne est passée par chez nous,\ntriomphante comme partout, plus chaleureuse-\nment applaudie qu'ailleurs par la colonie des\nétudiants russes à l'intention desquels la\nsuperbe cantatrice dût chanter de nombreux\nbis en leur langue. L'accompagnement mûri\npar M. Lauweryns, devint une vraie et très\nartistique collaboration et M. Bazelaire jugeait\nle charme très pur de son violoncelle à la\npassion de l'interprète principale.\nPar une fâcheuse coïncidence, les auditeurs\nde Melle Litvinne furent privés d'entendre le\nconcert des Amateurs, où Mme Gôb développa,\ndit-on, un superbe organe en chantant du\nGluck, du Haendel; où M. Nicolas Radoux\nse montra hors pair dans le concerto en sol\npour flûte de Mozart, où fut interprété\navec la collaboration de MM. Dumoulin,\ntrompettiste et Maurice Jaspar, pianiste le\nseptuor de Saint Saëns."}, {"page_pdf": 87, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.87", "debut_caractere": 37, "fin_caractere_exclue": 3990, "texte": "-M. Ju les Debefve a repris cette année\nses concerts de printemps, au théâtre royal, et\nmalgré le programme attrayant dont il les dota\nun Festival Wallon il n'a point à se\nlouer de cette entreprise. Le public ne vient\npas. Après une expérience de plusieurs années,\nle fait s'avère et il est à souhaiter que M. De-\nbefve en revienne au système ancien, qui\nconsistait à donner quatre grands concerts\nd'hiver et à supprimer les auditions de prin-\ntemps.\nLe Festival Wallon était loin du reste de\nréunir tous les grands noms de notre province,\net il me suffira de citer trois des oubliés :\nVictor Vreuls, Philippe Rûfer et Erasme\nRaway, pour démontrer les lacunes de son\nprogramme. D'autre part, la partie ancienne\nétait soignée ; on a entendu du Gréty, du Jean\nNoël Hamal (t 1778), autant que des acteurs\nvivants : Cari Smulder,f Albert Dupuis, Théo-\ndore et Charles Radoux, Riga, Sylvain Dupuis,\nLéon et Joseph Jongen ou d'autres, défunts:\nVieux-temps, César Franck, Lekeu. C'est un\njoli contingent de noms et il est certe regret-\ntable que notre public ait montré si\" peu\nd'empressement chauvin.\nA Y œuvres des Artistes, le salon de mai\napportera bon marche de séances. La première,\nconsacré à Haydn et Schumann, a mis en\nlumière l'andante et variations en si bémol, pour\ndeux pianos, deux violoncelles et cor (dont on\nne connaît guère que la réduction pour deux\npianos, publiée sub. op. 46). C'est une œuvre\nsuperbe.\nLa deuxième séance était donnée par\nM. Georges Sporck. Il fit entendre, à deux\npianos avec M. Léon Henry, ses paysages\nnormands et son orientale, puis grâce àla colla-\nboration de M. Vranken, son Lied pour\nvioloncelle, et enfin il accompagna l'excellente\ncantatrice parisienne Mme Durand-Texte dans\nces deux cycles de mélodies, Sur la route\nardente et Mine si s.\nToutes ces œuvres, ont excité le plus grand\nintérêt. Liège n'avait même apprécié de cet\nauteur ç\\\\x Islande et la Légende pour les anglais,\nexécutées dernièrement aux concerts Debefve.\nNous espérons faire connaissance avec l'œuvre\norchestrale entière du maître de la forme.\nD. DWELSHAUWER.\nGAND. L'y/ Cape lia Gantois vient de\nfêter le dixième anniversaire de sa fondation.\nCette chorale mixte a été fondée à Gand,\nle 20 septembre 1899, Par un jeune musicien,\nM. Emile Hullebroeck, qui avait été conquis\npar les beautés de la musique palestinienne\net avait conçu le projet de les faire goûter du\npublic belge. Il réunit un petit groupe de\n16 membres, dont le nombre fut porté ensuite\nà 30, et, grâce à des études approfondies et\npersévérantes, il put faire entendre non seule-\nment à Gand> mais aussi dans plusieurs villes\nde Belgique des œuvres de Palestrina, notam-\nment la célèbre messe du Pape Marcel, ainsi\nque des pages d'autres grands polyphonistes\ndu XVe et du XVIe siècle : Okeghem, Josquin\ndes Prés, Roland de Lassus, Sweelinck,\nVittoria, Francesco Soriano, etc.\nM. Hullebroeck parcourut en même temps\ndivers domaines de la musique ancienne. Il\norganisa des concerts Scarlatti, Bach, Hândel,\ndes séances de chansons populaires françaises et\nflamandes, des représentations de Y Esther de\nRacine, avec la musique de J.-B. Moreau.\nC'est avec le concours de Y A Capella aussi\nque l'auteur de ces lignes put expliquer, en\n1904-1905, en un cycle de trois conférences-\nconcerts et devant plusieurs auditoires, l'évolu-\ntion du drame musical en France depuis le\nmoyen âge jusqu'à Lully.\nA l'étranger, Y A Capella gantois conquit des\npalmes triomphales aux concours interna-\ntionaux de Lille, en 1902, de Brest, en 1905,\net de Paris, en 1906 ; chaque fois, M. Hulle-\nbroeck choisit, comme morceau au choix, le\nCredo ou le Gloria de la Messe du Pape\nMarcel.\nPour fêter son dixième anniversaire, Y A\nCapella a donné un brillant concert, dont la\npremière partie comportait des motets de\nPalestrina, de Roland de Lassus, et d'Aichinger,-\nque la chorale a exécuté avec sa perfection\nhabituelle ; ils étaient coupés par un intéressant\nquatuor de Stamitz. La seconde partie était"}, {"page_pdf": 88, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.88", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 2459, "texte": "réservée à des compositions du directeur fon-\ndateur : le prélude orchestral d\"Aleidis, scène\nlyrique, et un oratorio, Kunstvisioen (Vision\nd'art), pour soli, petit et grand chœur et\norchestre. Ce sont des œuvres d'une inspiration\nabondante et entraînante, d'une mélodie simple\net d'un rythme franc, écrites d'une plume\ntrès coloriste, dans la manière de Peter Benoit\net de Jan Blockx, et qui classent M. Emile\nHullebroeck en fort bonne place dans l'école\nflamande contemporaine.\nDr PAUL BERGMANS.\nMALINES. Quatre concerts de bonne\nmusique nous ont été donnés ce mois-ci. Le\n\" choral Pie X \" de Bruxelles a donné une\naudition intéressante d'œuvres chorales des\ngrands maîtres. Palestrina, Bach, Haendel,\nHaydn, Astorga, Stehle, figuraient au pro-\ngramme.\nD'autre part, le \" Peter Benoit's Fonds\"\nd'Anvers a donné un très belle audition\nd'oeuvres du grand maître flamand. Ce con-\ncert se terminait par l'exécution de la cantate\n\" Het daghet \" de notre concitoyen Josse Van\nden Berghe. Certes, cette œuvre est loin\nd'avoir une réelle valeur artistique, mais on y\nremarque cependant un certain don mélo-\ndique que l'auteur pourrait développer avec\nsuccès.\nLe troisième concert était organisé par la\nsociété royale l'Aurore. Retenons du\ngramme une bonne exécution de la première\npartie des \"Saisons\" de Haydn, dont l'Aurore\nprépare une exécution intégrale pour l'an\nprochain.\nEnfin, l'Académie de musique a donné son\ndeuxième concert annuel. Nous y avons\nentendu une exécution presque parfaite de\nLéonore 111 et de la fine symphonie Ecossaise.\nLe premier acte d'Alceste eût pû être étudié\ndavantage, et la cantatrice qui tenait le rôle\nd'Alceste eût bien fait, à mon humble avis, de\nne pas corriger Gluck en interposant des\nappogiatures plutôt nuisibles, ou en changeant\nles notes quand les récitatifs lui semblaient\ntrop monotones. On se croyait en pleine\népoque du \" bel canto.\" Le grand-prêtre a été\ntrès correct. Nous avons constaté avec un vif\nplaisir les sérieux progrès réalisés par la sym-\nphonie en quelques mois de travail.\nM. C.\nNAMUR. — On annonce pour le\nDimanche 14 Août'. Grande représentation de\nPolyeucte tragédie de Corneille, musique\nd'Edg. Tinel, directeur du conservatoire royal\nde Bruxelles.\nLundi 15 Août. Représentation de L'Arlé-\nsienne, pièce en 3 actes, 5 tableaux d'A Dau-\ndet, Musique de G. Bizet.\nCes 2 Représentations au nouveau Stade\navec le concours des principaux acteurs de la\nComédie Française.\nM. D."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c040", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c040", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 88, "image_fin": 91, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.20", "titre_corps": "Étranger", "titre_sommaire": "Étranger", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 88, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.88", "debut_caractere": 2461, "fin_caractere_exclue": 3543, "texte": "Étranger\nMOSCOU. AT occasion de la quaran-\ntième année du professorat de J. Hrymali, eut\nlieu un Concours de violonistes. M. D. P.\nBelaiew offrait deux prix, l'un de iooo,\nl'autre de 1500 roubles. Le jury de ce con-\ncours était présidé par M. Michel Hypolitofï\nIwanoff, directeur du Conservatoire. Le\nmorceau de concours consistait en un concerto\npour violon avec accompagnement de piano,\nlaissé au choix des élèves, d'une sonate de\nBach, enfin d'un morceau choisi aussi par eux.\nLe premier prix fut décerné à Michel Presse,\ndu u Russischer Trio \". Il y eut trois seconds\nprix : MM. D. Krein, Michel Ersenko, Lea\nLeïbschûtz.\nLe u Klavier-Abend \" de Nicolas Medtner\nmérite d'être signalé. Les œuvres de ce musi-\ncien qui tient à la fois de Schumann et de\nBrahms, tout en sachant demeurer soi-même,\nsont intéressants par leurs harmonies, par la\ngrande diversité de leurs rythmes et par leur\nsolide architecture. L'auteur les exécute d'une\nfaçon impeccable.\nT rès brillant concert donné par la Société\nde Musique Moderne et consacré à la musique\nfrançaise. Au programme : quatuor de V."}, {"page_pdf": 89, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.89", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 3771, "texte": "d Indy, Andante et Scherzo du quatuor de\nRavel, les fetes galantes de Debussy.\nA mentionner encore: un concert donné\npar les sœurs Luboschûtz et le pianiste\nRouchitzky(œuvresdeScriabine,T chaikowsky);\ncelui de la Société Brahms, celui de M.\nZimin a l'occasion du centenaire de Chopin.\nELLEN VON TIDEBOHL.\nOVIEDO. Parmi les derniers concerts\ncitons celui de Mr De Vogel, pianiste, et de\nM 1 Van Isterdael, un des meilleurs violoncel-\nlistes qu'il m'ait été donné d'entendre; celui\nde M 1 Emile Sauer et ceux de l'Orchestre\nSymphonique que dirige l'éminent chef d'or-\nchestre Ml' Arbos.\nP. A. BUILLA.\nSARAGOSSE. Carmen, Othello, La\nTosca, Aïda... telles sont les œuvres que le\ngrand Théâtre vient de jouer, sous la direction\ndu Maître Tolosa, pour l'ouverture de la\nsaison d'Opéra. Les principaux interprètes\nétaient Julian Biel, (ténor) et Mathilde de\nLenuan (soprano).\nLa Société Philharmonique nous a donné\nle 15 Avril un concert très agréable avec des\nartistes de notre ville. Citons parmi les œuvres\ninscrites au programme: Le Quintette (La\nTruite) de Schubert, parfaitement exécuté\npar MM. Ballo (violon), Tremps (alto) An-\ndolz (violoncelle) Laclaustra (contrebasse) et\nZubiria (piano) tous professeurs à l'Ecole de\nMusique, le quartette en mi bémol pour piano\net cordes, de Beethoven, (Isabel Ballo, violon,\nL. Ballo, alto, Cecilia Ballo, violoncelle,\nEugénie Lawoyed, piano.), une sonate de\nScarlatti et des pièces de Albeniz. C'est\nMlle Sirvent, pianiste, qui interprétait ces\ndernières œuvres avec une exécution remar-\nquable.\nRicardo Vines est venu nous donner un\nrécital de piano, consacré presque exclusive-\nment à l'école espagnole moderne (Albéniz-\nGranados—Falla—Turina). Comme à l'ordi-\nnaire le public acceuillit Vines avec enthou-\nsiasme.\nLes 10, 11 et 13 Mai la Société Philarmo-\nnique a donné ses concerts avec le concours\nde l'Orchestre Symphonique dirigé par M.\nEnrique Fernandez Arbos.\nM. DE LA FIGUERA.\nCADIX. L Orchestre Symphonique\ndonnait le IVlai son dixième concert avec\nl'ouverture de Sigurd (Reyer) la Petite Suite de\nDebussy, la Symphonie Pastorale de Beethoven,\nFugue et Variations de Fischhof, et une valse\nde Massenet.\nMADRID. Les temps sont durs pour\nla musique espagnole. Les quartettistes en\nrenom : Francés ou Vela se plaignent du peu\nde succès de leurs séances pourtant si soignées.\nL'admirable société des Instruments à Vent,\ndont je citai les prouesses le mois dernier, a\nvécu, après deux concerts, et s'est endettée de\ncinq cents francs. La Société des Concerts\nSymphoniques doit suspendre ses festivals aux\njours malheureux où le Tout-Madrid se rend\nau Cirque... 1 Les Espagnols préfèrent en effet\nles écuyères en chair et en os aux Walkyries\nfantastiques, fussent-elles conduites par un\nWagner, et n'hésitent point entre le clown\nclassique et les gamineries du Till Eulen-\nSpiegel de R. Strauss...\nLe Maître Arbos, que nos musiciens fran-\nçais connaissent bien, et qui est lui-même l'un\ndes plus ardents champions de l'art d'un\nFranck, d'un Dukas, d'un Debussy ou d'un\nFauré, n'a pu cependant employer tout son\nzèle à la propagande du modernisme étranger,\nen raison de l'hostilité du public, me le disait-\nil lui -même, pour \" toute innovation musicale,\net son désir instinctif de limiter ses efforts à\nl'audition d'un petit répertoire bien connu et\ndans lequel il se complaît pour des raisons\nétrangères àla musique Cette année, la\nmode alla à J-S. Bach, et nous devons nous\nréjouir de ce qu'un peuple aussi méridional\nait applaudi et bissé les et les\ndu vieux \" cantor \". Wagner après Bach eut\ntoutes les faveurs de l'auditoire, et Beethoven\nou Schubert recueillirent la majorité des suf-\nfrages. Mais on accueillit froidement la troi-\n-1 Nous n'exagérons rien : le fait est rigoureusement\nexact. \""}, {"page_pdf": 91, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.91", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 2844, "texte": "sième symphonie de Brahms et l'on discuta\ncelle de Franck, quoiqu'avec moins d'âpreté.\nEn revanche la place que voulut bien donner\nArbos aux œuvres nationales est un indice de\nrenaissance prochaine.\nS. I. M. publiera prochainement une\nétude sur Pérez-Casas et sa Suite Murcienne,\nsi originale et puissante. Nous ne dirons donc\nici que le succès inférieur à son mérite qu'elle\nobtint du public espagnol toujours indifférent\nà ses compatriotes de talent.\nJ'ai moins goûté la Entrada de la Adaya de\nArregui, œuvre de jeunesse de cet auteur\ncependant délicat et d'ordinaire mieux inspiré.\nNous eussions tous préféré entendre le Français\nd'Assise, du même auteur ou sa Symphonie. Par\nailleurs il faut reconnaître que certaines mo-\ndulations, certaines mélodies et certaines touches\nd'orchestre sont assez heureuses en ce fragment\nsymphonique d'un opéra très exubérant.\nPar contre, le fragment final de YEnjer de\nla Divine Comédie, dû au talent très musical\nde Conrardo del Campo m'a vraiment plu.\nUn thème de noble allure se dégage peu à\npeu du fond dissonant de plutôt\nqu'il ne se développe. L'orchestre très brillant\ns'appuie sur la plus solide technique de quatuor\npur et grave. Une poésie secrète s'exhale de\ncette noble page où l'auteur plus musicien\nqu'espagnol, et plus romantique que le plus\nespagnol, sut commenter les vers mystiques\nde Dante. Je crois que la Divine Comédie de\nDel Campo, unie à la Suite Murcienne de\nPérez Casas et aux Symphonies d'Olmeda et\nd'Arregui obtiendraient plein succès auprès\nde nos publics français. H. COLLET.\nLA HAVANE. Notre collègue M. J.\nNin vient de fonder la Société Philharmonique\net le Bulletin mensuel de cette société.\nTrois concerts ont déjà été donnés, le pre-\nmier consacré aux œuvres deGrieg,le deuxième\naux grandes écoles de clavier et de chant des\n17e et 18e siècles, et le troisième aux Bach.\nNous souhaitons à la Société Philharmonique\net à son Bulletin la longue existence qu'ils\nméritent et noussommes heureuxdeféliciter M.\nNin une fois de plus de son dévouement\nà la cause de la musique et de la musicologie.\nTURIN. Grâce à l'initiative de la Sec-\ntion de Turin de l'Association des Musico-\nlogues, une représentation de \" Nina pazza\nper amore \" de Paisiello (1789) vient d'être\ndonnée au théâtre Carignano.\nPOUR STRADIVARI. Le professeur\nAngelo Berenzi a eu l'heureuse idée de pro-\nposer aux habitants de Crémone une souscrip-\ntion destinée à élever un monument à l'illustre\nluthier, et cela sur le lieu même où se trouvait\nla tombe des Stradivari. Ce serait pour Cré-\nmone et pour le monde entier l'occasion de\nréparer la profanation de 1869 ? à cette époque\non laissa démolir l'église où se trouvaient les\ncaveaux des Stradivari et disperser les restes\nde ces artistes incomparables. Nous nous asso-\ncions bien volontiers à l'initiative du Professeur\nBerenzi."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c041", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c041", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 93, "image_fin": 96, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.21", "titre_corps": "La Musique à l'École des Roches", "titre_sommaire": "La Musique à l'École des Roches", "signature_source": "Paul Landormy", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 93, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.93", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2279, "texte": "L'Université, qui, dans ses établissements\nd'enseignement secondaire, prétend donner\naux jeunes gens des deux sexes, une culture\nvraiment générale, n'oublie que de les initier à\nla musique.\nJ'exagère : la musique a sa place, bien\npetite dans les Lycées de jeunes filles.\nMais dans les Lycées de garçons, c'est le pur\nnéant : point de musique du tout.\nAu même titre que la littérature cependant,\nla musique est un moyen d'expression qui\nnous fait connaître les pensées et les sentiments\nde nos semblables, et notamment de quelques\ngrandes âmes, qui se nomment Palestrina,\nMonteverdi, Bach, Haendel, Mozart, Beethoven,\nCésar Franck. Cela ne compte donc pas dans\nl'histoire de l'humanité, dans l'histoire de\nla pensée et du sentiment, dans l'histoire des\npeuples et de la Société ?\nEspère-t-on que la sécheresse, que l'abstrac-\ntion, que la pauvreté des mots parleront mieux\nà l'esprit de l'enfant que la richesse vivante et\nconcrète de la phrase musicale ?\nNotre système officiel d'éducation est encore\npurement intellectualiste et livresque.\nMais ce n'est pas pour développer quelques\nconsidérations générales sur l'enseignement de\nla musique que j'écris cet article, c'est pour\napporter à la connaissance de tous, quelques\nfaits nouveaux, les résultats d'une expérience\nqui se poursuit déjà depuis une dizaine\nd'années, et dont les résultats me semblent dès\nà présent concluants.\nOn sait que Y Ecole des Roches, fondée à\nVerneuil (Eure) par M. Demolins, et dirigée\nactuellement par M. Georges Bertier, est un\nétablissement libre d'enseignement secondaire\noù les jeunes gens sont instruits et élevés\nselon une méthode toute nouvelle, imitée à\ncertains égards de la méthode anglaise, mais\nadaptée aux besoins de l'esprit français. Les\nélèves y sont répartis par maisons où ils vivent\navec leurs maîtres de la vie de famille. On\nleur donne beaucoup plus de liberté et de\nresponsabilité individuelle que dans nos lycées,\net ils sont amenés à s'imposer à eux-mêmes\nune ferme discipline, qu'ils ne subissent pas\ncomme la contrainte rebutante d'une autorité\nextérieure, se substituant continuellement à\nleur initiative. Cette autorité, nécessaire ce-\npendant, n'intervient pas pour régler le détail\nde leurs actes : elle ne sanctionne que les\nrésultats.\n\nLa Musique à\nl'École des Roches"}, {"page_pdf": 95, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.95", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 3798, "texte": "La discipline est entretenue et fortifiée à\nl'Ecole des Roches par les jeux en plein air et\npar la musique.\nLes jeux en plein air ont bien d'autres\navantages, et l'on voit tout de suite ce qu'on\npeut gagner physiquement et moralement à de\ntels exercices : mais leur principal mérite est\npeut-être de faire comprendre à l'enfant la\nnécessité de l'organisation sociale, de la hiérar-\nchie, de la discipline.\nIl en est de même, pour la musique, qui\ndonne des habitudes d'ordre, de précision, de\nde ponctualité dans la soumission à une règle\ncommune.\nr\nA l'Ecole des Roches, l'enseignement musi-\ncal a une importance qu'il n'a prise encore, à\nma connaissance, dans aucun autre établissement\nd'enseignement secondaire. Voici ce que j'ai vu\nou entendu moi-même et ce qu'on m'a\nexpliqué:\ni° On enseigne la lecture et l'écriture\nmusicale à tous les enfants. Les cours de solfège\nsont depuis les classes élémentaires\njusqu'à la fin de la seconde.\n2° Tous les enfants chantent. Les mieux\ndoués sont groupés en une chorale.\n30 N'apprennent à jouer d'un instrument\nque les enfants ayant manifesté une aptitude\nréelle. Ceux qui ont le plus d'oreille, travaillent\nle violon, ou (à partir de douze ans) le violoncelle,\nles autres, le piano.\n4° Quelques élèves, qui en ont le goût,\napprennent Y harmonie et la composition.\n5° L'Histoire de la Musique est. enseignée à\ntoute l'Ecole, comme l'histoire de la littérature.\nIl paraît indispensable de faire connaître aux\nenfants ce que furent les grands maîtres, et de\nles aider par quelques commentaires à pénétrer\nle sens de leurs œuvres.\nMais la n'est pas seulement objet\nd*enseignement à l'Ecole des Roches. Elle est\nencore une des récréations favorites des élèves,\net c'est par là peut-être que s'accuse davantage\nson caractère éducatif.\nTous les mercredis, élèves et professeurs\ninstrumentistes se réunissent pour la classe\nd'orchestre et là ils préparent les concerts assez\nfréquents, pour lesquels toute l'Ecole est réunie.\nCes concerts coïncident généralement avec\nles conférences d'histoire de la musique don-\nnées devant toute l'Ecole assemblée, de sorte\nque l'exemple vient immédiatement à l'appui\nde la leçon.\nTous les Samedis, les professeurs de violon,\nde violoncelle et de piano et les élèves les\nplus remarquables donnent une séance de\nmusique de chambre.\nAinsi l'on forme des jeunes gens capables\nd'écouter et de comprendre les chefs-d'œuvre\nde l'art musical, et on leur prépare pour\nl'avenir, des joies ou des consolations d'un\nprix infini.\nRien de commun entre un enseignement\nmusical ainsi entendu et la vieille routine\ndesséchante dans laquelle s'entêtent tant de\nprofesseurs de musique et tant de maisons\nd'éducation: étude purement technique du\nsolfège, étude purement technique de l'instru-\nment, dans le seul but d'amener l'élève\nà chanter ou à jouer avec succès un morceau\nde salon.\nIci on aime la musique, et on la cultive avec\nle sentiment de sa valeur morale et sociale.\nOn se détourne des œuvres vulgaires et basses.\nOn se souvient que seuls les grands maîtres\nont le droit de parler à l'enfant, quand il\ns'agit d'éveiller en son âme le sentiment du\nBeau.\nC'est Madame Demolins qui a organisé\nl'enseignement de la musique à l'Ecole des\nRoches. Elle en a confié la direction à M.\nArmand Parent, qui vient une fois par semaine\ninspecter les cours et conduire la classe d'or-\nchestre. M. Parent s'est entouré d'excellents\nauxiliaires: Deux professeurs de piano, Mlle\nDesrousseau et M. Lambotte, un professeur de\nviolon, M. Bonjean, et un professeur de\nvioloncelle, M. Corbusier, sont attachés d'une\nfaçon permanente à l'Ecole, qu'ils habitent.\nCe sont des artistes de valeur,\npréter des œuvres \\et, pour ne citer qu'un fait\nsignificatif à cet égard, tout dernièrement\nM. Lambotte faisait entendre à la Société"}, {"page_pdf": 96, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.96", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 3825, "texte": "Nationale un thème varié pour violoncelle, de\nsa composition, qui fut exécuté très brillam-\nment par son collègue M. Corbusier, et très\napplaudi d'un public peu sujet aux emballe-\nments inconsidérés ; après quoi, M. Lambotte\nse mit au piano et présenta avec autorité des\nœuvres nouvelles d'un autre jeune compositeur.\nJ'ai entendu V orchestre de l'Ecole des\nRoches jouer un Concerto grosso de Corelli, des\nsymphonies d'Haydn, de Mozart, de Beethoven.\nJ'ai assisté au de chiffrage du final de la\nsymphonie en sol mineur de Mozart: c'était\nvraiment remarquable.\nComme il est facile de le penser, cet\norchestre est incomplet. Il serait dangereux de\nvouloir le compléter : on n'obtiendrait que de\nmauvais résultats. Il faut s'en tenir aux instru-\nments à cordes: on y joint 2 pianos et un\nharmonium, même une flûte et on a un\nensemble très satisfaisant.\nJ'ai assisté également au Concours de Chant\ndes cinq maisons de l'Ecole des Roches.\nC'était tout à fait extraordinaire. Des meilleu-\nres voix de chaque maison 011 avait formé un\nchœur, parfois très pittoresque, tout ce qui\npossédait une voix et une oreille ayant été\nrecruté. C'est ainsi que j'ai noté la composition\ncurieuse d'un de ces chœurs : Les jeunes\ngarçons avec les filles de la maîtresse de\nmaison et quelques dames-professeurs chan-\ntaient les soprani et les contralti ; de grands\njeunes gens encore imberbes encadrés par\nleurs maîtres tenaient les parties graves, et, au\npremier plan se détachait M. l'abbé, chef\nd'attaque des ténors. Cette collaboration de\ntant de bonnes volontés réunies pour réaliser\nune belle exécution musicale est un admirable\nexemple d'excellente pédagogie. Et ici les\nmaîtres ne croient pas déchoir en associant\nleurs efforts à ceux des élèves, et les élèves ne\nsongent pas une minute à trouver plaisant que\nleur professeur ou leur aumônier soutiennent\nle chant choral de leurs voix plus expertes.\nMais quel ne fut pas mon étonnement\nquand on annonça les titres des œuvres exécu-\ntées ! La maison des Sablons concourait dans la\npièce de Claudin de Sermisy : \" Au joli bois \" ;\nla maison des Pins dans \" Ce mois de mai \"\nrrv •\nde Jannequin ; la maison du Coteau dans la\nu Gloire de Dieu \" de Beethoven ; la maison\nde la Guichardiire dans u II est bel et bon \" de\nPassereau, et la maison du Vallon dans \" Mignon-\nne, allons voir si la rose\" de Jannequin. Je me\ndemandais comment ces chansons du XVIe\nsiècle, d'une mise au point si délicate, d'une\nexécution si périlleuse, seraient rendues par de\nsimples amateurs, et par des enfants ! Eh bien,\nles voix étaient fort jolies, la prononciation\ntrès claire, l'ensemble très fondu, l'interprétation\nintelligente et vivante. La chorale du Vallon\nqui remporta le prix était vraiment digne\nd'être écoutée avec plaisir par les juges les plus\ndifficiles.\nVoilà donc les faits: Voilà ce qu'on peut\nobtenir au point de vue musical, de jeunes\ngens qui font leurs études secondaires, sans\nrien sacrifier du reste de leurs occupations,\nsans même leur demander de consacrer beau-\ncoup de temps à la musique. Il suffit de leur\nfaire aimer cet art ; et il faut pour cela qu'une\nvolonté ferme, guidée par un goût sûr et une\nardente passion du beau, gouverne tout.\nDans les établissements universitaires, on ne\nfait pas de musique parce qu'on ne veut pas en\nfaire : il serait très facile d'y organiser l'en-\nseignement. musical. Mais ce qui manque à\nl'Université, ce sont des chefs pour qui la\nmusique existe, pour qui elle soit autre chose\nqu'un bruit désagréable, ou même agréable\npour qui les sons aient une âme. Lorsque\nnous aurons des directeurs, des inspecteurs et\ndes proviseurs musiciens, la question de l'en-\nseignement musical dans les Lycées aura fait\nun grand pas. Jusque là, nous n'avons rien à\nespérer : l'exemple de l'Ecole des Roches ne\nsera pas suivi.\n\nPaul Landormy."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c044", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c044", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 97, "image_fin": 101, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.22", "titre_corps": "Autour de Lui.", "titre_sommaire": "Autour de Lui.", "signature_source": "Pierre Jobbé-Duval", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 97, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.97", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1516, "texte": "Autour de Lui.\n\nEn notre Temps de spectacles hilarants et\ndouloureux de petits ou grands Guignols, quoi-\nqu' en disent les misanthropes, il n'y a pas\nmoyen de s'ennuyer un instant. Quand il n'y\nen a plus il y en a encore. De plus en plus\nfort, comme autrefois chez feu Jean Baptiste\nNicolet, qui grâce à M. Gabriel Astruc ne\nlaissera plus maintenant qu'un tout petit nom:\nà peine un prénom.\nOh ! à propos de cette mirifique\nItalienne., ne nous voilà pas en train de sortir\npar la queue et du magasin des Accessoires ce\ngrand cheval de bataille qui sert à partir en\nguerre pour la défense de ce qui est Beau,\nFranc, Honnête. Non. D'abord ne monte pas\nqui veut ce grand cheval de bataille sur lequel\nil est infiniment plus facile d'être ridicule que\nd'aplomb, l'attitude des moralistes, ne souffrant\naucune médiocrité. Laissons donc cette Mon-\nture à ceux qui savent s'en servir ou le\ncroient et seront d'ailleurs toujours assez\npour le fatiguer ce bon grand cheval de bataille\nqui n'a d'ailleurs jamais réduit la Laideur, la\nMauvaise Foi ou la Bêtise et qui avant d'en\nvenir à bout, risquera fort de tomber les quatre\nfers en l'air et les jambes raides.\nNe faudrait-il pas être aussi bien ingrats ou\nbien inconscients pour ne pas être reconnais-\nsants à cette Saison Italienne de nous avoir\ndonné par son étourdissant succès une si bonne\nleçon de choses en nous montrant à quel point\nle Public si fourbu parraisse-t-il, peut encore\nmarcher et même galoper quand il a pour\nentraîneur un homme de génie à la fois hardi,"}, {"page_pdf": 98, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.98", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 4218, "texte": "psychologue et organisateur comme M. Gabriel\nAstruc, Voyons, dites, est-ce tous les jours que\nl'on voit quelque chose d'aussi fini, d'aussi\ncomplet, en notre' Siècle d'à peu près où l'ab-\nsolu tend de plus en plus à disparaître et où\ndeviendront bientôt aussi rares et de races\nbâtardes le parfait honnête homme et la par-\nfaite canaille. ?\nPour apprécier tout l'intérêt que la Saison\nItalienne suscita, il n'aura pas suffi de figurer\nquelques soirs dans les salles combles et splen-\ndides du Châtelet. Comme nous, il aura fallu\naccomplir un petit tour dans la Coulisse où\nplus exactement dans l'antichambre de la\nSociété musicale Astruc.\nSur la banquette, le sergent de ville de\nservice à la fois important, débonnaire, protec-\nteur, bavard, critique et confidentiel... Les\ngrandes dames venues elles-mêmes chercher\nleurs places et attendant leur tour, humbles,\npatientes comme de petites femmes de chambres\nnovices... Le désespoir des amateurs qui tom-\nbaient sur le fatal écriteaux : Full House, ou se\nprésentaient après les heures de location et s'en\nretournaient avec des airs des gens ruinés.\nMais aussi, l'allégresse de ceux qui partaient\navec leur billet eri poche, gais comme des gens\nqui l'heure précédente auraient perdu un\nparent riche. Enfin, dans l'entrebâillement\nd'une porte, l'apparition de M. Astruc, allant\net venant, portant haut sa belle barbe Assy-\nrienne, ne couvrant tout de même pas le piquet\nd'œillettes pourpres ornant sa boutonnière.\nJ'entends, je vois des gens qui s'étonnent et\ndisent : Pourtant, on ne se montre pas si\nenthousiaste et même seulement si hospitalier\npour nos artises, au Metropolitan Opéra où les\nItaliens qui en sont les maîtres absolus ne per-\nmettent pas aux Français de chanter autrement\nqu'en Italien... Et cette Saison Italienne que\nnous a-t-elle révélé ? des ténors comme nous\nen entendons au moins un par soir d'Opéra,\ndes œuvres déjà servies, desservies, et même\ndigérées. Enfin, n'aurait-on pu faire une Saison\nFrançaise qui pour une fois, par hasard, aurait\npermis la révélation de jeunes talents ?\nCes gens-là ont tort. Dans les grandes or-\nganisations théâtrales, comme dans les grands\nrestaurants, rien de doit être perdu ni suranné.\nIci et là, le tout est d'avoir un chef cuisinier\nqui sache accommoder les restes et vous les\nfaire prendre pour du \" nanan Ce n'est pas\ndire que si Tout Paris se passera longtemps\nencore la langue sur les lèvres et se caressera\nle ventre au souvenir du \" nanan\" que lui a\nservi M. Astruc, la composition de ce \"nanan \"\nfut de basse qualité ! Non. M. Astruc est un\ngrand chef cuisinier honnête et intelligent à\nqui nous ne voulons pas chercher noise sur\nson Fricot dont nous allons juste extraire le\nmeilleur morceau qui lui a permis de réunir\ntant de monde à sa Table. Ce produit d'im-\nportation provisoire, ce demi-rossignol aux\nmœurs de fourmi rouge d'après Buffon, ce\nsont les plus entendues aux affaires - est, on\nle devine le ténor Caruso ici représenté dans\nson costume de Pierrot de Paillasse. Ce qui ne\nl'empêche pas d'être le plus symbolique\nPolichinelle représentant la toute puissance du\nbluff, cet article de création essentiellement\naméricaine et qui est devenu comme l'on sait,\nun des meilleurs articles de Paris... et même\nd'ailleurs.\nAssez de monde a déjà chroniqué sérieuse-\nment sur Caruso pour qu'il nous soit permis\nde rire un peu ? Les belles dames qui selon\nleur propre expression éprouvent le frisson\ndans les reins quand elles entendent Caruso,\nvoudront bien nous pardonner cette petite\npinte de bon sang que nous allons boire à\nleur excellente santé ainsi naturellement qu'à\ncelle de leur ténor. Il est bien entendu que\nnous rapportons ici à titre de pure curiosité\ndes anecdotes vraiment surprenantes mais qui\nne nous laissent pas si incrédules que cela.\nTant il est vrai que tout est possible dans\nl'existence d'un ténor, même quant à propos\nd'elle, lâchés par le Monde, courent Bluff et\nSnobisme, ces deux glob-trotter réjouissants,\ninfatigables et déconcertants.\nVoilà d'abord la griffe du Lion pardon\ndu Rossignol ! avec quelques révélations\ngraphologiques Sur elle données par un éminent\nspécialiste, certainement le meilleur ami de\nMme de Thèbes —et qui s'y connaît."}, {"page_pdf": 99, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.99", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 3076, "texte": "\" Ecriture essentiellement rhytmique, har-\nmonique, révélant d'une part une volonté qui\nse soutient jusqu'à l'obstination, d'autre part\nle sens profond de la beauté de la ligne en\nl'occurence de la mélodie. \"\nMoi, ambitieux et têtu, caractère violent,\nsensuel, excessif et volontiers trompeur.\nTrace de surmenage, de lassitude matérielle\nnon moins que morale.\nSentiment accusé de prévoyance, l'artiste à\npensé et pense encore à posséder une situation\nassise, il semble que le sujet éprouve cependant\nquelque crainte quant à la fin de sa gloire, de\nsa destinée.\nSentimentalement, cherche à se dérober.\nA dû être fortement exploité, trompé. Se\nméfie des autres par excellente connaissance\nde soi-même.\n\" Pratiquement, l'artiste a une habileté\nd'homme d'affaires. \"\nCe n'est pas dans l'enfance ni dans l'ado-\nlescence de Caruso que l'on trouve de l'impré-\nvu, du caractéristique, de l'amusant. Pour ne\npas faire exception aux phénomènes artistiques,\nnotons d'abord que Caruso chanta en naissant\net que toutes les vieilles diseuses de bonne\naventure italiennes promirent une existence\nglorieuse et dorée. Avaient-elles prédit que le\nPhénomène aurait un temps difficile? Voilà\nce que l'histoire Carusiste ne nous apprend\npas et que nous allons dévoiler.\nCe temps difficile eut lieu en Toscane, à\nLivourne, au Théâtre Goldini, pourvu d'une\nclientèle exigente, excitable, violente, démon-\nstrative, comparable à celles de nos Théâtres\nde Province et entre autres de Toulouse. Ce\nThéâtre Goldini qui ne pouvait somptueusement\nappointer ses interprètes, puisque le prix moyen\ndes places est deux lires, avait tout de même\ndeux ténors : Beducchi, l'enfant chéri, et Caruso\nla bête noire. Mais le directeur qui certaine-\nment avait eu ou devait avoir un Devin dans\nsa famille, était persuadé que la bête noire\nétait au contraire une bête à Bon Dieu,\nqu'il fallait absolument imposer à sa clientèle.\nBien que l'Avenir devait lui donner absolu-\nment raison, le directeur eut la douleur de\nconstater que malgré la Destinée lui et Caruso,\nle Public ne voulait rien savoir et le prouva\nbien, quand en 1897, à une représentation de\nula Vie de Bohême \" il bombarda Caruso des\nplus belles tomates, religieusement ramassées\npar le régisseur qui les rangea et les revendit\nà la sortie, de telle sorte que ce furent les\nmêmes, 011 peut le dire fournies par l'admi-\nnistration, qui resservirent le lendemain. Con-\nfiant en lui et en son Etoile, Caruso ne se\ndécouragea pas pour si peu. Se produisant\nencore en Italie, mais sans prodigalité, il\ntravailla férocement. C'est à ce moment où\nparaît-il, pour développer son volume pulmo-\nnaire, il se fait promener en gondole, allongé\nsur le dos, ouvrant une bouche de carpe,\nrespirant avec rythme et profondeur, selon\nles uns, l'air embaumé selon les autres\nl'air empesté des canaux vénitiens, indiffé-\nrent aux autres gondoles, riches d'amoureux\net de serenata. Patience ! les heures de gondole\ndevaient bientôt rapporter. Non pas en France,\noù les réputations exigent tout de même de\nsérieux pédigris, mais en Amérique, où les"}, {"page_pdf": 100, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.100", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 4320, "texte": "Noms faits à coups de dollars et de trans-\nparents lumineux se trouvent singulièrement\nfacilités par l'ignorance artistique jde la plus\nhaute société qui est avant tout une société\nd'argent et non pas d'artistes. Donc habilement\npréparé, par un cornac intelligent, c'est au\nMétropolitan Opéra de New-York, que Caruso\n.devait édifier sa renommée. Ainsi livrée a\nl'habileté du Barnum qui lui sert sa pâtée\nartistique et lui dit : u Ça coûte très cher, c est\ndonc très bon mange et nen laisse pas,\" la majorité\naméricaine dévora du Caruso à s'en rendre\nmalade, à s'en donner le gros ventre, et le\nvénéra jusqu'à s'attacher à ses pas comme à\nceux d'un Animal Fabuleux qui aurait droit\nà tous les présents, à tous les sacrifices» Adora-\ntion Perpétuelle, qui en élargissant chaque\njour l'auréole de Caruso servit aussi à bien des\ngens. Par exemple aux propriétaires des gros\nhôtels et restaurants américains, qui pour avoir\nfait la dépense légère d'attacher à leur établis-\nsement un sosie ont vu leur clientèle augmenter\ndans des proportions considérables pour le\nseul plaisir de s'entendre annoncer par la\ndomesticité : uCe Monsieur qui est la} c est\nCaruso ! \"\nJ Toutefois c'est la une attraction qui n'est\npas sans danger quand elle n'est pas bien réglée.\nComment, vous êtes encore là ? mais voulex-\nvous bien me f le camp !\nVoila comment pour s'être bien après l'heure\ndu spectacle, laissé baigner dans les délices du\ndessert et de la pleine eau de vie, un\nsosie fut rappelé à l'ordre par le gérant d'un\nrestaurant New-Yorkais, réputé pour sa fa-\nmeuse cuisine française, son atmosphère\njoyeuse, sa vaste salle Empire, décorée de\ncuivres rouges, de lampes électriques rouges,\nde hoquets de fleurs rouges, de tapis rouges....\nCette histoire de sosie récalcitrant est moins\nremarquable encore que la Mort du Poisson\nRouge\n... Des admirateurs New-Yorkais avaient\nrésolu d'oftrir à Caruso un présent d'un prix\nconsidérable expression de leur culte. Mais\nquoi ? Une bague, une automobile, un pur-\nsang ?... On était fort embarrassé, lorsqu'une\nvieille dame les vieilles dames ont toujours\nde très bonnes idées— qui avait connu Verdi\nproposa un poisson des Bermudes, mais lequel?\nUn \" hog-fisch\" un \" que en-tri agger\" un u moon-\nfisch \" ? On se décida pour le \" spotted-moray \"\nqui ressemble à un serpent métallique tacheté\nde pourpre, un poisson à poses plastiques dont\nla plus attrayante est celle qu'il prend lorsque\nvenant à la surface de l'eau, il noue sa queue\net reste bouche bée, gosier palpitant, comme\ns'il était pâmé ou agonisant. Joli cadeau à faire\nà un enfant et même à un ténor, mais difficile\nà se procurer puisque ce Poisson des Bermudes\nne figure pas chez les particuliers, mais seule-\nment à Bettery- Palace, dans les bassins de\nV Aquarium, propriété de l'Etat ! Mais à cœur\nvaillant rien d'impossible ? On se procura donc\ncet échappé du Déluge, mais pour le fortifier,\nle rendre plus beau, on lui fit subir une telle\nsuralimentation qu'il en creva. Sans doute,\non aurait bien trouvé un autre Bermudien,\nmais la mort de celui-ci fût dit-on la cause\nd'une dispute assez grave qui disloqua le comité\nd'admirateurs et le dissolut.\nCaruso a vraiment de la chance! Nous\nfrissonnons en pensant quel effet extraordinaire\ndut produire sur l'élément féminin ce soir où\ndans une de ses tournées, par l'œil de bœuf de\nsa loge, il chanta comme la foule assemblée le\nlui demandait : u Pour le pauvre peuple un petit\nair par la fenêtre ! \" Croirait-on que des mal-\nveillants ont prétendu que le petit air par la\nfenêtre était payé par le Directeur inquiet pour\nses carreaux ? Si la chose est vraie il faut croire\nalors que le Directeur avait beaucoup de car-\nreaux à protéger, car n'est-ce pas le prix du\npetit air par la fenêtre, devait représenter pour\nce Directeur pas mal de carreaux...\nF Jusqu'alors toutes ces choses extraordinaires\nont eu lieu hors de France où l'ldolâtrie pour\nCaruso n'a pas encore fait naître l'industrie\ndes Sosies,la recherche des poissons Bermudiens,\nni sur la place de Châtelet le rassemblement\nd'une populace mélomane demandant \" Un\npetit air par la fenêtre...\" Nous n'en sommes\nencore qu'aux yeux blancs et aux soupirs.\nToutefois, maintenant, oserait-on donner à\nCaruso une de ces leçons de générosité dans le\ngenre de celle-là qui lui fut dit-on offerte,"}, {"page_pdf": 101, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.101", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 1164, "texte": "lorsqu'après avoir chanté pour un gala de\nbienfaisance,il vint toucher l'indemnité réservée\naux artistes peu fortunés, indemnité qui lui fut\naccordée ainsi que l'escalier de service par où\non le fit passer...\nCaruso excellent ténor, comme nous n'en\n>•: - *:■ // !. . . : - ;\nmanquons pas, mais acteur grotesque, comme\nnous n'en manquons pas non plus, vient tout\nde même d'être sacré, canonisé. C'est presque\nun Pape, mettons un sous-Pape. Ne va-t-on\npas en pélérinage au Grand Hôtel voir le\nnuméro de sa chambre et questionner reli-\ngieusement sur ses petites habitudes le domes-\ntique chargé du brillant de ses bottines ?\nNe nous impatientons pas. Nous verrons\nbeaucoup mieux. Quand même aurions-nous\nencore plus d'excellents chanteurs une quantité\nde Renaud, de Clément, quand même une\nnouvelle perfection dans l'art du chant serait-\nelle là pour nous rendre plus difficile, il n'em-\npêche qu'à son prochain retour, Caruso sera\ntoujours le maître de la foule ! Même s'il lui\nplaît de chanter \"Au clair de la, lune. \" .ou\n\" Viens poupoule \" A condition, bien entendu\nque ce soit un Italien et que ça coûte très\ncher.\n\nPierre Jobbé-Duval."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c049", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c049", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 103, "image_fin": 104, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.23", "titre_corps": "Les Instruments", "titre_sommaire": "Les Instruments", "signature_source": "Emile Stiévenard", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 103, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.103", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 3230, "texte": "Les Instruments\n\nLES CLARINETTES 1\nDans le S. I. M. d'avril dernier, je terminais\nmon article en disant que si les, luthiers fran-\nçais ne sortaient pas de leur routine quant à la\nfabrication de certains instruments à vent ils\nauraient avant longtemps à lutter contre la\nconcurrence étrangère.\nJe ne me doutais pas alors que les choses\niraient si vite et que j'aurais à vous faire con-\nstater aujourd'hui que c'est un fait accompli :\nun fabricant étranger a commencé à lancer\nses instruments chez nous ; le contrebasson\nque l'on entend à l'Opéra, dans \" Salomé \"\nde Richard Strauss, est un produit allemand.\nCela est d'autant plus fâcheux que ce n'est\npeut-être qu'un commencement ; rien ne nous\ndit en effet qu'il ne va pas en être bientôt de\nmême pour la série des clarinettes alto, basse\net contrebasse et puis que ça continuera par le\nbasson dont les instrumentistes déplorent cer-\ntains défauts de construction. (Il n'y a pas lieu,\nje crois, d'y comprendre les flûtes, hautbois,\ncor anglais et clarinettes soprano, la fabrication\nfrançaise donne satisfaction aux intéressés).\nJe sais bien ce que disent nos luthiers pour\nexcuser leur routine : les essais de perfection-\nnements sur les clarinettes, le basson et le\ncontrebasson coûtent cher et nous n'avons pas\nde compensation, la vente de ces instruments\nétant restreinte.\nCe raisonnement n'est pas solide. Cette\nvente est restreinte parce que les instruments\nque l'on fabrique sont insuffisants. Je connais\npersonnellement un bon nombre d'instrumen-\ntistes qui feraient immédiatement acquisition\nsoit d'une clarinette-alto, soit d'une clarinette-\nbasse, soit d'un contrebasson, s'ils avaient la\ncertitude d'avoir un bon instrument, Et\\puis\nle simple bon sens fait comprendre que si un\nluthier fabriquait plus soigneusement que les\nautres il aurait inévitablement la clientèle des\nartistes qui ont à cœur leur métier.\nPar conséquent l'argent dépensé aux essais\nde perfectionnements par ce luthier serait vite\nrattrapé, et par le nombre d'instruments qu'il\nvendrait et par l'augmentation de leurs prix.\nA ce sujet il est un fait probant : le contre-\nbasson allemand qui est joué en ce moment à\nl'Opéra a coûté le double de ce que coûte en\ngénéral l'instrument correspondant en France.\nSi l'instrumentiste de l'Opéra a consenti à cet\nexcédent de dépense pour avoir un bon instru-\nment c'est qu'il escompte en avoir un bénéfice\nprochain dans la préférence, sur ses collègues,\nque lui donneront les chefs d'orchestre.\nCe calcul est excellent et devrait être imité\npar les luthiers.\nIl faut bien reconnaître que nous ne som-\nmes plus au temps où il était extraordinaire\nde voir dans un orchestre une clarinette-basse\nou un contrebasson ; aujourd'hui ces deux\ninstruments font partie de l'orchestration.\nCependant pour qu'ils y fassent bonne figure\npar rapport à leur voisins de pupitre, il ne leur\nfaut plus qu'un luthier qui perfectionne leur\nfabrication comme on a perfectionné le cor\nanglais.\nIl n'y a pas encore 15 ans, la clarinette-\nbasse qui servait à l'Opéra-comique était un\nmauvais appareil qui moisissait dans un placard\net que l'instrumentiste prenait avec appréhen-\nsion quand, par hasard, il était obligé d'en\n\n1 Voir S. I. M. du 15 avril."}, {"page_pdf": 104, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.104", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 3258, "texte": "jouer quelques mesures dans de rares ouvrages.\nLe contre-basson était encore plus en retard.\nJe ne puis me dispenser de raconter les ennuis\nqu'essuya un bassoniste (c'était aux Concerts\nd'Harcourt) qui avait été chargé de jouer du\ncontrebasson dans Fidélio. Pour trouver l'in-\nstrument dont il avait besoin, il dut frapper à\nbien des portes sans succès avant de dénicher\ndans le grenier d'un luthier quelque chose qui\nressemblait à un contrebasson.\nÀ la première répétition de l'ouvrage de\nBeethoven on entendit l'instrument en question,\nou plutôt on entendit un rugissement de fauve\nqui mit en joie tous les assistants.\nComme cela n'avait rien de musical,\nM. d'Harcourt pria l'exécutant de vouloir bien\ntravailler son soi-disant contrebasson afin de\nlui faire donner des sons plus doux. A la répé-\ntition suivante, comme le sombre instrument\nrugissait avec la même violence le chef en fît\nl'observation à l'intéressé.\nCelui-ci s'excusa de n'avoir pu travailler à\nson gré, le propriétaire de son logement ayant\nfait irruption chez lui en le menaçant d'expul-\nsion si les locataires entendaient de nouveau\ncette bizarre machine ! Cette excuse, quoique\nvalable en soi, ne faisait pas l'affaire du chef\nd'orchestre. Celui-ci insista donc encore une\nfois auprès de l'instrumentiste afin qu'il trouvât\nun endroit quelconque où il pourrait filer des\nsons sans ameuter ses voisins. Ce fut promis.\nLe lendemain de cette répétition, comme\nje passais dans une petite rue de Montmartre,\nmon attention fut attirée par des aboiements\nde chiens et un attroupement de gamins devant\nle soupirail d'une cave. Je m'approchai et\nconstatai que l'affolement de tout ce petit\nmonde était provoqué par un bruit indéfinis-\nsable qui venait de dessous terre : c'était mon\ncontrebasson qui faisait des gammes. Le mal-\nheureux bassoniste n'avait pas trouvé d'autre\nendroit qu'une cave pour s'exercer.\nOn doit comprendre que de pareils ennuis\nne sont pas pour encourager à l'achat de ces\ninstruments spéciaux. Mais puisqu'il en faut\ndans les orchestres, il est de toute nécessité que\nles fabricants donnent satisfaction aux intéres-\nsés. Ce sera d'ailleurs un avantage pour tout\nle monde: le compositeur aura un meilleur\ninterprète, le luthier plus d'argent et l'exécu-\ntant plus de facilité à bien faire.\nIl est inouï de penser que ni l'Opéra-comi-\nque, ni les concerts Colonne et Lamoureux\nne peuvent avoir un véritable contrebasson en\nbon état ; cet instrument est remplacé tantôt\npar un sarrussophone, tantôt par un instrument\nbâtard qui ne donne pas satisfaction. , t\nCet hiver, salle Gaveau, on jouait un poème\nsymphonique de Richard Strauss. L'œuvre\ncommence par une tenue grave du contre-\nbasson ; eh bien ! je vous assure que la tenue\nque j'ai entendue ressemblait beaucoup plus\nau ronflement d'un moteur d'aéroplane qu'à\nune note musicale.\nEn définitive, la fabrication de la série des\ninstruments que j'ai signalée ne répond pas\naux besoin de l'orchestre contemporain. C'est\npourquoi les compositeurs et les instrumentistes\nverront venir avec joie le luthier assez hardi\npour sortir des chemins battus, et entreprendre\ncarrément les perfectionnements qui doivent\ndonner satisfaction aux musiciens et faire la\nfortune de sa maison.\n\nEmile Stiévenard."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c051", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c051", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 105, "image_fin": 109, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.24", "titre_corps": "Instruisons=nous", "titre_sommaire": "Instruisons=nous", "signature_source": "Double-Dièse", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 105, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.105", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3612, "texte": "Instruisons=nous\n\nRYTHME ET MESURE.\nOn nous écrit pour nous demander quelques\nexplications sur la question du rythme. 11\nparaît que les ouvrages d'enseignement les\nplus répandus ne contiennent sur cette matière\nque des indications fort sommaires et quelque-\nfois très obscures. On parle longuement de la\nmesure, mais on ne dit rien, ou presque rien,\ndu rythme.\nJe crois que si les auteurs de manuels se\nmontrent aussi brefs sur un sujet aussi impor-\ntant, c'est qu'ils sont très embarrassés pour le\ntraiter. Les théoriciens sont en effet bien loin\nd'être d'accord, même sur la simple définition\ndu rythme, et il suffit de les consulter l'un\naprès l'autre pour avoir l'esprit tout plein de\nnotions confuses et contradictoires. Les péda-\ngogues effrayés par l'exemple des théoriciens,\naiment mieux éluder la difficulté que de\nchercher à la résoudre à leur tour.\nSoyons plus audacieux. Laissons de côté\ntoutes les subtilités de l'érudition et de la\nspéculation esthétique, et tâchons de fixer\nnettement quelques idées qui s'imposent à\npremière réflexion, et qu'il serait utile de\nrépandre.\nOn pourrait dire tout d'abord que la mesure\nétant une division abstraite de la durée en\nparties égales, (parties que l'on suppose à leur\ntour divisées en parties égales), le rythme est\nconstitué par l'ensemble des valeurs concrètes\ndont on remplit la mesure. Voici une durée\nde 8 mesures, chaque mesure comprenant\n3 temps : je puis évidemment inscrire dans\ncette durée totale, et dans chacune de ses\ndivisions, toutes sortes de valeurs diverses\n(noires, blanches, croches, etc. pointées ou non,\net silences). Quelles que soient les valeurs qui\n\" meubleront \" cet espace de temps et ses\nparties, il est clair qu'il n'en sera pas modifié,\nni dans sa valeur totale, ni dans celle de ses\nparties. Je puis donc inscrire une infinité de\nrythmes différents dans une même mesure. Lt si\nl'on faisait une leçon à des enfants sur ce\nsujet, il faudrait introduire ici un grand\nnombre d'exemples. On remarquerait que dans\nun même morceau, si la mesure ne change\npas, le rythme varie continuellement, et le\nplus souvent à chaque mesure. Même les\ndifférentes parties, ou voix, qui se superposent\ndans une même mesure n'ont pas les mêmes\nrythmes. On citerait aussi le cas des( danses,\ncomme la polka, la valse, etc. dont l'accom-\npagnement a un rythme fixe, tandis que le\nrythme de la mélodie peut varier.\nVoilà donc une première manière de pré-\nsenter à des enfants quelques idées très claires\net très simples sur le rythme.\nJ'aimerais mieux peut-être une autre mé-\nthode. Ce premier procédé a en effet l'in-\nconvénient de présenter la mesure comme\nantérieure au rythme, ce qui est tout à fait\ni:iexact. Les hommes ont évidemment commence\npar chanter sans se soucier de mesure, et ils ont\nensuite mesuré leurs chants. On peut dire que la\nnotion de mesure dans toute sa rigueur est\nrelativement récente ; elle est née seulement\navec la polyphonie et s'est précisée de plus en\nplus depuis le XIIE'siècle jusqu'à la fin du XVIe.\nOuvrons ici une parenthèse : il importe de\nne pas confondre la mesure musicale avec le\nmètre poétique. La mesure musicale divise la\ndurée en parties égales. Le mètre poétique\nn'est qu'un nombre de syllabes longues et\nbrèves dont la durée n'est pas exactement\ndéterminée. Line longue ne vaut pas 2 brèves,\nelle vaut tantôt plus et tantôt moins : cela\ndépend du mot, de la phrase et de l'expres-\nsion, et ainsi 2 vers égaux métriquement\npeuvent avoir des durées fort inégales du\nmoment qu'ils sont récités. Or le mètre poé-\ntique a dû exercer, dès l'origine, une influence\nconsidérable sur le rythme musical, et l'on"}, {"page_pdf": 106, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.106", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 4036, "texte": "voit qu'il devait, non pas favoriser l'établisse-\nment de la mesure, mais bien plutôt lui faire\nobstacle.\nFermons la parenthèse et revenons à la\nmesure du rythme. Un chant, quel qu'il soit,\na toujours un rythme, avant même d'avoir\nune mesure, et quand même sa mesure serait\ntrès difficile à déterminer. Chaque note d'un\nchant a une valeur, et l'ensemble de ces\nvaleurs forme un groupe rythmique : cet\nensemble se divise en plusieurs membres de\nphrases séparés par des respirations.\nMesurer ce chant, ce sera le diviser en\nparties d'égale durée, et cette opération n'a\nd'autre utilité que d'en rendre la lecture plus\nfacile et l'exécution plus correcte.\nMais mesurer un chant n'est pas toujours\npossible ; telle chanson populaire présente un\nrythme irréductible à la mesure à trois temps\nou à la mesure à quatre temps ou à quelque\nmesure que ce soit. Il faudrait changer la\nmesure sans cesse, ce qui reviendrait à la\nsupprimer.\nCependant le cas est plus rare pour la\nmusique artistique, qui est généralement me-\nsurée. Qu'est-ce que cela prouve ? Que cette\nmusique artistique est supérieure à l'autre ?\nNon point. Mais que notre habitude de la\nmesure nous a fait perdre l'invention de ces\nrythmes infiniment souples et variés qu'avait\ndictés aux premiers musiciens sans éducation\ntechnique la spontanéité de leur nature.\nCette habitude de la mesure, n'en disons\npas trop de mal cependant. Elle ne se justifie\npas seulement par cette piètre raison pratique :\nla facilité de la lecture et de l'exécution —\nj'ajouterai encore : et de l'audition. — Mais\nil faut voir aussi qu'elle a sa valeur esthétique.\nElle introduit dans l'art un souci de la symé-\ntrie, qui lui est essentiel, et qui s'y manifeste\ntoujours à quelque degré, même dans ses pro-\nductions en apparence les plus désordonnées.\nLes jardins à la française ont leur beauté, et\nsi Ton peut préférer un art plus souple et plus\nvarié, on ne peut cependant aimer, pour elle-\nmême, l'incohérence.\nNotons pour finir deux sens du mot mesure.\nLa mesure, c'est d'abord l'acte de mesurer.\nC'est aussi chacune des divisions de la phrase\nmusicale qui servent à la mesurer.\nLE DIAPASON ET L'HISTOIRE DE SES\nVARIATIONS.\nUn Ami de la Musique nous écrit : \" Puis-\nque Y Actualité musicale a eu la judicieuse idée\nd'ouvrir la rubrique Instruisons-nous, pourriez-\nvous un jour consacrer un chapitre à l'Histo-\nrique du Diapason ?... On sait bien qu'au\ntemps de Gluck et de Mozart, la hauteur du\ndiapason non seulement n'était pas ce qu'elle\nest aujourd'hui, mais qu'elle n'était pas fixe.\nIl n'en serait pas moins intéressant de con-\nnaître la valeur tout au moins moyenne des\ndiapasons généralement usités à cette époque,\nsoit à Vienne, soit à Paris, pour la comparer à\ncelle qui de nos jours fait loi. J'ai consulté\nlà-dessus plus d'un musicien professionnel sans\nobtenir de réponse satisfaisante. \"\nC'est là en effet une importante question\nque nous nous réservons de traiter plus com-\nplètement une autre fois ; mais nous donnerons\ndès aujourd'hui quelques indications qui ap-\nporteront à notre aimable correspondant une\nsatisfaction au moins provisoire.\nRappelons que le mot diapason signifiait en\ngrec Voctave. Par suite le diapason normal fut\nY octave normale, c'est à dire accordée à une\nhauteur absolue déterminée par convention.\nC'est ainsi que le mot diapason finit par\ndésigner y accord normal de V échelle fondamen-\ntale. Enfin le mot diapason servit à dénommer\nl'instrument produisant le la normal.\nLe diapason ne put être fixé d'une façon\nvraiment stable qu'à partir du moment où l'on\nsut compter les vibrations des sons. Ce fut en\n1858 que l'Académie des Sciences de Paris\ndécida que la hauteur normale du la3 serait\nde 870 vibrations simples ou 435 vibrations\ndoubles par seconde. Dès lors ce diapason fut\nadopté dans toute l'Europe. L'Angleterre seule\nrésista longtemps, et s'obstina à conserver un\ndiapason plus élevé. /\nUn excellent ouvrage de El lis (History of\nmusical pitch), a paru/en 1880 et on y trouve\nla preuve qu'avajix la seconde - moitié du"}, {"page_pdf": 107, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.107", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 4272, "texte": "XIXe siecle le diapason fut des plus variables\naux différentes époques et dans les différents\npays. Mais il est extrêmement difficile à\n1 historien de déterminer avec exactitude\nchacune de ces variations. Dans tous les cas il\nnous manque le seul renseignement précis, qui\nécarterait toute discussion : le nombre des\nvibrations données par le la.\nVoici tout au moins ce qu'on peut dire : en\nAllemagne le diapason semble avoir été de\npresque un ton plus aigu que notre diapason\nactuel pendant le XVIe et le XVIIe siècle.\nOn peut en juger par l'étude des anciennes\norgues que nous avons conservées.\nEnsuite le diapason descendit peu a peu,\nsurtout à partir du moment où se constitua,\nen dehors de la musique d'église, une musique\ninstrumentale dite musique de chambre (Kam-\nmermusik). Cependant l'église conservait son\nancien diapason, ou à peu près : de telle sorte\nqu'on distinguait 2 diapasons : celui de\nl'église (Chorton)y et celui de la musique de\nchambre (Kammerton). Et il y avait encore un\ntroisième diapason, celui des musiciens de\nplein air, celui des hautbois et des cornets,\ndes Stadtpfeifer (Kornetton)y et ce diapason-là\nétait le plus haut de tous : une tierce mineure\ndevait le séparer du diapason de la musique de\nchambre.\nNotre correspondant ajoute que la question\ndes variations du diapason est liée à celle \" du\ncaractère des diverses tonalités. On peut\nlire, dit-il, dans Lavignac que tel ton est\nénergique, tel autre champêtre, gai, tel autre\nchevaleresque. Ces caractères, en admettant\nque les musiciens soient d'accord à en recon-\nnaître la justesse, sont-ils vraiment inhérents à\nla tonalité ?... Si à une époque et en un lieu\ndonné le diapason adopté a été, ou est encore,\ntel qu'il diffère du nôtre d'un demi-ton, une\nmême phrase écrite par exemple en mi et\njouée à Paris dans notre ton de mi sera jouée\nen cet autre lieu dans un autre ton de mi qui\ncorrespondra à notre ton de fa. En résultera-t-\n-il que cette phrase aura à Paris un caractère\néclatant, chaud, joyeux (je cite toujours Lavi-\ngnac), et dans l'autre lieu un caractère pastoral\net agreste ?... Si du temps de Mozart le\ndiapason à Vienne était environ d'un j> ton\nplus haut que le nôtre, ses notes en fa étaient\nécrites par lui dans un ton qui est notre sol b,\nauquel les personnes imbues de l'idée d'un\ncaractère propre à chaque tonalité attribueront\nun caractère bien différent de celui du ton de\nfa... Et alors, qu'en conclure, sinon que ces\ncaractères sont imaginaires, et qu'on ne peut\nvéritablement attribuer de caractère qu9au\npassage d'une tonalité a une autre, et jamais\nà une tonalité considérée isolément ? \"\nVoilà un très délicat et très intéressant\nproblème ! Il est bien difficile de le traiter en\nquelques lignes. Je soumettrai cependant à\nnotre Ami de la Musique quelques rapides\nréflexions.\nD'abord, comme il le fait lui-même remar-\nquer, les musiciens ne sont pas tout à fait\nd'accord sur le caractère qu'il convient d'at-\ntribuer à chaque tonalité. Leurs opinions\nvarient surtout suivant les époques, et M. Lavi-\ngnac serait sans doute très étonné de lire par\nexemple dans le beau livre de M. Laloy sur\nRameau de quelle façon le plus grand com-\npositeur français du XVIIIe siècle caractérisait\nles différentes tonalités. Il y aurait là de quoi\ndonner peut-être raison à notre correspondant\net l'on pourrait être amené à penser que ces\nchangements d'impressions esthétiques dépen-\ndent des variations du diapason.\nPour ma part, je n'interprète pas ainsi les\nfaits. Je ne crois pas en effet que le caractère\nd'une tonalité donnée soit déterminé surtout\npar la hauteur absolue des tons qui la com-\nposent. Je crois bien plutôt qu'il est en rela-\ntion avec la tonalité fondamentale de /'instrument\nsur lequel la musique doit être exécutée. Sur\nune clarinette en si b et sur une clarinette en\nla la même tonalité sonne de deux manières\ndifférentes et change de caractère. Le piano\nqui est accordé par tempérament à partir du\nla ne rend pas les mêmes effets pour une\ntonalité donnée que le violon qui a pour ainsi\ndire quatre tonalités fondamentales dont les\nexigences s'entrecroisent en se conciliant ou\nse heurtant. Une tonalité très claire et très\nbrillante au piano pourra être très sourde et\ntrès grise au violon. Que le violon soit accordé"}, {"page_pdf": 108, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.108", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 3998, "texte": "au diapason normal, un peu plus haut ou un\npeu plus bas, peu importe : il sonnera toujours\nplus brillant en sol naturel exemple\nqu'en sol b majeur. Il y a là une foule de con-\nditions dont il faut tenir compte : la variété\ndes harmoniques d'abord et principalement,\nles changements de cordes s'il s'agit d'un\ninstrument de la famille des violons, et les\nretours plus ou moins fréquents de cordes à\nvide ou de leur résonnance, les doigtés même,\netc. etc. Il me semble que ces conditions ont\nplus d'importance que la hauteur absolue des\nsons, surtout s'il ne s'agit que d'une différence\nd'un ton ou d'un ton dans le diapason.\nIl est vrai que si l'on peut accorder un\npiano ou un violon à différents diapasons et\nconstruire aussi des hautbois et des flûtes un\npeu plus hauts ou un peu plus graves, la voix\nhumaine est immuable. Elle a ses exigences\nque nous ne pouvons modifier. Et c'est peut-\nêtre aussi dans la musique vocale que les\nvariations du diapason modifieront le plus les\ncaractères des tonalités. A ce point de vue\nnotre correspondant reprendrait, il me semble,\nl'avantage, et aurait tout à fait raison.\nIl faudrait évidemment tenir comte aussi\nde l'effet du passage d'une tonalité dans une\nautre, ce qui reviendrait en somme à ce que je\ndisais tout à l'heure. Car on peut considérer\nque tout instrument part de ce que j'ai appelé\nsa ou ses tonalités fondamentales, par rapport\nauxquelles toutes les autres se caractérisent à\nleur tour, de telle sorte qu'il n'y aurait de\ncaractéristiques tonales que relatives, et non\npas absolues.\nEn tout cas ces quelques indications suffisent\nà montrer combien la question est complexe,\net nous serons heureux si nous avons su attirer\nl'attention de nos lecteurs sur un problème\nqu'ils auront tout profit à méditer plus lon-\nguement.\nACCUSES DE RÉCEPTION.\nNous avons reçu d'autres lettres que nous\navons lues avec le plus grand plaisir. Elles nous\nprouvent que la rubrique nouvelle \" Instrui-\nsons-nous \" répondait à un besoin. On est\nenchanté de pouvoir s'adresser à nous pour\nobtenir quelques renseignements qu'on ne\nsavait où se procurer. On nous demande de\ntraiter dans un prochain article telle ou telle\nquestion de théorie ou de pratique, d'histoire\nou de pédagogie. Nous répondrons peu à peu\nà nos aimables correspondants : qu'ils ne s'im-\npatientent pas. Nous préférons les faire attendre\net leur donner tout à loisir la satisfaction qu'ils\nréclament : deux lignes ne leur suffiraient pas\npour les éclairer sur le point qui les embar-\nrasse, et s'il fallait tout de suite répondre à\ntous, nous n'aurions que deux lignes pour\nchacun. Nous grouperons autant que possible\nles sujets à étudier afin de fournir sous un\nmême titre et dans un même article les ex-\nplications demandées de divers côtés1 et à\ndifférentes époques de l'année. Et nous espérons\nque tout le monde sera content !\nRÉSULTATS DU CONCOURS DU 15 AVRIL 1910.\n1. Sourdine (Bordeaux). 2. G, Durand\n(Lyon). —3. Violette (Sfc Quentin.) 4. Lysis\n(Paris). Les autres concurrents ne méritaient\npas d'être classés, leurs réponses était insuffi-\nsantes.\nNous accordons au premier nommé dans ce\nconcours un abonnement gratuit, d'un an à\nrs. L M.\nLa page de musique qu'il s'agissait d'expli-\nquer était extraite de YHippolyte et Aride de\nRameau (p. 151 de l'édition populaire Durand\net fils). La construction technique en a été\nassez bien analysée ; c'était la partie la plus\nfacile de la tâche qu'avaient à remplir les\nconcurrents. L'expression de la phrase musicale\nn'a pas toujours été bien comprise : on n'y a\npas senti le caractère poignant d'une ample\nlamentation. Au point de vue historique on\naurait dû faire remarquer surtout certaines\nparticularités d'écriture, comme ces accords\nparfaits sans tierce dans la première mesure,\nla marche continue des noires de la basse, le\nmélange un peu hésitant du style purement\nharmonique et du style polyphonique, l'ana-\nlogie de l'inspiration avec certaines \" ritour-\nnelles \" des airs de Bach, l'emploi d'une courbe"}, {"page_pdf": 109, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.109", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 794, "texte": "mélodique particulièrement adaptée au jeu du\nfiolon, notamment dans la dernière partie de\nI,'avant-dernière mesure, etc. etc. —\" Nous\nL 1 >\ndonnons prochainement un sujet de concours\ndu même genre : nous voyons là une des\nconcours tous les élèves ou anciens élèves de\nnos Conservatoires et Ecoles de musique.\nC'est surtout aux amateurs que nous nous\nadressons cette fois ; les professionnels ne seront\népreuves les plus intéressantes auxquelles nous\npuissions soumettre la sagacité de nos lecteurs.\nVoici maintenant le texte d'un nouvel\nexercice. Il s'agit de réaliser à 4 parties vocales\nla basse que nous donnons. Sont exclus de ce\nadmis à concourir qu'à la condition qu'ils ne\nsoient pas déjà diplômés à quelque degré et de\nquelque façon que ce soit.\n\nDouble-Dièse."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c053", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c053", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 110, "image_fin": 113, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.25", "titre_corps": "Un Jeune Prodige", "titre_sommaire": "Un Jeune Prodige", "signature_source": "J. E", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 110, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.110", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1599, "texte": "Un Jeune Prodige\n\nL'Autriche verra-t-elle en ce début du\nXXe siècle se reproduire le phénomène musi-\ncal dont Mozart l'illustra, dans les dernières\nannées du\nXVIIIe siècle ?\nOn peut se\nposer cette\nquestion en fa-\nce des œuvres\ndu jeune Korn-\ngold, dont l'o-\npinion vien-\nnoise a été si\ncuriseusemen t\nintriguée de-\npuis quelques\nmois, et dont\nl'Europe mu-\nsicale com-\nmence à s'é-\nmouvoir.\nErich Wolf-\ngangKorngold\nest né à Brunn\nle 29mail 897.\nIl est fils de\nnotre éminent\nconfrère de la\nNeue Freie\nPresse, le cri-\ntique musical\nsuccesseur de\nHanslick. A\ncinq ans 011 le\nmit au piano,\nou plutôt il\ns'y mit de lui\nmême, et s'y trouva tout delisuite absolument\nà son aise. A neuf ans il lui vint l'idée de\ncomposer une cantate. On lui donna comme\nprofesseur Alexandre de Zemlinsky, et, depuis\nun an et demi, il suit les leçons d'harmonie\nde Robert Fuchs. C'est aujourd'hui un jeune\ngarçon plein d'entrain, aimant à jouer, às'ébattre\net n'ayant rien\ndu génie fatal.\nMais irrésisti-\nblement en-\ntraîné vers la\nmusique.\nDès le dé-\nbut ses goûts\nl'ont porté vers\nles modernes ;\nStrauss, Mah-\nler, Debussy,\nDukas sont ses\nmaîtres favoris.\nEt son oreille\nlui permet de\ndistinguer sans\nincertitude\ntous les élé-\nments dont nos\ngrands orches-\ntres associent\nla complexité.\nLe sens des\nréalités musi-\ncales, mélodie,\nharmonie ,\nrythme, style,\ntonalité... s'est\nainsi développé\nchez lui d'une\nfaçon instincti-\nve, et avec une\npromptitude\nqui surprend. Personnellement le prodige\nmusical m'a toujours semblé un phénomène\npsychologique, plutôt inquiétant que flatteur\npour l'art. Je ne puis cependant me défendre"}, {"page_pdf": 111, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.111", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 713, "texte": "d'une réelle sympathie pour ce garçonnet qui\nà 10 ans, dès la fin de 1908 compose une\npantomine, une sonate de piano et un petit poème\ndescriptif Toute valeur musicale mise à part,\nil y a là une attraction d'un être jeune et naïf\nvers le royaume des sons, qui me semble\ninfiniment touchante.\nQuant aux œuvres elles-mêmes, ce qui\ntrappe en elles, c'est avant tout leur maturité.\nDer Schneemann est une charmante suite de\n40 pages qui transpose en musique des im-\npressions enfantines. Don Quichotte, est plus\ngrave ; nous citons ici les deux premières\npages de cette œuvre qui est d'une étonnante\nmaîtrise pour un enfant. La Sonate vise plus\nhaut encore, avec son final, qui est un devoir"}, {"page_pdf": 112, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.112", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 297, "texte": "d'harmonie donné au jeune Korngold par son\nmaître. Sur une basse imposée s'élève une\nsorte de chaconne où l'on sent manifestement\nle désir et la volonté de créer. Dirais-je que\nje trouve cependant moins de joie dans cette\nœuvre que dans les deux autres, et un peu de"}, {"page_pdf": 113, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.113", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 884, "texte": "formalisme, comme on devait d'ailleurs s'y\nattendre dans une forme dépourvue d'intention\npittoresque. La virtuosité dans le formalisme\nest d'ailleurs le grand danger de tous nos\ncompositeurs modernes, en Allemagne surtout,\net je signale cet écueil au jeune maître.\nEn somme l'éveil d'une nature aussi im-\npérieusement douée que celle de Korngold,\nl'apparition soudaine d'un enfant qui parle\nnaturellement le langage musical des adultes,\nl'intervention d'une puissance spontanée au\nmilieu de tous nos travaux d'école et de con-\nservatoires c'est bien un fait nouveau dans\nl'histoire de la musique contemporaine, et qui\nmérite l'attention. Korngold sera-t-il l'homme\nde demain, celui que la musique attendra dans\nquinze ou vingt ans. C'est ce quê personne\nne saurait dire. Mais en tout cas un musicien\nnous est né. Parions encore une fois pour le\ngénie.\n\nJ. E."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c054", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c054", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 110, "image_fin": 110, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.25.1", "titre_corps": "K. W. Korngold Cliché Grillich, à Vienne", "titre_sommaire": "K. W. 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P", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 113, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.113", "debut_caractere": 886, "fin_caractere_exclue": 3432, "texte": "*) O. Bouwens van der Boijen. 2) Durand.\n3) Alleton. 4) Hamelle. 5) Edition mont-\nrougienne. 6) Justin Robert, à Béziers.\nSi les transcripteurs ont parfois de singu-\nlières fantaisies, - nous y reviendrons tout à\nl'heure —, il en est aussi de fort avisés ;\ncomme M. Delune, qui vient de réduire pour\npiano l'accompagnement d'orchestre de son\nPOEME pour violoncelle \\ Cette œuvre sym-\npathique et chantante mérite d'être lue, et je\nne crois pas qu'elle perde à passer au domaine\nde la musique de chambre. Quand M. Pierre\nRenauld réédite, pour deux Pianos la SONATE\nA DEUX CLAVECINS de W. F. Bach 2, c'est\nencore fort bien. Le travail de M. Braunfels,\ntranscrivant pour piano DEUX PIÈCES D'ORGUE\nde J.S. Bach \\ est un peu plus contestable :\nles pièces d'orgue peuvent fort bien se lire au\npiano telles qu'elles sont écrites ; et il n'est-\npas question, j'espère, de les faire passer, une\nfois arrangées, au programme des pianistes\nvirtuoses ; ils ont tout ce qu'il leur faut dans\nl'œuvre de Bach. Mais il y a plus original en\nce genre : M. de Vagney a u complété \" les\nSONATES pour Piano de Beethoven 3 ; grâce à\nses soins empressés elles se transforment en\ntrios, ou bien en morceaux à deux pianos\nconcertants. Et ne croyez pas que M. de\nVagney se contente de morceler le texte\nbeethovenien pour le distribuer aux divers\ninstruments : il préfère composer, de son crû,\ndes parties d'accompagnement, qui viennent\nse surajouter à l'original, laissé scrupuleusement\nintact. M. de Vagney parvient ainsi à ren-\nforcer l'Harmonie classique, parfois pauvre, ou\nbien, il remplit les vides mélodiques par d'in-\ngénieuses broderies...; vous n'imaginez pas,\npar exemple, combien l'Andante de la Sonate\nPastorale gagne à être pourvu d'un petit\ncontre-point, qui reproduit le thème, mesure\npar mesure . Mais, faut-il vous l'avouer,\nj'aime mieux les sonates de Beethoven, telles\nque lui-même les a écrites.\nLa SONATE POUR VIOLON ET PIANO, de\nGuillermo Uribe presque classique d'écriture,\nest d'un bout à l'autre une œuvre franche et\nsaine. De même les TROIS PIÈCES D'ORGUE de\nMaurice Reuchsel 4, avec leur Finale d'une si\nallègre envolée. M. Jules Dorsay, avec le\nBOUQUET DE L'AIMÉE, piano et chant 6,\nM. Marc Delmas avec une IDYLLE D'AUTOMNE\net un NOCTURNE MARITIME, piano et chant5,\nn'évitent pas toujours les longueurs, ni les\ncomplications inutiles, mais ont le mérite\nd'échapper à toute vulgarité. M. Szulc, au\ncontraire, avec sa Pantomine UNE NUIT\nD'ISPAHAN, réduite pour piano x, n'échappe ni\naux unes ni aux autres. Rien de plus banal\n\nL'Edition\nMusicale"}, {"page_pdf": 114, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.114", "debut_caractere": 111, "fin_caractere_exclue": 2686, "texte": "que cet Orientalisme de ballet et toutes ces\nValses plus ou moins roses, ne valent guère\nmieux que si elles étaient bleues.\nSignalons tout particulièrement les IMPRES-\nSIONS DE PRINTEMPS, de Clément Robert6 pour\npiano et chant. Ce cycle de 7 Mélodies est\névidemment supérieur à tout ce que nous\navons reçu depuis longtemps. Telles d'entre\nelles, les Amandiers, le Semeur, la Sourcelette,\nlaissent l'auditeur sous une impression d'in-\ntense et indéfinissable poésie ; leurs conclusions,\ntrès significatives, très évocatrices dans leur\nbrièveté même, rappellent un peu certaines\nformules chères au maître Fauré. M. Robert\nn'a pourtant jamais été son élève. Il a passé\npar l'école Niedermeyer et par le Conserva-\ntoire, mais sans doute sans s'y transformer\nbeaucoup, puisqu'il affirme aujourd'hui que la\nComposition ne s'apprend pas. Très respec-\ntueux de sa propre originalité, il entend\nn'écrire que des œuvres patiemment mûries.\nEntre sa première composition, une GRISAILLE\npour piano et chant 6 signée Broter Sohn et\nce volume de mélodies, il y a évidemment un\nabîme. M. Robert n'a du reste pas perdu son\ntemps de l'une aux autres ; il a produit une\nJEANNE D'ARC, une cafetière automatique et\nun moteur à soupapes concentriques. Sou-\nhaitons que la mécanique ne le détourne pas\nde la voie artistique, où il donne déjà beaucoup\nplus que des promesses. M. Robert peut se\nplacer demain au premier rang de nos jeunes.\nCeux qui goûtent le moins la musique de\nDebussy seront forcés de convenir que l'appa-\nrition de ses PRÉLUDES 2 marque une date\ndans l'histoire de la musique de piano. En les\nqualifiant de pianistiques, je ne veux pas\ndésigner par là l'emploi de ces formes de vir-\ntuosité pure, dont les compositeurs romanti-\nques, Liszt en tête, nous ont donné l'exemple.\nRien n'est plus éloigné de M. Debussy. Dans\nles passages les plus compliqués en apparence,\nles 10 doigts arrivent juste à point nommé et\ncela sans écarts ni contorsions ; tout ce qui\nest écrit est possible. Voyez ces petites gammes\nascendantes qui -achèvent le prélude n° 2,\nVoiles ; ou bien le début en sixtolets du n° 3,\nLe Vent dans la plaine. Les trouvailles sonores\nne sont pas moins étonnantes et font appel à\ntoutes les ressources que peuvent offrir les\npedales. Le n° 4, Les Sons et les Parfums, a\nune conclusion surprenante, quelque chose\ncomme un soulagement exquis après deux\npages délicieusement fausses. La Dance de Puck\nest tout à fait aérienne. Enfin, M. Debussy a\nvoulu finir sur une note gaie, et le n° 12,\nMinstrels, nous rappelle les joyeuses fantaisies\ndu Golliwog's Cake Walk.\n\nV. P."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c059", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c059", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.27", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.2", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1375, "texte": "COMITE DE RÉDACTION DE S. I. M,\nPRÉSIDENT :\nCH. MALHERBE, Bibliothécaire de l'Opéra.\nMEMBRES :\nA, BOSCHOT. Critique Musical.\nM. BRENET.\nL. DAURIAC, Conservateur de la Biblio-\nthèque Victor Cousin,\nj. ECORCHEVILLE, Docteur es-Lettres.\nM. EMMANUEL, Professeur d'Histoire de\nla Musique au Conservatoire.\nL. DE YV LAURENCIE.\nL. LALQY, Docteur ès-Lettres,\nE. Conservateur adjoint 4E la\nBibliothèque Ste Geneviève,\nG. PROD'HOMME, Critique Musical.\nROMAIN ROLLAND, Professeur à l'Uni-\nversité de Paris.\nJ, TÏERSOT, Bibliothécaire du Conserva^\ntoire.\nE. WAGNER,\nCOMITÉ CONSULTATIF ARTISTIQU\nDE LA\nSOCIÉTÉ FRANÇAIII DES AMIS\nMM.\nR. Brusselj\nG. CARRAUP,\nJ. ' CHANTA¥QINMs\nA. DE CHEVIGNA,\nA. COQUARD,\nH. op ÇuRZONj\nM. EMMANUEL,\nB. m FOURCAUD,\nA, JfyeîiM}\nL. Lalo¥,\nH. LICHTENBERGER,\nP.\nCH. MALHSRBE»\nJ. Marmqi,»,\n■G* m fwùmm--\nL. SCHNEIDER,\nP. SoUDAYj\nE. STOULLIG,\nj. TÏERSOT,\nCritique Musical du Fjmro\nde\n$1 \"\n* *\nit\ndu Herald.\nde l'Echo de Parjf,\nRédacteur en Chef du Guide Musical.\nProfesseur d'histoire de la musique au ConserQatçire\nde Musique.\nCritique Musical du Gaulois.\ndes Débats.\nde la Grande Revue.\nde P Opinion,\ndu Petit Journal,\nBibliothécaire 4® l'Opéra.\nCritique Musical du Mercure France.\nRédacteur en Chef de Cowœdia*\n** M de Musica,\nCritique Musical du Gil Blas.\nMHHlÉiMHHfeH de\ndu Monde artiste.\nBibliothécaire du Conservatoire de Musique,\nf?\nm\n99.\nff\n99\ni't\n9Î\nn\n55"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c060", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c060", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 3, "image_fin": 3, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.28", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.3", "debut_caractere": 3, "fin_caractere_exclue": 839, "texte": "I\n• -JL. t\nREVUE MUSICALE MENSUELLE\nOrgane de ia Section de Paris de la Société Inter-\nnationale de Musique et de la Société Française\ndes Amis de la Musique.\nFrance et Belgique :\nLe numéro : i fr. 50\nUn an: 15 fr.\nSix mois : 8 fr.\n_\nEtats-Unis :\nLe numéro; 50 cents. Un an:\nEurope :\nLe numéro : 2 fr.\nUn an: 20 fr.\nSix mois: 12 fr.\n5.00\nS. I. M. publie à part et sous couverture spéciale\nla seconde partie de sa revue, celle qui traite\nde l'actualité. Cette annexe s'appelle :\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\net forme trente=deux pages mensuelles.\nLe prix de l'Actualité Musicale est :\nFrance et Belgique :\nLe numéro fr. 0.40\nUn an fr. 4.00\nUnion postale :\nLe numéro fr. 0.60\nUn an fr. 6.00\nREDACTION\nFRANCE :\n22, rue St. Augustin, PARIS.\nBELGIQUE :\nRené Lyr à Boitsfort-Bruxelles\nAdministration : LIBRAIRIE CH. 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ELIE POIREE, Conservateur adjoint à la bibliothèque Sainte=Geneviève\nChaque volume in-8° (14x20,5) de 128 pages avec 12 gravures\nBroché : 2 fr. 50 Relié : 3 fr. 50\nERNEST REYER\nPAR ADOLPHE JULLIEN\n1 VOLUME\nNOUVEAUTES\nLULLY\nPAR HENRY PRUNIERES\n1 VOLUME\nLA MUSIQUE CHINOISE\npar LOUIS LALOY\nVOLUME\nLA MUSIQUE DES\nTROUBADOURS\n1 VOLUME\nDéjà parus :\n•\nBerlioz, par ARTHUR COQUARD.\nBoieldieu, par L. AUGE DE LASSUS.\nChopin, par EUE POIRÉE.\nFélicien David, par RENÉ BRANCOUR.\nGluck, par JEAN D'UDINE.\nGounod, par P.-L. HILLEMACHER.\nGrétry, par HENRI DE CURZON.\nHérold, par ARTHUR POUGIN.\nLiszt, par M.-D. CALVOCORESSI.\nMendelssohn, par P. DE STŒCKLIN.\nMozart, par CAMILLE BELLAIGUE.\nPaganini, par J.-G. PROD'HOMME.\nRameau, par LIONEL DE LA LAURENCIE.\nRossini, par LIONEL D'AURIAC.\nSchubert, par L.-A. 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ANTONA & VALADON FRÈRES\n9, RUE PILLET-WILL, PARIS. Tél. SS#\nComme suite à votre annonce dans S.I.M. ; veuillez envoyer un de vos repré-\nsentants chez c/SfT\n!\n> , »\na\n(Signature)\nN. B. 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DELAGRAVE, 15, rue Soufflot, Paris.\n•k • .. V\nENSEIGNEMENT DE LA MUSIQUE\n. ?\nVIENT DE \"PARAITRE :\nTABLEAU FIGURATIF DE MUSIQUE\nUn tableau imxim 25, tiré en rouge et noir et contenant les tout premiers\néléments cîe la musique : NOTES, CLEFS, SIGNES MUSICAUX, etc.\nPAR\nPAUL ROUGNON\nProfesseur au Conservatoire national de Musique,\nEn feuille\nCollé sur toile, monté sur gorge et rouleau\n3 fr. 50\n7 fr. 50"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c069", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c069", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.37", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.8", "debut_caractere": 4, "fin_caractere_exclue": 1706, "texte": "Chemins de Fer de l'État et de Brighton\nCHEMINS DE FER DE L'OUEST ET DE BRIGHTON\n4,J\nService\nde Jour\nDÉPART\nde\nParis-St-Lazare\nà 10 h. 20\nmatin.\nARRIVÉE\n\\\na\nLondres Victoria\n(Brighton\nRailway)\nà 7 h. du soir.\nDEPART\nde\nLondres, Victoria\n(Brighton\nRailway)\nà io h. du matin.\nARRIVÉE\nà\nParis-St.-Lazare\nà 6 h. 43\ndu soir.\n-r-N\n«\nV>:\nS\nVv\n%\nse*'\nM.\n-vx,'<\n5^\n55?\nPûR\\S À lON PRES\nPAR ROUEN , DIEPPE\nicNEWHRVEN\nDÉPARTS TOVS LES JOVRS\noEL.GftRE ST L&Z&RE\nà 10Mco matin et ©\"2O soir\nPRIX DES BILLETS\nService\nde Nuit\nDÉPART\nde\nParis-St.-Lazare\nà 9 h. 20 du soir.\nARRIVÉE\nà\nLondres, Victoria\n(Brighton-Rail-\nway) et London-\nBridge\nà 7 h. 30 du matin\nDÉPARTS\nde\nLondres, Victoria\n(Brighton-Rail-\nway) et London-\nBridge à 8 h. 45\ndu soir\nARRIVÉE\n\\\na\nj Paris-St.-Lazare\nà 6 h, 30 du\nmatin.\nEnvoi franco d'un bulletin spécial du Service sur demaride affranchie adressée 2d.rœde Ronve.Paris.CPublicité)\nEXCURSIONS SUR LES COTES DU SUD DE L'ANGLETERRE, L'ILE DEWIGHT ET LONDRES\nVIA DIEPPE ET NEWHAVEN\nBillets circulaires délivrés toute l'année au départ de PARIS (St. Lazare), OUEN et DIEPPE, valables pendant 60 jours.\nler ITINÉRAIRE- Paris (Saint-Lazare), Rouen, Dieppe, Newhaven, Eastbourne, Bexhill, St.-Leonards, Hastings,\nTunbridge, Wells, Londres, Arundel, Portsmouth, Ryde (Ile de Wight), Portsmouth, Chischester, Bognor, Littlehampton,\nBrighton, Newhaven, Dieppe, Rouen, Paris. x\n2e ITINERAIRE. 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L'amour par terre (P. Verlaine) . 2.50\nPéristéris (Leconte de Lisle) 2.50\nLe Sentier (M. Bouchor) 1.70\nSilence ! (A. Samain) 1.70\nBERTELIN (A). La Chimère (A. Samain) . . . 2.50\nDans le cristal des eaux (A. Samain) 1.70\nDilection (A. Samain) 1.70\nUne douceur splendide (A. Samain) 2.00\nGHANSAREL (René). Caresses (Jean de l'Estoille) . 1.50\nDédicace (Tristan Klingsor) 1.00\nL'lnvitation au Voyage (Ch. Baudelaire) . . . 2.50\nPastel (Gustave Soulier) 1.50\nSonnet élégiaque (P. de Ronsard) 2.00\nRequiem d'Amour (L. Taillade) 1.50\nCREVECŒUR (de) Chant de mort (M. Heim) . 1.50\nLa prairie permanente (M. Danguet) 1.50\nDÉODAT DE SEVÉRAC.\nChanson de Blaisine(M. Magré) 1.50\nLe Chevrier (P. Rey). . 1.70\nLes Cors (P. Rey) 2.00\nL'Eveil de Pâques (Verhaeren) 1.70\nL'lnfidèle (Maeterlinck) 1.70\nDUPARC (H.). La Fuite (Th. Gauthier) duo pour\nSoprano et Ténor 2.50\nHERVÉ (Raymond). Au large (L. Even) .... 1.75\nLes Fontaines (L. Even) 2.00\nLes Jardins (L.Even) 1.75\nMarine (L. Even) 1.00\nKOMITAS WARDAPET. La Lyre arménienne,\nrecueil de chansons rustiques 10.00\nLABEY (M.). Chanson du rayon de lune (Guy de\nMaupassant) 2.50\nDe sa grande Amye (C. Marot) 1.50\nRondel (Ch. d'Orléans) 1.50\nLAMOTTE (Daniel). Chansons naïves (Paul Gérardy)\nI. Il neige. 11. Amour mauvais. 111. Croix de bois 4.00\nPOLLET (M.). 3 Chansons de Bilitis (Pierre Louys).\nJ. La Pluie. 11. Volupté. 111. Le Souvenir de Mna-\nsidika 4.00\nRAVEL (M.). D'Anne jouant de l'Espinette . . . 1.00\nD'Anne qui me jecta de la neige (Epigrammes de\nCl. Marot) . 1.70\nMUSIQUE DE PIANO\nBARDAC (R.) \" Horizons \" Les Cloches de Casbeno\nJeux. Sur la Tresa 4.00\nBILLA (R.) En rythme de Valse 2.00\nBREVILLE (P. de.) Portraits de maîtres : Gabriel\nFauré. Vincent d'lndy. Ernest Chausson. César\nFranck 5.00\nBRUGNOLI (A.) Mazurka italienne 2.00\nMinuetto 2.00\nValse, en sol mineur .......... 2.50\nHENNESSY (S.) Op. 21. Au bord de la forêt . . 1.70\n\"Au Village,, (petite suite caractéristique). . . 5.00\nop. 24 Eaux-fortes 2.00\nop. 25 Etude 1.70\nop. 27 Nouvelles feuilles d'album . . . . . . 2.50\nop. 32 Valses 3«oo\nINGHELBRECHT (D.-E.). \" Suite petite-russien-\nne\" sur des thèmes populaires. 7.00\nLABEY (M.). Sonate en 4 parties ...... 8.00\nLADMIRAULT (P.). 4 Esquisses :\nChemin creux , 1.00\nValse mélancolique 2*50\nVers l'église dans le soir . 2.00"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c072", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c072", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.40", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.9", "debut_caractere": 2408, "fin_caractere_exclue": 4520, "texte": "Minuit dans les Clairières .\nLUZZATI (A.). Impromptu. Op. 12 .\nNocturne. Op. 15 .\nScherzando. Op. 16\nRomance. Op.\nMEL-BONIS. Barcarolle\nBourrée\nLe Moustique\nPavane\nSarabande\nPOUEIGH (J.). \"Pointes Sèches \". Cerfs-volants.\nParc d'automne. Combat de coqs\nRAVEL (M.). Jeux d'eau .\nPavane pour une infante défunte ......\n\"Miroirs\" Noctuelles. Oiseaux tristes. Une barque\nsur l'Océan. Alborada del Gracioso. La Vallée des\nCloches\nTHIRION (L.). Rêves, 3 nocturnes\nSonate en 4 parties\nTURINA (Joaquin). Sévilla. Suite pittoresque.\nI. Sous les orangers. 11. Le Jeudi Saint à minuit\n111. La Feria ...........\nSonate romantique sur un thème espagnol .\nPIANO A 4 MAINS\nHENNESSY (S.). Petite Suite irlandaise .\nLABEY (M.). ire Symphonie en mi\n2e Symphonie en la majeur\nLADMIRAULT (P.). Musiques rustiques .\nVariations sur des airs de biniou trécorois . .\nDEUX PIANOS A 4 MAINS\nDE CREVECŒUR (L.). Moulins d'Orient . .\nDanseurs sartes\nJardins impériaux\nMEL-BONIS. Variations\n3-35\n2.50\n1.70\n2.50\n2.00\n2.50\n1.70\n2.00\n1.50\n1.50\n4.00\n3-35\n2.00\n10.00\n5.00\n7.00\n6.00\n7.00\n4.00\n8.00\n8.00\n5.00\n4.00\nVIOLON ET PIANO\nALQUIER (M.). Sonate en 4 parties ....\nBERTELIN (A.). Sonate en 4 parties ....\nMEL-BONIS. Largo en mi majeur, attribué à Haënde\nMUNKTELL (H.). Sonate en 4 parties\nPOUEIGH (J.). Sonate en 4 parties ....\nSERIEYX (A.). Sonate en sol en 3 parties .\nALTO ET PIANO\nLABEY (M.). Sonate en 3 parties .....\nVIOLONCELLE ET PIANO\nMEL-BONIS. Sonate en 3 parties\nFLUTE ET PIANO\nINGHELBRECHT (D.). Deux esquisses antiques\nDryades\nScaphé\nLECLAIR (J.-M.) 2e Sonate [ut majeur). .\n6e Sonate {mi mineur)\nMEL-BONIS. Sonate\nRAVEL (M.). Pavane. Arrangement de Fleury . .\nTRIOS\nMEL-BONIS. Suite pour Flûte, Violon et Piano. .\n2 Trios pour Violon, Violoncelle et Piano:\nMatin .\nSoir •\nQUATUORS\nMEL-BONIS. Quatuor pour Piano, Violon, Alto,\nVioloncelle\nSEITZ (A.). Quatuor pour instruments à cordes . .\nQUINTETTES\nLACROIX (E.). Quintette pour Piano et cordes . .\nSACHS (Léo). Op. 77. Quintette pour Piano et cordes\n4.00\n2.50\n4.00\n7.00\n10.00\n10.00\n1.70\n8.00\n8.00\n8.00\n7.00\n6^do\n1.5©\n1.70\n2.55\n2.70\n7.00\n2.50\n5.00\n4.00\n3.00\n12.00\n12.00\n15.00\n12.00"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c073", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c073", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 10, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.41", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 10, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.10", "debut_caractere": 6, "fin_caractere_exclue": 75, "texte": "PUBLICATIONS DE LA SOCIÉTÉ\nINTERNATIONALE DE MUSIQUE\nSECTION DE PARIS"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c074", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c074", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 10, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.42", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 10, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.10", "debut_caractere": 77, "fin_caractere_exclue": 2434, "texte": "PARUS\nH. QUITTARD. Le Trésor d'Orphée, par Antoine Francisque, tablature de\nluth, transcrite pour piano à deux mains; i volume in 40 de 100 pages ... 5 fr.\ng\nJ. ECORCHE VILLE. Actes d'Etat civil d'artistes musiciens insinués au\nChâtelet de Paris (1539-1650); 1 volume in-40 10 fr.\nr\nA. GASTOUE. Catalogue des mss. de musique byzantine conservés dans\nles bibliothèques de France ; 1 volume in-40 20 fr.\nP. AUBRY. Cent motets du XHIe siècle, tirés du ms. Ed. VI-4 de la\nBibliothèque de Bamberg ; 3 volumes, in 40 150 fr.\nP. AUBRY. Le Chansonnier français de VArsenal (XHIe siècle), 15 livrai-\nsons trimestrielles de 32 planches phototypiques avec la transcription des\nmélodies en notation moderne. Notices par M. A. Jeanroy, professeur à la\nFaculté des lettres de Toulouse. La livraison . 10 fr.\n(On ne souscrit qu'à l'ensemble de la publication.)\nSOUS PRESSE\nJ. Ç3CORCHEVILLE. Catalogue du fonds de Musique ancienne de la Biblio-\nthèque Nationale (jusqu'en 1750.) Huit volumes de 250 pages chacun,\ncontenant dix mille thèmes de musique, et de nombreux fac-similé. L'ouvrage\ncomplet 400 fr.\nH. QUITTARD. L'Œuvre de clavecin de Chambonnières d'après l'édition de\n1670 et le manuscrit Vm7 1852 de la Bibliothèque nationale. Un volume\nin-40 de 100 pages de musique 5 fr.\nM. BRENET. Les Musiciens de la Sainte-Chapelle du Palais. Un volume\nin-40 de 300 pages 15 fr.\nEN PRÉPARATION\nA. PIRRO. Les correspondants du Père Mer senne. Publication de la corres-\npondance musicale adressée à Mersennè et conservée à la Bibliothèque\nNationale. Vol. I (J.B. Doni) Un volume in-40 de 200 pages ....\nL. DE LA LAURENCIE. Les Musiciens de la Maison du Roy aux XVIIe et\nXVIIIe siècles. (Inventaire musical de la Série O1 des Archives nationales)\n- Deux volumes de 200 pages chacum\nE. BLOOHET. Traité de Musique, composé par Sharaf ed-Din Haroun.\n(XIII siècle), d'après le manuscrit original de la Bibliothèque Nationale.\nTraduction et fac-similé du texte Arabe. Un volume in-40 de 100 pages.\nH. DE OURZON. Correspondance des Directeurs de TOpéràr conservée aux\nArchives Nationales. —Un vol. in-40 de Is° Paâes-\nL. LALOY. Kîn poil. Recueil d'Airs pour le k'în ou luth chinois, transcrits\nde la tablature.\nLE COMITE DE LA PUBLICATION :\nP. Aubry, M. Brenet, L. Dauriac, J. Ecorcheville, H. Expert, L. de la Laurencie,\nCh. Malherbe, E. Poirée, G. Prod homme, R. Rolland, J. 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Gabriel FAURE, Directeur du Conservatoire.\nM. Henry MARCEL, ancien Directeur\nde la Bibliothèque Nationale.\nCONSEIL D'ADMINISTRATION\nBUREAU\nPRÉSIDENT\nM.HE F Institut, secrétaire\nperpétuel de V Académie\nVICE-PRESIDENTS\nM.LE PRINCE A. D'ARENBERG ,de F Institut.\nM. Louis BARTHOU, député, ministre de\nla justice.\nM. LE COMTE GASTON CHANDON DE\nBRIAILLES.\nM. ADOLPHE BRISSON,\nTRÉSORIER\nM. LÉO SACHS.\nDIRECTEUR ARTISTIQUE\nM. GUSTAVE BRET.\nSECRÉTAIRE GÉNÉRAL\nM. J. ECORCHEVILLE, docteur ès-lettres.\nMEMBRES DU CONSEIL\nMME ALEXANDRE ANDRÉ.\nMME LA COMTESSE RENÉ DE BÉARN.\nM. ANDRÉ BÉNAC, directeur général hono-\nraire au ministère des finances.\nM. GUSTAVE BERLY, banquier.\nM. LÉON BOURGEOIS,\nministre.\nM. FRANZ CUSTOT.\nMME MICHEL EPHRUSSI.\nM. GEORGES GAIFFE.\nM. FERNAND HALPHEN.\nMME LA VICOMTESSE D'HARCOURT.\nMME LA COMTESSE D'HAUSSONVILLE.\nM. Louis HAVET, de Vlnstitut,professeur\nau Collège de France.\nMME DANIEL HERMANN.\nMME HENRY HOTTINGUER.\nMME GEORGES KINEN.\nMME LA COMTESSE PAUL DE POURTALÉS.\nMME THÉODORE REINACH.\nM. ROMAIN ROLLAND, professeur à la\nFaculté des Lettres de Paris.\nM. Louis SCHOPFER.\nMME SÉLIGMANN-LUI.\nMME TERNAUX-COMPANS.\nM. 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MAHLER\nire SYMPHONIE EN RÉ MAJEUR\n2me SYMPHONIE EN DO MINEUR\n3me SYMPHONIE EN RÉ MINEUR\n4me SYMPHONIE EN SOL MAJEUR\nChaque piano à 4 mains , • » . , . . net fr. 12\n„ petite partition d'orchestre net fr. 8"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c077", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c077", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.45", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.28", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 580, "texte": "Photographie documentaire\n_ eî artistique\nrue des Batignolles, 67S PARIS.\nNouveau procédé sur papier; blanc sur noir, grandeur 18x24:\nPour une commande de cinquante épreuves 0.75 par épreuve.\nPar petite quantité: 1 fr. par épreuve.\n/\nPar ce procédé, la Maison CHAT EN ET a fourni aux Bénédictins\nde Solesmes pour leur Paléographie plus de 40.000 photographies.\nPRIX-COURANT :\nCliché 13 x 18 avec une épreuve, 3 fr. ; les suivantes, chaque 0.73\nCliché 18 >< 24 avec une épreuve, 4 fr. ; les suivantes, chaque 1.00\nCliché 24 x 30 avec une épreuve, 5 fr. ; les suivantes, chaque 1.50"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c078", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c078", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.46", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.28", "debut_caractere": 582, "fin_caractere_exclue": 654, "texte": "Extrait du roman de Fauvel (1315) publié en reproduction photographique."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c079", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c079", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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THOMSON\nZIGEUNER RHAPSODIE\nPour Violon et Orchestre\nRéduction : VIOLON ET PIANO, net 6.00\n/\nEN LOCATION LE MATÉRIEL D'ORCHESTRE\nCHOPIN-THOMSON\nMAZURKA op. 7 No. I. Violon et Piano, net 2.00\nEN PREPARATION :\nROOVERSLIEFDE\nDRAME LYRIQUE EN UN ACTE DE P. 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Quatre Mocturnes à une «\nvoix Fr. 2.—\nOp. 2. Trois Morceaux de Fan-\ntaisie pour Piano : No. 1.\nPapillon. 2 Le soir.\n3. Adieu . . . complet „ 2.—\nOp. 3. Scherzo en ut mineur pour\npiano 2.—\nOp. 4. Drie Uederen (texte fl.). „ 1,75\nOp. 5. Quatre Mélodies ;\n1. L Automne „ 1\n2. Charmante Rose. . . ~ 1.3 5\n3. Bel Enfant, souris-moi . „ 0.85\n4. L'Oracle en défaut. . „ 1 .00\nidem . . complet net . „ 2.50\nOp. 6. Deux Mélodies :\n1. L'Angelus ~1.35\n2. Pourquoi • „ 1.35\nOp. 7. 1. Impromptu-valse, p. piano ~ 2.—\n2. Chanson, pour piano . . „ 1-—\nOp. 8. Sechs Lieder und Gesange\n(texte allemand et flamand) „ 3.—\nOp. 9. Sonate pour piano- . net ~ 5.—\nOp. 10. Schilflieder von 3\\£icolas\nLenau (texte aliéna, et fl.) „ 2.—\nOP. 11. Funf Gesange aus N. Le-\nnau's \" Lieder der Sehn-\nsucht \" Itexte allem. et fl.)\nOp. 12. Een krans van veertien\noud-vlaamsche min-\nneliederen (texte flam.)\ncomplet net......\nOp. 13. Vier oud - vlaamsche\ndrinkliederen (texte fl.)\ncomplet net ......\nOp. 14. Au printemps, cinq mor-\nceaux de fantaisie p. piano:\n1. Hymne. 2. Joie. 3. Peti-\ntes fleurs !... 4. Ave Maria.\n5. Danse de paysans . .\nOp. 17. Marche extraite de la can-\ntate \" Klokke Roeland\npour Piano à 4 mains . .\nMarche p. piano à 2 mains\nWeverslied uit de cantate\n\" Klokke Roeland ** . .\nOp. 30. Marche Nuptiale pour\npiano à 4 mains ....\nLe Mois de Mai (à Ma-\nrie) Mélodie ....\n2.\n5.\n2.50\n4.\n2.50\n2.\n1 .35\n3.\n1.33\nSCHOTT FRÈRES, Éditeurs de Musique à BRUXELLES"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c084", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c084", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 44, "image_fin": 44, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.52", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 44, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.44", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 361, "texte": "LEO OLSCHKI\nFLORENCE Lungarno Acciaioli 4.\nLIBRAIRIE ANCIENNE\niq\nis\nza\n*t\nfB\n\"6\n1 ?\no\ns\\\n9\nK-\nv4/\ng\n»\n1 8\n#ô\n*ll\n* I\nPulci (Luigi), Driades d'amore s.a.\n)]>\nCatalogues de Musique ancienne Rarissime\nManuscrits, Tablatures, Antiphonaires\nHymnologie, Chansons.\nBIBLIOFILIA, revue mensuelle, illustrée et connue dans\nle monde entier des bibliophiles. (Un an 30 fr.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c085", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c085", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 48, "image_fin": 48, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.53", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 48, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.48", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 552, "texte": "DÉSIREZ-VOUS CONNAITRE L'ADRESSE\n'd'une Maison donnant en LECTURE non seulement de la\nMusique Française\nMAIS EGALEMENT ET SURTOUT\nJljG\nf\nToute la Musique Etrangère\node i\nET MEME DES\n>f• . i\nPartitions d'Orchestre ?\nlià i\nADRESSEZ-VOUS A\n-M. MAX ESCHIG, 13, RUE LAFFITTE, 13, PARIS\nIF' ' >\nTÉLÉPHONE 108-14.\n1 I ï\nqui vous enverra immédiatement toutes les conditions\nSERVICE POUR PARIS ET LA PROVINCE\n—\nÉDITION POPULAIRE SIMROCK\nLES CHEFS-D'ŒUVRE DE BRAHMS, BRUCH,\nDVORAK, SCHUTT, ETC.\nPOUR LA MOITIÉ DE LEURS PRIX ANCIENS!\nDEMANDEZ LE CATALOGUE SPÉCIAL"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c086", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c086", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 58, "image_fin": 58, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.54", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 58, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.58", "debut_caractere": 2637, "fin_caractere_exclue": 4103, "texte": "CHEMINS DE FER DE L'ÉTAT.\nBILLETS DE BAINS DE MER ( usqu'au 31 Octobre 1910)\nL'administration des Chemins de Fer de l'Etat, dans le but de faciliter au Public la visite ou le séjour aux PLAGES DE LA\nMANCHE et de l'Océan, fait délivrer, au départ de Paris, les billets d'aller et retour, ci-après, qui comportent jusqu'à 40 °/o de\nréduction sur les prix du tarif ordinaire :\n1. Bains de Mer de la Manche, Billets individuels valables, suivant la distance, 3, 4et 10 jours (le et 2e Cl.)\net 33 jours (le, 2e et 3e Cl )\nLes billets de 33 jours peuvent être prolongés d'une ou deux périodes de 30 jours moyennant supplément de 10 °/o par période\n2. Bains de Mer de l'Océan. (A) Billets individuels de le, 2e, et 3e cl. valables 33 jours avec faculté de pro-\nlongation d une ou deux périodes de 30 jours moyennant supplément de 10 °/o par période.\n(B) Billets individuels de le, 2e, et 3e Cl. valables 5 jours (sans faculté de prolongation) du Vendredi de chaque semaine au\nMardi suivant ou de Tavant-veill® au surlendemain d'un jour férié.\nBILLETS de VACANCES (jusqu'au ler Octobre 1910). - Billets de famille valables 33 jours (le, 2e et 3e cl.)\navec faculté de prolongation d'une ou deux périodes de 30 jours moyennant supplément de 1 0 °/o par période.\nCes billets sont délivrés aux familles composées d'au moins trois personnes voyagant ensemble, pour toutes les gares du réseau\nde l Etat (Lignes du Sud-Ouest) situées à 125 kilomètres au moins de ou réciproquement."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c087", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c087", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 60, "image_fin": 60, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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THALBERG\nMM. DORIVAL & HARTMANN\nMme LONG DE MARLIAVE\nMM. GARES, NANNY & BLEUZET ....\nSOCIÉTÉ DES PROFESSEURS DU CONSERVATOIRE\nSOCIÉTÉ MUSICALE INDÉPENDANTE .\nM. E. BOURGEOIS\nM. l'abbé DESJARDINS .......\nM. DIMITRI\nMme BEX\nM. THALBERG\nMme FLEURY-MONCHABLON\nvV\"s^r\nPiano\nŒuvres Modernes\nPiano\nPiano et Violon\nMatinée d'Élèves\nPiano, Contrebasse et Hautbois\nŒuvres Modernes\nChant\nAudition d'Elèves\nMatinée d'Elèves\nPiano\nPiano et Flûte\nil\nV 'j\nConcerts du mois de Juin 1910\nM. BRAUD\nMM. DORIVAL & HARTMANN\nMlle SOLACOGLU\nMlle JULLIEN .\nMlle RENIE\nMme de MARLIAVE\nM. DANVERS .\nPiano\nPiano et Violon\nPiano\nPiano\nMatinée d'Elèves\nPiano\nPiano\nn\n,MT"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c091", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c091", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 65, "image_fin": 65, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.59", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 65, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.65", "debut_caractere": 757, "fin_caractere_exclue": 1641, "texte": "17\niB,\n19\n19\n20\n22,\n24\n24\n25\n26\n27,\n27,\n27,\nSALLES GAVEATJ\n:fl]J\nFETES DE LA PENTICOTE\nAssemblée annuelle de l'Association des anciens Elèves de l'Ecole\nNiedermeyer (matinée) ........\nConcert de M. MARK HAMBOURG, pianiste (soirée) .\nler Concert de M. et Mme LEVINSOHN-JOUTARD, Violoncelle\npiano (soirée) ..........\nLes Elèves de Mme Long de Marliave (matinée) ....\nler Concert de Mme MYSZ GMEINER, cantatrice, (soirée).\nLes Elèves de Mme MARIE DUPORT (matinée). .\nConcert de la SOCIETE GUILLOT de SAINTBRIS (matinée) .\n2e Concert de M. et Mme LEVINSOHN-JOUTARD (soirée)\n2e Concert de Mme MYSZ-GMEINER (soirée) ....\nConcert de l'Association Générale des Etudiantes, (soirée)\nLes Elèves de Mme rCANIVET (matinée) .....\nConcert de la SOCIETE NATIONALE DE MUSIQUE (soirée) .\nLes Elèves de Mme LE FAURE-BOUCHERIT (matinée) . \\ .\n, M-\nSalle des Quators\n€\nSalle des Quators\nSalle des Quators"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c092", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c092", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 65, "image_fin": 65, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.60", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 65, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.65", "debut_caractere": 1643, "fin_caractere_exclue": 2133, "texte": "SALLES\n17. Mlles ZIÉLINSKA\n18. Mr. GEORGES PITSCH .\n19. La Société des Compositeurs de Musique\n20. La Société Mozart. ....\n21. Mme BERNARD-VRAI\n22. Mme P. VIZENTINI (Elèves)\n23. Mlle MAGD. TAGLIAFERRO .\n25. Mr. GEORGES PITSCH .\n26. Mlle BOICHIN\n27. La Société Mozart\n28. Mlle A. SAUVREZIS ....\n29. Mme EDOUARD LYON (Elèves)\n30. Mlle MAGD. TAGLIAFERRO .\n31. 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QUITTARD. Le Trésor d'Orphée,par Antoine Francisque, tablature de\nluth, transcrite pour piano à deux mains; i volume in 40 de 100 pages ... 5 fr.\nJ. EOORCHE!VILLE. Actes d'Etat civil d'artistes musiciens insinués au\nChâtelet de Paris (1539-1650); 1 volume in-40 10 fr.\nA. GASTOUÉ. Catalogue des mss. de musique byzantine conservés dans\nles bibliothèques de France ; i volume in-40 20 fr.\nP. AUBRY. Cent motets du XXIIe siècle, tirés du ms. Ed. VI-4 de la\nBibliothèque de Bamberg ; 3 volumes in 40 150 fr.\nP. AUBRY. Le Chansonnier français de TArsenal (XHIe siècle), 15 livrai-\nsons trimestrielles de 32 planches phototypiques avec la transcription des\nmélodies en notation moderne. Notices par M. A. Jeanroy, professeur à la\nFaculté des lettres de Toulouse. La livraison 10 fr.\n(On ne souscrit qu'à T ensemble de la publication.)\nSOUS PRESSE\nJ. EGORCHEVILLE. Catalogue du fonds de Musique ancienne de la Biblio-\nthèque Nationale (jusqu'en 1750.) Huit volumes de 250 pages chacun,\ncontenant dix mille thèmes de musique, et de nombreux fac-similé. L'ouvrage\ncomplet 400 fr.\nH. QUITTARD. L Œuvre de clavecin de Chambonnières d'après l'édition de\n1670 et le manuscrit Vm7 1852 de la Bibliothèque nationale, Un volume\nin-40 de 100 Pages de musique 5 fr.\nM. BRENET. Les Musiciens de la Sainte-Cha Un volume\nin-40 de 300 pages 15 fr.\nEN PRÉPARATION\nA. PIRRO. Les correspondants du Père Mer •- Publication de la corres-\npondance musicale adressée à Mersenne et conservée à la Bibliothèque\nNationale. Vol. I (J.B. Dont) Un volume in-40 de 200 pages ....\nL. DE LA LAURENCIE. Les Musiciens de la Maison du Roy aux XVIIe et\nXVIIIe siècles. (Inventaire musical de la Série O1 des Archives nationales)\nDeux volumes de 200 pages chacun.\nE. BLOCHET. Traité de Musique,composé par\n(XIII siècle), d'après le manuscrit original de la Bibliothèque Nationale.\nTraduction et fac-similé du texte Arabe. Un volume in-40 de 100 pages.\nH. DE CURZON. Correspondance des Dir conservée aux\nArchives Nationales. Un vol. in-40 de 150 pages.\nL. T.AT,n\"V\" K'în foii. Recueil d'Airs pour le k'in ou luth chinois, transcrits\nde la tablature.\nLE COMITÉ BE LA PUBLICATION :\nP. Aubry, M. Brenet, L. Dauriac, J. Ecorcheville, H. Expert, L. de la Laurencie,\nCh. Malherbe, E. Poirée, G. ProcPhomme, R. Rolland, J. 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MAHLER\nIre SYMPHONIE EN RÉ MAJEUR\n2me SYMPHONIE EN DO MINEUR\n3me SYMPHONIE EN RÉ MINEUR\n4me SYMPHONIE EN SOL MAJEUR\nChaque piano à 4 mains , . . net fr. 12\n~ petite partition d'orchestre net fr. 8"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c096", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c096", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 74, "image_fin": 74, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.64", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 74, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.74", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 593, "texte": "A. DURAND & FILS, Editeurs de Musique\n(DURAND & Cie)\n4, Place de la Madeleine, PARIS\nMusique de Chambre nouvelle\nGRAND CHOIX DE MUSIQUE DE CHAMBRE FRANÇAISE & ÉTRANGÈRE\nŒuvres de C. SAINT-SAËNS, Edouard LALO, Vincent d'INDY,\nA. de CASTILLON, C.M. WIDOR, Claude DEBUSSY,\nPaul DUKAS, Gabriel PIERNÉ, Emile BERNARD,\nCharles LEFEBVRE, C. CHEVILLARD, GUY-ROPARTZ,\nG.M. W1TKOWSKI, Maurice RAVEL, ROGER-DUCASSE, etc.\nCLASSIQUES FRANÇAIS\nŒuVres de Rameau, Couper\nGrand abonnement à la lecture musicale française et étrangère.\nPlus morceaux et Partiti\nDépôt exclusif pour la France des Editions Peters."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c097", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c097", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 76, "image_fin": 76, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.65", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 76, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.76", "debut_caractere": 2877, "fin_caractere_exclue": 3017, "texte": "Application\nraisonnêe des\nmeilleurs procédés\npédagogiques\net techniques\nemployés par les\ngrands maîtres\ncontemporains\nfrançais\net étrangers."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c098", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c098", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 76, "image_fin": 76, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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les suivantes, chaque 0.75\nCliché 18x24 avec une épreuve, 4 fr. ; les suivantes, chaque 1.00\nCliché 24 x 30 avec une épreuve, 5 fr,; les suivantes, chaque 1.50"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c100", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c100", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 78, "image_fin": 78, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.68", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 78, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.78", "debut_caractere": 621, "fin_caractere_exclue": 1325, "texte": "NI\nv:-\nS V\n'\nvp\n?H:\n!\nil\n'\nS\n«\n111\n#?:\n'• ■ '\nSàSffl\nsmm\nmm\nW\nII\n:m\nx,::;\nW\nSU\nm\nil\n«m\n1\nh>\nm\nMm\n11\nri\ntstù\nm\nfe -\n&\n«\nS\n*\nmm\n™:\nVJ\nil\ne\n■ 9\n•<Y\n!x\nm\n'm\n■<■&\n- •• •'\n«s?\n. <V\nwmm\nm\nO J\nN\nA\n&& ,&•\n<îe-\ntl\nr:r,-.v,\nWOOM^MtM^C\nï? -'' i\"\" ,■>•\"•.—.\n, 1 ~ l\niiiiiiite»\nm\nllf\n~ «\" -, - -, • - v . ■'.• -\n•• \" -■'• •• \"•■ ~,v,v.. 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THOMSON\nZIGEUNER RHAPSODIE\nPour Violon et Orchestre\nRéduction : VIOLON ET PIANO, net 6.00\nEN LOCATION LE MATÉRIEL D'ORCHESTRE\nCHOPIN-THOMSON\nMAZURKA op. 7 No. I. Violon et Piano, net 2.00\nEN PRÉPARATION :\nROOVERSLIEF DE\nDRAME LYRIQUE EN UN ACTE DE P. 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Chanson, pour piano\nSechs Lieder und Gesange\n(texte allemand et flamand) „\nSonate pour piano- . net ~\nSchilflieder von cA[_icolas\nLenau (text aliem. et fl.)\n2.\nï* g\nOP. 11. Funf Gesange aus N. Le-\nnau's \" Lieder der Sehn-\nsucht \" itexte allem. et fl.)\nOp. 12. Een krans van veertien\noud-vlaamsche min-\nneliederen (texte flam.)\ncomplet net\nOp. 13. Vier oud - vlaamsche\ndrinkliederen (texte fl.)\ncomplet net\nOp. 14. Au printemps, cinq mor-\nceaux de fantaisie p. piano:\n1. Hymne. 2. Joie, 3. Peti-\ntes fleurs !... 4. Ave Maria.\n5. Danse de paysans . .\nOp. 17. Marche extraite de là can-\n- tate \" Klokke Roeland\nô iojza: pour Piano à 4 mains . .\nMarche p. piano à 2imains\nWeverslied uit de cantate\n\" Klokke Roeland \" . .\nOp. 30. Marche Nuptiale pour\npiano à 4 mains ....\nLe Mois de Mai (à Ma-\nrie) Mélodie ...... .\n2.\n5.\n2.50\n4.—\n2.50\n2.\n1.35\n3.—\n1.35\nSCHOTT FRÈRES, Éditeurs de Musique à BRUXELLES"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c103", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c103", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 84, "image_fin": 84, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.71", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 84, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.84", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 331, "texte": "LEO OLSCHKI\nFLORENCE Lungarno Acciaioli 4.\nLIBRAIRIE ANCIENNE\n99\n♦ 5\n*1\nO\n/I\n$\nA\nv<t/\ng\nSA\n•S\n»\n□\nV»\nPulci (Luigi), Driades d'amore s.a.\nCatalogues de Musique ancienne\nManuscrits, Tablatures, Antiphonaires\nHymnologie, Chansons.\nBIBLIOFILIA, revue mensuelle, illustrée et connue dans\nle monde entier des bibliophiles. (Un an 30 fr.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c104", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c104", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 86, "image_fin": 86, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.72", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 86, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.86", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 533, "texte": "DESIREZ-VOUS CONNAITRE L'ADRESSE\nd'une Maison donnant en LECTURE non seulement de la\nMusique Française\nMAIS EGALEMENT ET SURTOUT\nr\nToute la Musique Etrangère\nET MEME DES\nPartitions d'Orchestre ?\nADRESSEZ-VOUS A\nM. MAX ESCHIG, 13, RUE LAFFITTE, 13, PARIS\nTÉLÉPHONE 108-I4\nqui vous enverra immédiatement toutes les conditions\nSERVICE POUR PARIS ET LA PROVINCE\n\" \\\nÉDITION POPULAIRE SIMROCK\nLES CHEFS-D'ŒUVRE DE BRAHMS, BRUCH,\nDVORAK, SCHUTT, ETC.\nPOUR LA MOITIÉ DE LEURS PRIX ANCIENS !\n■» t\ni■■..l . • - •\nDEMANDEZ LE CATALOGUE SPÉCIAL"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c105", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c105", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 90, "image_fin": 90, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.73", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 90, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.90", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 44, "texte": "ADMINISTRATION DE CONCERTS\nje EMIL GUTMANN »"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c106", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c106", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 90, "image_fin": 90, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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Bains de Mer de la Manche. Billets individuels valables, suivant la distance, 3, 4 et 10 jouis (le et\n2e Cl.) et 33 jours (le, 2e et 3e Cl.)\nLes billets de 33 jours peuvent être prolongés d'une ou deux périodes de 30 jours moyennant supplément de 10 °lo par période.\n2. Sains de Mer de l'Océan. (A) Billets individuels de le. 2e, et 3e cl. valables 33 jours avec faculté de\nprolongation d'une ou deux périodes ds 30 jours moyennant supplément de 10 o/o par période.\n(B) Billets individuels de le, 2e, et 3e Cl. valables 5 jours (sans faculté de prolongation) du Vendredi de chaque\nsemaine au Mardi suivant ou de l'avant-veille au surlendemain d'un jour férié.\nBILLETS de VACANCES (jusqu au ler Octobre 1910). - Billets de famille valables 33 jours (le, 2e et 3e cl.)\navec faculté de prolongation d'une ou deux périodes de 30 jours moyennant supplément de 10 o/o par période.\nCes billets sont délivrés aux familles composées d'au moins trois personnes voyagant ensemble, pour toutes les gares du réseau\nde l'Etat (Lignes du Sud-Ouest) situées à 125 kilomètres au moins de 'Paris, ou réciproquement."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c109", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c109", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 92, "image_fin": 92, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.77", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 92, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.92", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 263, "texte": "VIENT DE PARAITRE\nPUBLICATIONS DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE\nDE MUSIQUE (SECTI\né\nLES MUSICIENS\nDE LA\nSAINTE CHAPELLE DU PALAIS\nDocuments inédits, recue\nMICHEL BRENET\nIn 8° carré de 370 pages. Prix fr. 15.00\nLIBRAIRIE\nPARIS\nALPHONSE PICARD\n82, RUE BONAPARTE\nET FILS"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c110", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c110", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 94, "image_fin": 94, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.78", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 94, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.94", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 546, "texte": "FACTEUR\nDE\nPIANOS\n* '<\nFACTEUR\nDE\nPIANOS\nSiège Social : 45 et 47, rue de la Boëtie (VI Ie) PARIS\nRayon spécial de Musique\n(vente et abonnement)\nTÉLÉPHONE : 528^20\nAdresse Télégraphique :\nG A VEAU-PIANOS-FA RIS\nSALLES\nDE\nCONCERTS\nUsine modèle à Fonienay=\n©ous=Bois (Seine)\nAgence générale à Bruxelles\nDépôt des éditions\nde la S.Ï.M.\n«\nm\n'■ri: '■ :\nm\nMEMBRE DU JURY HORS CONCOURS\nBARCELONE 1888, Moscou 1891, CHICAGO 1893, AMSTERDAM 1895\nPARIS 1900.\nDIPLÔMES D'HONNEUR\nAMSTERDAM 1883, ANVERS 1885, BRUXELLES 1888\nGRANDS PRIX\nHANOÏ 1893, LIÈGE 1905."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-05-15-01-c111", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-05-15_01#c111", "volume": "bmtnabh_1910-05-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 102, "image_fin": 102, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.2.79", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 102, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.102", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1240, "texte": "THÉÂTRE NATIONAL DE L'OPÉRA\nJUIN 1910\nSOUS LE PATRONAGE DE LA\nSOCIÉTÉ DES GRANDES AUDITIONS DE FRANCE\nAVEC LE CONCOURS\nD'ARTISTES DES THÉÂTRES IMPÉRIAUX\nRÉPERTOIRE\nL'Oiseau de feu, Ballet fantastique en\nun acte, avec apothéose de M. FOKINE.\nMusique de I. STRAVINSKY. (Création)\nShéhérazade, Drame chorégraphique en\nun acte, de M. L. BAKST.\nMusique de N. RIMSKY-KORSAKOW\n( Création )\nCarnaval, Pantomine-Ballet en un acte de\nL. BAKST et M. FOKINE.\nMusique de ROBERT SCHUMANN (Création)\nOrientales, Esquisses chorégraphiques.\n( Création )\nDanses Polovtsiennes du \"Prince Igor\"\nMusique de A. BORODINE\n«é\nOrchestre de l'Académie Nationale de Musique\nChefs d'Orchestre: M.M. G. Pierné, Tcherepnine. P. Vidal.\nGiselle, Ballet-Pantomime en deux actes, de\nSAINT-GEORGES, Théophile GAUTIER et\nCORALY.\nMusique d'ADOLPHE ADAM (1841)\n{Reprise}\nCléopâtre, Mimodrame en un acte, d'après\nPOUCHKINE,\nMusique de A. ARENSKY, GLINKA RIMSKY-\nKORSAKOW MOUSSORGSKY et GLAZOUNOW.\n, i\nLes Sylphides, Rêverie romantique en un\ntableau,\nMusique de CHOPIN\nLe Festin, Suite1 de Danses.\nDÉCORS, COSTUMES et ACCESSOIRES\nde MM. A.-C. Korovme, A. Golovine, Alexandre Benois, L. Bakst, J. Bilibine, N. Roerich\nExécutés par MM. B. Anisfeld, L. Sapounov, O. Allegri etc., etc."}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.1", "texte": "Année.\nN° 5.\n15 Mai 1910.\nREVUE MUSICALE MENSUELLE\npubliée par la Société Internationale de Musique (Section de Paris)\nRÉDACTION-\nÏUE ST.. AUGUSTIN\nPARIS.\nLibrairie CH. DELAGRAVE\n15, me Soufflot,\nLe numéro ;\nFrance et Belgiq. 1fr.50 Union 2 fr,\nUn an 15 fr. —2O fr.\nParaissaAhJaaMMkjde moi g\n\nBULLETIN DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE.\nLa grande semaine des jlmis de la <*7ilusique. La Conférence de Henry £%CarceL\nS PLAGIAIS DE HAENDEL par Romain Rolland. # DEUX CHANSONS BACHIQUES DE\ntMEAU, par P„ M. Masson. #LE CLAVECIN CHEZ BACH, par Wanda Landowska, # LE MOIS\nParis, par Gaston Carraud. Lettre de Suisse, par Ansermet. # LES LIVRES. L'ACTUALITÉ.\nLETTRE DE S. M. LE ROI ALBERT I."}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.2", "texte": "COMITE DE RÉDACTION DE S. I. M,\nPRÉSIDENT :\nCH. MALHERBE, Bibliothécaire de l'Opéra.\nMEMBRES :\nA, BOSCHOT. Critique Musical.\nM. BRENET.\nL. DAURIAC, Conservateur de la Biblio-\nthèque Victor Cousin,\nj. ECORCHEVILLE, Docteur es-Lettres.\nM. EMMANUEL, Professeur d'Histoire de\nla Musique au Conservatoire.\nL. DE YV LAURENCIE.\nL. LALQY, Docteur ès-Lettres,\nE. Conservateur adjoint 4E la\nBibliothèque Ste Geneviève,\nG. PROD'HOMME, Critique Musical.\nROMAIN ROLLAND, Professeur à l'Uni-\nversité de Paris.\nJ, TÏERSOT, Bibliothécaire du Conserva^\ntoire.\nE. WAGNER,\nCOMITÉ CONSULTATIF ARTISTIQU\nDE LA\nSOCIÉTÉ FRANÇAIII DES AMIS\nMM.\nR. Brusselj\nG. CARRAUP,\nJ. ' CHANTA¥QINMs\nA. DE CHEVIGNA,\nA. COQUARD,\nH. op ÇuRZONj\nM. EMMANUEL,\nB. m FOURCAUD,\nA, JfyeîiM}\nL. Lalo¥,\nH. LICHTENBERGER,\nP.\nCH. MALHSRBE»\nJ. Marmqi,»,\n■G* m fwùmm--\nL. SCHNEIDER,\nP. SoUDAYj\nE. STOULLIG,\nj. TÏERSOT,\nCritique Musical du Fjmro\nde\n$1 \"\n* *\nit\ndu Herald.\nde l'Echo de Parjf,\nRédacteur en Chef du Guide Musical.\nProfesseur d'histoire de la musique au ConserQatçire\nde Musique.\nCritique Musical du Gaulois.\ndes Débats.\nde la Grande Revue.\nde P Opinion,\ndu Petit Journal,\nBibliothécaire 4® l'Opéra.\nCritique Musical du Mercure France.\nRédacteur en Chef de Cowœdia*\n** M de Musica,\nCritique Musical du Gil Blas.\nMHHlÉiMHHfeH de\ndu Monde artiste.\nBibliothécaire du Conservatoire de Musique,\nf?\nm\n99.\nff\n99\ni't\n9Î\nn\n55"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.3", "texte": "I\n\nI\n• -JL. t\nREVUE MUSICALE MENSUELLE\nOrgane de ia Section de Paris de la Société Inter-\nnationale de Musique et de la Société Française\ndes Amis de la Musique.\nFrance et Belgique :\nLe numéro : i fr. 50\nUn an: 15 fr.\nSix mois : 8 fr.\n_\nEtats-Unis :\nLe numéro; 50 cents. Un an:\nEurope :\nLe numéro : 2 fr.\nUn an: 20 fr.\nSix mois: 12 fr.\n5.00\nS. I. M. publie à part et sous couverture spéciale\nla seconde partie de sa revue, celle qui traite\nde l'actualité. Cette annexe s'appelle :\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\net forme trente=deux pages mensuelles.\nLe prix de l'Actualité Musicale est :\nFrance et Belgique :\nLe numéro fr. 0.40\nUn an fr. 4.00\nUnion postale :\nLe numéro fr. 0.60\nUn an fr. 6.00\nREDACTION\nFRANCE :\n22, rue St. Augustin, PARIS.\nBELGIQUE :\nRené Lyr à Boitsfort-Bruxelles\nAdministration : LIBRAIRIE CH. DELAGRAVE, 15, rue Soufflot, PARIS"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.4", "texte": "II\n\nVIOLONS®\nRECONNUS LES MEILLEURS /.\nÉTABLIS D'APRÈS LES DONNÉES VÉRITABLES DE\nSTRADIVARIUS ET GUARNERIUS/. /.\nRECONSTITUTION DE L'ANCIEN VERNIS DE CRÉMONE\nSONORITÉ ITALIENNE .\\ /.\nPOSSÉDANT TOUTES LES QUALITÉS REQUISES POUR\nÊTRE JOUÉS IMMÉDIATEMENT AU CONCERT\nSQOI'Ê S'adresser pour tous renseignements :\ndans le Lucien Greilsamer\nC O ÏXÎL ïlfi Cî IT* C © rUe uP^rrê* PARIS (IX).\n\nLe Vernis\n- de Crémone\nÉtude historique et critique\npar\nLUCIEN GREI\nUn Volumein=B° fr. 7.5\nchez l'auteur 32, rue Dupérré, (IXe) PARIS."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.5", "texte": "111\n\nCollection d'Enseignement et de Vulgarisation\nPLACÉE SOUS LE HAUT PATRONAGE DE L'ADMINISTRATION DES BEAUX-ARTS,\nPUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE\nM. ELIE POIREE, Conservateur adjoint à la bibliothèque Sainte=Geneviève\nChaque volume in-8° (14x20,5) de 128 pages avec 12 gravures\nBroché : 2 fr. 50 Relié : 3 fr. 50\nERNEST REYER\nPAR ADOLPHE JULLIEN\n1 VOLUME\nNOUVEAUTES\nLULLY\nPAR HENRY PRUNIERES\n1 VOLUME\nLA MUSIQUE CHINOISE\npar LOUIS LALOY\nVOLUME\nLA MUSIQUE DES\nTROUBADOURS\n1 VOLUME\nDéjà parus :\n•\nBerlioz, par ARTHUR COQUARD.\nBoieldieu, par L. AUGE DE LASSUS.\nChopin, par EUE POIRÉE.\nFélicien David, par RENÉ BRANCOUR.\nGluck, par JEAN D'UDINE.\nGounod, par P.-L. HILLEMACHER.\nGrétry, par HENRI DE CURZON.\nHérold, par ARTHUR POUGIN.\nLiszt, par M.-D. CALVOCORESSI.\nMendelssohn, par P. DE STŒCKLIN.\nMozart, par CAMILLE BELLAIGUE.\nPaganini, par J.-G. PROD'HOMME.\nRameau, par LIONEL DE LA LAURENCIE.\nRossini, par LIONEL D'AURIAC.\nSchubert, par L.-A. BOURGAULT-DUCOUDRAY.\nSchumann, par CAMILLE MAUCLAIR.\nWeber, par GEORGES SERVIÈRES.\n\nLIBRAIRIE RENOUARD H. LAURENS, Éditeur\nRue de Tournon, 6. PARIS (6e)."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.6", "texte": "IV\n\nRemise de 5 à\nde Catalogues\ndu S.I.M.\nMEUBLES EN TOUS GENRES\nET EN TOUS STYLES\nBUREAUX\nSALLES A MANGER\nSALONS\nSITTING ROOMS\nCHAMBRES A COUCHER\nTAPIS,\nCARPETTES ETC.\nINSTALLATIONS COMPLÈTES\nD'APPARTEMENTS ET DE BUREAUX\n\nPour bénéficier de la REMISE, utiliser le bulletin ci-dessous, qui ne comporte\npour le signataire aucune obligation,\n\nMM. ANTONA & VALADON FRÈRES\n9, RUE PILLET-WILL, PARIS. Tél. SS#\nComme suite à votre annonce dans S.I.M. ; veuillez envoyer un de vos repré-\nsentants chez c/SfT\n!\n> , »\na\n(Signature)\nN. B. Indiquer si possible le jour et l'heure."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.7", "texte": "V\n\nL'Enseignement par l'aspect jouit partout actuellement de la plus\ngrande faveur. Les murs de nos écoles et de nos collèges sont garnis de\ncartes de géographie, de tableaux de géologie, d'anatomie, de leçons de\nchoses, etc., etc.- Mais on ne voit nulle part de tableaux figuratifs des\néléments et des signes usités dans la mus\nC'est pour combler cette lacune et pour répondre aux demandes réité-\nrées d'un grand nombre de directeurs et de professeurs, que nous avons\ndemandé à M. Paulßougnon, l'un des plus distingués professeurs titulaires\nau Conservatoire de musique de Paris, de composer un\nsique, sur lequel on voit figurer dans différentes cases tous les signes usités\ndans la théorie et l'écriture musicale.\nAvec ce tableau, l'enseignement du maître se trouve singulièrement\nfacilité. La mémoire de l'écolier retient toujours d'une manière durable\ntout ce qui a frappé et intéressé les yeux ; conséquemment, les leçons\norales du maître ou celles apprises dans un livre, deviennent beaucoup\nplus claires pour la jeune intelligence de cet écolier, avec un tableau\nfiguratif sur lequel ses signes correspondant aux divers élément faisant\nl'objet de l'enseignement du maître, sont présentés en très gros carac-\ntères qui, forcément, attirent et fixent l'attention.\n\nLibrairie CH. DELAGRAVE, 15, rue Soufflot, Paris.\n•k • .. V\nENSEIGNEMENT DE LA MUSIQUE\n. ?\nVIENT DE \"PARAITRE :\nTABLEAU FIGURATIF DE MUSIQUE\nUn tableau imxim 25, tiré en rouge et noir et contenant les tout premiers\néléments cîe la musique : NOTES, CLEFS, SIGNES MUSICAUX, etc.\nPAR\nPAUL ROUGNON\nProfesseur au Conservatoire national de Musique,\nEn feuille\nCollé sur toile, monté sur gorge et rouleau\n3 fr. 50\n7 fr. 50"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.8", "texte": "VI\n\nChemins de Fer de l'État et de Brighton\nCHEMINS DE FER DE L'OUEST ET DE BRIGHTON\n4,J\nService\nde Jour\nDÉPART\nde\nParis-St-Lazare\nà 10 h. 20\nmatin.\nARRIVÉE\n\\\na\nLondres Victoria\n(Brighton\nRailway)\nà 7 h. du soir.\nDEPART\nde\nLondres, Victoria\n(Brighton\nRailway)\nà io h. du matin.\nARRIVÉE\nà\nParis-St.-Lazare\nà 6 h. 43\ndu soir.\n-r-N\n«\nV>:\nS\nVv\n%\nse*'\nM.\n-vx,'<\n5^\n55?\nPûR\\S À lON PRES\nPAR ROUEN , DIEPPE\nicNEWHRVEN\nDÉPARTS TOVS LES JOVRS\noEL.GftRE ST L&Z&RE\nà 10Mco matin et ©\"2O soir\nPRIX DES BILLETS\nService\nde Nuit\nDÉPART\nde\nParis-St.-Lazare\nà 9 h. 20 du soir.\nARRIVÉE\nà\nLondres, Victoria\n(Brighton-Rail-\nway) et London-\nBridge\nà 7 h. 30 du matin\nDÉPARTS\nde\nLondres, Victoria\n(Brighton-Rail-\nway) et London-\nBridge à 8 h. 45\ndu soir\nARRIVÉE\n\\\na\nj Paris-St.-Lazare\nà 6 h, 30 du\nmatin.\nEnvoi franco d'un bulletin spécial du Service sur demaride affranchie adressée 2d.rœde Ronve.Paris.CPublicité)\nEXCURSIONS SUR LES COTES DU SUD DE L'ANGLETERRE, L'ILE DEWIGHT ET LONDRES\nVIA DIEPPE ET NEWHAVEN\nBillets circulaires délivrés toute l'année au départ de PARIS (St. Lazare), OUEN et DIEPPE, valables pendant 60 jours.\nler ITINÉRAIRE- Paris (Saint-Lazare), Rouen, Dieppe, Newhaven, Eastbourne, Bexhill, St.-Leonards, Hastings,\nTunbridge, Wells, Londres, Arundel, Portsmouth, Ryde (Ile de Wight), Portsmouth, Chischester, Bognor, Littlehampton,\nBrighton, Newhaven, Dieppe, Rouen, Paris. x\n2e ITINERAIRE. Paris (Saint-Lazare), Rouen, Dieppe, Newhaven, Eastbourne, Tunbridge Wells, Londres, Arundel,\nChichester, Bognor, Littlehampton, Brighton, Newhaven, Dieppe, Rouen, Paris.\n3e ITINERAIRE. Paris (Saint-Lazare), Rouen, Dieppe, Newhaven, Eastbourne, Tunbridge Wells, Londres, Brightoni\nNewhaven, Dieppe, Rouen, Paris."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.9", "texte": "VII\n\nAGENCE MUSICALE E. DEMETS, 2, RUE DE LOUVOIS PAIRS Ile ARR.)\nEXTRAIT DU CATALOGUE GÉNÉRAL\n\nCHANT ET PIANO\nBECLARD (M.). L'amour par terre (P. Verlaine) . 2.50\nPéristéris (Leconte de Lisle) 2.50\nLe Sentier (M. Bouchor) 1.70\nSilence ! (A. Samain) 1.70\nBERTELIN (A). La Chimère (A. Samain) . . . 2.50\nDans le cristal des eaux (A. Samain) 1.70\nDilection (A. Samain) 1.70\nUne douceur splendide (A. Samain) 2.00\nGHANSAREL (René). Caresses (Jean de l'Estoille) . 1.50\nDédicace (Tristan Klingsor) 1.00\nL'lnvitation au Voyage (Ch. Baudelaire) . . . 2.50\nPastel (Gustave Soulier) 1.50\nSonnet élégiaque (P. de Ronsard) 2.00\nRequiem d'Amour (L. Taillade) 1.50\nCREVECŒUR (de) Chant de mort (M. Heim) . 1.50\nLa prairie permanente (M. Danguet) 1.50\nDÉODAT DE SEVÉRAC.\nChanson de Blaisine(M. Magré) 1.50\nLe Chevrier (P. Rey). . 1.70\nLes Cors (P. Rey) 2.00\nL'Eveil de Pâques (Verhaeren) 1.70\nL'lnfidèle (Maeterlinck) 1.70\nDUPARC (H.). La Fuite (Th. Gauthier) duo pour\nSoprano et Ténor 2.50\nHERVÉ (Raymond). Au large (L. Even) .... 1.75\nLes Fontaines (L. Even) 2.00\nLes Jardins (L.Even) 1.75\nMarine (L. Even) 1.00\nKOMITAS WARDAPET. La Lyre arménienne,\nrecueil de chansons rustiques 10.00\nLABEY (M.). Chanson du rayon de lune (Guy de\nMaupassant) 2.50\nDe sa grande Amye (C. Marot) 1.50\nRondel (Ch. d'Orléans) 1.50\nLAMOTTE (Daniel). Chansons naïves (Paul Gérardy)\nI. Il neige. 11. Amour mauvais. 111. Croix de bois 4.00\nPOLLET (M.). 3 Chansons de Bilitis (Pierre Louys).\nJ. La Pluie. 11. Volupté. 111. Le Souvenir de Mna-\nsidika 4.00\nRAVEL (M.). D'Anne jouant de l'Espinette . . . 1.00\nD'Anne qui me jecta de la neige (Epigrammes de\nCl. Marot) . 1.70\nMUSIQUE DE PIANO\nBARDAC (R.) \" Horizons \" Les Cloches de Casbeno\nJeux. Sur la Tresa 4.00\nBILLA (R.) En rythme de Valse 2.00\nBREVILLE (P. de.) Portraits de maîtres : Gabriel\nFauré. Vincent d'lndy. Ernest Chausson. César\nFranck 5.00\nBRUGNOLI (A.) Mazurka italienne 2.00\nMinuetto 2.00\nValse, en sol mineur .......... 2.50\nHENNESSY (S.) Op. 21. Au bord de la forêt . . 1.70\n\"Au Village,, (petite suite caractéristique). . . 5.00\nop. 24 Eaux-fortes 2.00\nop. 25 Etude 1.70\nop. 27 Nouvelles feuilles d'album . . . . . . 2.50\nop. 32 Valses 3«oo\nINGHELBRECHT (D.-E.). \" Suite petite-russien-\nne\" sur des thèmes populaires. 7.00\nLABEY (M.). Sonate en 4 parties ...... 8.00\nLADMIRAULT (P.). 4 Esquisses :\nChemin creux , 1.00\nValse mélancolique 2*50\nVers l'église dans le soir . 2.00\n\nMinuit dans les Clairières .\nLUZZATI (A.). Impromptu. Op. 12 .\nNocturne. Op. 15 .\nScherzando. Op. 16\nRomance. Op.\nMEL-BONIS. Barcarolle\nBourrée\nLe Moustique\nPavane\nSarabande\nPOUEIGH (J.). \"Pointes Sèches \". Cerfs-volants.\nParc d'automne. Combat de coqs\nRAVEL (M.). Jeux d'eau .\nPavane pour une infante défunte ......\n\"Miroirs\" Noctuelles. Oiseaux tristes. Une barque\nsur l'Océan. Alborada del Gracioso. La Vallée des\nCloches\nTHIRION (L.). Rêves, 3 nocturnes\nSonate en 4 parties\nTURINA (Joaquin). Sévilla. Suite pittoresque.\nI. Sous les orangers. 11. Le Jeudi Saint à minuit\n111. La Feria ...........\nSonate romantique sur un thème espagnol .\nPIANO A 4 MAINS\nHENNESSY (S.). Petite Suite irlandaise .\nLABEY (M.). ire Symphonie en mi\n2e Symphonie en la majeur\nLADMIRAULT (P.). Musiques rustiques .\nVariations sur des airs de biniou trécorois . .\nDEUX PIANOS A 4 MAINS\nDE CREVECŒUR (L.). Moulins d'Orient . .\nDanseurs sartes\nJardins impériaux\nMEL-BONIS. Variations\n3-35\n2.50\n1.70\n2.50\n2.00\n2.50\n1.70\n2.00\n1.50\n1.50\n4.00\n3-35\n2.00\n10.00\n5.00\n7.00\n6.00\n7.00\n4.00\n8.00\n8.00\n5.00\n4.00\nVIOLON ET PIANO\nALQUIER (M.). Sonate en 4 parties ....\nBERTELIN (A.). Sonate en 4 parties ....\nMEL-BONIS. Largo en mi majeur, attribué à Haënde\nMUNKTELL (H.). Sonate en 4 parties\nPOUEIGH (J.). Sonate en 4 parties ....\nSERIEYX (A.). Sonate en sol en 3 parties .\nALTO ET PIANO\nLABEY (M.). Sonate en 3 parties .....\nVIOLONCELLE ET PIANO\nMEL-BONIS. Sonate en 3 parties\nFLUTE ET PIANO\nINGHELBRECHT (D.). Deux esquisses antiques\nDryades\nScaphé\nLECLAIR (J.-M.) 2e Sonate [ut majeur). .\n6e Sonate {mi mineur)\nMEL-BONIS. Sonate\nRAVEL (M.). Pavane. Arrangement de Fleury . .\nTRIOS\nMEL-BONIS. Suite pour Flûte, Violon et Piano. .\n2 Trios pour Violon, Violoncelle et Piano:\nMatin .\nSoir •\nQUATUORS\nMEL-BONIS. Quatuor pour Piano, Violon, Alto,\nVioloncelle\nSEITZ (A.). Quatuor pour instruments à cordes . .\nQUINTETTES\nLACROIX (E.). Quintette pour Piano et cordes . .\nSACHS (Léo). Op. 77. Quintette pour Piano et cordes\n4.00\n2.50\n4.00\n7.00\n10.00\n10.00\n1.70\n8.00\n8.00\n8.00\n7.00\n6^do\n1.5©\n1.70\n2.55\n2.70\n7.00\n2.50\n5.00\n4.00\n3.00\n12.00\n12.00\n15.00\n12.00"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.10", "texte": "VIII\n\nPUBLICATIONS DE LA SOCIÉTÉ\nINTERNATIONALE DE MUSIQUE\nSECTION DE PARIS\n\nPARUS\nH. QUITTARD. Le Trésor d'Orphée, par Antoine Francisque, tablature de\nluth, transcrite pour piano à deux mains; i volume in 40 de 100 pages ... 5 fr.\ng\nJ. ECORCHE VILLE. Actes d'Etat civil d'artistes musiciens insinués au\nChâtelet de Paris (1539-1650); 1 volume in-40 10 fr.\nr\nA. GASTOUE. Catalogue des mss. de musique byzantine conservés dans\nles bibliothèques de France ; 1 volume in-40 20 fr.\nP. AUBRY. Cent motets du XHIe siècle, tirés du ms. Ed. VI-4 de la\nBibliothèque de Bamberg ; 3 volumes, in 40 150 fr.\nP. AUBRY. Le Chansonnier français de VArsenal (XHIe siècle), 15 livrai-\nsons trimestrielles de 32 planches phototypiques avec la transcription des\nmélodies en notation moderne. Notices par M. A. Jeanroy, professeur à la\nFaculté des lettres de Toulouse. La livraison . 10 fr.\n(On ne souscrit qu'à l'ensemble de la publication.)\nSOUS PRESSE\nJ. Ç3CORCHEVILLE. Catalogue du fonds de Musique ancienne de la Biblio-\nthèque Nationale (jusqu'en 1750.) Huit volumes de 250 pages chacun,\ncontenant dix mille thèmes de musique, et de nombreux fac-similé. L'ouvrage\ncomplet 400 fr.\nH. QUITTARD. L'Œuvre de clavecin de Chambonnières d'après l'édition de\n1670 et le manuscrit Vm7 1852 de la Bibliothèque nationale. Un volume\nin-40 de 100 pages de musique 5 fr.\nM. BRENET. Les Musiciens de la Sainte-Chapelle du Palais. Un volume\nin-40 de 300 pages 15 fr.\nEN PRÉPARATION\nA. PIRRO. Les correspondants du Père Mer senne. Publication de la corres-\npondance musicale adressée à Mersennè et conservée à la Bibliothèque\nNationale. Vol. I (J.B. Doni) Un volume in-40 de 200 pages ....\nL. DE LA LAURENCIE. Les Musiciens de la Maison du Roy aux XVIIe et\nXVIIIe siècles. (Inventaire musical de la Série O1 des Archives nationales)\n- Deux volumes de 200 pages chacum\nE. BLOOHET. Traité de Musique, composé par Sharaf ed-Din Haroun.\n(XIII siècle), d'après le manuscrit original de la Bibliothèque Nationale.\nTraduction et fac-similé du texte Arabe. Un volume in-40 de 100 pages.\nH. DE OURZON. Correspondance des Directeurs de TOpéràr conservée aux\nArchives Nationales. —Un vol. in-40 de Is° Paâes-\nL. LALOY. Kîn poil. Recueil d'Airs pour le k'în ou luth chinois, transcrits\nde la tablature.\nLE COMITE DE LA PUBLICATION :\nP. Aubry, M. Brenet, L. Dauriac, J. Ecorcheville, H. Expert, L. de la Laurencie,\nCh. Malherbe, E. Poirée, G. Prod homme, R. Rolland, J. Tiersot."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.11", "texte": "I\n\nSOCIÉTÉ FRANÇA\nAMIS DE LA MUSIQUE\nCOMITE D'HONNEUR\nM. le Président d\nM. le Ministre de V Instruction\nM. le Sous-Secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts.\nM. Gabriel FAURE, Directeur du Conservatoire.\nM. Henry MARCEL, ancien Directeur\nde la Bibliothèque Nationale.\nCONSEIL D'ADMINISTRATION\nBUREAU\nPRÉSIDENT\nM.HE F Institut, secrétaire\nperpétuel de V Académie\nVICE-PRESIDENTS\nM.LE PRINCE A. D'ARENBERG ,de F Institut.\nM. Louis BARTHOU, député, ministre de\nla justice.\nM. LE COMTE GASTON CHANDON DE\nBRIAILLES.\nM. ADOLPHE BRISSON,\nTRÉSORIER\nM. LÉO SACHS.\nDIRECTEUR ARTISTIQUE\nM. GUSTAVE BRET.\nSECRÉTAIRE GÉNÉRAL\nM. J. ECORCHEVILLE, docteur ès-lettres.\nMEMBRES DU CONSEIL\nMME ALEXANDRE ANDRÉ.\nMME LA COMTESSE RENÉ DE BÉARN.\nM. ANDRÉ BÉNAC, directeur général hono-\nraire au ministère des finances.\nM. GUSTAVE BERLY, banquier.\nM. LÉON BOURGEOIS,\nministre.\nM. FRANZ CUSTOT.\nMME MICHEL EPHRUSSI.\nM. GEORGES GAIFFE.\nM. FERNAND HALPHEN.\nMME LA VICOMTESSE D'HARCOURT.\nMME LA COMTESSE D'HAUSSONVILLE.\nM. Louis HAVET, de Vlnstitut,professeur\nau Collège de France.\nMME DANIEL HERMANN.\nMME HENRY HOTTINGUER.\nMME GEORGES KINEN.\nMME LA COMTESSE PAUL DE POURTALÉS.\nMME THÉODORE REINACH.\nM. ROMAIN ROLLAND, professeur à la\nFaculté des Lettres de Paris.\nM. Louis SCHOPFER.\nMME SÉLIGMANN-LUI.\nMME TERNAUX-COMPANS.\nM. JEAN WEBER, agrégé de V Université."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.12", "texte": "LA GRANDE SEMAINE DES AMIS\nDE LA MUSIQUE\nLe mois dernier a été l'occasion d'un tr\ndes Amis de la Musique. L'Association des\nAuditions de France ayant décidé M. Gustave Mahler à venir à Paris diriger sa seconde\nSymphonie, les Amis de la Musique ont été heureux de s'associer à cet événement. En\néchange de leur participation effective et matérielle, ils ont pu être admis gratuitement à la\nrépétition générale de cette Symphonie le samedi 16 avril, et avoir ainsi la primeur de\ncette œuvre.\nEn outre, ils avaient été conviés à écouter\nMM. Casella et Salomon, le vendredils avril,\nnale avait bien voulu mettre à notre disposition. 1\nréunirent au Grand Hôtel, pour y entendre la première exécution donnée en public par\nla Chorale Mixte de Paris, fondée sous les auspices de la Société, et dirigée par M. Gustave\nBret. L'impression laissée par cette audition a\nnité du chœur, le style et les nuances, ont provoqué les applaudissements de tous nos amis.\nAu début de cette réunion, l'un de nos membres d'honneur M. Henry Marcel, Admi-\nnistrateur Général de la Bibliothèque Nationale, a bien voulu prendre la parole, pour\nretracer avec sa haute autorité, le but et les devoirs de notre Société Française des Amis de\nla Musique. Nous tenons à publier ici cette\nsincèrement celui qui a bien voulu la prononcer.\ne!' Mesdames, ,\nLa création de la Société des Amis de la Musique a été tout à la fois Taboutissant\nd'un vaste mouvement sans unité apparente, et la réalisation d'aspirations et de besoins\nconfusément ressentis. Il semble en effet que Vheure soit venue d'imprimer h ce mouvement\nune direction, de donner à ces impulsions un centre de coordination et de rayonnement. L'ac-\ntivité musicale de notre pays es y à l'heure q est, d'égaler,"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.13", "texte": "LES AMIS DE\nm c *'\n111\n\ncelle des nations jusqu'ici les plus favorisées à cet égard. Parallèlement a Venseignement\nofficiel dispensé par le Conservatoire, une institution s 1 est créée, la Schola Cantorum, qui a\npris comme fondations V étude et la pratique\nRenaissance Palestinienne, y superposant peu à peu la connaissance et la diffusion des\nœuvres religieuses de F Ecole Allemande, avec Schiitz et Seb. Bach asa tête, les reliant\na la grande école de déclamation lyrique instaurée en Italie au XVIIe siècle par Monte-\nver de, descendant avec Rameau le cours de\navec la messe en Ré la plus puissante des synthèses Beethoveniennes, étudiant enfin chez\nWeber le mouvement romantique d'où, allait sortir le drame Wagnérien. La Société Bach\ndirigée par M. Bret, puis la jeune Société Haend\ninitièrent d'autres milieux aux vastes contructions\nUne mention, enfin est due à l'Ecole des hautes études sociales, où l'étude historique et\ncritique des écoles musicales est, sous la direction érudite de M. Romain Rolland, commentée\npas à pas, par l 'exécution de leurs productions\ncette année ont porté sur la musique de chambre, française et italienne, des XVIIe et XVIIIe\nsiècles.\nPendant ce temps la musique moderne multipliait ses prises sur le public. A Pasdeloup,\ntombé avant la consécration du succès défin\npresque sur la brèche, puis Lamoureux, fondant\naffranchis des traditions un peu étroites de l'il\npuis au surplus par ses deux derniers chefs. Mais le mouvement n'en devait pas rester là.\nSon impulsion gagna, un peu lentement d'abord la province ; les concerts de Jules Bordier\na Angers aujourd'hui sous la direction active de Max d'Olionne, le centre de culture fondé\nà Montpellier par le regretté Charles Bordes, les concerts de Witkowski et d'Alfred Cortot\nh Lyon, Mme Maquet reprenant courageusement à Lille, le bâton échappé de la main\nmourante de son mari, les triomphales tournées\nments, y montrent l'activité musicale en pl\nd'amateurs se fondent un peu partout, Nantes tout récemment, pour seconder ou\nsuppléer les professionnels.\nQue dire maintenant de Paris ? Il n'y aura bientôt plus une salle disponible, où ne\nfonctionne un orchestre symphonique, où les productions de notre école n'alternent avec les\nœuvres caractéristiques de l'étranger, Symphonies de Brahms, lieder et caprices Scandi-\nnaves, poèmes ou fantaisies orchestrales de l'école russe, création du slavisme centre-européen\navec Smetana et Dvorak, compositions touffues et ardentes, souvent contestables, jamais\nindifférentes de Richard Strauss, pittoresques évocations d'Albeniz.\nQuant à notre production française, l'in\nsymphonies proprement dites exécutées depuis q"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.14", "texte": "iv\nLES AMIS DE LA MUSIQUE\n\net où s meuvent les noms de Théodore Dubois, Vincent d'lndy, Dukas, Magnard, Gedalge,\nRabaud, G&jy Ropartz, Silvio Lazzari, Witkowski, Marcel Labey, Albert Roussel,\nCasella, Roger Ducasse. Que dirais-je de\nrésolument affranchies du monde symphonique, qu accréditent ceux de Debussy, Piernê,\nRavel, Gabriel Dupont, George Hue, Dèodat de Sèverac, Pierre de Brèville, Florent\nSchmitt et tant d'autres ? II avidité musicale\nde frais ; la périodicité hebdomadaire ne suffit pl\ntions de quartier, /« concerts Rouge, /« concerts Touche, fonder leur succès sur une pro-\nduction presque journalière ; tandis que des s\nrelayant les concerts Sechiari, Hasselmans, Philharmonia, F institution internationale,\néprouvée, A? Société Philharmonique s attachaient a la divulgation,\nmusique de chambre russe, des œuvres pour quatuor d'un Hugo Wolf ou d'un Max\nReger ; qui de la musique anglaise moderne,\nV œuvre deMoussorgski par V admirable Mad\nitalienne de chant des XVIIe et XVIIIe siècles par Madame Isori.\nMais cette production formidable, ce mouvement vertigineux qui entraîne toujours plus\nloin le public français par les régions inexplorées\nlui communiquer le train progressif, la coordination\nse fait dans les esprits, des modes souvent co\nprofit d'œuvres mièvres ou superficielles, parées\nà tour de bras sur des nerfs surmenés ? Par\nabrupts, d'accès difficile, de taille démesurée,\npar des difficultés de lecture, des complications\nlites ? Comment organiser, avec des concours étrangers et lointains, la diffusion de notre\nproduction hors de nos frontières, comment assurer les initiatives de bonne volonté contre les\nrisques pécuniaires de ces entreprises ? Comment attirer chez nous, précieux éléments de\nculture et d'émulation pour V école française,\nd'esprit de notre public, de la capacité de travail et de patience de nos exécutants ? Com-\nment, enfin, lorsqu'une institution artistique est\nle brutal simplisme des gens d'affaires, la sauver de la disparition, ou l'adapter sans\ndommages au nouvel et inévitable état de chosesF Les bonnes volontés sont innombrables, les\nconcours jamais marchandés ; de quelle manière les harmoniser, au mieux de notre dévelop-\npement musical, en fusionnant les concurrences,\nappliquant l'effort au point de moindre résistance ?\nCes questions, quelques hommes d'initiative Le\nfait entre leurs préoccupations, V accord entre Société fran-\nçaise des Amis de la musique. Des esprits hardis, des mains généreusement ouvertes, la"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.15", "texte": "LES AMIS DE LA MUSIQUE\nV\n\nmusique, cette grande charmeuse, ne pouvait manquer d'en attirer, d'en grouper, à son\npremier appel. Elle est si irrésistible, que c est à peine si on lui a demandé ses raisons, si on\nVa questionnée sur son but. Le seul instinct, en quelque sorte, d'une œuvre de beauté a,\naccomplir, a suffi, comme V étincelle électrique\ndeux substances. Mais la méthode seule assure\npourquoi quelques-uns de vos membres m ont\nune plus claire conscience de votre domaine d'action, et de la multiplicité des œuvres utiles\nauxquelles votre coopération active, servie par la confiance qui ne se marchande jamais à\nl'effort désintéressé, peut donner l'être, ou rendre la vie.\nDepuis que l'Etat, débordant toujours\nl'organisation des services et la protection des intérêts généraux, assume chaque jour quel-\nque tâche nouvelle, de légitimes inquiétudes ont surgi chez beaucoup d'esprits sur le sort de\ncertaines institutions, de certains patrimoines\npersée menace d'un croissant abandon. De là\ndit assez l'emploi : Amis du Louvre, de Vers\nL'objet de chacune est circonscrit a un édifice,\ns'agit de faire connaître et aimer, par des visites\nserver des zèles indiscrets ou peu éclairés, plu\ndémarches collectives, d'enrichir temporairement\nUobjet que vous vous proposez est tout à la fois différent et infiniment plus étendu. Nous\nsommes heureusement, avec la musique,à\ndomaine de l'activité libre, de la concurrence\nsollicite l'essor des esprits généreux, sa profondeur illimitée, son rayonnement infini risquent\nde les fatiguer avant l'heure, ou de les disperser\nnement, d'un triage dans les œuvres à entrepren\ndélibération éclairée des compétences, se réaliser\nc'est là proprement l'objet de votre association: déterminer les points sur lesquels doit se\nporter l'effort, assurer et appliquer les moyens\nC'est dans cet esprit que votre comité directeur a compris sa tâche. Se fixer un petit\nnombre d'objectifs y porter toutes les forces et les ressources nécessaires, ne rien risquer que\nde possible, ne rien produire que d'efficace,\ncomment il l'a rempli jusqu'à ce jour. Votre société ne dispose encore que d'un effectif\nd'environ 500 membres, correspondant à un budget approximatif de 10.000 francs. Il ne\nfaut point perdre de vue ces chiffres modestes, pour juger avec équité de son œuvre. Par\nbonheur, il s'est trouvé parmi vous des esprits entreprenants, pour grossir singulièrement\ncet actif disponible, à l'aide d'avances, de cr\nsingulièrement disproportionnées a l'importance de votre fonds de roulement."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.16", "texte": "vi\nLES AMIS DE LA MUSIQUE\n\nLa première affirmation de la Société\npossédé sous le vocable déjà populaire, S. I. M. constitué par les initiales de son titre.\nDivisé en deux parties, ce périodique mensuel, donne, dans la première, des études critiques\ndéveloppées, les sujets se rattachant à la musique, auxquelles s adjoignent soit des\nmorceaux anciens, peu connus et caractéristiques,\nsans esprit de secte, aux inspirations les plus\nspéciale, est consacrée a F actualité, et forme\nmusicale en France, et à Vétranger. La diffusion matérielle de ce périodique est assurée\npar une des maisons d' édition les plus honorables et les plus solides de Paris.\nBeaucoup, plus difficile était l'entreprise particulière par laquelle votre société repré-\nsentée par quelques-uns des plus actifs d'entre\norgane d\"\"initiative. Ce fut dans ce Paris si avide de musique, et si pauvrement doté des\nlocaux indispensables aux auditions en commun, la création d'une salle nouvelle destinée\na seconder et a dégager celles qui existent déjà. Le déplacement du Conservatoire, trans-\nporté dans Vancien collège de la rue de Madrid, vint en donner les moyens. Sur un terrain\nfourni par l'Etat, propriétaire de ces bâtiments,\ntion à V entreprise, quelques-uns de vos membres\nconcerts, contenant quatorze cent cinquante place\nperfectionnés et offrant les dispositions acoustiques reconnues les meilleures. Ce projet, qui a\nrencontré à la Chambre un accueil unanime, a été renvoyé par la Sénat à sa commission\ndes finances, pour une mise au point définitive\npourtant, de doter Paris d'un organe musical\ncelui que la disparition de l'ancien Conservatoire du faubourg Poissonnière allait entraîner\ndans sa ruine, la petite salle au décornéopompéien,\ntout les mélomanes. Vitre Société a assumé cette nouvelle tâche, et espère y réussir. Une\nentreprise privée, a laquelle elle donnera son concours, rachèterait l'emplacement de la\nsalle, en réaliserait l'isolement, en encadrerait\ndans une construction de style approprié.\nOn se plaint, dans notre pays, de la pén\nture musicale des masses. L'école de chant choral présidée par M. Jean d'Estournelles de\nConstant s'emploie activement et a grouper et\npris dans toutes les classes sociales. Votre société\nvoie, en subventionnant la Chorale mixte de Paris, dirigée par M. Gustave Bret, dont\nl'originalité est, en sens inverse, de se composer exclusivement de professionnels, qu'entre-\ntient en contact permanent l'étude en commun,\nle travail des répétitions, Madame la Comtesse a\nsition la belle salle de spectacle de son hôtel.\nzèle et de leur talent."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.17", "texte": "LES AMIS DE LA MUSIQUE\nvii\n\nMais d'autres actes d'encouragement vous sont dûs, tout désintéressés ceux-là, en\nfaveur de fondations musicales de caractères\nconcours pécuniaire hla société dite Entr aide artistique ' destinée h permettre a des élèves\nsans fortune du Conservatoire de terminer leur\nVinterrompre ou de Vabréger pour des besognes\nVous assistez également de vos deniers la\nde bois, qui propage si heureusement dans les\nla pratique du chant en commun. Le succès de leur charmant concert a la salle Gaveau\nvous a payés par avance de votre sollicitude.\nCes facilités matérielles assurées aux exécut\nvelles légions d'interprètes, il s'agissait, avec u égale,\nen France des plus récentes et des plus marquantes productions de l'étranger. Des auditions\nrécentes ont fait connaître a Paris diverses symp\ndu Viennois Anton Bruckner. Son puissant successeur Gustave Mahler, n'avait point jus-\nqu'à cette heure, malgré la grande impression\nceux d'entre nous qui ont entendu des œuvres\nLa mise au point qui réclame son art, les fr\nmusicaux et un nombre de répétitions insolite,\nRaison de plus, pour votre Société, de s'atteler\nnombreux, et grâce au concours de la Société des grandes auditions musicales qui subventionna\nVentreprise, vous avez assuré l'exécution par VAssociation des Concerts Colonne, de la\ndeuxième symphonie de Mahler. Vos sociétaires\nfamiliariser avec les grandes lignes de l'œuvre, une réduction au piano et d'en suivre, ce\nmatin même, la ? épétition générale au Châtelet.\nCe n' est pourtant point assez d'ouvrir toutes grandes les portes h la musique étrangère;\nla réciprocité est due à la notre. Si nos maîtres morts, Berlioz, Franck ont déjà dans les\ngrands pays d'Europe, surtout en Allemagne et en Russie, l'un des amis passionnés, l'autre\ndes auditeurs en communion avec lui, combien\npar ouï dire ! Votre Comité est vivement préocc\nempressement l'occasion qui pourra s'offrir à lui, de faire pénétrer notre répertoire contem-\nporain dans la région de l'Allemagne la plus accessible à la pensée étrangère.\nTel est, Mesdames, Messieurs, exposé avec\nêtre prolixe, le but que s'est assigné la Société des Amis de la Musique et l'ensemble d'efforts\nqu'elle a, dans le peu de temps qui la sépare encore de sa fondation, réalisé pour l'atteindre.\nSon champ d'action est vaste, mais elle pense qu'il offre ainsi des emplois plus nombreux,\ndes séductions plus variées a la diversité des\nsairement une association comme la nôtre. Ce qu'il lui faut, à l'heure actuelle, ce sont, avec"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.18", "texte": "• • «\nVlll\nLES AMIS DE\n\ndes membres plus nombreux, des moyens d'a\npenser que le tableau qui vient de vous être\ncomme l'aveu ae ses ambitions plus vastes encore\nauquel se reconnaissent la valeur d'un homme"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.19", "texte": "L'ACTUALITÉ\nANNEXE DE LA REVUE MUSICALE S.I.M.\nPUBLIÉE PAR LA SECTION DE PARIS DE LA\nSOCIÉTÉ INTERNATIONALE DE MUSIQUE\n15 MAI 1910\nFRANCE ET BELGIQUE\nLe numéro: 0.40 - Un an: 4.00\nUNION POSTALE\nLe numéro: 0.60 - Un an: 6.00"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.20", "texte": "L'JCTUALITÉ MUSICALE\nf ' /\ni\n?'- y ' ■\nRÉDACTION :\nPARIS: 22, RUE ST. AUGUSTIN\nBELGIQUE: RENÉ LYR A BOITSFORT, BRUXELLES\nADMINISTRATION :\nLIBRAIRIE CH. DELAGRAVE, 15, rue Soufflot, PARIS.\nTous les mandats doivent être adressés soit à la librairie DELA\nsoit à M. REÏÏCÉ LYR.\n\nSOMMAIRE DE L'ACTUALITÉ\nDU 15 MAI\nTHEATRES ET CONCERTS, à Paris, par GUÉRILLOT, ROMAIN ROLLAND, MAURICE\nGRIVEAU. Province. Belgique ; Lettre cie S. M. le Roi ALBERT L Etranger.\nJOUR ET NUIT, par PIERRE JOBBÉ-DUVAL, l'Association pour le développement\ndu Chant Choral. QUESTIONS SOCIALES, le gracieux concours par M. Daubresse.\nLES INSTRUMENTS : Le Czimbalom et la harpe chromatique, par P. Aubry.\nL'ÉDITION MUSICALE, par V.P."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.21", "texte": "Théâtres et Concerts\nLa saison musicale de Paris s'avance. Peu à\npeu les grandes lumières s'éteignent, il ne\nrestera bientôt plus que la lueur des concerts\nd'artistes et, vers le 15 juin,, ce sera la nuit.\nNuit trop complète car à l'excès de musique\nsuccède le manque absolu.\nC'est un petit coup d'Etat qu'à fait le Con-\nservatoire en donnant à ses deux dernières\nséances la Damoiselle Elue de M. Debussy.\nSon public a accueilli sans enthousiasme une\nœuvre qui date d'un quart de siècle, n'a rien\nde subversif, fut très bien chantée ; (Mlle\nRose Féart, Mme Nottick) et mieux jouée\nencore. Elle méritait d'autres applaudissements.\nLes Concerts Lamoureux ont fini la\nsaison avec deux courtes mélodies de M. de\nSaint Quentin pour toutes nouveautés, le\nChêne et le Roseau, de M. Chevillard.\nEn l'honneur du chef disparu, les Concerts\nColonne ont donné les œuvres qu'il avait\nrévélées. La damnation de Faust, les Béati-\ntudes et Rédemption, avec des solistes dignes\nd'elles (Mme Litvinne, Mme de Montalant,\nMM. Delmas et Atchefsky) puis la deuxième\nSymphonie de M. Mahler. Nous n'osons\nparler de cette œuvre énorme par la durée et\nles moyens sonores (avec l'orchestre et les\nchœurs, l'orgue, des cloches, 10 cors, 7 trom-\npettes, 7 timbales, etc.), après M. Casella qui\na débrouillé ici même ce labyrinthe. Louons\nl'exécution, dont M. Malher a sans doute eu\nquelque satisfaction.\nNous retrouverons l'an prochain, espérons le,\nles Concerts Seclliari, avec des program-\nmes aussi intéressants que leur dernier et\nPhilharmonia qui donne déjà beaucoup plus\nque des espérances. M. Bachelet, soigneux et\nprécis, a un orchestre qui deviendra excellent\net une salle parfaite. M. Isserlis, au dernier\nconcert a été de premier ordre.\nOn ne s'attend pas à trouver ici en trois lignes\nsur Don L, Perosi et les œuvres qu'il a\ndonnées en avril au Trocadéro, autre chose\nqu'une mention de leur succès. Il y a onze\nans, la curiosité y était pour beaucoup ; cette\nfois la personnalité et le charme de cette\nmusique s'imposent. L'exécution fut parfaite\ndu Dies Iste, et de la suite Symphonique Flo-\nrence, qui est vraiment au tout premier rang\nde nos concerts parisiens.\nLa Société Bach a donné trois belles\ncantates d'Eglise, avec Mme Philippi, la grande\nartiste qui s'est identifiée au Maître. A la saison\nprochaine !\nLa S. M. I. (rien de commun avec notre\n\n1 Je tiens à signaler tout particulièrement la sonorité\nde l'orgue Cavaillé-Coll, dont les Amis de la Musique\navaient assuré le concours à cette belle audition ; sous\nun volume minime cet instrumentexceptionnel contient\ndes ressources étonnantes."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.22", "texte": "190\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\nS. I. M.) cherche à réaliser l'indépendance\naussi difficile à atteindre en musique que partout\nailleurs., Et d'ailleurs de quoi, ou de qui serait-\nelle indépendante r Louons la en tout cas de\nnous faire entendre aussi bien du Fauré que du\nKodaly, sans crainte des potins. Puisque\nl'humanité musicale ne saurait rien faire sans\ncoteries, il faut souhaiter que les coteries soient\naussi nombreuses que possible.\nMalgré tout, la Société Nationale reste\nbien vivante. Son concert du 9 avril avait\ncomme nouveautés des mélodies de M. Grov-\nlez, indécises de tonalité, une sonate assez\ncourte de M. Sobry et des mélodies de\nMM. Woolett et M. Labey, agréables.\nMozart est le patron de deux sociétés nou-\nvelles : \" l'Orchestre Mozart \" composé\nd'enfants, ou presque, qui donne son second\nConcert le 9 avril et la Société Mozart qui\nannonce six séances de Musique de Chambre\nou d'orchestre pour le mois de mai.\nIl faudrait quelques lignes pour l'audition\nde ses œuvres que donna M. Casella et nous\nne pouvons que dire le succès de son orchestra-\ntion colorée et de ses rythmes très personnels.\nIl y a là une vie intense, et une fougue prodi-\ngieuse.\nLa Société des Compositeurs toujours\nactive a donné en avril deux séances, dont\nl'œuvre la meilleure fut le charmant Dixtuor\nde M. Th. Dubois. La sonate de violon de\nD. Ch. Planchet a de la vigueur, mais trop de\nrecherche. Bien des longueurs dans le Quatuor\n:à Cordes de M.Capet.De l'allure et de la clarté\ndans le trio de M. Thirion.\nLa Schola se prodigue ainsi que son\néminent chef. Elle a chanté au Trocadéro\navec don Perosi, elle a donné comme Concert\nMensuel, la Messe en ré, son orchestre a\naccompagné maint Concerto.\nLes séances organisées par M. Astruc à la\nSalle Pemina ont fini par une belle soirée\ndont le Quintette nouveau de M. Léo Sachs\nétait l'œuvre importante. On lui a fait un\nexcellent accueil et nous l'entendrons souvent\nl'hiver prochain.\nSi les Concerts d'artistes sont quelquefois de\nmodeste envergure, cette saison qui finit s'illu-\nmine des noms d 'Ysaye, de Thibaut, de\nKubelik, pour ne parler que des violonistes.\nQue dire de leurs Concerts ? Nous avons épuisé\npour eux les formules laudatives.M.KOSSOWS-\nnouveau venu à Paris, a donné (avec Mme\nRosetti) un Concert de musique russe peu\nintéressant mais bien exécuté.\nM. Albert Spalding joue du violon avec\njustesse, précision et style ; il a été remarquable\ndans la ire Sonate de Bach. M. Edgard Bas-\nset brilla dans le Concerto de Saint Saëns,\nM. Chiafîitelli dans les œuvres modernes.\nMelle Adèle Clement, M. Pierre Des-\ntombes, M. René Jullien et M. Pour-\nnier, ont donné d'incéressantes séances de\nvioloncelle; M.Gastonßlanquart, flûtiste\nhors de pair, a donné, avec Mme Blanquart, M.\nFerté et Melle Nicot Vauchelet, un charmant\nConcert ; MPlle Labatut avec un orchestre\ndirigé par M. Monteux,a montré toutes les res-\nsources de la harpe chromatique.\nDans le groupe des chanteurs, M. Jules\nTordo fut l'interprète agréable d'œuvres\nmodernes (Melle Nadia Boulanger, M. Dulau-\nrens, M. Erlanger,M. Fauré),Melle Germaine\nSanderson à la jolie voix, bien posée, mais à\nla diction un peu molle eut comme partenaires\nle Trio Chaigneau ; Melle Julia Hosbater\nfût une intelligente Cantatrice de lieder ; Mm°\nProtopopova, au beau timbre de voix, consacra\nune séance aux œuvres de M. Fauré.\nNous en arrivons à la légion des pianistes.\nQuel nombre de virtuoses et même d'excellents\nartistes ! Si le piano avait besoin d'une réhabi-\nlitation elle serait maintenant superflue, car ses\ninterprètes l'ont rénové. Plus de sécheresse,\nl'emploi de la pédale, pas toujours judicieux,\ndonne quelque confusion. Mais nous n'avons,\ndans ce numéro de l'Actualité Musicale, que\nla place de nommer des artistes comme\nM. Ricardo Vinès qui célébra Schumann\navec Mme Raunay, M. Lortat Jacob qui\ndonna, avec l'orchestre Colonne une Séance\nde Concertos où il se montra un de nos meil-\nleurs pianistes ; Melle Dehelly qui interpréta\nidéalement Chopin ; M. Flesch qui donna\nune bonne séance avec Orchestre ; Melle\nHélène Barry, M. Frey, M. Galston,"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.23", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n191\n\nM. Edmond Hertz, M. Fœrster.\nM 6 Yvonne Péan, Mme Goodson, et\ntant d'autres. Il nous faut encore parler du\ngroupe des jeunes pianistes, si intéressant.\nMelle Caffaret n' est plus une enfant prodige,\nmais une artiste en possession d'un talent\nexquis, très personnel, très délicat. Sa technique\nsurtout dans les octaves, est merveilleuse. A\ncôté d'elle, Melle \"Van Baerentzen, si bien\ndouée cependant, pâlit à peine. M!el]e Veluard,\ngloire de la Schola, a montré dans une serie\nde Concerts un beau tempérament de pianiste.\nEt quels programmes pour une toute jeune\nfille ! Les Sonates de Dukas et de d'lndy, les\nVariations Symphoniques, Prélude Choral et\nfugue, de Franck, des Concertos, etc. Melle\nLandsmann n'a pas encore une technique\nparfaite, mais on sent qu'elle est vraiment\nmusicienne et qu'elle arrivera aux premiers\nrangs.\nO\nNous allions oublier une grande artiste\nqu'on n'entend plus assez et dont le beau et\nsimple talent repose des virtuoses prétentieux\net bruyants, Mme Berthe Marx Gold-\nschmidt qui donne sept séances (avec les\nprogrammes de Rubinstein). On n'a jamais\nmieux joué les sonates de Beethoven. Et quelle\nmémoire !\nIl ne nous reste que quelques lignes pour le\nQuatuor Lej eune qui a terminé son histoire\nde la musique, et surtout du Quatuor, en\nRussie. Le 6e Quatuor de M. Taneïew est un\npeu touffu, mais intéressant ; de même le\nthème varié de Pogoïeff.\nMme Filliaux Tiger a fait entendre au\nLyceum toute une série de ses œuvres, d'un\ncharme très féminin, avec d'excellents artistes,\ndont Melle Delcourt et Mme Delune qui est\nla violoncelliste féminine la plus délicate que\nnous ayons. Mentionnons enfin la séance\nd'œuvres de M. André Fijean, d'une fran-\nchise mélodique agréable, et la soirée Her-\nmann Zipelins, consacrée à de si curieuses\nSonates à deux violons.\nNous apprenons que Mme Wanda Lan-\ndowska vient, de rentrer à Paris après une\ntournée de sept mois, pendant laquelle elle a\nparcouru, accompagnée de ses clavecins, l'Es-\npagne, le Portugal, l'Allemagne, l'Autriche et\nla Russie jusqu'à Astrakan. Elle quittera de\nnouveau Paris à la fin de Mai, et pour prendre\npart aux fêtes que l'Allemagne organise tous\nles deux ans en l'honneur de J. S. Bach.\nLa jeune Chorale mixte de Paris,\ndont les Amis de la musique ont dernièrement\napplaudi les débuts, s'est fait entendre pour la\npremière fois dans un salon, chez Mme A.\nAndré, avec un effectif réduit. Rien ne con-\nvient mieux aux réunions mondaines qu'en\nchœur de voix fraîches chantant quelques\npièces de notre grande époque polyphonique.\nLe 9 Mai, le Pax-\nquatuor donnait salle\nd'Eylau la dernière\ndes dix séances qu'il\nconsacra cette année\nà la noblesse et aux\ngrâces de la musique\nclassique. On ne peut\nt L\nassez louer l'excellente artiste\nqu'est Mme Muller de Beaupré\nd'avoir su grouper avec un sens si\nexact de leur harmonie totale, les\néléments de son Quatuor. MM.\nCarembat, G. Poulet, R. Mon-\nfeuillard et Cruque. Mme Muller\nde Beaupré faisait une exception à ses pro-\ngrammes classiques, en donnant cette fois une\nœuvre de Boellman, la dernière de l'auteur\nmourant, œuvre attachante et désespérée.\nSouhaitons que Mme Muller de Beaupré\ninscrive à son programme de l'an prochain,\ncette sonate, et que l'exquise Muse dont le\nMaître Grasset illustra le programme de\nPax-Quatuor continue à protéger ces Séances\nd'intimité artistique.\nF. GUERILLOT.\nLE MESSIE DE HvENDEL AU TRO-\ni\nCADERO. Les lecteurs de cette revue\nsavent quelle est ma sympathie pour la Société\nHœndel et pour ses jeunes directeurs, MM.\nEugène Borrel et Félix Raugel. Depuis deux\nans, ils nous ont fait entendre à Paris une suite"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.24", "texte": "Rouart, Lerolle Cie\nÉDITEURS DE MUSIQUE\n..' f y -\n18, BOULEVARD DE STRASBOURG - PARIS\nLe plus grand abonnement de France\nservice : Maison G A VEAU, 45, rue de la Boëtie.\nTOUTE LA MUSIQUE en lecture\nReprésentation exclusive des Éditions Bélaïeff, Hansen,\nJurgenson, Universelle et Zimmermann.\nDépositaires exclusifs des œuvres de G. MAHLER\nire SYMPHONIE EN RÉ MAJEUR\n2me SYMPHONIE EN DO MINEUR\n3me SYMPHONIE EN RÉ MINEUR\n4me SYMPHONIE EN SOL MAJEUR\nChaque piano à 4 mains , • » . , . . net fr. 12\n„ petite partition d'orchestre net fr. 8"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.25", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n193\n\nd'œuvres admirables de ce grand homme, pour\nqui j'ai un culte passionné. Et ils apportent\nà le ressusciter une ardeur d'enthousiasme, qui\nrompt avec la fausse tradition de dignité guin-\ndée sous laquelle on l'étouffait. Leur tâche\nétait difficile, périlleuse même : ils avaient à\nformer entièrement un orchestre, des chœurs,\nun public : ils y ont réussi. Leur orchestre,\nleurs choeurs,leur public,peu nombreux d'abord,\nmais tout dévoués, se sont peu à peu étendus ;\nl'ardeur des chefs s'est communiquée aux\nexécutants ; et chaque concert marquait un\nprogrès nouveau.\nEnfin, ils ont eu l'audace, qui vient d'être\nrécompensée, de faire entendre le Messie dans\nle vaste cadre du Trocadéro. Ils avaient, pour\ncette fois, fait appel au concours de la Schola\nCantorum, des Chanteurs de la Renaissance, et\ndes Chanteurs de S 1\" Pierre de Besançon. M. Guil-\nmant, qui fut le premier en France à faire\nconnaître Haendel, tenait l'orgue ; et M. Vin-\ncent d'lndy, donnant un bel exemple de con-\nfraternité artistique, avait voulu prendre place\nparmi l'orchestre, comme simple timbalier.\nL'audition du 23 avril, au Trocadéro, a été\nune des plus belles, que nous ayons eues à\nParis, des grandes œuvres de la musique\nancienne. Enfin, l'on a pu se faire une idée\nexacte de ce Messie, dont tant de gens parlent,\nmais que si peu connaissent vraiment. Non\nseulement M. Raugel avait soigneusement\nrevu la partition sur le manuscrit original, et\nnous donnait, pour la première fois, le texte\nintégral de l'œuvre ; mais sa direction intelli-\ngente et vivante a su rétablir l'unité, la logique\net la suite de cette grande épopée et en rallu-\nmer la flamme de poésie et de foi. Les solistes\nétaient tous les quatre excellents : la voix de\nMadame Mellot-Joubert est fraîche et char-\nmante ; chacun connaît la belle, sobre et\némouvante déclamation de Madame Marthe\nPhilip ; M. Plamondon a dit d'une façon\npathétique les sublimes récitatifs de la Passion\net M. G. Mary a soutenu robustement\nl'écrasant rôle de basse. Les chœurs et\nl'orchestre ont été bons dans l'ensemble, avec\nçà et là quelques flottements (inévitables, pour\nune première épreuve de ce genre) ; mais on\npeut dire qu'ils se sont montrés d'autant plus\nsûrs que la musique était plus belle ; et aux\nsommets de l'œuvre, leur exécution a été pres-\nque digne des meilleurs Musïkfeste allemands.\nOn les sent animés de la joie que rayonne\nleur jeune chef. Cette joie rend la vie au vieil\noratorio. Jamais encore on n'avait entendu\nainsi, en France, le formidable Hallelujah,\ncette Voûte de la Sixtine en musique. J'ai\nvu bien des musiciens, pour qui cette audition\ndu Messie a été une révélation de Haendel.\nQue diront-ils, quand la Société Hœndel nous\nrendra, comme je l'espère, des œuvres plus\nmonumentales encore et plus vivantes, comme\nSamson, Héraklés, Belsazar, Israël,... car\nil s'en faut que le Messie soit, à mon sens,\nl'œuvre la plus puissante et la plus neuve de\nHaendel.\nEn attendant, félicitons la Société Hœndel,\net félicitons-nous. La soirée du 23 avril marque\nun grand pas nouveau dans le progrès de nos\nsociétés chorales, en France.1\nROMAIN ROLLAND.\nJEUNESSE ET GÉNIE\nCOMPTE-RENDU D'UNE AUDITION D'ÉLEVES\nParis offre, de temps en temps, des plaisirs\ndélicats. J'en ai goûté un de ce genre, Diman-\nche passé, salle Pleyel. Parvenu, par un om-\nnibus banal, à la non moins banale rue Roche-\nchouart, je descendis au numéro 22 ; et là,\ntraversant vingt salles désertes peuplées de\npianos, j'atteignis un salon que remplissait déjà\nune flore exubérante de chapeaux féminins, —\navec, hélas ! quelques \" tuyaux de poêle \" très\nbien vernis... Au moment où j'entrai, le cla-\nvier d'une grande queue d'acajou, au couvercle\ndressé, résonnait, superbement, martelé par\nquatre mains enfantines, avec un grand respect\nde la mesure. — Car, il faut l'expliquer, Mlle\nSauvrezis m'avait invité, gracieusement, à\nune audition d'élèves de son cours.\nUne audition d'élèves ! Combien cette for-\n\n1 Le succès de cette audition a été tel que la Société\nHœndeï dut en donner une seconde, le 11 Mai."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.26", "texte": "194\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\nmule effraierait de gens, redoutant le piano, la\nSonate, et la pédagogie... L'on s'imagine, tout\nde suite, une kyrielle de pensionnaires, à l'âge\ningrat, des apprentis-prodiges pour qui l'on\nremonte la vis du tabouret, afin qu'ils rendent\nau public le martyre qu'ils ont enduré... Mais\nrassurez-vous ; notre époque a mis là de l'esthé-\ntique, comme elle en met partout ; et si vous\nme demandez mon impression je vous confierai\nque cette troupe de fillettes et de garçonnets,\nrangés sur l'estrade, en corbeille, et attendant\nleur tour, posément, d'affronter les touches\nd'ivoire, donnait un spectacle fort attachant :\nils (ou elles) étaient pour la plupart si jolis, si\nbien habillés. - Et, moi, par malheur inexact,\nayant manqué l'Ouverture de Coriolan, jouée\nà huit mains (excusez du peu !), je donnai\ntoute mon attention à la Sonatine en rè, du\nmême Beethoven.\nTout le programme, d'ailleurs, était consa-\ncré à ce maître ; fort beau programme, certes,\nmême dans sa forme extérieure, et qu'on avait\nillustré d'un fac-similé de Corot, représentant\nun pâtre jouant du galoubet devant quelque\nmassif d'arbres touffu. Il n'énumérait pas\nmoins de 43 morceaux, avec, en marge, ce\nseul nom, qui en vaut bien d'autres, en défini-\ntive : Beethoven Et comme chaque morceau\navait son exécutant spécial, cela faisait, si je\ncompte bien, une quarantaine de jeunes pianis-\ntes à entendre. Ah ! j'aurais voulu qu'il fût\nlà, le bon et très grand musicien, le musicien\ndéfinitif, peut-être, celui certainement qui a\ntrouvé le plus d'idées sonores, et qui les a dé-\nveloppées avec le plus de richesse et de per-\nfection. J'aurais désiré qu'il pût assister à ce\nconcert juvénile, qu'il entendît ses poèmes pro-\nfonds interprétés par tant de jolies menottes\ninnocentes. Sans doute, la Sonatine en rè\npour quatre mains, comme aussi les deux\nBagatelles et le Rondo en W, op. 51, sont\nbien adaptés à l'enfance. Bien qu'il ne se fût\njamais marié, Ludwig van Beethoven avait,\ncomme Victor Hugo, pratiqué 1' \" art d'être\ngrand-père. \" Lui qu'Haydn n'avait pas com-\npris, et qui avait compris Haydn, était capable\nd'écrire le Final de Y Héroïque, et les plus\ndélicieux badinages.\nMais il y eut, Dimanche, quelque chose de\nparticulièrement curieux et de bien tou-\nchant, à voir de jeunes doigts s'empresser à\ntraduire, sur les touches alternativement blan-\nches ou noires, ces dessins mystérieux que deux\nyeux attentifs épiaient au vol, sur la partition,\nsans en apercevoir du tout le mystère. Une\nfois de plus, je restais confondu de ce pouvoir\nqu'a la Musique, de raconter des choses logi-\nques, belles et profondes, et qui ne peuvent se\ndéfinir, qui sont \" indicibles \" ; je me disais que\nsi l'un d'eux, parmi ce petit peuple, avait à vous\nréciter, par exemple, \" Dèmocrite et /es Abdèri-\ntains, \" de Lafontaine, il ne parviendrait pas à\nnous satisfaire comme il y parvenait, assez\nexactement, en exécutant la 7e Sonate... C'est\nque le texte musical n'est pas, comme est le\nlangage courant, conventionnel, et qu'il porte\navec lui sa signification, qu'il soit compris,\nd'ailleurs, ou qu'il ne le soit pas, ou qu'il ne le\nsoit qu'à demi. C'est une espèce de chorégra-\nphie, ou de mimique toute idéale, ou, si l'on\nveut, une tapisserie immatérielle, extraordi-\nnaire et merveilleusement expressive ; un\napprenti la déroule sous vos regards ; vous-\nmême n'y voyez pas autre chose que ce qu'il\ny voit, naïvement ; mais vous y faites plus\nd'attention, et vous l'admirez davantage.\nAinsi faisais-je, en cette salle où, vraisem-\nblablement, bien des auditeurs mûrs restaient,\nen face de Beethoven, des enfants. Et com-\nment peut-il en être autrement, lorsque ce\nriche tissu musical passe si vite, et que l'atten-\ntion s'accroche si facilement à ces vastes empa-\nnachures de tête dont les femmes, exquise\nd'ailleurs, ombragent toutes perspectives maté-\nrielles et morales ?\nCependant, les plus belles Sonates du maître\nse déroulaient, et se succédaient, de plus en\nplus hautes et difficiles, à mesure que se succé-\ndaient au claviers des mains plus expertes et\ndes têtes adolescentes plus fermes. Parfois, les\nAllégrettos étaient menés un peu trop prudem-\nment et les Frestos couraient trop précipités.\nTrès peu (je l'admirais) de défaillances, soit des\ndoigts, soit de la mémoire, et toujours le joli\ncoursier fringant se redressait, et la chevauchée\nsonore se poursuivait...."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.27", "texte": "L'ACTUALITE MUSICALE\n195\n\nQuel dommage que pour ces poèmes incom-\nparables, ces épopées, ces idylles, ces élégies\ndont la féerique et vive lumière éclipse les plus\nbeaux vers de nos poètes, on n'ait pas trouvé\nd'autre nom que celui, si froid, de Sonate,\nd'autre signalement que celui d'une tonalité,\nqui n'est d'ailleurs qu'initiale, et passagère !...\nEh quoi ? faut-il que la caresse des inflexions,\ndans tel morceau, soit, dès l'abord, trahie par\nun stupide numéro d'œuvre ? que l'éloquence\npersuasive de cet autre soit compromise, aux\nyeux du profane, par un titre aussi vain que\n1' \" Aurore ? \" Vous me direz: c'est sans\nimportance, et u bon vin, comme on dit, n'a\npas besoin d'enseigne. \" ... Et pourtant, com-\nbien de passants, avant d'entrer dans le temple,\nregardent ce qu'il y a d'écrit au fronton !\nL' \" Appassionnata \" ? Mais toutes les\nSonates de Beethoven, à peu près, sont passion-\nnées. Beaucoup expriment, de l'aurore, le\nmouvement progressivement lumineux : ce\nsont des montées de jour sonore ; et ainsi de\nsuite. Seul Yopus 81 se précise opportuné-\nment de cette annonce : \" Les Adieux,\nrAbsence, le Retour ; \" délicieuse trilogie sen-\ntimentale, où la tendresse tantôt vive, nerveuse,\net tantôt languissante sans être langoureuse, se\nrésout, au finale, par une allégresse débordante.\nLa jeune fille de dix-huit ans qui traduisait\ncela était-elle émue ? Vivait-elle ce moment\nde passion sonore, par intuition, ou bien\nn'était-ce là pour cette fine tête auréolée de\nfins cheveux, qu'une succession agréable, et\npas mal difficile, de traits diatoniques ou chro-\nmatiques, de cadences résolutives ou suspen-\ndues, de passages dialogués, en mouvement\nconjoint ou disjoint ? Je ne sais, mais pour\nma part, j'étais touché, conquis, sans raisonne-\nment préalable. Or l'émotion est quelque chose\nqui se communique, et j'ai tout lieu de croire\nque l'enseignement qu'on dispense au Cours\nSauvrezis ne donne pas seulement le nerf,\nmais la flamme. J'ai pu juger par moi-même\nde la valeur de cet enseignement. Et d'ailleurs,\nMlle Sauvrezis tient beaucoup à ce qu'on voie\ndans ses auditions d'éléver une sorte de Musée\nmusical, déroulant en tableaux sonores la pensée\ndes grands maîtres.\nEnfin j'ai quitté, Dimanche, la Salle Pleyel,\nl'âme emplie de réflexions consolantes ; et,\nfrôlant au passage tous ces meubles de silhouette\ndisgracieuse, mais d'usage précieux, qu'on\nnomme des pianos, je me disais que tant qu'il\nexistera ces monstres sonores, et des jeunes\nfilles courageuses pour les dompter, la pro-\ndigieuse pensée de Beethoven et sa merveil-\nleuse vivacité de cœur ne resteront pas lettre\nmorte.\nQue c'est touchant, et que c'est beau, le\ngénie célébré ingénument par la jeunesse !\nMAURICE GRIVEAU.\n\nProvince\nBORDEAUX. Le Quatuor Marteau-\nBecker, de Berlin, de passage dans notre\nville, vient de se faire entendre dans la Salle\nFranklin.\nA l'église Sainte Eulalie (notre ville ne possé\ndant pas de Salle de Concert ayant un orgue\njouable) grand Récital, par notre compatriote\nJoseph Bonnet, organiste déjà célèbre du\norgoie de Saint Eustache. Exécutant\no o\nremarquable des œuvres des grands maîtres,\nle jeune artiste se fit grandement apprécier\ncomme compositeur. Les élèves du cours\nRamat chantèrent de lui quelques composi-\ntions chorales d'une écriture aussi fraîche que\nsavante, et un Deus Abraham de Jean Huré,\ntrès original, un peu osé de construction peut-\nêtre, mais néanmoins très goûté des musiciens.\nN'oublions pas la soirée d'art, donnée par\nle compositeur Reynaldo Hahn, avec la colla-\nboration de Madame L. Durand-Texte, Pitsch,\nvioloncelliste, et Fleury, flûtiste. Conférencier\nplein d'érudition et d'esprit, dans une très\nconsciencieuse analyse des œuvres de musique\nancienne du programme, l'auteur de la Car-\nmélite se fit applaudir dans d'aimables compo-\nsitions, comme exécutant au piano et comme\nchanteur habile et expressif.\nFidèles à la tradition, Lepine et Falcon, de\nla Chanterelle, nous convièrent à la Salle"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.28", "texte": "Photographie documentaire\n_ eî artistique\nrue des Batignolles, 67S PARIS.\nNouveau procédé sur papier; blanc sur noir, grandeur 18x24:\nPour une commande de cinquante épreuves 0.75 par épreuve.\nPar petite quantité: 1 fr. par épreuve.\n/\nPar ce procédé, la Maison CHAT EN ET a fourni aux Bénédictins\nde Solesmes pour leur Paléographie plus de 40.000 photographies.\nPRIX-COURANT :\nCliché 13 x 18 avec une épreuve, 3 fr. ; les suivantes, chaque 0.73\nCliché 18 >< 24 avec une épreuve, 4 fr. ; les suivantes, chaque 1.00\nCliché 24 x 30 avec une épreuve, 5 fr. ; les suivantes, chaque 1.50\n\nExtrait du roman de Fauvel (1315) publié en reproduction photographique."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.29", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n197\n\nBermond, pour y entendre les dix sonates\npiano et violon de Beethoven. Un de nos\nuniversitaires, un savant doublé d'un excellent\nmusicien et beethovenien convaincu, M. R.\nLambinet y fît une très intéressante conférence\nsur la vie et l'œuvre du maître de Bonn.\nUne de nos gloires locales, le jeune harpiste\nR. Jandelli, nous donna à la Salle Delmouly\nune très belle audition des œuvres des maîtres\nde la harpe Erard. Joseph Thibaud, Mlle Mour-\nlane, le professeur J. Bastien, le flûtiste\nFeilleux et enfin Mlle J. Ramat dans des\nchansons du XVIIIe siècle, contribuèrent de\ntout leur talent au grand succès de cette\nC 1\nintéressante matinée.\nNous attendons pour la fin du mois le\nTonkuenstler-Orchester de Munich, direction\nJ. Lassalle (un Français), qui vient inaugurer\nle nouveau Théâtre de l'Alhambra.\nV. GENDREU.\nEVREXJX. Mardi, 12 avril, au concert\ndonné par la Société Symphonique d'Evreux,\naudition de Mlle Suzanne Chantai, dans\ndiverses pièces de Mozart, Haydn, Franck,\nDubois. Vif succès pour la délicieuse artiste.\nAu programme également, le quatuor de\nharpes chromatiques Lénars, très applaudi\ndans des transcriptions de Tchaïkowski et de\nGrieg ; certains numéros cependant, tels que\nla Mort d'Ase, semblent, malgré tout le talent\ndes artistes, peu à la portée de la harpe.\nSaynètes et imitations, par Mlle M. Richard\net W. Burtey.\nLe dimanche précédent, très gros succès, à\nune séance privée, pour l'improvisateur Roger\nde Beaumercy, toujours déconcertant d'esprit\net de brio.\n,•■• - j -\nROUEN. S'il en était des questions\nd'art comme des questions politiques, et si l'on\nabandonnait au suffrage universel des auditeurs\nle soin de fixer un idéal esthétique Quo Fadis\nserait peut-être l'idéal de la saison, 25 repré-\nsentations semblent le prouver. Ni le Roy cTTs,\nni Lohengrin, ni Don Juan n'approchèrent de\nce chiffre. Mais l'intérêt musical de notre\nexistence rouennaise se trouve ailleurs, dans\nles concerts, qui se multiplient heureusement\net qui attirent de plus en plus le public.\n-, Un jeune imprésario Rouennais M. Henri\nUrsin en organisa quatre avec la Société des\nInstruments Anciens, le quator Willaume, MM.\nYsaye et Hekking, et le Double quintette de Paris.\nDes œuvres anciennes, classiques ou modernes\ny furent exécutées, en général avec une per-\nfection de style et de technique qui ne laissait\nrien à désirer. Bruni, Nicolay, Monteclair\ncausèrent de délicates joies aux raffinés. Le\nquatuor de Debussy subtilement nuancé en\nvaporeuses et impondérables sonorités sembla\ncharmer toutes les sensibilités. Le sme5me Concerto\nbrandebourgeois de Bach apporta de substan-\ntielles satisfactions aux oreilles classiques. De\nM. Marcel Houdret une Symphonie de Chambre\nparut intéressante surtout par son andante et\nson scherzo. La partie vocale dans ces concerts\nétait confiée à Mme Buisson, Willaume-Lam-\nber, Passin-Marcillac, Foreau - Isnardon, à\nMM. Muratore et Teissié. .\nDe son côté M. Paul Boquel, dont les\nconcerts valent à la fois par le choix des pro-\ngrammes toujours artistiques et par celui des\ninterprètes, fît entendre à Rouen cet hiver\nMM. Cortot et Boucherit dans une séance de\nsonates, M. Jacques Thibaud dans un ensemble\nd'œuvres italiennes très homogène, M. Lazare-\nLevy assisté de M. Marcel Dupré, Mme\nLitvinne dans les pages les plus célèbres de\nson répertoire. Et le succès n'alla oas seuie-\ni 1.\nment à ces illustres vedettes, car Mîle Suzanne\nChantai, M. Chanoine Davranches, MM.\nMarcel Ciampi, Robert Schmitz et Paul\nBazelaire, pour être de moins illustres seigneurs\nau pays de la gloire n'en ont pas moins un\ntalent très appréciable.\nM. P. Mesnier violoniste admirable de\nsimplicité et d'émotion donne aussi chaque\nhiver une audition avec sa fille et avec\nMlle Duranton. Cette fois il nous révéla la\npoignante et profonde Sonate en sol de Lekeu.\nAjoutons encore que les Concerts-Rouge avec\nMlle Nina Ratti et M. Chanoine-Davranches\nobtinrent avec un programme très électique\nun succès d'enthousiasme et qu'à un\nConcert de Charité M. Enesco très applaudi"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.30", "texte": "198\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\ncomme exécutant et comme compositeur\ntrouva en Mme Capoy une interprète délicate.\nMais ce qui nous intéresse plus encore ce\nsont les résultats de notre activité propre.\nRouen offre au point de vue vocal d'admi-\nrables ressources d'abord comme solistes :\nMarie Robert, Simon et Capoy et\nM. Chanoine-Davranches, artistes dont la\nréputation est solidement établie ailleurs qu'à\nRouen, puis comme Sociétés Chorales: l'Accord\nParfait dirigé par M. Albert Dupré et la\nGamme par M. Jules Haelling. Enfin deux\nsociétés : la Société de Peinture Moderne et\nla Société des Artistes Rouennais organisent\ndes séries de concerts.\nS. J. M. ayant signalé l'audition consa-\ncrée par Mme Marie Robert et M. Roger\nBoucher à Moussorgsky (Chambre d'Enfants,\nSans rSoleil, Berceuse du Paysan, l'Orphelin,\nle Bouc, le Jardin près du Don, le Chant juif,\nla Nuit sur le Mont-Chauve) comme les\ncauseries de Mme Marie Capoy nous insisterons\nsur les manifestations chorales ou sur les con-\ncerts, de nos Sociétés de Peinture.\nL'Accord Parfait, particulièrement actif cet\nhiver, aura chanté au cours de la saison la\nCantate de Noël de Bach, la Messe en ut de\nBeethoven; des fragments des Saisons d'Haydn,\nla Passion selon Saint Matthieu de Bach et la\nDemoiselle Elue de Debusssy. Voilà qui prouve\nde la part de l'Accord Parfait un désir de se\nmontrer agréable à tous comme un dévoue-\nment à la musique tout à fait méritoires. Entre\ntoutes ces exécutions celle de la Passion, pré-\nparée depuis bientôt quatre ans fut particuliè-\nment belle. M. Ch. Widor y participa comme\norganiste à côté de son suppléant à\nM. Marcel Dupré. Les solis avaient été confiés\nà Mmes Max et Marty, à MM. Coulomb et\nChanoine-Davranches. Sous la direction con-\nvaincue de M. Albert Dupré tous les exécu-\ntants se montrèrent à la hauteur de l'œuvre.\nLa Gamme, de son côté renforcée de la Maî-\ntrise et d'un orchestre donnait la ire audition\nà Rouen du Faust de Schumann, puis seule,\ncelle des Sept Paroles de Christ de Schûtz.\nCe furent au point de Vue choral d'impeccables\nexécutions, d'une fermeté1 et d'une vigueur\nrares qui font à M. J. Haelling le plus grand\nhonneur.\nA la Société de Peinture moderne M. et\nMme Landormy, Mme Mayrand et Mlle G.\nDupin présentèrent une vue d'ensemble de la\nmusique française moderne en faisant une\nplace spéciale à Paul Dupin qui déjà l'an\npassé s'était fait connaître avec le concours de\nMme Marie Robert àun public choisi d'ama-\nteurs, une autre séance, fut remplie par M. et\nMme Alberro de Viverroavec quelques œuvres\nnouvelles d'A. Doyen.\nA la Société des Artistes Rouennais un\nconcert symphonique dirigé par M. Ch. Aufry\noffrait beaucoup de premières auditions :\nœuvres de Moussorgsky, de Rimsky-Korsakow,\nde Svendsen, de Gade. Un autre sera consacré\nen partie à M. Chanoine-Davranches, un\ndernier concert comprend dans son programme\nla Demoiselle Elue.\nDonc cet hiver de grandes œuvres classiques\nou modernes auront été exécutées dans d'excel-\nlentes conditions à Rouen : l'Ecole française\nmoderne, (Lekeu, de Castillon, Duparc, d'lndy,\nDebussy, P. Dupin, etc...), aura été largement\nreprésentée dans les programmes des concerts.\nLe goût musical ne peut qu'y gagner, et cette\nsaison apporte de belles espérances à ceux qui\ndéfendent à Rouen la cause de la musique.\nPAUL-LOUIS ROBERT.\nPOITIERS. Grand succès pour MM.\nWurmser, Hekking et Enesco dans le ler Trio\nd'Haydn et celui de Beethoven dédié à\nl'Archiduc.\nANGERS. Et voilà la saison terminée !\nLes derniers concerts nous laissent sous une\nimpression d'art et de tristesse ; le sympa-\nthique et parfait chef d'orchestre Max d'Ollone\nnous faisait ses adieux après trois années\ninoubliables ! Aurons-nous l'espoir de le voir\nremplacé par Rhené-Baton ?\nA signaler un certain nombre d'exécutions\nwagnériennes, les Béatitudes, le délicieux\nFrançois d'Assise de Max d'Ollone, le Con-\ncert de la Chorale Jeanne d'Arc du marquis de\nBecdelièvre. - Le théâtre lui-même a fermé\nses portes. A l'année prochaine. M. B."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.31", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n199\n\nBLOIS. On sait le succès des confé-\nrences de M. Jean Richepin. Voici qu'un\nintérêt musical vient s'ajouter à l'intérêt litté-\nraire déjà très grand de ces causeries.\nUn professeur de chant, Mlle Ruin Gabriac\naccompagnait à Blois l'éminent académicien,\nle 10 Avril dernier, et au cours de la confé-\nrence intitulée \" Les Chansons de la Mer \"\nplusieurs mélodies furent exécutées. Au\nCimetière de G. Fauré sur des paroles de\nM. Richepin, Coucher de Soleil de R. Lenor-\nmand sur des vers de P. Veber ont été inter-\nprétés à ravir par Mlle Ruin et le succès fut si\nvif qu'aussitôt après le Concert le poète et son\ninterprète furent redemandés la Société\ndes Amis des Arts de Loir-et-Cher, pour le\nmois prochain.\nNous souhaitons que l'exemple donné par\nnotre société soit ailleurs suivi. Et il le sera,\nla musique moderne et la poésie ne sont-elles\npas désormais inséparables.\nR. M.\nALENÇON. Nous venons d'applaudir\nla Rose de Schumann, très bien présentée, si\nl'on considère les éléments dont nous disposons\nici. Grand succès pour M. et Mlle Ciampi.\nST LO. Une jeune Société chorale,\nfondée depuis deux ans à peine, composée\nd'employés, d'ouvriers, garçons de bureau, etc.,\net dirigée par un amateur, M. Baudry (lui-\nmême rédacteur à la Direction des Postes et\nTélégraphes de S 1 Lo) a donné son premier\nconcert de l'année.\nAu programme, le répertoire ordinaire des\nchorales ; pour le violon, Wieniawski et\nVieuxtemps ; pour le violoncelle du Golter-\nman, et du Sinding pour le piano. De Rouen\nétaient venus M. Dalvarez, ténor, et Mme La-\nrose,' mezzo. De Bayeux, M. Marchai, vio-\nloniste ; de S 1 Lo, MM. Levatois et Pichard.\nExcellent public et très bonne audition.\nST BRIEUC. La Société Philharmo-\nnique a voulu nous reposer du surmenage\nélectoral en nous faisant entendre du Bach,\ndu Duparc, et du Chopin, sous la direction\nde M. de Villermay, et avec les concours de\nM. et Mlle Ciampi, et de M. Baron (cor).\nPERIGUEUX. Dans notre ville, les\nmanifestations artistiques se font de plus en\nplus rares. La force d'inertie, le manque\nd'entente de nos instrumentistes,\nnels ou amateurs, dont quelques-uns ne man-\nquent pourtant pas de talent, provoquent un\nmarasme, qui crée forcément des loisirs aux\nchroniqueurs.\nL'an dernier, au mois d'octobre, les artistes\nde la Comédie-Française vinrent représenter\nsur un \" théâtre de la nature \" édifié .place\nTourny, La Magdalèenne, de ami\nBerton, et ce fut là un spectacle inoubliable,\nauquel on réserve, paraît-il, un lendemaijn.\nOn raconte, en effet, que notre éminent\ncompatriote, le baron de La Tombelle, a\nécrit pour cette belle œuvre une musique de\nscène remarquable ; et il est probable que la\npièce de M. Berton sera interprétée en juillet\navec la musique, soit à Périgueux, soit aux\nenvirons. M. Berton vient de passer quelques\njours dans notre ville pour s'occuper de l'or-\nganisation de cette représentation. • 7-\"\nCOURTEY.„H\nBREST. Depuis la clôture de la saison\nthéâtrale, les concerts se succèdent relative-\nment nombreux.\nLe violoniste Bertagne, qui s'établit comme\nprofesseur de violon dans notre ville, a donné\nune séance intéressante, excellemment accom-\npagné par M. Paul Loyonnet. La chorale\nmixte Palestrina qui, dans des auditions anté-\nrieures, avait donné en leur entier le 5e acte\nd'Armide et le 4e d'Hippolyte et Aricie, nous\na fait entendre le Requiem de Mozart, un\nmotet de Vittoria, le Domine non sum dignus,\ndes extraits d'Œdipe à Colonne de Sacchini,\nde Siroë d'Haendel et de la Création d'Haydn.\nGevaert et César Franck seuls représentaient\nla musique contemporaine.\nLa Société Symphonique Les Amis du\nColonne a offert à ses sociétaires le dernier\nconcert de la saison. Au programme, deux"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.32", "texte": "19\nFACTEUR\nDE . _\nPIANOS\nGAVEAU\nFACTEUR\nDE\nPIANOS\nSiège Social : 45 et 47, rue de la Boëtie (VIIIe) PARIS\nRayon spécial de Musique\n(vente et abonnement)\nSALLES\nDE\nTELEPHONE : 528=20\nTV A\nAdresse Télégraphique : CONCERTS\nGAVEAU-PIANOS-PARIS\nUsine modèle à Fontenay=\nsous=Bois (Seine)\nAgence générale à Bruxelles\nDépôt des éditions\nde la S.LM.\nLj C\nr.U\n, l\n«\n■ . ,)■ >,,■ : .-i •\n' .i' ï' V. f-\nu\n-S«o\nMEMBRE DU JURY HORS CONCOURS\nBARCELONE 1888, Moscou 1891, CHICAGO 1893, AMSTERDAM 1895\nPARIS 1900.\nDIPLÔMES D'HONNEUR\nAMSTERDAM 1883, ANVERS 1885, BRUXELLES 1888\nGRANDS PRIX\nHANOÏ 1893, LIÈGE 1905."}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.33", "texte": "L ' A<C TUA LITE MUSICALE\n201\n\npoèmes symphoniques : Ode à Carnac et\nVeillée bretonne du compositeur L. Skilmans,\nqui ont beaucoup plu.\nj. s.\nTOULOUSE. Dans quelques jours,\nsous la direction de M. Gabriel Laporte, chef\nd'orchestre, vont commencer les concerts\nsymphoniques d'été alternant avec des festivals,\nou des auditions purement chorales. Pour\nsatisfaire le goût de chacun, plus exactement,\nsemble-t-il, dans le but d'attirer le promeneur\npendant les belles soirées de mai, les grands\ncafés vont aussi reprendre leurs petits concerts\ndes terrasses.\nTant de musiquette donnera-t-elle satisfac-\ntion à tous ? Si l'écho d'un motif de valse\nlente ou un air de polka arrivent jusqu'à nos\noreilles, un instant nous oublierons la mauvaise\nimpression d'une pitoyable saison théâtrale qui\nvient de finir et dont le grand cheval de\nbataille fut \" Quo Vadis Après cette tapa-\ngeuse nullité, les directeurs démissionnaires,\nobligés de se conformer au Cahier des Charges,\ndonnèrent \" La Glaneuse \" de Pourdrain\ndeux représentations et l'italienne\n\" Manon Lescaut \" de Puccini trois re-\nprésentations.\nCes œuvres merveilleuses, géniales, inimi-\ntables, coûtent à la population la bagatelle de\n150.000 fr. C'est pour rien !...\nJ. H.\nAURILLAC. L'Eglise Notre-Dame\naux Neiges a été le théâtre d'une remarquable\nmanifestation artistique et religieuse. Sous la\ndirection de M. Xavier Permann, le célèbre\norganiste, nous avons eu la joie d'entendre\n\" Les Sept Paroles du Christ \" de Théodore\nDubois, exécuté par un groupe d'amateurs, il\nest regrettable que la ville d'Aurillac ne pos-\nsède pas un orchestre pouvant accompagner ce\nchef-d'œuvre.\nRENNES. Le 24 avril dernier, la Société\nde Concerts, a donné sa troisième audition de\nla saison.\nAu programme, une importante œuvre\ninédite du Compositeur Henri Bogé, une\nsymphonie en sol mineur, que l'orchestre de la\nsociété, sous la direction de M. Ch. Bodire,\nrendit avec beaucoup de précision, de style et\nd'éclat. Ce fut pour l'auteur et les interprètes\nun véritable triomphe.\nG râce à l'admirable talent du grand violon-\ncelliste A. Hekking et au charme incomparable\nqui se dégage du jeu de M. Bleuzet, le célèbre\nhautboïste, le public rennais consentit à en-\ntendre et même applaudit avec enthousiasme\nquatre concertos: celui de Lalo, les Variations\nde Boëllmann, le Concerto de Haendel en sol\nmineur et le Concerto de Mme de Grandval\npour hautbois.\nL'audition prit fin sur une exécution très-\nfinie du Calme de la Mer de Beethoven pour\nChœurs et Orchestre.\nCANNES. Le grand Casino termine\nsa saison. Les superbes concerts symphoniques\net classiques du Maître Louis Laporte contri-\nbuent pour la plus large part au succès de cet\nétablissement.\nS 1 JEAN DE LUZ. A signaler l'acti-\nvité de la société Charles Bordes dirigée par\nMme Petit, dont les auditions s'inspirent des\ngrands principes de la Schola de Paris.\nS* SEBASTIEN. A la salle des\nBeaux-Arts, un ingénieur, M. Gastoué a donné\nle premier avril sa dernière conférence sur\nl'histoire de la Sonate (Franck et Saint-Saëns),\navec une excellente audition par Mlles Palante\net Genty.\nBOURGES. Les élèves du Lycée ont\neu l'ingénieuse idée d'offrir à leurs professeurs,\nà leurs parents et amis, une matinée musi-\ncale et littéraire. Voilà une initiative qui\ndevrait être suivie dans bien des endroits, et\nmême remplacer la monotone distribution de\nprix. Le programme était assez panaché. La\ndifficulté est en effet de réunir un répertoire\naccessible à ces exécutants. A côté de Schubert\nvoisinait Planquette, et la Valse poudrée de\nPopy ou le Chœur des Allobroges faisaient\npendant au Père Martini et à Henri Rabaud."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.34", "texte": "202\nL'ACTUALITE MUSICALE\n\nPAU. Félicitons M. Dubois du triomphe\nde cette saison, et de l'homogénéité de sa\ntroupe. Parmi les concerts, à côté de ceux\nde M. Maufret et ceux de la Schola de Pau,\nil faut mentionner les Auditions classiques du\nmaître Brunei, dont les programmes ne sont\ninféodés à aucune chapelle. Brunei ne le cède\nen rien, comme chef d'orchestre aux meilleurs\nde Paris. Nous avons pu nous en rendre compte,\nlorsque, il y a quelques années, Colonne et\nChevillard sont venus ici,\nL. D.\nARLES. Le grand salon de l'Hôtel du\nForum a retenti des ovations faites à M. et\nMme Fournier et à Mlle Maréchal (violoncelle,\nchant et piano). D'autre part le quator Gallo-\nRomain (Fabre, Doladille, Dagand et Rieu)\nont vigoureusement attaqué le 9e quatuor de\nBeethoven. Nous faisons quelques réserves\npour le Minuetto, trop lent ; et pour l'allégro,\ntrop mollement rendu. A l'étude le quatuor\nde Lalo ; et à quand le quatuor de Franck et\ncelui de Debussy ?\nSALON. Prochainement au Théâtre\nMunicipal : Taïma, tragédie lyrique de Bédoc,\nmusique de David Polleri. Ce théâtre sous la\ndirection de Depère, se compose d'éléments\nMarseillais. Il vient de nous donner une bonne\nsaison, d'ouvrage classiques, naturellement. Le\nConservatoire de Salon prépare ses examens\nde fin d'année. Les concerts annoncent une\nmanifestation à l'Aérodrome de la Crau.\nPlusieurs Sociétés nous ont visités ; ce fut\nl'occasion de concours et de distributions.\nJ'allais oublier que nous aurons même une\nRevue, dont le titre est nécessairement Chante-\nclairette, du maître Mourret.\nL.\nVERDUN. Exceptionnellement nous\navons eu ce mois deux manifestations intéres-\nsantes : Pollain l'excellent violoncelliste, qui\nconsacra une soirée aux œuvres de Guy Ro-\npartz, et une audition de Edouard Bernard, de\nla Schola, avec le concours de MlleSylvia Levis.\nCAMBRAI. Après Andromède et Sinai\nde Paul Lebrun, le Chemin de Croix et les\nChants de Guerre d'A. Georges, Biblis et Eve\nde Massenet, et la Nativité de Maréchal,\nl'Union Orphéonique vient de donner la Dam-\nnation de Faust. Elle s'était renforcée de l'or-\nchestre des Concerts Rouges de Paris, sous la\ndirection de Rabani. Tous nos compliments\npour cette audace qui a pleinement réussi.\nP. L.\nCHARLEVILLE. Bon concert par\nM. Edouard Bernard et Mlle Sylvia Levis,\navec un programme allant de Bach à Duparc\net qui nous sauve des habituelles platitudes.\nVALENCIENNES. Un grand concours\ninternational de musique aura lieu du 13 au\n15 août 1911. Pour tous renseignements\nd'adresser à M. Fievet, secrétaire général.\nCAEN. Avant d'entrer dans la période\ndes examens et des concours l'École nationale\nde musique a fait entendre ses meilleurs élèves\n\nApplication\nraisonnêe des\nmeilleurs procédés\npédagogiques\net techniques\nemployés par les\ngrands maîtres\ncontemporains\nfrançais\net étrangers.\n\nLEÇONS de PIANO\nVIOLONS, SOLFÈGE HARMONIE\n!PAR CORRESPONDANCE\nCOURS SINAT\nRue Franklin,s, PAR"}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.35", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n203\n\ndans un concert-exercice des plus intéressants.\nLes élèves de la classe de musique de chambre,\nque dirige M. Mancini, directeur de l'Ecole,\nont joué avec une véritable perfection un trio\nde Mozart et un quatuor d'Haydn. Les\nclasses d'orchestre, d'ensemble vocal, de violon\net de chant, ont été également très remarquées.\nLe lendemain de cette audition l'Ecole, qui\nvient d'être à nouveau érigée en Ecole nationale,\na reçu la visite de M. P. V. de la Nux,\ninspecteur de l'enseignement musical.\nDans un concert hors série, l'Association\nartistique des grands concerts caennais vient\nde donner avec succès, sous la direction de son\nchef d'orchestre, M. Sechiari, une exécution\nintégrale de Rèdemhtion.\nA. M.\nNARBONNE. - La Société des concerts\nfondée en 1895 sous le nom de \" Symphonie\nAmicale \" et dirigée depuis par M. Emile-\nLouis Fabre, nous a donné cette année après\nson concert spirituel de la St-Cécile en l'Église\nSt-Paul-Serge, trois excellentes auditions clas-\nsiques.\nParmi les œuvres qui nous ont le plus\nintéressé, citons : Habanera de Chabrier, la\nSymphonie en ut majeur de Mozart, La Séré-\nnade de Widor dans laquelle furent très\nremarqués le violon de Mr Schneider et le\nvioloncelle de Mr Blanc. Nous nous en vou-\ndrions d'oublier celui de Mr Dangibaud dans\ndans la scène religieuse des Erinnyes de\nMassenet. Cette société qui compte 40 mem-\nbres exécutants, n'est composée que d'amateurs\net de professionnels non rétribués, tous gens\nde goût qui font de la musique pour leur plai-\nsir et celui des autres. Nous les en félicitons\nsincèrement. Nous parlerons prochainement du\ndernier concert de la saison.\nSCHERZO.\nLYON. — Bien que les grands concerts\naient pris fin la semaine sainte nous devons\nencore signaler pendant ce mois d'avril un\ncertain nombre d'auditions intéressantes. Le\n2 avril, le Tonkunstler-Orchester de Munich,\nsous la direction du kapellmeisîer J. Lasalle,\ndonnait un superbe concert dans la salle\nRameau devant des spectateurs malheureuse-\nment trop clairsemés. Au retour d'une tournée\ntriomphale en Espagne et au Portugal, cette\nexcellente phalange d'artistes s'arrêtera de\nnouveau à Lyon et cette fois toutes les places\nsont déjà retenues.\nMentionnons encore les séances de l'excel-\nlent quatuor Gillardini, Vieux, Loiseau et\nHekking, qui a joué en dehors des œuvres\nclassiques un quintette inédit de V. Neuville,\nun concert donné par Mr et Mlle Péronnet et\nenfin une audition du célèbre trio Cortot-\nThibaud-Casals, dans laquelle 011 a fort\napplaudi une sonate pour piano et violon\nde M. Witkowski. E. B.\n2"}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.36", "texte": "Belgique\nLA RÉDACTION.\nAu moment où l'Exposition Internationale de Bruxelles vient de\ns'ouvrir solennellement, sous le haut patronage de L.L. M.M. le Roi\net la Reine de Belgique, nous nous faisons un véritable plaisir d'offrir\nà nos lecteurs la reproduction d'une lettre que S. M. le Roi Albert\ndaigna faire tenir à notre rédacteur en chef pour la Belgique :\nM. René Lyr. Cette lettre nous flatte infiniment et nous exprimons\nà Sa Majesté une sincère gratitude pour l'attention qu'Elle veut bien\naccorder à notre effort artistique.\nLa Belgique, en ce moment, connaît une ère d'apogée qui fait\nsonger aux plus fastueuses époques de son passé.\nC'est à cette heure que de jeunes souverains, profondément\népris de Beauté montent sur le trône, et, par la main gracieuse de\nS. M. la Reine Elisabeth, l'on peut dire que l'Art lui-même tient\nle sceptre aux côtés du Roi Albert. Car la Reine de Belgique est\nune musicienne enthousiaste et fervente. Violoniste de grand talent,\nelle étudia passionnément les classiques. On put la voir, émue et toute\nrecueillie, au temple de Bayreuth. Elle honore de son amitié le maître\nCamille St Saëns, qu'elle rencontra en compagnie de Massenet à\nMonaco. Elle fut à Pelléas et Mélisande, suivant sur la partition le\ndessin subtil de l'œuvre. Elle admire Brahms et Richard Strauss. \" Sa\nMajesté, nous disait M. Deru, l'éminent virtuose, son professeur\ndepuis cinq ans, travaille avec une fougue admirable, de longues\nheures par jour, et fort sérieusement. Elle parfait son érudition\nmusicale et littéraire. Prochainement même, elle commencera le\ncontrepoint et la fugue, avec le Maître Edgar Tinel. Nul doute que\nsous Son Règne, la musique ne soit tout particulièrement en faveur.\"\nNous nous réjouissons de pressentir, pour les artistes belges, nos\namis, une efflorescence merveilleuse, et nous nous ferons un devoir\nd'aider à cet essor d'un peuple, dont le Génie s'est imposé à\nl'admiration universelle. Que L.L. M.M. le Roi et la Reine de\nBelgique daignent en accepter le gage respectueux, avec l'expression\nde nos sentiments d'admiration reconnaissante,"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.37", "texte": "LETTRE DE S. M. LE ROI ALBERT I"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.38", "texte": "VIENT DE PARAITRE\nA LA\nMAISON BEETHOVEN\n(GEORGES OERTEL)\nRUE DE LA RÉGENCE, 17-19, BRUXELLES.\nC. THOMSON\nZIGEUNER RHAPSODIE\nPour Violon et Orchestre\nRéduction : VIOLON ET PIANO, net 6.00\n/\nEN LOCATION LE MATÉRIEL D'ORCHESTRE\nCHOPIN-THOMSON\nMAZURKA op. 7 No. I. Violon et Piano, net 2.00\nEN PREPARATION :\nROOVERSLIEFDE\nDRAME LYRIQUE EN UN ACTE DE P. GILSON\nPARTITION : Piano et Chant."}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.39", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n207\n\nBRUXELLES. Avant de présenter les\ninformations du mois, nous devons exprimer\nà nos lecteurs de vives excuses, et nos regrets.\nPlusieurs coquilles typographiques se sont\nglissées, en effet dans la copie du mois dernier.\nC'est ainsi que les noms de MM. Lucien\nMawet, F. Rasse et Boute, sont devenus\nMamot, Roue et Bonté. La disposition des\npoints, virgules, tirets, etc., a souffert de même,\nmais une faute surtout est impardonnable...\nOn nous a fait dire, à certain endroit : \" Lais-\nsons ces fillettes se Débaucher\". Nos lecteurs\nauront rectifié d'eux-mêmes, après un com-\npréhensible sursaut. Nous avions écrit : déhan-\ncher.\nA L'EXPOSITION. Le programme, que nous\navions annoncé, il y a deux mois, comportait,\npour la séance d'inauguration, une ouverture\nde Paul Gilson, et pour la saison, sept à huit\ngrands concerts symphoniques de musique\nbelge. Hélas, un différend, d'ordre\npurement et tristement financier, est survenu\nau dernier moment entre le Comité artistique\nde la World?Fair et le Syndicat des artistes\nmusiciens. Nous n'avons pas à rechercher ici\nqui a raison, qui a tort, mais nous déplorons\nvivement la décision prise à cette occasion,\ncar non seulement l'œuvre de Gilson ne sera\npas exécutée, mais il paraît que les concerts\nsymphoniques n'auront pas lieu non plus.\nC'est franchement pénible : on trouve bien\ndes millions pour des attractions souvent bêtes\nà pleurer, et pour l'amusement des badauds.\nN'est-il donc pas, au sein du comité\n\" artistique \" un homme suffisamment enthou-\nsiaste à l'égard des choses d'Art, et en parti-\nculier de la Musique, pour mettre au-dessus\nde toute préoccupation d'intérêt, l'expression\nmusicale de notre peuple 1 Celui-là aurait le\ngeste que nous attendons, malgré tout.\nGROUPE DE BRUXELLES DE LA S. I. M.\nDevant une assistance choisie, où sont réunis\nles \"princes\" de notre critique, grand air\naustère et mine grave, ainsi que l'élite de\nnos musiciens, M. E. Closson, secrétaire de\nla section, conservateur adjoint du musée du\nconservatoire, parle du 17e siècle musical, et\ndu compositeur gantois Loeillet, (1653-1728)\nque l'audition nous révèle, par trois sonates,\nharmonisées par l'excellent compositeur Alex-\nandre Béon, avec une science, un tact, une\ncouleur remarquables.\nUne suite pour viole de gambe et clavecin,\ndu compositeur parisien De Caix d9Hervelois,\n(17e siècle) fut aussi fort goûtée.\nMme Beon tient éminemment le clavecin,\nMM. Van Hout, Delfosse et Boone sont tous\ntrois d'impeccable artistes. Bref ! vif succès,\npour les organisateurs, et pour les interprètes,\net pour la jeune section S. I. M.\nCONCERTS : au Récital Litvinne, le 19 avril,\nà la grande harmonie, un air d'Alceste, des\nlieder de Beethoven, Fauré, Moussorgsky, et\nla nuit d'lsolde, avec le concours de Paul\nBazelaire, virtuose français bien connu, et\nLauweryns, pianiste-accompagnateur.\nLa chanson française, du XIIE et XIXe siècle,\nà l'Université Nouvelle, par Lucien de Clagny,\nde l'Académie de Genève, et Mlle Luquiens,\ncantatrice.\nA la grande Harmonie, César Thomson se\nfait applaudir chaleureusement un fois de plus,\ndevant une salle bondée.\nLa groupe des compositeurs donne sa troi-\nsième séance, le 28 avril, Salle Patria, avec le\nconcours de Mlle Poirier, MM. Rasse, Wilford,\npianistes, Samuel, violoniste, La Chorale Mixte,\nDr. Marivoet, et la Société de Musique de\nChambre de Bruxelles.\nAu programme : Œuvres de Wilfordt,\nFrémolle, Dupuis, Samuel, Rasse, Jongen,\nGilson et Dubois.\nSalle Patria, le 25 avril, récital du violoniste\nSchkolnick.\nAu programme : Xhomson-Tchaikowsky,\nJ. S. Bach, H. W. Ernst, Pianiste : Gabriel\n'Minet.\nAu Conservatoire. Dimanche 24 avril, au-\ndition de fragments importants de Parsifal,\navec le concours de Mme Emma Beauck, la\ncantatrice compréhensive et passionnée, et\nErnest Van Dyck, l'éminent créateur wagné-\nrien. Séance d'un art très élevé.\nANVERS. Opéra Flamand, u UAn-\nneau du Nihelung '?,"}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.40", "texte": "208\nL'ACTUALITE MUSICALE\n\nL'Opéra flamand a donné, avec beaucoup\nde succès, la célèbre tétralogie. Ce qu'il faut\nadmirer avant tout, et j'en félicite notre\nDirecteur M. Henry Fontaine, c'est d'avoir\ntenté de monter une œuvre aussi gigantesque,\navec ses propres pensionnaires, sans le concours\nd'aucun artiste étranger. La tentative a réussi:\nun théâtre, encore à son aurore, ne doit exiger\ndavantage. Cet effort artistique a été unani-\nmement apprécié.\nL'orchestre sous la baguette de M. Julius\nSchrey est merveilleux. Une scène nouvelle,\navec des décors neufs, un éclairage moderne\net coûteux, avec tous les effets de lumière\nvoulus (car notre Ville d'Anvers, pour ce\nthéâtre, ne regarde pas à la dépense) a la\ntâche facile pour donner un cadre riche à de\npareils ouvrages.\nParmi, les interprètes, quelques-uns sont\nexcellents, d'autresmontrent beaucoup de bonne\nvolonté.\nC. DE GERS.\nARLON. Le Concert annuel que\nY Ecole de Musique donné à l'occasion de la\ndistribution des prix a été fort intéressant. On\ny a entendu du Mozart, du Beethoven, du\nGluck, du Rubinstein, du Weber, du Vieux-\ntemps.\nD'exquises Rondes enfantines, de Jacques\nDalcroze, ont été chantées par un groupe\nd'enfants.\nL'avant-dernière fête intime donnée par\n\"La Wallone \" a permis d'apprécier deux\njeunes talents qui se faisaient entendre pour la\npremière fois sur une scène publique : Mlle\nV. Hùhn, voix claire et pure. M. P. Henrion,\ns'est révélé comme un baryton à la voix\npuissante et chaude. Il se propose, nous dit-\non, de faire des études au Conservatoire de\nParis.\nJacques Da/croze à /'Extension, M. Buy s-\nsens, i 1 prix du Conservatoire Royal de Gand,,\nest venu faire à l'Extension, une causerie avec\nprojections lumineuses et auditions musicales,\n\nCOMPOSITIONS DE EDGAR TINEL\nNouvelles éditions revues et corrigées\nOp. 1. Quatre Mocturnes à une «\nvoix Fr. 2.—\nOp. 2. Trois Morceaux de Fan-\ntaisie pour Piano : No. 1.\nPapillon. 2 Le soir.\n3. Adieu . . . complet „ 2.—\nOp. 3. Scherzo en ut mineur pour\npiano 2.—\nOp. 4. Drie Uederen (texte fl.). „ 1,75\nOp. 5. Quatre Mélodies ;\n1. L Automne „ 1\n2. Charmante Rose. . . ~ 1.3 5\n3. Bel Enfant, souris-moi . „ 0.85\n4. L'Oracle en défaut. . „ 1 .00\nidem . . complet net . „ 2.50\nOp. 6. Deux Mélodies :\n1. L'Angelus ~1.35\n2. Pourquoi • „ 1.35\nOp. 7. 1. Impromptu-valse, p. piano ~ 2.—\n2. Chanson, pour piano . . „ 1-—\nOp. 8. Sechs Lieder und Gesange\n(texte allemand et flamand) „ 3.—\nOp. 9. Sonate pour piano- . net ~ 5.—\nOp. 10. Schilflieder von 3\\£icolas\nLenau (texte aliéna, et fl.) „ 2.—\nOP. 11. Funf Gesange aus N. Le-\nnau's \" Lieder der Sehn-\nsucht \" Itexte allem. et fl.)\nOp. 12. Een krans van veertien\noud-vlaamsche min-\nneliederen (texte flam.)\ncomplet net......\nOp. 13. Vier oud - vlaamsche\ndrinkliederen (texte fl.)\ncomplet net ......\nOp. 14. Au printemps, cinq mor-\nceaux de fantaisie p. piano:\n1. Hymne. 2. Joie. 3. Peti-\ntes fleurs !... 4. Ave Maria.\n5. Danse de paysans . .\nOp. 17. Marche extraite de la can-\ntate \" Klokke Roeland\npour Piano à 4 mains . .\nMarche p. piano à 2 mains\nWeverslied uit de cantate\n\" Klokke Roeland ** . .\nOp. 30. Marche Nuptiale pour\npiano à 4 mains ....\nLe Mois de Mai (à Ma-\nrie) Mélodie ....\n2.\n5.\n2.50\n4.\n2.50\n2.\n1 .35\n3.\n1.33\nSCHOTT FRÈRES, Éditeurs de Musique à BRUXELLES"}, {"page_pdf": 41, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.41", "texte": "L'ACTUALITE MUSICALE\n209\n\nsur Jacques Dalcroze, poète et compositeur.\nToutes ces chansons ont été dites par M.\nBuyssens, avec un sentiment très juste des\nnuances.\nCHARLEROI. Musique de Chambre.\nComme toujours, salle comble à la qua-\ntrième séance de Musique de Chambre, salon\ndu Grand Hôtel Grûber.\nLe programme débutait par une pastorale\nde G. Pierné. Suivait le concerto en do majeur\nd'Haydn pour violon et piano qui fut bien\njoué par M. Joan Frigola : ce jeune violoniste\nespagnol a de l'étoffe, il possède le mécanisme\nde son instrument mais doit travailler l'inter-\nprétation des maîtres.\nLe morceau de résistance fut sûrement\n\" Chanson et Danses de V. d'Yndy \". Quelles\nsonorités ! quels rythmes ! quelle richesse !\nToute banalité est proscrite de cette pièce\nqui fut loin de plaire à la majorité de l'auditoire.\nMon voisin d'en face se démenait comme un\ndiable sous les effluves de cette musique trop\nriche.\nSurvint heureusement le virtuose espagnol\nqui nous donna la u Jota Aragonesa de P. de\nSarasate et autres inepties acrobatiques, en\nsupplément. La face du voisin s'est épanouie !\nLe septuor de Thuille pour flûte, hautbois,\nclarinette, basson, cor et piano terminait\ndignement cette soirée.\nL'interprétation des morceaux d'ensemble\nn'a rien laissé à désirer et nous pouvons affirmer\nque nous possédons à Charleroi une pléiade\nd'artistes remarquable. Nous devons féliciter\nM. J. Quinet de l'initiative qu'il a prise en\ninstituant ces séances. FRANZ RUTY.\nLIEGE, 15 avril 1910. Le second\nconcert du Conservatoire, dont le programme\nétait uniquement consacré à César Franck,\nn'a guère réalisé l'idéal de l'interprétation de\nce maître. De malencontreuses coupures sé-\nparaient Psyché. Les trois Béatitudes inscrites\nau programme, ont pâti d'une lenteur et d'une\nfroideur d'exécution décourageantes.Les chœurs\nseuls étaient bien stylés (par MM. Debefve\net Delsemme),\nA la dernière audition, on a entendu avec\nintérêt la symphonie op. 26 en ut majeur\nde M. Léon Delcroix : l'orchestration en\nest riche, elle évoque le drame lyrique.\nL'œuvre en entier témoigne d'un excellent\nmusicien, rompu à la technique de son art. —\nLe mélodrame Christine de M. Gustave\nHuberti a laissé plutôt froid, maison a applaudi\nvigoureusement cette page courte et prenante:\nle songe de Pauline, tirée du Polyeucte de M.\nEdgar Tinel. — Enfin, le concerto de piano\nde M. Cari Smulders, très artistement rendu\npar M. Maurice Jaspai, a obtenu un grand\nsuccès.\nNous ne citerons que pour mémoire une\naudition de l'intéressante cantatrice, Mlle Reine\nDavanzi, et ma conférence sur la naissance\ndu style musical moderne, donnée dans un\nbut de simple vulgarisation à Y Amicale de\nl'Ecole Moyenne.\nDepuis le i1' janvier, la Société de Musicologie,\ndont le premier acte a été de s'affilier à la\nSociété Internationale de Musique, tient régu-\nlièrement ses séances et bon nombre de com-\nmunications intéressantes y furent faites. La\nS. M. compte une trentaine de membres et\ns'occupe spécialement d'études locales. Elle a\nreçu des encouragements des autorités liégeoises\net tout fait prévoir que ses travaux en cours\njetteront quelque clarté sur l'histoire de la\nmusique à Liège, histoire plus riche que l'on\nne pourrait l'imaginer de prime abord. Le\nbureau de la S. M. est composé comme suit :\nPrésident, M. le Dr Jorissenne • Vice-prési-\ndents, MM. Jules Ghymen et le Dr Dwels-\nhauwers ; Secrétaire, M. Alexis ; Trésorier,\nM. Henry Dabin ; Archiviste, M. Jean\nDabin. Le siège de la Société se trouve 45,\nrue de l'Université, à Liège.\nDR DWELSHAUWERS.\nMONS. — Grand Concert, le 24 avril\ndernier, en la Salle du Théâtre, avec le con-\ncours de MM. L. Capet, violoniste, Cluytens,\npianiste, Mme Bernard, harpiste, et des sociétés\nchorales de Flénu et Mons : u Art et Agré-\nment \", \" Roland de Lassus — D1 M.\nLEXIN."}, {"page_pdf": 42, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.42", "texte": "210\nL'ACTUALITE MUSICALE\n\nARLON. Un concours mnsical. Habay-\nla-Neuve, ce joli coin de villégiature arden-\nnaise, organise, pour le 5 Juin prochain, un\nfestival avec concours de défilé. Une vingtaine\nde sociétés ont déjà envoyé leur adhésion.\nLa société d'agrément a La Wallone '',\nd'Arlon, avait fait appel, pour son concert du\n16 Avril dernier, à deux brillants artistes\nliégeois : MM. Paul Scheepers, ténor Solo de\nla Royale Legia, et Gérard Delhasche, Chan-\nteur Comique Wallon du Théâtre de la\nRenaissance, surnommé le Dranem Liégeois.\nLeur succès a été très grand.\nA cette soirée, on a entendu également une\njeune artiste d'Arlon, aussi modeste qu'extraor-\ndinairement douée : Mlle Léa Waldbillig, vio-\nloniste, ir prix du Conservatoire de Liège.\nElle a joué avec un art parfait l'admirable\nFantasia, de Vieuxtemps.\nMlle Spierttel, professeur à l'Ecole de musi-\nque d'Arlon, organise pour le 5 juin prochain,\nun concert dont Grieg et Debussy surtout\nferont les frais.\nCela promet une intéressante soirée d'art.\n\nÉtranger\n\nAMERIQUE. L'Amérique est en ce\nmoment en proie à une crise d'opéra. Les deux\nopéras de New York et celui de Boston jouent,\nen dehors de leurs villes respectives dans toutes\nles villes où ils peuvent espérer un public :\nPhiladelphie, Chicago, Pittsburg, St. Louis,\nCincinnati, Washington, Baltimore.\nEn attendant qu'elles s'unissent, les deux\nhouses de New York se dédoublent encore. Le\nmétropolitan joue simultanément l'opéra au\nmetropolitan et l'opéra comique au New\nTheatre, un exquis nouveau théâtre de comé-\ndie où 1 on donne deux représentations lyriques\npar semaine et un concert symphonique le\nDimanche.\nHammerstein, l'actif Oscar, fait construire\nune salle de théâtre sur le toit de son Man-\nhattan opéra house et, dans quelques semaines\nlorsque sa troupe d'opéra-comique et d'opé-\nrette sera revenue du Canada où elle est allé\nchercher un succès que New York lui refu-\nsait l'intrépide manager tentera à nouveau\nl'épreuve et jouera la Mascotte sur le toit et\nTannhaûser en dessous.\nCe Tannhaûser chanté en français avait un\npeu inquiété les New Yorkais ; car si ceux-ci\nacceptent des Butterfly en anglais, des\nMignon ou Faust en Italien, des Carmen avec\ndes chœurs en Italien, et des Trovatare avec\ndes râles en Allemand ; ils deviennent tout à\ncoup minutieux à l'endroit de leur idole\npopulaire Richard Wagner et ne prévoient\npas que Tannhaûser puisse se Franciser, fût-ce\nle Tannhaûser de la version de Paris. Il faut\nreconnaître d'ailleurs qu'à la première toutes\nces préventions ont disparu devant une très\nbonne interprétation dont Renaud fut l'étoile\navec sa Romance. Ceci est une nouvelle preuve\nde l'extrême bonne volonté du public améri-\ncain : s'il a des préjugés il sait les oublier pour\nse rendre à l'évidence.\nLe même Manhattan annonce pour bientôt\nElektra, puis Aphrodite, Monna Vanna. Cela\nfera une diversion à l'avalanche d'opéras de\nMassenet joués depuis le début de la saison\ndans les 2 opéras : Manon, Werther, Thaïs,\nSapho, Hérodiade, Griselidis, le Jongleur.\nEnfin la Presse s'étant un peu inquiété de\ncette Massenepidémie, on revient à Faust\navec Garden, Carmen avec Cavalieri, Orphée\navec Mme Homer, puis l'on reprendra Hansel\net Gretel, la Fiancée Vendue et les Contes\nd'Hoffmann.\nAvant d'en finir avec les opéras je tiens à\nsignaler les représentations de la fille de Mme\nAngot avec E. Clément ; et une reprise\nd'un vieil opéra comique allemand de Lortzing,\nCzar et Charpentier qui avec Werther (Clé-\nment, Farrar, Gilles) Don Pasquale (Bonci)\nforment le principal du répertoire de ce New\nThéâtre déjà cité.\nNe croyez que cette avalanche de représen-\ntations lyriques ; (j'en ai compté 6 en 6 jours)\nsoit le seul élément musical de New York.\nLes concerts symphoniques ont aussi leur\nclientèle assidue.\nLes deux principales organisations qui rap-"}, {"page_pdf": 43, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.43", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n211\n\npellent assez Colonne et Lamoureux tant par\nleurs programmes que par leur bienfaisante\nrivalité sont la New York Symphony Society\ndirigée par Walter Damrosch et la New York\nPhilharmonie Society réorganisée cette année\net confiée à la baguette de Gustav Malher.\nD'autres orchestres symphoniques donnent\négalement des séries de concerts. La plus\nimportante après celles citées plus haut est la\nRussian Symphony Society dont l'actif chef\nM. Modest Atschuler consacre exclusivement\nses intéressants programmes à la musique\nRusse. Viennent ensuite l'orchestre Valpe qui\njoua la symphonie de Franck dernièrement ;\net les concerts populaires conduits par F. Arens.\nDe plus la Boston Symphony donne à New\nYork 10 concerts par an sous la direction de\nson chef Max Fiedler.\nEnfin les 2 opéras, ne pouvant donner de\nreprésentations défendues par la loi, donnent le\ndimanche soir des concerts de chanteurs où\nparfois est exécuté une pièce symphonique\nimportante.\nLa musique de Chambre, moins favorisée\nne se débat pas moins contre cette terrible\nconcurrence d'opéras et de symphonies. Le\nQuatuor Kneisel donne des auditions mo-\ndèles et est la seule organisation de ce genre\nqui fasse régulièrement salle comble. D'autres\ngroupes méritent d'être cités : le Quatuor\nFlonzaley ; le Philharmonie Trio, le Mar-\nquilies Trio, etc.\nEnfin la Musical Art Society, chœurs d'ar-\ntistes professionnels,et l'Oratorio Society, chœur\nde 500 exécutants donnent aussi leurs auditions\nsous la direction de Frank Damrosch.\nLa Musical Art Society ne donne que\ndeux concerts par saison, où se rencontre tout\nce que New York connait d'élégance musicale.\nLe programme du lerIer concert débutait par\nune suite de Six Ave Maria exécutés dans un\nordre quasi chronologique Palestrina, Vittoria,\nArcadelt, Liszt, Franck, Mendelssohn.\nIci, comme en France, la musique comporte\nune large part de snobisme. La différence\nqui existe ici est cependant à l'avantage du\npublic américain» S'il a parfois des naïvetés qui\npermettent d'accepter sur un programme des\nvoisinages paradoxaux, il découle de ces\nnaïvetés même un éclectisme d'assez bon aloi\net dépourvu de ces partis pris si fréquents dans\nla \" haute société musicale parisienne. \" Je\nconnais de ces milieux à Paris où le seul nom\nde Mendelssohn provoque presque des nausées.\nIci le mu sic lover aime Mendelssohn franche-\nment et sans arrière pensée. Son Ave Maria,\nchanté avec enthousiasme, fut acclame de\nmême ; et ce fut justice.\nA ce même concert les 3 chansons de\nCh. d'Orléans musiquées par Debussy ont été\nbissées. Elles furent le point culminant de ce\ntrès intéressant programme avec deux chœurs\nde Brahms avec soli et orchestre : Rhapsody\net Nâmè.\nLe nom de Debussy a d'ailleurs ici la même\ninfluence magnifique qu'à Paris entre le\nChâtelet et la salle Gaveau.\nM. Walter Damrosch, de retour de sa\ntournée de jubilé (25 ans de sa carrière de chef\nd'orchestre) annonce un concert complet de\nDebussy : L'Après-midi, les Nocturnes,\nmarche Ecossaise, etc.\nLes virtuoses sont toujours légion. Ils sont\ntrop connus des deux continents pour qu'il soit\nutile de mentionner leurs succès, leurs noms\nsuffisent en voici quelques uns :\nMme Carreno, MM. RachmaninofiF, Mischa\nElman, Kreisler, Busoni, j'ai entendu dire que\nce dernier avait proposé la formation d'une\nligue contre l'abus des concerts, je suis sur\nqu'il acceptera quelques exceptions; ne serait\nce que pour les récitals de piano ! ! ! !\nGEORGE BARRERE.\nLONDRES. \" L'Enfant Prodigue, \"\nscène lyrique de Claude Debussy, vient d'être\nreprésenté, avec grand succès, au Royal Opéra\nCovent Garden, sous la remarquable direction\norchestrale de M. Percy Pitt et on annonce\nune reprise de u Pelléas et Melisande. \"\nPAYS DE GALLES. —Pour la première\nfois à la fête de Saint David patron du pays\nde Galles, qu'on célébrait à l'University Col-\nlège d'Aberystwyth un programme presque\nentièrement consacré à la musique française"}, {"page_pdf": 44, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.44", "texte": "LEO OLSCHKI\nFLORENCE Lungarno Acciaioli 4.\nLIBRAIRIE ANCIENNE\niq\nis\nza\n*t\nfB\n\"6\n1 ?\no\ns\\\n9\nK-\nv4/\ng\n»\n1 8\n#ô\n*ll\n* I\nPulci (Luigi), Driades d'amore s.a.\n)]>\nCatalogues de Musique ancienne Rarissime\nManuscrits, Tablatures, Antiphonaires\nHymnologie, Chansons.\nBIBLIOFILIA, revue mensuelle, illustrée et connue dans\nle monde entier des bibliophiles. (Un an 30 fr.)"}, {"page_pdf": 45, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.45", "texte": "F t\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n213\n\na été donné. La Danse Macabre et le Prélude\ndu Déluge de Saint Saëns ; la Nuit de Rey-\nnaldo Hahn exécutée avec beaucoup de déli-\ncatesse par un Octuor Vocal ; le Renouveau\nde Jean Hubert chanté par Madame André\nBarbier ; une sonate d'Aubert frère et une\nBerceuse pour violon de Février interprétée\npar M. Tom Williams.\nCes œuvres toutes inconnues de l'auditoire\nfurent pourtant chaudement accueillies. C'est\nun premier pas qui nous fait espérer beaucoup\npour la propagation de notre art musical\nfrançais dans un pays où jusqu'à présent la\nmusique allemande avait seule pénétré.\nL. A. B.\nVARSOVIE. A part nos concerts\nhabituels, qui apportent toujours des nouveau-\ntés symphoniques très intéressantes (Poëme\nextase de Scriabine, Boleslas le Hardi de\nRozycki jeune compositeur polonais d'un\ntalent remarquable), l'événement le plus\nimportant de la saison était le centenaire de\nla naissance de Chopin. Le 2 2 février fut un\njour de fête pour Varsovie : le matin messe\nsolennelle célébrée à l'église de la St.-Croix\n(où gît le cœur de Chopin), le soir grand\nconcert à la salle de la Philharmonique. Après\nle discours de Mr. Opienski, qui dans des\ntermes chaleureux caractérisa l'importance\nde la musique de notre génie national, qui a\nsu être un génie universel, aux sons de la\nPolonaise en la majeur toute la salle\ndebout les nombreuses couronnes portées\npar les délégations ont été déposées au pied du\nbuste de Chopin, qui dominait l'estrade en-\ntouré de verdure. Moment d'émotion et d'en-\nthousiasme poignant ! Le concert en mi\nexécuté par Mr. Melcer, la sonate pour violon-\ncelle et piano ainsi que les mélodies de\nChopin chantées par Mr.Brzezinski et le beau\npoëme de C. Norwid ont suivi. Au nombre\ndes grands succès de la saison il faut signaler\nle concert de Mnie Wanda Landowska qui\naprès sa tournée en Russie s'est fait entendre\nune seule fois à Varsovie dans des œuvres de\nBach, de Mozart, Rameau Couperin? etçs\nVIENNE. Je me hâte de vous signaler\nle succès de l'opéra de Julius Bittner, Der\nMusikant, dont je vous parlerai en détail dans\nune lettre prochaine. C'est une sorte de\nLouise viennois, avec une description de la vie\nbourgeoise. Le premier acte se passe à Paris,\nde manière à former contraste.\nLa Section de Vienne a réuni ses membres\npour entendre Mmes Landowska, Cahier, et\nM. A. Rosé, dans des œuvres de J. S. Bach.\nLe premier concert organisé par le\nu Merker \" a eu lieu le 19. Au programme,\ndes œuvres de Bruno Walter et de J. Bittner.\nLe 24, grande manifestation en présence\nde l'Empereur et de toute la cour, pour\ncélébrer le jubilé de la Philharmonique. Sous\nla direction de Weintgartner : le Te Deum\nde Bruckner et la Neuvième. Puis grande\nréception à l'Hôtel de Ville, et remise solen-\nnelle de la Médaille d'or à la Philharmonique,\npar le Maire, au nom de l'Empereur. Déléga-\ntions, toasts, jubilation, etc..,\nESPAGNE. A Bilbao, grand concert\nannuel de l'Académie de musique. Puis Rosé.\nA Oviedo, Emil Sauer. A Cadix, exé-\ncution du Stabat de Antonio Maqueda, qui\nmourut maître de chapelle de la Cathédrale\nde Cadix en 1905, à 95 ans.\nLEIPZIG» Les dernières œuvres de\nM. Max Reger sont bien faites pour lui attirer\nun nombre d'admirateurs toujours plus grand\net toujours plus convaincus. Le Tsaume 100\neut sa première exécution, presque simultané-\nment, à Breslau et à Chemnitz, ici sous la\ndirection de l'auteur, dans l'église Saint Luc,\nle jour de la pénitence nationale en Saxe. Ce\nn'en fut pas une pour les auditeurs. L'œuvre\ns'intitule poème musical (Tondichtung) pour\nchœur, orgue et orchestre, et démontre une\nfois de plus combien l'auteur, dans ses travaux\nde grande envergure, est un maître de la\nforme en même temps qu'un musicien pro-\nfondément inspiré. Ce n'est pas qu'il se plie à\ndes règles étroites, ou s'astreigne à suivre une\nthéorie préconçue. Il se permet au contraire\nde faire le philosophe et de mêler, à son idée,"}, {"page_pdf": 46, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.46", "texte": "214\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\nsa voix à celle du Psalmiste, tout en érigeant\nune architecture d'une magnifique stabilité.\nCet opus 106 se compose de trois parties : la\npremière de louange et de cris de joie ; la\nseconde toute de douceur et d'humilité ; et la\ntroisième d'exaltation, éclate en une double\nfugue qui s'enfle et monte, monte à de telles\nhauteurs qu'elle s'arrête comme hésitante,\nprise de doute... Alors, des profondeurs des\ntrombones, le compositeur proclame : Ein\nfeste Burg is unser Gott ! et le chœur reprend\net achève dans les transports de la îoie con-\nfiante. L'opus 107 n'est qu'une sonate\npour clarinette, la troisième (exécutée par\nBading au Gervandhaus), un chant de navrante\ndésolation qui épuise et exagère peut-être le\ncaractère spécial de l'instrument ; l'auteur y\nmodule moins incessamment que d'ordinaire,\nses harmonies y ont plus de calme ; le succès\na été très marqué. L'op. 110, n° 1, exécuté\npar le chœur de l'église de la Croix à Dresde\na produit une grande impression : c'est un\nmotet à cinq voix, Mon souffle est faible, d'une\nécriture orchestrale sans égard pour les chan-\nteurs, mais d'une intensité de sentiment reli-\ngieux et d'une puissance que l'on compare\ndirectement à Bach.\nM. M.\nMUNICH. Aux grandes œuvres les\ngrands orchestres ; aux grands orchestres les\nvastes salles. Munich n'en avait pas encore\npour les fêtes musicales de l'été prochain, elle\nl'a fait construire par l'excellent architecte\nTheod. Fischer dans une des halles d'exposi-\ntion de l'an dernier. L'épreuve acoustique a\ndonné le résultat le plus satisfaisant.\nLa salle est en amphithéâtre et en fer à\ncheval ; le parquet, les stalles, les loges et les\ngaleries pourront contenir plus de 3500 per-\nsonnes. L'estrade donne place à un orchestre\nde 150 instrumentistes et sur les gradins qui\nmontent jusqu'à la tribune de l'orgue pourront\nse poster des chœurs de 800 chanteurs.\nC'est là qu'auront lieu les Concerts de la\nSemaine Strauss ; les 12 concerts du cycle\nBeethoven-Brahms-Bruckner que dirigera M.\nFerd. Lœwe les 5, 8, 10, 13, 17, 19, 22, 24,\n27 et 3 1 août, les 2 et 4 septembre ; l'exécu-\ntion de la VIIIe de G. Mahler et d'autres\nfestivals d'une non moindre importance.\nOn y donnera aussi l'opérette, et les Lehar,\nles A. Strauss, les Léo Fall, le maître clas-\nsique de la valse viennoise C.M. Fiehrer,\nviendront y prendre la baguette. Pour les\nreprésentations, l'orchestre descendra dans\nl'abîme ménagé en avant et en contre-bas de\nl'estrade.\nLa musique vocale est relativement négligée\nà Munich. Il existe bien une cinquantaine de\nchorales, mais quoiqu'il soit touchant de les\nentendre gravement répéter dans les salles de\nbrasseries et de restaurants, jusque tard le soir,\nen manière de repos après les besognes de la\njournée, ces diverses associations d'employés,\nd'artisans ou d'ouvriers, sont tout juste capa-\nbles de chanter une grand'messe ou de figurer\naux fêtes des corporations.\nPour le chant artistique, il n'y a guère que\nle Chorschulverein que dirige depuis bientôt\ntrente ans, l'organiste de la Cathédrale M.\nEugène Wœhrle ; la Société de chant des Insti-\ntuteurs (Lehrergesangverein) président M. G.\nFriedrich, inspecteur scolaire ; la Société aca-\ndémique de chant et la Société pour les Concerts\nde musique chorale (Konzertgesellschaft fur\nChormusik) fondée et dirigée par M. Ludwig\nHess qui la soutient de son triple prestige de\nchanteur, un des ténors les plus artistes de\nl'Allemagne actuelle, de compositeur et de\nKapellmeister.\nUne nouvelle Société, récemment créée par\nM. Jan Ingenhoven, est venue combler une\nlacune en se proposant avant tout d'exécuter\nla musique vocale a capella, ancienne et mo-\nderne. Bien qu'à l'exemple du double Quatuor\nBarth, elle s'intitule Madrigal-Vereinigung,\nelle ne se privera pas d'exécuter également\ndes œuvres avec accompagnement d'instru-\nments, sinon précisément d'orchestre ; le\nnombre de ses membres lui permettra de ne\npas se limiter aux chœurs mixtes, mais de\ns'attaquer aussi aux œuvres plus rares, écrites\npour voix de femmes ou d'hommes seules.\nCes membres, dont plusieurs ont déjà une ré-\nputation de solistes, sont : Mmes Béatrice"}, {"page_pdf": 47, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.47", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n215\n\nBrehm, Doris Friess-Lanquillon, Dora Utz\n(premiers soprani) ; Else Lauter, Nelsa Rudolf\n(2eS soprani) ; Marie Henke, Thila Kœnig,\nAime Pœhn, Marthe Schaum-Haussman\n(altos) ; MM. Ant. Schlosser, Ludw. Renner\n(ténors) ; Herbert Mayer, Hans Werner,\nKoffka (basses).\nDe nouveaux impôts sont entrés en vigueur\net c'est le première fois qu'on en lève un sur\nles divertissements publics ; il frappe indiffé-\nremment mais très inégalement les théâtres,\nles concerts et les brasseries qui entretiennent\nquelques musiciens populaires.\nAux théâtres de la Cour l'impôt sera de\n10 pfennig sur les places de plus de 2 mark\nà 5 mk ; de 2 0 pf. pour celles de 5 à 12 mk ;\nde 40 pf. au-dessus de 12 mk. Cependant les\ndeux places bon marché, dont le prix ne dé-\npasse pas 3 mk, demeureront exemptes d'im-\npôt. Dans les autres théâtres de la ville, où le\nprix des places est bien plus bas, il sera déjà\nprélevé 5 pf. sur les billets de 1 à 2 mk.\nPour les concerts le droit, que prélève la\nmunicipalité, qui doit ici aussi aller aux\npauvres, est fixé d'après le prix des billets,\nmais il peut être prélevé sur la recette brute\nou, en bloc, sur une recette maximum fictive.\nD' où mécontentements.\nPour les brasseries et restaurants c'est encore\npire : le droit pèsera jusque sur les billets\nd'entrée à 50, 30 et 20 à raison de 5 pf.\npar billet.\n-■> M. M.\nSAINT-GALL. Pour le concert où\nelle vient d'exécuter la Création d'Haydn, la\nSociété des chanteurs \" Frohsinn \" a joint à\nson programme le fac-similé de celui de la\npremière audition de l'œuvre : Vienne, au\nThéâtre de la Horburg, le 19 mars 1799. La\nnote qui l'accompagnait ne manque pas de\ncharme.\n\" Rien ne peut, pour Haydn, être plus\nflatteur que les applaudissements du public.\nLes mériter a toujours été son désir le plus\nvif, et il a déjà eu souvent, plus même qu'il\nn'aurait osé se le promettre, le bonheur de les\nobtenir. Il espère cette fois encore, trouver à\nl'égard de l'œuvre annoncée, la même bien-\nveillance qu'il a rencontrée jusqu'ici pour son\nréconfort, avec reconnaissance. Cependant il\ndésire encore, au cas où le succès aurait\nl'occasion de se manifester, qu'il lui soit\npermis de le considérer certes comme un\ntémoignage très précieux de satisfaction, mais\nnon comme l'ordre de recommencer l'un des\nmorceaux, parce qu'ainsi l'exacte union des\ndifférentes parties, dont la suite ininterrompue\ndoit produire l'effet d'ensemble, serait néces-\nsairement détruite et par conséquent le plaisir,\ndont une réputation peut-être trop favorable\naurait provoqué l'attente chez le public, se\ntrouverait sensiblement diminué r\nBUCAREST. Le XVIIe concert sym-\nphonique populaire, consacré presque en entier\naux compositeurs allemands, \" eut le don de\nmodifier l'opinion du plus grand nombre sur\nla production musicale moderne en Allemagne.\"\nLa IVe symphonie de Bruckner, qui paraissait\npour la première fois aux programmes de\nl'orchestre officiel, n'y reviendra pas de sitôt :\nsa salle archi-pleine s'est positivement mor-\nfondue pendant cette heure et dix minutes\nd'une musique, intitulée on ne sait pourquoi\n\" romantique Par bonheur, une autre com-\nposition, au fond vraiment romantique, pleine\nd'idées traitées avec le lyrisme nécessaire,\nouvrait le séance : le Retour de Vétranger, de\nMendelssohn. Puis une cantatrice, Mnie Rosina\nBlan-Steiner, a fait bonne impression avec le\nrêve d'Eisa, des lieder de Schubert, de Brahms.\nEnfin le succès bruyant fait à la Suite de\nl'Artésienne, la IIe, a bien prouvé le goût\ngénéral pour une musique moins lourde et\nsans prétention.\nDeux festivals Wagner dirent assez combien\non est arrivé à apprécier le grand compositeur\ndramatique. Le XIXe concert symphonique\nà son tour fut consacré aux maîtres français :\nBerlioz, Saint-Saëns : concerto en sol mineur,\nexécuté avec une rare entente musicale par le\njeune pianiste, d'ailleurs retour de Paris,\nMlle Cella Delavrancea. Mais il faut surtout\nretenir un nom nouveau, celui de M. Nonna\nOtescu, sorti du conservatoire de Bucarest :"}, {"page_pdf": 48, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.48", "texte": "DÉSIREZ-VOUS CONNAITRE L'ADRESSE\n'd'une Maison donnant en LECTURE non seulement de la\nMusique Française\nMAIS EGALEMENT ET SURTOUT\nJljG\nf\nToute la Musique Etrangère\node i\nET MEME DES\n>f• . i\nPartitions d'Orchestre ?\nlià i\nADRESSEZ-VOUS A\n-M. MAX ESCHIG, 13, RUE LAFFITTE, 13, PARIS\nIF' ' >\nTÉLÉPHONE 108-14.\n1 I ï\nqui vous enverra immédiatement toutes les conditions\nSERVICE POUR PARIS ET LA PROVINCE\n—\nÉDITION POPULAIRE SIMROCK\nLES CHEFS-D'ŒUVRE DE BRAHMS, BRUCH,\nDVORAK, SCHUTT, ETC.\nPOUR LA MOITIÉ DE LEURS PRIX ANCIENS!\nDEMANDEZ LE CATALOGUE SPÉCIAL"}, {"page_pdf": 49, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.49", "texte": "L 'ACTUALI T E MUSICALE\n217\n\nsa suite symphonique, le Temple de Cnide, dont\nM. Diniescu a donné un fragment, fait espérer\nun véritable talent musical ; il est en possession\nd'un métier déjà sûr.\nA enregistrer encore l'apparition d'une\nvioloniste bien douée et très exercée, Mlle Val.\nCrespi, et le succès du quatuor d'instruments\nanciens qui a su faire apprécier aux Bucares-\ntois, cependant peu familiers avec le musique\nancienne, le charme désuet de pièces qui ont\naujourd'hui comme un accent de musique\npopulaire.\nM. M.\nBARCELONE. La Direction du\n!'Palau de la Musica Catalana (Orfeo Catala),\nvient d'offrir au public Barcelonais, 8 grands\nconcerts. Le succès en a été extraordinaire.\nLa première moitié de ces concerts a été\ndirigée par Franz Beidler, de Bayreuth, et les\n4 derniers par Volkmar Andrée, de Zurich.\nLes programmes ont tous été on ne peut plus\néclectiques et les nouveautés n'y ont pas\nmanqué.\nLa seconde symphonie de Mahler a été\ndonnée 3 fois et son final avec chœurs (d'un\neffet aussi sûr !), a été acclamé avec enthou-\nsiasme. Max Reger (et c'est naturel !) n'a pas\nété aussi vite compris.\nPaolo e Francesca, de Granados, représente,\nà n'en point douter, un bien bel effort dans\nla carrière de compositeur de cet exquis\npianiste. Sa pâte orchestrale, si nous pouvons\nainsi nous exprimer, est devenue plus riche,\nplus savoureuse. C'est là, déjà, de la musique\nsymphonique bien brossée. Et la déclamation,\ncar il y a là une voix de femme qui se\nmêle à l'orchestre en est aussi infiniment\nheureuse.\nMarines, de V. M. de Gibert, avaient été\ndéjà données. Mais, la première fois, elles\nn'étaient que pour orchestre à cordes. Le\ncompositeur a ajouté, à sa partition, quelques\nsonorités nouvelles. Gibert est un élève de\nd'lndy. La foi et le grand respect qu'il a\ntoujours pour son maître disent bien quelles\nsont ses vues en musique. D'un tempérament,\nen outre, très équilibré, il va sans dire qu'il a,\nforcément, toujours, le souci de la forme.\nLes Marines ont été tirées de quelques beaux\nvers de Maragall. Gibert en a fait, non sans\nadressse, deux beaux tableaux bien suggestifs,\nbien descriptifs et colorés. Le premier est\nsurtout réussi.\nTaltabull est un tout jeune compositeur\nfort sympathique. C'est un véritable tempéra-\nment de musicien. Elève de Pédrell, il fait\ngrand honneur à son maître. Il y a dans son\nPrêtée un tel souci de la forme et des propor-\ntions, un tel sérieux, et, surtout, une telle\nsobriété d'écriture, qu'on s'étonne, vraiment,\nde trouver tout cela dans l'œuvre d'un mu-\nsicien aussi jeune.\nPahissa, dont on a joué un Poème sympho-\nnique, est un artiste fort intéressant. Architecte\ntout d'abord, mathématicien ensuite, de grand\ntalent, poète enfin (011 connaît de lui des\nsonets remarquables), il est devenu tout à coup\nmusicien ! Et il a, il faut en convenir, un\nbien joli tempérament. Seulement, il fait\npeut-être parfois fausse route... Son Combat est,\ncroyons-nous, une de ses meilleures choses.\nQuant à la Plegenda, de E. L. Chavarri, on\nl'a écoutée avec infiniment de sympathie.\nChavarri, je me fais un devoir de le rappeler,\nest chez nous un des musicologues les plus\nremarquables. C'est aussi un littérateur, un\nartiste de grand talent. C'est, enfin, un homme\ninfiniment sympathique, infiniment spirituel\net infiniment... méridional. Quant à sa Plegenda\non a fort goûté son bel effet. C'est de la\nmusique très mélodique, très franche et volon-\ntiers populaire. L'exécution en a été absolu-\nment parfaite et on l'a fort applaudie.\nUn mot encore, sur la séance que le pianiste\nMalats vient de nous donner et dont l'attrait\nprincipal était Ylberia, d'Albeniz. Nous ne\nsavions quoi admirer le plus, sinon l'art absolu-\nment exquis, du pauvre Albeniz. Le succès\nde Malats a été complet.\nAu Liceo on va bientôt donner quelques\nséries de la Tétralogie. Cette saison nous avons\neu, comme nouveautés, Terra bassa, de l'Albert\n(dont le poème est tiré de Terra Baixa, de\nnotre Guimerà), et la Salomè !\n\nF. Lliurat."}, {"page_pdf": 50, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.50", "texte": "L'Association pour le développement\ndu Chant Choral et de l'Orchestre\nd'Harmonie.\n\nChauffeur, Au Boa Sacre...\nGrâce à Messieurs Robert de\nFiers et de Caillavet il n'est pas\nnécessaire d'en dire plus long\npour être conduit rue de Valois\nau Sous-Secrétariat des Beaux-\nArts, ce Temple dont M. Du-\njardin Beaumetz est pour la vie,\nla chose est maintenant certaine\net nous l'espérons bien, le Dieu\nlaïque et obligatoire... Mais,\nest-ce le parfum de la maison ?\nSerait-il symbolique ? Toujours\nest-il que depuis la première\njusqu'à la dernière marche, le\nvieil escalier de pierre aux allu-\nres provinciales, est tout empli\nd'une exquise odeur de bonne\ncuisine. Savoureux fumet. Il em-\nbaume ! Il embaume ! Cela doit\nêtre du poulet sauté. Ne nous\nexcitons pas sur l'arôme de ce\npoulet invisible qui ne saute pas\npour nous, mais pour quelque\nhamadryade ou quelque Sylvain de ce Bois\nSacré. Puisque nous sommes venus cher-\ncher l'histoire de u UAssociation pour le déve-\nloppement du chant Choral et de Vorchestre\nd'harmonie, \" allons donc la demander à\nM. d'Estournelles de Constant, son créateur et\nprésident, qui a son gitetout en haut de ce\nBois Sacre, au Bureau des Théâtres dont il est\nLe-chef et où nous le trouvons les pieds bien\nau doux sur la laine épaisse d'un beau tapis\nd'orient et les yeux ravis par une charmante\npetite femme nue en tableau ! Mais où donc\nest le buste du patron de ce Bois ? M. Dujardin\nBeaumetz l'aurait-il emporté à Limoux, pour\nles obligations décoratives de sa tournée élec-\ntorale ? Quoiqu'il en soit, notre dessinateur se\nfait un devoir d'exposer ici le buste à la place\nqu'il devrait occuper là-bas.\n\nM. d'Estournelles de Constant."}, {"page_pdf": 51, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.51", "texte": "3\n\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n219\n\nM. Radiguer."}, {"page_pdf": 52, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.52", "texte": "220\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\nD' une élégance d'anglais qui aurait la svel-\ntesse de Mlle Polaire, porterait les bacchantes\nde Vercingétorix et le binocle de M. Delcassé,\nM. D'Estournelles de Constant nous initie\navec une grande sobriété de paroles et de\ngestes. C'est évidemment un apôtre qui ne\nporte pas le feu sacré à l'extérieur. Vraiment\noui, le regard réfléchi, attentif et pénétrant, la\nphysonomie exprimant la réserve, l'obstination\nfroide et méthodique, Mr. D'Estournelles de\nConstant qui est l'homme le moins guerrier\ndu monde, a la physionomie de ces straté-\ngistes qui avec un beau sang froid préparent à\ncoups d'équations les batailles les plus ter-\nribles... Cependant, à sa manière, c'est tout\nde même un conquérant pacifique parti en\nexpédition pour le relèvement du goût musical\nen France.\nC'est il y a quelque six ans, presque à ce\nmoment où Mr. Dujardin Beaumetz entrait\nau Pouvoir ce qui lui a certainement porté\nbonheur que M. d'Estournelles de Constant\nentreprit sa croisade, en créant VAssociation\npour le développement du chant choral et de\nForchestre d'Harmonie.\nRendre l'éducation musicale accessible\nà tous, la spécialiser à la musique d'ensem-\nble, permettant l'exécution d'œuvres avec\nchœur, enfin, rénover en les rajeunissant\nles grandes fêtes musicales populaires d'au-\ntrefois, telle fut la pensée directrice de\nMr. D'Estournelles de Constant. Gros pro-\ngramme ! travaux d'Hercule, dont il est\nvenu à bout, puissamment secondé par\nM. Henri RADIGUER, ainsi que par d'autres\npersonnalités éminentes, généreuses et dé-\nvouées. La première condition du bon\ndépart, était le large enrôlement des pre-\nmiers contingents, assez difficiles à recruter\net à réunir dans ces temps qui n'étaient pas\nencore ceux du métro avec déplacements\nrapides et bon marché. On tourna la diffi-\nculté en ouvrant dans chaque quartier des\nsections d'études qui devaient se réunir\npour les répétitions d'ensemble au Palais du\nTrocadéro. L'Œuvre était née. Un peu\n\nM. Morel."}, {"page_pdf": 53, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.53", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n221\n\nplus tard les anciens élèves de l'Ecole de\nchant choral fournirent la Société, \"Le\nChant Choral \" tandis que VEcole d'harmonie\nétait à son tour renforcée par la Société\n\" UHarmonie des Anciens Musiciens de\nF Armée \" association des musiciens de l'ar-\nmée libérés et anciens élèves de VEcole\nd'harmonie.\nPhilosophe socialiste et militant, Mr.\nD'Estournellesde Constant voulut que cette\nŒuvre fut aussi de solidarité familiale et\nsociale. Au lieu d'un membre d'une famille\nsuivant les cours, pourquoi pas toute la\nfamille : père, mère, enfants ? \" La Famille\nquand même \" / Sans doute était-ce une\ncombinaison qui ne répondait peut-être pas\nau désir général, mais tout de même à celui\nde ceux qui aiment ça Il en faut bien\nn'est-ce pas pour tous les goûts ?\nEtendant ses projets de phalanstère fami-\nlial à ceux de phalanstère social M. D'Es-\ntournelles de Constant voulut encore que\ncette Association devint un moyen de rap-\nprochement entre les classes prolétarien-\nnes, bourgeoises et aristocratiques. Pour\navoir été dictée par d'excellentes inten-\ntions cette dernière idée n'a peut-être pas\ndonné à M. D'Estournelles de Constant\ntous les résultats qu'il en espérait. En\ndépit de tous les philosophes de toutes\nles philosophies, de tous les systèmes et\nde tous les temps, à part quelques cas\nexceptionnels, chaque catégorie sociale\nn'est-elle pas faite pour la température\noù elle s'est formée ? Donc, il ne faut\npas s'étonner si M. D'Estournelles de\nConstant n'a pas réalisé le prodige impos-\nsible de combler les distances sociales\navec la musique, qui, si elle adoucit\nparfois les mœurs n'est pas encore prête\nà les changer, ni à grouper en un grand\ntroupeau fraternel et bêlant toutes ces\nsortes d'animaux qui forment et\ndéforment les Sociétés ! Heureuse-\nment ! Ce sera si monotone, M. d'Estour-\nnelles de Constant, le jour où tout le\nmonde sera frère et sœur ! -Oui, mais,"}, {"page_pdf": 54, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.54", "texte": "222\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\net c'est bien son droit, M. d'Estournelles de\nConstant qui ne pense pas ainsi garde une\ngrosse molaire aux gens du monde et surtout\naux Dames qui préfèrent figurer à quelque\nGénérale ou à quelque vernissage plutôt que\nde chanter leur partie dans les chœurs de\nl'Association. C'est que, semblable à tous ses\nconfrères les apôtres en froc ou en jaquette\nM. d'Estournelles de Constant avec son bon\ncœur, avec sa bonne âme impitoyable, est un\nde ces despotes pour le Bien qui ferait presque\naimer le mal s'il n'était déjà aimé pour lui-\nmême ! Ce Mal si nécessaire à faire valoir le\nbien, que l'Eglise elle-même n'a pas hésité à\nl'employer, quand elle a créé son Diable, pour\nn'en faire que mieux adorer son Dieu'.\nSi M. d'Estournelles de Constant n'a pas\nfait le maximum escompté comme Socialiste,\nil a de quoi se consoler avec ses résultats\nartistiques dont il peut être heureux et fier.\nLes débuts difficiles sont loin.\nM. d'Estournelles de Constant et son pré-\ncieux lieutenant général M. Henri RADIGUER,\nont depuis longtemps à leur disposition cette\nremarquable phalange d'instrumentistes et de\nchoristes plus d'un millier d'exécutants\nà qui nous devons les irréprochables auditions\ndes Œuvres de Beethoven, Bourgault-Ducou-\ndray, Saint Saëns.\nA même d'interpréter la grande musique\nclassique et moderne, cette Association offre\nun autre intérêt. Elle est à la disposition des\ncompositeurs pour leur fournir dans les Con-\ncerts l'appoint nécessaire à une exécution\nmatérielle insuffisante. Ainsi elle incite à\nécrire des partitions avec chœurs, cet art trop\nfacilement négligé.\nSi la vie extérieure, l'exhibition en solennité\nde cette œuvre, présente quelque chose de\nfort, on peut même dire sans craindre l'exagé-\nration ou le ridicule, de grandiose, quoi de\nplus pittoresque, cordial, sympathique et méri-\ntoire que sa vie intime? Celle de tous ces\nbraves gens qui, sans espoir de réclame ni\nesprit de cabotinage, viennent après le gagne\npain souvent pénible, étudier les Maîtres ? La\nplace nous manque pour passer en revue\ntoutes les sections de chant ou d'harmonie.\nElles sont trop si l'on peut dire ! Mais\nil est un cadre dont l'originalité mérite un\npetit tableau : c'est celui où travaille Y Associa-\ntion des anciens musiciens de /'armée.\nNous y voici dans les caves du Grand\nPalais. Avec ses soupiraux et son plafond\nvoûté, si ce n'étaient les ampoules électriques\nen plus ; ne se croirait-on pas dans les cata-\ncombes des chrétiens aux temps de Néron ?\nMais l'assemblée n'a pas du tout un aspect de\npersécution ! Elle exprime au contraire l'en-\ntrain et la bonne humeur.\nVoyez la mine paternelle de M. Casadesus\nlerIer chef d'orchestre qui se repose en fumant\nsa pipe, tandis que M. Morel dans le civil\ncontrôleur à la Cie du Gaz conduit la\nPathétique, après en avoir, avec une toute\npaternelle autorité exigé l'attaque large et\nvigoureuse. Voici le premier cor, licencié en\nphilosophie ; le Solo Basson qui en sa qualité\nd'ébéniste possède naturellement un instrument\nde luxe. Pendant les repos, qu'il le berce, le\ncarresse, le traite comme une mariée, cet\ninstrument ! Avec des regards attendris qui\ncertainement doivent faire bien envie à cette\npauvre grosse caisse assez souvent délaissée\nfaute d'un titulaire fidèle et qui voudrait bien\nrégulariser une situation qu'elle trouve de\nmoins en moins intéressante... Et ce bon\nvieux de soixante et onze ans, joueur de\nSaxophone. Dans sa poche il n'a pas que la\nphotographie de ce tableau où il fut représenté\nen Vieux mélomane, il possède encore sa biogra-\nphie dont il est l'auteur et que voici :\n\"Né en 1838 le 23 Juin, bonne santé,\n\" jamais malade, ni infirmité, très résistant,\n\" caractère gai, très philosophe, très grande\n\" mémoire. Elève au conservatoire. Choriste\n\" à l'Opéra et au Lyrique. Soliste enfant à\n\" St. Eustache, la Trinité, St. Vincent de\n\" Paul et la Madeleine (1851-56). Musicien\n\"au 66me de ligne (1857) passé àla garde\n\" municipale de Paris (1868), rentré dans mes\n\" foyers (1874). Marié depuis Mai 1874, j'ai\n\" joué la flûte, les saxophones, le basson, et\n\" contre basson,lestimbales(àl'OpéraComique)\n\" et la grosse caisse dans tous les théâtres de\n\" musique. J'ai voyagé pour la musique"}, {"page_pdf": 55, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.55", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n223\n\n<c (3 ans 1/2 en Afrique, 8 mois au Xonkin,\nu 4 fois en Amérique, 8 fois en Angleterre :\n\" I Speek inglish a Utile). J'ai parcouru 40 dé-\n\" partements en troupe musicale. Je me suis\na instruit moi-même, grammaire, lettres, his-\nu toire, arithmétique, géométrie, logarithmes,\nu électricité médicale dosimétrie etc.... Je me\nu soigne sans médecin par l'homœopathie. Je\na connais toutes les branches de la photogra-\nu phie. Je puis soigner une bibliothèque et\nu des dossiers. Je suis aussi poète. J'ai com-\nu posé u Le Tambour Major et le Bec de Gaz\nu Mais je suis affligé d'une Palmite Chronique\nu depuis 4 ans. Je* serais heureux si Minerve\n\" (sous les traits de Mr. Dujardin Baumetz)\n\" voulait calmer cette fièvre avec quelques\n\" milimètres de taffetas violet, quoique mon\n\" casier judiciaire soit vierge. \"\nAllons, Mr. Dujardin Beaumetz, un bon\nmouvement ! Guérissez donc cette palmite.\nCela ne vous fera pas de mal et cela lui fera\ntant de bien à ce vieux brave homme de saxo-\nphone, oubli d'un vieux brave homme de poète,\ncomme il le dit si bien lui-même :\nEmule de Voltaire et de Victor Hugo\nJ'ai rime bien souvent pour u Savon du Congo\".\n\nPierre Jobbé-Duval.\n\nM. Casadesus"}, {"page_pdf": 56, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.56", "texte": "224\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\"\n\nQuestions\nSociales\nET INTÉRÊTS PROFESSIONNELS\nLE GRACIEUX CONCOURS\nOn nous pardonnera de revenir, encore une\nfois, sur cette question du \" gracieux concours\"\nelle est assez importante pour qu'on n'y apporte\npas une attention distraite et l'impatience\nd'un autre sujet. Au reste les lettres que nous\navons reçues, touchant cette question, sont tout\nà fait intéressantes et méritent d'être connues.\nNous en publierons même une in-extenso. Pleine\nde bon sens, humoristique, généreuse, elle\ndénote, chez son auteur, M. Henry Mulet,\nun souci fort louable des intérêts de la grande\ncorporation musicale et une vue très nette de\nla question présente. La voici dans toute sa\nprimesautière vivacité.\nMonsieur,\nBien volontiers, je vais vous donner quelques aper-\nçus personnels sur la question dont traite votre intéres-\nsant article. Certes on oublie trop souvent qu'un artiste\n\" ne vit pas seulement de pain \" et encore moins de\nl'air du temps et que les briques ne sont pas plus\nfavorables à son estomac qu'à celui d'un sous-préfet.\nUne campagne de presse, même de \" Grande \"\ndestinée à apitoyer, sur le sort des pauvres artistes,\nmessieurs les capitalistes, serait, je crois, de nul effet.\n\" Ventre repu n'a point d'oreilles\" !!... si ce n'est\npour écouter... distraitement de la musique qui ne\ncoûte rien, et encore faut-il qu'elle ne trouble pas la\ndigestion.\nUn syndicat de \" musiciens mondains \" (car il y a\ndéjà un syndicat de musiciens d'orchestre). Cela me\nparaît également devoir être une tentative destinée au\nridicule. Le syndicat actuel, d'ailleurs, n'a jamais songé\nà interdire à ses adhérents de prêter gracieusement leur\nconcours, s'ils croient personnellement pouvoir en tirer\nune réclame quelconque. C'est à eux de juger cela et à\nleurs risques et périls.\nDes intermédiaires ?..\nOu bien personne ne voudrait s'en servir ou bien...,\nils rouleraient les artistes. Je ne vois pas bien non plus\nune loi forçant tout le monde à ne jamais traiter une\naffaire directement.\nEn résumé, je crois que le \" gracieux concours \" est\nune nécessité.\nDe même qu'un commerçant, qui commence à\ns'établir, fait de la réclame et sacrifie des sommes\nimportantes sous forme de : \" primes à tout acheteur, \"\naffiches, rabais momentané, et souvent ne gagne rien\npendant un temps plus ou moins long, ayant un loyer\nlourd, etc... De même, l'artiste, non connu, est obligé\nde faire de la réclame en se faisant entendre, en payant\nde sa personne, voire même de son argent, pour se faire\nconnaître et apprécier. L'artiste, connu et apprécié,, fait\nprime sur le marché, de même que le commerçant\nconnu, vend sa marchandise. L'un comme l'autre\nauront dû commencer par semer avant de récolter.\nTant pis pour celui qui sème à tort et à travers, dans,\ntous les terrains, bons ou mauvais.\nMaintenant vous me direz que l'habitude du\n\" gracieux concours \" se généralise et qu'il a abus. Je\nsuis de votre avis. Mais je crois qu'il faut en recher-\ncher la cause, elle n'est pas difficile à trouver.\ni» Il y a beaucoup plus d'artistes qu'autrefois,\n2° Le goût des arts, en général, va en diminuant..\nD'une part, la recherche d'une vie plus facile, plus\nagréable, plus libre, plus mondaine et brillante, pousse\nles uns vers l'art, qu'ils croient être un métier rénumé-\nrateur et facile, de préférence à tout autre. D'autre\npart, les \" idées modernes \" poussent les autres vers des\nsatisfactions moins problématiques et plus matérielles que-\ncelles offertes par les arts en général et la musique en\nparticulier. \" L'extinction des lumières du Ciel \",\nchère à Mr. Viviani, est certainement de nature à faire\nreléguer tout idéal, même artistique, parmi les \" vieilles,\nlunes \". Aujourd'hui, c'est le triomphe de l'automo-\nbile, de l'aviation, des sports en général, de l'lndustrie\net.... du \" Café-Concert \", du \" Cinéma \", etc... ! Si\nbien que lorsqu'un Monsieur de la France ou de la\nMagistrature permet à un artiste non coté de se faire\nentendre dans son salon, c'est déjà une grande faveur-\nqu'il lui accorde. L'artiste non-coté !.. mais on s'en\npasserait très bien. On n a pas besoin de lui, c est lui qui\\\na besoin des autres. Et quand on veut bien faire silence;\npendant qu'il \" opère \" il doit se montrer très heureux\net très honoré.\nLes artistes me semblent d'être une longue file de\npêcheurs à la ligne s'évertuant à amorcer les poissons"}, {"page_pdf": 57, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.57", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n225\n\nrepus qui regardent leurs appâts d'un air dédaigneux.\nLes malheureux pêcheurs dépensent en amorces p'us\nqu'ils ne récoltent en poissons, quand, tout à coup,\npasse un pêcheur au filet (çà, c'est l'artiste coté) qui\nrafle tout d'un seul coup.\nLe fait qui domine tout cela c'est que : L'OFFRE EST\nSUPÉRIEURE A LA DEMANDE.\nJe propose un moyen radical : Quand un pays\nproduit plus de betteraves qu'il n'en peut vendre, les\nindigènes n'ont qu'à cultiver autre chose. Puisque la\nmusique devient un \" mauvais métier \", et qu'il y a\ntrop de musiciens, que les musiciens peu convaincus\n(Et il y en a des tripotées !) se mettent à faire autre\nchose, ou, du moins, qu'on ne fasse plus apprendre la\nmusique à autant de jeunes gens, en les leurrant sur\nles bénéfices fallacieux qu'ils peuvent en atte?idre. Si ce\nconseil était suivi, l'équilibre se rétablirait d'ici 30 ans\nau plus.\nIl y en -aurait long à dire aussi sur le \" cours gra-\ntuit, \" et Venseignement stupide autant qu outrancier du\nmétier musical : solfège, piano, violon, mandoline,\npiston, etc.... qui ne développe nullement le goût vrai\nde Vart, mais facilite Vexécution, en famille, de toutes\nles ordures. 1\nPour finir, permettez-moi de vous citer un fait de\nnature à vous faire toucher du doigt l'action néfaste et\nanti-artistique de l'ingérence de Vesprit syndical mesquin\ndans les relations musicales.\nDans des sociétés telles que la \" Nationale \", les\n44 Compositeurs \", la \" Musique Nouvelle \", les auteurs\nadmis à faire entendre leurs œuvres sont tenus de\nfournir leurs interprètes. Souvent ces auteurs n'ont\nque de très faibles ressources ; s'il leur fallait rénumé-\nrer les artistes, ils seraient forcés de renoncer à l'exé-\ncution. D'autre part, ces sociétés n'ont pas des\nressources suffisantes pour payer les artistes et, s'il leur\nfallait le faire, elles devraient donner 1 ou 2 séances\nseulement au lieu de sou 6 par année Ainsi la\n\" Société Nationale \" qui, avant l'application du tarif\nsyndical pouvait donner par an deux concerts d'orchestre,\ndans lesquels les artistes étaient payés un tarif raison-\nnable encore, quoique pas syndical, \" ne peut plus\naujourd'hui en donner qu un seul.\nQue le \" syndicat \" fasse financer les directeurs de\n\" Music-Hall \", rien de mieux, ces messieurs encaissent\ndes bénéfices énormes, et il n'est que trop doux pour\neux ; mais que, par ses exigences il prive une société\nd'avant-garde, n'ayant que peu de ressources, et ne\nfaisant jamais un sou de gain, d'un 2me concert dans\nl'année, intéressant au point de vue des nouveautés,\ncela me semble le fait, non d'artistes, mais bien de\nmercenaires enne?nis de tout art, ne sachant pas voir\nplus loin que la pièce de cent sous, et méconnaissant,\nau fond, leur véritable intérêt, qui n'est pas certes que\nle goût musical aille en diminuant, du fait de la\ndisparition progressive des entreprises désintéressées\nqui pouvaient l'entretenir.\nCeci peut, je crois, nous être un exemple des résul-\ntats de \" l'action directe \" en matière de revendications\nartistiques,\nH. MULET.\nMme Ferrauté nous écrit une intéressante\nlettre visant surtout les agences : \" Il faut,\ndit-elle, vous faire aider par les présidents de\nSociétés groupant les artistes.... que ces sociétés\nréunies ne forment qu'une seule société rem-\nplissant les fonctions d'agences. \"\nOui, mais que diraient les Présidents ?....\nPetit côté de la question dira-t-on. Il compte,\nlorsqu'il s'agit de fusionner.\nM. Weiller (des concerts Lamoureux) ne\npartage pas l'avis de M. Mulet sur les syndi-\ncats. Il nous écrit :\n\"Il me semble que l'organisation d'un syndicat\nsuffirait pour établir le contrôle et l'application des\namendes et autres peines qu'une commission extraite\nde ce syndicat serait chargée d'établir, Utiliser la\nPresse pour la propagande nécessaire à la formation\nde ce syndicat. \"\nM. Schmoll préconise également la nécessité,\nd'un syndicat mais il l'entrevoit moins tyran-\nnique que M. Weiller.\n\" Le monde artistique, dit-il, manque de cohésion,\nde solidarité, de tendances fraternelles. Or, puisque 1?\nsyndicalisme est à l'ordre du jour, encore que,\nbien souvent, il aille à l'encontre de l'intérêt général\npourquoi ne créerait-on pas une vaste confédération\ngroupant, autour d'un comité d'artistes célèbres, les\nforces artistiques de tout le pays ? Le dit comité\nréglementerait, d'une façon équitable, les rapports des\nartistes entre eux, et ceux qui existent entre les artistes\net le public. On élaborerait ainsi, entre autres, un\nrèglement concernant le \" gracieux concours \" règle-\nment que, le cas échéant, il suffirait d'envoyer, en\nguise de refus, aux gens du monde qui voudraient\nabuser de la situation qu'un fâcheux usage a fait aux\nartistes.\nMme Delage Prat, le charmante et distinguée\ncompositrice, a une idée fort originale. Après\nnous avoir avoué qu'elle \" n'entrevoit ni les\nmoyens d'actions ni les heureux effets qu'un\nsyndicat pourrait avoir à ce sujet \" elle ajoute...\n\" Qu'un Brieux ou un Lavedan mette en scène un\nde ceux qui font \" chanter \" les artistes, qu'une cam-\n\n1 Ceci est un peu en dehors de la question, cepen-\ndant nous le publions, c'est un point sur lequel il\nfaudra revenir."}, {"page_pdf": 58, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.58", "texte": "226\nL ' ACTUALITÉ MUSICALE\n\npagne de Presse s'organise, sur votre généreuse initia-\ntive, c'est je crois, tout ce qu'on pourra faire d'utile\net de raisonnable, à mon modeste avis du moins. \"\nC'est le cas de dire :\nAllons messieurs les auteurs dramatiques...\nà vos pièces. Il est vrai que le théâtre ayant\nune très grande portée sociale, l'idée serait\npeut-être bonne. M. Lenormand, Fauteur\nestimé, a déjà essayé, avec beaucoup de talent,\ndans ses possèdes, de mettre à la scène ces\nfemmes infortunées qui, portées pour servir\nl'art, arrivent aux pires déchéances, le glorieux\nconcours n'est après tout, et pour l'appeler\npar son nom : qu'un mode d'exploitation.\nMme R. Caille, rédactrice à la Française,\nest partisan du syndicat. (En général, les\nfemmes lui sont hostiles ; c'est là une exception).\n\" Mon avis, dit notre correspondante, est que les\nartistes lyriques et dramatiques, doivent, i, se syndi-\nquer, c'est la première garantie de leurs intérêts. 2, que\nla presse doit intervenir, en toute circonstance... pour\nrétablir la situation très compromise des artistes. Plus\nde gracieux concours ; on doit payer en espèces et non\nen fleurs, diners et réclames d'échos mondains.\"\nOn ne saurait mieux dire et plus nettement.\nM. Le Borne, Godebski, Melle Carissau,\nd'autres encore, très nombreux, ont bien voulu\nnous écrire. Leurs lettres reproduisent tout ou\npartie des arguments employés ici-même, sans\nindiquer une solution nouvelle et pratique à la\nquestion posée.\nAinsi qu'on en peut juger par notre enquête\nles avis sont très partagés. Beaucoup de nos\ncorrespondants, les actifs, les combattants, pro-\nposent la formation d'un syndicat agissant\ncontre les u Donneurs de concerts \", d'autres,\nles modérés (en général les femmes) redoutent\nle syndicat et la violence de ses procédés. Un\nmoyen terme a été proposé par l'une de nos\ncorrespondantes c'est la fondation d'une aLigue\ncontre F abus du gracieux concours réunissant,\ndans une même intention d'équité, les artistes\nsoucieux de leurs droits, conscients de leur\nvaleur, et les gens du monde décidés à ne pas\nprofiter mesquinement des circonstances qui\nleur sont favorables pour imposer aux artistes\ndes conditions dérisoires ou nulles. In mèdio\nstat veritas. Cette solution serait peut-être la\nmeilleure. M. DAUBRESSE.\nLes artistes et les \" donneurs de concerts \"\ndésireux de faire partie de la Ligue contre F abus\ndu gracieux concours sont priés d'adresser, dès\naujourd'hui, leur adhésion à Mr Ecorcheville\ndirecteur S. I. M., 22 Rue S1 Augustin.\nCette inscription n'entraîne aucuns frais. Les\nmoindres s'engagent seulement à faire de bonne\npropagande pour la nouvelle Ligue.\n\nCHEMINS DE FER DE L'ÉTAT.\nBILLETS DE BAINS DE MER ( usqu'au 31 Octobre 1910)\nL'administration des Chemins de Fer de l'Etat, dans le but de faciliter au Public la visite ou le séjour aux PLAGES DE LA\nMANCHE et de l'Océan, fait délivrer, au départ de Paris, les billets d'aller et retour, ci-après, qui comportent jusqu'à 40 °/o de\nréduction sur les prix du tarif ordinaire :\n1. Bains de Mer de la Manche, Billets individuels valables, suivant la distance, 3, 4et 10 jours (le et 2e Cl.)\net 33 jours (le, 2e et 3e Cl )\nLes billets de 33 jours peuvent être prolongés d'une ou deux périodes de 30 jours moyennant supplément de 10 °/o par période\n2. Bains de Mer de l'Océan. (A) Billets individuels de le, 2e, et 3e cl. valables 33 jours avec faculté de pro-\nlongation d une ou deux périodes de 30 jours moyennant supplément de 10 °/o par période.\n(B) Billets individuels de le, 2e, et 3e Cl. valables 5 jours (sans faculté de prolongation) du Vendredi de chaque semaine au\nMardi suivant ou de Tavant-veill® au surlendemain d'un jour férié.\nBILLETS de VACANCES (jusqu'au ler Octobre 1910). - Billets de famille valables 33 jours (le, 2e et 3e cl.)\navec faculté de prolongation d'une ou deux périodes de 30 jours moyennant supplément de 1 0 °/o par période.\nCes billets sont délivrés aux familles composées d'au moins trois personnes voyagant ensemble, pour toutes les gares du réseau\nde l Etat (Lignes du Sud-Ouest) situées à 125 kilomètres au moins de ou réciproquement."}, {"page_pdf": 59, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.59", "texte": "L '-A eT U A LIT É M' U S I C A L E\n227\n\nLes Instruments\n\nLE CZIMBALOM ET LA HARPE\nCHROMATIQUE.\nLe concert de harpe chromatique donné le\n15 avril dernier, salle Pleyel, par Mlle Jeanne\nDalliès, harpiste diplômée de la Schola Canto-\nrum, a eu lieu avec le cérémonial accoutumé,\nc'est-à-dire devant un public aussi nombreux\nque démonstratif. Je crois à la prédestination\ndans la carrière de harpiste. Mlle Dalliès aau\nplus haut point les dons spéciaux que son\ninstrument réclame. Elle unit un charme\ndélicat qui lui est personnel à une musicalité\nraffinée. Elle a aussi, mirabile dictu, une cul-\nture générale qui lui rendra les meilleurs ser-\nvices dans sa carrière de virtuose et qui servira\nsurtout la cause de la jeune harpe à laquelle\nelle s'est consacrée.\nA l'heure présente la principale faiblesse de\nla harpe chromatique réside dans la pénurie de\nsa littérature : les œuvres de génie ne s'impro-\nvisent point. Aussi les harpistes de la Maison\nPleyel en sont-elles réduites à la fâcheuse né-\ncessité de jouer sur un instrument très riche,\nles pauvretés musicales de la harpe à pédales,\nou bien encore elles composent leur répertoire\navec des pièces de clavecin ou de piano, ce qui\nest peut-être le moins mauvais des pis-aller.\nDéjà, à la Scho/a Cantorum on a songé à\nfaire revivre l'ancienne musique de luth des\nXVT-XVII6 siècles : plusieurs pièces de luth\nont antérieurement figuré sur les programmes\nde Mlle Héléna Zielinska et de ses élèves.\nMlleDalli ès doit en publier un prochain recueil,\ndans lesquelles ces compositions, transcrites\nfidèlement sur l'ancienne tablature du luth,\nn'auront à subir d'autres transformations que\nd'être transposées dans les régions les plus sono-\nres de la harpe chromatique.\nMais le concert de Mlle Jeanne Dalliès\ncomportait une autre curiosité : on y a entendu\nsur la harpe des chants pupulaires hongrois\ntraités à la manière tzigane. On sait déjà que\nle czimbalom est l'instrument synthétique, par\nexcellence, comme le piano chez nous,\nde la musique tzigane. Il est essentiellement\nchromatique. Les cordes sont attaquées avec\ndeux petits marteaux que tient l'excécutant.\nDonc, pas d'accords plaqués de plus de deux\nnotes, mais, grâce à leur virtuosité bien connue,\nles czimbalistes déroulent en les arpégeant dans\nun mouvement très vif les accords les plus\nchargés. Voici, à titre de curiosité, une pièce\nspécialement écrite pour le czimbalom.\nMIT SUSOG A FEHÉR AKAC."}, {"page_pdf": 60, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.60", "texte": "ADMINISTRATION DE CONCERTS\nM EMIL GUTMANN M\n\nREPRÉSENTE LES ARTISTES ET LES\nASSOCIATIONS ARTISTIQUES LES PLUS\nCONSIDÉRABLES, LES MAITRES LES\nPLUS RÉPUTÉS EN ALLEMAGNE.\nENGAGEMENTS PAR TOUTES LES SOCIÉTÉS DE\nCONCERT ALLEMANDES ET ÉTRANGÈRES. #\nTOURNÉES D'ORCHESTRE ET DE\nSOLISTES DANS TOUS LES PAYS.\nSOLISTES POUR ORATORIOS.\nORGANISATION DE CONCERTS ET DE CONFÉ-\nRENCES, DE RÉCITALS DANS TOUTES LES\nSALLES DE MUNICH ET DE GRANDS FESTIVALS\nINDICATIONS DE POSTES VACANTS\nDE PROFESSEURS DE CONSERVA-\nTOIRE ET D'ÉCOLE DE MUSIQUE.\nANNONCE, PUBLICITÉ, INFORMATIONS\nLA PLUS GRANDE AGENCE DE CON-\nCERTS DE L'ALLEMAGNE DU SUD.\n\nMUNICH = Theatinerstrasse 38 = MUNICH\nAdresse Télégraphique : KONZERTGUTMANN, MUNICH"}, {"page_pdf": 61, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.61", "texte": "L'ACTUALITE MUSICALE\n229\n\n(Cimbalon-Gynjtemény, fascicule XIV, no. 3, Bard Ferencz, éditeur, Buda P^st)\nLes Hongrois ont accordé une attention parti-\nculièrement heureuse à leur littérature de folk-\nlore musical. Certains éditeurs de Buda-Pest,\nen ont publié d'admirables recueils et comme les\nTziganes sont les interprètes attitrés du nepdal\nhongrois, comme ils ont donné à ces chants\nune allure particulière avec leurs czimbaloms\net leurs orchestres d'archets, les éditeurs ont\npour la plupart publié leurs chants populaires\ncziganyos moderban, c'est-à-dire à la manière\ntzigane. A titre d'exemple, nous donnons un\nchant populaire hongrois ainsi traité.\nZINDELYEZIK."}, {"page_pdf": 62, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.62", "texte": "230\nL'ACTUALITE MU SI CA LE\n\n(Napdalok Zongora Alkalmazta Nagy Zoltàn no. 29 Rozsavolgyi? éditeur, Buda Pest)"}, {"page_pdf": 63, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.63", "texte": "L'ACT UAL IT É MUSICALE\n231\n\nEh bien ! cette écriture est caractéristique\nelle est dans la harpe chromatique. Tous les\neffets à tirer de cet instrument s'y rencontrent.\nD'abord, cette écriture est essentiellement\nchromatique et ces pièces seraient injouables\nsur la harpe à pédales. Ensuite dans les dessins\naccessoires qui entourent la ligne mélodique\ncentrale, que de ressources ! arpèges sur presque\ntoute l'étendue de l'instrument, dessins chroma-\ntiques à destination anacrousique, successions\nde gammes roulées, et après ces moments de\nvirtuosité pure, le chant populaire primitif\nréapparaît et monte, qui permet à l'instrumen-\ntiste de faire vouloir la belle sonorité calme et\nchaude de la harpe.\nBien entendu on ne saurait sans inconvé-\nnient abuser de ce répertoire, mais dans le\ndomaine de la fantaisie musicale il faut le\nmettre au rang des meilleurs, car, si l'inspira-\ntion populaire dont ces chants sont issus, si la\nmanière dont ils sont traités paraissent très\ndifférentes de notre formation et de nos goûts,\nces chants n'en sont pas moins comme de\nbeaux fruits gonflés par une sève généreuse,\nqu'il fait bon cueillir partout où ils nous vien-\nnent à portée de la main : un recueil de chants\nhongrois dans le manière tzigane suivra la\npublication des pièces de luth.\nTelles sont les dernieres nouvelles de la jeune\nharpe chromatique : l'enfant se porte bien et\ngrandit tous les jours.\n\nP. A."}, {"page_pdf": 64, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.64", "texte": "232\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\nLe Gérant : MARCEL FREDET.\nImpr. par THE ST. CATHERINE PRESS LTD. Bruges, Belgique.\n\nL'Edition\nMusicale\ni) Chez Durand. 2) chez Rouart Lerolle.\n3) Chez Bouwens van der Boijen, 6, Square de l'Opéra.\nMM. Rouart et Lerolle viennent de publier\ndes CHANTS ANCIENS recueillis en Normandie\net des CHANSONS TENDRES, du XIIIe au\nXVIIIe Siècle, très habilement harmonisées\npar M. M ou lié. Ces deux publications répon-\ndent à un besoin évident; notre goût pour\nl'art ancien, pour les Louisquinzeries en\nparticulier, va toujours croissant. Mais, il\nreste encore à glaner de ce coté, surtout si\nl'on veut bien remonter vers le moyen âge,\nau lieu de s'arrêter à l'art du XVIIIe\nsiècle : car, il faut bien l'avouer, de ce style\ngalant, se dégage une certaine impression de\nfadeur. La charmante Lisette a rencontré le\nberger Colin, sous l'ormeau, comme de raison\net je vous laisse à penser s'ils ont profité de\ncet abri tutélaire. Les héroines des Chansons\nnormandes, pour s'appeler Rosette ou Jeanne-\nton, ne se conduisent pas beaucoup mieux et\nc'est tout au plus si quelqu'une de ces demoi-\nselles songe à s'écrier en manière de refrain :\neh, qu'en dira ma mère !\nMme Fuchs réédite 1 le Largo de MITRI-\nDATE EUPATORE, de Scarlatti, (pour Soprano),\net deux airs extraits des CANTATES de Bach ;\n\" Mon doux Jésus, \" pour contralto ; et\n\" Viens en moi,\" pour ténor. Trouverons-\nnous des artistes pour affronter ces terribles\nvocalises classiques, plus difficiles encore que\nles pires roulades italiennes? Cela est douteux;\nmais en tous cas, il y a là d'excellents mor-\nceaux d'étude ; et pour refaire l'éducation de\nnos chanteurs, le plus pressé était évidemment\nde remettre à leur portée quelques chefs-\nd'œuvres de virtuosité vocale. Il n'y a donc\nqu'à applaudir au programme de Mme Fuchs.\nLa SONATE pour piano de Maurice Alquier,2\naustère, agressive et d'un sentiment exaspéré\nprocède des dernières œuvres de M. d'lndy.\nPour la bien présenter il faut un jeu remar-\nquablement sûr, et cette sonorité un peu\nmétallique dont Mlle Selva possède le secret.\nElle évoque certains paysages de la Divine\nComédie, sinistres et ravagés, dont la grandeur\nest faite de désolation.\nA une autre extrémité de la musique, voilà\nquelques morceaux de demi-teintes, de joie\npaisible et de tendresse contenue. Et ce qui\nnous rend sympathique toute cette musique,\nqu'elle soit sévère ou caressante, c'est ce par-\nfait bon goût qui y règne d'un bout à l'autre.\nRemarquons que les éditeurs, (ceux du moins\ndont nous signalons ici les productions), ont\ndéfinitivement renoncé à ces couvertures\nhistoriées, illustrées, dont ils nous avaient\naffligés trop longtemps. Maintenant, ils habil-\nlent leur musique de somptueux papiers, aux\ntons mats et sourds, à la fois opulents et\nsimplissimes, où le titre s'enlève, solitaire, en\nhauts caractères de couleur. Et cette trans-\nformation extérieure nous donne une image\nassez juste des qualités actuelles de notre\nmusique. Aucune concession à l'effet ; rien de\ntapageur ni d'excessif. C'est à peine si, dans la\nDANSE DU CRÉPUSCULE, d'Alberto Gasco, 3 la\nmélodie s'étale avec un peu trop d'abon-\ndance. LA DANSE DE L'AUBE, du même\nauteur, est en revanche d'une sonorité char-\nmante. C'est à peine si M. A. Pollonnais,\ndans sa SUITE ROMANESQUE, 3 s'autorise de\nquelques réminiscences italiennes pour nous\noffrir des rythmes de Barcarolles un peu trop\nfaciles. Les TROIS MÉLODIES de Raoul Bardac 3\nsont parfaites, de même que le difficile CHŒUR\nPOUR voix DE FEMMES, de Roger Ducasse. 1\nSouhaitons de les entendre bientôt."}, {"page_pdf": 65, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.65", "texte": "CONCERTS ANNONCES POUR LA SECONDE QUINZAINE DE MAI\nSALLE ERARD\nMlle MORSZTYN .\nSOCIÉTÉ MUSICALE INDÉPENDANTE .\nM. THALBERG\nMM. DORIVAL & HARTMANN\nMme LONG DE MARLIAVE\nMM. GARES, NANNY & BLEUZET ....\nSOCIÉTÉ DES PROFESSEURS DU CONSERVATOIRE\nSOCIÉTÉ MUSICALE INDÉPENDANTE .\nM. E. BOURGEOIS\nM. l'abbé DESJARDINS .......\nM. DIMITRI\nMme BEX\nM. THALBERG\nMme FLEURY-MONCHABLON\nvV\"s^r\nPiano\nŒuvres Modernes\nPiano\nPiano et Violon\nMatinée d'Élèves\nPiano, Contrebasse et Hautbois\nŒuvres Modernes\nChant\nAudition d'Elèves\nMatinée d'Elèves\nPiano\nPiano et Flûte\nil\nV 'j\nConcerts du mois de Juin 1910\nM. BRAUD\nMM. DORIVAL & HARTMANN\nMlle SOLACOGLU\nMlle JULLIEN .\nMlle RENIE\nMme de MARLIAVE\nM. DANVERS .\nPiano\nPiano et Violon\nPiano\nPiano\nMatinée d'Elèves\nPiano\nPiano\nn\n,MT\n\n17\niB,\n19\n19\n20\n22,\n24\n24\n25\n26\n27,\n27,\n27,\nSALLES GAVEATJ\n:fl]J\nFETES DE LA PENTICOTE\nAssemblée annuelle de l'Association des anciens Elèves de l'Ecole\nNiedermeyer (matinée) ........\nConcert de M. MARK HAMBOURG, pianiste (soirée) .\nler Concert de M. et Mme LEVINSOHN-JOUTARD, Violoncelle\npiano (soirée) ..........\nLes Elèves de Mme Long de Marliave (matinée) ....\nler Concert de Mme MYSZ GMEINER, cantatrice, (soirée).\nLes Elèves de Mme MARIE DUPORT (matinée). .\nConcert de la SOCIETE GUILLOT de SAINTBRIS (matinée) .\n2e Concert de M. et Mme LEVINSOHN-JOUTARD (soirée)\n2e Concert de Mme MYSZ-GMEINER (soirée) ....\nConcert de l'Association Générale des Etudiantes, (soirée)\nLes Elèves de Mme rCANIVET (matinée) .....\nConcert de la SOCIETE NATIONALE DE MUSIQUE (soirée) .\nLes Elèves de Mme LE FAURE-BOUCHERIT (matinée) . \\ .\n, M-\nSalle des Quators\n€\nSalle des Quators\nSalle des Quators\n\nSALLES\n17. Mlles ZIÉLINSKA\n18. Mr. GEORGES PITSCH .\n19. La Société des Compositeurs de Musique\n20. La Société Mozart. ....\n21. Mme BERNARD-VRAI\n22. Mme P. VIZENTINI (Elèves)\n23. Mlle MAGD. TAGLIAFERRO .\n25. Mr. GEORGES PITSCH .\n26. Mlle BOICHIN\n27. La Société Mozart\n28. Mlle A. SAUVREZIS ....\n29. Mme EDOUARD LYON (Elèves)\n30. Mlle MAGD. TAGLIAFERRO .\n31. Mme REMAN\n. soiree\n. soirée\n. soirée\n. soirée\n. soirée\n. matinée\n. soirée\n. soirée\n. soirée\n. soirée\nsoirée\n. matinée\n. soirée\nsoirée"}, {"page_pdf": 66, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.66", "texte": "PUBLICATIONS DE LA SOCIÉTÉ\nINTERNATIONALE DE MUSIQUE\nSECTION DE PARIS\n\nPARUS\nH. QUITTARD. Le Trésor d'Orphée,par Antoine Francisque, tablature de\nluth, transcrite pour piano à deux mains; i volume in 40 de 100 pages ... 5 fr.\nJ. EOORCHE!VILLE. Actes d'Etat civil d'artistes musiciens insinués au\nChâtelet de Paris (1539-1650); 1 volume in-40 10 fr.\nA. GASTOUÉ. Catalogue des mss. de musique byzantine conservés dans\nles bibliothèques de France ; i volume in-40 20 fr.\nP. AUBRY. Cent motets du XXIIe siècle, tirés du ms. Ed. VI-4 de la\nBibliothèque de Bamberg ; 3 volumes in 40 150 fr.\nP. AUBRY. Le Chansonnier français de TArsenal (XHIe siècle), 15 livrai-\nsons trimestrielles de 32 planches phototypiques avec la transcription des\nmélodies en notation moderne. Notices par M. A. Jeanroy, professeur à la\nFaculté des lettres de Toulouse. La livraison 10 fr.\n(On ne souscrit qu'à T ensemble de la publication.)\nSOUS PRESSE\nJ. EGORCHEVILLE. Catalogue du fonds de Musique ancienne de la Biblio-\nthèque Nationale (jusqu'en 1750.) Huit volumes de 250 pages chacun,\ncontenant dix mille thèmes de musique, et de nombreux fac-similé. L'ouvrage\ncomplet 400 fr.\nH. QUITTARD. L Œuvre de clavecin de Chambonnières d'après l'édition de\n1670 et le manuscrit Vm7 1852 de la Bibliothèque nationale, Un volume\nin-40 de 100 Pages de musique 5 fr.\nM. BRENET. Les Musiciens de la Sainte-Cha Un volume\nin-40 de 300 pages 15 fr.\nEN PRÉPARATION\nA. PIRRO. Les correspondants du Père Mer •- Publication de la corres-\npondance musicale adressée à Mersenne et conservée à la Bibliothèque\nNationale. Vol. I (J.B. Dont) Un volume in-40 de 200 pages ....\nL. DE LA LAURENCIE. Les Musiciens de la Maison du Roy aux XVIIe et\nXVIIIe siècles. (Inventaire musical de la Série O1 des Archives nationales)\nDeux volumes de 200 pages chacun.\nE. BLOCHET. Traité de Musique,composé par\n(XIII siècle), d'après le manuscrit original de la Bibliothèque Nationale.\nTraduction et fac-similé du texte Arabe. Un volume in-40 de 100 pages.\nH. DE CURZON. Correspondance des Dir conservée aux\nArchives Nationales. Un vol. in-40 de 150 pages.\nL. T.AT,n\"V\" K'în foii. Recueil d'Airs pour le k'in ou luth chinois, transcrits\nde la tablature.\nLE COMITÉ BE LA PUBLICATION :\nP. Aubry, M. Brenet, L. Dauriac, J. Ecorcheville, H. Expert, L. de la Laurencie,\nCh. Malherbe, E. Poirée, G. ProcPhomme, R. Rolland, J. Tlersot."}, {"page_pdf": 67, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.67", "texte": "LACTUALITÉ\nMUSICALE\nANNEXE DE LA REVUE MUSICALE S.I.M.\nPUBLIÉE PAR LA SECTION DE PARIS DE LA\nSOCIÉTÉ INTERNATIONALE DE MUSIQUE\n15 JUIN 1910\nFRANCE ET BELGIQUE\nLe numéro: 0.40 - Un an: 4.00\nUNION POSTALE\nLe numéro: 0.60 - Un an: 6.00"}, {"page_pdf": 68, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.68", "texte": "L'JCTUALITÉ MUSICALE\nRÉDACTION :\nPARIS: 22, RUE ST. AUGUSTIN\nBELGIQUE : RENÉ LYR A BOITSFORT, BRUXELLES\nADMINISTRATION :\nLIBRAIRIE CH. DELAGRAVE, 15, rue Soufflot, PARIS.\nTous les mandats doivent être adressés\nsoit à M. REÏÂ\n\nSOMMAIRE DE L'ACTUALITÉ\nDU 15 MAI\nLES CONCERTS, à Paris par GUÉRILLOT. Province. Belgique. Etranger. LA\nMUSIQUE A L'ÉCOLE DES ROCHES, par PAUL LANDORMY. AUTOUR DE\nLUI, par PIERRE JOBBÉ-DUVAL. LES INSTRUMENTS : Les Clarinettes (suite)\npar EMILE STIÉVENARD. INSTRUISONS-NOUS, par DOUBLE-DIÈZE. UN JEUNE\nPRODIGE, par J. E, L'ÉDITION MUSICALE, par V. P."}, {"page_pdf": 69, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.69", "texte": "LES\nCONCERTS\n\nIl y a peut-être trop de virtuoses en cette\nfin d'année musicale, et pas assez d'œuvres.\nToutefois les programmes des concerts gardent\nleur vieux fonds classique tandis que les entre-\nprises théâtrales vivent des productions ita-\nliennes modernes et des arrangements pour\nballets russes. C'est aux concerts que s'est\nréfugiée la musique.\nLe Messie de Haendel fut encore donné\ndeux fois au Trocadéro par la Société\nHaendel. Pour son dernier concert d'abon-\nnement, cette vaillante phalange a joué des\nœuvres du Maître, dont de jolis fragments de\nl'Allégro e il Pensieroso et une cantate pour\nce \" Foundling hospital \" auquel Haendel\ndédia le Messie.\nLa Schola, après la Messe en ré de\nBeethoven, donna la Messe en si mineur de\nBach (moins le Gloria et l'Agnus). Chœurs\nprécis et justes ; solistes suffisants, direction\nparfaite. Quant à ses séances d'élèves (Ensemble\nVocal, Classe d'Orchestre) elles sont d'un vif\nintérêt, par leurs programmes et surtout par\nles qualités d'enseignement dont elles témoi-\ngnent. M. d'lndy et M. de Serres doivent\nêtre heureux de ces résultats.\nDeux importants groupements de non-pro-\nfessionnels, l'Orchestre, que dirige M. V ictor\nCharpentier, et la Société pour le déve-\nloppement du Chant Choral, présidée\npar M. d'Estournelles de° Constant (voir\nS. I. M. du 15 mai) ont tenu leurs assises\nannuelles au Trocadéro. La première a donné\nLe Désert, de Félicien David, des Concertos\nde Mozart et de Haendel et un Psaume de\nFranck. La seconde a fait entendre sous la\ndirection de M. Vidal, la Symphonie funèbre\net triomphale de Berlioz, et toute une série\nde soli, chœurs et danses de M. Casadesus sur\ndes airs populaires limousins. Espérons que\ncette société conservera la bonne impulsion\nque lui avait donnée M. Bourgault Ducoudray.\nLa nouvelle S. JVL I. a une louable activité,\ncar elle a donné trois concerts en mai, presque\ntous d'œuvres nouvelles, un peu inégaux par\nconséquent. Nous avons noté une sonate de\nviolon de M. Le Boucher, une suite de piano\nde M. Bardac, des pièces de M. Debussy et\nde M. Fauré, l'octuor de M. Enesco dont il\nfaudrait parler avec quelque détail.\nLa Société Nationale encadre sage-\nment les œuvres inédites dans les Œuvres\nclassées comme le 2e quatuor de M. d'lndy,\nle \" Soir de Fête \" de Chausson et des\npièces vocales du XVIe. Le Quatuor de\nM. Savard, déjà entendu, est une page de\nréelle valeur ; le Chant Funèbre de M. A.\nMagnard, qui n'avait été joué qu'une fois en\n1899, est un peu long, mais bien puissant,\nexpressif et personnel. Que dire de tout le\nreste? Trop d'efforts et de prétention pour\nun mince résultat !\nDeux concerts, également, de la Société\ndes Compositeurs de musique. Là\nencore la musique de chambre vaut mieux\nque les lieder. Il y a de la clarté et de l'allure\ndans le trio de M. Thirion, de la personnalité\nmais de la recherche dans la sonate de violon"}, {"page_pdf": 70, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.70", "texte": "Rouart, Lerolle C\nîe\nÉDITEURS DE MUSIQUE\n18, BOULEVARD DE STRASBOURG - PARIS\nLe plus grand abonnement de France\nservice : Maison GAVEAU, 45, rue de la Boëtie.\nTOUTE LA MUSIQUE en lecture\nReprésentation exclusive des Éditions Bélaïeff, Hansen,\nJurgenson, Universelle et Zimmermann.\nDépositaires exclusifs des œuvres de G. MAHLER\nIre SYMPHONIE EN RÉ MAJEUR\n2me SYMPHONIE EN DO MINEUR\n3me SYMPHONIE EN RÉ MINEUR\n4me SYMPHONIE EN SOL MAJEUR\nChaque piano à 4 mains , . . net fr. 12\n~ petite partition d'orchestre net fr. 8"}, {"page_pdf": 71, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.71", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n2 3:7\n\nde D. Ch. Planchet, des longueurs dans le\nQuatuor de M. Capet, peu d'originalité dans\nla Suite Bourguignonne de M. Vierne, une\nremarquable entente de l'orchestre dans la\nFantaisie pour piano et orchestre de M. Noël\nGallon. Les Poèmes des Saisons, de M. Philip,\nsont d'une jolie couleur et agréablement mé-\nlodiques.\nIl faudrait un long article sur tout ce qui a\nété joué cet hiver à l'Ecole des Hautes\nEtudes Sociales qui est bien, pour la\nmusicographie et pour la musique ancienne,\nle foyer le plus actif que nous ayons. Les\nJeudis de janvier et de février ont été con-\nsacrés à la Musique de Chambre en France et\nen Italie aux XVIIe et XVIIIe siècles. Puis\nce furent des séances du Dimanche : Lully,\nRameau, Monsigny (Mmes Landowska et\nMockel), musique de chambre (le Quatuor\nLuquin) ; enfin des œuvres modernes avec le\nconcours des auteurs, de M. Fauré à M. Ter-\nrasse. Ce n'est pas ce dernier qui a eu le\nmoins de succès. Son trio à cordes et sa séré-\nnade pour quatuor piano montrent qu'il est\ncapable d'écrire mieux que des opérettes.\nM. Expert est l'âme de cette organisation si\ncomplète et si libérale.\nL'Union des femmes professeurs\net compositeurs vient de constituer un\norchestre qui a heureusement débuté, rue\nd'Athènes, sous la direction de Mme Toutain\nGrùn. Citons enfin la vénérable Société\ndes Concerts de chant classique\n(5 ime année) qui a donné une jolie suite d'or-\nchestre anonyme du XVIIe siècle, retrouvée\npar MM, Ecorcheville et Bouvet. Les Chan-\nteurs de la Renaissance (M. Expert)\nse sont prodigués à la satisfaction des audi-\nteurs.\nLes concerts d'artistes ont eu, en ce mois\nde mai, un vif éclat. Nommons seulement,\ncar ils n'ont pas besoin de qualificatifs, les\ntout à fait grands : MM. Ysaye et Pugno,\nRisler et Enesco, le trio Cortot-\nThibaud-Casals, qui ont donné des séances\nclassiques où l'exécution fut adéquate aux\nœuvres.\nMme Toutain-Grun et M. Bachmann\nqui viennent de grouper un nouveau quintette\nont débuté par une séance un peu trop con-\nsacrée à mais ils annoncent\ndes programmes classiques qu'ils joueront\ncertainement fort bien. Le Pax-Quatuor\n(M. Carembat) a terminé ses dix séances avec\nun succès que nous avons déjà signalé. Là\nSociété des Instruments anciens\n(M. Casadesus) a donné un agréable concert\net concouru à d'autres, notamment à la séance\nde Mme Patorni àla Salle Pleyel.\nLe Jeudi, au théâtre Michel, Mme de\nLauribar a illustré musicalement ses con-\nférences sur Bach, Haydn, Mozart, etc. Nous\ny avons apprécié plusieurs fois au piano\nM. Delune et Mme Kellermann.\nComme concerts de chant, il faut grouper\nMme Mysz Gmeiner et M. Georg Wal-\nter, deux merveilleux interprètes de lieder.\nMme Polva Frisch est une de nos canta-\ntrices les plus aimées du monde parisien. Elle\nrompt avec la tradition qui ne retient dans le\nlied que le chant et dans le chant que la\nqualité de la voix ; avec une particulière\nintuition, elle donne à l'œuvre musicale un\ncaractère dramatique et passionné ; elle recrée\nen quelque sorte l'œuvre tout entière.\nMme Bathori-Engel, si bien douée\ncomme musicienne et comme cantatrice, s'est\nfait entendre dans deux séances aux program-\nmes très variés. On sait que Mme Bathori\ns'accompagne toujours, ce qui n'est pas banal\ndans les œuvres modernes. Mlle Charlotte\nBoiohin a donné un concert intéressant et\ntrès applaudi. Mme Kutscherra s'est fait\nentendre avec plusieurs de ses élèves, pour la\nseule fois de la saison, croyons nous, et nous\nle regrettons. Mlle Decourt a beaucoup plu\npar sa voix bien timbrée, sa diction expressive\net son style. Elle a certainement un bel avenir.\nCitons enfin M. Sautelet, interprète exquis\ndes vieilles chansons françaises, excellent aussi\ndans les lieder de Schumann et de M. Enesco,\naussi artiste que chanteur ; Mlle Alice Hof-\nmann, cantatrice bien douée.\nIl faut noter à part, mais avec de vifs éloges,\nl'audition de Chant Grégorien des élèves\nde Mme Jumel, professeur àla Schola. Ainsi"}, {"page_pdf": 72, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.72", "texte": "238\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\ninterprété, le plain chant a des moyens d'ex-\npression trop méconnus.\nAvec l'Orchestre de la Schola, M. Risler\na joué trois concertos de Beethoven, comme\nseul il les joue et avec un succès que seul il\nremporte. M. Canivet s'est modestement\nlimité a la partie de piano dans des œuvres de\nM. Fauré. (Quatuors, sonate de violon). Mais\nquel ensemble avec MM. Bouchent et Hek-\nking ! M. Victor Gille est un interprète\ntrès personnel de Chopin. M. Edmond\nHertz a une technique étonnante. M. Mar-\ncian Thalberg (un autre nom prédestiné)\na joué remarquablement les Etudes sympho-\nniques de Schumann et M. Harold Bauer\ndes œuvres de Liszt.\nIl eut été plus courtois de commencer par\nles \" pianistes femmes \", comme on dit au\nConservatoire. Puissent-elles nous le pardon-\nner et nous pardonner aussi d'être aussi bref !\nMUe Suzanne Percheron, dont le pro-\ngramme contenait les noms de Mlle Dubel, de\nMM. Gigout et Salmon, puis Mlle Marcelle\nBoucheron sont des pianistes bien douées\nque nous retrouverons avec plaisir. Mme Jou-\ntard Loewensohn a plu par un jeu d'une\ndélicatesse exquise. C'est aussi une des qualités\nde Mlle Caffaret qui de petit prodige est\ndevenue grande artiste. Mlle Piltan est éga-\nlement une jeune pianiste d'un jeu intelligent\net discret. Mme Bargier Pelletier, MIIe\nGoodson, Mlle de Lauleri, M 11\" Morsz-\ntyn se sont fait applaudir dans des programmes\nbien compris.\nIl y a peu à dire de la pianiste Russe Nikto,\naprès ce qui a été dit de son étrange person-\nnalité. C'est une interprète spéciale de Chopin,\nmais ce n'est guère une pianiste. Elle s'est fait\nentendre plusieurs fois, notamment au Lyceum.\nCe mois de Mai a été fécond en violoncel-\nlistes. Mentionnons seulement M. Casais,\nleur chef incontesté, qui avec M. Pugno a\nremplacé M. Ysaye souffrant. Dans un concert\nà la salle Gaveau.\nMM. Hekking et Wurmser ont\ndonné trois séances de sonates où, a côté\nd'œuvres classiques, nous avons apprécié une\nsonate nouvelle de M. Bertelin, une de\nSamuel Rousseau et celle de M. Chevillard.\nM. Salmon a témoigné de son beau talent\ndans des sonates de Beethoven et d'Ariosti et\ndans de petites pièces qu'il a jouées à la per-\nfection. Le tout jeune M. G. Pitsch est de\nnos premiers violoncellistes et ses deux concerts\nont été fort remarqués. M. Maxime Tho-\nmas donne d'agréables matinées où il fait\nentendre des œuvres nouvelles pour violon-\ncelle. M. Espinoza fut applaudi rue d'Athè-\nnes dans des œuvres classiques, et Mme De-\nlune au Lyceum dans un poème et une\nsonate nouvelle de M. Louis Delune, œuvre\ntrès personnelle dont nous reparlerons. Citons\nenfin M. René Jullien. On le voit, le\nle violoncelle n'est pas délaissé.\nMoins nombreux mais non moindres furent\nles violonistes :\nM. Ysaye (avec M. Pugno), M. Thi-\nbaud (avec M. Cortot, M. Casais, et un\norchestre), M. Enesco (avec M. Risler). Ce\nfurent cinq séances hors de pair.\nM. Juan Massia possède une belle sono-\nrité et une technique impeccable. M. Herr-\nmann et Mme Zipelius forment un duo de\nviolonistes fort intéressant (jolie sérénade de\nSinding). M. Chiaffîtelli a beaucoup de\nsûreté. M. Edgard Basset a joué avec\nvigueur et justesse le Conserto de M. Saint\nSaëns et Zapalcado, de Sarasate. Louons\nenfin le joli talent, très délicat, de Mlle Mor-\nhange.\nLes six séances de harpe chromatique du\nQuatuor Lénars se sont terminées dans\nles applaudissements. Mlle Lenars et les parte-\nnaires tirent tout le parti possible de la harpe.\nM. Barié, organiste de S 1 Germain des\nPrés, a fait entendre une Symphonie pour\norgue qu'il vient de composer et qui est d'une\nvéritable originalité par le choix et le dévelop-\npement des thèmes et par la régistration.\nIl faut mentionner dans les œuvres nouvelles\nde jolies mélodies de Mlle Nadia Boulan-\nger, chantées à la Salle Pleyel, des pièces\ntrès originales de piano et de chant Mlle Delhez\net l'auteur (Mlle Gignoux) données au Ly-\nceum, enfin toute une serie d'œuvres de\nMlle Sauvrezis, jouées Salle Pleyel, dont"}, {"page_pdf": 73, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.73", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n239\n\nplusieurs ont un réel sentiment antique (hymne\nOrphique, Epigramme funéraire.)\nLa Société Mozart fait revivre des\nœuvres oubliées du Maître, comme la \" Kleine\nNachtmusik \" et la Sérénade qui figuraient à\nun programme de son 2me Concert.\nLa Société l'Etoile que dirige Mme de\nJournel, la distinguée professeur de chant, a\ndonné une agréable matinée, avec Mlle Nicot\nVauchelet, M. Foix dans le Roi d'Ys et la\nnuit de S. Jean, de Lacome.\nA La Française, très intéressante audi-\ntion d'œuvres de Bourdeney le programme\na trouvé de bons interprètes en Mlles Boichin,\nBillard, Clapissen et Ml' Bazelaire.\nTrès réussie la matinée que Mlle Kohi\na donné le 27 mai à la Salle Malakoff pour\nl'audition de ses élèves.\nGros succès pour Mme Mary Chris-\ntian, à la Salle du Petit Journal, soprano\ndramatique d'une rare pureté.\nLe cours de Chant, Diction et Mise en\nScène Reyer-Dumontier qui, jusqu'ici,\navait lieu au petit théâtre de la rue de Puteaux,\nvient de se mettre dans ses meubles, en trans-\nformant un atelier 16, avenue Rachel (18e)\nen un élégant salon avec Scène.\nLe talent de Madame Edith Reyer et les\nconnaissances du Théâtre de M. Dumortier\ncomme chanteur et metteur en Scène, assurent\nle succès de ce cours déjà très suivi par la\nmeilleure société mondaine. Cours spécial\npour les artistes.\nL'Assemblée générale de l'Associa-\ntion des Artistes musiciens (fondation\nTaylor) a eu lieu le vendredi 6 mai, à une\nheure et demie précise, dans la grande salle du\nConservatoire de musique et de déclamation\n(entrée par la rue du Conservatoire). Ordre\ndu jour : i° Compte rendu sur la gestion du\nComité pendant l'année 1909 et la situation\nfinancière et morale de l'Association, par\nM. Francis Waël-Munk, secrétaire ; 2° Ap-\nprobation des comptes de l'année 1909 ;\n30 Vote du projet de budget de l'année 1911 ;\n40 Election de quinze membres du Comité.\nLe Salon de la Société Nationale des\nBeaux Arts a donné le 31 mai, entre autres\nœuvres intéressantes, une Sonate pour piano et\nviolon de M. L. Sachs. C'est une œuvre\nd'allure très franche et qui montre à quel point\nl'auteur affectionne la forme chantante du lied.\nLes deux Ecoles Normales d'institutrices\nde la Seine ont offert aux Instituteurs et aux\nInstitutrices, une matinée musicale. L'exécu-\ntion des chants fût vigoureuse, correcte, parfois\nun peu raide. Mais est-ce là un défaut chez\ndes commençants ?\n- Voici que le Pianola fait maintenant\nconcurrence aux meilleurs virtuoses. Cet excel-\nlent instrument vient, en effet, de donner un\nconcert des plus intéressants à la Salle Fémina\net on reste surpris de leur interprétation si\nvivante.\nLa Société des Compositeurs\nde Musique met au Concours, réservé aux\nseuls Musiciens français, pour l'année 1911,\nles œuvres ci-après :\nI. Tièce Lyrique, pour voix solo et orchestre.\nPrix Ambroise Thomas : 1000 francs.\n11. Quintette, pour instruments à archet et\nun ou deux instruments à vent, au choix du\ncompositeur.\nPrix : 500 francs, offert par la Société.\n111. Pater Noster, pour ténor ou baryton\navec accompagnement d'orgue.\nPrix Samuel Rousseau : 300 francs offert\npar Mme Samuel Rousseau.\nMme Rimé-Saintel a donné mardi\nsoir 31 mai, Salon Malakoff, une Audition-\nConcert où l'éminente violoniste fut très\napplaudie, ainsi que ses élèves, parmi lesquels\nnous citerons : Mlles J. de Rosales, J. de\nLabarde, M. Joviaux, J. Charton. M. Peplto\nd'Aspiazu. etc. Mme Le Senne, de l'opéra,\nbissée dans de délicieuses \" Mélodies \" de Léo\nSachs. Curieux et fort artistique programme,\nsigné R. Bonfils, dessiné spécialement pour\nMme Rimé-Saintel.\nSignalons enfin le beau concert du Phonola\nStransky, avec le concours des deux\nprodiges Weltmann.\n\nF. Guérillot."}, {"page_pdf": 74, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.74", "texte": "A. DURAND & FILS, Editeurs de Musique\n(DURAND & Cie)\n4, Place de la Madeleine, PARIS\nMusique de Chambre nouvelle\nGRAND CHOIX DE MUSIQUE DE CHAMBRE FRANÇAISE & ÉTRANGÈRE\nŒuvres de C. SAINT-SAËNS, Edouard LALO, Vincent d'INDY,\nA. de CASTILLON, C.M. WIDOR, Claude DEBUSSY,\nPaul DUKAS, Gabriel PIERNÉ, Emile BERNARD,\nCharles LEFEBVRE, C. CHEVILLARD, GUY-ROPARTZ,\nG.M. W1TKOWSKI, Maurice RAVEL, ROGER-DUCASSE, etc.\nCLASSIQUES FRANÇAIS\nŒuVres de Rameau, Couper\nGrand abonnement à la lecture musicale française et étrangère.\nPlus morceaux et Partiti\nDépôt exclusif pour la France des Editions Peters."}, {"page_pdf": 75, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.75", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n241\n\nProvince\nQUATUORS DE PROVINCIAUX.\nAutrefois, alors que la musique de chambre\nétait accessible à une certaine catégorie d'ama-\nteurs modestes, mais très convaincus, on voyait\nfleurir dans les petites villes de province, des\nsociétés de quatuors. C'était des employés,\ndes petits rentiers, des bourgeois cossus, voire\nmême des ecclésiastiques, piqués de la formule\nartistique, qui se groupaient à jour fixe, et\nassis devant les œuvres d'Haydn, Mozart,\nBeethoven ou Mendelssohn se donnaient la\ngrande joie de mettre à peu près au point, une\ndes pages admirables que ces Maîtres ont\nécrites pour le quatuor seul. Ces séances,\ntoutes d'intimité et de mystère, se donnaient\ndans des cénacles, d'où les profanes étaient\nsoigneusement exclus, à part quelques rares\nexceptions, pendant lesquelles les exécutants\nconsentaient à s'exhiber et à se faire entendre\nà quelques amis, soigneusement triés sur le\nvolet.\nCes réunions étaient exquises et suffisaient\nà entretenir le feu sacré dans toute une petite\nville: les heureux tenants de ce tournoi musical\nportaient le nimbe qui les sacrait artistes\naux yeux de leurs compatriotes, et la jeunesse\nd'alors aspirait à imiter leurs exploits. On\nparlait dans les cercles du jour musical du\nreceveur particulier, ou des soirées artistiques\ndu ler vicaire, organiste de la métropole, et\nquelque peu violoncelliste à ses moments per-\ndus. Il faut ajouter que souvent des agapes\nplantureuses et joyeuses se greffaient sur les\nréunions artistiques; après une mélodie de\nBeethoven, le concerto de Brillat-Savarin ou\nla Symphonie de Carême trouvaient dans les\nquatre partenaires, des fourchettes alertes et\ndes estomacs solides et exercés, et tout cela\nstimulait le zèle des gourmets qui, de ce fait,\ndevenaient des dilettantes consommés: puissan-\nce de la musique sur la gastronomie ou de\ncelle-ci sur la musique! Mystère!... que l'on\nne voulut jamais approfondir...\nCes heureux temps n'existent plus: l'odieuse\npolitique a divisé tous les esprits, a fermé tous\nles cœurs; et le petit ministrable, le moindre\nadministratif, qui seul dans sa chambrette, use\nun réel talent à-repasser sur son violon, son\nKreutzer ou son Fiorillo, pour ne pas se\nrouiller, y regarde à deux fois avant d'essayer\nde joindre ses accords à ceux de l'alto militariste\net du violoncelliste clérical. Et s'il allait être\ntaxé par une casserole envieuse, de con-\nspiration contre l'ordre des choses établies!..\nDonc plus d'union ! partant plus de musique.\nUn autre échec au quatuor tranquille, est\nl'intrusion dans l'éducation de la Jeunesse des\njeux en plein air. La Jeunesse moderne ne\nrêve que plaies et bosses. On n'entend dans les\nconversations d'adolescents parler que de per-\nformances, matches, records, etc. La a Vie au\nGrand Air \" augmente son tirage, tandis que\nles Revues Musicales piétinent sur place quand\nelles ne disparaissent pas dans l'indifférence et\nl'oubli. Il ne faut pas s'inscrire en faux contre\ncet état de chose; mais seulement contre\nl'excès qu'on en fait actuellement. L'athlétis-\nme a du bon, mais pas trop n'en faut, et la\ndirection des jeunes esprits vers les sommets\nsacrés de l'art, et surtout de l'art par excel-\nlence, la musique est un genre d'Alpinisme\nqui n'est pas à dédaigner. En reviendra-t-on?\nil faut l'espérer. Lorsque la somme des mem-\nbres cassés, des horions reçus et rendus, des\nécrasements et des chutes aura comblé la\nmesure, sans aucun bénéfice pour les victimes,\non dirigera ses aspirations vers des distractions\nplus paisibles, et la musique de chambre, re-\ntrouvant des adeptes et des fidèles tranquilles,\nverra encore de beaux jours.\nC'est alors que devra se lever une série de\ncompositeurs, qui, comprenant les besoins de\ncette classe intéressante des musiciens, cher-\nchera à l'intéresser par des œuvres emprun-\ntant à l'art moderne toutes les ressources dont\nil s'est enrichi, mais en ayant soin d'écarter\nles difficultés accessibles seulement aux artistes\net qui rebutent des efforts moins habiles tout\nen étant bien intentionnés. Car c'est là\négalement une raison du peu de succès des\nquatuors de petite ville. Quand les modestes\npartenaires veulent sortir de leur répertoire\nclassique, ils n'ont plus rien pour eux et les"}, {"page_pdf": 76, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.76", "texte": "242\nL'ACTUALITE MUSICALE\n\nsuccès des grands quatuors de la Capitale\ns'établissent sur des pièces qu'ils ne peuvent\naborder. Qu'ils travaillent, diront les maîtres\nde le musique, et ils seront dignes de nous\njouer. Hélas ! il leur manque pour cela le\ntemps matériel possible, employés à leur bureau\nou a leur occupation journalière. Ce serait\ndonc faire œuvre utile pour les sociétés d'ama-\nteurs et en même temps rénumératrice pour\nle compositeur qui aurait l'habileté de conce-\nvoir intéressant et relativement accessible à\ntous les amis de la musique, de penser à la\nprovnfce dans certaines créations d'œuvres de\n.Vr\" . y'J »' ~p\nmusique de chambre: Raff y avait songe et il\ndonna des pièces qui n'ont pas la sévérité des\nclassiques et qui sont néanmoins délicieuses\nà interpréter.\nL'apaisement dans les esprits se fera sûre-\nment par la force des choses: le football aura\nson temps : que les immortels quatuors inspi-\nrent nos jeunes musiciens. On ne leur deman-\nde que de composer compréhensible et l'on\nverra refleurir les anciennes réunions de nos\njeunes années et se perpétuer le goût qu'elles\nnous inspirèrent et que nous transmettrons\nnous-mêmes à nos descendants par une pérenni-\nté qui ne devra jamais finir.\nJ. DARRIEUX.\nALBI. Une saison d'opéra-comique à\nAlbi est chose rare et mérite d'être signalée.\nMais il est à craindre que les efforts très\nméritoires de M. Jan Boyer, directeur, ne se\nheurtent à l'indifférence du public.\nEt cependant nous entendîmes un \" Barbier\nde Séville \" très acceptable et peut-on tenir\nrigueur à la direction de ce que la perfection\nn'ait pas été atteinte dans des œuvres comme\nWerther et La Traviata? N. L.\nARLES. Le quatuor Gallo-romain,\nFabre, Doladille, Dagard, Rieu, vient de\nclôturer dignement ses séances de musique de\nchambre en faisant entendre le quatuor de\nFranck ; la Pavane de Ravel, un fragment du\nDiciste de Perosi et enfin un quatuor de\nBeethoven. A l'automne, la reprise de ces\nintéressantes séances.\nCARCASSONNE. Autre concert sym-\nphonique et concert des mieux réussis. Nous\nnous permettons d'offrir toutes nos félicitations\nà Messieurs Mir, père et fils, pour la maîtrise\navec laquelle ils ont tenu leur orchestre et\n' . *-y f [ i r\naussi à l'orchestre lui-même pour sa cohésion\net son admirable et méritoire entraînement :\nMention toute spéciale à Madame H. Molinier,\nl'excellente cantatrice, très bien accompagnée\nau piano par Madame J. Sabatier à Ma-\ndame Vives-Curnier, harpiste, et à Madame\nCombes, pianiste, dont l'exécution fut merveil-\nleuse.\nNIMES. La société des concerts du\nConservatoire de Nîmes, qui, depuis cinq ans\ndéjà, poursuit avec succès son œuvre d'éduca-\ntion musicale du grand public nîmois, nous a\noffert, mercredi dernier dans la coquette salle\nde l'Eden, un magnifique récital de piano par\nla j eune virtuose von Bârentzen, premier prix\ndu conservatoire de Paris de 1909, âgée\nde 12 ans.\n\nApplication\nraisonnêe des\nmeilleurs procédés\npédagogiques\net techniques\nemployés par les\ngrands maîtres\ncontemporains\nfrançais\net étrangers.\n\nLEÇONS\nVIOLONSSOLFÈGE HARMONIE\nPAR CORRESPONDANCE\nCOURS SINAT\nRue Franklin, 5, PAR"}, {"page_pdf": 77, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.77", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n243\n\nSi de tels succès n'arrêtent l'évolution nor-\nmale de cette virtuose si précoce et si mer-\nveilleusement douée, elle deviendra fatalement,\navec un peu plus de maturité l'une des plus\ngrandes et des plus belles interprètes des grands\nmaîtres du piano.\nL. B. C.\nSALON. On n'y est pas mélancolique.\nQue nos lecteurs en jugent par ces quelques\nlignes qui nous sont envoyées du Grand Café\ndu Commerce. (Rendez-vous de MM. les\nCourtiers et Voyageurs) :\nL'impressario amateur, auteur et acteur,\nM. Mourret organise, pour être ioué dans son\ncoquet théâtre de Verdure, de Fontgravè, un\nvéritable gala. Le programme comportera trois\npièces qui en disent 10ng...\ni° Banalités astrales, pièce d'actualité*\n2° Voué au Blanc.\n3° Tromb-Ac-Ca-Zar.\nNous sommes enchantés de donner à notre\n%• O *\nactualité cette note de gaîté.\nBORDEAUX. L'événement artistique\ncapital du mois, fût la présence dans nos murs,\ndu \"Tonkûnstler-Orchestre \" de a Munich\",\navec son chef, \" José Lassalle \" (un Français)\nqui nous donna deux magnifiques Concerts\ndans la nouvelle salle du Thé£ itre de '« l'Al-\nhambra \". Signalons tout particulièrement\nl'exécution de la première symphonie de\nGust. Mahler et du Don Juan de R. Strauss\nqui remportèrent un très gros succès.\nLa nouvelle salle du Théâtre de l'Alham-\nbra qu'inaugurait l'orchestre de Munich, et qui\na été construite sur les plans de l'Architecte\n\"Tournier\", est certainement, une des plus\nvastes et des plus confortables de Province.\n2400 personnes, y sont très à l'aise ; l'acousti-\nque y est excellente.\nPour être fidèle chroniqueur signalons le\nconcert donné par Madame Paul Duy, qui\nchanta devant un public des plus élégants des\nmélodies de C. Franck, Fauré, accompagné\npar Monsieur \" Edmond Bernard \", professeur\nà la Schola Cantorum.\nMM. Jacques et Joseph Thibaut viennent\nde nous donner leur Concert annuel avec un\nJ L*\nprogramme des plus artistiques. ?F: y.t\nV. GENDREU.\nLES SABLES D'OLONNE. Au\nGrand Casino, M. Audubon a confié l'ad-\n-7 ' î\nministration artistique à M. Etienne\nofficier de l'instruction publique, chef d'or-\nchestre éminent, harmoniste distingué, excel-\nlent violoniste, clarinettiste virtuose, en un\n, f i i (mon\nmot. artiste de reel talent.\n/ |f t J V I\nLe passé de M. Bardon répondant.1 de\nl'avenir, à l'avance, il est facile d'augurer\nqu'avec un tel artiste, notre Saison artistique\nsera des meilleures.\n■f) C.v\nNous publierons prochainement le tableau\nr r . / *>?.?&;\nde la Troupe et le Répertoire de la Saison. T\nGUÉRET. Vif succès pour Mlle Vezet,\naccompagnée par Mr Alaphilippe, dans la\nHavanaise de S 1 Saëns. Nos félicitations à'\nM. Tavannes dans Benvenuto Cellini.\nDes œuvres de Beethoven, Mendelssohn,\nCherubini, Bach, Gounod, Guiraud, Mascagni,\nrehaussèrent les cérémonies de la première\nCommunion des lycées de jeunes filles et\ngarçons, et nous permirent d'admirer les jolies\nvoix de Mlles Chabot, Berge, Pignier, la belle\nsonorité de Mlle Duval et la maîtrise avec\nlaquelle Mme Salmon dirige les chœurs de ses\njeunes élèves.\nA l'amicale des Instituteurs, une mention\nspéciale à Mme Soulas et nos meilleures félici-\ntations pour son brillant succès aux derniers\nexamens pour l'enseignement du chant dans\nles écoles.\nS 1 BRIEUC. Concert intéressant donné\npar la Philharmonique avec le concours de\nLéon Moreau et de sa jeune élève Mlle Che-\nvalier. Ils interprétèrent sur deux PI eyel à\nqueue de la Maison Gaudu les variations de\nS 1 Saëns, Beethoven, et un concerto du distin-\ngué Prix de Rome. La Ste Chorale, retour du\nconcours de Laval (avec deux premiers prix),\ny chante avec succès deux morceaux.\nTOURS. La saison musicale est ter-\nminée. Quand les fanfares de la foire dejm^L."}, {"page_pdf": 78, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.78", "texte": "(f* \"O\" i% ,sTls \"M Photographie documentaire\nwJLJ..r\\ A H#JN Aî* A et artistique\n67, rue des Bat ig no lies, .67, PARIS.\nNouveau procédé sur papier; bianc sur noir, grandeur 18x24 :\nPour une commande de cinquante épreuves 0.75 par épreuve.\nlar petite quantité : 1 fr. par épreuve.\nPar ce procédé, la Maison CHATENBT a fourni aux Bénédictins\nde Solesmes pour leur Paléographie plus de 40.000 photographies.\nPRIX-COURANT :\nCliché 13x18 avec une épreuve, 3 fr.; les suivantes, chaque 0.75\nCliché 18x24 avec une épreuve, 4 fr. ; les suivantes, chaque 1.00\nCliché 24 x 30 avec une épreuve, 5 fr,; les suivantes, chaque 1.50\n\nNI\nv:-\nS V\n'\nvp\n?H:\n!\nil\n'\nS\n«\n111\n#?:\n'• ■ '\nSàSffl\nsmm\nmm\nW\nII\n:m\nx,::;\nW\nSU\nm\nil\n«m\n1\nh>\nm\nMm\n11\nri\ntstù\nm\nfe -\n&\n«\nS\n*\nmm\n™:\nVJ\nil\ne\n■ 9\n•<Y\n!x\nm\n'm\n■<■&\n- •• •'\n«s?\n. <V\nwmm\nm\nO J\nN\nA\n&& ,&•\n<îe-\ntl\nr:r,-.v,\nWOOM^MtM^C\nï? -'' i\"\" ,■>•\"•.—.\n, 1 ~ l\niiiiiiite»\nm\nllf\n~ «\" -, - -, • - v . ■'.• -\n•• \" -■'• •• \"•■ ~,v,v.. V/Av. .;. y,,, A.•■. . ..V. /A. ....... ■' •'■ •'.\"-\"•• •• '• • ' •■ • • ••■••• •■•■■■ ■ ■-■ . .• . .... . y... ■:....... . --••\n■,i :\ngfr»>*<Cft.>NN!«sssy<<<<<qy<*c-yys&<-x»ss»»c»Écq}a>x<yooo«>oofrOo^\n<h% v-; * s - -A, -\n*f \\t -* v-'\"\"\" - *■-•\n*4s\"-\"™s*\"™\"—*\"■—'■-\nFi- \"i,\n<- ' 4\n7%-émà\nM\nm\nm :\n1 j\nr^ww'\ns#\nExtrait du roman de Fauvei (1315) publié en reproduction photographique."}, {"page_pdf": 79, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.79", "texte": "L'ACTUALITE MUSICALE\n245\n\nsonnent sur les bords verdoyants de notre\nLoire, qui pourrait résister à leur appel et aller\ns'enfermer dans une salle de Concert, fût-ce\npour assister à une soirée aussi peu fatigante\nque celle donnée pour la clôture par la société\nlittéraire et artistique de la Touraine (à noter\nde belles pages de Chabrier, Ch. Bordes et\nFernand Jouteux fort bien chantées par Mme\nPaul Diey, et de vieux airs accompagnant\nYEI Brou, farce paysanne tirée du Folk-Lore\ntourangeau par MM. Horace Hennion et\nEm. Morin) fût-ce pour entendre une\naussi excellente interprétation de sonates que\ncelle de Mlle Wyder et de M. Liéron à leur\ndernière séance (mi maj. de J. S. Bach ; si\nmaj. de Victor Vreuls ; sol min. d'Ed. Grieg.)\nDonc, à l'hiver prochain...\nH. H.\nCAEN. La saison des Concerts est ter-\nminée et l'activité musicale est concentrée au\nthéâtre pour la durée de la saison d'opéra.\nAvec de bons artistes des grands théâtres de\nprovince : MllG Virgitté, MM. Breton-Caubet,\nDelpret, etc. et quelques artistes en représen-\ntation: Mme Clément, M. Aumonnier, on joue,\nau Théâtre municipal, le répertoire consacré.\nA. M.\nTROUVILLE. La réouverture du\nCasino aura lieu le 15 Juin. La saison théâtrale\ncommencera par l'opérette avec Mme Landouzy\nde l'opéra-comique.\nPuis trois grands concerts avec le concours\nde Mme Félia Litvine la grande cantatrice,\nMme Juliette Toutain-Grûn la célèbre virtuose\ndont le talent est si apprécié et de Mme Herleray\nde l'opéra-comique. Pour ces soirées Mme San-\ndrini de l'opéra, accompagnée de dix danseuses,\napportera un attrait nouveau pour les specta-\nteurs du Casino.\nAjoutons à ces représentations quelques\ntournées parisiennes avec le concours de Mmes\nTessandier de l'Odéon, Berthe Bady du Gym-\nnase, Andrée Megard, Madeleine Lely, Miss\nCampton ; MM. Albers de l'opéra-comique,\nGémier, Calmettes, Max Dearly, André Brûle\netc.; on voit que les spectateurs n'auront que\nl'embarras du choix.\nNous parlerons avant l'ouverture de la saison\ndes autres artistes de la troupe permanente.\nMONTPELLIER.—- Les anciens éléments\nde la Schola viennent de se grouper à nouveau\nsous le nom de \" Société Charles Bordes \",\ndans le but de continuer l'œuvre de décentra-\nlisation artistique commencée par le Maître\nprématurément disparu. La nouvelle société\ns'est déjà fait entendre à l'église dans une\nmesse de Vittoria et diverses œuvres de Nanini,\nR. de Lassos, Aichinger, Bach, etc.\nGrâce au concours des chanteurs de la Schola\nd'autres sociétés peuvent donner de temps en\ntemps des auditions intéressantes. C'est ainsi\nque la Société de S 1 Jean, nous fît entendre\ndans de bonnes conditions le beau psaume\n\" super flumina \" de Guy Ropartz.\nDe leur côté les musiciens professionnels\nont fondé une association de secours mutuels\nau profit de laquelle ils ont donné cette année\nquatre concerts.\nParmi les artistes de passage je mention-\nnerai : le Quatuor Ximmer, très aimé des Mont-\npellierains.\nEnfin MM. Enesco, Wu rmser et Hekkine\n-% O\nse firent apprécier dans un joli trio d'Haydn,\nla belle sonate (piano et violon) de Schumann,\nadmirablement interprétée, et la sonate de\nBoëilmann. E. P.\nBEZIERS. —Les représentations d'Helio-\ngabale sont définitivement fixées aux 21 et 23\naoût. L'orchestre de 300 musiciens sera dirigé\npar M. Hasselmans. Les danses, réglées par\nM. Belloni, seront exécutées par Mmes Napier-\nkowska, Sereni et Ea Karité. M. Franz et\nMlle Le Senne de l'Opéra prêteront leur con-\ncours pour la partie musicale. E. P.\nLYON. - Parmi les rares auditions de\ncette fin de saison, nous mentionnerons : un\nrécital de piano dans lequel Edouard Risler et\nson brillant élève Ennemond Trillat ont été\nacclamés ; les deux dernières séances du quatuor\nGillardini, Loiseau, Vieux et Hekking et une\nintéressante audition des élèves de Mme Mau-\nvernay."}, {"page_pdf": 80, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.80", "texte": "246\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\nLe'i'll-uxièmc concert duTonkûnstler-Orchester\nd'e Mfrnich, a eu lieu, le 5 mai, à la salle\nRameau, cette fois archi-comble. La première\nsymphonie de G. Malher.\nUEnchantement du Ve de Para-\nfais \\ le Trélude et la mort d'Yseult, /'Apprenti\nsofto, de Dukas, et les ouvertures des Maîtres\nChaut,îas et de Tannhauser figuraient au pro-\ngrammé et ont été merveilleusement exécutés.\no\nLe 'pixblic Lyonnais a fait une enthousiaste ova-\ntion a'tt'x artistes bavarois et à M. J. Lassalle,\nleur yfîef expert et réputé.\nL'&dition des élèves de M. Gaston Beyle\na été très brillante ; c'est plaisir d entendre\ninterpréter avec autant d'intelligence l'aventure\nd'Arlequin de Hillemacher et la Légende du\nPoint d'Argentan, de Fourdrain. E. B.\n: tï i--\" .\n«\nAMIENS. Après avoir fait applaudir\na]ux habitués de leurs concerts les œuvres des\ngrands maîtres, les dirigeants de l'Harmonie\nMunicipale, variant le programme de leurs\nréunions, nous avaient conviés, mardi soir, à\nentendre et passer en revue les divers genres\nde la chanson.\nEn un programme fort bien composé, nous\navous goûté en cette soirée les œuvres des\nmeilleurs maîtres chansonniers de toutes les\népoques et de nationalités différentes, airs du\npassé, refrains des pays orientaux et slaves\nles couplets modernes en passant par les chan-\nsons canadiennes.\nLes chansons tziganes, dont la musique\nirrégulière nous échappe un peu, nous ont été\nproduites par Mme Ew. de Primo-Zameo.\nCHARLEVILLE. ■— Au théâtre, la\nSociété Philharmonique donnait son dernier\nconcert de la saison. L'excellent orchestre y\navait ample besogne. Signalons la brillante\nouverture de Phèdre (Massenet) la Symphonie\nd'Haydn rendue très délicatement, un andante\npour instruments à vent, et un gracieux\nCarillon de M. Tridemy, chef de la Société.\nM. Dietrich exécuta au piano en un excel-\nlent style un Nocturne de Chopin et enleva\nbrillamment la IIe Rhapsodie de Liszt.\nBellamy, en fin diseur, eut sa part d'ap-\nplaudissements dans ses chansons modernes et\ndans quelques couplets de Béranger et de\nNadaud.\n1\nDOUAI. Les élèves de l'Ecole Natio-\nnale de Musique, ont donné au cirque muni-\ncipal un très intéressant exercice musical.\nMentionnons tout particulièrement l'orchestre\nformé des élèves des différentes classes instru-\nmentales, admirablement stylé par le directeur\nM. Paul Cuelenaere. Ces jeunes gens et ces\njeunes filles, presque des enfants, ont assumé\nla lourde tâche d'accompagner cinq Concertos\nde Mozart, Max Bruch, Goltermann et\nGrieg. Corpme solistes signalons : M. André\nObez, pianiste doué d'un tempérament très\nartistique, M. Delmotte, excellent clarinettiste,\nM. Paul Elis, violoncelliste au son magnifique :\nMlle 'Suzanne Daoenne, dont le jeu est si\nbrillant.\nRETHEL. Très intéressant concert\ndonné par la Société d'Etudes Symphoniques, avec\nle concours de Mlle Aimée Ozanne, pianiste,\nM. Raymond Mennesson, violloncelliste ;\nM. Martius Pompon, violoniste. Excellent\nprogramme et exécution très soignée. Voici\nbientôt la fin de nos séances musicales qui\nreprendront au début de l'automne.\nNIORT. —M. et Mme Tolbecque vien-\nnent de donner une audition de musique\nclassique, à laquelle prenaient part, outre\nM. Tolbecque, Mlles Ducret et Loudun,\nMmes Corbin, Riflfaud, Bertrand, M. Rittber-\nger. M. Tolbecque remporta un grand succès\ntant comme chef d'Orchestre que comme\nvioloncelliste en exécutant le premier Concerto\nde S 1 Saëns.\nNANTES. D eux auditions d'impor-\ntance, en cette fin de saison. Tout d'abord le\nconcert Hermann, avec le concours de\nMM. Capet et Paulet. M. Hermann s'est\nrévélé un excellent chef d'orchestre, plein\nd'initiative et de décision. Puis le concert du\ngroupe \" A Capella \", où M. Louis de Serres\nvint diriger des œuvres polyphoniques, et"}, {"page_pdf": 81, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.81", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n2 47\n\nMlle Blanche Selva exécuter un programme\nhistorique. Mlle Selva excelle dans les œuvres\nmodernes, l'intensité et la vigueur de son jeu\nportent haut et loin.\nJ. B.\nROUEN. — Les concerts de la Société\ndes Artistes Rouennais a présenté jusqu'au\nbout un réel intérêt, avec son concert de mu-\nsique de chambre, et surtout avec la \" Damoi-\nselle Elue \". M. Marcel Dupré, premier prix\ndu Conservatoire, s'est fait admirer dans des\nœuvres de Bach, de Franck, d'Albeniz et dans\nla jolie Suite bourguignonne de Vierne.-Très\nbon succès aussi pour MmeRené Doire, pianiste\nbrillante et délicate. P. L. ROBERT.\nPOITIERS. — A signaler le jeu sûr et\nintelligent de M. Bernard, pianiste, et le succès\nde Mme Paul Diey.\nVESOUL. — Le 28 mai a eu lieu une\ntrès intéressante audition des élèves de l'Ecole\nde musique Lanzoni, avec un de ces pro-\ngrammes un peu mélangé, comme on en\nrencontre encore tant en province, mais qui\ntémoigne d'un véritable et sincère effort artis-\ntique.\n\nBelgique\nOUBLIS ET OMISSIONS. Nous\navons oublié, dans le compte-rendu de la\n2e séance de la section belge de la S. I. M. de\nciter le nom de M, Van Bever. Qui prêtait\nson précieux concours à l'audition, que l'ex-\ncellent artiste veuille bien prendre sa part des\nfélicitations que nous avons exprimées.\nOmis également, à propos de la distri-\nbution des récompenses aux élèves de Pinstitut\nmusical dirigé par M. H. Thiebaut, de signaler\nune exécution, certes mémorable, de la Kaiser\nmarsch de Wagner, par 16 mains et une cen-\ntaine d'enfantelets et jeunes filles, avec tra-\nduction française de M. Van den Borren.\nToujours à propos de cette séance, nous\navons reçu une longue lettre, signée par\nMadame Emma Lachenmeyer, de Genève.\nNotre aimable correspondante, après nous\navoir reproché un avis hâtif et superficiel\ns'attaquant à une méthode dont nous n'avons\ncertes pu mesurer les effets lointains et la haute\nportée [nous l'avons dit, la démonstration\nétait la première faite en Belgique et c'est\nd'après l'impression qu'elle nous donna que\nnous avons cru, sous réserve, pouvoir émettre\nune réflexion défavorable] Madame ]La-\nchenmeyer disons-nous, exalte la valeur de\ncette méthode. Son enthousiasme ne réussit pas\nà nous convaincre. \" Ecole de volonté, \"école\nÏi0 .\numière, école d'ordre supérieur les\nmouvements qu'elle enseigne montrent, tra-\nduisent, développent à travers le corps tout,\nentier, l'âme personnelle de chaque petit enfant ;\nimpossible, avec ces mouvements de cacher\nquoi que ce soit, mais mettre les défauts en\nlumière, c'est les combattre \".\nFranchement, nous n'avons pu soupçonner\ntout cela, et nous n'avons constaté qu'une\nchose, à savoir que, par un commandement\nbref, on oblige les enfants à se livrer à tel\nmouvement appris d'avance, parfaitement\ndéfini, alternant avec tel autre également prévu,\nle même pour tous. C'est le côté \" pion \" de\nla méthode. C'est le \" programme \" scolaire,\nla contrainte, le frein pour le libre exercice du\ncorps et de l'esprit.\nC'est le règlement, la loi commune, qui\ndevant l'exception, devient non seulement ridi-\ncule, mais odieuse. Elle a raison, peut-être,\npour ce qui regarde les fonctions générales, et\nà ce titre, la gymnastique ordinaire, qui ne\nprétend pas à l'art, et qui ne se réclame pas\nde la \" Musique \" me paraît suffisante. Bien\nplus, M. H. Thiebaut, dont nous admirions\nla conviction, la ferveur, et les très hautes\nambitions, ne nous disait-il pas, \" nous forçons\nles fillettes à s'appliquer. Il faut qu'elles suivent\nle commandement. Peu à peu, nous disci-\nplinons les plus distraites— et ne nous préten-\ndons pas qu'elles s'abandonnent à leur bon\nplaisir, quand l'une se montre gracieuse (c'est\ndans le caractère de la femme) nous nous\nempressons d'intervenir, de corriger £^r"}, {"page_pdf": 82, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.82", "texte": "VIENT DE PARAITRE\nA LA\nMAISON BEETHOVEN\n(GEORGES OERTEL)\nRUE DE LA RÉGENCE, 17-19, BRUXELLES.\nC. THOMSON\nZIGEUNER RHAPSODIE\nPour Violon et Orchestre\nRéduction : VIOLON ET PIANO, net 6.00\nEN LOCATION LE MATÉRIEL D'ORCHESTRE\nCHOPIN-THOMSON\nMAZURKA op. 7 No. I. Violon et Piano, net 2.00\nEN PRÉPARATION :\nROOVERSLIEF DE\nDRAME LYRIQUE EN UN ACTE DE P. GILSON\nPARTITION : Piano et Chant."}, {"page_pdf": 83, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.83", "texte": "L 5 A C T4J A LITE MUSICALE\n249\n\nnous ne voulons pas, nous, de :la Grâce.\"\nEh bien, je le demande, n'est-ce pas là de\nla scolastique desséchante. M. Jacques\nDalcroze et ses fidèles voudraient-ils donner\nraison à la géniale ironie du plus grand\nécrivain de notre ère ; en transformant nos\njeunes filles en autant de mannequins méca-\nniques, annonciateurs de VEve future ?\nCertes, les jeux des enfants sont autrement\nprofonds, psychologiquement, que ces mouve-\nments de la méthode, et là seulement se\ntraduit l'âme, telle qu'elle est. Et puis, que\ndire de cette conception de l'harmonie qui pros-\ncrivant chez les fillettes, la grâce, qui est bien\nl'expression distinctive, et le charme de nos\ncompagnes r Allons donc, la nature se moque\nbien des écoles, encore qu'elles soient d'inté-\ngrité, a parce que les mouvements doivent\nêtre exécutés avec précision, sans à peu près,\njusqu'au bout, sans faire semblant, sous le\ncontrôle et la direction du rythme \". Et il ne\ns'agit point, madame Lahenmeyer, de faire\nexécuter les mouvements Dalcroze à la cam-\npagne pour que la méthode devienne lumi-\nneuse. Ce n'est pas pour être exposée au plein\nsoleil de midi qu'une croûte quelconque\ndevient un Claus ! La clarté, comme l'âme,\nvient du dedans, et la musique n'est pas un\ncontrôleur de volonté, et le rythme ne s'im-\npose pas. Chacun de nous porte le sien. C'est\nravaler cette expression supérieure de la vie\nau rôle le plus attristant qui soit, que la faire\nservir sur peau d'âne, sur corde ou métal, ou\nà travers le corps des enfants, à l'ordre résumé\ndans : Un, deux ! Cet ordre là, c'est le point\nmort, et c'est pour l'oublier que nous sommes\nnés musiciens.\nR. L.\nSEANCES. A Y Université Nouvelle,\nM. Lionel Dauriac a parlé de la Musique et\nV Intelligence M. Henry Quittard annonce une\ncauserie sur la Musique vocale et instrumentale\naux 15e et 16e siècles.\n\n2\n\nCOMPOSITIONS DE EDGAR TIN EL\nOp. 1.\nOp. 2.\nOp. 3.\nOp. 4.\nOP. 5.\nNouvelles éditions revues et corrigées\nQuatre Nocturnes à une\nvoix Fr. 2,\nTrois Morceaux de Fan-\ntaisie pour Piano : No. 1.\nPapillon. 2 Le soir.\nOp. 6.\nOp. 7.\nOp. 8.\nOp. 9.\nOp. 10.\n2. Chanson, pour piano\nSechs Lieder und Gesange\n(texte allemand et flamand) „\nSonate pour piano- . net ~\nSchilflieder von cA[_icolas\nLenau (text aliem. et fl.)\n2.\nï* g\nOP. 11. Funf Gesange aus N. Le-\nnau's \" Lieder der Sehn-\nsucht \" itexte allem. et fl.)\nOp. 12. Een krans van veertien\noud-vlaamsche min-\nneliederen (texte flam.)\ncomplet net\nOp. 13. Vier oud - vlaamsche\ndrinkliederen (texte fl.)\ncomplet net\nOp. 14. Au printemps, cinq mor-\nceaux de fantaisie p. piano:\n1. Hymne. 2. Joie, 3. Peti-\ntes fleurs !... 4. Ave Maria.\n5. Danse de paysans . .\nOp. 17. Marche extraite de là can-\n- tate \" Klokke Roeland\nô iojza: pour Piano à 4 mains . .\nMarche p. piano à 2imains\nWeverslied uit de cantate\n\" Klokke Roeland \" . .\nOp. 30. Marche Nuptiale pour\npiano à 4 mains ....\nLe Mois de Mai (à Ma-\nrie) Mélodie ...... .\n2.\n5.\n2.50\n4.—\n2.50\n2.\n1.35\n3.—\n1.35\nSCHOTT FRÈRES, Éditeurs de Musique à BRUXELLES"}, {"page_pdf": 84, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.84", "texte": "LEO OLSCHKI\nFLORENCE Lungarno Acciaioli 4.\nLIBRAIRIE ANCIENNE\n99\n♦ 5\n*1\nO\n/I\n$\nA\nv<t/\ng\nSA\n•S\n»\n□\nV»\nPulci (Luigi), Driades d'amore s.a.\nCatalogues de Musique ancienne\nManuscrits, Tablatures, Antiphonaires\nHymnologie, Chansons.\nBIBLIOFILIA, revue mensuelle, illustrée et connue dans\nle monde entier des bibliophiles. (Un an 30 fr.)"}, {"page_pdf": 85, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.85", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n2 51\n\nM. Van den Borren a terminé son cours\nd'histoire de la musique de Clavier.\nCe cours comprenait l'étude et l'exécution\nde nombreuses œuvres, datant de 1450 à la\nseconde moitié du 16e siècle. L'érudit profes-\nseur examinera l'an prochain Les origines de la\nmusique de clavier en Angleterre et dans les Pays\nBas, (16e siècle et début de 17e siècle) et la\nnaissance de la \" suite de clavier \" pendant la\nlre moitié du 17e siècle.\nL'éminent professeur et écrivain M. Emile\nSigogne, a parlé chez Alme Emma Beauck de\nVEsthétique de la Parole.\nU orchestre du Conservatoire, sous la direc-\ntion du Maître Edgar Tinel a donné un\nconcert dans la grande salle des fêtes de l'Ex-\nposition Internationale, le 29 mai.\nOn annonce, pour le 31 juillet 1910, la\nfête organisée par le Royal Cercle instrumental\nde Bruxelles, à l'occasion du 25e anniversaire\nde son président M. Borremans. Le jeune\nartiste qui dirige excellement cette renommée\nphalange y fera entendre un Chant triomphal\nde sa composition avec le concours du Cercle\nRoyal YOrph èon.\nM. dont nous admironsl'inlassable\ndévouement à la tâche d'éducateur, organisait,\ndans le courant de mai, avec un orchestre de\n65 instrumentistes, salle de la Grande Harmonie,\n8 auditions.\nIl fut secondé par Mlles Angus, Ceuppens-\nHonzé, Gabrielle Bernard, Ketty Kuzon,\nChristiane Eymael, Marguerite Dases-canta-\ntrices.\nMlles Berthe Bernard, Germaine JLievens,\npianistes. MM. Doechaerd, Frigola, violo-\nnistes, Den Haerynck, baryton, Van Huile,\nflûtiste, Van Neste, violoncelliste.\nBIBLIOGRAPHIE. Spleen de neige, de\nMichel Brusselmans. (Edition Oertel. Bruxel-\nles. Avec couverture en couleur par le peintre\nB. Brusselmans.)\nLe jeune compositeur, dont le tempérament\ndramatique et fort s'est affirmé dans des\nœuvres largement conçues et construites, nous\noffre une mélodie délicate, fluidique, peu en\nrapport avec ce que nous connaissons de lui,\npeu caractéristique de son art. Cela tient\nvraisemblablement au poème pardon\naux paroles, qui sont en dessous de la littéra-\nture. Une impression chante, légère et\ndouce, dans une tonalité, mélancoliquement\névocatrice, qui fait songer à la sonate au clair\nde lune de Beethoven...\nTrois Poèmes de Harold Bridgman.\nUne œuvre de début, d'un musicien qui\npromet. M. Brigman excelle à évoquer l'âme\nsubtile d'un poème, sa musique, en demi-\nteinte, est plus une sensation notée qu'un\nthème dévoloppé. La nuance est vaporisée, et\nflotte comme un voile autour du lied qui s'im-\nprécise. La \" manière \" debussyste hante le\ncompositeur : nous le mettons en garde contre\nce danger, le même pour tous les jeunes...\nRemembrances. Quatre impressions\nmusicales sur des poèmes d'Arthur Symons,\ntraduits par E. et L. Thomas.\nDe M. Ludovic Stiénon du Pré, sur de\ndélicates notations, a composé de fort agré-\nables harmonies, caresses musicales imprégnées\nde regrets, et de vague tristesse. Ces quatre\nmélodies sont d'excellente tenue et de distinc-\ntion ; elles forment un charmant recueil.\n\\\nLIEGE, 15 Mai 1910. La tournée\nFélia Litvinne est passée par chez nous,\ntriomphante comme partout, plus chaleureuse-\nment applaudie qu'ailleurs par la colonie des\nétudiants russes à l'intention desquels la\nsuperbe cantatrice dût chanter de nombreux\nbis en leur langue. L'accompagnement mûri\npar M. Lauweryns, devint une vraie et très\nartistique collaboration et M. Bazelaire jugeait\nle charme très pur de son violoncelle à la\npassion de l'interprète principale.\nPar une fâcheuse coïncidence, les auditeurs\nde Melle Litvinne furent privés d'entendre le\nconcert des Amateurs, où Mme Gôb développa,\ndit-on, un superbe organe en chantant du\nGluck, du Haendel; où M. Nicolas Radoux\nse montra hors pair dans le concerto en sol\npour flûte de Mozart, où fut interprété\navec la collaboration de MM. Dumoulin,\ntrompettiste et Maurice Jaspar, pianiste le\nseptuor de Saint Saëns."}, {"page_pdf": 86, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.86", "texte": "DESIREZ-VOUS CONNAITRE L'ADRESSE\nd'une Maison donnant en LECTURE non seulement de la\nMusique Française\nMAIS EGALEMENT ET SURTOUT\nr\nToute la Musique Etrangère\nET MEME DES\nPartitions d'Orchestre ?\nADRESSEZ-VOUS A\nM. 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De-\nbefve en revienne au système ancien, qui\nconsistait à donner quatre grands concerts\nd'hiver et à supprimer les auditions de prin-\ntemps.\nLe Festival Wallon était loin du reste de\nréunir tous les grands noms de notre province,\net il me suffira de citer trois des oubliés :\nVictor Vreuls, Philippe Rûfer et Erasme\nRaway, pour démontrer les lacunes de son\nprogramme. D'autre part, la partie ancienne\nétait soignée ; on a entendu du Gréty, du Jean\nNoël Hamal (t 1778), autant que des acteurs\nvivants : Cari Smulder,f Albert Dupuis, Théo-\ndore et Charles Radoux, Riga, Sylvain Dupuis,\nLéon et Joseph Jongen ou d'autres, défunts:\nVieux-temps, César Franck, Lekeu. C'est un\njoli contingent de noms et il est certe regret-\ntable que notre public ait montré si\" peu\nd'empressement chauvin.\nA Y œuvres des Artistes, le salon de mai\napportera bon marche de séances. La première,\nconsacré à Haydn et Schumann, a mis en\nlumière l'andante et variations en si bémol, pour\ndeux pianos, deux violoncelles et cor (dont on\nne connaît guère que la réduction pour deux\npianos, publiée sub. op. 46). C'est une œuvre\nsuperbe.\nLa deuxième séance était donnée par\nM. Georges Sporck. Il fit entendre, à deux\npianos avec M. Léon Henry, ses paysages\nnormands et son orientale, puis grâce àla colla-\nboration de M. Vranken, son Lied pour\nvioloncelle, et enfin il accompagna l'excellente\ncantatrice parisienne Mme Durand-Texte dans\nces deux cycles de mélodies, Sur la route\nardente et Mine si s.\nToutes ces œuvres, ont excité le plus grand\nintérêt. Liège n'avait même apprécié de cet\nauteur ç\\\\x Islande et la Légende pour les anglais,\nexécutées dernièrement aux concerts Debefve.\nNous espérons faire connaissance avec l'œuvre\norchestrale entière du maître de la forme.\nD. DWELSHAUWER.\nGAND. L'y/ Cape lia Gantois vient de\nfêter le dixième anniversaire de sa fondation.\nCette chorale mixte a été fondée à Gand,\nle 20 septembre 1899, Par un jeune musicien,\nM. Emile Hullebroeck, qui avait été conquis\npar les beautés de la musique palestinienne\net avait conçu le projet de les faire goûter du\npublic belge. Il réunit un petit groupe de\n16 membres, dont le nombre fut porté ensuite\nà 30, et, grâce à des études approfondies et\npersévérantes, il put faire entendre non seule-\nment à Gand> mais aussi dans plusieurs villes\nde Belgique des œuvres de Palestrina, notam-\nment la célèbre messe du Pape Marcel, ainsi\nque des pages d'autres grands polyphonistes\ndu XVe et du XVIe siècle : Okeghem, Josquin\ndes Prés, Roland de Lassus, Sweelinck,\nVittoria, Francesco Soriano, etc.\nM. Hullebroeck parcourut en même temps\ndivers domaines de la musique ancienne. Il\norganisa des concerts Scarlatti, Bach, Hândel,\ndes séances de chansons populaires françaises et\nflamandes, des représentations de Y Esther de\nRacine, avec la musique de J.-B. Moreau.\nC'est avec le concours de Y A Capella aussi\nque l'auteur de ces lignes put expliquer, en\n1904-1905, en un cycle de trois conférences-\nconcerts et devant plusieurs auditoires, l'évolu-\ntion du drame musical en France depuis le\nmoyen âge jusqu'à Lully.\nA l'étranger, Y A Capella gantois conquit des\npalmes triomphales aux concours interna-\ntionaux de Lille, en 1902, de Brest, en 1905,\net de Paris, en 1906 ; chaque fois, M. Hulle-\nbroeck choisit, comme morceau au choix, le\nCredo ou le Gloria de la Messe du Pape\nMarcel.\nPour fêter son dixième anniversaire, Y A\nCapella a donné un brillant concert, dont la\npremière partie comportait des motets de\nPalestrina, de Roland de Lassus, et d'Aichinger,-\nque la chorale a exécuté avec sa perfection\nhabituelle ; ils étaient coupés par un intéressant\nquatuor de Stamitz. La seconde partie était"}, {"page_pdf": 88, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.88", "texte": "25 4\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\nréservée à des compositions du directeur fon-\ndateur : le prélude orchestral d\"Aleidis, scène\nlyrique, et un oratorio, Kunstvisioen (Vision\nd'art), pour soli, petit et grand chœur et\norchestre. Ce sont des œuvres d'une inspiration\nabondante et entraînante, d'une mélodie simple\net d'un rythme franc, écrites d'une plume\ntrès coloriste, dans la manière de Peter Benoit\net de Jan Blockx, et qui classent M. Emile\nHullebroeck en fort bonne place dans l'école\nflamande contemporaine.\nDr PAUL BERGMANS.\nMALINES. Quatre concerts de bonne\nmusique nous ont été donnés ce mois-ci. Le\n\" choral Pie X \" de Bruxelles a donné une\naudition intéressante d'œuvres chorales des\ngrands maîtres. Palestrina, Bach, Haendel,\nHaydn, Astorga, Stehle, figuraient au pro-\ngramme.\nD'autre part, le \" Peter Benoit's Fonds\"\nd'Anvers a donné un très belle audition\nd'oeuvres du grand maître flamand. Ce con-\ncert se terminait par l'exécution de la cantate\n\" Het daghet \" de notre concitoyen Josse Van\nden Berghe. Certes, cette œuvre est loin\nd'avoir une réelle valeur artistique, mais on y\nremarque cependant un certain don mélo-\ndique que l'auteur pourrait développer avec\nsuccès.\nLe troisième concert était organisé par la\nsociété royale l'Aurore. Retenons du\ngramme une bonne exécution de la première\npartie des \"Saisons\" de Haydn, dont l'Aurore\nprépare une exécution intégrale pour l'an\nprochain.\nEnfin, l'Académie de musique a donné son\ndeuxième concert annuel. Nous y avons\nentendu une exécution presque parfaite de\nLéonore 111 et de la fine symphonie Ecossaise.\nLe premier acte d'Alceste eût pû être étudié\ndavantage, et la cantatrice qui tenait le rôle\nd'Alceste eût bien fait, à mon humble avis, de\nne pas corriger Gluck en interposant des\nappogiatures plutôt nuisibles, ou en changeant\nles notes quand les récitatifs lui semblaient\ntrop monotones. On se croyait en pleine\népoque du \" bel canto.\" Le grand-prêtre a été\ntrès correct. Nous avons constaté avec un vif\nplaisir les sérieux progrès réalisés par la sym-\nphonie en quelques mois de travail.\nM. C.\nNAMUR. — On annonce pour le\nDimanche 14 Août'. Grande représentation de\nPolyeucte tragédie de Corneille, musique\nd'Edg. Tinel, directeur du conservatoire royal\nde Bruxelles.\nLundi 15 Août. Représentation de L'Arlé-\nsienne, pièce en 3 actes, 5 tableaux d'A Dau-\ndet, Musique de G. Bizet.\nCes 2 Représentations au nouveau Stade\navec le concours des principaux acteurs de la\nComédie Française.\nM. D.\n\nÉtranger\nMOSCOU. AT occasion de la quaran-\ntième année du professorat de J. Hrymali, eut\nlieu un Concours de violonistes. M. D. P.\nBelaiew offrait deux prix, l'un de iooo,\nl'autre de 1500 roubles. Le jury de ce con-\ncours était présidé par M. Michel Hypolitofï\nIwanoff, directeur du Conservatoire. Le\nmorceau de concours consistait en un concerto\npour violon avec accompagnement de piano,\nlaissé au choix des élèves, d'une sonate de\nBach, enfin d'un morceau choisi aussi par eux.\nLe premier prix fut décerné à Michel Presse,\ndu u Russischer Trio \". Il y eut trois seconds\nprix : MM. D. Krein, Michel Ersenko, Lea\nLeïbschûtz.\nLe u Klavier-Abend \" de Nicolas Medtner\nmérite d'être signalé. Les œuvres de ce musi-\ncien qui tient à la fois de Schumann et de\nBrahms, tout en sachant demeurer soi-même,\nsont intéressants par leurs harmonies, par la\ngrande diversité de leurs rythmes et par leur\nsolide architecture. L'auteur les exécute d'une\nfaçon impeccable.\nT rès brillant concert donné par la Société\nde Musique Moderne et consacré à la musique\nfrançaise. Au programme : quatuor de V."}, {"page_pdf": 89, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.89", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n255\n\nd Indy, Andante et Scherzo du quatuor de\nRavel, les fetes galantes de Debussy.\nA mentionner encore: un concert donné\npar les sœurs Luboschûtz et le pianiste\nRouchitzky(œuvresdeScriabine,T chaikowsky);\ncelui de la Société Brahms, celui de M.\nZimin a l'occasion du centenaire de Chopin.\nELLEN VON TIDEBOHL.\nOVIEDO. Parmi les derniers concerts\ncitons celui de Mr De Vogel, pianiste, et de\nM 1 Van Isterdael, un des meilleurs violoncel-\nlistes qu'il m'ait été donné d'entendre; celui\nde M 1 Emile Sauer et ceux de l'Orchestre\nSymphonique que dirige l'éminent chef d'or-\nchestre Ml' Arbos.\nP. A. BUILLA.\nSARAGOSSE. Carmen, Othello, La\nTosca, Aïda... telles sont les œuvres que le\ngrand Théâtre vient de jouer, sous la direction\ndu Maître Tolosa, pour l'ouverture de la\nsaison d'Opéra. Les principaux interprètes\nétaient Julian Biel, (ténor) et Mathilde de\nLenuan (soprano).\nLa Société Philharmonique nous a donné\nle 15 Avril un concert très agréable avec des\nartistes de notre ville. Citons parmi les œuvres\ninscrites au programme: Le Quintette (La\nTruite) de Schubert, parfaitement exécuté\npar MM. Ballo (violon), Tremps (alto) An-\ndolz (violoncelle) Laclaustra (contrebasse) et\nZubiria (piano) tous professeurs à l'Ecole de\nMusique, le quartette en mi bémol pour piano\net cordes, de Beethoven, (Isabel Ballo, violon,\nL. Ballo, alto, Cecilia Ballo, violoncelle,\nEugénie Lawoyed, piano.), une sonate de\nScarlatti et des pièces de Albeniz. C'est\nMlle Sirvent, pianiste, qui interprétait ces\ndernières œuvres avec une exécution remar-\nquable.\nRicardo Vines est venu nous donner un\nrécital de piano, consacré presque exclusive-\nment à l'école espagnole moderne (Albéniz-\nGranados—Falla—Turina). Comme à l'ordi-\nnaire le public acceuillit Vines avec enthou-\nsiasme.\nLes 10, 11 et 13 Mai la Société Philarmo-\nnique a donné ses concerts avec le concours\nde l'Orchestre Symphonique dirigé par M.\nEnrique Fernandez Arbos.\nM. DE LA FIGUERA.\nCADIX. L Orchestre Symphonique\ndonnait le IVlai son dixième concert avec\nl'ouverture de Sigurd (Reyer) la Petite Suite de\nDebussy, la Symphonie Pastorale de Beethoven,\nFugue et Variations de Fischhof, et une valse\nde Massenet.\nMADRID. Les temps sont durs pour\nla musique espagnole. Les quartettistes en\nrenom : Francés ou Vela se plaignent du peu\nde succès de leurs séances pourtant si soignées.\nL'admirable société des Instruments à Vent,\ndont je citai les prouesses le mois dernier, a\nvécu, après deux concerts, et s'est endettée de\ncinq cents francs. La Société des Concerts\nSymphoniques doit suspendre ses festivals aux\njours malheureux où le Tout-Madrid se rend\nau Cirque... 1 Les Espagnols préfèrent en effet\nles écuyères en chair et en os aux Walkyries\nfantastiques, fussent-elles conduites par un\nWagner, et n'hésitent point entre le clown\nclassique et les gamineries du Till Eulen-\nSpiegel de R. Strauss...\nLe Maître Arbos, que nos musiciens fran-\nçais connaissent bien, et qui est lui-même l'un\ndes plus ardents champions de l'art d'un\nFranck, d'un Dukas, d'un Debussy ou d'un\nFauré, n'a pu cependant employer tout son\nzèle à la propagande du modernisme étranger,\nen raison de l'hostilité du public, me le disait-\nil lui -même, pour \" toute innovation musicale,\net son désir instinctif de limiter ses efforts à\nl'audition d'un petit répertoire bien connu et\ndans lequel il se complaît pour des raisons\nétrangères àla musique Cette année, la\nmode alla à J-S. Bach, et nous devons nous\nréjouir de ce qu'un peuple aussi méridional\nait applaudi et bissé les et les\ndu vieux \" cantor \". Wagner après Bach eut\ntoutes les faveurs de l'auditoire, et Beethoven\nou Schubert recueillirent la majorité des suf-\nfrages. Mais on accueillit froidement la troi-\n-1 Nous n'exagérons rien : le fait est rigoureusement\nexact. \""}, {"page_pdf": 90, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.90", "texte": "ADMINISTRATION DE CONCERTS\nje EMIL GUTMANN »\n\nREPRESENTE LES ARTISTES ET LES\nASSOCIATIONS ARTISTIQUES LES PLUS\nCONSIDÉRABLES, LES MAITRES LES\nPLUS RÉPUTÉS EN ALLEMAGNE.\nENGAGEMENTS PAR TOUTES LES SOCIÉTÉS DE\nCONCERT ALLEMANDES ET ÉTRANGÈRES. .* ■*\nTOURNÉES D'ORCHESTRE ET DE\nSOLISTES DANS TOUS LES PAYS.\nSOLISTES POUR ORATORIOS.\nORGANISATION DE CONCERTS ET DE CONFÉ-\nRENCES, DE RÉCITALS DANS TOUTES LES\nSALLES DE MUNICH ET DE GRANDS FESTIVALS\nINDICATIONS DE POSTES VACANTS\nDE PROFESSEURS DE CONSERVA-\nTOIRE ET D'ÉCOLE DE MUSIQUE. *\nANNONCE, PUBLICITÉ, INFORMATIONS\n■S\nLA PLUS GRANDE AGENCE DE CON-\nCERTS DE L'ALLEMAGNE DU SUD.\n\nMUNICH = Theatinerstrasse 38 - MUNICH\nAdresse Xél©graphique : KONZERTGUTMANN, MUNICH"}, {"page_pdf": 91, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.91", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n2 57\n\nsième symphonie de Brahms et l'on discuta\ncelle de Franck, quoiqu'avec moins d'âpreté.\nEn revanche la place que voulut bien donner\nArbos aux œuvres nationales est un indice de\nrenaissance prochaine.\nS. I. M. publiera prochainement une\nétude sur Pérez-Casas et sa Suite Murcienne,\nsi originale et puissante. Nous ne dirons donc\nici que le succès inférieur à son mérite qu'elle\nobtint du public espagnol toujours indifférent\nà ses compatriotes de talent.\nJ'ai moins goûté la Entrada de la Adaya de\nArregui, œuvre de jeunesse de cet auteur\ncependant délicat et d'ordinaire mieux inspiré.\nNous eussions tous préféré entendre le Français\nd'Assise, du même auteur ou sa Symphonie. Par\nailleurs il faut reconnaître que certaines mo-\ndulations, certaines mélodies et certaines touches\nd'orchestre sont assez heureuses en ce fragment\nsymphonique d'un opéra très exubérant.\nPar contre, le fragment final de YEnjer de\nla Divine Comédie, dû au talent très musical\nde Conrardo del Campo m'a vraiment plu.\nUn thème de noble allure se dégage peu à\npeu du fond dissonant de plutôt\nqu'il ne se développe. L'orchestre très brillant\ns'appuie sur la plus solide technique de quatuor\npur et grave. Une poésie secrète s'exhale de\ncette noble page où l'auteur plus musicien\nqu'espagnol, et plus romantique que le plus\nespagnol, sut commenter les vers mystiques\nde Dante. Je crois que la Divine Comédie de\nDel Campo, unie à la Suite Murcienne de\nPérez Casas et aux Symphonies d'Olmeda et\nd'Arregui obtiendraient plein succès auprès\nde nos publics français. H. COLLET.\nLA HAVANE. Notre collègue M. J.\nNin vient de fonder la Société Philharmonique\net le Bulletin mensuel de cette société.\nTrois concerts ont déjà été donnés, le pre-\nmier consacré aux œuvres deGrieg,le deuxième\naux grandes écoles de clavier et de chant des\n17e et 18e siècles, et le troisième aux Bach.\nNous souhaitons à la Société Philharmonique\net à son Bulletin la longue existence qu'ils\nméritent et noussommes heureuxdeféliciter M.\nNin une fois de plus de son dévouement\nà la cause de la musique et de la musicologie.\nTURIN. Grâce à l'initiative de la Sec-\ntion de Turin de l'Association des Musico-\nlogues, une représentation de \" Nina pazza\nper amore \" de Paisiello (1789) vient d'être\ndonnée au théâtre Carignano.\nPOUR STRADIVARI. Le professeur\nAngelo Berenzi a eu l'heureuse idée de pro-\nposer aux habitants de Crémone une souscrip-\ntion destinée à élever un monument à l'illustre\nluthier, et cela sur le lieu même où se trouvait\nla tombe des Stradivari. Ce serait pour Cré-\nmone et pour le monde entier l'occasion de\nréparer la profanation de 1869 ? à cette époque\non laissa démolir l'église où se trouvaient les\ncaveaux des Stradivari et disperser les restes\nde ces artistes incomparables. Nous nous asso-\ncions bien volontiers à l'initiative du Professeur\nBerenzi.\n\nCHEMINS DE FER DE L'ÉTAT.\nBILLETS DE BAINS DE MER (jusqu'au 31 Octobre 1910)\nL'administration de Chemins des Fer de l'Etat, dans le but de faciliter au Public la visite ou le séjour aux PLAGES\nDE LA MANCHE et de l'Océan, fait délivrer, au départ de Paris, les billets d'aller et retour, ci-après, qui comportent\njusqu'à 40 o/o de réduction sur les prix du tarif ordinaire.\n1. Bains de Mer de la Manche. Billets individuels valables, suivant la distance, 3, 4 et 10 jouis (le et\n2e Cl.) et 33 jours (le, 2e et 3e Cl.)\nLes billets de 33 jours peuvent être prolongés d'une ou deux périodes de 30 jours moyennant supplément de 10 °lo par période.\n2. Sains de Mer de l'Océan. (A) Billets individuels de le. 2e, et 3e cl. valables 33 jours avec faculté de\nprolongation d'une ou deux périodes ds 30 jours moyennant supplément de 10 o/o par période.\n(B) Billets individuels de le, 2e, et 3e Cl. valables 5 jours (sans faculté de prolongation) du Vendredi de chaque\nsemaine au Mardi suivant ou de l'avant-veille au surlendemain d'un jour férié.\nBILLETS de VACANCES (jusqu au ler Octobre 1910). - Billets de famille valables 33 jours (le, 2e et 3e cl.)\navec faculté de prolongation d'une ou deux périodes de 30 jours moyennant supplément de 10 o/o par période.\nCes billets sont délivrés aux familles composées d'au moins trois personnes voyagant ensemble, pour toutes les gares du réseau\nde l'Etat (Lignes du Sud-Ouest) situées à 125 kilomètres au moins de 'Paris, ou réciproquement."}, {"page_pdf": 92, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.92", "texte": "VIENT DE PARAITRE\nPUBLICATIONS DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE\nDE MUSIQUE (SECTI\né\nLES MUSICIENS\nDE LA\nSAINTE CHAPELLE DU PALAIS\nDocuments inédits, recue\nMICHEL BRENET\nIn 8° carré de 370 pages. Prix fr. 15.00\nLIBRAIRIE\nPARIS\nALPHONSE PICARD\n82, RUE BONAPARTE\nET FILS"}, {"page_pdf": 93, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.93", "texte": "L'Université, qui, dans ses établissements\nd'enseignement secondaire, prétend donner\naux jeunes gens des deux sexes, une culture\nvraiment générale, n'oublie que de les initier à\nla musique.\nJ'exagère : la musique a sa place, bien\npetite dans les Lycées de jeunes filles.\nMais dans les Lycées de garçons, c'est le pur\nnéant : point de musique du tout.\nAu même titre que la littérature cependant,\nla musique est un moyen d'expression qui\nnous fait connaître les pensées et les sentiments\nde nos semblables, et notamment de quelques\ngrandes âmes, qui se nomment Palestrina,\nMonteverdi, Bach, Haendel, Mozart, Beethoven,\nCésar Franck. Cela ne compte donc pas dans\nl'histoire de l'humanité, dans l'histoire de\nla pensée et du sentiment, dans l'histoire des\npeuples et de la Société ?\nEspère-t-on que la sécheresse, que l'abstrac-\ntion, que la pauvreté des mots parleront mieux\nà l'esprit de l'enfant que la richesse vivante et\nconcrète de la phrase musicale ?\nNotre système officiel d'éducation est encore\npurement intellectualiste et livresque.\nMais ce n'est pas pour développer quelques\nconsidérations générales sur l'enseignement de\nla musique que j'écris cet article, c'est pour\napporter à la connaissance de tous, quelques\nfaits nouveaux, les résultats d'une expérience\nqui se poursuit déjà depuis une dizaine\nd'années, et dont les résultats me semblent dès\nà présent concluants.\nOn sait que Y Ecole des Roches, fondée à\nVerneuil (Eure) par M. Demolins, et dirigée\nactuellement par M. Georges Bertier, est un\nétablissement libre d'enseignement secondaire\noù les jeunes gens sont instruits et élevés\nselon une méthode toute nouvelle, imitée à\ncertains égards de la méthode anglaise, mais\nadaptée aux besoins de l'esprit français. Les\nélèves y sont répartis par maisons où ils vivent\navec leurs maîtres de la vie de famille. On\nleur donne beaucoup plus de liberté et de\nresponsabilité individuelle que dans nos lycées,\net ils sont amenés à s'imposer à eux-mêmes\nune ferme discipline, qu'ils ne subissent pas\ncomme la contrainte rebutante d'une autorité\nextérieure, se substituant continuellement à\nleur initiative. Cette autorité, nécessaire ce-\npendant, n'intervient pas pour régler le détail\nde leurs actes : elle ne sanctionne que les\nrésultats.\n\nLa Musique à\nl'École des Roches"}, {"page_pdf": 94, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.94", "texte": "FACTEUR\nDE\nPIANOS\n* '<\nFACTEUR\nDE\nPIANOS\nSiège Social : 45 et 47, rue de la Boëtie (VI Ie) PARIS\nRayon spécial de Musique\n(vente et abonnement)\nTÉLÉPHONE : 528^20\nAdresse Télégraphique :\nG A VEAU-PIANOS-FA RIS\nSALLES\nDE\nCONCERTS\nUsine modèle à Fonienay=\n©ous=Bois (Seine)\nAgence générale à Bruxelles\nDépôt des éditions\nde la S.Ï.M.\n«\nm\n'■ri: '■ :\nm\nMEMBRE DU JURY HORS CONCOURS\nBARCELONE 1888, Moscou 1891, CHICAGO 1893, AMSTERDAM 1895\nPARIS 1900.\nDIPLÔMES D'HONNEUR\nAMSTERDAM 1883, ANVERS 1885, BRUXELLES 1888\nGRANDS PRIX\nHANOÏ 1893, LIÈGE 1905."}, {"page_pdf": 95, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.95", "texte": "L ' ACTUALITE MUS 1 CÀ L E\n261\n\nLa discipline est entretenue et fortifiée à\nl'Ecole des Roches par les jeux en plein air et\npar la musique.\nLes jeux en plein air ont bien d'autres\navantages, et l'on voit tout de suite ce qu'on\npeut gagner physiquement et moralement à de\ntels exercices : mais leur principal mérite est\npeut-être de faire comprendre à l'enfant la\nnécessité de l'organisation sociale, de la hiérar-\nchie, de la discipline.\nIl en est de même, pour la musique, qui\ndonne des habitudes d'ordre, de précision, de\nde ponctualité dans la soumission à une règle\ncommune.\nr\nA l'Ecole des Roches, l'enseignement musi-\ncal a une importance qu'il n'a prise encore, à\nma connaissance, dans aucun autre établissement\nd'enseignement secondaire. Voici ce que j'ai vu\nou entendu moi-même et ce qu'on m'a\nexpliqué:\ni° On enseigne la lecture et l'écriture\nmusicale à tous les enfants. Les cours de solfège\nsont depuis les classes élémentaires\njusqu'à la fin de la seconde.\n2° Tous les enfants chantent. Les mieux\ndoués sont groupés en une chorale.\n30 N'apprennent à jouer d'un instrument\nque les enfants ayant manifesté une aptitude\nréelle. Ceux qui ont le plus d'oreille, travaillent\nle violon, ou (à partir de douze ans) le violoncelle,\nles autres, le piano.\n4° Quelques élèves, qui en ont le goût,\napprennent Y harmonie et la composition.\n5° L'Histoire de la Musique est. enseignée à\ntoute l'Ecole, comme l'histoire de la littérature.\nIl paraît indispensable de faire connaître aux\nenfants ce que furent les grands maîtres, et de\nles aider par quelques commentaires à pénétrer\nle sens de leurs œuvres.\nMais la n'est pas seulement objet\nd*enseignement à l'Ecole des Roches. Elle est\nencore une des récréations favorites des élèves,\net c'est par là peut-être que s'accuse davantage\nson caractère éducatif.\nTous les mercredis, élèves et professeurs\ninstrumentistes se réunissent pour la classe\nd'orchestre et là ils préparent les concerts assez\nfréquents, pour lesquels toute l'Ecole est réunie.\nCes concerts coïncident généralement avec\nles conférences d'histoire de la musique don-\nnées devant toute l'Ecole assemblée, de sorte\nque l'exemple vient immédiatement à l'appui\nde la leçon.\nTous les Samedis, les professeurs de violon,\nde violoncelle et de piano et les élèves les\nplus remarquables donnent une séance de\nmusique de chambre.\nAinsi l'on forme des jeunes gens capables\nd'écouter et de comprendre les chefs-d'œuvre\nde l'art musical, et on leur prépare pour\nl'avenir, des joies ou des consolations d'un\nprix infini.\nRien de commun entre un enseignement\nmusical ainsi entendu et la vieille routine\ndesséchante dans laquelle s'entêtent tant de\nprofesseurs de musique et tant de maisons\nd'éducation: étude purement technique du\nsolfège, étude purement technique de l'instru-\nment, dans le seul but d'amener l'élève\nà chanter ou à jouer avec succès un morceau\nde salon.\nIci on aime la musique, et on la cultive avec\nle sentiment de sa valeur morale et sociale.\nOn se détourne des œuvres vulgaires et basses.\nOn se souvient que seuls les grands maîtres\nont le droit de parler à l'enfant, quand il\ns'agit d'éveiller en son âme le sentiment du\nBeau.\nC'est Madame Demolins qui a organisé\nl'enseignement de la musique à l'Ecole des\nRoches. Elle en a confié la direction à M.\nArmand Parent, qui vient une fois par semaine\ninspecter les cours et conduire la classe d'or-\nchestre. M. Parent s'est entouré d'excellents\nauxiliaires: Deux professeurs de piano, Mlle\nDesrousseau et M. Lambotte, un professeur de\nviolon, M. Bonjean, et un professeur de\nvioloncelle, M. Corbusier, sont attachés d'une\nfaçon permanente à l'Ecole, qu'ils habitent.\nCe sont des artistes de valeur,\npréter des œuvres \\et, pour ne citer qu'un fait\nsignificatif à cet égard, tout dernièrement\nM. Lambotte faisait entendre à la Société"}, {"page_pdf": 96, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.96", "texte": "262\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\nNationale un thème varié pour violoncelle, de\nsa composition, qui fut exécuté très brillam-\nment par son collègue M. Corbusier, et très\napplaudi d'un public peu sujet aux emballe-\nments inconsidérés ; après quoi, M. Lambotte\nse mit au piano et présenta avec autorité des\nœuvres nouvelles d'un autre jeune compositeur.\nJ'ai entendu V orchestre de l'Ecole des\nRoches jouer un Concerto grosso de Corelli, des\nsymphonies d'Haydn, de Mozart, de Beethoven.\nJ'ai assisté au de chiffrage du final de la\nsymphonie en sol mineur de Mozart: c'était\nvraiment remarquable.\nComme il est facile de le penser, cet\norchestre est incomplet. Il serait dangereux de\nvouloir le compléter : on n'obtiendrait que de\nmauvais résultats. Il faut s'en tenir aux instru-\nments à cordes: on y joint 2 pianos et un\nharmonium, même une flûte et on a un\nensemble très satisfaisant.\nJ'ai assisté également au Concours de Chant\ndes cinq maisons de l'Ecole des Roches.\nC'était tout à fait extraordinaire. Des meilleu-\nres voix de chaque maison 011 avait formé un\nchœur, parfois très pittoresque, tout ce qui\npossédait une voix et une oreille ayant été\nrecruté. C'est ainsi que j'ai noté la composition\ncurieuse d'un de ces chœurs : Les jeunes\ngarçons avec les filles de la maîtresse de\nmaison et quelques dames-professeurs chan-\ntaient les soprani et les contralti ; de grands\njeunes gens encore imberbes encadrés par\nleurs maîtres tenaient les parties graves, et, au\npremier plan se détachait M. l'abbé, chef\nd'attaque des ténors. Cette collaboration de\ntant de bonnes volontés réunies pour réaliser\nune belle exécution musicale est un admirable\nexemple d'excellente pédagogie. Et ici les\nmaîtres ne croient pas déchoir en associant\nleurs efforts à ceux des élèves, et les élèves ne\nsongent pas une minute à trouver plaisant que\nleur professeur ou leur aumônier soutiennent\nle chant choral de leurs voix plus expertes.\nMais quel ne fut pas mon étonnement\nquand on annonça les titres des œuvres exécu-\ntées ! La maison des Sablons concourait dans la\npièce de Claudin de Sermisy : \" Au joli bois \" ;\nla maison des Pins dans \" Ce mois de mai \"\nrrv •\nde Jannequin ; la maison du Coteau dans la\nu Gloire de Dieu \" de Beethoven ; la maison\nde la Guichardiire dans u II est bel et bon \" de\nPassereau, et la maison du Vallon dans \" Mignon-\nne, allons voir si la rose\" de Jannequin. Je me\ndemandais comment ces chansons du XVIe\nsiècle, d'une mise au point si délicate, d'une\nexécution si périlleuse, seraient rendues par de\nsimples amateurs, et par des enfants ! Eh bien,\nles voix étaient fort jolies, la prononciation\ntrès claire, l'ensemble très fondu, l'interprétation\nintelligente et vivante. La chorale du Vallon\nqui remporta le prix était vraiment digne\nd'être écoutée avec plaisir par les juges les plus\ndifficiles.\nVoilà donc les faits: Voilà ce qu'on peut\nobtenir au point de vue musical, de jeunes\ngens qui font leurs études secondaires, sans\nrien sacrifier du reste de leurs occupations,\nsans même leur demander de consacrer beau-\ncoup de temps à la musique. Il suffit de leur\nfaire aimer cet art ; et il faut pour cela qu'une\nvolonté ferme, guidée par un goût sûr et une\nardente passion du beau, gouverne tout.\nDans les établissements universitaires, on ne\nfait pas de musique parce qu'on ne veut pas en\nfaire : il serait très facile d'y organiser l'en-\nseignement. musical. Mais ce qui manque à\nl'Université, ce sont des chefs pour qui la\nmusique existe, pour qui elle soit autre chose\nqu'un bruit désagréable, ou même agréable\npour qui les sons aient une âme. Lorsque\nnous aurons des directeurs, des inspecteurs et\ndes proviseurs musiciens, la question de l'en-\nseignement musical dans les Lycées aura fait\nun grand pas. Jusque là, nous n'avons rien à\nespérer : l'exemple de l'Ecole des Roches ne\nsera pas suivi.\n\nPaul Landormy."}, {"page_pdf": 97, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.97", "texte": "Autour de Lui.\n\nEn notre Temps de spectacles hilarants et\ndouloureux de petits ou grands Guignols, quoi-\nqu' en disent les misanthropes, il n'y a pas\nmoyen de s'ennuyer un instant. Quand il n'y\nen a plus il y en a encore. De plus en plus\nfort, comme autrefois chez feu Jean Baptiste\nNicolet, qui grâce à M. Gabriel Astruc ne\nlaissera plus maintenant qu'un tout petit nom:\nà peine un prénom.\nOh ! à propos de cette mirifique\nItalienne., ne nous voilà pas en train de sortir\npar la queue et du magasin des Accessoires ce\ngrand cheval de bataille qui sert à partir en\nguerre pour la défense de ce qui est Beau,\nFranc, Honnête. Non. D'abord ne monte pas\nqui veut ce grand cheval de bataille sur lequel\nil est infiniment plus facile d'être ridicule que\nd'aplomb, l'attitude des moralistes, ne souffrant\naucune médiocrité. Laissons donc cette Mon-\nture à ceux qui savent s'en servir ou le\ncroient et seront d'ailleurs toujours assez\npour le fatiguer ce bon grand cheval de bataille\nqui n'a d'ailleurs jamais réduit la Laideur, la\nMauvaise Foi ou la Bêtise et qui avant d'en\nvenir à bout, risquera fort de tomber les quatre\nfers en l'air et les jambes raides.\nNe faudrait-il pas être aussi bien ingrats ou\nbien inconscients pour ne pas être reconnais-\nsants à cette Saison Italienne de nous avoir\ndonné par son étourdissant succès une si bonne\nleçon de choses en nous montrant à quel point\nle Public si fourbu parraisse-t-il, peut encore\nmarcher et même galoper quand il a pour\nentraîneur un homme de génie à la fois hardi,"}, {"page_pdf": 98, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.98", "texte": "264\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\npsychologue et organisateur comme M. Gabriel\nAstruc, Voyons, dites, est-ce tous les jours que\nl'on voit quelque chose d'aussi fini, d'aussi\ncomplet, en notre' Siècle d'à peu près où l'ab-\nsolu tend de plus en plus à disparaître et où\ndeviendront bientôt aussi rares et de races\nbâtardes le parfait honnête homme et la par-\nfaite canaille. ?\nPour apprécier tout l'intérêt que la Saison\nItalienne suscita, il n'aura pas suffi de figurer\nquelques soirs dans les salles combles et splen-\ndides du Châtelet. Comme nous, il aura fallu\naccomplir un petit tour dans la Coulisse où\nplus exactement dans l'antichambre de la\nSociété musicale Astruc.\nSur la banquette, le sergent de ville de\nservice à la fois important, débonnaire, protec-\nteur, bavard, critique et confidentiel... Les\ngrandes dames venues elles-mêmes chercher\nleurs places et attendant leur tour, humbles,\npatientes comme de petites femmes de chambres\nnovices... Le désespoir des amateurs qui tom-\nbaient sur le fatal écriteaux : Full House, ou se\nprésentaient après les heures de location et s'en\nretournaient avec des airs des gens ruinés.\nMais aussi, l'allégresse de ceux qui partaient\navec leur billet eri poche, gais comme des gens\nqui l'heure précédente auraient perdu un\nparent riche. Enfin, dans l'entrebâillement\nd'une porte, l'apparition de M. Astruc, allant\net venant, portant haut sa belle barbe Assy-\nrienne, ne couvrant tout de même pas le piquet\nd'œillettes pourpres ornant sa boutonnière.\nJ'entends, je vois des gens qui s'étonnent et\ndisent : Pourtant, on ne se montre pas si\nenthousiaste et même seulement si hospitalier\npour nos artises, au Metropolitan Opéra où les\nItaliens qui en sont les maîtres absolus ne per-\nmettent pas aux Français de chanter autrement\nqu'en Italien... Et cette Saison Italienne que\nnous a-t-elle révélé ? des ténors comme nous\nen entendons au moins un par soir d'Opéra,\ndes œuvres déjà servies, desservies, et même\ndigérées. Enfin, n'aurait-on pu faire une Saison\nFrançaise qui pour une fois, par hasard, aurait\npermis la révélation de jeunes talents ?\nCes gens-là ont tort. Dans les grandes or-\nganisations théâtrales, comme dans les grands\nrestaurants, rien de doit être perdu ni suranné.\nIci et là, le tout est d'avoir un chef cuisinier\nqui sache accommoder les restes et vous les\nfaire prendre pour du \" nanan Ce n'est pas\ndire que si Tout Paris se passera longtemps\nencore la langue sur les lèvres et se caressera\nle ventre au souvenir du \" nanan\" que lui a\nservi M. Astruc, la composition de ce \"nanan \"\nfut de basse qualité ! Non. M. Astruc est un\ngrand chef cuisinier honnête et intelligent à\nqui nous ne voulons pas chercher noise sur\nson Fricot dont nous allons juste extraire le\nmeilleur morceau qui lui a permis de réunir\ntant de monde à sa Table. Ce produit d'im-\nportation provisoire, ce demi-rossignol aux\nmœurs de fourmi rouge d'après Buffon, ce\nsont les plus entendues aux affaires - est, on\nle devine le ténor Caruso ici représenté dans\nson costume de Pierrot de Paillasse. Ce qui ne\nl'empêche pas d'être le plus symbolique\nPolichinelle représentant la toute puissance du\nbluff, cet article de création essentiellement\naméricaine et qui est devenu comme l'on sait,\nun des meilleurs articles de Paris... et même\nd'ailleurs.\nAssez de monde a déjà chroniqué sérieuse-\nment sur Caruso pour qu'il nous soit permis\nde rire un peu ? Les belles dames qui selon\nleur propre expression éprouvent le frisson\ndans les reins quand elles entendent Caruso,\nvoudront bien nous pardonner cette petite\npinte de bon sang que nous allons boire à\nleur excellente santé ainsi naturellement qu'à\ncelle de leur ténor. Il est bien entendu que\nnous rapportons ici à titre de pure curiosité\ndes anecdotes vraiment surprenantes mais qui\nne nous laissent pas si incrédules que cela.\nTant il est vrai que tout est possible dans\nl'existence d'un ténor, même quant à propos\nd'elle, lâchés par le Monde, courent Bluff et\nSnobisme, ces deux glob-trotter réjouissants,\ninfatigables et déconcertants.\nVoilà d'abord la griffe du Lion pardon\ndu Rossignol ! avec quelques révélations\ngraphologiques Sur elle données par un éminent\nspécialiste, certainement le meilleur ami de\nMme de Thèbes —et qui s'y connaît."}, {"page_pdf": 99, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.99", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n265\n\n\" Ecriture essentiellement rhytmique, har-\nmonique, révélant d'une part une volonté qui\nse soutient jusqu'à l'obstination, d'autre part\nle sens profond de la beauté de la ligne en\nl'occurence de la mélodie. \"\nMoi, ambitieux et têtu, caractère violent,\nsensuel, excessif et volontiers trompeur.\nTrace de surmenage, de lassitude matérielle\nnon moins que morale.\nSentiment accusé de prévoyance, l'artiste à\npensé et pense encore à posséder une situation\nassise, il semble que le sujet éprouve cependant\nquelque crainte quant à la fin de sa gloire, de\nsa destinée.\nSentimentalement, cherche à se dérober.\nA dû être fortement exploité, trompé. Se\nméfie des autres par excellente connaissance\nde soi-même.\n\" Pratiquement, l'artiste a une habileté\nd'homme d'affaires. \"\nCe n'est pas dans l'enfance ni dans l'ado-\nlescence de Caruso que l'on trouve de l'impré-\nvu, du caractéristique, de l'amusant. Pour ne\npas faire exception aux phénomènes artistiques,\nnotons d'abord que Caruso chanta en naissant\net que toutes les vieilles diseuses de bonne\naventure italiennes promirent une existence\nglorieuse et dorée. Avaient-elles prédit que le\nPhénomène aurait un temps difficile? Voilà\nce que l'histoire Carusiste ne nous apprend\npas et que nous allons dévoiler.\nCe temps difficile eut lieu en Toscane, à\nLivourne, au Théâtre Goldini, pourvu d'une\nclientèle exigente, excitable, violente, démon-\nstrative, comparable à celles de nos Théâtres\nde Province et entre autres de Toulouse. Ce\nThéâtre Goldini qui ne pouvait somptueusement\nappointer ses interprètes, puisque le prix moyen\ndes places est deux lires, avait tout de même\ndeux ténors : Beducchi, l'enfant chéri, et Caruso\nla bête noire. Mais le directeur qui certaine-\nment avait eu ou devait avoir un Devin dans\nsa famille, était persuadé que la bête noire\nétait au contraire une bête à Bon Dieu,\nqu'il fallait absolument imposer à sa clientèle.\nBien que l'Avenir devait lui donner absolu-\nment raison, le directeur eut la douleur de\nconstater que malgré la Destinée lui et Caruso,\nle Public ne voulait rien savoir et le prouva\nbien, quand en 1897, à une représentation de\nula Vie de Bohême \" il bombarda Caruso des\nplus belles tomates, religieusement ramassées\npar le régisseur qui les rangea et les revendit\nà la sortie, de telle sorte que ce furent les\nmêmes, 011 peut le dire fournies par l'admi-\nnistration, qui resservirent le lendemain. Con-\nfiant en lui et en son Etoile, Caruso ne se\ndécouragea pas pour si peu. Se produisant\nencore en Italie, mais sans prodigalité, il\ntravailla férocement. C'est à ce moment où\nparaît-il, pour développer son volume pulmo-\nnaire, il se fait promener en gondole, allongé\nsur le dos, ouvrant une bouche de carpe,\nrespirant avec rythme et profondeur, selon\nles uns, l'air embaumé selon les autres\nl'air empesté des canaux vénitiens, indiffé-\nrent aux autres gondoles, riches d'amoureux\net de serenata. Patience ! les heures de gondole\ndevaient bientôt rapporter. Non pas en France,\noù les réputations exigent tout de même de\nsérieux pédigris, mais en Amérique, où les"}, {"page_pdf": 100, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.100", "texte": "266\nL'ACTU ALI TE M U SIC AL E\n\nNoms faits à coups de dollars et de trans-\nparents lumineux se trouvent singulièrement\nfacilités par l'ignorance artistique jde la plus\nhaute société qui est avant tout une société\nd'argent et non pas d'artistes. Donc habilement\npréparé, par un cornac intelligent, c'est au\nMétropolitan Opéra de New-York, que Caruso\n.devait édifier sa renommée. Ainsi livrée a\nl'habileté du Barnum qui lui sert sa pâtée\nartistique et lui dit : u Ça coûte très cher, c est\ndonc très bon mange et nen laisse pas,\" la majorité\naméricaine dévora du Caruso à s'en rendre\nmalade, à s'en donner le gros ventre, et le\nvénéra jusqu'à s'attacher à ses pas comme à\nceux d'un Animal Fabuleux qui aurait droit\nà tous les présents, à tous les sacrifices» Adora-\ntion Perpétuelle, qui en élargissant chaque\njour l'auréole de Caruso servit aussi à bien des\ngens. Par exemple aux propriétaires des gros\nhôtels et restaurants américains, qui pour avoir\nfait la dépense légère d'attacher à leur établis-\nsement un sosie ont vu leur clientèle augmenter\ndans des proportions considérables pour le\nseul plaisir de s'entendre annoncer par la\ndomesticité : uCe Monsieur qui est la} c est\nCaruso ! \"\nJ Toutefois c'est la une attraction qui n'est\npas sans danger quand elle n'est pas bien réglée.\nComment, vous êtes encore là ? mais voulex-\nvous bien me f le camp !\nVoila comment pour s'être bien après l'heure\ndu spectacle, laissé baigner dans les délices du\ndessert et de la pleine eau de vie, un\nsosie fut rappelé à l'ordre par le gérant d'un\nrestaurant New-Yorkais, réputé pour sa fa-\nmeuse cuisine française, son atmosphère\njoyeuse, sa vaste salle Empire, décorée de\ncuivres rouges, de lampes électriques rouges,\nde hoquets de fleurs rouges, de tapis rouges....\nCette histoire de sosie récalcitrant est moins\nremarquable encore que la Mort du Poisson\nRouge\n... Des admirateurs New-Yorkais avaient\nrésolu d'oftrir à Caruso un présent d'un prix\nconsidérable expression de leur culte. Mais\nquoi ? Une bague, une automobile, un pur-\nsang ?... On était fort embarrassé, lorsqu'une\nvieille dame les vieilles dames ont toujours\nde très bonnes idées— qui avait connu Verdi\nproposa un poisson des Bermudes, mais lequel?\nUn \" hog-fisch\" un \" que en-tri agger\" un u moon-\nfisch \" ? On se décida pour le \" spotted-moray \"\nqui ressemble à un serpent métallique tacheté\nde pourpre, un poisson à poses plastiques dont\nla plus attrayante est celle qu'il prend lorsque\nvenant à la surface de l'eau, il noue sa queue\net reste bouche bée, gosier palpitant, comme\ns'il était pâmé ou agonisant. Joli cadeau à faire\nà un enfant et même à un ténor, mais difficile\nà se procurer puisque ce Poisson des Bermudes\nne figure pas chez les particuliers, mais seule-\nment à Bettery- Palace, dans les bassins de\nV Aquarium, propriété de l'Etat ! Mais à cœur\nvaillant rien d'impossible ? On se procura donc\ncet échappé du Déluge, mais pour le fortifier,\nle rendre plus beau, on lui fit subir une telle\nsuralimentation qu'il en creva. Sans doute,\non aurait bien trouvé un autre Bermudien,\nmais la mort de celui-ci fût dit-on la cause\nd'une dispute assez grave qui disloqua le comité\nd'admirateurs et le dissolut.\nCaruso a vraiment de la chance! Nous\nfrissonnons en pensant quel effet extraordinaire\ndut produire sur l'élément féminin ce soir où\ndans une de ses tournées, par l'œil de bœuf de\nsa loge, il chanta comme la foule assemblée le\nlui demandait : u Pour le pauvre peuple un petit\nair par la fenêtre ! \" Croirait-on que des mal-\nveillants ont prétendu que le petit air par la\nfenêtre était payé par le Directeur inquiet pour\nses carreaux ? Si la chose est vraie il faut croire\nalors que le Directeur avait beaucoup de car-\nreaux à protéger, car n'est-ce pas le prix du\npetit air par la fenêtre, devait représenter pour\nce Directeur pas mal de carreaux...\nF Jusqu'alors toutes ces choses extraordinaires\nont eu lieu hors de France où l'ldolâtrie pour\nCaruso n'a pas encore fait naître l'industrie\ndes Sosies,la recherche des poissons Bermudiens,\nni sur la place de Châtelet le rassemblement\nd'une populace mélomane demandant \" Un\npetit air par la fenêtre...\" Nous n'en sommes\nencore qu'aux yeux blancs et aux soupirs.\nToutefois, maintenant, oserait-on donner à\nCaruso une de ces leçons de générosité dans le\ngenre de celle-là qui lui fut dit-on offerte,"}, {"page_pdf": 101, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.101", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n267\n\nlorsqu'après avoir chanté pour un gala de\nbienfaisance,il vint toucher l'indemnité réservée\naux artistes peu fortunés, indemnité qui lui fut\naccordée ainsi que l'escalier de service par où\non le fit passer...\nCaruso excellent ténor, comme nous n'en\n>•: - *:■ // !. . . : - ;\nmanquons pas, mais acteur grotesque, comme\nnous n'en manquons pas non plus, vient tout\nde même d'être sacré, canonisé. C'est presque\nun Pape, mettons un sous-Pape. Ne va-t-on\npas en pélérinage au Grand Hôtel voir le\nnuméro de sa chambre et questionner reli-\ngieusement sur ses petites habitudes le domes-\ntique chargé du brillant de ses bottines ?\nNe nous impatientons pas. Nous verrons\nbeaucoup mieux. Quand même aurions-nous\nencore plus d'excellents chanteurs une quantité\nde Renaud, de Clément, quand même une\nnouvelle perfection dans l'art du chant serait-\nelle là pour nous rendre plus difficile, il n'em-\npêche qu'à son prochain retour, Caruso sera\ntoujours le maître de la foule ! Même s'il lui\nplaît de chanter \"Au clair de la, lune. \" .ou\n\" Viens poupoule \" A condition, bien entendu\nque ce soit un Italien et que ça coûte très\ncher.\n\nPierre Jobbé-Duval."}, {"page_pdf": 102, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.102", "texte": "THÉÂTRE NATIONAL DE L'OPÉRA\nJUIN 1910\nSOUS LE PATRONAGE DE LA\nSOCIÉTÉ DES GRANDES AUDITIONS DE FRANCE\nAVEC LE CONCOURS\nD'ARTISTES DES THÉÂTRES IMPÉRIAUX\nRÉPERTOIRE\nL'Oiseau de feu, Ballet fantastique en\nun acte, avec apothéose de M. FOKINE.\nMusique de I. STRAVINSKY. (Création)\nShéhérazade, Drame chorégraphique en\nun acte, de M. L. BAKST.\nMusique de N. RIMSKY-KORSAKOW\n( Création )\nCarnaval, Pantomine-Ballet en un acte de\nL. BAKST et M. FOKINE.\nMusique de ROBERT SCHUMANN (Création)\nOrientales, Esquisses chorégraphiques.\n( Création )\nDanses Polovtsiennes du \"Prince Igor\"\nMusique de A. BORODINE\n«é\nOrchestre de l'Académie Nationale de Musique\nChefs d'Orchestre: M.M. G. Pierné, Tcherepnine. P. Vidal.\nGiselle, Ballet-Pantomime en deux actes, de\nSAINT-GEORGES, Théophile GAUTIER et\nCORALY.\nMusique d'ADOLPHE ADAM (1841)\n{Reprise}\nCléopâtre, Mimodrame en un acte, d'après\nPOUCHKINE,\nMusique de A. ARENSKY, GLINKA RIMSKY-\nKORSAKOW MOUSSORGSKY et GLAZOUNOW.\n, i\nLes Sylphides, Rêverie romantique en un\ntableau,\nMusique de CHOPIN\nLe Festin, Suite1 de Danses.\nDÉCORS, COSTUMES et ACCESSOIRES\nde MM. A.-C. Korovme, A. Golovine, Alexandre Benois, L. Bakst, J. Bilibine, N. Roerich\nExécutés par MM. B. Anisfeld, L. Sapounov, O. Allegri etc., etc."}, {"page_pdf": 103, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.103", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n269\n\nLes Instruments\n\nLES CLARINETTES 1\nDans le S. I. M. d'avril dernier, je terminais\nmon article en disant que si les, luthiers fran-\nçais ne sortaient pas de leur routine quant à la\nfabrication de certains instruments à vent ils\nauraient avant longtemps à lutter contre la\nconcurrence étrangère.\nJe ne me doutais pas alors que les choses\niraient si vite et que j'aurais à vous faire con-\nstater aujourd'hui que c'est un fait accompli :\nun fabricant étranger a commencé à lancer\nses instruments chez nous ; le contrebasson\nque l'on entend à l'Opéra, dans \" Salomé \"\nde Richard Strauss, est un produit allemand.\nCela est d'autant plus fâcheux que ce n'est\npeut-être qu'un commencement ; rien ne nous\ndit en effet qu'il ne va pas en être bientôt de\nmême pour la série des clarinettes alto, basse\net contrebasse et puis que ça continuera par le\nbasson dont les instrumentistes déplorent cer-\ntains défauts de construction. (Il n'y a pas lieu,\nje crois, d'y comprendre les flûtes, hautbois,\ncor anglais et clarinettes soprano, la fabrication\nfrançaise donne satisfaction aux intéressés).\nJe sais bien ce que disent nos luthiers pour\nexcuser leur routine : les essais de perfection-\nnements sur les clarinettes, le basson et le\ncontrebasson coûtent cher et nous n'avons pas\nde compensation, la vente de ces instruments\nétant restreinte.\nCe raisonnement n'est pas solide. Cette\nvente est restreinte parce que les instruments\nque l'on fabrique sont insuffisants. Je connais\npersonnellement un bon nombre d'instrumen-\ntistes qui feraient immédiatement acquisition\nsoit d'une clarinette-alto, soit d'une clarinette-\nbasse, soit d'un contrebasson, s'ils avaient la\ncertitude d'avoir un bon instrument, Et\\puis\nle simple bon sens fait comprendre que si un\nluthier fabriquait plus soigneusement que les\nautres il aurait inévitablement la clientèle des\nartistes qui ont à cœur leur métier.\nPar conséquent l'argent dépensé aux essais\nde perfectionnements par ce luthier serait vite\nrattrapé, et par le nombre d'instruments qu'il\nvendrait et par l'augmentation de leurs prix.\nA ce sujet il est un fait probant : le contre-\nbasson allemand qui est joué en ce moment à\nl'Opéra a coûté le double de ce que coûte en\ngénéral l'instrument correspondant en France.\nSi l'instrumentiste de l'Opéra a consenti à cet\nexcédent de dépense pour avoir un bon instru-\nment c'est qu'il escompte en avoir un bénéfice\nprochain dans la préférence, sur ses collègues,\nque lui donneront les chefs d'orchestre.\nCe calcul est excellent et devrait être imité\npar les luthiers.\nIl faut bien reconnaître que nous ne som-\nmes plus au temps où il était extraordinaire\nde voir dans un orchestre une clarinette-basse\nou un contrebasson ; aujourd'hui ces deux\ninstruments font partie de l'orchestration.\nCependant pour qu'ils y fassent bonne figure\npar rapport à leur voisins de pupitre, il ne leur\nfaut plus qu'un luthier qui perfectionne leur\nfabrication comme on a perfectionné le cor\nanglais.\nIl n'y a pas encore 15 ans, la clarinette-\nbasse qui servait à l'Opéra-comique était un\nmauvais appareil qui moisissait dans un placard\net que l'instrumentiste prenait avec appréhen-\nsion quand, par hasard, il était obligé d'en\n\n1 Voir S. I. M. du 15 avril."}, {"page_pdf": 104, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.104", "texte": "270\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\njouer quelques mesures dans de rares ouvrages.\nLe contre-basson était encore plus en retard.\nJe ne puis me dispenser de raconter les ennuis\nqu'essuya un bassoniste (c'était aux Concerts\nd'Harcourt) qui avait été chargé de jouer du\ncontrebasson dans Fidélio. Pour trouver l'in-\nstrument dont il avait besoin, il dut frapper à\nbien des portes sans succès avant de dénicher\ndans le grenier d'un luthier quelque chose qui\nressemblait à un contrebasson.\nÀ la première répétition de l'ouvrage de\nBeethoven on entendit l'instrument en question,\nou plutôt on entendit un rugissement de fauve\nqui mit en joie tous les assistants.\nComme cela n'avait rien de musical,\nM. d'Harcourt pria l'exécutant de vouloir bien\ntravailler son soi-disant contrebasson afin de\nlui faire donner des sons plus doux. A la répé-\ntition suivante, comme le sombre instrument\nrugissait avec la même violence le chef en fît\nl'observation à l'intéressé.\nCelui-ci s'excusa de n'avoir pu travailler à\nson gré, le propriétaire de son logement ayant\nfait irruption chez lui en le menaçant d'expul-\nsion si les locataires entendaient de nouveau\ncette bizarre machine ! Cette excuse, quoique\nvalable en soi, ne faisait pas l'affaire du chef\nd'orchestre. Celui-ci insista donc encore une\nfois auprès de l'instrumentiste afin qu'il trouvât\nun endroit quelconque où il pourrait filer des\nsons sans ameuter ses voisins. Ce fut promis.\nLe lendemain de cette répétition, comme\nje passais dans une petite rue de Montmartre,\nmon attention fut attirée par des aboiements\nde chiens et un attroupement de gamins devant\nle soupirail d'une cave. Je m'approchai et\nconstatai que l'affolement de tout ce petit\nmonde était provoqué par un bruit indéfinis-\nsable qui venait de dessous terre : c'était mon\ncontrebasson qui faisait des gammes. Le mal-\nheureux bassoniste n'avait pas trouvé d'autre\nendroit qu'une cave pour s'exercer.\nOn doit comprendre que de pareils ennuis\nne sont pas pour encourager à l'achat de ces\ninstruments spéciaux. Mais puisqu'il en faut\ndans les orchestres, il est de toute nécessité que\nles fabricants donnent satisfaction aux intéres-\nsés. Ce sera d'ailleurs un avantage pour tout\nle monde: le compositeur aura un meilleur\ninterprète, le luthier plus d'argent et l'exécu-\ntant plus de facilité à bien faire.\nIl est inouï de penser que ni l'Opéra-comi-\nque, ni les concerts Colonne et Lamoureux\nne peuvent avoir un véritable contrebasson en\nbon état ; cet instrument est remplacé tantôt\npar un sarrussophone, tantôt par un instrument\nbâtard qui ne donne pas satisfaction. , t\nCet hiver, salle Gaveau, on jouait un poème\nsymphonique de Richard Strauss. L'œuvre\ncommence par une tenue grave du contre-\nbasson ; eh bien ! je vous assure que la tenue\nque j'ai entendue ressemblait beaucoup plus\nau ronflement d'un moteur d'aéroplane qu'à\nune note musicale.\nEn définitive, la fabrication de la série des\ninstruments que j'ai signalée ne répond pas\naux besoin de l'orchestre contemporain. C'est\npourquoi les compositeurs et les instrumentistes\nverront venir avec joie le luthier assez hardi\npour sortir des chemins battus, et entreprendre\ncarrément les perfectionnements qui doivent\ndonner satisfaction aux musiciens et faire la\nfortune de sa maison.\n\nEmile Stiévenard."}, {"page_pdf": 105, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.105", "texte": "Instruisons=nous\n\nRYTHME ET MESURE.\nOn nous écrit pour nous demander quelques\nexplications sur la question du rythme. 11\nparaît que les ouvrages d'enseignement les\nplus répandus ne contiennent sur cette matière\nque des indications fort sommaires et quelque-\nfois très obscures. On parle longuement de la\nmesure, mais on ne dit rien, ou presque rien,\ndu rythme.\nJe crois que si les auteurs de manuels se\nmontrent aussi brefs sur un sujet aussi impor-\ntant, c'est qu'ils sont très embarrassés pour le\ntraiter. Les théoriciens sont en effet bien loin\nd'être d'accord, même sur la simple définition\ndu rythme, et il suffit de les consulter l'un\naprès l'autre pour avoir l'esprit tout plein de\nnotions confuses et contradictoires. Les péda-\ngogues effrayés par l'exemple des théoriciens,\naiment mieux éluder la difficulté que de\nchercher à la résoudre à leur tour.\nSoyons plus audacieux. Laissons de côté\ntoutes les subtilités de l'érudition et de la\nspéculation esthétique, et tâchons de fixer\nnettement quelques idées qui s'imposent à\npremière réflexion, et qu'il serait utile de\nrépandre.\nOn pourrait dire tout d'abord que la mesure\nétant une division abstraite de la durée en\nparties égales, (parties que l'on suppose à leur\ntour divisées en parties égales), le rythme est\nconstitué par l'ensemble des valeurs concrètes\ndont on remplit la mesure. Voici une durée\nde 8 mesures, chaque mesure comprenant\n3 temps : je puis évidemment inscrire dans\ncette durée totale, et dans chacune de ses\ndivisions, toutes sortes de valeurs diverses\n(noires, blanches, croches, etc. pointées ou non,\net silences). Quelles que soient les valeurs qui\n\" meubleront \" cet espace de temps et ses\nparties, il est clair qu'il n'en sera pas modifié,\nni dans sa valeur totale, ni dans celle de ses\nparties. Je puis donc inscrire une infinité de\nrythmes différents dans une même mesure. Lt si\nl'on faisait une leçon à des enfants sur ce\nsujet, il faudrait introduire ici un grand\nnombre d'exemples. On remarquerait que dans\nun même morceau, si la mesure ne change\npas, le rythme varie continuellement, et le\nplus souvent à chaque mesure. Même les\ndifférentes parties, ou voix, qui se superposent\ndans une même mesure n'ont pas les mêmes\nrythmes. On citerait aussi le cas des( danses,\ncomme la polka, la valse, etc. dont l'accom-\npagnement a un rythme fixe, tandis que le\nrythme de la mélodie peut varier.\nVoilà donc une première manière de pré-\nsenter à des enfants quelques idées très claires\net très simples sur le rythme.\nJ'aimerais mieux peut-être une autre mé-\nthode. Ce premier procédé a en effet l'in-\nconvénient de présenter la mesure comme\nantérieure au rythme, ce qui est tout à fait\ni:iexact. Les hommes ont évidemment commence\npar chanter sans se soucier de mesure, et ils ont\nensuite mesuré leurs chants. On peut dire que la\nnotion de mesure dans toute sa rigueur est\nrelativement récente ; elle est née seulement\navec la polyphonie et s'est précisée de plus en\nplus depuis le XIIE'siècle jusqu'à la fin du XVIe.\nOuvrons ici une parenthèse : il importe de\nne pas confondre la mesure musicale avec le\nmètre poétique. La mesure musicale divise la\ndurée en parties égales. Le mètre poétique\nn'est qu'un nombre de syllabes longues et\nbrèves dont la durée n'est pas exactement\ndéterminée. Line longue ne vaut pas 2 brèves,\nelle vaut tantôt plus et tantôt moins : cela\ndépend du mot, de la phrase et de l'expres-\nsion, et ainsi 2 vers égaux métriquement\npeuvent avoir des durées fort inégales du\nmoment qu'ils sont récités. Or le mètre poé-\ntique a dû exercer, dès l'origine, une influence\nconsidérable sur le rythme musical, et l'on"}, {"page_pdf": 106, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.106", "texte": "272\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\nvoit qu'il devait, non pas favoriser l'établisse-\nment de la mesure, mais bien plutôt lui faire\nobstacle.\nFermons la parenthèse et revenons à la\nmesure du rythme. Un chant, quel qu'il soit,\na toujours un rythme, avant même d'avoir\nune mesure, et quand même sa mesure serait\ntrès difficile à déterminer. Chaque note d'un\nchant a une valeur, et l'ensemble de ces\nvaleurs forme un groupe rythmique : cet\nensemble se divise en plusieurs membres de\nphrases séparés par des respirations.\nMesurer ce chant, ce sera le diviser en\nparties d'égale durée, et cette opération n'a\nd'autre utilité que d'en rendre la lecture plus\nfacile et l'exécution plus correcte.\nMais mesurer un chant n'est pas toujours\npossible ; telle chanson populaire présente un\nrythme irréductible à la mesure à trois temps\nou à la mesure à quatre temps ou à quelque\nmesure que ce soit. Il faudrait changer la\nmesure sans cesse, ce qui reviendrait à la\nsupprimer.\nCependant le cas est plus rare pour la\nmusique artistique, qui est généralement me-\nsurée. Qu'est-ce que cela prouve ? Que cette\nmusique artistique est supérieure à l'autre ?\nNon point. Mais que notre habitude de la\nmesure nous a fait perdre l'invention de ces\nrythmes infiniment souples et variés qu'avait\ndictés aux premiers musiciens sans éducation\ntechnique la spontanéité de leur nature.\nCette habitude de la mesure, n'en disons\npas trop de mal cependant. Elle ne se justifie\npas seulement par cette piètre raison pratique :\nla facilité de la lecture et de l'exécution —\nj'ajouterai encore : et de l'audition. — Mais\nil faut voir aussi qu'elle a sa valeur esthétique.\nElle introduit dans l'art un souci de la symé-\ntrie, qui lui est essentiel, et qui s'y manifeste\ntoujours à quelque degré, même dans ses pro-\nductions en apparence les plus désordonnées.\nLes jardins à la française ont leur beauté, et\nsi Ton peut préférer un art plus souple et plus\nvarié, on ne peut cependant aimer, pour elle-\nmême, l'incohérence.\nNotons pour finir deux sens du mot mesure.\nLa mesure, c'est d'abord l'acte de mesurer.\nC'est aussi chacune des divisions de la phrase\nmusicale qui servent à la mesurer.\nLE DIAPASON ET L'HISTOIRE DE SES\nVARIATIONS.\nUn Ami de la Musique nous écrit : \" Puis-\nque Y Actualité musicale a eu la judicieuse idée\nd'ouvrir la rubrique Instruisons-nous, pourriez-\nvous un jour consacrer un chapitre à l'Histo-\nrique du Diapason ?... On sait bien qu'au\ntemps de Gluck et de Mozart, la hauteur du\ndiapason non seulement n'était pas ce qu'elle\nest aujourd'hui, mais qu'elle n'était pas fixe.\nIl n'en serait pas moins intéressant de con-\nnaître la valeur tout au moins moyenne des\ndiapasons généralement usités à cette époque,\nsoit à Vienne, soit à Paris, pour la comparer à\ncelle qui de nos jours fait loi. J'ai consulté\nlà-dessus plus d'un musicien professionnel sans\nobtenir de réponse satisfaisante. \"\nC'est là en effet une importante question\nque nous nous réservons de traiter plus com-\nplètement une autre fois ; mais nous donnerons\ndès aujourd'hui quelques indications qui ap-\nporteront à notre aimable correspondant une\nsatisfaction au moins provisoire.\nRappelons que le mot diapason signifiait en\ngrec Voctave. Par suite le diapason normal fut\nY octave normale, c'est à dire accordée à une\nhauteur absolue déterminée par convention.\nC'est ainsi que le mot diapason finit par\ndésigner y accord normal de V échelle fondamen-\ntale. Enfin le mot diapason servit à dénommer\nl'instrument produisant le la normal.\nLe diapason ne put être fixé d'une façon\nvraiment stable qu'à partir du moment où l'on\nsut compter les vibrations des sons. Ce fut en\n1858 que l'Académie des Sciences de Paris\ndécida que la hauteur normale du la3 serait\nde 870 vibrations simples ou 435 vibrations\ndoubles par seconde. Dès lors ce diapason fut\nadopté dans toute l'Europe. L'Angleterre seule\nrésista longtemps, et s'obstina à conserver un\ndiapason plus élevé. /\nUn excellent ouvrage de El lis (History of\nmusical pitch), a paru/en 1880 et on y trouve\nla preuve qu'avajix la seconde - moitié du"}, {"page_pdf": 107, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.107", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n273\n\nXIXe siecle le diapason fut des plus variables\naux différentes époques et dans les différents\npays. Mais il est extrêmement difficile à\n1 historien de déterminer avec exactitude\nchacune de ces variations. Dans tous les cas il\nnous manque le seul renseignement précis, qui\nécarterait toute discussion : le nombre des\nvibrations données par le la.\nVoici tout au moins ce qu'on peut dire : en\nAllemagne le diapason semble avoir été de\npresque un ton plus aigu que notre diapason\nactuel pendant le XVIe et le XVIIe siècle.\nOn peut en juger par l'étude des anciennes\norgues que nous avons conservées.\nEnsuite le diapason descendit peu a peu,\nsurtout à partir du moment où se constitua,\nen dehors de la musique d'église, une musique\ninstrumentale dite musique de chambre (Kam-\nmermusik). Cependant l'église conservait son\nancien diapason, ou à peu près : de telle sorte\nqu'on distinguait 2 diapasons : celui de\nl'église (Chorton)y et celui de la musique de\nchambre (Kammerton). Et il y avait encore un\ntroisième diapason, celui des musiciens de\nplein air, celui des hautbois et des cornets,\ndes Stadtpfeifer (Kornetton)y et ce diapason-là\nétait le plus haut de tous : une tierce mineure\ndevait le séparer du diapason de la musique de\nchambre.\nNotre correspondant ajoute que la question\ndes variations du diapason est liée à celle \" du\ncaractère des diverses tonalités. On peut\nlire, dit-il, dans Lavignac que tel ton est\nénergique, tel autre champêtre, gai, tel autre\nchevaleresque. Ces caractères, en admettant\nque les musiciens soient d'accord à en recon-\nnaître la justesse, sont-ils vraiment inhérents à\nla tonalité ?... Si à une époque et en un lieu\ndonné le diapason adopté a été, ou est encore,\ntel qu'il diffère du nôtre d'un demi-ton, une\nmême phrase écrite par exemple en mi et\njouée à Paris dans notre ton de mi sera jouée\nen cet autre lieu dans un autre ton de mi qui\ncorrespondra à notre ton de fa. En résultera-t-\n-il que cette phrase aura à Paris un caractère\néclatant, chaud, joyeux (je cite toujours Lavi-\ngnac), et dans l'autre lieu un caractère pastoral\net agreste ?... Si du temps de Mozart le\ndiapason à Vienne était environ d'un j> ton\nplus haut que le nôtre, ses notes en fa étaient\nécrites par lui dans un ton qui est notre sol b,\nauquel les personnes imbues de l'idée d'un\ncaractère propre à chaque tonalité attribueront\nun caractère bien différent de celui du ton de\nfa... Et alors, qu'en conclure, sinon que ces\ncaractères sont imaginaires, et qu'on ne peut\nvéritablement attribuer de caractère qu9au\npassage d'une tonalité a une autre, et jamais\nà une tonalité considérée isolément ? \"\nVoilà un très délicat et très intéressant\nproblème ! Il est bien difficile de le traiter en\nquelques lignes. Je soumettrai cependant à\nnotre Ami de la Musique quelques rapides\nréflexions.\nD'abord, comme il le fait lui-même remar-\nquer, les musiciens ne sont pas tout à fait\nd'accord sur le caractère qu'il convient d'at-\ntribuer à chaque tonalité. Leurs opinions\nvarient surtout suivant les époques, et M. Lavi-\ngnac serait sans doute très étonné de lire par\nexemple dans le beau livre de M. Laloy sur\nRameau de quelle façon le plus grand com-\npositeur français du XVIIIe siècle caractérisait\nles différentes tonalités. Il y aurait là de quoi\ndonner peut-être raison à notre correspondant\net l'on pourrait être amené à penser que ces\nchangements d'impressions esthétiques dépen-\ndent des variations du diapason.\nPour ma part, je n'interprète pas ainsi les\nfaits. Je ne crois pas en effet que le caractère\nd'une tonalité donnée soit déterminé surtout\npar la hauteur absolue des tons qui la com-\nposent. Je crois bien plutôt qu'il est en rela-\ntion avec la tonalité fondamentale de /'instrument\nsur lequel la musique doit être exécutée. Sur\nune clarinette en si b et sur une clarinette en\nla la même tonalité sonne de deux manières\ndifférentes et change de caractère. Le piano\nqui est accordé par tempérament à partir du\nla ne rend pas les mêmes effets pour une\ntonalité donnée que le violon qui a pour ainsi\ndire quatre tonalités fondamentales dont les\nexigences s'entrecroisent en se conciliant ou\nse heurtant. Une tonalité très claire et très\nbrillante au piano pourra être très sourde et\ntrès grise au violon. Que le violon soit accordé"}, {"page_pdf": 108, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.108", "texte": "274\nL'ACTUALITÉ MUSIC AL E\n\nau diapason normal, un peu plus haut ou un\npeu plus bas, peu importe : il sonnera toujours\nplus brillant en sol naturel exemple\nqu'en sol b majeur. Il y a là une foule de con-\nditions dont il faut tenir compte : la variété\ndes harmoniques d'abord et principalement,\nles changements de cordes s'il s'agit d'un\ninstrument de la famille des violons, et les\nretours plus ou moins fréquents de cordes à\nvide ou de leur résonnance, les doigtés même,\netc. etc. Il me semble que ces conditions ont\nplus d'importance que la hauteur absolue des\nsons, surtout s'il ne s'agit que d'une différence\nd'un ton ou d'un ton dans le diapason.\nIl est vrai que si l'on peut accorder un\npiano ou un violon à différents diapasons et\nconstruire aussi des hautbois et des flûtes un\npeu plus hauts ou un peu plus graves, la voix\nhumaine est immuable. Elle a ses exigences\nque nous ne pouvons modifier. Et c'est peut-\nêtre aussi dans la musique vocale que les\nvariations du diapason modifieront le plus les\ncaractères des tonalités. A ce point de vue\nnotre correspondant reprendrait, il me semble,\nl'avantage, et aurait tout à fait raison.\nIl faudrait évidemment tenir comte aussi\nde l'effet du passage d'une tonalité dans une\nautre, ce qui reviendrait en somme à ce que je\ndisais tout à l'heure. Car on peut considérer\nque tout instrument part de ce que j'ai appelé\nsa ou ses tonalités fondamentales, par rapport\nauxquelles toutes les autres se caractérisent à\nleur tour, de telle sorte qu'il n'y aurait de\ncaractéristiques tonales que relatives, et non\npas absolues.\nEn tout cas ces quelques indications suffisent\nà montrer combien la question est complexe,\net nous serons heureux si nous avons su attirer\nl'attention de nos lecteurs sur un problème\nqu'ils auront tout profit à méditer plus lon-\nguement.\nACCUSES DE RÉCEPTION.\nNous avons reçu d'autres lettres que nous\navons lues avec le plus grand plaisir. Elles nous\nprouvent que la rubrique nouvelle \" Instrui-\nsons-nous \" répondait à un besoin. On est\nenchanté de pouvoir s'adresser à nous pour\nobtenir quelques renseignements qu'on ne\nsavait où se procurer. On nous demande de\ntraiter dans un prochain article telle ou telle\nquestion de théorie ou de pratique, d'histoire\nou de pédagogie. Nous répondrons peu à peu\nà nos aimables correspondants : qu'ils ne s'im-\npatientent pas. Nous préférons les faire attendre\net leur donner tout à loisir la satisfaction qu'ils\nréclament : deux lignes ne leur suffiraient pas\npour les éclairer sur le point qui les embar-\nrasse, et s'il fallait tout de suite répondre à\ntous, nous n'aurions que deux lignes pour\nchacun. Nous grouperons autant que possible\nles sujets à étudier afin de fournir sous un\nmême titre et dans un même article les ex-\nplications demandées de divers côtés1 et à\ndifférentes époques de l'année. Et nous espérons\nque tout le monde sera content !\nRÉSULTATS DU CONCOURS DU 15 AVRIL 1910.\n1. Sourdine (Bordeaux). 2. G, Durand\n(Lyon). —3. Violette (Sfc Quentin.) 4. Lysis\n(Paris). Les autres concurrents ne méritaient\npas d'être classés, leurs réponses était insuffi-\nsantes.\nNous accordons au premier nommé dans ce\nconcours un abonnement gratuit, d'un an à\nrs. L M.\nLa page de musique qu'il s'agissait d'expli-\nquer était extraite de YHippolyte et Aride de\nRameau (p. 151 de l'édition populaire Durand\net fils). La construction technique en a été\nassez bien analysée ; c'était la partie la plus\nfacile de la tâche qu'avaient à remplir les\nconcurrents. L'expression de la phrase musicale\nn'a pas toujours été bien comprise : on n'y a\npas senti le caractère poignant d'une ample\nlamentation. Au point de vue historique on\naurait dû faire remarquer surtout certaines\nparticularités d'écriture, comme ces accords\nparfaits sans tierce dans la première mesure,\nla marche continue des noires de la basse, le\nmélange un peu hésitant du style purement\nharmonique et du style polyphonique, l'ana-\nlogie de l'inspiration avec certaines \" ritour-\nnelles \" des airs de Bach, l'emploi d'une courbe"}, {"page_pdf": 109, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.109", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n275\n\nmélodique particulièrement adaptée au jeu du\nfiolon, notamment dans la dernière partie de\nI,'avant-dernière mesure, etc. etc. —\" Nous\nL 1 >\ndonnons prochainement un sujet de concours\ndu même genre : nous voyons là une des\nconcours tous les élèves ou anciens élèves de\nnos Conservatoires et Ecoles de musique.\nC'est surtout aux amateurs que nous nous\nadressons cette fois ; les professionnels ne seront\népreuves les plus intéressantes auxquelles nous\npuissions soumettre la sagacité de nos lecteurs.\nVoici maintenant le texte d'un nouvel\nexercice. Il s'agit de réaliser à 4 parties vocales\nla basse que nous donnons. Sont exclus de ce\nadmis à concourir qu'à la condition qu'ils ne\nsoient pas déjà diplômés à quelque degré et de\nquelque façon que ce soit.\n\nDouble-Dièse."}, {"page_pdf": 110, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.110", "texte": "Un Jeune Prodige\n\nL'Autriche verra-t-elle en ce début du\nXXe siècle se reproduire le phénomène musi-\ncal dont Mozart l'illustra, dans les dernières\nannées du\nXVIIIe siècle ?\nOn peut se\nposer cette\nquestion en fa-\nce des œuvres\ndu jeune Korn-\ngold, dont l'o-\npinion vien-\nnoise a été si\ncuriseusemen t\nintriguée de-\npuis quelques\nmois, et dont\nl'Europe mu-\nsicale com-\nmence à s'é-\nmouvoir.\nErich Wolf-\ngangKorngold\nest né à Brunn\nle 29mail 897.\nIl est fils de\nnotre éminent\nconfrère de la\nNeue Freie\nPresse, le cri-\ntique musical\nsuccesseur de\nHanslick. A\ncinq ans 011 le\nmit au piano,\nou plutôt il\ns'y mit de lui\nmême, et s'y trouva tout delisuite absolument\nà son aise. A neuf ans il lui vint l'idée de\ncomposer une cantate. On lui donna comme\nprofesseur Alexandre de Zemlinsky, et, depuis\nun an et demi, il suit les leçons d'harmonie\nde Robert Fuchs. C'est aujourd'hui un jeune\ngarçon plein d'entrain, aimant à jouer, às'ébattre\net n'ayant rien\ndu génie fatal.\nMais irrésisti-\nblement en-\ntraîné vers la\nmusique.\nDès le dé-\nbut ses goûts\nl'ont porté vers\nles modernes ;\nStrauss, Mah-\nler, Debussy,\nDukas sont ses\nmaîtres favoris.\nEt son oreille\nlui permet de\ndistinguer sans\nincertitude\ntous les élé-\nments dont nos\ngrands orches-\ntres associent\nla complexité.\nLe sens des\nréalités musi-\ncales, mélodie,\nharmonie ,\nrythme, style,\ntonalité... s'est\nainsi développé\nchez lui d'une\nfaçon instincti-\nve, et avec une\npromptitude\nqui surprend. Personnellement le prodige\nmusical m'a toujours semblé un phénomène\npsychologique, plutôt inquiétant que flatteur\npour l'art. Je ne puis cependant me défendre\n\nK. W. Korngold Cliché Grillich, à Vienne"}, {"page_pdf": 111, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.111", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n277\n\nd'une réelle sympathie pour ce garçonnet qui\nà 10 ans, dès la fin de 1908 compose une\npantomine, une sonate de piano et un petit poème\ndescriptif Toute valeur musicale mise à part,\nil y a là une attraction d'un être jeune et naïf\nvers le royaume des sons, qui me semble\ninfiniment touchante.\nQuant aux œuvres elles-mêmes, ce qui\ntrappe en elles, c'est avant tout leur maturité.\nDer Schneemann est une charmante suite de\n40 pages qui transpose en musique des im-\npressions enfantines. Don Quichotte, est plus\ngrave ; nous citons ici les deux premières\npages de cette œuvre qui est d'une étonnante\nmaîtrise pour un enfant. La Sonate vise plus\nhaut encore, avec son final, qui est un devoir"}, {"page_pdf": 112, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.112", "texte": "278\nL'A CTUALITÉ MU SIC A L E\n\nd'harmonie donné au jeune Korngold par son\nmaître. Sur une basse imposée s'élève une\nsorte de chaconne où l'on sent manifestement\nle désir et la volonté de créer. Dirais-je que\nje trouve cependant moins de joie dans cette\nœuvre que dans les deux autres, et un peu de"}, {"page_pdf": 113, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.113", "texte": "L'A C ALITE MUSICALE\n279\n\nformalisme, comme on devait d'ailleurs s'y\nattendre dans une forme dépourvue d'intention\npittoresque. La virtuosité dans le formalisme\nest d'ailleurs le grand danger de tous nos\ncompositeurs modernes, en Allemagne surtout,\net je signale cet écueil au jeune maître.\nEn somme l'éveil d'une nature aussi im-\npérieusement douée que celle de Korngold,\nl'apparition soudaine d'un enfant qui parle\nnaturellement le langage musical des adultes,\nl'intervention d'une puissance spontanée au\nmilieu de tous nos travaux d'école et de con-\nservatoires c'est bien un fait nouveau dans\nl'histoire de la musique contemporaine, et qui\nmérite l'attention. Korngold sera-t-il l'homme\nde demain, celui que la musique attendra dans\nquinze ou vingt ans. C'est ce quê personne\nne saurait dire. Mais en tout cas un musicien\nnous est né. Parions encore une fois pour le\ngénie.\n\nJ. E.\n\n*) O. Bouwens van der Boijen. 2) Durand.\n3) Alleton. 4) Hamelle. 5) Edition mont-\nrougienne. 6) Justin Robert, à Béziers.\nSi les transcripteurs ont parfois de singu-\nlières fantaisies, - nous y reviendrons tout à\nl'heure —, il en est aussi de fort avisés ;\ncomme M. Delune, qui vient de réduire pour\npiano l'accompagnement d'orchestre de son\nPOEME pour violoncelle \\ Cette œuvre sym-\npathique et chantante mérite d'être lue, et je\nne crois pas qu'elle perde à passer au domaine\nde la musique de chambre. Quand M. Pierre\nRenauld réédite, pour deux Pianos la SONATE\nA DEUX CLAVECINS de W. F. Bach 2, c'est\nencore fort bien. Le travail de M. Braunfels,\ntranscrivant pour piano DEUX PIÈCES D'ORGUE\nde J.S. Bach \\ est un peu plus contestable :\nles pièces d'orgue peuvent fort bien se lire au\npiano telles qu'elles sont écrites ; et il n'est-\npas question, j'espère, de les faire passer, une\nfois arrangées, au programme des pianistes\nvirtuoses ; ils ont tout ce qu'il leur faut dans\nl'œuvre de Bach. Mais il y a plus original en\nce genre : M. de Vagney a u complété \" les\nSONATES pour Piano de Beethoven 3 ; grâce à\nses soins empressés elles se transforment en\ntrios, ou bien en morceaux à deux pianos\nconcertants. Et ne croyez pas que M. de\nVagney se contente de morceler le texte\nbeethovenien pour le distribuer aux divers\ninstruments : il préfère composer, de son crû,\ndes parties d'accompagnement, qui viennent\nse surajouter à l'original, laissé scrupuleusement\nintact. M. de Vagney parvient ainsi à ren-\nforcer l'Harmonie classique, parfois pauvre, ou\nbien, il remplit les vides mélodiques par d'in-\ngénieuses broderies...; vous n'imaginez pas,\npar exemple, combien l'Andante de la Sonate\nPastorale gagne à être pourvu d'un petit\ncontre-point, qui reproduit le thème, mesure\npar mesure . Mais, faut-il vous l'avouer,\nj'aime mieux les sonates de Beethoven, telles\nque lui-même les a écrites.\nLa SONATE POUR VIOLON ET PIANO, de\nGuillermo Uribe presque classique d'écriture,\nest d'un bout à l'autre une œuvre franche et\nsaine. De même les TROIS PIÈCES D'ORGUE de\nMaurice Reuchsel 4, avec leur Finale d'une si\nallègre envolée. M. Jules Dorsay, avec le\nBOUQUET DE L'AIMÉE, piano et chant 6,\nM. Marc Delmas avec une IDYLLE D'AUTOMNE\net un NOCTURNE MARITIME, piano et chant5,\nn'évitent pas toujours les longueurs, ni les\ncomplications inutiles, mais ont le mérite\nd'échapper à toute vulgarité. M. Szulc, au\ncontraire, avec sa Pantomine UNE NUIT\nD'ISPAHAN, réduite pour piano x, n'échappe ni\naux unes ni aux autres. Rien de plus banal\n\nL'Edition\nMusicale"}, {"page_pdf": 114, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100515-01.1.114", "texte": "280\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\nILe Gérant : MARCEL FREDET.\nImpr. par THE ST. CATHERINE PRESS LTD. Bruges, Belgique.\n\nque cet Orientalisme de ballet et toutes ces\nValses plus ou moins roses, ne valent guère\nmieux que si elles étaient bleues.\nSignalons tout particulièrement les IMPRES-\nSIONS DE PRINTEMPS, de Clément Robert6 pour\npiano et chant. Ce cycle de 7 Mélodies est\névidemment supérieur à tout ce que nous\navons reçu depuis longtemps. Telles d'entre\nelles, les Amandiers, le Semeur, la Sourcelette,\nlaissent l'auditeur sous une impression d'in-\ntense et indéfinissable poésie ; leurs conclusions,\ntrès significatives, très évocatrices dans leur\nbrièveté même, rappellent un peu certaines\nformules chères au maître Fauré. M. Robert\nn'a pourtant jamais été son élève. Il a passé\npar l'école Niedermeyer et par le Conserva-\ntoire, mais sans doute sans s'y transformer\nbeaucoup, puisqu'il affirme aujourd'hui que la\nComposition ne s'apprend pas. Très respec-\ntueux de sa propre originalité, il entend\nn'écrire que des œuvres patiemment mûries.\nEntre sa première composition, une GRISAILLE\npour piano et chant 6 signée Broter Sohn et\nce volume de mélodies, il y a évidemment un\nabîme. M. Robert n'a du reste pas perdu son\ntemps de l'une aux autres ; il a produit une\nJEANNE D'ARC, une cafetière automatique et\nun moteur à soupapes concentriques. Sou-\nhaitons que la mécanique ne le détourne pas\nde la voie artistique, où il donne déjà beaucoup\nplus que des promesses. M. Robert peut se\nplacer demain au premier rang de nos jeunes.\nCeux qui goûtent le moins la musique de\nDebussy seront forcés de convenir que l'appa-\nrition de ses PRÉLUDES 2 marque une date\ndans l'histoire de la musique de piano. En les\nqualifiant de pianistiques, je ne veux pas\ndésigner par là l'emploi de ces formes de vir-\ntuosité pure, dont les compositeurs romanti-\nques, Liszt en tête, nous ont donné l'exemple.\nRien n'est plus éloigné de M. Debussy. Dans\nles passages les plus compliqués en apparence,\nles 10 doigts arrivent juste à point nommé et\ncela sans écarts ni contorsions ; tout ce qui\nest écrit est possible. Voyez ces petites gammes\nascendantes qui -achèvent le prélude n° 2,\nVoiles ; ou bien le début en sixtolets du n° 3,\nLe Vent dans la plaine. Les trouvailles sonores\nne sont pas moins étonnantes et font appel à\ntoutes les ressources que peuvent offrir les\npedales. Le n° 4, Les Sons et les Parfums, a\nune conclusion surprenante, quelque chose\ncomme un soulagement exquis après deux\npages délicieusement fausses. La Dance de Puck\nest tout à fait aérienne. Enfin, M. Debussy a\nvoulu finir sur une note gaie, et le n° 12,\nMinstrels, nous rappelle les joyeuses fantaisies\ndu Golliwog's Cake Walk.\n\nV. P."}]}