{"numero_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_sha256": "4013d2628da966226f44f4b54af2cdebffb5944810db5a218eaa5b9c91899513", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnabh/issues/1914/07_01/bmtnabh_1914-07_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnabh/issues/1914/07_01/bmtnabh_1914-07_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c002", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 1", "page_fin": "couv. 1", "image_debut": 1, "image_fin": 1, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.2", "titre_corps": "HENRY ROUJON, par J. 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M. a le devoir d'associer le témoignage respectueux de son\ndeuil à tous ceux qu'a déjà provoqués la disparition de cette âme\nd'élite.\nHenri Roujon avait toujours montré à l'égard de notre œuvre une\ndélicate attention, dont nous sommes fiers de rappeler le souvenir. Lorsque\nfut fondée la Société des Amis de la musique, il voulut en accepter la\nprésidence effective. Acte de générosité. Acte de courage aussi. Le Secrétaire\nPerpétuel de l'Académie des Beaux-Arts prenait la tête d'un groupement\nartistique, étranger à l'art officiel et patronné par une Revue d'avant-garde !\nL'histoire tiendra compte de ce beau geste.\nC'est que Roujon aimait la musique pour elle-même. Il avait le\ngrand avantage de n'être ni homme de métier, ni homme de parti. Ses\nsympathies pour un art de clarté, son goût de l'équilibre classique, ne\nl'empêchaient en rien de suivre les évolutions de l'art moderne, et d y\nprendre intérêt. N'avait-il pas, aux côtés de Villiers de Flsle-Adam, connu\nl'âge du wagnérisme héroïque et assisté à la défaite d'une musique qui se\ncroyait inexpugnable ? Esprit universel, Roujon voyait toutes choses de\ntrop haut pour ne pas être libéral. La musicologie même avait conquis ses\nsympathies. Sans lui, le Catalogue du fonds de musique ancienne de la\nBibliothèque Nationale n'aurait pas paru, et l'année passée nous l'écoutions\nparler de notre vieille musique devant nos lecteurs assemblés à Marigny.\nQue de charme et que de compétence !\nHenry Roujon aimait les jeunes. Il nous l'a prouvé;. Nous perdons\nen lui un guide sûr, un maître affectueux, que nous n'oublierons jamais.\nPuissent les arts, et surtout la musique, retrouver à l'lnstitut un\nprotecteur aussi généreux, un partisan aussi énergique, un talent aussi\néminent."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c005", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.5", "titre_corps": "Les Congressistes sortant de la chapelle des Invalides", "titre_sommaire": "Les Congressistes sortant de la chapelle des Invalides", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.5", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 65, "texte": "Les Congressistes sortant de la chapelle des Invalides\nCl. Manuel"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c006", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 6, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.6", "titre_corps": "Le Cinquième Congrès de la Société Internationale de Musique", "titre_sommaire": "Le Cinquième Congrès de la Société Internationale de Musique", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.6", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1096, "texte": "Le Cinquième Congrès\nde la Société Internationale de Musique\n\n\" Certainement il y aura quelque chose de changé en France lorsque\nce Congrès sera clos. La musicologie y aura pris conscience d'elle-même,\naura affirmé ses droits à une existence désormais glorieuse. C'est une\nbelle victoire dont l'écho dépassera les limites de la pure érudition. Car\ntout spécialisés que nous sommes et que nous ayons besoin d'être, nous\nn'en avons pas moins la mission de travailler pour la plus grande gloire\nde l'humanité. Quand nous nous enfermons dans les bibliothèques, quand\nnous échangeons des communications qui provoquent l'étonnement,\nmême l'ironie des profanes, ne servons nous pas encore indirectement la\ngrande cause de la civilisation ? La musicologie n'existerait pas, elle ne\nserait pas devenue ce que vous la voyez aujourd'hui, si elle se suffisait\nd'un passe-temps solitaire et égoïste. \"\nCes paroles du président de la Société Internationale de Musique,\nprononcées au banquet de clôture du Congrès, résument parfaitement\nl'effort accompli, cette année, au cours des solennelles assises musicolo-"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.7", "debut_caractere": 12, "fin_caractere_exclue": 2153, "texte": "giques dont Paris vient d'être le théâtre. Le\nS. I. M. demeurera inoubliable parce qu'il a marqué en France une\nétape décisive dans l'histoire de la musique.\nIl faut bien l'avouer, en effet, les travaux et les\nconciles des historiens de notre art n'avaient jamais eu\ndans le public musical et, à plus forte raison, dans le\npublic tout court, un bien grand retentissement. La\nscience musicologique manquait un peu de prestige et\nl'on pouvait se demander avec une certaine inquiétude\nquel accueil la foule frivole et sceptique de Paris réser-\nverait-à cette solennelle assemblée. Les avertissements\napitoyés ne furent pas épargnés aux congressistes : la\nvanité de leur effort semblait certaine, et le principe\nmême de leur foi fut mis en discussion. Les arts,\nécrivit-on, sont-ils \" aptes à se laisser traiter comme\nl'archéologie, l'assistance publique ou l'hygiène ? \" Et\ncertains philosophes souriaient de voir les musicologues\ns'attarder à \" l'idolâtrie de la force conquérante de\nl'analyse déjà minimisée en certains domaines de la pensée par des essais\njeunes et vigoureux de synthèse\nLe succès éclatant du Congrès de Paris vint apporter à ces prophètes\npessimistes le plus éloquent démenti. Non seulement l'utilité profonde des\ntravaux réalisés apparut à leurs yeux, mais l'importance d'une telle réunion\ns'imposa à l'attention de la France entière et frappa\nvivement les imaginations les moins préparées à s'y\nintéresser. Dans toutes les classes de la société, on s'occupa\ndu Congrès, on suivit ses manifestations, on questionna\nses organisateurs. Le Boulevard se passionna, pendant\nquinze jours pour les idées nouvelles remuées en si grande\nabondance dans les séances de travail et au cours des\nauditions de musique. L'austère Congrès, sans rien perdre\nde son sérieux et de sa gravité fut un événement \" bien\nparisien \" qui ne laissa personne indifférent.\nIl faut se féliciter de la publicité un peu inattendue donnée aussi\naux travaux de notre Société Internationale. Sans doute, nos musico-\nlogues n'ambitionnent pas la gloire boulevardière, mais cette effer-\nvescence et cette curiosité de la foule profitent à leur œuvre en contri-"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.8", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 1459, "texte": "buant puissamment à sa diffusion. Ce résultat tout à l'honneur de\norganisation du Congrès, qui mélangea dans de justes proportions\nles séances d'études et les festivités. Il est dû incontestablement à la\nbelle solidarité artistique de la grande presse française qui se mit\nspontanément à la disposition\ndu Congrès, annonça et com-\nmenta toutes les manifesta-\ntions et mobilisa ses meilleurs\nreporters et critiques pour\ntenir quotidiennement le\ngrand public au courant des\nmoindres péripéties de cette\n\" grande quinzaine \" d'inter-\nnationalisme musical. Que\nnos grands confrères trouvent\nici l'expression de la sincère\nreconnaissance des organisa-\nteurs français et des délégués\nétrangers dont ils facilitèrent\nsingulièrement, par leur obli-\ngeance et leur courtoisie, la\ntâche délicate en maintenant\nperpétuellement en contact\nles congressistes de tous les\npays.\nLe Congrès de la Société\nInternationale de Musique\ns'ouvrit le lundi de la Pente-\ncôte, au matin, par une séance\ndu Conseil d'administration\nde la société. On sait en effet\nque la Société, (en France\nS. I. M., en Allemagne I. M. G., en Angleterre I, M. S.) est régie par un\nconseil, où chaque section constituée possède une voix statutaire, et dont\nla réunion n'est guère possible qu'aux époques de congrès. Cette fois, en\nprésence des délégués de quinze sections, le Conseil présidé par M. Ecorche-\nville, ayant comme secrétaire le Dr. Maclean, et comme trésorier le"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.9", "debut_caractere": 12, "fin_caractere_exclue": 1371, "texte": "conseiller O. von Hase, discuta de graves questions d'administration\ninternationale, notamment la\npublications polyglottes de la\ntion de son président pour les\nle Professeur Kretzschmar,\nprochain congrès de la Société\ncompte toutefois d'une inté-\nBarcelone, pour 1917.\ntous les congressistes, arrivés\nmodification probable des\nsociété. Il procéda à l'élec-\nannées 191 set 1916, qui sera\net fixa Berlin comme lieu du\nen 1916, non sans tenir\nressante proposition venue de\nLe soir du même jour\nà Paris prenaient contact dans\nla Galerie\ndes fêtes\nque notre confrère avait gé-\nnéreusement mise à leur disposition.\nAutour du buffet traditionel et d'une\nmusique un peu improvisée, les\nétrangers firent la connaissance du\nParis mondain.\nLe lendemain, à 10 heures et\ndemie, inauguration officielle du\nCongrès à l'amphithéâtre Richelieu\nde la Faculté des Lettres, sous la\nprésidence de M. Louis Barthou,\nancien président du conseil, et pré-\nsident effectif du congrès, qui sut\nfaire triompher l'éloquence devant\nune des assemblées les plus inter-\nnationales que la Sorbonne ait jamais\nvues. Discours du Sous-Secrétaire\nd'état des Beaux-Arts, représenté par\nM. Valentino; discours du Pro-\nfesseur Adler (de Vienne) au nom\ndes délégués de tous les Gouver-\nnements étrangers qui étaient les\nsuivants :\net Le Pro-\nfesseur Sandberger\n: Sir Edward Cooper,\nalderman de la Cité"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.10", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 601, "texte": "Autriche-Hongrie :le Professeur Adler\nJBelgique :M. Octave Maus\nDanemark :M. Angul Hammerich\nEtats-Unis : le Professeur Waldo Pratt, (Université de Hartford)\n(Conn.)\nGrèce: iM. D. Calvocoressi\nHollanele :le Dr. Scheuerleer\nItalie : le Professeur Torrefranca\nRussie :S. E. B. de Timiriaseff, ancien ministre.\nE. Bentkowski,\nSue de : M. Hennerberg\nSuisse : le Dr. Karl Nef. (Baie)\nDiscours enfin du Président de la S. I. M., pour exposer en quelques\nmots le sens de ce congrès et le profit que la France, son gouvernement,\nses musiciens et ses érudits pouvaient en attendre."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.11", "debut_caractere": 12, "fin_caractere_exclue": 1086, "texte": "Les séances de travail commencèrent aussitôt ; elles occupèrent\nmatin et après-midi, les six premiers jours.1 On trouvera dans les\ndu Congres leur compte rendu officiel et l'analyse détaillée de toutes\nles communications qui y furent présentées, tableau d'ensemble de ces\nréunions érudites. Deux organismes distincts, fonctionnant parallèle-\nment, assuraient la vie musicologique du Congrès : les \" sections \" et les\n\" commissions Les sections se contentaient d'accueillir les com-\nmunications, de donner aux orateurs l'occasion de développer librement\net publiquement leurs thèses ou de discuter celles de leurs collègues.\nLes commissions, au contraire, s'imposaient, loin du public et d'une façon\npermanente, une tâche résolument pratique ; elles s'efforçaient de rendre\nefficace le grand labeur du travail international, de coordonner le passé,\nd'organiser l'avenir : elles furent, en un mot, de véritables laboratoires\nmusicologiques.\nSections : Les sections au nombre de huit se spécialisèrent\ndans l'Histoire profane, l'Histoire religieuse, l'Esthétique, l'Ethnologie,"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.11", "debut_caractere": 1195, "fin_caractere_exclue": 1400, "texte": "1 Citons tout particulièrement une Séance des plus curieuses, qui se tint à la Sorbonne, le soir, et\ndans laquelle le savant Dl' Marage, aidé de films impressionants, nous montra la Voix humaine en action."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.12", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2771, "texte": "l'Acoustique, les Instruments, la Bibliographie et la\nThéorie et Enseignement. Nous ne pouvons songer à\nénumérer ici toutes les communications qu'elles recueil-\nlirent et les discussions auxquelles ces communications\ndonnèrent lieu. Les rapports des présidents de sec-\ntions s'accordent à louer l'abondance des idées échangées\nmais nous devons signaler leur tendance unanime à\nsouhaiter pour l'avenir une coordination plus systéma-\ntique des efforts communs et l'élaboration d'un pro-\ngramme préalable.\n\" Puisque chacune des communications présentées au jugement des congres-\nsistes présents, déclare M. Pirro, devient un thème offert à leur collaboration,\nl'œuvre de leur collègue leur est soumise pour qu'ils la développent, la corrigent,\nla repassent ou la dépassent. Ainsi, ce n'est plus seulement à un convent de\nspécialistes, que l'on assiste, mais à un colloque d'où les questions traitées peuvent\nsortir enrichies de la science de chacun. A la condition, bien entendu, que ceux\nqui prennent la parole aient bonne raison de le faire, et que la discusion ne\ndevienne pas un bavardage confus. Quelques communications donnèrent lieu à de\nvéritables conférences contradictoires, et l'on vit par là, combien ces plaidoiries\npubliques mettent de lumière en certaines questions. Pour que cette participation\ndes assistants fût bien préparée, et bien ordonnée, il faudrait faire connaître,\nà l'avance, le sommaire de chaque communication. Les arguments que l'on\nopposerait ainsi à l'auteur paraîtraient plus sûrs, on ne les produirait plus au\nhasard de la mémoire, mais pourvus de références précises ; enfin ils pourraient\ntrouver place dans les \" Actes du congrès \", à la suite des communications auxquelles\nils se rapportent, et cela serait le témoignage même qui justifie le congrès, en\nmontrant l'importance et les résultat de ce travail collectif que la\nnationale de musique impose de temps en temps à ses fidèles, quand elle les réunit. \"\nMM. L. de La Laurencie Louis Laloy, Charles Mutin, Maurice\nEmmanuel, présidents des IVe, VIe, VIIe, et VIIIe sections, ont formulé\ndes observations semblables. M. Gustave Lyon, président de la Ve section,\na même déposé nettement les conclusions que voici :\n\" S'il est difficile pour des questions d'esthétique et d'histoire de la musique\nd'engager des discussions alors qu'il s'agit de textes précis que plusieurs peuvent\nconnaître, on se heurte dans certains cas, pour les Sections de théorie ou de\npratique, à des impossibilités de voir la discussion aboutir, parce que chacun\ndemande à développer ses idées personnelles ou à établir le système qui lui parait\nêtre le meilleur, de sorte que personne n'a pu conclure.\n\" Il me parait donc désirable, dans l'intérêt général pour l'avenir, que toute"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.13", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 1279, "texte": "question qu'un auteur voudra soumettre à un Congrès, soit indiquée dès l'année\nd'avant, dès le Congrès d'avant, à l'attention des membres du Congrès futur.\nDans l'année, les futurs Congressistes, sachant que telle question devra être\nabordée et peut-être solutionnée, pourront préparer d'avance leurs observations\ncorrespondantes et même, antérieurement à la réunion du Congrès, se mettre en\nrelation avec l'auteur de la note future. Pour que le résultat des travaux du\nCongrès devienne utile, pratique, il serait même à souhaiter que 1 on puisse\nconstituer dans chaque pays un comité permanent de deux ou trois personnes\ndévouées, par section, qui seraient chargées, dans l'année qui précéderait\nle Congrès, de recevoir, sous leur garantie d'honneur de garder secrets les travaux\nqu'on leur confierait, d'étudier, d'amorcer les communications des futurs Congres-\nsistes, et les empêcher, en particulier comme cela est arrivé dans notre Section, de\nproposer de très bonne foi une communication aussi inutile que déplorable,\nlorsque le travail excessivement opiniâtre et intelligent qui y a présidé procède\nd'idées inexactes. On comprend qu'une telle communication, qui n'aurait pu être\nfaite à Paris si l'auteur y avait été présent, corresponde à une perte de temps"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.14", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 866, "texte": "regrettable pour les auditeurs et à une profonde tristesse pour l'auteur qui voit, à\nla première critique, s'anéantir toutes ses espérances en regrettant amèrement les\nannées qu'il a pu consacrer à un parail travail.\nSi les bureaux d'études de chaque Section ainsi constitués pouvaient être reliés\nd'une façon permanente entre eux, il me parait qu'on arriverait au Congrès suivant\ndans un état de cohésion meilleur, avec des travaux infiniment? imieux|[mûris] qui\npourraient être présentés d'une façon méthodique, chronologique ; on éviterait\nque plusieurs esprits s'occupent de la même chose pour arriver à la même conclu-\nsion ; on utiliserait mieux dans l'intérêt de tous l'effort de chacun.\nEn attendant l'application effective de cette ingénieuse idée, retenons\nquelques vœux immédiatement réalisables dont l'importance n'échappera"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.15", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 2257, "texte": "à aucun musicien et qu'il serait bon d'exaucer pratiquement le plus tôt\npossible.\nMM. Lyon et Mutin ont demandé :\ni° Que dans tous les pays on adopte un\nque possible du la 870 a 1 ÇC et que,\ntoutes les sociétés musicales aient ce même diapason.\n2° Que des mesures soient prises\nœuvre, les orchestres se maintiennent au la 3. 870.\nM. van Reyschoot a abordé la grande question de l'unification de\nl'écriture dans la partition d'orchestre. Il souhaite : \"\ncrées par le chromatisme grandissant et la complexité toujours plus grande\nde rinstrumentation, toute partition dorchestre ne comporte que des sons réels\net que les instruments actuellement encore transpositeurs, soient notés comme\ns'ils ne F étaient pas ; que l'usage des seul fa sol\npossible étendu a tous les instruments et que Pétagement des instruments dans la\npage soit réglé,ne varietur, par une com\nOn ne saurait attirer trop énergiquement l'attention du public et\ndes artistes sur l'utilité et l'urgence de ce vœu. Longtemps jugée irréali-\nsable par suite des transformations qu'elle imposerait à toutes les éditions\ndu passé, cette amélioration logique semble avoir frappé vivement\nl'opinion et pourrait bien avoir, cette fois, quelques chances de succès.\nToute la presse l'a commentée et l'une des plus grandes maisons d'éditions\nde Paris a fait connaître sa décision de supporter les frais considérables de\ncette réforme en l'appliquant à tout son répertoire passé, présent et futur.\n\"Tôt ou tard, a écrit Louis Laloy, il faudra en venir là. Plus on remet\net plus on accumule les éditions qu'on sera forcé de recommencer sur\nnouveaux frais. L'exemple une fois donné sera suivi de toutes parts et\nbientôt les érudits seront seuls à lire les parties de clarinette en ou de\ncor en mi comme ils lisent aujourd'hui la notation proportionnelle du\nmoyen-âge. \"\nSi le Congrès de 1914 attachait son nom à cette très importante\nréforme il demeurerait inoubliable dans la mémoire des hommes ! Il faut\nsouhaiter que des commissions compétentes s'appliquent maintenant à la\nfaire aboutir et prennent également en considération les formulés\nau sujet de la simplification de la notation et de l'amélioration des\nméthodes d'enseignement en ce qui concerne principalement l'harmonie\net le chant."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.16", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 928, "texte": "Commissions. Le travail des commissions ne fut pas moins\nactif. Cinq groupements organisés étaient en présence :\nCommission de bibliographie\nCommissiond ' iconographie\nCommission d'ethnologie.\nLa commission de Bibliographie était présidée par le Dr Springer, de\nBerlin. Elle se préoccupa des méthodes à employer pour tirer le meilleur\nparti du matériel documentaire que l'érudition met sans cesse à notre\ndisposition. Il fut décidé que la France et l'Allemagne travailleraient\nparallèlement : les musicologues allemands continueraient les dépouille-\nments méthodiques dont les résultats enrichissent les\nbibliographica tandis que les français, sans entreprendre pour le moment\nune semblable publication, dépouilleraient leurs fonds locaux. Mais toutes\nces fouilles auraient lieu d'après un plan établi par la commission pour\nconserver une parfaite entente entre les recherches poursuivies dans les"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.17", "debut_caractere": 12, "fin_caractere_exclue": 2275, "texte": "différents pays et permettre une fusion ultérieure de tous ces matériaux\ndans une immense bibliographie universelle, établie sur fiches. La\ncommission a décidé également de rédiger un règlement\ninternatio?ial pour le catalogage des œuvres de musique,\net en particulier, de la musique pratique, avec l'espoir de\nfaire adopter ce règlement par les bibliothèques publiques\ndu monde entier.\nLa commission d \"Iconographie,présidée par M. Scheur-\nleer, de la Haye, s'est occupée de signaler et de classer tous\nles documents iconographiques sur lesquels se trouve une\nreprésentation d'instrument de musique, depuis l'anti-\nquité jusqu'en 1800. M. Scheurleer qui est à la fois un\nérudit et un mécène, a obtenu déjà des résultats positifs : il a pu mener\nà bien la description d'un millier de documents, dont la publication forme\n(avec les fiches de renvoi) un total de 12500 fiches pour cette année.\nTous les ans notre collègue fera semblable contribution pour le plus\ngrand profit des amis de l'art plastique et de l'art musical.\nLa commission des Tablatures a déjà un passé glorieux qui remonte\naux Congrès de Vienne et de Londres. Sous la présidence de M. Ecor-\ncheville, elle a établi le bilan de ses travaux qui comportent une biblio-\ngraphie complète en ce qui concerne l'Allemagne, l'Autriche, Paris et\nune partie de la France. Elle va maintenant s'attaquer aux dernières\nbibliothèques de France dont il existe des catalogues, et à celles d'Angle-\nterre, d'ltalie et d'Espagne. Elle a recherché également les moyens de\npublier cet inventaire : le premier volume de cette publication aura sans\ndoute vu le jour lorsque s'ouvrira le prochain Congrès.\nLa commission du Corpus œvi\nest présidée par le professeur Adler, de Vienne. Elle\nse propose une réédition complète et critique des\nouvrages de tous les théoriciens musicaux du moyen-\nâge, du VIIme au XVIme siècle. Elle a obtenu des gou-\nvernements Allemand et Autrichien pour une période\nde cinq années, une subvention annuelle de 14.000 francs\nqui lui permet de rechercher dans toutes les bibliothè-\nques d'Europe les versions différentes des manuscrits. Un dossier précieux\nde photographies et de copies sera ainsi constitué pour chaque auteur. La\ncommission a chargé deux de ses membres allemands de visiter les"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.18", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 1373, "texte": "bibliothèques d'ltalie, et a confié à un Bénédictin une mission en\nEspagne. Jusqu'ici le Gouvernement français ne s'était pas associé\nà cet effort international, mais le Congrès pense avoir réussi, grâce a\nl'obligeance de M. Valentino, à attirer l'attention de l'administration\ndes Beaux-Arts sur cette œuvre intéressante et à décider les pouvoirs\npublics à suivre dès l'année prochaine l'exemple des gouvernements\nvoisins.\nEnfin, la commission & Ethnologie, présidée par M.Tiersot,et constituée\nà l'issue du Congrès sur la proposition de MM. Louis Laloy et G. Lefeuve,\nse consacrera à l'étude internationale du folk-lore musical. Dans une\nréunion préparatoire elle a discuté les différents moyens (phonographe,\ndictée musicale... etc.) de recueillir dans tout 1 univers, les chants popu-\nlaires et de les réunir pratiquement pour en faciliter la communication\naux intéressés. Elle se mettra en rapport avec les groupements deja\nexistants poursuivant des recherches semblables et cheicheia a cieei un\nsystème pratique de notation pour les mélodies orientales piesentant des\nintervalles plus petits que notre demi-ton diatonique ou chromatique.\nDès maintenant, M. Tiersot, bibliothécaire du Conservatoire de Paris,\nrecueillera toutes les communications et adhésions que cette intéressante\ninitiative pourra-faire naître parmi les musicologues."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.19", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 2015, "texte": "Sections et commissions, organismes de travail public ou à huis-clos\nvirent leur tâche terminée le samedi 6 juin. Une Assemblé Générale des\nmembres de la Société, et une séance de clôture les réunit encore pour\nprendre part aux dernières discussions. Puis chacun se rendit en hâte à\nl'hôtel du Figaro où MM. Prestat, Capus et de Fiers attendaient les\ncongressistes, présentés par l'infatigable René Lara. Là une réception\npleine de tact, et organisée avec toute la réserve que comportait un deuil\nrécent permit aux congressistes d'entrer, donna à tous l'impression que\nnous sortions de la musicologie pour entrer dans la musique. Nous ne\nsaurions trop savoir gré à nos confrères du Figaro d'avoir, dans les circon-\nstances présentes, tenu à se charger de cette mission délicate, et de l'avoir\nremplie avec autant de bonne grâce.\nAuditions et festivités. Il était\ndonc dans les intentions du Congrès de trans-\nporter dans le domaine objectif ses méthodes\net ses études. Profitant des expériences de\nVienne et de Londres, le congrès de Paris\névita de faire coïncider en une même semaine\nles séances où l'on parle et les séances où l'on\nse tait, ce système de compression étant à la\nfois nuisible au travail et aux festivités. Donc,\nayant laissé les savants d'abord à leur table et à\nleurs dossiers, il les réunit ensuite autour des\ninstruments de musique, et les convia à des\nauditions qui il faut l'espérer ne firent\npas figure de froide démonstration. Car on\ns'était appliqué à leur donner un caractère\nvivant et expressif. On y parvint grâce à la collaboration d'artistes de\npremier ordre et au choix de cadres exceptionnellement propres à faire\nvaloir les programmes. De puissantes affinités unissent encore peintres,\nsculpteurs, architectes et musiciens, au delà des siècles morts, et cette\nimportance accordée à l'atmosphère était nécessaire ; harmonisés l'un par\nl'autre, les sens des auditeurs se trouvèrent disposés à goûter les confi-\ndences du passé : l'œil y préparait subtilement l'oreille."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.20", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1, "texte": "2"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.21", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 950, "texte": "Et ce fut comme une exposition de musique française à travers les\nsiècles. Un cours d'histoire, sans pédantisme.\nTout près de nous : les modernes, présentés en une\nsistes, par M. J. Meunier dans la basilique de Ste Clotilde dont il est\nl'heureux maître de chapelle. Puis, en remontant ; Gluck, a l'Opéra comique,\navec un spectacle coupé d'Orphée, d'lphigénie et d'Alceste, gala\nimposant et dont nos-hôtes étrangers demeurèrent étonnés.\nPuis une splendeur orchestrale, que voulurent bien accueillir les\nsalons de Madame la cPrincesse ILdmond de Méhul s'y couvrit de\ngloire avec une Ouverture beethovenienne. Delayrac, Gaviniès, Rousseau,\nGossec nous menèrent jusqu'à Rameau, Leclair, et Couperin, et ceux-ci\njusqu'aux branles du grand Roi. D'immenses salons, une foule empressée,\nélégante, respectueuse, rapelaient à l'imaginations les fêtes musicales des\ngrands seigneurs du XVIIIe. L'âme de M. de La Pouplinière flottait\nautour de nous."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.24", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 1129, "texte": "A Versailles,même époque et même style, mais dans l'ordre de la\nmusique de chambre. La gigantesque Galerie des Glaces voulut - bien se\nprêter à ce jeu, puisqu'aucun des salons du grand Roi n'était assez vaste\npour recevoir les cinq cents congressistes, que M. de Nolhac avait réussi\nà introduire dans le Palais, en dépit des rigueurs administratives. Leclair\nde nouveau imposa son art de vigoureuse clarté, mais le grand succès fut\npour François Couperin, dont on n'entend jamais que d'aimable piécettes,\net qui nous présenta (il était certainement caché dans quelque coin) une\nvaste sonate à trois, de proportions symphoniques, qui remplit aisément\nses quarante minutes.... Pour finir un bibelot amusant rappela Marie-\nAntoinette, que nous n'aurions eu garde d'oublier. Une pendule de 1787\nsonna quelques vieux airs, enregistrés sous Louis XVI, par des procédés\nmécaniques que l'on peut comparer à ceux de nos phonographes ; et il\nfut donné aux contemporains de Debussy la joie d'entendre exécuter \"\npleut Bergère \", dans le goût orné et précieux que réclamaient les contem-\nporains de Gossec, ..."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.25", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 414, "texte": "Nous voici à Y église des Invalides,ne voulant pas encore quitter le\ngrand siècle avant d'avoir entendu Lully dans ce célébré par\nMadame de Sévigné. Œuvre massive, où le contrepoint et l'harmonie\nluttent pour la plus grande gloire du Roi, et f que le'fougueux Raugel\navait justement encadré du Reniement de St del Charpentier et du\nLaboravi incandescent de Rameau. Mais avec tout un répertoire d'orgue"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.26", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 1292, "texte": "nous nous avançons vers Louis XIII et nous y arrivons avec Bouzignac,\ndécouvert jadis par Henri Quittard. Le de Josquin, ici presque\nantique, nous force à poursuivre ailleurs notre promenade à travers les\nsiècles.\nà la salle Gaveau, où la Schola de St Louis nous attend\navec un programme d'œuvres de la Renaissance, programme malheureuse-\nment réalisé par des moyens de fortune, et d'ailleurs hors de la responsa-\nbilité du congrès ? Accepterons-nous l'invitation de\noù la musique huguenotte du XVIe siècle veut nous retenir durant deux\nlongues heures, et nous montrer, sous la conduite de M. Expert, qu'elle\naussi a joué son rôle dans l'évolution générale ? Ou bien obliquerons-nous\nvers l'Orient à la suite du prestigieux Père Komitas, qui nous entraîne à\nY église de la rue Jean Goujon ? Là s'élève en fumées sonores\nune insaisissable mélodie, tandis que deux voix, à la quarte ou à la quinte\ns'efforcent de la retenir sur terre.\nLes Congressistes ont le choix ; et, dans le doute, ils assistent à tout.\nOn les voit à la représentation d'Otelque M. Henri Russel tient à\ndonner en leur honneur au Théâtre des Champs-Elysées, avec toutes les\nétoiles de l'Opéra de Boston.\nOn les aperçoit à la Salle Erard, au\norganisé, dirigé et alimenté par M. Elpidio Pereira."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.27", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 878, "texte": "On les remarque aux admirables auditions que venu\ntout exprès de Barcelone, voulut faire coïncider avec le Congrès de\nla S. I. M. • :\nOn les voit encore et enfin au Banquet qui remplit l'immense rotonde\ndu Grand Hôtel, attentifs à la parole de M. M. Louis Barthou, J. Ecorche-\nville, A. Sandberger, Deutsch de la Meurthe, et comblés par la représen-\ntation d'une œuvre de grâce espiègle et d'exquise chorégraphie, les\nIndiscrets du sieur Monsigny. C'est au plus aimable des Directeurs d'opéra,\nà M. Jacques Rouché lui-même, qu'ils devaient cette surprise ! L'aveu en\nest-il indiscret ?\nMais voici le terme de notre excursion qui en fut le début dans\nl'ordre chronologique la Sainte Chapelle ! Ce n'est pas sans une\ncertaine appréhension que les organisateurs du Congrès s'étaient décidés\nà offrir à la curiosité internationale une exposition de nos Primitifs de la"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.29", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 1487, "texte": "musique, semblable à celles de nos Primitifs de la peinture tentée avec\nquel succès ! au Louvre, il y a quelques années. Jusqu'à présent\nquelques musicologues impénitents, tel notre regretté collègue Pierre\nAubry, n'avaient pas été heureux dans des essais de ce genre. Il semblait\nà peu près impossible de présenter à des oreilles modernes l'œuvre des\ncompositeurs antérieurs au XVe siècle ; et, lorsque l'idée d'une audition\nréservée aux XII, XIII et XIVe siècle fut mise en avant par\nM. Amédée Gastoué, elle rencontra dans le comité la plus énergique\nméfiance. Mais, telle est la force d'une conviction qui vient à son\nheure, que le concert médiéval fut adopté, la Ste. Chapelle choisie,\ndemandée et obtenue des Beaux-Arts, grâce à l'obligeante autorisation de\nM. Jules Léon. Le répertoire était aisé, mais difficile sa mise en œuvre,\net tout dépendait précisément de la manière, dans cette audacieuse résu-\nrection. Quelques sons d'instruments des XIe et XIIe, des et\nséquences de Fulbert de Chartres et du roi Robert (Xe-XIe) des\ntroubadours, quelques mâles déchants du XIIIe, et enfin une\nnous transportèrent en une heure et demie des origines de notre art occi-\ndental jusqu'aux débuts de la polyphonie consciente et organisée. Que nos\nlecteurs ne s'effraient pas des rudesses du fragment qui va suivre, mélodie\nchantée jadis à Sens à la Messe des fous et qu'un harmoniste du XIIIe se\nplut à interpréter ainsi :\nSOPRANO\nALTO 1 et 2; VIe\nTENOR/TROMEONE\nBASSES et BASSON"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.30", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 1519, "texte": "Ce n'est là qu'une pierre arrachée d'un monument gothique.\nIl faut, à cette lecture, l'éclairage clair obscur des vitraux de la Sainte\nChapelle ; il faut le parfait entourage des voix et des instruments, le\ntrombone qui soutient le basson, et l'aigre violon, l'orgue même, que\nCharlemagne a connu, et qui a sa place dans ce concert, nonobstant\nles idées fausses que, nous nous faisons de la polyphonie du moyen-âge.\nIl faut une maitrife de voix, comme celle de St. François Xavier,\ndirigée par un maître perspicace et infatigable, comme l'est M. Drees.\nEt enfin, et surtout, cet inexplicable phénomène : de jeunes enfants\ndu peuple de Paris, ignorants jusqu'au nom du moyen-âge lui même, et\ncapables de rendre non pas seulement la vie, mais l'émotion naïve\nprofonde, angoissante d'un art défunt depuis huit cents ans ! Il y avait là\nun sentiment si direct, si spontané, si irrésistible que les larmes nous\nvenaient aux yeux, et sans plus pouvoir songer à la barbarie de ces com-\nbinaisons, à l'étrange bariolage de ces mixtures sonores, nous n'avions\nplus que le souci de nous lever, d'applaudir, de manifester d'une façon\nquelconque pour mettre fin au trouble qui s'emparait de nous et qui nous\nétreignait malgré nous. Depuis la comtesse de Castellane jusqu'au musi-\ncologue le plus endurci, depuis l'ami de la musique, entré là incertain,\njusqu'à Gabriele d'Annunzio, chacun sentait passer en-soi le petit frisson\nque donnera révélation d'une force magique. Et, à la sortie, le spectacle"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.31", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 1090, "texte": "de la foule émue, inquiète, stagnant aux portes sans savoir pourquoi,\nnous rendait l'impression de certaine après-midi, du Sacre du Prin-\ntemps. De fait, l'état d'âme harmonique d'un maître du XIIe, de ce\nPerrotin par exemple qui ravissait les premiers fidèles de Notre-Dame\nne semble-t-il pas bien voisin de celui d'un moderne stravinskiste ? Est-ce\nhasard et retournons nous à l'enfance de l'art ? Faut-il croire au contraire\nque Xancetreobéissait aux lois d'un art maître de soi, dont un détour de\nl'évolution nous aurait distrait pendant quelques siècles (un instant dans\nl'histoire de l'humanité) ? Grave problème que M. Gastoué voudra bien\nsans doute agiter un jour devant nos lecteurs... Pour le moment, et ne\nconsidérant que le congrès, cette heure inoubliable a prouvé la survie\nbien plus ! le modernisme d'un art essentiellement français, né autour\nde la Cité, et que l'on croyait à tout jamais disparu du patrimoine de\nl'homme. Vive les primitifs ! Voilà un cri qui peut changer beaucoup de\nchoses dans l'équilibre de notre musicologie et de notre musique\nelle-même."}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.33", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 1880, "texte": "Réunir à Paris, en pleine saison cinq cent personnes, sous le drapeau,\nencore inconnu de la musicologie. Intéresser à l'histoire de la musique et\naux questions qui s'y rattachent de personnalités de\ntous les mondes, princesses, grandes dames, hommes\npolitiques, financiers, poètes, gens de lettres, musi-\nciens et parlementaires. Piquer la curiosité du Tout-\nParis gorgé de musique et de festivités, le promener\nà travers les grandes époques de notre art, en jetant\nquelques regards vers l'étranger, vers l'Arménie,\nl'Espagne, le Brésil et Boston. Recevoir nos hôtes de\ntous pays, non point dans des salles de concerts, mais\nchez nous, dans nos palais, dans nos églises, dans nos\ndemeures princières et parisiennes, telle était la\ntâche qui se présentait à notre Congrès d'histoire et\nde sciences musicales, et qu'il s'est efforcé de réaliser\nen s'appuyant sur deux organismes, dont aujourd'hui\nla puissance ne saurait être mise en doute : la\ninternationale de Musique et la\nde la musique.\nA la Société Internationale revient l'honneur de\nl'idée même de cette manifestation. Décidé depuis\n1911, le congrès de Paris bénéficiait des expériences\nprécédentes, celles de Leipzig, de Baie, de Vienne et\nde Londres. En outre, la S. I. M. groupement mon-\ndial, qui fêtait précisément cette\nannée son quinzième aniver-\nsaire, assumait la responsabilité\nscientifique du congrès. Car, qui\ndit congrès dit internationa-\nlisme. Mais le travail en com-\nmun et en présence de savants venus de tous les\npoints du globe ne s'improvise pas. Il faut qu'un lien\npermanent et durable groupe par avance tous ces\néléments d'activité, coordonne leurs efforts, et mène\nleurs sympathies. Il leur faut un terrain d'entente, un mode d'association.\nC'est ce que leur offre la S. I. M. La musicologie, dernière venue de\ntoutes les disciplines de l'esprit, a eu le bonheur de naître internationale."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.34", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 2458, "texte": "Tout en laissant à chaque pays, à chaque localité, l'entière indépendance\nde ses agissements, sans porter atteinte à aucune liberté, elle a trouvé le\nsecret de s'organiser à travers le monde, loyalement et légalement, grâce\nà quelques statuts très simples. Elle venait faire à Paris cette année la\ndémonstration de son existence au grand jour. Et pour la première fois la\nFrance eut le spectacle d'un grand effort de concentration musicologique,\nd'une sorte de R. P. des sciences musicales. Spectacle nouveau en vérité,\ninattendu pour beaucoup, et, faut-il le dire un peu déroutant pour\ncertain d'entre nous.\nLe Français n'est point accoutumé à considérer les choses sous le\nl'angle de l'internationalisme. Sortant peu, parlant mal les langues étrangères,\nil se trouve aisément dépaysé dans des réunions comme celles-ci. Notre\ncollègue M. Tiersot écrivait à propos du Congrès, dans le Ménestrel,\n\" on se serait cru parfois unter Lin den,\nen dépit de son nom paraissait\nfaute en est a la France\". Oui, rien de plus juste. L'Alle-\nmagne entourée des Scandinaves, Hollandais, Autrichiens,\nTchèques, Hongrois, Suisses, et Allemands d'Amérique\njette dans tout concours international le poids formidable\nde son germanisme légitime. Elle apporte en outre de\npatientes méthodes collectives, où chacun travaille à sa place\ndans la ruche. En musicologie, il n'est possible de rien\ninstaurer sans s'être mis au courant de ce qui se passe\nchez elle ou dans les pays soumis à son influence. Ce qui prouve que le\nnombre, la méthode, la cohésion, la discipline sont aussi indispensables\nici que partout ailleurs. La France s'en doutait déjà lorsqu'elle a créé une\nsection de Paris et une section du Midi, au sein de la S. I. M. L'exemple\ndes peuples qui savent se servir, mieux que nous encore, de ce merveilleux\nlevier qu'est l'association, ne sera pas perdu pour nous.\nDe même les Amis de la musique^gens du monde à côté des profes-\nsionels de la science, ont apporté à ce congrès un élément qui, sans leur\nconcours, lui eut certainement manqué. D'une assemblée de techniciens,\nils ont fait un événement d'intérêt général ; ils ont humanisé le caractère\nun peu spécial de ces fêtes érudites. Que tous ceux d'entre eux qui ont\nsuivi ces belles journées, ou ceux qui en liront ici le compte-rendu,\nsongent à la force efficace dont disposerait un groupement comme le\nleur, lorsqu'au lieu d'un millier, ils seraient dix mille. Là aussi, l'avenir"}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.35", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 981, "texte": "est à l'association de tous ceux qui aiment la musique sous toutes ses for-\nmes, celle d'hier, celle d'aujourd'hui et celle de demain. Qu'ils réfléchissent\naux belles paroles que Henry Deutsch de la Meurthe, le Mécène du\nCongrès, a laissé prononcer au banquet, par la voix autorisée de l'ancien\nPrésident du Conseil des Ministres ! Le rêve d'une Maison de la musique\nà Paris est en marche ; sa réalisation est décidée ; elle est prochaine.\nN'est-ce pas là déjà un résultat direct de ce grand mouvement de cohésion,\nde cet élan de collectivité, dont notre Congrès vient de révéler l'existence\naux plus indifférents ? Partout dans le monde entier, une œuvre d'intelli-\ngence et de large sympathie s'accomplit\nen faveur de l'art musical ; ses laborieux\nreprésentants poursuivent parallèlement\nleur tâche féconde. La France est elle-\nmême entraînée par ce magnifique exem-\nple. Point de doute qu'elle ne veuille, et\ndès maintenant, se placer à la tête d'un si\ngrand essor."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c010", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.6.4", "titre_corps": "Cl. Excelsior Un groupe a la galérie d'Excelsior", "titre_sommaire": "Cl. 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Il exulte d'avoir été deux fois\nle poète élu de Saint-Saëns. Aussi, quand viennent les personnels\nrécitatifs de Phryné et de l'Ancêtre, l'émotion est intense, l'Hymne\n✓ r l J\nau Collaborateur divinisé s'élève jusqu'à laisser vibrer, en rappel, les échos sublimes, de la\nvoix de la courtisane qui, telle Vénus, dévoile sa nudité aux pauvres pêcheurs prosternés\nou les susurrements inoubliablement doux des abeilles de l'Ermite Corse. Sur les portées de\nYAndantino Sostenu toet de l'Adagio,gravées avec un soin jaloux, on perçoit les chants\nvraiment cultuels ; ni dans ces parties, ni dans le de l'admiratrice composition, M. de\nLassus ne cesse d'être véridique et vrai.\nParmi la bibliographie énorme qu'à suscitée Saint-Saëns, c'est peut-être l'ingénieuse\nsymphonie en neuf parties qui pénètre, avec le tact et l'élégance coutumiers à M. de Lassus,\nle plus avant, sinon en la technique du maître, du moins, en son être, en son cœur.\nM. Jean Bonnerot a fouillé l'Histoire. Il s'est représenté le besoins de l'érudition future,\nceux que nos contemporains éprouvent par exemple, quand ils veulent creuser la vie et\nl'œuvre du Créateur de l'Opéra français. Nos arrière-neveux lui devront cette vaste mono-\ngraphie où tout est classé avec une chronologie respectueuse. Cette forêt de détails, l'auteur\ny a tracé des avenues ; une clarté égale s'y épand jusque par les sentes les plus sinueuses.\nL'auteur nous conduit, d'un pas régulier, à travers la vie du maître, comme à travers ses\nœuvres. Il n'omet aucun des principaux interprêtes ; il a même le scrupule de citer les\nremplaçants des premiers. S'il s'est départi de son calme, c'est en reproduisant les louanges\nmanifestées après la représentation d'un opéra, l'audition d'une symphonie ou d'un quatuor.\nSous la plume de l'impassible historien, on sent vibrer un petit frisson de colère inexprimée\nquand son impartialité l'oblige à transcrire des lignes ennemies sur son héros. 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M. de passer en revue les 29 articles ou\narticulets de l'Album mais, qu'on ne permette de citer, en fin d'article, une petite anecdote\nsur Saint-Saëns \" at home \".\nAvec le père de la Trompette, l'ami Emile Lemoine, je ne trouvais un soir chez le\nMaître, rue Monsieur le Prince, vers 1881.\nL'électricité n'éclairait pas encore les intérieurs.\nSaint-Saëns lui-même trottinait avec un rat de cave, montait sur une chaise, allumait\nquelques appliques garnies de bougies ; et, en descendant, s'écriait avec un rire sonore et\ncommunicatif :\n\" Je verse des torrents de lumière\nSur mes obscurs blasphémateurs \".\nOh ! Maître, votre citation de Jean-Baptiste Rousseau était bouffe et peut-être vraie alors !\nElle est bouffonne toujours, mais elle est fausse maintenant. Car, vous n'avez plus de\nblasphémateurs.\nP. R. DU COSTAL.\nLa VIE PARISIENNE AU XVIIIe SIECLE. (Alcan, in 4° de 300 pp.)\nNotre collègue L. de la Laurencie a bien voulu apporter sa collaboration à cette série\nd'études sur la vie Parisienne au XVIIIe siècle, début d'une collection nouvelle entreprise par\nla maison Alcan. Ce premier volume, qui par sa présentation, n'échappe pas tout à fait à\nl'apparence d'un livre de classe, et néanmoins de lecture attrayante et facile. On y trouvera\navec plaisir, dans le chapitre consacré à la musique, un bref exposé des principales querelles\nesthétiques du XVIIIe.\nSERIEYX (Auguste). Vincent d'lndy. (Paris, 1914, in-16 de 86 pp).\nL'auteur de ce petit livre est bien connu des lecteurs d'S. I. M, puisqu'il a secondé\npendant un certain temps Vincent d'lndy à la rubrique des \" Concerts Lamoureux. \" La vie\nde V. d'lndy est exquissée dans cet ouvrage d'une façon heureuse et originale ; M. Serieyx a\nconsidéré chaque tableau du \" Chant de la Cloche \" comme une étape de la vie de son\nmaître. Ce livre n'a pas la sécheresse d'une biographie ; on y trouve développées maintes\nidées générales : il faut lire les pages sur l'unité tonale, si souvent malmenée, sur la méthode\nqui, aujourd'hui, semble totalement incompatible avec l'émotion, la flamme, la puissance\névocatrice qui sont l'apanage, de la véritable œuvre d'art. \" Et ces mots vous réjouissent,\nqui devaient être inscrits très lisiblement à l'entrée de toutes les écoles de musique : \" il n'y a\npas d'école du génie, mais seulement une discipline du talent.\nLe chapitre sur les détracteurs n'est pas le moins curieux ; on y trouve de bien sinistres\nprophéties sur Vincent d'lndy et sa Schola ; elles ne se sont pas encore réalisées et je crains\nbien, pour leur auteur, qu'elle ne se réalisent pas avant l'apparition de \" La Légende de\nSaint-Cristophe encore bien moins après.\nC. 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Nous\navons, dans le même genre, hérité à Paris, des bibliothèques de Pierre Aubry et d'Alexandre\nGuilmant : à quand la publication de leurs catalogues ?\nWAGNER (Peter). Geschichte der Messe (Histoire de la Messe). lre Partie : jusqu'en 1600.\nLeipzig. Breitkopf et Haertel, 1913 ; broché :15 rel., 17,50. —(1 vol. in-8° de 548 p.)\nCe volume, le llme des \" Manuels d'histoire de la musique\", édités par Hermann\nKretzschmar, n'est pas l'un des moins intéressants de cette collection si remarquable tant\npar le choix des sujets traités, que par la valeur des collaborateurs. Un second tome\ncomplétera l'ouvrage qui nous occupe ; il est actuellement sous presse ainsi qu'une histoire de\nla \" musique d'orgue \" du Dr M. Seiffert. Aujourd'hui l'éminent professeur de Fribourg nous\noffre une contribution des plus importantes à l'histoire de la musique d'église ; c'est en effet\nla première fois que l'histoire de la forme musicale de la messe est exposée systématiquement,\ndans une vue d'ensemble.\nM. Wagner expose d'abord clairement le caractère et le rôle de chacune des parties qui\ncomposent la messe (Ordinaire et Propre) et nous fait voir comment nait peu à peu du chant\ngrégorien, tout l'art polyphonique ; des exemples musicaux, la plupart inédits, nous font\nsaisir les différents progrès de cette évolution.\n\nLIVRES REÇUS\nGOLDSCHMIDT (Dr. Hugo). A u (Lpz.\nBreitkopf. Denckmaeler der Tonkunst in Bayern, 1914, in fol.)\nDESPREZ (Dom Anselme). La musique d'orgue et les organistes.. (Abbaye de\nMaredsous. Belgique, 1912. plaquette.)\nMONTAGU-NATHAN (M.). A Histor (London, Reeves, in-8,\nde 346 pp.)\nDIAMANTI (O.). Minutes psychologiques (Paris, Fontemoing et Cie, 1914, in-12°.)\nSAINT-SAËNS (Camille). Au courant (Dorbon ainé, 1914, in-8° de\n118 pp.)\nPROD'HOMME (]. G.). Tristan et Textes français et allemand\nen regard. (Paris, Société d'édition Muller et Cie, 2 vol. in-12°, fr. 1.)\nKUFFERATH (Maurice). En commé\nParsifal au théâtre royal de la Monnaie. (Bruxelles, 1914,\nBORREN (Ch. van den). Les origines\nmsque vers 1630.(Breitkopf, 1914, in-8u de 198 pp. fr. 5.)\nROBERT (P. L.). Hugo Wolf(Rouen, 1814, in-8° de 20 pp.)\nROBERT (P. L.). Étude de Berlioz (Ibid. id. de 130 pp.)\nBARTOK (Belà). Chansons populaires roumaines du département deßihar (Hongrie)\n(Lpz. Harrassowitz, 1913, in-8° de 360 pp. Lei 5.)\nFRANKENSTEIN (L.). Th. Uhlig musikalische Schriften. (Regensbursg. Bosse\n1914, in-12° de 408 pp. M. 3.50).\nPRATT (Waldo S.). The history of music (London, Sir Isaac Pitman, in-8° de\n683 pp. 0-7-6.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c047", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c047", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 36, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.8.2", "titre_corps": "LASSUS (A. de). Saint-S(Delagrave 1914, in-12°).", "titre_sommaire": "LASSUS (A. de). 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Ce livre n'a pas la sécheresse d'une biographie ; on y trouve développées maintes\nidées générales : il faut lire les pages sur l'unité tonale, si souvent malmenée, sur la méthode\nqui, aujourd'hui, semble totalement incompatible avec l'émotion, la flamme, la puissance\névocatrice qui sont l'apanage, de la véritable œuvre d'art. \" Et ces mots vous réjouissent,\nqui devaient être inscrits très lisiblement à l'entrée de toutes les écoles de musique : \" il n'y a\npas d'école du génie, mais seulement une discipline du talent.\nLe chapitre sur les détracteurs n'est pas le moins curieux ; on y trouve de bien sinistres\nprophéties sur Vincent d'lndy et sa Schola ; elles ne se sont pas encore réalisées et je crains\nbien, pour leur auteur, qu'elle ne se réalisent pas avant l'apparition de \" La Légende de\nSaint-Cristophe encore bien moins après.\nC. 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Geschichte der Messe (Histoire de la Messe). lre Partie : jusqu'en 1600.\nLeipzig. Breitkopf et Haertel, 1913 ; broché :15 rel., 17,50. —(1 vol. in-8° de 548 p.)\nCe volume, le llme des \" Manuels d'histoire de la musique\", édités par Hermann\nKretzschmar, n'est pas l'un des moins intéressants de cette collection si remarquable tant\npar le choix des sujets traités, que par la valeur des collaborateurs. Un second tome\ncomplétera l'ouvrage qui nous occupe ; il est actuellement sous presse ainsi qu'une histoire de\nla \" musique d'orgue \" du Dr M. Seiffert. Aujourd'hui l'éminent professeur de Fribourg nous\noffre une contribution des plus importantes à l'histoire de la musique d'église ; c'est en effet\nla première fois que l'histoire de la forme musicale de la messe est exposée systématiquement,\ndans une vue d'ensemble.\nM. Wagner expose d'abord clairement le caractère et le rôle de chacune des parties qui\ncomposent la messe (Ordinaire et Propre) et nous fait voir comment nait peu à peu du chant\ngrégorien, tout l'art polyphonique ; des exemples musicaux, la plupart inédits, nous font\nsaisir les différents progrès de cette évolution."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c048", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c048", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 38, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.8.3", "titre_corps": "LIVRES REÇUS", "titre_sommaire": "LIVRES REÇUS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 38, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.38", "debut_caractere": 1896, "fin_caractere_exclue": 3089, "texte": "LIVRES REÇUS\nGOLDSCHMIDT (Dr. Hugo). A u (Lpz.\nBreitkopf. Denckmaeler der Tonkunst in Bayern, 1914, in fol.)\nDESPREZ (Dom Anselme). La musique d'orgue et les organistes.. (Abbaye de\nMaredsous. Belgique, 1912. plaquette.)\nMONTAGU-NATHAN (M.). A Histor (London, Reeves, in-8,\nde 346 pp.)\nDIAMANTI (O.). Minutes psychologiques (Paris, Fontemoing et Cie, 1914, in-12°.)\nSAINT-SAËNS (Camille). Au courant (Dorbon ainé, 1914, in-8° de\n118 pp.)\nPROD'HOMME (]. G.). Tristan et Textes français et allemand\nen regard. (Paris, Société d'édition Muller et Cie, 2 vol. in-12°, fr. 1.)\nKUFFERATH (Maurice). En commé\nParsifal au théâtre royal de la Monnaie. (Bruxelles, 1914,\nBORREN (Ch. van den). Les origines\nmsque vers 1630.(Breitkopf, 1914, in-8u de 198 pp. fr. 5.)\nROBERT (P. L.). Hugo Wolf(Rouen, 1814, in-8° de 20 pp.)\nROBERT (P. L.). Étude de Berlioz (Ibid. id. de 130 pp.)\nBARTOK (Belà). Chansons populaires roumaines du département deßihar (Hongrie)\n(Lpz. Harrassowitz, 1913, in-8° de 360 pp. Lei 5.)\nFRANKENSTEIN (L.). Th. Uhlig musikalische Schriften. (Regensbursg. Bosse\n1914, in-12° de 408 pp. M. 3.50).\nPRATT (Waldo S.). The history of music (London, Sir Isaac Pitman, in-8° de\n683 pp. 0-7-6.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c049", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c049", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 40, "image_fin": 42, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.9", "titre_corps": "SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE", "titre_sommaire": "SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 40, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.40", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3101, "texte": "SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE\nCONSEIL D'ADMINISTRATION DU MERCREDI 17 JUIN 1914\nALLOCUTION PRONONCÉE PAR M. GUSTAVE BERLY, PRÉSIDENT,\nA LA MÉMOIRE DE M. HENRY ROUJON\nAvant d'aborder nos travaux, j'ai un devoir à remplir.\nLe premier Président du Conseil d'Administration de notre Société, Monsieur Henry\nRoujon, a succombé récemment après une longue maladie. Je suis certain de répondre aux\nsentiments du Conseil en exprimant devant vous les regrets que nous a causés sa mort.\nMonsieur Roujon aimait la musique. Il l'a prouvé en acceptant de tenir notre Société\nsur les fonts baptismaux.\nDans le discours qu'il a prononcé au moment de sa fondation, il a, en termes éloquents,\ndémontré l'utilité incontestable de sa création ; il a tracé les programmes qu'elle devait\ns'imposer ; il a, en larges traits, exposé les buts qu'elle devait poursuivre et s'efforcer\nd'atteindre.\nA cause de ses nombreuses occupations et du mauvais état de sa santé, il s'est vu obligé,\ntrès peu de temps après, de résigner ses fonctions de président. Cela a été une perte pour\nnotre Société, car par la netteté de ses vues, par sa haute intelligence, il en eût été le\nprésident rêvé ; un président, un homme comme lui ne se remplace pas facilement.\nJe ne me hasarderai pas à parler longuement de lui après ce qui a été si bien dit en\nd'autres lieux.\nJe n'ai d'ailleurs eu d'autre but que de rendre à sa mémoire devant vous le pieux\nhommage qui lui est dû par notre Conseil et par notre Société toute entière.\nRÉUNION MUSICALE PRIVÉE\nNotre dernière réunion musicale privée de la saison a eu lieu le jeudi 25 juin, à 4 heures\nde l'après-midi, dans la belle salle des fêtes de l'hôtel Majestic.\nEncore que le soleil incitait à quelque excursion en plein air plutôt qu'aux horizons res-\ntreints d'une salle de concerts, de très nombreux sociétaires s'étaient rendus à notre invitation.\nIls n'auront pas eu lieu de s'en plaindre, car un programme fort intéressant, interprété\npar des artistes réputés, leur a été offert.\nMelle Montjovet, la grande cantatrice dont les succès aux Concerts Colonne, Lamoureux\net du Conservatoire ne se comptent plus, avait bien voulu accepter de nous faire le grand\nplaisir de prendre part à cette audition intime.\nElle a chanté d'abord deux airs de Bach \" \", et \" \", de la\nmanière la plus émouvante, puis des mélodies de M. Louis Vierne \"\n\" Ressemblance \"Le Galop \", trois pièces de la plus haute inspiration musicale dont elle a\nsu exprimer, avec un charme pénétrant, le sentiment profond qui les anime.\nC'est le Maître Louis Vierne lui-même qui, avec la plus grande obligeance, accompagnait\nMeUe Montjovet. Cette admirable artiste et l'auteur ont été longuement acclamés.\nM. Paul Loyonnet, le distingué pianiste, succéda à Melle Montjovet en interprétant d'une\nfaçon magistrale un concerto de Friedmann Bach, Passepied de Debussy, le Nocturne de\nFauré, et Printemps et Automne, deux pièces modernes extraites des \" Quatre Saisons\" dont\nM. Cambell-Tipton est l'auteur.\nIl a terminé en jouant, avec une virtuosité et une grandeur tout-à-fait émotionnantes, la\ncélèbre Fantaisie de Chopin."}, {"page_pdf": 41, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.41", "debut_caractere": 45, "fin_caractere_exclue": 3983, "texte": "On a fait à M. Paul Loyonnet, pour ses belles interprétations, un accueil triomphal.\nEnfin, nous avons eu le plaisir de présenter à nos sociétaires un tout jeune violoniste\nroumain, Raoul Vidas, qui a joué, avec une virtuosité et un style surprenants, différents\nmorceaux, notamment Zigeu nerweisende Sarasate, un important fragment de la\nde Tartini et le Mouvement Perpétuel de Ries, pour violon solo.\nRaoul Vidas, qui compte à peine onze printemps, échappe certainement au\nqualificatif ordinaire d'enfant prodige, car l'autorité dont il fait preuve lui permettra, sans\naucun doute, de devenir un des maîtres du violon.\nM. Jules Volterra a tenu la partie de piano avec la maëstria qu'on lui connaît.\nDÉJEUNER GARDEN-PARTY\nNous avons eu le plaisir, cette année encore, c'est une tradition que nous innovons\n—, de réunir nos sociétaires, avant la séparation des vacances, en une fête champêtre qui a eu\nlieu au Chalet Azaïs, dans l'île du Bois de Boulogne, le lundi 29 juin, par un temps magnifique.\nUn très grand nombre de nos adhérents avait répondu à notre appel :\nMme Aumont-Dhuguet, M. D. A. Agache, M. A. Aron, Mme Aubertin, Mlle G. Astruc, M. G.\nBerly, Mme Brosset, Mme Brettauer, M. et Mme Benda, Mme Bloch-Cardozo, Mme Blondel,\nMme Bugg, M. A. Bourgeois, M. Walter Behrens, M. Chantaud, Mlle Carlyle, Mlle Chasles, Mme Des-\nplanches, Mme Dauriac, M. Félix Dreyfus, M. René Doire, M. et Mme F. Depas, Mme Durand-Texte,\nM. Ecorcheville, M. d'Eichthal, Mme Flersheim, M. et Mme Francell, Mme Farges, M. et Mme E.\nGaveau, M. Glotz, Mlle Gaillard de Witt, Mlle L. Grenville, M. L. Hesse, M. E. Hecht, M. Halfon,\nM. Hennebains, M. A. Jonas, Mme Jacquet-Marsans, M. Max Lyon, MM. Gustave, Robert et Roger\nLyon, Mme Léon-Muhlfeld, Mlle Larcher, M. P. Loyonnet, Mlles Hélène et Liseron Léon, M. Le\nBaillif, M. Lefeuve, M. Marius de Cane, M. Mouthiers, M. L. Mors, M. L. de Morsier, Mme Mayrar-\ngues, Mlle Montjovet, M. et Mme A. Marty, Mlle Marié de l'lsle, Mme Mannheim, Docteur Maurel,\nM. Jean Naville, Mme Nolte, Mme Nordmann, Mme L. Ochs, M. A. Prègre, M. J. Pasquier, Docteur\nRichelot, M. Th. Reinach, Mme Ranowitz, Mlle Rouvier, M. Saisset-Schneider, M. et Mme Léo Sachs,\nMlle A. Sée, M. P. Sarchi, Mme A. Simon, Mlle Dolores de Silvera, Mlle Sauvageau, Mlle Urban,\nMme Vogt, M. et Mme L. Vaz, Mme Vaucaire, Mme Wiener-Newton, Mme Weill-Goudchaux,\nM. J. Volterra.\nAprès un déjeuner qui a été des plus gais, un concert de musique improvisée a eu lieu,\ngrâce au concours de plusieurs artistes qui étaient venus, de la façon la plus charmante,\ns'asseoir à notre table. C'est-à-dire que sous les ombrages, ce fut une succession de surprises\ndont chacune a provoqué les applaudissements enthousiastes de tous les \" Amis\nMrne Magdeleine Depas et M. Francell, de l'Opéra-Comique, ont ouvert la séance de la\nfaçon la plus imprévue en chantant ensemble deux délicieux duos \" et\n\" Sous ta Fenêtre\"de Schumann.\nMme Durand-Texte, la grande interprète de Lieder, a chanté avec une fort belle voix\net un sentiment exquis, \" Paysage \" de Reynaldo Hahn et \" Sérénade \" de Richard Strauss.\nMelle Odette Carlyle, de l'Opéra, aeu la gracieuse pensée de saluer les îles fleuries et le\nsoleil rayonnant de ce beau jour d'été en chantant les belles strophes de 1' \" Ile Heureuse \"\nde Chabrier et de 1' u Hymne au Soleil\" d'Alexandre Georges. Elle a été vivement applaudie.\nPour mettre une note littéraire et humoristique au milieu de cette musique, M. Fernand\nDepas a dit un monologue fort spirituel et, cédant aux sollicitations du public ravi, il a joué\nune scène d'imitation, dans laquelle nous nous permettons de dire que lui seul est inimitable !\nM. et Mme Depas ont d'ailleurs mis le comble à leur gentillesse en nous permettant de goûter\nune scène de Revue wagnérienne, tout-à-fait amusante, avant laquelle Mme Depas nous a\nfait entendre deux chansons anciennes qu'elle a dites dans un sourire, avec l'esprit le plus fin\net le goût le plus parfait."}, {"page_pdf": 42, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.42", "debut_caractere": 45, "fin_caractere_exclue": 2723, "texte": "Melle Dolores de Silvera, dont la voix splendide a fait frémir les arceaux de verdure,\nnous a révélé d'admirables et curieux chants espagnols, sous forme de mélodies andalouses et\nbasques, dont le caractère farouche et puissant a été magnifiquement exprimé.\nL'interprétation si personnelle et si vibrante de cette admirable artiste a profondément\nimpressionné l'assistance.\nMme Vaucaire, que nos sociétaires ont déjà eu l'occasion d'applaudir dans la 14 Farce du\nCuvier \" à l'une de nos réunions de cet hiver, n'a pas voulu résister à la prière que nous lui\navons adressée et nous lui devons, à elle aussi, un moment charmant, car elle a chanté une\nvieille romance française et une chanson anglaise dont elle a su faire, par le charme exquis de\nsa voix et l'intelligence de sa diction, deux véritables poëmes.\nEntre temps et au pied levé, c'est-à-dire en empruntant l'instrument d'un des musiciens\nde l'excellent orchestre tzigane, qui s'était fait entendre pendant le déjeuner, le jeune Raoul\nVidas, dont nous parlons plus haut, a tenu lui aussi à nous apporter son concours en rejouant\nl'une des danses tziganes de Sarasate qu'il a finement enlevée à la pointe de l'archet.\nEnfin, nous avions rêvé que cette fête champêtre se terminât par un spectacle de danses;\nmais nous n'osions l'espérer que très timidement. Aussi avons-nous été très profondément\ntouchés quand une de nos charmantes sociétaires, à qui nous avions confié notre désir, s'est\nofferte, avec la meilleure grâce du monde, àle réaliser. Mme Lucien Vaz nous permettra de\nla nommer ici, de la féliciter et de la remercier pour avoir organisé en notre honneur le plus\ngracieux des ballets.\nAvec le concours de Melles Rouvier et Sauvageau, de l'Opéra, Mme Vaz a dansé d'exquise\nfaçon les Nymphes et des danses Louis XV, dont la délicieuse musique, si joliment évocatrice,\nest de M. Léo Sachs.\nAla demande unanime, Mme Vaz a bien voulu danser seule la Sicilienne et la Gavotte\nd'Armide de Gluck ; ce fût un enchantement.\nNous avons à cœur de dire un merci chaleureux à Mme Ida Nordmann qui a interprété\nla partie de chant dans les Nymphes, à M. Hennebains le célèbre flûtiste de l'Opéra et à\nMM. Le Baillif, Eugène Wagner et Raoul Pickaërt qui ont tous contribué, avec tant de\ndévouement et de talent, à la réussite de notre garden-party.\nNous sommes encore tout éblouis des merveilles qui nous ont été offertes pendant cette\njournée de soleil et d'art, au cours de laquelle tant d'artistes éminents se sont dépensés sans\ncompter pour notre plus grande joie. Qu'ils trouvent tous encore ici, au nom du Président et\nde la Société Française des Amis de la Musique toute entière l'expression de notre sincère\ngratitude."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c050", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c050", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 42, "image_fin": 42, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.10", "titre_corps": "*", "titre_sommaire": "*", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 42, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.42", "debut_caractere": 2725, "fin_caractere_exclue": 3477, "texte": "*\nLes nouvelles adhésions reçues, sont par ordre alphabétique :\nMonsieur Paul Amiet Mme Durand-Texte Mèlle Françoise Morin\nMme Aumont-Dhuguet Mme Flersheim La Marquise Négrone\nMlle Azarian Mme Adolphe Friedmann Le Marquis Négrone\nMme Berthier Mlle Marcelle Friedmann M. José Porta\nM. Louis Brettauer Mlle Hélène Génevoix Mme Ranowitz\nMme Brosset Mme Guillot M. Augustin Rey\nM. Rudolf Cahn-Speyer Mme Invernizzi Mme Roger\nMme Ernest Caron Mlle Micheline Kahn Mme Romney\nMme Cathelineau M. Roger Lang Mme Marcelle Rouville\nMlle Madeleine Chamagne Mme L. Levylier M. Paul Schwarzenbach\nLa Comtesse de Chamberet Mlle Lobstein Mme Jacques Séligmann\nM. Victor Debay Mlle Désirée Lobstein Mlle Séligmann\nMme A. Dcsplanches M. 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Tournemire)\nSujet d'improvisation (Ch. Quef)\nThème de G. Fauré\nChoral et thème pour quatuor à cordes\n(G. Fauré)\nChant et basse de Jules Mouquet\nBasse et chant de Chapuis\nBasse et chant de X. Leroux\nDivers\nDivers\nDivers\nDivers\nSonate en si mineur (fragments) Chopin\nVariations (Glazounow)\nConcerto (Zabel)\nBallade-Scherzo (Périlhou)\nAdagio de la 12e Sonate (Leclair)\nAllegro de Concert (St.-Saëns)\nCaprice (Ch. Lefèvre)\n~\nConcerto (fragments) St.-Saëns\nDeuxième Duo (Dallier)\nSicilienne et Burlesque (A. Casella)\nSolo (Paladilhe)\nCantilène et danse (Pennequin)\nSolo (G. Pierné)\nMorceau de concert (St.-Saëns)\nVariations en ré bémol (Busser)\nChoral et Variations (M. Delmas)\nFantaisie (Stojowski)\n1er PRIX\nLanquetuit\nMlle Granier, M. Roussel\nMlles Tailleferre et Bourgoin\nMlles Cammas et Philippot\n.\nSaunier, Rose, Margat i\nMlle Meuret\n<,\nFriant, Morturier\nMUes Marilliet, Reutermann\nMiles Saïman, et Tatianoff, MM. Cazette\nKossowsky, Friant, Rambaud, Pastoure\nMlles Tatianoff et Saïman\nMM. Rambaud, Stevens, Taillardat\nFigon, Cubiles, Jacques, Jacquinot\nMlles Bianquer, Perrioud, Plé, Perez-Garcia\nLaeuffer, Radisse, Coffer, Liénart, de Valmaléte\nGrillet, Decour, Weiller, Dochtermann\nMUes David et Fontaine\nMlles Potel et Courras\nMlle Tempier, MM. Merckel, Raynal, Leîf >vici\nBogoulawski, Mlle Gautier, M. Casadesus\nM. G. Crinière, Mlle Nehr\n' *\nStien, Miquelle, Chizalet\nReynaud, Pennequin, Hornin\nValin\nVasseur\nA. Rambaldi, Bonnet, Graff\nGrandmaison, Jacot, Messmer\nAlbert, Thys, Bouillet\nLafosse, Porret, Bodet\nG. Déas, Caron\nd'Hondt, Hansotte, Jacquemin, Boutry"}, {"page_pdf": 44, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.44", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2267, "texte": "1 2me PRIX\nJ\nPas de 2me prix\nMUe Ravizé, M. Bigot, Mlle Canal\nMM. Friscourt et Cariven\nMM. Bournonville et Cliquet\nMUe Tailleferre\n+ Pas de 2me prix\nMlle Joseph\n*\n,, _, T « 0 . .\nCazette, Mazens, Laplace, Santaloune\nn/rii r» • mi« rr ttm -i -«r i a\nMlle Famin, Tatianoff, Vetheuil, Valette\n112, Mlle Delécluse, Famin, Snégina, Nieras\n{ MM. Morturier, Stévens, Laplace, Santaloune\nMlles Laughlin, Roize, Snégina\nMM. Mazens et Fabre\nDennery, Béché\nMlles Weil, Khinitz, Durony, Y. Lévy,\nJavault, Blancsube, Creyx\n11 ■ ■ 111 ' ' \" ■ . i. .. . .. .\nMlles Veyron-Lacroix, Godeau\nMUe Revardeau-Lachambre\n~ G. Bouillon. Mlle Husson de Sampigny, ~~\n_ Calzelli, M. Bas, Mlle Henry, M. Ferret\nGrout, Siohan\n4 —<•>\nGerling, R. Crinière\nPas de 2me prix\n-\nWelsch, Louis, Rampai\nDebondue, L. Rambaldi\nPas de 2me prix\n, Simon-Solère, Demarécaux\nWarin, Mangeret\nPamar, Cachera, Voisin, Dewitte\n% T. Déas, Chambre, Neff\nr Chandelon, Poitevin, Delforges\nler1er ACCESSIT\nMUe Joseph, M. Marichelle\nM. Tesson, Mlle Nagel, M. Ibert\nMM. Frevet et Milhaud\nM. Yanin\nPas de ier accessit\nCariven, Gaujac, Lévi\nMlles Dieudonné, Lefébure\nVidal-Chalom, Stevens, Fabre, Fillon,\nGuénot, Millet\nMUes Clavel, Laval, Schiff, Snegina,\nAlicita\nMHes Valette et Roize\nMM. Mazens, Millot, Rudeau\nCrosefNiéras, MM de Iliinsky,\nTalembert, Laplace, Pastouret\nDuhem, Bruck\nMiles Peltier, Feldblum, Gard, Chaudouin\ni\nMlle Amalou\nMUes L'Hôte et Durupt\norselli,,ia\nMlle isn'ard', Psidiari' Asselin g\nMUe Wetzels, M. Pétain\nCavaye, Vannemacker, Delobelle\nCagnard\nCizeron, Delaitre, Manouvrier\nBoudart\nDubois\nVidy, Vallad\nRoland, P. Lambert\nDelattre, Brion\nPas de ler accessit\nRumeau\n2me ACCESSIT\nMengé\nM. Berger\nM. Siohan\npas 2C accessit\nGuittet\nMHftS Tesson, Vaurabourg\nSanchez, de Iliinsky, Alboy,\nTalembert, Rudeau\nMlles Mascot, Baye, Castroménos, Balanesco,\nLaffont, Cros, Goerlich, Delécluse, H. Debacq\nMlles Reuterman, Clavel, Schiff\nMM. Talembert, de Iliinsky\nmucs Laffont et Delécluse\nFranck, Lazarus\nKarl, Manent\nMlles Schlesinger, Sombardier\nPas de 2e accessit\nMUes May, Hersent, Combarieu, Morlot\nM. Chatelard, Elzon, Guenn\nMoineau\nLanchy, Clerget, Antoine\nPas de 2e accessit\nBigerelle\nHonoré, Combrisson, Barguerie\nSantandréa, Crozet, \\anhee\nColomb, Guillotin\nCaillaux\nPas de 2e accessit\nRousseau\nChauvet"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c053", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c053", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 45, "image_fin": 47, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.12", "titre_corps": "Au Conservatoire", "titre_sommaire": "Au Conservatoire", "signature_source": "Emile Vuillermoz", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 45, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.45", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1645, "texte": "Au Conservatoire\n\nD'une année à l'autre nous retrouvons notre grande Ecole de musique immuablement\nsemblable à elle-même. Les êtres et les choses ont, dans cette maison vouée à la conservation,\nle privilège d'une sorte d'éternité. Privilège redoutable entre tous à notre époque où les\ndieux meurent jeunes. Aussi ne faut-il pas s'étonner de se trouver à la fin de chaque année\nscolaire en présence des mêmes succès et des mêmes échecs d'un enseignement trop\ndédaigneux des contigences. Et c'est avec résignation qu'il faut redire les mêmes choses avec\nl'intime sentiment de leur parfaite inutilité.\nComme toujours, les classes instrumentales furent brillantes. Depuis quelques années\nleur mérite a triomphé de l'indifférence publique. On ne méprise plus les concours de\ntrombone ou de basson, on ne les larde plus de plaisanteries faciles ; le plus frivole journaliste\nn'en parle qu'avec une gravité soudaine et déclare solennellement que l'abnégation et le\ntalent de leurs élèves sont l'honneur de la maison\nC'est justice. Au point de vue musical la comparaison entre le titulaire d'un second\naccessit de cornet à pistons et celui d'un premier prix de chant, d'opéra et d'opéra-comique\nest évidemment écrasante pour ce dernier. Et la sélection naturelle qui nous vaut de si\nparfaits instrumentistes d'orchestre depuis que l'orchestration s'est affinée et quintessenciée\nn'a pas encore réussi à adapter nos chanteurs à la fonction qui les attend dans notre art\ncontemporain. Une fois de plus, le groupe des \" vents \" nous a émerveillés par la solidité de\nson éducation musicale, la perfection de sa technique et le charme de sa sonorité. Il faut"}, {"page_pdf": 46, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.46", "debut_caractere": 16, "fin_caractere_exclue": 3873, "texte": "entendre ces cors et ces flûtes de velours, ces trompettes et ces hautbois de lumière et ces\ncornets à pistons véhéments —la classe de M. Alexandre Petit est réellement incomparable\nqui demeurent paradoxalement distingués dans les plus brutales explosions de violence ! Il\nfaut les entendre... et se hâter, car on ne les entend plus guère que là! Le magnifique\nentrainement d'un concours ne dure qu'un moment alors que la banale tâche professionnelle\ndure toute la vie : combien de temps ces travailleurs du cuivre conserveront-ils ce souffle\ninépuisable, ces lèvres impérieuses et cette émission infaillible ? Les fatigues du professorat\net de l'orchestre leur permettront-elles de développer cette virtuosité ? Voilà ce que l'avenir\nseul nous apprendra. En attendant il est juste de les couronner de fleurs.\nLes \" cordes \" ne sont pas moins glorieuses. La contrebasse qui a fait beaucoup\nparler d'elle cette saison traverse peut être une petite crise : elle a pris une coquetterie\ninquiétante et caresse un peu trop complaisamment sa chanterelle au lieu de rechercher\nson \" creux\" de basse-taille. Les spécialistes de l'orchestre se plaignent de l'état d'esprit\ndes jeunes gens d'aujourd'hui plus préoccupés d'imiter les \"petits oiseaux\" que de devenir de\nsolides \" garçons bassiers\". Mais, signalé et soigné à temps, le mal n'est pas dangereux.\nCette discussion, au contraire, a provoqué un mouvement général de sympathie en faveur du\ncontre-ut grave dont toutes les contrebasses devraient être pourvues depuis longtemps et\ncette crise aura été bienfaisante si elle a contribué à attirer l'attention des musiciens sur ce\npetit problème de lutherie, sur la cinquième corde, sur les clapets de prolongation, sur\nl'accord en quintes, les crins blancs ou noirs et autres sujets pour lesquels il est si difficile\nde trouver un terrain d'entente entre professionnels.\nLe violoncelle, l'alto et le violon sont en pleine prospérité. La virtuosité la plus solide\ns'épanouit dans ces classes qui conservent un niveau artistique tout à fait rassurant. Mais les\nprogrès du féminisme sont si rapides que le Conservatoire ne pourra pas se soustraire\nlongtemps à l'obligation de créer comme pour le piano des classes de violon spéciales\naux jeunes filles. Un concours mixte de quarante élèves, comme celui qui nous fut offert\ncette année, devient absolument illusoire. Aucune comparaison utile ne peut être faite, après\nun défilé de dix heures, entre les cent-vingt morceaux exécutés par les concurrents et con-\ncurrentes. Dans ces conditions le prix n'a plus de valeur relative et ne peut être assimilé\nqu'à un diplôme de fin d'études. On sait, à la fin de la journée que telles et tels élèves peuvent\nêtre émancipés sans danger, mais l'ancien classement a disparu dans cette sélection collective.\nLe concours est devenu un simple examen. Je ne suis pas certain, d'ailleurs, qu'il y ait sur ce\npoint régression plutôt que progrès. Cette tendance est démocratique et prépare utilement\nles violonistes au noble communisme du quatuor d'orchestre !\nMais un autre problème est soulevé par les concours de piano. Les nombre des pianistes\ndes deux sexes jetés chaque année dans la mêlée sociale avec leur premier prix pour toute\narme défensive atteint des proportions inquiétantes. Qu'espèrent tous ces jeunes lauréats ?\nA coup sur ils ne supposent pas que le bataillon sacré des grands solistes va ouvrir spontané-\nment ses rangs à des conscrits et que l'on va créer de nouveaux orchestres et construire de\nnouvelles salles pour leur permettre de régaler de concertos les foules enivrées. Il y a là un\nobstacle matériel contre lequel les illusions les plus touchantes viendront immédiatement se\nbriser. Les statistiques les plus optimistes ne donnent à cet égard aucun espoir aux neuf\ndixièmes des triomphateurs. Ils sont voués d'avance au professorat. Dès lors, pourquoi ne"}, {"page_pdf": 47, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.47", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3534, "texte": "pas les préparer résolument à cette belle mission et les armer intelligemment pour cette\nlutte ? Pourquoi ne pas diviser ce torrent trop abondant en canalisant ses ondes dans deux\ndirections différentes ? Pourquoi ne pas créer deux diplômes distincts, l'un pour consacrer la\ngrande virtuosité transcendante, l'autre pour certifier les capacités pédagogiques de son\ntitulaire. Le programme actuel des concours de piano est hybride et ne prouve rien. Il\ncomporte une épreuvre de lecture à vue qui en fausse très souvent les résultats et dont la\nsuppression s'impose. Il est sans intérêt de savoir qu'un brillant technicien du clavier,\ncapable de donner des interprétations éblouissantes ou émouvantes, est apte ou non à\ndéchiffrer instantanément devant un auditoire attentif quelques mesures biscornues ; nous lui\naccordons volontiers le doit de s'assimiler lentement et même péniblement les œuvres qu'il\naura à interpréter pourvu que le résultat soit heureux. Et, de même, il nous importe peu que\nle futur professeur de nos enfants ait correctement joué les de Glazounow si rien\nne nous prouve ses capacités enseignantes. Puisque le Conservatoire ne forme pratiquement\nqu'une énorme majorité de professeurs, qu'il ait la loyauté de devenir une Ecole normale\npour l'enseignement de la musique. Et n'allez pas me dire que la jeunesse ambitieuse\nmépriserait ce diplôme sans gloire : les avantages immédiats d'une telle distinction seraient\ninestimables et son prestige dépasserait vite celui de notre actuel prix de piano, qui n'a pas\nplus d'autorité artistique que d'efficacité pratique.\nLes classes de chant, d'opéra et d'opéra-comique continuent à marcher à l'arrière-garde\nde l'armée musicale. Indifférentes à l'évolution esthétique d'aujourd'hui, elles demeurent\nfidèles à un idéal lointain et rétrospectif dont la puérilité déconcerte. Des règlements\nsurannés enlèvent tout signification aux différentes épreuves : le concours de chant n'a plus\nqu'une spécialisation théâtrale trop étroite et les concours d'opéra et d'opéra-comique\ndemeurent des concours de chant déguisés. La convention la plus lamentable gouverne les\nébats de ces futurs héros lyriques. Les directeurs de nos grandes scènes musicales ont pu\nconstater, du haut de la loge du jury, que leurs pensionnaires de demain leur apporteraient\nde singulières conceptions de l'art dramatique et même mélo-dramatique. Tout est à refaire\ndans leur éducation de la scène et les travaux post-scolaires seront pour eux les seuls\néléments de formation réellements utiles. Un prix de chant, d'opéra-comique ou d'opéra est\ndevenu un simple certificat d'aptitude, un brevet élémentaire : les études sérieuses commen-\nceront après. Les nécessités de la lutte pour la vie obligeront d'ailleurs les concurrents à\nregagner rapidement le temps perdu.\nNe parlons pas du concours de Rome : il a donné lieu cette année au petit scandale\nhabituel : le concurrent couronné par le jury des musiciens a été, le lendemain, évincé par\nla majorité incompétente. Une fois de plus les graveurs, peintres et sculpteurs, forts de leur\nnombre, ont cassé l'arrêt des compositeurs. Dans ces conditions leur lauréat échappe à la\ncritique musicale. Mais on se demande quelle satisfaction morale peut éprouver le titulaire\nd'un prix ainsi décerné et pourquoi les membres de l'lnstitut formant la section de musique\ncontinuent à essuyer cet affront annuel au lieu de refuser de siéger et de laisser leurs\ncollègues discuter seuls une question où la musique n'est plus en cause ?\n\nEmile Vuillermoz"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c055", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c055", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 48, "image_fin": 49, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.13", "titre_corps": "Music=halls et Chansonneries", "titre_sommaire": "Music=halls et Chansonneries", "signature_source": "Louis Laloy", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 48, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.48", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3967, "texte": "Music=halls et Chansonneries\n\nC'est une revue d'été, moins asservie à l'actualité que celles de l'hiver, et qui en profite\npour philosopher un peu. Les auteurs, MM. Rip et Bousquet, ne craignent pas en effet de\njoindre l'ironie à la fantaisie, la satire à la bouffonnerie, et la parodie au spectacle. On ne\nsaurait trop encourager leurs efforts, d'autant qu'ils sont très justement appréciés du public.\nLe public du music-hall n'est pas, comme on voudrait le faire croire, sensible uniquement à\nla gaudriole et à l'exhibition ; il les prend quand on les lui offre ; mais il témoigne bien haut\nsa reconnaissance, quand on lui donne mieux. Par exemple, dans cette scène du cinéma,\nintitulée une Tranche de Pathé,un rire léger parcourt la salle entière à l'apparition d'écriteaux\ncomme celui-ci :\n\" Dix ANS APRÈS le mauvais fils n'a pas une fois rendu visite à ses parents. Aussi les\n\" nobles vieillards ont-ils dans l'intervalle VIEILLI DE DIX ANS ! \"\nou encore :\n\" Le mauvais fils devenu un dangereux apache s'introduit avec effraction dans la maison\n\" de ses parents QU'IL NE RECONNAÎT MÊME PAS ! \"\nPourtant ce sont les mêmes employés de commerce, les mêmes modistes, les mêmes\ndactylographes et les mêmes promeneuses du boulevard Rochechouart qui vont l'après-midi\ndu dimanche applaudir à deux pas de là une action non moins absurde et des devises du\nmême style, Le public est ce qu'on veut qu'il soit ; des auteurs habiles obtiennent tout de\nlui, même qu'il reconnaisse sa sottise et s'en moque avec eux.\nLa scène du couturier fou obtient un succès non moins vif, et pourtant c'est une\nvéritable scène de comédie; mais pourquoi la comédie ne se jouerait-elle pas au music-hall,\npuisque le théâtre ne présente sous ce nom que de plats vaudevilles ? Un couturier, qui est le\ncharmant Paul Ardot, a conquis toutes les coquettes de Paris par l'extravagance de ses\nmodèles et de ses discours : fantasque ainsi qu'il sied à un artiste créateur, il insulte ses\nclientes et les caresse tour à tour ; il leur montre ses robes en forme d'abat-jour, de panier à\nsalade, de cage avec des oiseaux vivants, et de porte-manteaux garni de pendeloques. Elles\nsont ravies ; elles se traînent aux genoux du maître ; elles se disputent l'honneur de payer\ntrès cher les travestis de carnaval dont il les défigure. Et quand on découvre que le maître\nest un fou dangereux, quand le couturier dont il a pris la place vient leur promettre des\nrobes qui les rendront plus belles, elles ne veulent rien entendre : c'est le fou qu'il leur faut,\nc'est la laideur qu'elles exigent, c'est l'infamie qui fait leur bonheur.\nOn s'est occupé beaucoup, depuis quelques mois, des aberrations de la mode. Mais\npersonne, pas même le célèbre caricaturiste qui les a relevées d'un trait si incisif, n'en avait\nmis au jour la cause, qui est que la mode, si la tradition cesse de la guider, est livrée à tous\nles caprices de la passion. Ce mot de tradition peut sembler bien sévère ; il s'applique pour-\ntant à la mode, qui est un art, tout aussi bien qu'à la peinture ou à la musique. La tradition\nn'est pas immobile, bien au contraire, elle change incessamment, mais sans rupture, et en\npartant de ce qui est trouve ce qui sera. Or de nos jours quelques peintres, désespérant\nd'attirer l'attention par leur talent, ont imaginé de se faire connaître en manquant de parti-\npris à tous les usages reçus jusque là. La mode a suivi : toutes ses incohérences sont en\nrelation étroite avec le futurisme, le cubisme, le simultanisme, et autres théories qui tiennent\nlieu à leurs promoteurs de sentiment, de métier et d'étude. Il n'est pas d'insanité qui\nrépandue par les moyens dont dispose la publicité moderne, ne suscite des adeptes, et même\ndes fanatiques. On a vu des amateurs se disputer aux enchères des barbouillages informes\nqui mettent l'œil à la torture. On a vu des élégantes se pavaner en des toilettes à dessein mal\najustées, qu'on jurerait décrochées au hasard chez la revendeuse. Double énigme dont"}, {"page_pdf": 49, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.49", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 4475, "texte": "MM. Rip et Bousquet viennent de trouver le mot : après le bon sens, la folie est la chose du\nmonde la mieux partagée.\nLa danse est elle aussi, depuis quelques années, devenue la proie des réformateurs qui\nles uns au nom d'une antiquité de manuels scolaires, les autres à grand renfort d'arithmétique,\net les troisièmes pour amuser un pensionnat de fillettes, ont doctement maudit l'adresse,\nla légèreté, la rapidité, l'équilibre, tout ce qui leur manquait. En haine de la virtuosité, ils\nont supprimé l'exercice traditionnel, comme si la virtuosité n'était pas la condition même\nd'une exécution parfaite. Et comme ils se prétendaient en possession de recettes qui en dix\nleçons transformaient en danseuse une jeune fille du monde ou une enfant de la rue, les élèves\nont afflué, pour les quitter bientôt d'ailleurs, déçues et désabusées. Les recettes étaient diffé-\nrentes, ainsi que les annonces et les boniments qui les prônaient ; on commençait toujours\npar proscrire les jupes bouffantes, afin d'étaler aux regards la lourdeur maternelle du corps\nféminin, et les chaussons de danse, pour rendre à jamais impossibles les pointes, triomphe\nd'une grâce immatérielle. Que de pieds nus, les uns mignons, le grand nombre épais et plats,\nse sont devant nous noircis à la poussière des tapis ! Que de draps blancs ont pendu sur de\nmaigres thorax ou ont serré des rotondités joviales. Que de mouvements faux, que de gestes\ngauches, que d'aplombs incertains, que de chutes imminentes ! Quel pédantisme ! Et quelle\nignorance !\nMM. Rip et Bousquet se sont attaqués cette fois à la première en date de ces prêtresses\nrévoltées, la première aussi par une instinctive beauté d'attitude que d'ailleurs elle n'a jamais\nsu enseigner à personne. D'abord accueillie avec faveur par nos artistes, elle nous est devenue\nindifférente quand nous avons découvert la pauvreté de ses moyens, et odieuse depuis qu'elle\ns'est mise à prêcher. Ne vient-elle pas encore de protester contre les plaisanteries dont elle\nest l'objet, au nom du respect dû à un deuil récent ? Toute entreprise d'art qui se destine au\npublic appartient aussi à la critique. Quant à cette urne funéraire qu'elle promène partout\navec elle, il y a là un procédé dont l'indélicatesse nous fait horreur, et je m'abstendrai\nd'insister, car ce sont choses que l'on sent, et qu'on n'explique pas.\nLa scène de MM. Rip et Bousquet est du comique le plus pénétrant, car tous les ridi-\ncules de la secte y sont découverts en un tour de main : la nudité prude, la débauche senti-\nmentale, la copie de mœurs conventionnelles, et l'admiration indistincte de toutes les\nrenommées, depuis le sculpteur patriarcal jusqu'au rimeur fardé. M. Serjius est savoureux\nquand en chemise et en corset il danse des pas de bacchante ou imite des bas-reliefs ; et il\nfaut avouer que ses mouvements, puis sur le vif, sont à peine chargés.\nC'est encore M. Serjius qui à la scène suivante, danse avec\nMelle Derny, d'une précision merveilleuse, le pas de l'entente cordiale, entente certainement\ndes plus étroites. On reconnait ici la fantaisie ailée de M. Staats, ainsi qu'en maint autre pas,\nnotamment celui de ces magistrats bouffons qui lancent si alertement au public le défi d'une\njambe preste, puis se disloquent en groupes inégaux, nouant des rondes non de leurs mains,\nmais des pieds entrelacés. On assiste aussi, en cette scène, au défilé des théâtres subvention-\nnées, sur la marche des Maîtres-chanteurs.Je ne veux pas chercher ici une allusion, mais ce\nqui est certain, c'est que la musique de Wagner se prête fort bien aux effets burlesques : il\nsuffit d'accuser cette régulière carrure que Wagner n'a jamais réussi à dissimuler complète-\nment. C'est d'ailleurs une scène fort bien réussie, grâce surtout à ce décor futuriste aux\nmaisons vertes, aux arbres rouges : si tous les futuristes avouaient une intention d'ironie, ils\ndeviendraient fort amusants. Le tout se termine par un bal de quatorze juillet, sous les\nlampions fulgurants, où un troupier et une servante, valsant dans l'extase, sont attendrissants\nEt sans doute nous avons vu aussi le roi des électeurs, l'empereur des bistros, le veau d'or,\nl'assiette au beurre. Mais l'impression qui l'emporte est celle d'une puissante orgie, et peu\ns'en faut qu'en reconnaissance de la force populaire on ne crie sincèrement : Vive la\nRépublique ! Il est tout à l'éloge des auteurs de nous laisser apercevoir la beauté où elle se\ntrouve, et même en ce qu'ils raillent.\n\nLouis Laloy."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c056", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c056", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 50, "image_fin": 50, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.14", "titre_corps": "Au Théâtre des Champs=Elysées", "titre_sommaire": "Au Théâtre des Champs=Elysées", "signature_source": "Victor Debay", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 50, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.50", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3151, "texte": "Au Théâtre des\nChamps=Elysées\nREPRÉSENTATIONS\nWAGNÉRIENNES\nVictor Debay.\nSi, trompant des espérances qu'avaient favorisées des annonces trop prometteuses, les\npremières représentations de Tristan et Isoldeont pu justifier des critiques, que certains\ngrands confrères ont formulées en des termes si excessifs, qu'ils allèrent jusqu'à l'injustice,\nla dernière audition de cette œuvre, grâce àla vibrante interprétation de Mme Matzenauer\net de M. Urlus, grâce à la direction magistrale de M. Arthur Nikisch, a été de nature à\nsatisfaire les plus difficiles. Maintenant l'équilibre entre le drame et la musique, qui est\nrarement observé dans nos théâtres lyriques où l'on joue surtout de l'orchestre, sans se\npréoccuper des chanteurs qui, sur la scène, doivent renoncer à se faire, sinon entendre, du\nmoins comprendre, le célèbre kappelmeister nous a donné une belle leçon de wagnérisme,\ndont j'espère qu'il n'est pas téméraire de penser qu'on saura tirer profit. La salle des\nChamps-Elysées est, je le crois, plus propice à ces exécutions que celle de notre Académie\nnationale qui impose à toute œuvre l'allure pompeuse et les formes conventionnelles du\ngrand opéra. Un cadre plus restreint convient d'ailleurs mieux à ce drame d'amour, dont\nl'action est tout intérieure, où la pensée intime et profonde des personnages doit, pour\nl'intelligence de ce prodigieux conflit d'âmes, nous être à tout instant révélée.\nA cause, sans doute, du travail hâtif des répétitions insuffisantes, M. Félix Weingartner,\nmalgré son habileté et sa pieuse conviction, malgré le talent des principaux interprètes,\nMme Matzenauer, Kundry, et M. Sembach, le pu ne nous a offert de qu'une\nexécution très éloignée, comme valeur d'ensemble, de celle qu'en janvier avait présentée\nl'Opéra. Nous avons eu l'occasion de nous en convaincre à l'une des dernières représenta-\ntions, qui n'était pas, elle non plus, sans défaillances et au cours de laquelle M. Van Dyck,\npar sa supérieure possession du rôle, par son jeu, par la foi qui l'anime, par l'autorité de son\nstyle s'est encore affirmé comme un des très rares artistes capables d'incarner le naïf et\nsublime héros.\nPar contre, avec M. Sembach, Walther jeune de figure et de voix, avec M. Van Rooy,\nHans Sachs touchant de modestie et de bonté, avec M. Léonhardt qui, dans le pédantesque\nBeckmesser, évita l'écueil de la caricature, avec Mme Lucile Weingartner, gracieuse Eva, avec\ndes chœurs sachant par leurs gestes et leurs accents participer à l'action, avec un orchestre\ndocile aux moindres intentions de son chef, M. Félix Weingartner nous a des\nvon Niirnbergdonné une admirable et inoubliable exécution, vivante, légère, gaie, poétique\net enthousiaste. Je crains que nous ne puissions jamais atteindre cette perfection, et cela\npour des raisons ethniques. Et, en écoutant cette comédie lyrique où l'âme populaire alle-\nmande est glorifiée d'une façon si émouvante, je réfléchissais que, ni dans notre littérature,\nni dans notre musique, qui l'une et l'autre n'ont rien à envier aux nations étrangères, aucune\nœuvre n'a ainsi chanté et exalté le passé victorieux, tendre et joyeux de notre belle et\ngénéreuse âme française."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c058", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c058", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 51, "image_fin": 56, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.15", "titre_corps": "Privés de la joie d'entendre des chœurs nombreux et disciplinés, nous avons pris,", "titre_sommaire": "Privés de la joie d'entendre des chœurs nombreux et disciplinés, nous avons pris,", "signature_source": "Maurice Bex", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 51, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.51", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3185, "texte": "Privés de la joie d'entendre des chœurs nombreux et disciplinés, nous avons pris,\nnonobstant un sentiment envieux bien explicable, une joie sans mélange à entendre\nCatalà. Cette phalange de deux cent cinquante artistes groupés dans un but commun sous\nla même bannière témoigne d'une foi et d'une ardeur qui s'imposent et qui en imposent.\nLe programme exécuté au Trocadéro était destiné à exalter les qualités de ces chanteurs\net aussi, peut-être, à montrer les limites de leur domaine. Dans l'expression des sentiments\npopulaires ils excellent : leur nombre, la simplicité de leur chant, leur virtuosité d'imitation\nleur permet d'obtenir des teintes franches et des accents vrais au point qu'ils étonnent mais\ncharment et émeuvent. Pour peu qu'une œuvre soit issue d'une préoccupation populaire ou\nqu'elle s'en rapproche elle leur devient familière et ils en traduisent l'esprit comme sponta-\nnément même s'il ne s'agit plus d'une chanson mais d'un de Or leurs\nqualités s'évanouissent brusquement s'il leur faut pénétrer la sèche et académique compli-\ncation d'un hymne de Richard Strauss,les voix se détimbrent, l'accent disparaît comme la\ncouleur et le grand corps si vivant naguère perd le souffle qui l'animait.\nUne voix plus autorisée que la mienne a manifesté le regret que l'Orféo Català n'ait pas\nencore inscrit à son répertoire telles œuvres de musique moderne française dans lesquelles\nles auteurs à force d'art et d'invention sont arrivés à exprimer directement et avec une force\nd'autant plus grande qu'elle est plus raffinée les sentiments naturels, espérons que cette voix\nn'aura point prêché dans le désert.\nA côté des chœurs il nous fut donné d'entendre la Cobla \" Perelada \" ensemble instru-\nmental destiné à accompagner les danses en plein air et composé d'une petite flûte, d'un\npetit tambour, de deux hautbois rustiques, de deux grands hautbois, de deux cornets à\npistons, de deux bugles et d'une contrebasse à cordes. Ensemble hétéroclite, dira-t-on, et\nquelque peu barbare. En tous cas, j'en appelle à tous ceux qui l'ont entendu, l'acidité de\nces timbres ne manqua pas d'égayer nos oreilles depuis trop longtemps blasées sur les\nsensations que peuvent donner les orchestres coutumiers et à cette joie ne se mêlait aucune\ngêne ni, pour une fois, aucune pudeur.\nUne tendance très répandue pousse les amateurs à jouer la comédie et même à chanter\ndes opéra-comiques dont la présentation et l'interprétation exigent ce savoir et cette\nexpérience qui s'appellent le métier. Lorsque de telles manifestations se passent en privé\nnul ne saurait y trouver que de la joie, les parents tranquillisés se délectent en voyant\ns'amuser leurs enfants et il est bien entendu que l'œuvre représentée n'est qu'un prétexte\ndont on ne s'occupe que dans des limites restreintes. Il devrait en aller tout autrement\nlorsque le public est admis à de telles exhibitions. Or il faut bien avouer que le spectacle\ndonné en Mai par la \" Petite scène\" se composait de deux ouvrages dont l'intérêt intrin-\nsèque est à peu près inexistant et dont la reconstitution historique, très exactement réalisée\nsemble-t-il, n'offrait pas une difficulté suffisante pour que l'on s'en étonne. Le théâtre du"}, {"page_pdf": 54, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.54", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1, "texte": "4"}, {"page_pdf": 54, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.54", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2438, "texte": "XVIIIe siècle a été maintes fois l'objet d'études sérieuses et poussées tant au point de vue\ndramatique qu'au point de vue musical. Il est utile d'avoir le catalogue et le texte des œuvres\nde Dancourt et de Favart mais la reprise ne s'en impose pas! Ce sont pour la plupart des\nimprovisations hâtives inspirées par le fait et l'esprit du jour, la pensée en est facile et légère\net le style, en est formulaire, elles n'ont point été établies pour subir l'épreuve du temps et\nelles ne résistent pas à une exhumation tardive. Deux de ces oeuvres :\ncomédiens ou Vamour charlatan de Dancourt, et : Isabelle et Gertude ou les sylphes supposés de\nFavart furent représentées par la petite scène avec une monotonie et une simplicité qui ne\nmanquaient pas toujours de prétention.\nLa S. M. I.fidèle jusqu'au bout àsa mission a consacré son dernier concert de l'année\nà six premières auditions. Clément Robert, Louis Vuillemin, Max d'Ollone, Kœchlin et\nCasella y furent fêtés comme il convient ainsi que Ravel subtil et respectueux harmoniste\ndes mélodies hébraïques si bien détaillées par Mme Alvina Alvi.\nLa Société nationale,au contraire, en une séance supplémentaire nous convia à réentendre\ndes œuvres qui évidemment méritent un tel traitement, mais nous les avions maintes fois\nouïes au cours de l'hiver et parfois dans de meilleures conditions. Certes c'est un attrait que\nd'entendre Cortot et Ricardo Vinès jouer à deux pianos et mais l'orchestra-\ntion de Dukas et celle de Chabrier ont peut-être une valeur suffisante pour que les transcrip-\ntions qui en ont été faites n'échappent pas à leur but et ne trouvent point d'emploi au concert.\nMmc Elise Kutscherra vient de réussir à battre un record, l'on n'avait encore jamais vu\nautant de monde à la salle Gaveau et les municipaux mobilisés rue La Boëtie pour assurer\ntant bien que mal l'ordre d'accès au contrôle durent\nappeler à l'aide toute leur philosophie pour ne point\ndésespérer d'y parvenir. Tant il est vrai que les canta-\ntrices attirent les foules, indépendamment même du\ncharme d'un programme. Car il est difficile de penser\nque la prière d'Elisabeth, Erlkônig, ou ich grolle nicht\nne soient point familiers aux auditeurs les plus inter-\nmittents des manifestations lyriques et l'imagination de\nqui a composé ce menu n'a pas du être mise à la torture. Il est vrai qu'on nous avait promis\ndu Jacob et du Diémer mais ni l'un ni l'autre ne sont venus.\n\nMaurice Bex."}, {"page_pdf": 55, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.55", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 1952, "texte": "Soyons reconnaissants à Alexandre Debruille de n'avoir point joué au virtuose-\naccapareur, ce monsieur qui s'installe avec un accompagnateur\net déballe au public tout son bagage de traits, trémolos, cascades,\npizzicati, harmoniques, sur-la-touche, vibratissimi et cœtera.\nDebruille a eu l'humaine idée d'intercaler dans son concert\nquelques interludes déclamés et d'aller se reposer au foyer.\nDebruille est tout jeune, il a joué comme on\npeut seulement le faire à son âge l'éternellement\njeune musique de Mozart. Il a donné du concerto\nen mi une exécution tout à fait charmante jusqu'en ses inévitables imperfec-\ntions. Respectueux des mouvements il ne les a pas précipités. Son succès fut,\navec justice, très vif et très spontané.\nLa présence de notre Fauré national et de Weingartner eussent suffi\nà donner un attrait exceptionnel au concert de Mme Jeanne Diot auquel\nils prêtaient leur concours, mais tel n'a pas été l'avis de cette parfaite violoniste\nqui a ravi l'auditoire par son aisance, sa virtuosité et la facilité de ses inter-\nprétatiôns. Mme Sorga, remplaçant Mme Lucile Weingartner a participé, en\nchantant des œuvres de taure et de Moussorgsky, au succès de cette belle soiree.\nLa possibilité d'être entendue, semble une condition sine qua non de la\nmusique : Pourquoi faut-il que le souci de la virtuosité fasse oublier à des\nmusiciens cette vérité première ? Pourquoi ces matchs de vitesse avec les pianos\nmécaniques ? Le vélocité excessive n'est pas nécessairement le fait d'un pianiste\ntrès fort, en revanche elle peut cacher une compréhension musicale qui ne\ns'impose pas, Si, à ce besoin de mouvement l'exécutant ajoute un emploi\nexcessif de la pédale, la musique devient absolument inintelligible.\nCeci dit il semble bien, que l'on puisse ranger Mme Riss-Arbeau dans\ncette catégorie de virtuoses-trotter à qui nous soumettons tout humblement\nles lignes qui précèdent. Et pourtant elle pourrait tout jouer musicalement"}, {"page_pdf": 56, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.56", "debut_caractere": 17, "fin_caractere_exclue": 2160, "texte": "puisqu'elle arrive à traduire sur son Pleyel le troisième nocturne et le Gnotnen Reigen de\nLiszt avec une compréhension évocative qui eut convenu le mieux du monde au\nla Sonate de Chopin ou à la fileuse de Mendelssohn\ndevenus incompréhensibles, parce que beaucoup\ntrop rapidement joués. Henri Gilles pensant que\n\" La danse est la manifestation artistique la plus\ninstinctive de l'homme \" a eu l'amusante idée de\nconsacrer tout un programme à la musique de\ndanse. Il n'a pas ainsi prétendu faire l'historique\nde cet art et des formes musicales qu'il a engendrées mais donner plutôt un aperçu des\nrythmes qui ont fleuri à telle époque ou dans tel lieu, il y a parfaitement réussi.\nHenry Danvers dont la virtu-\nosité est relative a consacré tout un\nprogramme à des chefs-d'œuvres de\ntout repos et à des pages justement\ninconnues.\nMmc Marguerite Long se sou-\nmettant à la magistrale direction de\nChevillard fut en un même soir l'in-\nterprète fidèle et sensible de Saint-\nSaëns, de Fauré et de d'lndy, et\nDebussy Claude Achille aux doigts légers et harmonieusement sonores accompagna, comme\nseul il peut le faire le Promenoir des deux amants et les que Rose Féart\ntraduisit vocalement.\nLe concert donné par Youro Tkaltchitch avec le concours de Jean Verd débuta\nheureusement : le concerto pour violoncelle de H a droit à tous les respects et au delà\net la sonatine de Ravel nous change richement des très utiles sonatines de démenti. Pour-\nquoi faut-il qu'un autre concerto signé Dvoràk soit venu après l'œuvre de Ravel. C'est dans\nses splendeurs magnifiquement étalées le concerto magistralement pédagogique, concerto à\nredingote et à lunettes d'or et long, si long, oh cet adagio laborieux et ces mouvements\nrapides grammaticaux ! Qu'il est méritoire pour des humains de les travailler, celà est digne\ndes applaudissements que l'auditoire d'ailleurs n'a pas ménagés à l'exécutant.\nFélia Litvinne, Enesco et Risler ont réussi à prouver qu'on peut réunir une foule\nd'admirateurs malgré le temps, le moment et la concurrence sportive et leur concert fut\nà proprement parler un enchantement, l'enchantement du samedi sacro-saint veille du\ngrand prix."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c074", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c074", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 52, "image_fin": 52, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.16", "titre_corps": "Mademoiselle DAVELLY qui vient de triompher à l'Opéra-Comique", "titre_sommaire": "Mademoiselle DAVELLY qui vient de triompher à l'Opéra-Comique", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 52, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.52", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 72, "texte": "Mademoiselle DAVELLY\nqui vient de triompher à l'Opéra-Comique\nCl. Manuel"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c075", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c075", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 53, "image_fin": 53, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.17", "titre_corps": "Mademoiselle MARIE-LOUISE DESMAISONS la remarquable pianiste qui vient de remporter un gros succès à Bruxelles", "titre_sommaire": "Mademoiselle MARIE-LOUISE DESMAISONS la remarquable pianiste qui vient de remporter un gros succès à Bruxelles", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 53, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.53", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 110, "texte": "Mademoiselle MARIE-LOUISE DESMAISONS\nla remarquable pianiste qui vient de remporter un gros succès à Bruxelles"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c076", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c076", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 57, "image_fin": 59, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.18", "titre_corps": "ST-GERMAIN-EN-LAYE. — Le 23 juin en la chapelle des Franciscainese au", "titre_sommaire": "ST-GERMAIN-EN-LAYE. — Le 23 juin en la chapelle des Franciscainese au", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 57, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.57", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3951, "texte": "ST-GERMAIN-EN-LAYE. — Le 23 juin en la chapelle des Franciscainese au\nlieu un concert spirituel organisé sous la direction de M. l'abbé Clément Besse. La pureté\ndu style et la remarquable qualité cristalline des voix y furent très appréciées.\nL'an dernier déjà nous avions entendu dans une circonstance analogue, outre des\nfragments de Bach et de Franck, des chants grégoriens exécutés à titre d'étude et suivant la\nméthode rythmique de M. Georges Houdard. L'exécution de ces pièces formait cette année\nencore le principal intérêt de la séance en raison de l'importance considérable de cette\nnouvelle manière au point de vue de l'interprétation de la musique médiévale.\nDepuis longtemps déjà il est hors de doute que l'habitude d'harmoniser le plain-chant\ngrégorien ne s'accorde nullement avec l'allure mélodique par excellence de celui-ci, et donne\nsouvent aux notes une valeur modale qu'elles n'ont pas. S'appuyant sur ce principe, les\nBénédictins de Solesmes, (et Dom Pothier en particulier) ont en outre mis en lumière ce fait\ncapital que la cantilène grégorienne procède, non par unités isolées, mais par groupes, ces grou-\npes étant figurés par des neumes,(signes graphiques de la notation musicale au moyen âge, et\nqui précédèrent l'invention de la portée) dont le dessin indiquait la ligne très libre et fleurie\nde la mélodie; de ces neumes,considérés comme unités par Dom\nPothier, Houdard a fait des unités rythmiques assez comparables à ce que nous appelons le\ntemps dans la mesure.Cette interprétation nouvelle complète donc l'enseignement des Béné-\ndictins, bien loin de le détruire ; elle ne s'applique d'ailleurs qu'aux mélodies ornées de la\nliturgie, telles que les antiennes, laissant à l'interprétation syllabique du mode oratoire les\nhymnes et psaumes qui se rapprochent de la déclamation rythmée. Notons encore que rien ne se\nrapproche moins du mensuralisme moderne que la rythmique de Houdard. Celle-ci établit en\neffet des pieds, des mètres de structure variée, en perpétuelle mobilité, comparables aux\nassemblages usités en poésie par les anciens lyriques. Il y a loin de cette diversité qui a\nrompu toutes les combinaisons possibles, aux valeurs régulières des mesures isochrones, dont\nl'introduction dans le plain chant serait aussi barbare que son application aux modes antiques.\nIl faut enfin rappeler combien dès l'an dernier nous avons été frappés de la parenté évidente\nprésentée par la cantilène romaine d'après Houdard, avec les anciens chants encore actuelle-\nment en usage dans les églises juives, et les mélopées orientales, dont elle dérive historique-\nment 1 ; il règne dans les unes comme dans les autres une fraîcheur et une variété que l'on\ncherche vainement dans l'interprétation syllaibque de l'école bénédictine.\nIl faut donc souhaiter bonne chance et diffusion prompte à une manière qui unit si\nheureusement la vraisemblance historique à l'instinctive aspiration de l'artiste.\nJEANNE HERSCHER.\nLYON. — Voici quelques notes sur les cinq derniers concerts de la saison symphonique\nlyonnaise.\nV. Deux reprises importantes et fort applaudies : l'interlude de cet évangile\nmusical qui depuis longtemps ne connaît plus d'athées, et la ire Symphonie de Witkowski,\n(ré min.). On ne se rappelle pas sans stupeur que naguère encore, elle passait pour obscure.\nAujourd'hui, elle se dresse en pleine lumière. Belle âpreté et virile tendresse, instinct de\ngrandeur, vie intense des rythmes, orchestration chaude et somptueuse, solide architecture :\nle compte serait vite fait des symphonies récentes qui réunissent un tel ensemble de qualités.\n\n1 II est établi que Saint Ambroise fit, pour l'élaboration d'un répertoire d'hymnes chrétiennes un choix\nparmi les chants hébraïques et les hymnes grecs ; il y eut là un baptême de la loi ancienne analogue à la\ntransformation de nombreux temples en basiliques, et de cultes divers passant de la \" bonne déesse \" à la\nvierge ou de héros païens aux saints de la piété populaire."}, {"page_pdf": 58, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.58", "debut_caractere": 17, "fin_caractere_exclue": 4232, "texte": "Monteverdi, Gluck, Ropartz et Duparc reçurent de Mme Croiza une interprétation\nprofondément musicale, à la fois pathétique et de grand style.\nVI. Les airs de ballets des Fêtes d'Hébé— par quoi fut inaugurée notre salle Rameau\nnous rajeunissent de quelques années. Entre YE et\nde Gwendoline(qui n'a pas embelli), une sélection de pièces 6ymphoniques de Mr Guy Ropartz :\nles deux Préludes est Interlude du Pajs, et la C dirigées par l'auteur.\nMusique robuste, voire un peu massive, dont la songerie celtique souvent sombre s'éclaire de\nvisions d'épopée.\nMme Marguerite Long, déjà applaudie à Lyon, met au service de Beethoven (Concerto\nen ut min.)la plus souple virtuosité, un rythme àla fois ductile et sûr, et la séduisante poésie\nd'un toucher très personnel.\nVII. Aux sages constructions du vieux Hândel en si. m.) que vivifie\nle jeu solide et brillant de Mr D. Fleuret, succèdent des œuvres moins \" carrées \". C'est\nd'abord le Chant du Crépuscule,extrait des Visions voix de femmes et orchestre,\nde Mr François Berthet. Les pures et expressives inflexions de ce nocturne chanté sa\ndélicate grisaille harmonique, subtilement colorée de poussières lumineuses, décèlent en\nnotre compatriote une rare nature de musicien poète. Puis, la charmante suite\nl'Oye, de Ravel. Ces petites scènes d'orchestre, si raffinées dans leur grâce puérite et\nféérique, plaisent d'emblée à un public que la musique de ce maître avait laissé jusqu'ici\nassez indifférent : preuve nouvelle, que l'œuvre éducatrice de Witkowski n'est pas vaine.\nLa IVe Béatitude et la IXe Symphonie nous ramènent dans le cercle familier des œuvres\nconnues : orchestres, chœurs et solistes (Mmes Lormont et de Wailly, M. M. Plamondon et\nFrœlich) y recueillent un succès mérité.\nVIII. Clair et léger dans la Symphonie italie de Mendelssohn, l'orchestre donne une\nexécution un peu lourde et monotone, à mon gré, du poème symphonique de Balakirew,\nThamar (lre audition à Lyon). Tout ce qui tient un archet était accouru au seul nom de\nMr Enesco. Une Invention de Bach et le Concerto de Lalo firent admirer sa technique\nprestigieuse et son beau tempérament. Pourquoi un tel artiste gâte-t-il son talent par un\nabus presque continuel du vibrato?Je sais des délicats pour qui cette faute de goût,\nfranchement insupportable dans Bach, neutralise les plus belles qualités. Je me hâte d'ajouter\nque le public ne fut pas de cet avis, et applaudit à tout rompre.\nUne interprétation chaleureuse de la IIe partie de Psyché termina le concert.\nIX. La dernière audition de la saison (dédoublée) fut consacrée à l'exécution intégrale\ndu Chant de la Cloche.Cette œuvre marque une étape que Mr V. d'lndy a bien dépassée;\nmais elle reste vibrante de sincérité et de jeunesse. Empêché d'assister à ce concert, j'en\ncrois, sur l'interprétation, l'écho unanimement élogieux qui me revint de toutes parts.\n(Solistes : Mme Faliero Dalcroze, M.M. Plamondon et Mary).\nParmi les concerts de musique de chambre que je voudrais signaler en plus grand\nnombre, je ne puis omettre l'exquise soirée (2 avril) où Mr Ravel au piano, assisté excellem-\nment par Mme Engel-Bathori et le quatuor Le Feuve, interpréta un choix de ses œuvres.\nCaprice, humour, grâce précise et câline, rêverie qui ne déclame pas, cà et là, brefs accès\nd'une passion qui n'appuie jamais : ce fut un enchantement. Ce n'est pas le sang lourd des\nhumains qui coule dans les veines de cette musique. De quelle subtile essence est-elle donc\nfaite? Les fées le savent la reine Mab, peut-être, mais surtout nos fées de France, qui\nhantaient la claire fantaisie de Charles Perrault.\nEnfin, du 8 au 13 juin, la série complète des Quatuors de Beethoven fut donnée, pour\nla première fois à Lyon, par le Quatuor Capet. On ne se lasse pas d'admirer l'homogénéité\nde cet incomparable instrument. Ce qui a plus de prix encore, c'est la lumineuse intelligence\nqui préside à ces belles interprétations. Tout y reçoit un juste accent; pas une intention qui\nne \" sorte \" ; et pourtant, nul excès d'analyse, aucune de ces recherches outrancières par où\ntrop d'artistes croient honorer Beethoven. On ne rêve guère d'exécution plus soumise à\nl'œuvre : c'est la limpidité d'un parfait miroir. Clairsemés aux premiers concerts, les auditeurs"}, {"page_pdf": 59, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.59", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3113, "texte": "devinrent de plus en plus nombreux et enthousiastes. Aussi fidèles que circonspects (ce qui\nest beaucoup dire), les Lyonnais n'oublièrent pas le Quatuor Capet. Qu'il nous reviennent\nbientôt : il y a aura foule pour l'entendre.\nL. A.\nROUEN. — Nous avons reçu la lettre suivante :\nRouen, 17 Juin 1914.\nMonsieur le Directeur,\nDans le numéro de la S. I. M. paru le 15 avril, je lis sous la rubrique \" La Province\nRouen \" les lignes suivantes publiées sans signature, mais dont l'auteur est facile à deviner\npour tont lecteur rouennais :\n\" La Gamme \". Nous avons le regret d'ignorer cette Société...\ndéclaré d 'ailleurs n'admettre que des compte rendus\nQue votre correspondant nous ignore, mes excellents collaborateurs et moi, c'est ce\ndont nous nous consolerons aisément. L'estime que veulent bien nous accorder ses confrères\nnous suffit.\nMais ce que je ne lui permettrai pas, c'est de m'attribuer gratuitement les sornettes\nqu'il lui plait d'imaginer.\nJe lui oppose en effet un démenti formel. Jamais : je n'ai tenu à personne les propos\nridicules qu'il me prête.\nVotre bonne foi, Monsieur le Directeur, a été surprise, s'il vous plait d'ailleurs d'être\néclairé sur les dessous de la campagne que mène contre moi votre correspondant rouennais,\nil vous sera facile de vous renseigner auprès de vos confrères du \" Journal de Rouen \" ou de\n\" la Dépêche de Rouen\nJe vous prie, Monsieur le Directeur, de bien vouloir, conformément à la loi de 1881,\ninsérer la présente réponse en même place et en mêmes caractères que l'article dans lequel\n• j • / i f « f\nj ai ete vise.\nEt en regrettant d'entrer de cette manière (que je n'ai pas choisie) en rapport avec\nvotre estimable Revue, je vous prie d'agréer l'assurance de ma considération distinguée.\nD. HAELLING\n#\nDirecteur de la Gamme.\nCAEN. — L'Association artistique des grands concerts Caennais a donné cette saison\n1913-1914, une série des concerts, qui eurent le plus grand succès.\nLe comité fit appel à M. Georges Rabani, pour diriger ces bien connues manifestations\nd'Art. L'orchestre de notre association (qui compte aujourd'hui plus de 80 exécutants) peut\naller de pair avec les orchestres les plus réputés de nos grandes villes de province : il a sû\nconquérir tous les lauriers, et notre cité peut-être fière d'avoir enfin un grand orchestre\nsymphonique, digne de sa réputation artistique et de ses universités.\nLes solistes des concerts furent (par ordre alphabétique) :\nMlle Arcos, de l'Opéra Comique, M. Coulibœuf,\\ clarinettiste, M1Ie Daumas, de l'Opéra,\nM. Chanoine-Davranches,des concerts Lamoureux, Mme des concerts de\nMonte-Carlo, M. Heerschmann,baryton, M. Lefevioloncelliste, organiste,\nM. Rodolphe Plamondon, de l'Opéra, M. Honoré Snell, des Concerts Colonne, MUe Matacha-\nTrouhanowa, de l'Opéra, M. Vergriete, pianiste, Mme Wurmser-Delcourt, harpiste... ils furent\ntous très fétés.\nNous croyons inutile de décerner des louanges à une telle pléiade d'artistes. Qu'il nous\nsuffise de remercier M. Besnier l'actif président de l'association, pour la vie toute nouvelle\nqu'il a su infuser à une société qui ne demandait qu'à s'épanouir.\nG. P."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c078", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c078", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 60, "image_fin": 63, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.19", "titre_corps": "LA QUINZAINE", "titre_sommaire": "LA QUINZAINE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 60, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.60", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3874, "texte": "Le numéro Gluck ayant réduit la place de nos informations de Belgique en\nont subi sérieuse amputation. 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Enfin, une série de\ndémonstrations de gymnastique rythmique, à l'lnstitut d'lxelles, que dirige M. HenryThiébaut.\nLe jour même de la réunion S. I. M. M., Tirabassi nous invitait à une sensationnelle\n\" première \" historique aussi. On sait que notre confrère italien (il fut naguère organiste à\nNaples), après avoir épuisé, peut-être, les grandes bibliothèques de sa patrie, s'est fixé à\nBruxelles, où, depuis quelques années, il dépouille avec une patience à la fois ponctuelle,\ninébranlable et héroïque (celle des vrais explorateurs) le fonds Fétis. Il y dénicha, sous les\npoussières, un Salve Reginade Monteverde, une de J. S. Bach, (publiés à\nBruxelles). 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Le quatuor inachevé, la Sonate\npour violon et piano, douloureusement, et joyeusement ensuite, évoquèrent l'âme vivante,\nsereine et nostalgique du génie mort éphèbe, de qui la voix inspirée, lointaine et présente\nensemble, parle si droit et si profond au cœur.\nLes mêmes Mme Weber, D. Defauw, Prévost, secondés par MM. Bosquet, Laoureux,\nOnnou, Leirens (à l'orgue) à une soirée donnée dans un local pittoresque, au Vieux Cornet,\ninterprétèrent ces pages et révélèrent le Psaume XLVI de Florent Schmidt. Cette œuvre\nsera réentendue, au commencement de la saison prochaine, avec orchestre et chœurs, nous\nlui réserverons alors l'étude approfondie qu'elle réclame.\nIl faut ajouter à ces notes anciennes, le compte-rendu du dernier concert du\nConservatoire, consacré à des auteurs nationaux modernes.\nL'orchestre et les chœurs d'élèves y exécutèrent: un Oratorio de Joseph Ryelandt :\nPurgatorium, œuvre de noble émotion, de claire et sobre écriture, de large facture et de\nbelle sincérité d'accents : Christine, de Gustave Huberti ; Beata Mater, motet pour soprano,\nchœur mixte et orchestre d'August De Boeck, page délicate, fraîche et pure ; Hymne d'Amour\nduo pour voix de femmes et orchestre, de M. Van Dam, le très dévoué et très méritant\ndirecteur de la classe d'ensemble instrumental ; Rapsodie wallonne pour piano et orchestre\nd'Adolphe Biarent, composition orchestrale de proportions assez vastes, sur des thèmes\npopulaires de nos provinces, traités avec une abondante chatoyance, avec une science\napprofondie; Adagio pour cordes de Guillaume Lekeu; enfin, Le Cortège héroïque, œuvre de\njeunesse de Victor Vreuls. Elle fut écrite en 1894, en effet; l'auteur avait 18 ans. Il y\naffirmait, remarquablement déjà, sa fougue exubérante, son goût des rythmes clairs et vifs,\nsa précision et son aisance d'écriture.\nIl convient de louer M. Léon Du Bois pour son heureuse initiative, qui, parmi d'autres,\nnous offre aussi le témoignage du revirement que nous nous promettions d'acter, en\ncommençant notre dernier article.\nCertes, qu'on le veuille ou non, il y a quelque chose de changé depuis le temps où\nquelques jeunes fondaient, en 1906,1 e u groupe des compositeurs belges \". Mon vieux camarade\nl'écrivain Georges Rens se souvient des difficultés éprouvées à rapprocher, pour une œuvre\nde solidarité fraternelle, les musiciens eux-mêmes ; des méfiances, des ironies, des hostilités\ngénérales.\nAujourd'hui, personne ne reste étranger à notre lutte. Des sociétés, des ligues, des\ncomités se sont formés, qui tous affirment un but d'entr'aide collective. Les égoïsmes fermés,\nles indifférences font place à l'estime, à l'admiration réciproques.\nIl y a trois mois, des artistes vinrent me demander de présider une Ligue de musique belge,\ndont le programme tient dans ses lignes : 44favoriser Vépanouissement des jeunes talents,\nprovoquer une saine et enthousiaste émulation parmi tous nos compositeurs, qui, désormais,\nappuyés et appréciés, trouveront dans Vaccueil d'un public averti le ressort qui fait vivre les\ngrandes œuvres. \" Ses moyens d'action : des conférences périodiques, avec auditions, aux"}, {"page_pdf": 62, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.62", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 12, "texte": "LA QUINZAINE"}, {"page_pdf": 62, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.62", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 4134, "texte": "élèves des classes supérieures des établissements d'instruction, la collaboration des foyers\npopulaires et des patronages, sans distinction de nuances politiques, déjà, la Fédération\ndes U. P. prête son appui moral et matériel à cette œuvre une publicité régulière dans la\npresse quotidienne et périodique, des conférences programmes, auditions, aux sociétés\nmusicales, instrumentales ou autres l'organisation de concerts publics.\nEt tout cela, pour refaire l'éducation de la masse où dorment les saines réserves de\nvierge et naïve ferveur ; pour lui dire la valeur de l'art national, et l'en faire communier !\nJ'ai souscrit des deux mains à cette initiative, dont l'action portera sur les humbles, jusqu'au\nprofond de nos provinces, tandis que la Société Belge des Amis de la musique qui s'est constituée\nsous les plus hauts patronages, offrira, dès la saison prochaine, à nos forces musiciennes,\nl'appui puissant de l'élite avertie qui fit à notre pays sa légitime réputation.\n\nRené Lyr.\n\nNOUVELLES.\n\nA l'occasion de la première communion du prince Charles de Belgique et de la\nconfirmation du prince Léopold, une double cérémonie religieuse a eu lieu au Château de\nLaeken. La partie musicale était tenue par Eugène Isaye, qui inaugurait ses fonctions de\nMaître de Chapelle du Roi, Edouard Deru, violoniste de LL. M. Louis de Bondt, organiste\nde Péglise de Laeken, M. Mest et Wynants, chanteurs.\nLes journaux ont annoncé, au lendemain de la visite du roi de Danemarck à\nBruxelles que MM. Eugène Isaye, César Thomson, Kufferath et Guidé avaient reçu Tordre\ndu Danebrog. Cette distinction honore légitimement ces représentants en vue de notre art\nmusical. Toutefois, qu'il nous soit permis de dire notre regret de ce que, pour les réceptions\nofficielles de monarques ou de personnages de haute marque étrangère, on ne prévoie pas,\nen Belgique, l'exécution d'œuvres de nos compositeurs. Dans tout autre pays, en France, en\nAllemagne, et au Danemark même, je veux croire, la musique a sa place, dans la présentation\ndes forces et des beautés nationales. Chez nous, rien de pareil. Il nous souvient de ce qu'au\ncours de l'exposition 1910, le même sort atteignit les compositeurs. Il serait bon et juste\nenfin que l'on sache qu'à côté de grands interprètes, nous possédons aussi des créateurs.\nLa Fête de la Paix, célébrée, au préau de l'Ecole Normale de Bruxelles, avec le\nconcours de M. le sénateur La Fontaine, lauréat du prix Nobel de la Paix, président du\nBureau International de la Haye, de la Fédération des U. P. et de la Ligue musicale belge\nnous permit d'apprécier particulièrement le talent probe et sûr de M. Baroen, violoniste, qui\njoua de façon fort émouvante la belle Sonate de Lekeu, accompagné parfaitement par\nMme Florival, pianiste. Melle Fonsny et M. Maas chantèrent quelques œuvres belges : chansons\naimables de H. Delisles et de M. Polak, lieder de Huberty, et Hymne à la Paix, grave et\nsolennel de R. Moulaert.\nAu dernier dîner littéraire, chez M. Emile Cauderlier, Joseph Jongen nous fit\nentendre quelques-unes de ses pièces pour piano : Soleil de midi, Nocturne, Rondes wallonnes,\nd'un rythme subtil, alerte et vif, d'une forme pure en même temps que raffinée, d'un art\ndélicat, ému, parfait. Nous avions en d'autre part l'agrément d'écouter là, le pianiste Arthur\nVan Dooren, dans l'interprétation de ses meilleures pages, virtuoses et romantiques, faisant\nvaloir une admirable technique, une sentimentalité, un peu extérieure sans doute, mais large\net vigoureusement rythmée.\nM. Léon Delcroix vient de terminer Le Petit Chaperon rouge, nouveau conte féerique\nen collaboration avec Jules Elslander, auteur du Petit Poucet, succès de ce dernier hiver à la\nGaîté. Il achève Le Sourire de Vlnfante, œuvre lyrique sur le livret de M. Géo Drains.\nM. F. Ruhlmann que M. Jacques Rouçhé vient de retenir comme chef d'orchestre à\nYOpéra, est, on le sait, belge de naissance. Elève du conservatoire de Bruxelles, il fit ses\npremières armées à Liège, à Anvers, et à la Monnaie, avant d'être nommé à l'Opéra-comique.\nNaturalisé Français (la qualité de Français est requise pour pouvoir diriger un orchestre"}, {"page_pdf": 63, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.63", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 2899, "texte": "municipal ou gouvernemental en France) M. Ruhlmann a gardé nos meilleures sympathies.\nRedisons-lui, avec nos félicitations, tout l'agrément que nous avons de sa nomination.\nL'éminent chef d'orchestre M. F. Van der Stùcken vient de connaître un nouveau\ntriomphe en dirigeant à Anvers le grand festival de mai. Détachons cette appréciation de\nnotre confrère M. Carlo Matton, dans le Guide \" Il nous reste à dire la parfaite\nautorité et la belle ferveur artistique de M. Van der Stiicken qui a présidé à la réalisation de\nces deux programmes. Sa direction impulsive, pleine de vie et d'entrain sut imprimer à\nchaque œuvre son style et son caractère. \"\nUn nouveau concours musical (suite du concours musical de 1912) est organisé par la\nMaison Riesenburger à Bruxelles.\nUn prix unique de 300 francs est offert pour la meilleure composition pour piano seul ;\npour les conditions s'adresser à M. P. Riesenburger, 10, rue du Congrès, Bruxelles.\nM. P. Riesenburger nous a fait tenir une héliogravure 45 x 30, d'après le portrait de\nRichard Wagner, qu'il avait dédicacé \" à M. Rudolph Ibach, son collaborateur ès sonorités. \"\nC'est un des meilleurs portraits et des plus ressemblants du maître de Bayreuth.\nOn annonce qu'un drame lyrique en 1 acte: Le Signal de M. R. Guillemyn sera\nreprésenté l'hiver prochain à Anvers.\nDe même, ,l Rijn Roosje \", de M. Robert Herberigs, sera monté au Théâtre flamand\nde Gand.\n—On a parlé déjà des projets de M.M. Kufïerath et Guidé pour la saison 1914-1915.\nUne nouveauté, probablement : Marouf, savetier de M. Henri Rabaud ;\nde Weingartner, peut-être (?) ; certainement: aucune partition belge. On assure qu'en 1915...\n\" le ciel aura des accomodements \". C'est toujours ça...\n\nR. L.\n\nCONCOURS DU CONSERVATOIRE\nOrgue (Professeur, M. J. Desmet). Premier prix, M. Hanoulle. Deuxième prix,\nM. Tellier, Accessit, M. Absil.\nMusique de chambre (Professeur, Mme Zarembska). Premier prix, M1Ie\" Lejour et\nHutse. Deuxième prix, MUes Malfroid, Thys et Decoquibus.\nHarpe chromatique (Professeur, M. Risler). Accessit, Mlle Van de Perre.\nHarpe diatonique (Professeur, M. Meerloo). Deuxième prix avec distinction, Mlle Van\nHout ; deuxième prix, Mlle Famerie.\nPiano (Jeunes gens. Professeur, M. A. De Greef. Premier prix avec la plus grande\ndistinction, M. Maas. Prix Laure Van Cutsem. Mlle Burgelman (par 3 voix contre 2).\nPiano (Jeunes filles. Professeurs, MM. Gurickx et Wouters). Premier prix avec la\nplus grande distinction, Mlle Vanneste (classe de M. Gurickx). Premier prix avec grande\ndistinction, Mlle 3 Decrolière (classe de M. Wouters) et Simonart (M. Gurickx). Premier\nprix, Ml,e Wouters (M. Wouters). Deuxième prix avec distinction, Mlles Hannozet et Dizan\n(M. Gurickx), Duparcq et Coulier (M. Wouters). Deuxième prix, Mlles Fisette, Monseur\net Van der Smissen (id.) Rappel du deuxième prix, Mlles Goossens et Barelîa (id.).\nAccessit, Mlle Loriaux (M. Gurickx)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c080", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c080", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 60, "image_fin": 62, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.19.2", "titre_corps": "Le numéro Gluck ayant réduit la place de nos informations de Belgique en", "titre_sommaire": "Le numéro Gluck ayant réduit la place de nos informations de Belgique en", "signature_source": "René Lyr", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 60, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.60", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3874, "texte": "Le numéro Gluck ayant réduit la place de nos informations de Belgique en\nont subi sérieuse amputation. 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Van Dam, le très dévoué et très méritant\ndirecteur de la classe d'ensemble instrumental ; Rapsodie wallonne pour piano et orchestre\nd'Adolphe Biarent, composition orchestrale de proportions assez vastes, sur des thèmes\npopulaires de nos provinces, traités avec une abondante chatoyance, avec une science\napprofondie; Adagio pour cordes de Guillaume Lekeu; enfin, Le Cortège héroïque, œuvre de\njeunesse de Victor Vreuls. Elle fut écrite en 1894, en effet; l'auteur avait 18 ans. Il y\naffirmait, remarquablement déjà, sa fougue exubérante, son goût des rythmes clairs et vifs,\nsa précision et son aisance d'écriture.\nIl convient de louer M. Léon Du Bois pour son heureuse initiative, qui, parmi d'autres,\nnous offre aussi le témoignage du revirement que nous nous promettions d'acter, en\ncommençant notre dernier article.\nCertes, qu'on le veuille ou non, il y a quelque chose de changé depuis le temps où\nquelques jeunes fondaient, en 1906,1 e u groupe des compositeurs belges \". Mon vieux camarade\nl'écrivain Georges Rens se souvient des difficultés éprouvées à rapprocher, pour une œuvre\nde solidarité fraternelle, les musiciens eux-mêmes ; des méfiances, des ironies, des hostilités\ngénérales.\nAujourd'hui, personne ne reste étranger à notre lutte. Des sociétés, des ligues, des\ncomités se sont formés, qui tous affirment un but d'entr'aide collective. Les égoïsmes fermés,\nles indifférences font place à l'estime, à l'admiration réciproques.\nIl y a trois mois, des artistes vinrent me demander de présider une Ligue de musique belge,\ndont le programme tient dans ses lignes : 44favoriser Vépanouissement des jeunes talents,\nprovoquer une saine et enthousiaste émulation parmi tous nos compositeurs, qui, désormais,\nappuyés et appréciés, trouveront dans Vaccueil d'un public averti le ressort qui fait vivre les\ngrandes œuvres. \" Ses moyens d'action : des conférences périodiques, avec auditions, aux"}, {"page_pdf": 62, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.62", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 1007, "texte": "élèves des classes supérieures des établissements d'instruction, la collaboration des foyers\npopulaires et des patronages, sans distinction de nuances politiques, déjà, la Fédération\ndes U. P. prête son appui moral et matériel à cette œuvre une publicité régulière dans la\npresse quotidienne et périodique, des conférences programmes, auditions, aux sociétés\nmusicales, instrumentales ou autres l'organisation de concerts publics.\nEt tout cela, pour refaire l'éducation de la masse où dorment les saines réserves de\nvierge et naïve ferveur ; pour lui dire la valeur de l'art national, et l'en faire communier !\nJ'ai souscrit des deux mains à cette initiative, dont l'action portera sur les humbles, jusqu'au\nprofond de nos provinces, tandis que la Société Belge des Amis de la musique qui s'est constituée\nsous les plus hauts patronages, offrira, dès la saison prochaine, à nos forces musiciennes,\nl'appui puissant de l'élite avertie qui fit à notre pays sa légitime réputation.\n\nRené Lyr."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c081", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c081", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 62, "image_fin": 63, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.19.3", "titre_corps": "NOUVELLES.", "titre_sommaire": "NOUVELLES.", "signature_source": "R. L", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 62, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.62", "debut_caractere": 1009, "fin_caractere_exclue": 4134, "texte": "NOUVELLES.\n\nA l'occasion de la première communion du prince Charles de Belgique et de la\nconfirmation du prince Léopold, une double cérémonie religieuse a eu lieu au Château de\nLaeken. La partie musicale était tenue par Eugène Isaye, qui inaugurait ses fonctions de\nMaître de Chapelle du Roi, Edouard Deru, violoniste de LL. M. Louis de Bondt, organiste\nde Péglise de Laeken, M. Mest et Wynants, chanteurs.\nLes journaux ont annoncé, au lendemain de la visite du roi de Danemarck à\nBruxelles que MM. Eugène Isaye, César Thomson, Kufferath et Guidé avaient reçu Tordre\ndu Danebrog. Cette distinction honore légitimement ces représentants en vue de notre art\nmusical. Toutefois, qu'il nous soit permis de dire notre regret de ce que, pour les réceptions\nofficielles de monarques ou de personnages de haute marque étrangère, on ne prévoie pas,\nen Belgique, l'exécution d'œuvres de nos compositeurs. Dans tout autre pays, en France, en\nAllemagne, et au Danemark même, je veux croire, la musique a sa place, dans la présentation\ndes forces et des beautés nationales. Chez nous, rien de pareil. Il nous souvient de ce qu'au\ncours de l'exposition 1910, le même sort atteignit les compositeurs. Il serait bon et juste\nenfin que l'on sache qu'à côté de grands interprètes, nous possédons aussi des créateurs.\nLa Fête de la Paix, célébrée, au préau de l'Ecole Normale de Bruxelles, avec le\nconcours de M. le sénateur La Fontaine, lauréat du prix Nobel de la Paix, président du\nBureau International de la Haye, de la Fédération des U. P. et de la Ligue musicale belge\nnous permit d'apprécier particulièrement le talent probe et sûr de M. Baroen, violoniste, qui\njoua de façon fort émouvante la belle Sonate de Lekeu, accompagné parfaitement par\nMme Florival, pianiste. Melle Fonsny et M. Maas chantèrent quelques œuvres belges : chansons\naimables de H. Delisles et de M. Polak, lieder de Huberty, et Hymne à la Paix, grave et\nsolennel de R. Moulaert.\nAu dernier dîner littéraire, chez M. Emile Cauderlier, Joseph Jongen nous fit\nentendre quelques-unes de ses pièces pour piano : Soleil de midi, Nocturne, Rondes wallonnes,\nd'un rythme subtil, alerte et vif, d'une forme pure en même temps que raffinée, d'un art\ndélicat, ému, parfait. Nous avions en d'autre part l'agrément d'écouter là, le pianiste Arthur\nVan Dooren, dans l'interprétation de ses meilleures pages, virtuoses et romantiques, faisant\nvaloir une admirable technique, une sentimentalité, un peu extérieure sans doute, mais large\net vigoureusement rythmée.\nM. Léon Delcroix vient de terminer Le Petit Chaperon rouge, nouveau conte féerique\nen collaboration avec Jules Elslander, auteur du Petit Poucet, succès de ce dernier hiver à la\nGaîté. Il achève Le Sourire de Vlnfante, œuvre lyrique sur le livret de M. Géo Drains.\nM. F. Ruhlmann que M. Jacques Rouçhé vient de retenir comme chef d'orchestre à\nYOpéra, est, on le sait, belge de naissance. Elève du conservatoire de Bruxelles, il fit ses\npremières armées à Liège, à Anvers, et à la Monnaie, avant d'être nommé à l'Opéra-comique.\nNaturalisé Français (la qualité de Français est requise pour pouvoir diriger un orchestre"}, {"page_pdf": 63, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.63", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 1722, "texte": "municipal ou gouvernemental en France) M. Ruhlmann a gardé nos meilleures sympathies.\nRedisons-lui, avec nos félicitations, tout l'agrément que nous avons de sa nomination.\nL'éminent chef d'orchestre M. F. Van der Stùcken vient de connaître un nouveau\ntriomphe en dirigeant à Anvers le grand festival de mai. Détachons cette appréciation de\nnotre confrère M. Carlo Matton, dans le Guide \" Il nous reste à dire la parfaite\nautorité et la belle ferveur artistique de M. Van der Stiicken qui a présidé à la réalisation de\nces deux programmes. Sa direction impulsive, pleine de vie et d'entrain sut imprimer à\nchaque œuvre son style et son caractère. \"\nUn nouveau concours musical (suite du concours musical de 1912) est organisé par la\nMaison Riesenburger à Bruxelles.\nUn prix unique de 300 francs est offert pour la meilleure composition pour piano seul ;\npour les conditions s'adresser à M. P. Riesenburger, 10, rue du Congrès, Bruxelles.\nM. P. Riesenburger nous a fait tenir une héliogravure 45 x 30, d'après le portrait de\nRichard Wagner, qu'il avait dédicacé \" à M. Rudolph Ibach, son collaborateur ès sonorités. \"\nC'est un des meilleurs portraits et des plus ressemblants du maître de Bayreuth.\nOn annonce qu'un drame lyrique en 1 acte: Le Signal de M. R. Guillemyn sera\nreprésenté l'hiver prochain à Anvers.\nDe même, ,l Rijn Roosje \", de M. Robert Herberigs, sera monté au Théâtre flamand\nde Gand.\n—On a parlé déjà des projets de M.M. Kufïerath et Guidé pour la saison 1914-1915.\nUne nouveauté, probablement : Marouf, savetier de M. Henri Rabaud ;\nde Weingartner, peut-être (?) ; certainement: aucune partition belge. On assure qu'en 1915...\n\" le ciel aura des accomodements \". C'est toujours ça...\n\nR. L."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c082", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c082", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 63, "image_fin": 63, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.19.4", "titre_corps": "CONCOURS DU CONSERVATOIRE", "titre_sommaire": "CONCOURS DU CONSERVATOIRE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 63, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.63", "debut_caractere": 1724, "fin_caractere_exclue": 2899, "texte": "CONCOURS DU CONSERVATOIRE\nOrgue (Professeur, M. J. Desmet). Premier prix, M. Hanoulle. Deuxième prix,\nM. Tellier, Accessit, M. Absil.\nMusique de chambre (Professeur, Mme Zarembska). Premier prix, M1Ie\" Lejour et\nHutse. Deuxième prix, MUes Malfroid, Thys et Decoquibus.\nHarpe chromatique (Professeur, M. Risler). Accessit, Mlle Van de Perre.\nHarpe diatonique (Professeur, M. Meerloo). Deuxième prix avec distinction, Mlle Van\nHout ; deuxième prix, Mlle Famerie.\nPiano (Jeunes gens. Professeur, M. A. De Greef. Premier prix avec la plus grande\ndistinction, M. Maas. Prix Laure Van Cutsem. Mlle Burgelman (par 3 voix contre 2).\nPiano (Jeunes filles. Professeurs, MM. Gurickx et Wouters). Premier prix avec la\nplus grande distinction, Mlle Vanneste (classe de M. Gurickx). Premier prix avec grande\ndistinction, Mlle 3 Decrolière (classe de M. Wouters) et Simonart (M. Gurickx). Premier\nprix, Ml,e Wouters (M. Wouters). Deuxième prix avec distinction, Mlles Hannozet et Dizan\n(M. Gurickx), Duparcq et Coulier (M. Wouters). Deuxième prix, Mlles Fisette, Monseur\net Van der Smissen (id.) Rappel du deuxième prix, Mlles Goossens et Barelîa (id.).\nAccessit, Mlle Loriaux (M. Gurickx)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c083", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c083", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 64, "image_fin": 64, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.20", "titre_corps": "L'Édition Musicale", "titre_sommaire": "L'Édition Musicale", "signature_source": "V. P", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 64, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.64", "debut_caractere": 17, "fin_caractere_exclue": 4024, "texte": "L'Édition Musicale\nV. P.\nLa saison des éditeurs s'achève sur quelques œuvres dignes d'intérêt. Une messe de\nJ. Bellenot, 1 honnêtement écclésiastique. Deux pièces d'importance de l'école française,2 de\nce style tendu et volontairement austère, que Franck vit éclore autour de lui, par réaction\ncontre les fariboles de 1860. Et aussi une esquisse du jeune Chenevière.3\nLa musicologie est en bonne place avec une collection d'arrangements pour piano et\nviolon dus à l'expert Salmon.4 Ce sont des arrangements, c'est à dire que le moderne y\ntrouve son compte. La partie de piano est réalisée avec une liberté, une ampleur que réclame\nl'oreille de nos contemporains, Sous ces couleurs un peu vives, Rameau, Couperin, Fesch,\nEccles, Cervetto, Marcello, Sammartini, Senaillé, Guerini, et autres défunts, reprennent leur\nagrément. Qui emportera ces dix cahiers en vacances ne s'en repentira pas.\nOn pourrait y joindre, en l'honneur du récent bi-centenaires l'Arbre Enchanté de Gluck\net deux œuvres du même,5 rééditées avec un soin jaloux, par le fervent gluckiste Max Arend.\nEt même l'admirable passacaille de Luigi Rossi tirée de l'oubli par Prunières.6\nLes amis du temps présent, auront le choix. S'ils veulent du léger qu'ils prennent les\ncompositions d'Adam Lach.7 S'ils sont pianistes, les Heures romantiques de Pedro Blanco 8\nles entraîneront avec aisance et virtuosité vers l'aimable Portugal. Et ils verront qu'aux deux\nbouts de l'Europe règne un internationalisme encourageant.\nCeux qui chercheront un art plus particulariste pourront lire la partition écrite par\nl'Américain J. H. Carpenter sur des poésies de Rabindranath Tagore,9 l'homme du prix\nNobel. Je l'ai déjà soutenu ici même : de tous les compositeurs des Etats-Unis, M. Carpenter\nest celui qui semble le plus digne d'intérêt. Sa collaboration avec le poète hindou nous vaut\ncette fois quelques mélodies prenantes, audacieuses, inquiètes, capables de réconcilier la\nmusique moderne avec la splendide indifférence de l'Anglo-Saxon.\nEt s'il est parmi nos lecteurs quelque mélomane d'une folle exigeance, qu'il aille jusqu'à\nla Sonate de Zagon.10 II sera satisfait. Non pas que Zagon soit absolument maître de la forme\nqu'il manie. Sa sonate est plutôt un accouplement de deux pièces de piano, et son harmonie\nsavoureuse se sent un peu des influences multiples auxquelles il s'est volontairement offert.\nMais Zagon n'en est pas moins un espoir de cette jeune école hongroise qui fait parler d'elle\ndepuis quelques années. A ce propos, je puis annoncer une bonne nouvelle. Belâ Bartok, à\nParis ces jours derniers, Bartok qui doit passer avec Kodaly pour le chef de ce groupe\naudacieux, vient d'achever un poème symphonique et un opéra en un acte. Budapest en\nrougit, mais Paris en devrait témoigner sa joie en nous faisant entendre l'un et l'autre la\nsaison prochaine.\nEnfin terminons par Wellesz,11 élève, aujourd'hui un peu éloigné, de Schoenberg, et\nmusicien bien viennois, qui est en train de tirer des résultats pratiques de toutes les\nexpériences faites autour de lui. Wellesz manie les explosifs musicaux les plus dangereux\navec la placide tranquilité d'un Schubert. Jusqu'où ira-t-il dans cette création d'un style\nnormal, l'avenir le dira. En attendant, lisons avec profit ses pièces de piano et attendons\ncelles qu'un éditeur de Paris, roublard, profitant du Congrès, a su se réserver.\n1 Messe à quatre voix mixtes (Maurice Senart & Cie). 2 Suite pour piano de Labey (Editions Chape-\nlier). Trio de Bost-Siefert (Ed. Mutuelle). 3 Lamento pour piano (Durand et fils). 4 Œuvres d'auteurs\nanciens... J. Salmon (Ricordi). 5 Dcr Zauberbaum, piano et chant. Andante aus der Ouverture zur Oper\nIpermestra. Ode an der Tod. (Muenchen, Callwey). • Six airs et une passacaille (M. Senart et Cie).\n7 Compositions pour piano (Krakovie S. A. Kryanowski). 8 (Porto, E. Dotesio). 9 Gitanjali) piano et chant\n(New York Schirmer). 10 Sonate en ré pour piano. (Budapest Rozsavolgyi). 11 Drei Klavierstucke, Kirsch-\nbluetenlieder. Quartett. (Berlin Simrock)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c084", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c084", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 65, "image_fin": 68, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.21", "titre_corps": "ÇA ET LA", "titre_sommaire": "ÇA ET LA", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 65, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.65", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2284, "texte": "ÇA ET LA\n\nEchos\n\nSynesthésie.\nL'audition colorée a fait des progrès depuis le sonnet d'Arthur Rimbaud. Elle\nest entrée dans le domaine des réalités scientifiques. Un établissement du boulevard\nqui, par l'artifice de miroirs et d'ampoules électriques offre, à peu de frais, aux\nimaginatifs, les plus féeriques mirages de pierres précieuses incandescentes et d'émaux\nen fusion, a fait confectionner pour son piano mécanique une partition sur mesure\noù chaque fantaisie de l'électricien est commentée par une modulation appropriée.\nLe ton change en même temps que la nuance des lampes et chaque tour du com-\nmutateur modifie instantanément l'harmonie. Les deux sensations se superposent à\nmerveille. Et voici que Scriabine s'est fait fabriquer un piano où chaque touche\nenfoncée fait apparaître sur un écran la couleur correspondant à la note frappée.\nSi tous nos facteurs veulent bien entrer dans cette voie, les pianistes les plus\nnovices sentiront leur tâche bien simplifiée lorsqu'ils voudront traduire, sans une\nfaute de nuance, le Domino Noir,la Dame la ou le\nDanube bleu !\n000\nDistinguo...\nOn a célébré bruyamment la solennelle \"réconciliation\" de l'auteur de\net de celui de Julien lors de la récente séance publique de l'lnstitut où fut décerné le\nprix de Rome de musique. Mais certains commentaires de la presse ne furent sans\ndoute pas approuvés par l'un des signataires du traité de paix puisque le maître Saint-\nSaëns a envoyé au Figaro la lettre suivante :\nMon cher ami,\nCe n'est pas seulement lorsque j'ai serré la main à M. Gustave Charpentier, qui se trouvait\nheureusement sur mon chemin, mais à mon entrée dans la salle des séances de l'lnstitut, que mes\nconfrères et le public m'ont fait une petite ovation à laquelle j'étais loin de m'attendre, et qui m'a\nprocuré l'une des plus douces émotions de ma vie.\nAffectueux compliments de votre tout dévoué.\nC. SAINT-SAENS.\nEvidemment, il y a une nuance...\n0 0 0\nGordon, s'il vous plait !\nC'est à tort qu'on a jusqu'ici attribué aux Gordon Craig, aux Reinhardt et aux\nEgorof l'initiative de la mise en scène schématique et du décor stylisé. Notre Conser-\nvatoire a, depuis longtemps, donné sur ces questions des indications définitives dans\nses concours d'opéra-comique et d'opéra. C'est là qu'il faut chercher les véritables"}, {"page_pdf": 66, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.66", "debut_caractere": 17, "fin_caractere_exclue": 2855, "texte": "novateurs qui ont révolutionné le théâtre contemporain. On ne se doute pas du parti\nmerveilleux que le dévoué garçon d'accessoires de l'établissement peut tirer de la table\nde bois blanc, des deux chaises et du sarcophage de toile verte chargé de représenter\nla souche nuptiale des héros lyriques ! Avec ces humbles objets mobiliers il reconstitue\ninstantanément un temple, une chaumière, un désert, une place publique, une forêt,\nun boudoir ou un cimetière.\nCette année, l'école du praticable et du trompe-l'œil style Albert Carré a\nvainement tenté un retour offensif : en présence d'un Jupiter magnifiquement incarné\npar un artilleur portant la foudre au col de sa tunique, Philémon et Baucis avaient\ninstallé sur un tabouret de paille d'authentiques dieux lares et Othello avait fait\nemplette, chez Dufayel, d'un lit complet avec flèche et rideaux. Ces deux tentatives\nont piteusement échoué : les dieux lares ont provoqué l'hilarité et, au premier contre-\nut, le ciel de lit s'est effondré sur Desdémone, l'étouffant avant l'instant prévu par\nShakespeare !... Symbolique déconfiture d'une esthétique, apothéose des principes\nnouveaux ! Conservatoire, tu es un précurseur méconnu !\n\nL'Homme à la Contrebasse.\n\nNouvelles\nMlle DAVELLI\nLa délicieuse cantatrice, élève du\nsur la scène de l'Opéra-Comique pour conquérir immédiatement le public de\nnotre second théâtre lyrique et devenir une étoile de\npremière grandeur. Après avoir fait des débuts extrême-\nment brillants dans la Tosca, puis dans Carmen, elle\nfut aussitôt sollicitée par les compositeurs pour d'impor-\ntantes créations. Et c'est ainsi qu'après avoir fait mie\nmagnifique composition du rôle de Cléopâtre dans\nl'opéra de F. Fe Borne, à\ncréer celui de la Princesse Marouf,\nsavetier du Caire qui demeurera l'un\nFavart.\nTrio Nin-Cassado.La réputation pianistique de Joaquin Nin n'est plus à faire ; sachant\nson goût musical et les idées exprimées dans ses ouvrages, on pouvait s'étonner qu'il n'eut\npas encore consacré publiquement une partie de ses forces à la musique de chambre. Cette\nlacune vient d'être comblée. Deux jeunes artistes catalans de grande valeur, Tin et Gaspar\nCassado, viennent de former avec Nin, un trio dont la première audition a révélé des\nqualités de cohésion, de compréhension et de sûreté dans l'interprétation qui en font un des\nmeilleurs Trios que nous ayons à Paris.\nLa première séance, accueillie avec un enthousiasme des plus chaleureux, comprenait\nle Trio en sol majeur de Mozart (Kôchel 496), le Trio mi bémol de Beethoven (op. I) et le\nTrio en si bémol de Schubert (op. 99). Ce fut une joie que de retrouver partout la même\ndélicatesse, la même profondeur d'analyse et la même émotion. Nous avons très peu de\nbons trios à Paris ; souhaitons donc que la prochaine saison nous donne fréquemment\nl'occasion d'entendre cet admirable trio espagnol."}, {"page_pdf": 67, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.67", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3145, "texte": "Sur la proposition de son chef, l'Association des Concerts Hasselmans vient de\ns'adjoindre M. Lucien Wurmser comme chef d'orchestre. A partir de la Saison prochaine,\nles Concerts seront donc dirigés et par le Fondateur de cette excellente phalange, M. Louis\nHasselmans, et par le nouveau chef. Une large part étant réservée d'ores et déjà aux jeunes\nvirtuoses, et à la musique moderne, les demandes et les envois des compositeurs sont reçus\nà partir de maintenant, au siège de l'Association, 83, rue d'Amsterdam.\nMlle Luquiens vient de rentrer à Paris après une tournée de très importants concerts en\nEurope. A Lausanne, à Constantinople et à Londres le succès de cette remarquable cantatrice\na été considérable.\nAla Salle Erard, Mme Eloy de Stoecklin et MIIe Yolande de Stoecklin se firent applaudir\ncomme pianiste et cantatrice dans des œuvres de Mozart, Chopin, Fauré, Duparc et Schubert\nqu'elles interprétèrent avec un sentiment musical parfait.\nTrès brillante matinée donnée Salle des Agriculteurs par Mme Grégoire Tabanelli et par\nsa fille Mme Bonhomme avec le concours de M. Louis Bourny, du Théâtre Antoine, et de\nMlle Eve Francis, du Théâtre de l'Œuvre.\nGros succès pour les chœurs : Rébecca,de César Franck, de Périlhou et\nun beau jour,de H. Rabaud.\nLe Triolet (Cercle symphonique de la Rive gauche). Le Concert donné par cette\nsociété d'amateurs aujourd'hui justement réputée, avait attiré un public nombreux, et le\nsuccès fut considérable. Les \" Chanteurs Limousins \", sous la direction de M. Marcel\nLarderet, détaillèrent avec charme de vieilles chansons joliment harmonisées. L'orchestre,\nmagistralement conduit par M. R. Lesens, fit applaudir l'ouverture de de\nBeethoven, et le Prélude â'Haensel et Gretel.On acclama encore M. R. Lesens comme com-\npositeur après l'exécution de la Marche du Sa des \" Normands \", M. Rigal, l'excellente\nbasse de la Gâté Lyrique, Mme J. Calas, de l'Opéra-Comique, afin M. P. Dony, violoniste du\n\" Triolet \", qui fut accompagné par l'orchestre avec la souplesse des vaillants professionnels.\nThéorie d'étoiles\nEn une succession de 31 récitals extrêmement brillants, les plus célèbres interprètes\nfrançais et étrangers du piano ont fait valoir, durant la dernière saison musicale, à la Salle\nGaveau, les qualités incontestées des instruments de la grande marque de la rue La Boétie.\nParmi ces éminents artistes, nous citons MM. Wilhelm Backhaus Emile Cognet, Francis\nCoye, Maurice Dumesnil, Ignace Friedman, Mark Hambourg, Frédéric Lamond, Joseph\nLhévinne, Robert Schmitz, Joseph Tursinski ; Mmes Aussenac, de Lausnay, Tina Lerner, etc.\nOn ne saurait souhaiter phalange plus brillante et références plus précieuses.\nTrès brillant concert donné, salle Gaveau, par l'éminent violoniste Oliveira avec le\nconcours de Maurice Dumesnil et du Quatuor Firmin Touche. L'exécution du\nmajeur de Bach, du Concert de Chausson et de la de Lekeu fut remarquable et valut\n- aux excellents artistes le plus chaleureux succès.\nLes deux dernières matinées organisées dans les salons de Maître Louis Diémer réunis-\nsaient l'élite des musiciens. On applaudit un magnifique festival Saint-Saëns, donné avec le"}, {"page_pdf": 68, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.68", "debut_caractere": 17, "fin_caractere_exclue": 3257, "texte": "concours de l'auteur, et des œuvres de Handel, Bach, Mozart, Schumann, Massenet et\nDiémer. Les interprètes de ces deux beaux programmes étaient MMmes Félia Litvinne,\nMaria Freund, Nicot-Vauchelet, MM. Cortot, Gaubert, Destombes, Bleuzet, de Gabriac,\nMimart, Bilewski, etc. qui furent fêtés par la brillante assistance qui suit toujours ces matinées\navec la plus sympathique assiduité.\nLe Théâtre des Trois Arls, où l'on poursuit une tâche si généreuse et si désintéressée\navec un extraordinaire enthousiasme a donne sa cinquième représentation. Elle comprenait,\noutre une partie de concert où l'on applaudit Mme Béchard et M. Gaston Le Feuve dans les\nœuvres de Haendel et de Bach, la mise en scène du Prologne de une\npantomime de Louis Keyser interprêtée par Mlle Denyse Mussay, du Théâtre des Arts et\nune audition de musique populaire russe par M. Valevitch et son groupe de balalaïkas.\nL'orchestre était conduit par M. Saint-Réiquer.\nSignalons à nos lecteurs que la traduction des pages de Dittersdorf que nous avons\ncitées dans notre dernier numéro, à propos de la vie de Gluck, est due à la plume autorisée\nde notre excellent confrère et ami J.-G. Prodhomme.\nM. Fernand Depas vient de donner, à l'Université des Annales, devant un public\nnombreux et brillant, une de ses plus remarquables auditions d'élèves.\nLa partie réservée aux élèves d'opéra et d'opéra-comique obtint le plus éclatant succès.\nOn y remarqua : Mlles Urbankova, Gisors, Suzanne Dubost, Crespeau, Mme Moreau,\nMlles Simone et Germaine Lenglé, Mme S. Veillon, MM. Gobert et Jacquart. On fit fête àla\nprincesse Baratoff, à Mlle Goudard, à MM. Paillard, Vianova, Dommier, Rodière et Lefébure,\nAdministration des Concerts de l'Union Artistique.\nUn grand nombre d'auteurs et de compositeurs, à part quelques rares exceptions, n'ont\npas de débouchés au théâtre, pour faire représenter leurs œuvres.\nDans ce but, l'Admistration des Concerts de l'Union Artistique cherche à grouper tous\nles auteurs et compositeurs sans distinction d'écoles ou d'opinion, voulant avant tout faire\nœuvre de décentralisation artistique, pour faire connaître et mettre en valeur les jeunes\nauteurs et compositeurs, en organisant à Paris des représentations théâtrales, dont le\nprogramme est exclusivement composé d'œuvres inédites.\nL'Administration des Concerts de l'Union Artistique assure aux œuvres qu'elle révèle,\nune publicité exceptionnelle, par suite des relations constantes et suivies avec la Presse et\ntoutes les personnalités du monde théâtral.\nLes artistes lyriques, les musiciens trouveront un concours précieux pour l'organisation\nde soirées ainsi que les auteurs et les artistes (professionnels ou amateurs) désireux de faire\napprécier leurs talents (chant, déclamation, musique, danse, etc.).\nPour tous renseignements complémentaires, s'adresser à M. George Heyligen,\nimprésario et administrateur des Concerts de l'Union Artistique, 21 rue de Moscou.\nDe Lisbonne.\nLa représentation de \" Proserpine \" du Maître Saint-Saëns vient d'avoir lieu avec un\nsuccès considérable. Madame Darclée chargée du rôle de Proserpine a été l'interprète\nadmirable de ce drame lyrique. Le public a fait une ovation enthousiaste à l'interprétation\net au Maître Saint-Saëns qui se trouvait dans la salle."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c086", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c086", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 65, "image_fin": 66, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.21.2", "titre_corps": "Echos", "titre_sommaire": "Echos", "signature_source": "L'Homme à la Contrebasse", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 65, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.65", "debut_caractere": 10, "fin_caractere_exclue": 2284, "texte": "Echos\n\nSynesthésie.\nL'audition colorée a fait des progrès depuis le sonnet d'Arthur Rimbaud. Elle\nest entrée dans le domaine des réalités scientifiques. Un établissement du boulevard\nqui, par l'artifice de miroirs et d'ampoules électriques offre, à peu de frais, aux\nimaginatifs, les plus féeriques mirages de pierres précieuses incandescentes et d'émaux\nen fusion, a fait confectionner pour son piano mécanique une partition sur mesure\noù chaque fantaisie de l'électricien est commentée par une modulation appropriée.\nLe ton change en même temps que la nuance des lampes et chaque tour du com-\nmutateur modifie instantanément l'harmonie. Les deux sensations se superposent à\nmerveille. Et voici que Scriabine s'est fait fabriquer un piano où chaque touche\nenfoncée fait apparaître sur un écran la couleur correspondant à la note frappée.\nSi tous nos facteurs veulent bien entrer dans cette voie, les pianistes les plus\nnovices sentiront leur tâche bien simplifiée lorsqu'ils voudront traduire, sans une\nfaute de nuance, le Domino Noir,la Dame la ou le\nDanube bleu !\n000\nDistinguo...\nOn a célébré bruyamment la solennelle \"réconciliation\" de l'auteur de\net de celui de Julien lors de la récente séance publique de l'lnstitut où fut décerné le\nprix de Rome de musique. Mais certains commentaires de la presse ne furent sans\ndoute pas approuvés par l'un des signataires du traité de paix puisque le maître Saint-\nSaëns a envoyé au Figaro la lettre suivante :\nMon cher ami,\nCe n'est pas seulement lorsque j'ai serré la main à M. Gustave Charpentier, qui se trouvait\nheureusement sur mon chemin, mais à mon entrée dans la salle des séances de l'lnstitut, que mes\nconfrères et le public m'ont fait une petite ovation à laquelle j'étais loin de m'attendre, et qui m'a\nprocuré l'une des plus douces émotions de ma vie.\nAffectueux compliments de votre tout dévoué.\nC. SAINT-SAENS.\nEvidemment, il y a une nuance...\n0 0 0\nGordon, s'il vous plait !\nC'est à tort qu'on a jusqu'ici attribué aux Gordon Craig, aux Reinhardt et aux\nEgorof l'initiative de la mise en scène schématique et du décor stylisé. Notre Conser-\nvatoire a, depuis longtemps, donné sur ces questions des indications définitives dans\nses concours d'opéra-comique et d'opéra. C'est là qu'il faut chercher les véritables"}, {"page_pdf": 66, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.66", "debut_caractere": 17, "fin_caractere_exclue": 1228, "texte": "novateurs qui ont révolutionné le théâtre contemporain. On ne se doute pas du parti\nmerveilleux que le dévoué garçon d'accessoires de l'établissement peut tirer de la table\nde bois blanc, des deux chaises et du sarcophage de toile verte chargé de représenter\nla souche nuptiale des héros lyriques ! Avec ces humbles objets mobiliers il reconstitue\ninstantanément un temple, une chaumière, un désert, une place publique, une forêt,\nun boudoir ou un cimetière.\nCette année, l'école du praticable et du trompe-l'œil style Albert Carré a\nvainement tenté un retour offensif : en présence d'un Jupiter magnifiquement incarné\npar un artilleur portant la foudre au col de sa tunique, Philémon et Baucis avaient\ninstallé sur un tabouret de paille d'authentiques dieux lares et Othello avait fait\nemplette, chez Dufayel, d'un lit complet avec flèche et rideaux. Ces deux tentatives\nont piteusement échoué : les dieux lares ont provoqué l'hilarité et, au premier contre-\nut, le ciel de lit s'est effondré sur Desdémone, l'étouffant avant l'instant prévu par\nShakespeare !... Symbolique déconfiture d'une esthétique, apothéose des principes\nnouveaux ! Conservatoire, tu es un précurseur méconnu !\n\nL'Homme à la Contrebasse."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c087", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c087", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 66, "image_fin": 68, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.21.3", "titre_corps": "Nouvelles", "titre_sommaire": "Nouvelles", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 66, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.66", "debut_caractere": 1230, "fin_caractere_exclue": 2855, "texte": "Nouvelles\nMlle DAVELLI\nLa délicieuse cantatrice, élève du\nsur la scène de l'Opéra-Comique pour conquérir immédiatement le public de\nnotre second théâtre lyrique et devenir une étoile de\npremière grandeur. Après avoir fait des débuts extrême-\nment brillants dans la Tosca, puis dans Carmen, elle\nfut aussitôt sollicitée par les compositeurs pour d'impor-\ntantes créations. Et c'est ainsi qu'après avoir fait mie\nmagnifique composition du rôle de Cléopâtre dans\nl'opéra de F. Fe Borne, à\ncréer celui de la Princesse Marouf,\nsavetier du Caire qui demeurera l'un\nFavart.\nTrio Nin-Cassado.La réputation pianistique de Joaquin Nin n'est plus à faire ; sachant\nson goût musical et les idées exprimées dans ses ouvrages, on pouvait s'étonner qu'il n'eut\npas encore consacré publiquement une partie de ses forces à la musique de chambre. Cette\nlacune vient d'être comblée. Deux jeunes artistes catalans de grande valeur, Tin et Gaspar\nCassado, viennent de former avec Nin, un trio dont la première audition a révélé des\nqualités de cohésion, de compréhension et de sûreté dans l'interprétation qui en font un des\nmeilleurs Trios que nous ayons à Paris.\nLa première séance, accueillie avec un enthousiasme des plus chaleureux, comprenait\nle Trio en sol majeur de Mozart (Kôchel 496), le Trio mi bémol de Beethoven (op. I) et le\nTrio en si bémol de Schubert (op. 99). Ce fut une joie que de retrouver partout la même\ndélicatesse, la même profondeur d'analyse et la même émotion. Nous avons très peu de\nbons trios à Paris ; souhaitons donc que la prochaine saison nous donne fréquemment\nl'occasion d'entendre cet admirable trio espagnol."}, {"page_pdf": 67, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.67", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3145, "texte": "Sur la proposition de son chef, l'Association des Concerts Hasselmans vient de\ns'adjoindre M. Lucien Wurmser comme chef d'orchestre. A partir de la Saison prochaine,\nles Concerts seront donc dirigés et par le Fondateur de cette excellente phalange, M. Louis\nHasselmans, et par le nouveau chef. Une large part étant réservée d'ores et déjà aux jeunes\nvirtuoses, et à la musique moderne, les demandes et les envois des compositeurs sont reçus\nà partir de maintenant, au siège de l'Association, 83, rue d'Amsterdam.\nMlle Luquiens vient de rentrer à Paris après une tournée de très importants concerts en\nEurope. A Lausanne, à Constantinople et à Londres le succès de cette remarquable cantatrice\na été considérable.\nAla Salle Erard, Mme Eloy de Stoecklin et MIIe Yolande de Stoecklin se firent applaudir\ncomme pianiste et cantatrice dans des œuvres de Mozart, Chopin, Fauré, Duparc et Schubert\nqu'elles interprétèrent avec un sentiment musical parfait.\nTrès brillante matinée donnée Salle des Agriculteurs par Mme Grégoire Tabanelli et par\nsa fille Mme Bonhomme avec le concours de M. Louis Bourny, du Théâtre Antoine, et de\nMlle Eve Francis, du Théâtre de l'Œuvre.\nGros succès pour les chœurs : Rébecca,de César Franck, de Périlhou et\nun beau jour,de H. Rabaud.\nLe Triolet (Cercle symphonique de la Rive gauche). Le Concert donné par cette\nsociété d'amateurs aujourd'hui justement réputée, avait attiré un public nombreux, et le\nsuccès fut considérable. Les \" Chanteurs Limousins \", sous la direction de M. Marcel\nLarderet, détaillèrent avec charme de vieilles chansons joliment harmonisées. L'orchestre,\nmagistralement conduit par M. R. Lesens, fit applaudir l'ouverture de de\nBeethoven, et le Prélude â'Haensel et Gretel.On acclama encore M. R. Lesens comme com-\npositeur après l'exécution de la Marche du Sa des \" Normands \", M. Rigal, l'excellente\nbasse de la Gâté Lyrique, Mme J. Calas, de l'Opéra-Comique, afin M. P. Dony, violoniste du\n\" Triolet \", qui fut accompagné par l'orchestre avec la souplesse des vaillants professionnels.\nThéorie d'étoiles\nEn une succession de 31 récitals extrêmement brillants, les plus célèbres interprètes\nfrançais et étrangers du piano ont fait valoir, durant la dernière saison musicale, à la Salle\nGaveau, les qualités incontestées des instruments de la grande marque de la rue La Boétie.\nParmi ces éminents artistes, nous citons MM. Wilhelm Backhaus Emile Cognet, Francis\nCoye, Maurice Dumesnil, Ignace Friedman, Mark Hambourg, Frédéric Lamond, Joseph\nLhévinne, Robert Schmitz, Joseph Tursinski ; Mmes Aussenac, de Lausnay, Tina Lerner, etc.\nOn ne saurait souhaiter phalange plus brillante et références plus précieuses.\nTrès brillant concert donné, salle Gaveau, par l'éminent violoniste Oliveira avec le\nconcours de Maurice Dumesnil et du Quatuor Firmin Touche. L'exécution du\nmajeur de Bach, du Concert de Chausson et de la de Lekeu fut remarquable et valut\n- aux excellents artistes le plus chaleureux succès.\nLes deux dernières matinées organisées dans les salons de Maître Louis Diémer réunis-\nsaient l'élite des musiciens. 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Gaston Le Feuve dans les\nœuvres de Haendel et de Bach, la mise en scène du Prologne de une\npantomime de Louis Keyser interprêtée par Mlle Denyse Mussay, du Théâtre des Arts et\nune audition de musique populaire russe par M. Valevitch et son groupe de balalaïkas.\nL'orchestre était conduit par M. Saint-Réiquer.\nSignalons à nos lecteurs que la traduction des pages de Dittersdorf que nous avons\ncitées dans notre dernier numéro, à propos de la vie de Gluck, est due à la plume autorisée\nde notre excellent confrère et ami J.-G. Prodhomme.\nM. Fernand Depas vient de donner, à l'Université des Annales, devant un public\nnombreux et brillant, une de ses plus remarquables auditions d'élèves.\nLa partie réservée aux élèves d'opéra et d'opéra-comique obtint le plus éclatant succès.\nOn y remarqua : Mlles Urbankova, Gisors, Suzanne Dubost, Crespeau, Mme Moreau,\nMlles Simone et Germaine Lenglé, Mme S. Veillon, MM. Gobert et Jacquart. On fit fête àla\nprincesse Baratoff, à Mlle Goudard, à MM. 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George Heyligen,\nimprésario et administrateur des Concerts de l'Union Artistique, 21 rue de Moscou.\nDe Lisbonne.\nLa représentation de \" Proserpine \" du Maître Saint-Saëns vient d'avoir lieu avec un\nsuccès considérable. Madame Darclée chargée du rôle de Proserpine a été l'interprète\nadmirable de ce drame lyrique. 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RENÉ DOIRE\n# ? f\nPROGRAMME GÉNÉRAL\nI. - LES FORMES MUSICALES\nL Ouverture La Suite La Symphonie Le Concerto Le Poème Symphonique Le\nSolo —La Sonate - Le Trio —Le Quatuor —Le Quintette —Le Septuor.\n11. - LES PÉRIODES ET LES GENRES\nMusique ancienne Musique classique Musique romàntique Musique populaire\nMusique moderne Musique imitative Musique de danse - Musique contemporaine\n111. - LES NATIONALITÉS\nEcoles française, allemande, anglaise, belge, espagnole, italienne, Scandinave, russe\nIV. LES INSTRUMENTS\nLe clavecin, le luth, la viole d'amour, la harpe-luth, le piano, le violon, l'alto, le violoncelle, la flûte, le\nhautbois, la clarinette, le cor anglais, le basson, le cor, la trompette, le pleyela, la harpe, l'orgue, le piano.\nChaque programme quotidien comprendra fragmentairement les quatre éléments\nde l'histoire de la Musique, énoncés ci«dessus\nLe célèbre Orchestre-Virtuose des CONCERTS-ROUGE est exclusivement composé de premiers\nprix du Conservatoire de Paris.\nLes concerts ont lieu tous les jours à l'Exposition, Salle de Musique, Avenue de Paris,\nà 4 heures\nPROGRAMME HEBDOMADAIRE\nLundi : Concert de Musique française, Mardi : Concert classique, Mercredi : Concert international,\nJeudi : Concert de Musique de chambre, : Concert de musique ancienne,\nSamedi : Concert international, Dimanche : Concert populaire.\nPiano Pleyel = Instruments d'orchestre Conesnon et Bernardel"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c091", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c091", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 39, "image_fin": 39, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.23", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 39, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.39", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1348, "texte": "Société Française des Amis\nde la Musique\nCOMITE D'HONNEUR\nM. le Président d\nM. le Ministre de V Instruction\nM. le Sous-Secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts.\nM. Gabriel Fauré> Direct\nM. Henry Marcel, ancien Directeur des Beaux-Arts, Directeur\ndes Musées\nMEMBRE D'HONNEUR\nS. A. I. LE GRAND DUC BORIS DE RUSSIE\nCONSEIL D'ADMINISTRATION\nPRÉSIDENTE D'HONNEUR : S. A. R. MADAME LA DUCHESSE DE VENDÔME\nPRÉSIDENT D'HONNEUR : M. HENRY DEUTSCH (DE LA MEURTHE)\nBUREAU\nPRESIDENT\nM. GUSTAVE BERLY.\nVICE-PRÉSIDENTS\nM. LE PRINCE A. D'ARENBERG, de rlnstitut.\nM. LOUIS BARTHOU, Député.\nM. J. ECORCHEVILLE, Docteur es-lettres.\nM. ALEXIS ROSTAND,\nd'Administration du Comptoir National\nd'Escompte de Paris.\nTRÉSORIER\nM. LÉO SACHS.\nSECRETAIRE DU CONSEIL\nM. GUSTAVE CAHEN.\nSECRÉTAIRE GÉNÉRAL : M. Louis DE MORSIER.\nMEMBRES DU CONSEIL\nMME ALEXANDRE ANDRÉ.\nMME LA COMTESSE RENÉ DE BÉARN.\nM. ANDRÉ BÉNAC, directeur général hono-\nraire au ministère des finances.\nM. LÉON BOURGEOIS, ancien Ministre.\nM. GUSTAVE BRET.\nMM® LA COMTESSE GÉRARD DE GANAY.\nM. PAUL GENTIEN.\nM. FERNAND HALPHEN.\nMme LA VICOMTESSE D'HARCOURT.\nMME DANIEL HERRMANN.\nMME HENRY HOTTINGUER.\nMME GEORGES KINEN.\nM. J. PASQUIER.\nM. LE MARQUIS DE POLIGNAC.\nMME LA COMTESSE PAUL DE PoURTALÉS.\nM. A. PRÈGRE.\nMME THÉODORE REINACH.\nM. JACQUES ROUCH\nM. Louis SCHOPFER.\nMME SÉLIGMANN-LUI.\nM. TAUBER.\nMME TERNAUX-COMPANS."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c092", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c092", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 69, "image_fin": 69, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.24", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 69, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.69", "debut_caractere": 98, "fin_caractere_exclue": 3002, "texte": "18 °/o par an avec la Rente Française\nL'émission du 3 1/2 nouveau à 91 fr. a eu un succès énorme\net comme on sait que chaque souscripteur ne pourra obtenir\nque le minimum de 7 fr. de rente, le cours fait prime à la\nBourse de 91 fr. 80 à 92 fr. environ.\nTous les capitaux déplacés pour cette émission et qui ne\ntrouveront pas à s'employer en 3 1/2 nouveau, seront évidemment sollicités par toutes\nsortes de propositions de valeurs étrangères prônées par les grandes banques dont les\ncaisses regorgent de titres non placés depuis plusieurs années.\nJe vous en supplie, chers lecteurs, ne vous laissez pas prendre aux beaux prospec-\ntus et aux mirobolantes promesses de banques qui vous proposent des obligations soi-\ndisant de tout repos et à revenu élevé.\nQuand vous voudrez les revendre, vous ne pourrez réaliser qu'en perdant une\npartie de votre capital.\nD'ailleurs vous avez un moyen bien simple de vous rendre compte si on vous\ndonne un conseil de bonne foi ; exigez de l'établissement de crédit, qui vous conseille\nd'acheter un titre, qu'il vous signe un engagement de vous reprendre ce titre au même\nprix si vous voulez le vendre d'ici trois mois.\nSoyez certain qu'on vous refusera énergiquement cette preuve de loyauté ; vous\napprécierez ainsi le peu de confiance que vous devez avoir en ces qui ne\nsont pas des payeurs,mais des encaisseurs.\nS'il vous rentre de l'argent disponible à la suite de l'émission du 3 1/2 nouveau,\nhâtez-vous de l'employer à acheter du 3 °/0 ancien à 83 fr. ; car à ce prix, vous ferez\nun placement de premier ordre, sans aucun aléa, qui vous donnera un rendement de\n6 °/0 de votre capital en un an par le coupon et la plus-value réunis.\nDe plus, l'administration du Livre a un Sou peut, si vous le désirez, vous procurer\nun revenu supplémentaire de 12 °/0 par an, payable par mois, rien qu'en lui déposant\nvos titres de 3 °/0 ancien au lieu de les laisser improductifs chez vous ou dans le coffre\nd'une banque.\nVous aurez ainsi un revenu total bien supérieur à celui de n'importe quelle\nvaleur qui vous ferait courir de gros risques sur votre capital.\nVous pourrez retirer vos titres chaque mois à votre volonté.\nVous pouvez donc avoir une confiance absolue dans cette proposition très avan-\ntageuse que je vous fais et dont vous auriez tort de ne pas profiter.\nOn aura beau se récrier, le fait brutal est là ; je gagne, par mes opérations de\nprimes sur le 3 °/0 français, beaucoup plus que je ne promets, donc je suis certain de\nrespecter mes engagements.\nD'ailleurs, je tiens à la disposition de tous ceux qui voudraient, comme Saint\nThomas, se convaincre eux-mêmes, les comptes\nBourse mes opérations, et cela depuis un an.\nQue celui d'entre vous qui doute vienne au bureau du et il\npartira convaincu, car je lui fournirai toutes les explications et toutes les preuves qu'il\npourra désirer.\nP.-E. PENAUD\ndirecteur-propriétaire du Livre à un Sou\n8, rue Drouot, Paris\ntu,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c093", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c093", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 70, "image_fin": 70, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.25", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 70, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.70", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 564, "texte": "LA REVUE MUSICALE\n#\nET COURRIER MUSICAL RÉUNIS\nAdministrateur général :\nRENE DOIRE,\nDirecteur :\nJULES ECORCHEVILLE\nRédacteur en chef :\nEMILE VUILLERMOZ.\nRédacteur pour la Belgique :\nRENE LYR\nDANS CE NUMÉRO:\nJ. E\nHenry Roujon\nLe Congrès de la Société Internationale de Musique\nm:\nLes Livres\nLes Amis de la Musique\n2\n3\n33\n36\n/ .\n. Au Conser\nL'ACTUALITE\ng§\nLouis Laloy. . . . .\n\"Victor Debay . . . .\nMaurice Bex . .fi . Concerts et R\n....\nRené Lyr . . . . . La\nV. P.\n. . . L'Edition Musicale\nCà et là .\ny*\n?.r* |\nChronique\n. 40\n. 45\n. 47\n. 48\n. 52\n. 55\n. 59\n... 60\n64"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1914-07-01-c094", "article_bluemountain": "bmtnabh_1914-07_01#c094", "volume": "bmtnabh_1914-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 71, "image_fin": 71, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.2.26", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 71, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.71", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 57, "texte": "Si\nV,\nL\n>:•\n:\n■ \\r\n\" - ,\ni %s A\n#\nss.\"1\n-cas\n*\nH\n::\nsc&\nÈ"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.1", "texte": "X* Année.\nJuillet-Août \"1914\nLA REVUE MUSICALE\n■r V ■\nm Ifc. I Km ■\nIf S\nI\nH fl\n- a'; B G H H < m■■ m\nB ■ V ■ B\nvîij-'v\nJE ■ W V\nHonorée d'une souscription du Ministère de l'lnstruction Publique et des Beaux-Arts\n■\nAbonnement —UNAN { f,r*nc* et ™ francs\n{ Union Postale : 20 francs\nLe Numéro du ler:1er: 1 tr. 50 (Union Postale: 2 fr.)\nLe Numéro du 15: 0 fr- 50 (Union Postale: Ofr* 75) /\nCopyright by I 1914\nPARIS, 29, rue La Boëtie\nTél. WagraKi : 96» 11\n\nHENRY ROUJON, par J. E. OCOMPTE-RENDU DU CONGRÈS DE LA SOCIÉTÉ\nINTERNATIONALE DE MUSIQUE LES LIVRES.\nL'ACTUALITÉ par\nEMILE VUILLERMOZ. OLOUIS LALOY. MAURICE BEX.\nVICTOR DEBAY 0 RENÉ LYR."}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.2", "texte": "EXPOSITION INTERNATIONALE DE LYON\nJUILLET AOUT SEPTEMBRE 1914\nMUSIQUE D'ORCHESTRE ET MUSIQUE DE CHAMBRE\nPAR LE CÉLÈBRE ORCHESTRE DES\nQUE\nCONCERTS-ROUGE\nDE PARIS\nsous la direction de Ml GEORGES RABANI\ndu 16 au 23 Août\n== SIX GRANDS FESTIVALS\nSOUS la direction de M. RENÉ DOIRE\n# ? f\nPROGRAMME GÉNÉRAL\nI. - LES FORMES MUSICALES\nL Ouverture La Suite La Symphonie Le Concerto Le Poème Symphonique Le\nSolo —La Sonate - Le Trio —Le Quatuor —Le Quintette —Le Septuor.\n11. - LES PÉRIODES ET LES GENRES\nMusique ancienne Musique classique Musique romàntique Musique populaire\nMusique moderne Musique imitative Musique de danse - Musique contemporaine\n111. - LES NATIONALITÉS\nEcoles française, allemande, anglaise, belge, espagnole, italienne, Scandinave, russe\nIV. LES INSTRUMENTS\nLe clavecin, le luth, la viole d'amour, la harpe-luth, le piano, le violon, l'alto, le violoncelle, la flûte, le\nhautbois, la clarinette, le cor anglais, le basson, le cor, la trompette, le pleyela, la harpe, l'orgue, le piano.\nChaque programme quotidien comprendra fragmentairement les quatre éléments\nde l'histoire de la Musique, énoncés ci«dessus\nLe célèbre Orchestre-Virtuose des CONCERTS-ROUGE est exclusivement composé de premiers\nprix du Conservatoire de Paris.\nLes concerts ont lieu tous les jours à l'Exposition, Salle de Musique, Avenue de Paris,\nà 4 heures\nPROGRAMME HEBDOMADAIRE\nLundi : Concert de Musique française, Mardi : Concert classique, Mercredi : Concert international,\nJeudi : Concert de Musique de chambre, : Concert de musique ancienne,\nSamedi : Concert international, Dimanche : Concert populaire.\nPiano Pleyel = Instruments d'orchestre Conesnon et Bernardel"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.3", "texte": "A NOS LECTEURS\nComme de coutume, nous avons attendu\nla fin des Concours du Conservatoire pour\npublier notre numéro d'été \" Juillet-Août\nNotre numéro suivant \" Septembre-\nOctobre \" paraîtra le 15 Septembre, et à\npartir du lerIer Novembre nous reprendrons notre\npériodicité habituelle."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.4", "texte": "Henry Roujon\nJ. E.\nLa musique vient de perdre un de ses grand amis. Henri Roujon s'est\néteint au moment où il allait donner à notre art une nouvelle preuve de\nsa haute sympathie. Le jour même où s'ouvrait le\nSociété Internationale de Musique^son président d'honneur succombait à une\ndouloureuse maladie. Nous n'aurons pas eu la joie de saluer parmi nous\nun Maître vénéré...\nCe n'est pas ici le lieu de rappeler la carrière de Henry Roujon, qui\nappartient avant tout aux Lettres, aux Beaux-Arts et aux Académies.\nMais S. I. M. a le devoir d'associer le témoignage respectueux de son\ndeuil à tous ceux qu'a déjà provoqués la disparition de cette âme\nd'élite.\nHenri Roujon avait toujours montré à l'égard de notre œuvre une\ndélicate attention, dont nous sommes fiers de rappeler le souvenir. Lorsque\nfut fondée la Société des Amis de la musique, il voulut en accepter la\nprésidence effective. Acte de générosité. Acte de courage aussi. Le Secrétaire\nPerpétuel de l'Académie des Beaux-Arts prenait la tête d'un groupement\nartistique, étranger à l'art officiel et patronné par une Revue d'avant-garde !\nL'histoire tiendra compte de ce beau geste.\nC'est que Roujon aimait la musique pour elle-même. Il avait le\ngrand avantage de n'être ni homme de métier, ni homme de parti. Ses\nsympathies pour un art de clarté, son goût de l'équilibre classique, ne\nl'empêchaient en rien de suivre les évolutions de l'art moderne, et d y\nprendre intérêt. N'avait-il pas, aux côtés de Villiers de Flsle-Adam, connu\nl'âge du wagnérisme héroïque et assisté à la défaite d'une musique qui se\ncroyait inexpugnable ? Esprit universel, Roujon voyait toutes choses de\ntrop haut pour ne pas être libéral. La musicologie même avait conquis ses\nsympathies. Sans lui, le Catalogue du fonds de musique ancienne de la\nBibliothèque Nationale n'aurait pas paru, et l'année passée nous l'écoutions\nparler de notre vieille musique devant nos lecteurs assemblés à Marigny.\nQue de charme et que de compétence !\nHenry Roujon aimait les jeunes. Il nous l'a prouvé;. Nous perdons\nen lui un guide sûr, un maître affectueux, que nous n'oublierons jamais.\nPuissent les arts, et surtout la musique, retrouver à l'lnstitut un\nprotecteur aussi généreux, un partisan aussi énergique, un talent aussi\néminent."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.5", "texte": "Les Congressistes sortant de la chapelle des Invalides\nCl. Manuel"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.6", "texte": "Le Cinquième Congrès\nde la Société Internationale de Musique\n\n\" Certainement il y aura quelque chose de changé en France lorsque\nce Congrès sera clos. La musicologie y aura pris conscience d'elle-même,\naura affirmé ses droits à une existence désormais glorieuse. C'est une\nbelle victoire dont l'écho dépassera les limites de la pure érudition. Car\ntout spécialisés que nous sommes et que nous ayons besoin d'être, nous\nn'en avons pas moins la mission de travailler pour la plus grande gloire\nde l'humanité. Quand nous nous enfermons dans les bibliothèques, quand\nnous échangeons des communications qui provoquent l'étonnement,\nmême l'ironie des profanes, ne servons nous pas encore indirectement la\ngrande cause de la civilisation ? La musicologie n'existerait pas, elle ne\nserait pas devenue ce que vous la voyez aujourd'hui, si elle se suffisait\nd'un passe-temps solitaire et égoïste. \"\nCes paroles du président de la Société Internationale de Musique,\nprononcées au banquet de clôture du Congrès, résument parfaitement\nl'effort accompli, cette année, au cours des solennelles assises musicolo-"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.7", "texte": "4\nS. I. M.\n\ngiques dont Paris vient d'être le théâtre. Le\nS. I. M. demeurera inoubliable parce qu'il a marqué en France une\nétape décisive dans l'histoire de la musique.\nIl faut bien l'avouer, en effet, les travaux et les\nconciles des historiens de notre art n'avaient jamais eu\ndans le public musical et, à plus forte raison, dans le\npublic tout court, un bien grand retentissement. La\nscience musicologique manquait un peu de prestige et\nl'on pouvait se demander avec une certaine inquiétude\nquel accueil la foule frivole et sceptique de Paris réser-\nverait-à cette solennelle assemblée. Les avertissements\napitoyés ne furent pas épargnés aux congressistes : la\nvanité de leur effort semblait certaine, et le principe\nmême de leur foi fut mis en discussion. Les arts,\nécrivit-on, sont-ils \" aptes à se laisser traiter comme\nl'archéologie, l'assistance publique ou l'hygiène ? \" Et\ncertains philosophes souriaient de voir les musicologues\ns'attarder à \" l'idolâtrie de la force conquérante de\nl'analyse déjà minimisée en certains domaines de la pensée par des essais\njeunes et vigoureux de synthèse\nLe succès éclatant du Congrès de Paris vint apporter à ces prophètes\npessimistes le plus éloquent démenti. Non seulement l'utilité profonde des\ntravaux réalisés apparut à leurs yeux, mais l'importance d'une telle réunion\ns'imposa à l'attention de la France entière et frappa\nvivement les imaginations les moins préparées à s'y\nintéresser. Dans toutes les classes de la société, on s'occupa\ndu Congrès, on suivit ses manifestations, on questionna\nses organisateurs. Le Boulevard se passionna, pendant\nquinze jours pour les idées nouvelles remuées en si grande\nabondance dans les séances de travail et au cours des\nauditions de musique. L'austère Congrès, sans rien perdre\nde son sérieux et de sa gravité fut un événement \" bien\nparisien \" qui ne laissa personne indifférent.\nIl faut se féliciter de la publicité un peu inattendue donnée aussi\naux travaux de notre Société Internationale. Sans doute, nos musico-\nlogues n'ambitionnent pas la gloire boulevardière, mais cette effer-\nvescence et cette curiosité de la foule profitent à leur œuvre en contri-"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.8", "texte": "LE CONGRÈS DE LA S. I. M.\n5\n\nbuant puissamment à sa diffusion. Ce résultat tout à l'honneur de\norganisation du Congrès, qui mélangea dans de justes proportions\nles séances d'études et les festivités. Il est dû incontestablement à la\nbelle solidarité artistique de la grande presse française qui se mit\nspontanément à la disposition\ndu Congrès, annonça et com-\nmenta toutes les manifesta-\ntions et mobilisa ses meilleurs\nreporters et critiques pour\ntenir quotidiennement le\ngrand public au courant des\nmoindres péripéties de cette\n\" grande quinzaine \" d'inter-\nnationalisme musical. Que\nnos grands confrères trouvent\nici l'expression de la sincère\nreconnaissance des organisa-\nteurs français et des délégués\nétrangers dont ils facilitèrent\nsingulièrement, par leur obli-\ngeance et leur courtoisie, la\ntâche délicate en maintenant\nperpétuellement en contact\nles congressistes de tous les\npays.\nLe Congrès de la Société\nInternationale de Musique\ns'ouvrit le lundi de la Pente-\ncôte, au matin, par une séance\ndu Conseil d'administration\nde la société. On sait en effet\nque la Société, (en France\nS. I. M., en Allemagne I. M. G., en Angleterre I, M. S.) est régie par un\nconseil, où chaque section constituée possède une voix statutaire, et dont\nla réunion n'est guère possible qu'aux époques de congrès. Cette fois, en\nprésence des délégués de quinze sections, le Conseil présidé par M. Ecorche-\nville, ayant comme secrétaire le Dr. Maclean, et comme trésorier le\n\nCl. Excelsior\nUn groupe a la galérie d'Excelsior"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.9", "texte": "6\nS. I. M.\n\nconseiller O. von Hase, discuta de graves questions d'administration\ninternationale, notamment la\npublications polyglottes de la\ntion de son président pour les\nle Professeur Kretzschmar,\nprochain congrès de la Société\ncompte toutefois d'une inté-\nBarcelone, pour 1917.\ntous les congressistes, arrivés\nmodification probable des\nsociété. Il procéda à l'élec-\nannées 191 set 1916, qui sera\net fixa Berlin comme lieu du\nen 1916, non sans tenir\nressante proposition venue de\nLe soir du même jour\nà Paris prenaient contact dans\nla Galerie\ndes fêtes\nque notre confrère avait gé-\nnéreusement mise à leur disposition.\nAutour du buffet traditionel et d'une\nmusique un peu improvisée, les\nétrangers firent la connaissance du\nParis mondain.\nLe lendemain, à 10 heures et\ndemie, inauguration officielle du\nCongrès à l'amphithéâtre Richelieu\nde la Faculté des Lettres, sous la\nprésidence de M. Louis Barthou,\nancien président du conseil, et pré-\nsident effectif du congrès, qui sut\nfaire triompher l'éloquence devant\nune des assemblées les plus inter-\nnationales que la Sorbonne ait jamais\nvues. Discours du Sous-Secrétaire\nd'état des Beaux-Arts, représenté par\nM. Valentino; discours du Pro-\nfesseur Adler (de Vienne) au nom\ndes délégués de tous les Gouver-\nnements étrangers qui étaient les\nsuivants :\net Le Pro-\nfesseur Sandberger\n: Sir Edward Cooper,\nalderman de la Cité"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.10", "texte": "LE CONGRÈS DE LA S. I. M.\n7\n\nAutriche-Hongrie :le Professeur Adler\nJBelgique :M. Octave Maus\nDanemark :M. Angul Hammerich\nEtats-Unis : le Professeur Waldo Pratt, (Université de Hartford)\n(Conn.)\nGrèce: iM. D. Calvocoressi\nHollanele :le Dr. Scheuerleer\nItalie : le Professeur Torrefranca\nRussie :S. E. B. de Timiriaseff, ancien ministre.\nE. Bentkowski,\nSue de : M. Hennerberg\nSuisse : le Dr. Karl Nef. (Baie)\nDiscours enfin du Président de la S. I. M., pour exposer en quelques\nmots le sens de ce congrès et le profit que la France, son gouvernement,\nses musiciens et ses érudits pouvaient en attendre.\n\nCl. Excelsior\nDans la cour de la Sorbonne"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.11", "texte": "8\nS. I. M.\n\nLes séances de travail commencèrent aussitôt ; elles occupèrent\nmatin et après-midi, les six premiers jours.1 On trouvera dans les\ndu Congres leur compte rendu officiel et l'analyse détaillée de toutes\nles communications qui y furent présentées, tableau d'ensemble de ces\nréunions érudites. Deux organismes distincts, fonctionnant parallèle-\nment, assuraient la vie musicologique du Congrès : les \" sections \" et les\n\" commissions Les sections se contentaient d'accueillir les com-\nmunications, de donner aux orateurs l'occasion de développer librement\net publiquement leurs thèses ou de discuter celles de leurs collègues.\nLes commissions, au contraire, s'imposaient, loin du public et d'une façon\npermanente, une tâche résolument pratique ; elles s'efforçaient de rendre\nefficace le grand labeur du travail international, de coordonner le passé,\nd'organiser l'avenir : elles furent, en un mot, de véritables laboratoires\nmusicologiques.\nSections : Les sections au nombre de huit se spécialisèrent\ndans l'Histoire profane, l'Histoire religieuse, l'Esthétique, l'Ethnologie,\n\nCl. Excelsior\nLes Congressistes devant l'Hôtel des Ingénieurs Civils\nou se tinrent les Séances de travail\n\n1 Citons tout particulièrement une Séance des plus curieuses, qui se tint à la Sorbonne, le soir, et\ndans laquelle le savant Dl' Marage, aidé de films impressionants, nous montra la Voix humaine en action."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.12", "texte": "LE CONGRÈS DE LA S. I. M.\n9\n\nl'Acoustique, les Instruments, la Bibliographie et la\nThéorie et Enseignement. Nous ne pouvons songer à\nénumérer ici toutes les communications qu'elles recueil-\nlirent et les discussions auxquelles ces communications\ndonnèrent lieu. Les rapports des présidents de sec-\ntions s'accordent à louer l'abondance des idées échangées\nmais nous devons signaler leur tendance unanime à\nsouhaiter pour l'avenir une coordination plus systéma-\ntique des efforts communs et l'élaboration d'un pro-\ngramme préalable.\n\" Puisque chacune des communications présentées au jugement des congres-\nsistes présents, déclare M. Pirro, devient un thème offert à leur collaboration,\nl'œuvre de leur collègue leur est soumise pour qu'ils la développent, la corrigent,\nla repassent ou la dépassent. Ainsi, ce n'est plus seulement à un convent de\nspécialistes, que l'on assiste, mais à un colloque d'où les questions traitées peuvent\nsortir enrichies de la science de chacun. A la condition, bien entendu, que ceux\nqui prennent la parole aient bonne raison de le faire, et que la discusion ne\ndevienne pas un bavardage confus. Quelques communications donnèrent lieu à de\nvéritables conférences contradictoires, et l'on vit par là, combien ces plaidoiries\npubliques mettent de lumière en certaines questions. Pour que cette participation\ndes assistants fût bien préparée, et bien ordonnée, il faudrait faire connaître,\nà l'avance, le sommaire de chaque communication. Les arguments que l'on\nopposerait ainsi à l'auteur paraîtraient plus sûrs, on ne les produirait plus au\nhasard de la mémoire, mais pourvus de références précises ; enfin ils pourraient\ntrouver place dans les \" Actes du congrès \", à la suite des communications auxquelles\nils se rapportent, et cela serait le témoignage même qui justifie le congrès, en\nmontrant l'importance et les résultat de ce travail collectif que la\nnationale de musique impose de temps en temps à ses fidèles, quand elle les réunit. \"\nMM. L. de La Laurencie Louis Laloy, Charles Mutin, Maurice\nEmmanuel, présidents des IVe, VIe, VIIe, et VIIIe sections, ont formulé\ndes observations semblables. M. Gustave Lyon, président de la Ve section,\na même déposé nettement les conclusions que voici :\n\" S'il est difficile pour des questions d'esthétique et d'histoire de la musique\nd'engager des discussions alors qu'il s'agit de textes précis que plusieurs peuvent\nconnaître, on se heurte dans certains cas, pour les Sections de théorie ou de\npratique, à des impossibilités de voir la discussion aboutir, parce que chacun\ndemande à développer ses idées personnelles ou à établir le système qui lui parait\nêtre le meilleur, de sorte que personne n'a pu conclure.\n\" Il me parait donc désirable, dans l'intérêt général pour l'avenir, que toute"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.13", "texte": "I o\nS. I. M.\n\nquestion qu'un auteur voudra soumettre à un Congrès, soit indiquée dès l'année\nd'avant, dès le Congrès d'avant, à l'attention des membres du Congrès futur.\nDans l'année, les futurs Congressistes, sachant que telle question devra être\nabordée et peut-être solutionnée, pourront préparer d'avance leurs observations\ncorrespondantes et même, antérieurement à la réunion du Congrès, se mettre en\nrelation avec l'auteur de la note future. Pour que le résultat des travaux du\nCongrès devienne utile, pratique, il serait même à souhaiter que 1 on puisse\nconstituer dans chaque pays un comité permanent de deux ou trois personnes\ndévouées, par section, qui seraient chargées, dans l'année qui précéderait\nle Congrès, de recevoir, sous leur garantie d'honneur de garder secrets les travaux\nqu'on leur confierait, d'étudier, d'amorcer les communications des futurs Congres-\nsistes, et les empêcher, en particulier comme cela est arrivé dans notre Section, de\nproposer de très bonne foi une communication aussi inutile que déplorable,\nlorsque le travail excessivement opiniâtre et intelligent qui y a présidé procède\nd'idées inexactes. On comprend qu'une telle communication, qui n'aurait pu être\nfaite à Paris si l'auteur y avait été présent, corresponde à une perte de temps\n\nCl. Excelsior\nA la Section d'Histoire profane"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.14", "texte": "LE CONGRÈS DE LA S. I. M.\n11\n\nregrettable pour les auditeurs et à une profonde tristesse pour l'auteur qui voit, à\nla première critique, s'anéantir toutes ses espérances en regrettant amèrement les\nannées qu'il a pu consacrer à un parail travail.\nSi les bureaux d'études de chaque Section ainsi constitués pouvaient être reliés\nd'une façon permanente entre eux, il me parait qu'on arriverait au Congrès suivant\ndans un état de cohésion meilleur, avec des travaux infiniment? imieux|[mûris] qui\npourraient être présentés d'une façon méthodique, chronologique ; on éviterait\nque plusieurs esprits s'occupent de la même chose pour arriver à la même conclu-\nsion ; on utiliserait mieux dans l'intérêt de tous l'effort de chacun.\nEn attendant l'application effective de cette ingénieuse idée, retenons\nquelques vœux immédiatement réalisables dont l'importance n'échappera\n\nCl. Excelsior\nA la Section des Instruments"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.15", "texte": "I 2\nS. I. M.\n\nà aucun musicien et qu'il serait bon d'exaucer pratiquement le plus tôt\npossible.\nMM. Lyon et Mutin ont demandé :\ni° Que dans tous les pays on adopte un\nque possible du la 870 a 1 ÇC et que,\ntoutes les sociétés musicales aient ce même diapason.\n2° Que des mesures soient prises\nœuvre, les orchestres se maintiennent au la 3. 870.\nM. van Reyschoot a abordé la grande question de l'unification de\nl'écriture dans la partition d'orchestre. Il souhaite : \"\ncrées par le chromatisme grandissant et la complexité toujours plus grande\nde rinstrumentation, toute partition dorchestre ne comporte que des sons réels\net que les instruments actuellement encore transpositeurs, soient notés comme\ns'ils ne F étaient pas ; que l'usage des seul fa sol\npossible étendu a tous les instruments et que Pétagement des instruments dans la\npage soit réglé,ne varietur, par une com\nOn ne saurait attirer trop énergiquement l'attention du public et\ndes artistes sur l'utilité et l'urgence de ce vœu. Longtemps jugée irréali-\nsable par suite des transformations qu'elle imposerait à toutes les éditions\ndu passé, cette amélioration logique semble avoir frappé vivement\nl'opinion et pourrait bien avoir, cette fois, quelques chances de succès.\nToute la presse l'a commentée et l'une des plus grandes maisons d'éditions\nde Paris a fait connaître sa décision de supporter les frais considérables de\ncette réforme en l'appliquant à tout son répertoire passé, présent et futur.\n\"Tôt ou tard, a écrit Louis Laloy, il faudra en venir là. Plus on remet\net plus on accumule les éditions qu'on sera forcé de recommencer sur\nnouveaux frais. L'exemple une fois donné sera suivi de toutes parts et\nbientôt les érudits seront seuls à lire les parties de clarinette en ou de\ncor en mi comme ils lisent aujourd'hui la notation proportionnelle du\nmoyen-âge. \"\nSi le Congrès de 1914 attachait son nom à cette très importante\nréforme il demeurerait inoubliable dans la mémoire des hommes ! Il faut\nsouhaiter que des commissions compétentes s'appliquent maintenant à la\nfaire aboutir et prennent également en considération les formulés\nau sujet de la simplification de la notation et de l'amélioration des\nméthodes d'enseignement en ce qui concerne principalement l'harmonie\net le chant."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.16", "texte": "LE CONGRÈS DE LA S. I. M.\ni 3\n\nCommissions. Le travail des commissions ne fut pas moins\nactif. Cinq groupements organisés étaient en présence :\nCommission de bibliographie\nCommissiond ' iconographie\nCommission d'ethnologie.\nLa commission de Bibliographie était présidée par le Dr Springer, de\nBerlin. Elle se préoccupa des méthodes à employer pour tirer le meilleur\nparti du matériel documentaire que l'érudition met sans cesse à notre\ndisposition. Il fut décidé que la France et l'Allemagne travailleraient\nparallèlement : les musicologues allemands continueraient les dépouille-\nments méthodiques dont les résultats enrichissent les\nbibliographica tandis que les français, sans entreprendre pour le moment\nune semblable publication, dépouilleraient leurs fonds locaux. Mais toutes\nces fouilles auraient lieu d'après un plan établi par la commission pour\nconserver une parfaite entente entre les recherches poursuivies dans les\n\nCl. Excelsior\nA la Section d'ethnologie"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.17", "texte": "H\nS. I. M.\n\ndifférents pays et permettre une fusion ultérieure de tous ces matériaux\ndans une immense bibliographie universelle, établie sur fiches. La\ncommission a décidé également de rédiger un règlement\ninternatio?ial pour le catalogage des œuvres de musique,\net en particulier, de la musique pratique, avec l'espoir de\nfaire adopter ce règlement par les bibliothèques publiques\ndu monde entier.\nLa commission d \"Iconographie,présidée par M. Scheur-\nleer, de la Haye, s'est occupée de signaler et de classer tous\nles documents iconographiques sur lesquels se trouve une\nreprésentation d'instrument de musique, depuis l'anti-\nquité jusqu'en 1800. M. Scheurleer qui est à la fois un\nérudit et un mécène, a obtenu déjà des résultats positifs : il a pu mener\nà bien la description d'un millier de documents, dont la publication forme\n(avec les fiches de renvoi) un total de 12500 fiches pour cette année.\nTous les ans notre collègue fera semblable contribution pour le plus\ngrand profit des amis de l'art plastique et de l'art musical.\nLa commission des Tablatures a déjà un passé glorieux qui remonte\naux Congrès de Vienne et de Londres. Sous la présidence de M. Ecor-\ncheville, elle a établi le bilan de ses travaux qui comportent une biblio-\ngraphie complète en ce qui concerne l'Allemagne, l'Autriche, Paris et\nune partie de la France. Elle va maintenant s'attaquer aux dernières\nbibliothèques de France dont il existe des catalogues, et à celles d'Angle-\nterre, d'ltalie et d'Espagne. Elle a recherché également les moyens de\npublier cet inventaire : le premier volume de cette publication aura sans\ndoute vu le jour lorsque s'ouvrira le prochain Congrès.\nLa commission du Corpus œvi\nest présidée par le professeur Adler, de Vienne. Elle\nse propose une réédition complète et critique des\nouvrages de tous les théoriciens musicaux du moyen-\nâge, du VIIme au XVIme siècle. Elle a obtenu des gou-\nvernements Allemand et Autrichien pour une période\nde cinq années, une subvention annuelle de 14.000 francs\nqui lui permet de rechercher dans toutes les bibliothè-\nques d'Europe les versions différentes des manuscrits. Un dossier précieux\nde photographies et de copies sera ainsi constitué pour chaque auteur. La\ncommission a chargé deux de ses membres allemands de visiter les"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.18", "texte": "LE CONGRÈS DE LA S. I. M.\ni 5\n\nbibliothèques d'ltalie, et a confié à un Bénédictin une mission en\nEspagne. Jusqu'ici le Gouvernement français ne s'était pas associé\nà cet effort international, mais le Congrès pense avoir réussi, grâce a\nl'obligeance de M. Valentino, à attirer l'attention de l'administration\ndes Beaux-Arts sur cette œuvre intéressante et à décider les pouvoirs\npublics à suivre dès l'année prochaine l'exemple des gouvernements\nvoisins.\nEnfin, la commission & Ethnologie, présidée par M.Tiersot,et constituée\nà l'issue du Congrès sur la proposition de MM. Louis Laloy et G. Lefeuve,\nse consacrera à l'étude internationale du folk-lore musical. Dans une\nréunion préparatoire elle a discuté les différents moyens (phonographe,\ndictée musicale... etc.) de recueillir dans tout 1 univers, les chants popu-\nlaires et de les réunir pratiquement pour en faciliter la communication\naux intéressés. Elle se mettra en rapport avec les groupements deja\nexistants poursuivant des recherches semblables et cheicheia a cieei un\nsystème pratique de notation pour les mélodies orientales piesentant des\nintervalles plus petits que notre demi-ton diatonique ou chromatique.\nDès maintenant, M. Tiersot, bibliothécaire du Conservatoire de Paris,\nrecueillera toutes les communications et adhésions que cette intéressante\ninitiative pourra-faire naître parmi les musicologues.\n\nAprès la Séance de Clôture\nCl. Excelsior."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.19", "texte": "i 6\nS. I. M.\n\nSections et commissions, organismes de travail public ou à huis-clos\nvirent leur tâche terminée le samedi 6 juin. Une Assemblé Générale des\nmembres de la Société, et une séance de clôture les réunit encore pour\nprendre part aux dernières discussions. Puis chacun se rendit en hâte à\nl'hôtel du Figaro où MM. Prestat, Capus et de Fiers attendaient les\ncongressistes, présentés par l'infatigable René Lara. Là une réception\npleine de tact, et organisée avec toute la réserve que comportait un deuil\nrécent permit aux congressistes d'entrer, donna à tous l'impression que\nnous sortions de la musicologie pour entrer dans la musique. Nous ne\nsaurions trop savoir gré à nos confrères du Figaro d'avoir, dans les circon-\nstances présentes, tenu à se charger de cette mission délicate, et de l'avoir\nremplie avec autant de bonne grâce.\nAuditions et festivités. Il était\ndonc dans les intentions du Congrès de trans-\nporter dans le domaine objectif ses méthodes\net ses études. Profitant des expériences de\nVienne et de Londres, le congrès de Paris\névita de faire coïncider en une même semaine\nles séances où l'on parle et les séances où l'on\nse tait, ce système de compression étant à la\nfois nuisible au travail et aux festivités. Donc,\nayant laissé les savants d'abord à leur table et à\nleurs dossiers, il les réunit ensuite autour des\ninstruments de musique, et les convia à des\nauditions qui il faut l'espérer ne firent\npas figure de froide démonstration. Car on\ns'était appliqué à leur donner un caractère\nvivant et expressif. On y parvint grâce à la collaboration d'artistes de\npremier ordre et au choix de cadres exceptionnellement propres à faire\nvaloir les programmes. De puissantes affinités unissent encore peintres,\nsculpteurs, architectes et musiciens, au delà des siècles morts, et cette\nimportance accordée à l'atmosphère était nécessaire ; harmonisés l'un par\nl'autre, les sens des auditeurs se trouvèrent disposés à goûter les confi-\ndences du passé : l'œil y préparait subtilement l'oreille."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.20", "texte": "2\n\nLes Arts Libéraux, dessin d'E. Delaulne (musée de Louvre)\nEntête dún programme du Congrès"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.21", "texte": "18\nS. I. M.\n\nEt ce fut comme une exposition de musique française à travers les\nsiècles. Un cours d'histoire, sans pédantisme.\nTout près de nous : les modernes, présentés en une\nsistes, par M. J. Meunier dans la basilique de Ste Clotilde dont il est\nl'heureux maître de chapelle. Puis, en remontant ; Gluck, a l'Opéra comique,\navec un spectacle coupé d'Orphée, d'lphigénie et d'Alceste, gala\nimposant et dont nos-hôtes étrangers demeurèrent étonnés.\nPuis une splendeur orchestrale, que voulurent bien accueillir les\nsalons de Madame la cPrincesse ILdmond de Méhul s'y couvrit de\ngloire avec une Ouverture beethovenienne. Delayrac, Gaviniès, Rousseau,\nGossec nous menèrent jusqu'à Rameau, Leclair, et Couperin, et ceux-ci\njusqu'aux branles du grand Roi. D'immenses salons, une foule empressée,\nélégante, respectueuse, rapelaient à l'imaginations les fêtes musicales des\ngrands seigneurs du XVIIIe. L'âme de M. de La Pouplinière flottait\nautour de nous.\n\nL'arrivée a Versailles\nCl. Excelsior."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.22", "texte": "Chez Madame la Princesse E. de Polignac\nCl. Manuel"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.23", "texte": "Chez Madame la Princesse E. de Polignac\nCl. Manuel"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.24", "texte": "LE CONGRES DE LA S. I. M.\n2 I\n\nA Versailles,même époque et même style, mais dans l'ordre de la\nmusique de chambre. La gigantesque Galerie des Glaces voulut - bien se\nprêter à ce jeu, puisqu'aucun des salons du grand Roi n'était assez vaste\npour recevoir les cinq cents congressistes, que M. de Nolhac avait réussi\nà introduire dans le Palais, en dépit des rigueurs administratives. Leclair\nde nouveau imposa son art de vigoureuse clarté, mais le grand succès fut\npour François Couperin, dont on n'entend jamais que d'aimable piécettes,\net qui nous présenta (il était certainement caché dans quelque coin) une\nvaste sonate à trois, de proportions symphoniques, qui remplit aisément\nses quarante minutes.... Pour finir un bibelot amusant rappela Marie-\nAntoinette, que nous n'aurions eu garde d'oublier. Une pendule de 1787\nsonna quelques vieux airs, enregistrés sous Louis XVI, par des procédés\nmécaniques que l'on peut comparer à ceux de nos phonographes ; et il\nfut donné aux contemporains de Debussy la joie d'entendre exécuter \"\npleut Bergère \", dans le goût orné et précieux que réclamaient les contem-\nporains de Gossec, ...\n\nA la Tribune de l'Eglise des Invalides\nCl. Manuel"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.25", "texte": "22\nS. I. M.\n\nNous voici à Y église des Invalides,ne voulant pas encore quitter le\ngrand siècle avant d'avoir entendu Lully dans ce célébré par\nMadame de Sévigné. Œuvre massive, où le contrepoint et l'harmonie\nluttent pour la plus grande gloire du Roi, et f que le'fougueux Raugel\navait justement encadré du Reniement de St del Charpentier et du\nLaboravi incandescent de Rameau. Mais avec tout un répertoire d'orgue\n\nLa musique du Roi (sacre de Louis XIV)\nIllustration du programme des Invalides"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.26", "texte": "LE CONGRÈS DE LA S. I. M.\n23\n\nnous nous avançons vers Louis XIII et nous y arrivons avec Bouzignac,\ndécouvert jadis par Henri Quittard. Le de Josquin, ici presque\nantique, nous force à poursuivre ailleurs notre promenade à travers les\nsiècles.\nà la salle Gaveau, où la Schola de St Louis nous attend\navec un programme d'œuvres de la Renaissance, programme malheureuse-\nment réalisé par des moyens de fortune, et d'ailleurs hors de la responsa-\nbilité du congrès ? Accepterons-nous l'invitation de\noù la musique huguenotte du XVIe siècle veut nous retenir durant deux\nlongues heures, et nous montrer, sous la conduite de M. Expert, qu'elle\naussi a joué son rôle dans l'évolution générale ? Ou bien obliquerons-nous\nvers l'Orient à la suite du prestigieux Père Komitas, qui nous entraîne à\nY église de la rue Jean Goujon ? Là s'élève en fumées sonores\nune insaisissable mélodie, tandis que deux voix, à la quarte ou à la quinte\ns'efforcent de la retenir sur terre.\nLes Congressistes ont le choix ; et, dans le doute, ils assistent à tout.\nOn les voit à la représentation d'Otelque M. Henri Russel tient à\ndonner en leur honneur au Théâtre des Champs-Elysées, avec toutes les\nétoiles de l'Opéra de Boston.\nOn les aperçoit à la Salle Erard, au\norganisé, dirigé et alimenté par M. Elpidio Pereira.\n\nDans la galerie des glaces a Versailles\nCl. Excelsior."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.27", "texte": "2 4\nS. I. M.\n\nOn les remarque aux admirables auditions que venu\ntout exprès de Barcelone, voulut faire coïncider avec le Congrès de\nla S. I. M. • :\nOn les voit encore et enfin au Banquet qui remplit l'immense rotonde\ndu Grand Hôtel, attentifs à la parole de M. M. Louis Barthou, J. Ecorche-\nville, A. Sandberger, Deutsch de la Meurthe, et comblés par la représen-\ntation d'une œuvre de grâce espiègle et d'exquise chorégraphie, les\nIndiscrets du sieur Monsigny. C'est au plus aimable des Directeurs d'opéra,\nà M. Jacques Rouché lui-même, qu'ils devaient cette surprise ! L'aveu en\nest-il indiscret ?\nMais voici le terme de notre excursion qui en fut le début dans\nl'ordre chronologique la Sainte Chapelle ! Ce n'est pas sans une\ncertaine appréhension que les organisateurs du Congrès s'étaient décidés\nà offrir à la curiosité internationale une exposition de nos Primitifs de la\n\nA l'église Arménienne\nCl. Excelsior"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.28", "texte": "Ivoire du XIII (muséede Cluny)\nCouverture du Programme de la Ste Chapelle"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.29", "texte": "26\nS. I. M.\n\nmusique, semblable à celles de nos Primitifs de la peinture tentée avec\nquel succès ! au Louvre, il y a quelques années. Jusqu'à présent\nquelques musicologues impénitents, tel notre regretté collègue Pierre\nAubry, n'avaient pas été heureux dans des essais de ce genre. Il semblait\nà peu près impossible de présenter à des oreilles modernes l'œuvre des\ncompositeurs antérieurs au XVe siècle ; et, lorsque l'idée d'une audition\nréservée aux XII, XIII et XIVe siècle fut mise en avant par\nM. Amédée Gastoué, elle rencontra dans le comité la plus énergique\nméfiance. Mais, telle est la force d'une conviction qui vient à son\nheure, que le concert médiéval fut adopté, la Ste. Chapelle choisie,\ndemandée et obtenue des Beaux-Arts, grâce à l'obligeante autorisation de\nM. Jules Léon. Le répertoire était aisé, mais difficile sa mise en œuvre,\net tout dépendait précisément de la manière, dans cette audacieuse résu-\nrection. Quelques sons d'instruments des XIe et XIIe, des et\nséquences de Fulbert de Chartres et du roi Robert (Xe-XIe) des\ntroubadours, quelques mâles déchants du XIIIe, et enfin une\nnous transportèrent en une heure et demie des origines de notre art occi-\ndental jusqu'aux débuts de la polyphonie consciente et organisée. Que nos\nlecteurs ne s'effraient pas des rudesses du fragment qui va suivre, mélodie\nchantée jadis à Sens à la Messe des fous et qu'un harmoniste du XIIIe se\nplut à interpréter ainsi :\nSOPRANO\nALTO 1 et 2; VIe\nTENOR/TROMEONE\nBASSES et BASSON"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.30", "texte": "LE CONGRÈS DE LA S. I. M.\n27\n\nCe n'est là qu'une pierre arrachée d'un monument gothique.\nIl faut, à cette lecture, l'éclairage clair obscur des vitraux de la Sainte\nChapelle ; il faut le parfait entourage des voix et des instruments, le\ntrombone qui soutient le basson, et l'aigre violon, l'orgue même, que\nCharlemagne a connu, et qui a sa place dans ce concert, nonobstant\nles idées fausses que, nous nous faisons de la polyphonie du moyen-âge.\nIl faut une maitrife de voix, comme celle de St. François Xavier,\ndirigée par un maître perspicace et infatigable, comme l'est M. Drees.\nEt enfin, et surtout, cet inexplicable phénomène : de jeunes enfants\ndu peuple de Paris, ignorants jusqu'au nom du moyen-âge lui même, et\ncapables de rendre non pas seulement la vie, mais l'émotion naïve\nprofonde, angoissante d'un art défunt depuis huit cents ans ! Il y avait là\nun sentiment si direct, si spontané, si irrésistible que les larmes nous\nvenaient aux yeux, et sans plus pouvoir songer à la barbarie de ces com-\nbinaisons, à l'étrange bariolage de ces mixtures sonores, nous n'avions\nplus que le souci de nous lever, d'applaudir, de manifester d'une façon\nquelconque pour mettre fin au trouble qui s'emparait de nous et qui nous\nétreignait malgré nous. Depuis la comtesse de Castellane jusqu'au musi-\ncologue le plus endurci, depuis l'ami de la musique, entré là incertain,\njusqu'à Gabriele d'Annunzio, chacun sentait passer en-soi le petit frisson\nque donnera révélation d'une force magique. Et, à la sortie, le spectacle"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.31", "texte": "28\nS. I. M.\n\nde la foule émue, inquiète, stagnant aux portes sans savoir pourquoi,\nnous rendait l'impression de certaine après-midi, du Sacre du Prin-\ntemps. De fait, l'état d'âme harmonique d'un maître du XIIe, de ce\nPerrotin par exemple qui ravissait les premiers fidèles de Notre-Dame\nne semble-t-il pas bien voisin de celui d'un moderne stravinskiste ? Est-ce\nhasard et retournons nous à l'enfance de l'art ? Faut-il croire au contraire\nque Xancetreobéissait aux lois d'un art maître de soi, dont un détour de\nl'évolution nous aurait distrait pendant quelques siècles (un instant dans\nl'histoire de l'humanité) ? Grave problème que M. Gastoué voudra bien\nsans doute agiter un jour devant nos lecteurs... Pour le moment, et ne\nconsidérant que le congrès, cette heure inoubliable a prouvé la survie\nbien plus ! le modernisme d'un art essentiellement français, né autour\nde la Cité, et que l'on croyait à tout jamais disparu du patrimoine de\nl'homme. Vive les primitifs ! Voilà un cri qui peut changer beaucoup de\nchoses dans l'équilibre de notre musicologie et de notre musique\nelle-même.\n\nMiséricorde en bois (Musée de Cluny)\nIllustration du programme de la Ste Chapelle"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.32", "texte": "Dessin en couleur de Drésa, pour le Banquet du Congrès"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.33", "texte": "3°\nS. I. M.\n\nRéunir à Paris, en pleine saison cinq cent personnes, sous le drapeau,\nencore inconnu de la musicologie. Intéresser à l'histoire de la musique et\naux questions qui s'y rattachent de personnalités de\ntous les mondes, princesses, grandes dames, hommes\npolitiques, financiers, poètes, gens de lettres, musi-\nciens et parlementaires. Piquer la curiosité du Tout-\nParis gorgé de musique et de festivités, le promener\nà travers les grandes époques de notre art, en jetant\nquelques regards vers l'étranger, vers l'Arménie,\nl'Espagne, le Brésil et Boston. Recevoir nos hôtes de\ntous pays, non point dans des salles de concerts, mais\nchez nous, dans nos palais, dans nos églises, dans nos\ndemeures princières et parisiennes, telle était la\ntâche qui se présentait à notre Congrès d'histoire et\nde sciences musicales, et qu'il s'est efforcé de réaliser\nen s'appuyant sur deux organismes, dont aujourd'hui\nla puissance ne saurait être mise en doute : la\ninternationale de Musique et la\nde la musique.\nA la Société Internationale revient l'honneur de\nl'idée même de cette manifestation. Décidé depuis\n1911, le congrès de Paris bénéficiait des expériences\nprécédentes, celles de Leipzig, de Baie, de Vienne et\nde Londres. En outre, la S. I. M. groupement mon-\ndial, qui fêtait précisément cette\nannée son quinzième aniver-\nsaire, assumait la responsabilité\nscientifique du congrès. Car, qui\ndit congrès dit internationa-\nlisme. Mais le travail en com-\nmun et en présence de savants venus de tous les\npoints du globe ne s'improvise pas. Il faut qu'un lien\npermanent et durable groupe par avance tous ces\néléments d'activité, coordonne leurs efforts, et mène\nleurs sympathies. Il leur faut un terrain d'entente, un mode d'association.\nC'est ce que leur offre la S. I. M. La musicologie, dernière venue de\ntoutes les disciplines de l'esprit, a eu le bonheur de naître internationale."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.34", "texte": "LE CONGRÈS DE LA S. I. M.\n31\n\nTout en laissant à chaque pays, à chaque localité, l'entière indépendance\nde ses agissements, sans porter atteinte à aucune liberté, elle a trouvé le\nsecret de s'organiser à travers le monde, loyalement et légalement, grâce\nà quelques statuts très simples. Elle venait faire à Paris cette année la\ndémonstration de son existence au grand jour. Et pour la première fois la\nFrance eut le spectacle d'un grand effort de concentration musicologique,\nd'une sorte de R. P. des sciences musicales. Spectacle nouveau en vérité,\ninattendu pour beaucoup, et, faut-il le dire un peu déroutant pour\ncertain d'entre nous.\nLe Français n'est point accoutumé à considérer les choses sous le\nl'angle de l'internationalisme. Sortant peu, parlant mal les langues étrangères,\nil se trouve aisément dépaysé dans des réunions comme celles-ci. Notre\ncollègue M. Tiersot écrivait à propos du Congrès, dans le Ménestrel,\n\" on se serait cru parfois unter Lin den,\nen dépit de son nom paraissait\nfaute en est a la France\". Oui, rien de plus juste. L'Alle-\nmagne entourée des Scandinaves, Hollandais, Autrichiens,\nTchèques, Hongrois, Suisses, et Allemands d'Amérique\njette dans tout concours international le poids formidable\nde son germanisme légitime. Elle apporte en outre de\npatientes méthodes collectives, où chacun travaille à sa place\ndans la ruche. En musicologie, il n'est possible de rien\ninstaurer sans s'être mis au courant de ce qui se passe\nchez elle ou dans les pays soumis à son influence. Ce qui prouve que le\nnombre, la méthode, la cohésion, la discipline sont aussi indispensables\nici que partout ailleurs. La France s'en doutait déjà lorsqu'elle a créé une\nsection de Paris et une section du Midi, au sein de la S. I. M. L'exemple\ndes peuples qui savent se servir, mieux que nous encore, de ce merveilleux\nlevier qu'est l'association, ne sera pas perdu pour nous.\nDe même les Amis de la musique^gens du monde à côté des profes-\nsionels de la science, ont apporté à ce congrès un élément qui, sans leur\nconcours, lui eut certainement manqué. D'une assemblée de techniciens,\nils ont fait un événement d'intérêt général ; ils ont humanisé le caractère\nun peu spécial de ces fêtes érudites. Que tous ceux d'entre eux qui ont\nsuivi ces belles journées, ou ceux qui en liront ici le compte-rendu,\nsongent à la force efficace dont disposerait un groupement comme le\nleur, lorsqu'au lieu d'un millier, ils seraient dix mille. Là aussi, l'avenir"}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.35", "texte": "32\nS. I. M.\n\nest à l'association de tous ceux qui aiment la musique sous toutes ses for-\nmes, celle d'hier, celle d'aujourd'hui et celle de demain. Qu'ils réfléchissent\naux belles paroles que Henry Deutsch de la Meurthe, le Mécène du\nCongrès, a laissé prononcer au banquet, par la voix autorisée de l'ancien\nPrésident du Conseil des Ministres ! Le rêve d'une Maison de la musique\nà Paris est en marche ; sa réalisation est décidée ; elle est prochaine.\nN'est-ce pas là déjà un résultat direct de ce grand mouvement de cohésion,\nde cet élan de collectivité, dont notre Congrès vient de révéler l'existence\naux plus indifférents ? Partout dans le monde entier, une œuvre d'intelli-\ngence et de large sympathie s'accomplit\nen faveur de l'art musical ; ses laborieux\nreprésentants poursuivent parallèlement\nleur tâche féconde. La France est elle-\nmême entraînée par ce magnifique exem-\nple. Point de doute qu'elle ne veuille, et\ndès maintenant, se placer à la tête d'un si\ngrand essor.\n\nCroquis de G. Villa"}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.36", "texte": "3\n\nLASSUS (A. de). Saint-S(Delagrave 1914, in-12°).\nBONNEROT (J.) Saint-Saëns.(Durand et fils, in-12°). GUIDE\nDU CONCERT. Numéro Spécial Saint-Saëns (1914).\nVeut-on écouter une causerie en un volume ? Qu'on ouvre\nle livre de M. de Lassus. Quel causeur érudit, et fin ! En l'hon-\nneur de Saint-Saëns, le conférencier s'est mué en musicien ; il\ns'est poulié(comme écrit le Mémorialiste S 1 Simon) au rang de\ncompositeur.\nJugez-en d'après les titres des morceaux qui remplacent les\nbanals numéros capitulaires : Prélude, Scherzo, Allegro, Vivace\nma non Troppo, etc.\nEt c'est, au cours de l'œuvre, une mélodie continue en\nl'honneur du maître.\nTrès psychologique est l'étude ; la vie est racontée ; les\nhauts sentiments sont célébrés. Tout s'y trouve, même les aspé-\nrités du caractère. L'auteur les effleure d'un arpège léger ; il en\nsourit affettuoso. Il dit les joies, les bonheurs par des notes\nvives et sonores ou les douleurs et les drames par des modula-\ntions atténuées d'un crêpe discret. Il exulte d'avoir été deux fois\nle poète élu de Saint-Saëns. Aussi, quand viennent les personnels\nrécitatifs de Phryné et de l'Ancêtre, l'émotion est intense, l'Hymne\n✓ r l J\nau Collaborateur divinisé s'élève jusqu'à laisser vibrer, en rappel, les échos sublimes, de la\nvoix de la courtisane qui, telle Vénus, dévoile sa nudité aux pauvres pêcheurs prosternés\nou les susurrements inoubliablement doux des abeilles de l'Ermite Corse. Sur les portées de\nYAndantino Sostenu toet de l'Adagio,gravées avec un soin jaloux, on perçoit les chants\nvraiment cultuels ; ni dans ces parties, ni dans le de l'admiratrice composition, M. de\nLassus ne cesse d'être véridique et vrai.\nParmi la bibliographie énorme qu'à suscitée Saint-Saëns, c'est peut-être l'ingénieuse\nsymphonie en neuf parties qui pénètre, avec le tact et l'élégance coutumiers à M. de Lassus,\nle plus avant, sinon en la technique du maître, du moins, en son être, en son cœur.\nM. Jean Bonnerot a fouillé l'Histoire. Il s'est représenté le besoins de l'érudition future,\nceux que nos contemporains éprouvent par exemple, quand ils veulent creuser la vie et\nl'œuvre du Créateur de l'Opéra français. Nos arrière-neveux lui devront cette vaste mono-\ngraphie où tout est classé avec une chronologie respectueuse. Cette forêt de détails, l'auteur\ny a tracé des avenues ; une clarté égale s'y épand jusque par les sentes les plus sinueuses.\nL'auteur nous conduit, d'un pas régulier, à travers la vie du maître, comme à travers ses\nœuvres. Il n'omet aucun des principaux interprêtes ; il a même le scrupule de citer les\nremplaçants des premiers. S'il s'est départi de son calme, c'est en reproduisant les louanges\nmanifestées après la représentation d'un opéra, l'audition d'une symphonie ou d'un quatuor.\nSous la plume de l'impassible historien, on sent vibrer un petit frisson de colère inexprimée\nquand son impartialité l'oblige à transcrire des lignes ennemies sur son héros. Cette bonne"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.37", "texte": "34\nS. I. M.\n\nfoi qui lui coûte, rapporte au lecteur une moisson d'opinions diverses ; c'est à celui-ci\nd'examiner, d'élaguer, de conclure. Par de menues analyses, M. Bonnerot fait évoluer sa\ncritique ; il prépare, suggère pins qu'il ne propose une synthèse. Jamais diffus, ni confus,\nle livre n'est pas seulement touffu ; il est est d'une écriture volontairement nette et d'une\nlecture agréablement aisée.\nLe Guide du Concert s'est dit : \" Les autres vont faire des livres. Moi, je vais cueillir\n\" des feuilles, c'est le printemps, et je les lierai en un Album.\nEt il a réussi. Des plumes diverses concourent au Recueil, grave parfois, vibrant souvent,\ngai, bouffon même, ça et là. Didactisme et amusement se succèdent.\nIl ne m'est pas possible en la Revue S. I. M. de passer en revue les 29 articles ou\narticulets de l'Album mais, qu'on ne permette de citer, en fin d'article, une petite anecdote\nsur Saint-Saëns \" at home \".\nAvec le père de la Trompette, l'ami Emile Lemoine, je ne trouvais un soir chez le\nMaître, rue Monsieur le Prince, vers 1881.\nL'électricité n'éclairait pas encore les intérieurs.\nSaint-Saëns lui-même trottinait avec un rat de cave, montait sur une chaise, allumait\nquelques appliques garnies de bougies ; et, en descendant, s'écriait avec un rire sonore et\ncommunicatif :\n\" Je verse des torrents de lumière\nSur mes obscurs blasphémateurs \".\nOh ! Maître, votre citation de Jean-Baptiste Rousseau était bouffe et peut-être vraie alors !\nElle est bouffonne toujours, mais elle est fausse maintenant. Car, vous n'avez plus de\nblasphémateurs.\nP. R. DU COSTAL.\nLa VIE PARISIENNE AU XVIIIe SIECLE. (Alcan, in 4° de 300 pp.)\nNotre collègue L. de la Laurencie a bien voulu apporter sa collaboration à cette série\nd'études sur la vie Parisienne au XVIIIe siècle, début d'une collection nouvelle entreprise par\nla maison Alcan. Ce premier volume, qui par sa présentation, n'échappe pas tout à fait à\nl'apparence d'un livre de classe, et néanmoins de lecture attrayante et facile. On y trouvera\navec plaisir, dans le chapitre consacré à la musique, un bref exposé des principales querelles\nesthétiques du XVIIIe.\nSERIEYX (Auguste). Vincent d'lndy. (Paris, 1914, in-16 de 86 pp).\nL'auteur de ce petit livre est bien connu des lecteurs d'S. I. M, puisqu'il a secondé\npendant un certain temps Vincent d'lndy à la rubrique des \" Concerts Lamoureux. \" La vie\nde V. d'lndy est exquissée dans cet ouvrage d'une façon heureuse et originale ; M. Serieyx a\nconsidéré chaque tableau du \" Chant de la Cloche \" comme une étape de la vie de son\nmaître. Ce livre n'a pas la sécheresse d'une biographie ; on y trouve développées maintes\nidées générales : il faut lire les pages sur l'unité tonale, si souvent malmenée, sur la méthode\nqui, aujourd'hui, semble totalement incompatible avec l'émotion, la flamme, la puissance\névocatrice qui sont l'apanage, de la véritable œuvre d'art. \" Et ces mots vous réjouissent,\nqui devaient être inscrits très lisiblement à l'entrée de toutes les écoles de musique : \" il n'y a\npas d'école du génie, mais seulement une discipline du talent.\nLe chapitre sur les détracteurs n'est pas le moins curieux ; on y trouve de bien sinistres\nprophéties sur Vincent d'lndy et sa Schola ; elles ne se sont pas encore réalisées et je crains\nbien, pour leur auteur, qu'elle ne se réalisent pas avant l'apparition de \" La Légende de\nSaint-Cristophe encore bien moins après.\nC. L."}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.38", "texte": "LES LIVRES\n\n35\n\nLUDWIG, (Friedrich). Die âlteren Musiekw (t\nbegrundeten Bibliothek des a Akademischen Gesangv \" Gr. B°, de 14 pp.)\nCe catalogue montre ce que l'on peut, en relativement peu d'années, et avec peu de\nmoyens, réunir, lorsque l'on sait choisir et que l'on suit fidèlement un plan de travail. Cette\nbibliothèque est riche en œuvres théoriques et pratique, du XIe au XIXe siècle. Citons les\nœuvres de Gafori, Glarean, Faber, Zarlino, Guidetti, Doni etc. etc. Cette excellente collection\nrendra le plus grands services aux étudiants de l'Université de la capitale de l'Alsace. Nous\navons, dans le même genre, hérité à Paris, des bibliothèques de Pierre Aubry et d'Alexandre\nGuilmant : à quand la publication de leurs catalogues ?\nWAGNER (Peter). Geschichte der Messe (Histoire de la Messe). lre Partie : jusqu'en 1600.\nLeipzig. Breitkopf et Haertel, 1913 ; broché :15 rel., 17,50. —(1 vol. in-8° de 548 p.)\nCe volume, le llme des \" Manuels d'histoire de la musique\", édités par Hermann\nKretzschmar, n'est pas l'un des moins intéressants de cette collection si remarquable tant\npar le choix des sujets traités, que par la valeur des collaborateurs. Un second tome\ncomplétera l'ouvrage qui nous occupe ; il est actuellement sous presse ainsi qu'une histoire de\nla \" musique d'orgue \" du Dr M. Seiffert. Aujourd'hui l'éminent professeur de Fribourg nous\noffre une contribution des plus importantes à l'histoire de la musique d'église ; c'est en effet\nla première fois que l'histoire de la forme musicale de la messe est exposée systématiquement,\ndans une vue d'ensemble.\nM. Wagner expose d'abord clairement le caractère et le rôle de chacune des parties qui\ncomposent la messe (Ordinaire et Propre) et nous fait voir comment nait peu à peu du chant\ngrégorien, tout l'art polyphonique ; des exemples musicaux, la plupart inédits, nous font\nsaisir les différents progrès de cette évolution.\n\nLIVRES REÇUS\nGOLDSCHMIDT (Dr. Hugo). A u (Lpz.\nBreitkopf. Denckmaeler der Tonkunst in Bayern, 1914, in fol.)\nDESPREZ (Dom Anselme). La musique d'orgue et les organistes.. (Abbaye de\nMaredsous. Belgique, 1912. plaquette.)\nMONTAGU-NATHAN (M.). A Histor (London, Reeves, in-8,\nde 346 pp.)\nDIAMANTI (O.). Minutes psychologiques (Paris, Fontemoing et Cie, 1914, in-12°.)\nSAINT-SAËNS (Camille). Au courant (Dorbon ainé, 1914, in-8° de\n118 pp.)\nPROD'HOMME (]. G.). Tristan et Textes français et allemand\nen regard. (Paris, Société d'édition Muller et Cie, 2 vol. in-12°, fr. 1.)\nKUFFERATH (Maurice). En commé\nParsifal au théâtre royal de la Monnaie. (Bruxelles, 1914,\nBORREN (Ch. van den). Les origines\nmsque vers 1630.(Breitkopf, 1914, in-8u de 198 pp. fr. 5.)\nROBERT (P. L.). Hugo Wolf(Rouen, 1814, in-8° de 20 pp.)\nROBERT (P. L.). Étude de Berlioz (Ibid. id. de 130 pp.)\nBARTOK (Belà). Chansons populaires roumaines du département deßihar (Hongrie)\n(Lpz. Harrassowitz, 1913, in-8° de 360 pp. Lei 5.)\nFRANKENSTEIN (L.). Th. Uhlig musikalische Schriften. (Regensbursg. Bosse\n1914, in-12° de 408 pp. M. 3.50).\nPRATT (Waldo S.). The history of music (London, Sir Isaac Pitman, in-8° de\n683 pp. 0-7-6.)"}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.39", "texte": "Société Française des Amis\nde la Musique\nCOMITE D'HONNEUR\nM. le Président d\nM. le Ministre de V Instruction\nM. le Sous-Secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts.\nM. Gabriel Fauré> Direct\nM. Henry Marcel, ancien Directeur des Beaux-Arts, Directeur\ndes Musées\nMEMBRE D'HONNEUR\nS. A. I. LE GRAND DUC BORIS DE RUSSIE\nCONSEIL D'ADMINISTRATION\nPRÉSIDENTE D'HONNEUR : S. A. R. MADAME LA DUCHESSE DE VENDÔME\nPRÉSIDENT D'HONNEUR : M. HENRY DEUTSCH (DE LA MEURTHE)\nBUREAU\nPRESIDENT\nM. GUSTAVE BERLY.\nVICE-PRÉSIDENTS\nM. LE PRINCE A. D'ARENBERG, de rlnstitut.\nM. LOUIS BARTHOU, Député.\nM. J. ECORCHEVILLE, Docteur es-lettres.\nM. ALEXIS ROSTAND,\nd'Administration du Comptoir National\nd'Escompte de Paris.\nTRÉSORIER\nM. LÉO SACHS.\nSECRETAIRE DU CONSEIL\nM. GUSTAVE CAHEN.\nSECRÉTAIRE GÉNÉRAL : M. Louis DE MORSIER.\nMEMBRES DU CONSEIL\nMME ALEXANDRE ANDRÉ.\nMME LA COMTESSE RENÉ DE BÉARN.\nM. ANDRÉ BÉNAC, directeur général hono-\nraire au ministère des finances.\nM. LÉON BOURGEOIS, ancien Ministre.\nM. GUSTAVE BRET.\nMM® LA COMTESSE GÉRARD DE GANAY.\nM. PAUL GENTIEN.\nM. FERNAND HALPHEN.\nMme LA VICOMTESSE D'HARCOURT.\nMME DANIEL HERRMANN.\nMME HENRY HOTTINGUER.\nMME GEORGES KINEN.\nM. J. PASQUIER.\nM. LE MARQUIS DE POLIGNAC.\nMME LA COMTESSE PAUL DE PoURTALÉS.\nM. A. PRÈGRE.\nMME THÉODORE REINACH.\nM. JACQUES ROUCH\nM. Louis SCHOPFER.\nMME SÉLIGMANN-LUI.\nM. TAUBER.\nMME TERNAUX-COMPANS."}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.40", "texte": "SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE\nCONSEIL D'ADMINISTRATION DU MERCREDI 17 JUIN 1914\nALLOCUTION PRONONCÉE PAR M. GUSTAVE BERLY, PRÉSIDENT,\nA LA MÉMOIRE DE M. HENRY ROUJON\nAvant d'aborder nos travaux, j'ai un devoir à remplir.\nLe premier Président du Conseil d'Administration de notre Société, Monsieur Henry\nRoujon, a succombé récemment après une longue maladie. Je suis certain de répondre aux\nsentiments du Conseil en exprimant devant vous les regrets que nous a causés sa mort.\nMonsieur Roujon aimait la musique. Il l'a prouvé en acceptant de tenir notre Société\nsur les fonts baptismaux.\nDans le discours qu'il a prononcé au moment de sa fondation, il a, en termes éloquents,\ndémontré l'utilité incontestable de sa création ; il a tracé les programmes qu'elle devait\ns'imposer ; il a, en larges traits, exposé les buts qu'elle devait poursuivre et s'efforcer\nd'atteindre.\nA cause de ses nombreuses occupations et du mauvais état de sa santé, il s'est vu obligé,\ntrès peu de temps après, de résigner ses fonctions de président. Cela a été une perte pour\nnotre Société, car par la netteté de ses vues, par sa haute intelligence, il en eût été le\nprésident rêvé ; un président, un homme comme lui ne se remplace pas facilement.\nJe ne me hasarderai pas à parler longuement de lui après ce qui a été si bien dit en\nd'autres lieux.\nJe n'ai d'ailleurs eu d'autre but que de rendre à sa mémoire devant vous le pieux\nhommage qui lui est dû par notre Conseil et par notre Société toute entière.\nRÉUNION MUSICALE PRIVÉE\nNotre dernière réunion musicale privée de la saison a eu lieu le jeudi 25 juin, à 4 heures\nde l'après-midi, dans la belle salle des fêtes de l'hôtel Majestic.\nEncore que le soleil incitait à quelque excursion en plein air plutôt qu'aux horizons res-\ntreints d'une salle de concerts, de très nombreux sociétaires s'étaient rendus à notre invitation.\nIls n'auront pas eu lieu de s'en plaindre, car un programme fort intéressant, interprété\npar des artistes réputés, leur a été offert.\nMelle Montjovet, la grande cantatrice dont les succès aux Concerts Colonne, Lamoureux\net du Conservatoire ne se comptent plus, avait bien voulu accepter de nous faire le grand\nplaisir de prendre part à cette audition intime.\nElle a chanté d'abord deux airs de Bach \" \", et \" \", de la\nmanière la plus émouvante, puis des mélodies de M. Louis Vierne \"\n\" Ressemblance \"Le Galop \", trois pièces de la plus haute inspiration musicale dont elle a\nsu exprimer, avec un charme pénétrant, le sentiment profond qui les anime.\nC'est le Maître Louis Vierne lui-même qui, avec la plus grande obligeance, accompagnait\nMeUe Montjovet. Cette admirable artiste et l'auteur ont été longuement acclamés.\nM. Paul Loyonnet, le distingué pianiste, succéda à Melle Montjovet en interprétant d'une\nfaçon magistrale un concerto de Friedmann Bach, Passepied de Debussy, le Nocturne de\nFauré, et Printemps et Automne, deux pièces modernes extraites des \" Quatre Saisons\" dont\nM. Cambell-Tipton est l'auteur.\nIl a terminé en jouant, avec une virtuosité et une grandeur tout-à-fait émotionnantes, la\ncélèbre Fantaisie de Chopin.\n\n37"}, {"page_pdf": 41, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.41", "texte": "38\nSOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE\n\nOn a fait à M. Paul Loyonnet, pour ses belles interprétations, un accueil triomphal.\nEnfin, nous avons eu le plaisir de présenter à nos sociétaires un tout jeune violoniste\nroumain, Raoul Vidas, qui a joué, avec une virtuosité et un style surprenants, différents\nmorceaux, notamment Zigeu nerweisende Sarasate, un important fragment de la\nde Tartini et le Mouvement Perpétuel de Ries, pour violon solo.\nRaoul Vidas, qui compte à peine onze printemps, échappe certainement au\nqualificatif ordinaire d'enfant prodige, car l'autorité dont il fait preuve lui permettra, sans\naucun doute, de devenir un des maîtres du violon.\nM. Jules Volterra a tenu la partie de piano avec la maëstria qu'on lui connaît.\nDÉJEUNER GARDEN-PARTY\nNous avons eu le plaisir, cette année encore, c'est une tradition que nous innovons\n—, de réunir nos sociétaires, avant la séparation des vacances, en une fête champêtre qui a eu\nlieu au Chalet Azaïs, dans l'île du Bois de Boulogne, le lundi 29 juin, par un temps magnifique.\nUn très grand nombre de nos adhérents avait répondu à notre appel :\nMme Aumont-Dhuguet, M. D. A. Agache, M. A. Aron, Mme Aubertin, Mlle G. Astruc, M. G.\nBerly, Mme Brosset, Mme Brettauer, M. et Mme Benda, Mme Bloch-Cardozo, Mme Blondel,\nMme Bugg, M. A. Bourgeois, M. Walter Behrens, M. Chantaud, Mlle Carlyle, Mlle Chasles, Mme Des-\nplanches, Mme Dauriac, M. Félix Dreyfus, M. René Doire, M. et Mme F. Depas, Mme Durand-Texte,\nM. Ecorcheville, M. d'Eichthal, Mme Flersheim, M. et Mme Francell, Mme Farges, M. et Mme E.\nGaveau, M. Glotz, Mlle Gaillard de Witt, Mlle L. Grenville, M. L. Hesse, M. E. Hecht, M. Halfon,\nM. Hennebains, M. A. Jonas, Mme Jacquet-Marsans, M. Max Lyon, MM. Gustave, Robert et Roger\nLyon, Mme Léon-Muhlfeld, Mlle Larcher, M. P. Loyonnet, Mlles Hélène et Liseron Léon, M. Le\nBaillif, M. Lefeuve, M. Marius de Cane, M. Mouthiers, M. L. Mors, M. L. de Morsier, Mme Mayrar-\ngues, Mlle Montjovet, M. et Mme A. Marty, Mlle Marié de l'lsle, Mme Mannheim, Docteur Maurel,\nM. Jean Naville, Mme Nolte, Mme Nordmann, Mme L. Ochs, M. A. Prègre, M. J. Pasquier, Docteur\nRichelot, M. Th. Reinach, Mme Ranowitz, Mlle Rouvier, M. Saisset-Schneider, M. et Mme Léo Sachs,\nMlle A. Sée, M. P. Sarchi, Mme A. Simon, Mlle Dolores de Silvera, Mlle Sauvageau, Mlle Urban,\nMme Vogt, M. et Mme L. Vaz, Mme Vaucaire, Mme Wiener-Newton, Mme Weill-Goudchaux,\nM. J. Volterra.\nAprès un déjeuner qui a été des plus gais, un concert de musique improvisée a eu lieu,\ngrâce au concours de plusieurs artistes qui étaient venus, de la façon la plus charmante,\ns'asseoir à notre table. C'est-à-dire que sous les ombrages, ce fut une succession de surprises\ndont chacune a provoqué les applaudissements enthousiastes de tous les \" Amis\nMrne Magdeleine Depas et M. Francell, de l'Opéra-Comique, ont ouvert la séance de la\nfaçon la plus imprévue en chantant ensemble deux délicieux duos \" et\n\" Sous ta Fenêtre\"de Schumann.\nMme Durand-Texte, la grande interprète de Lieder, a chanté avec une fort belle voix\net un sentiment exquis, \" Paysage \" de Reynaldo Hahn et \" Sérénade \" de Richard Strauss.\nMelle Odette Carlyle, de l'Opéra, aeu la gracieuse pensée de saluer les îles fleuries et le\nsoleil rayonnant de ce beau jour d'été en chantant les belles strophes de 1' \" Ile Heureuse \"\nde Chabrier et de 1' u Hymne au Soleil\" d'Alexandre Georges. Elle a été vivement applaudie.\nPour mettre une note littéraire et humoristique au milieu de cette musique, M. Fernand\nDepas a dit un monologue fort spirituel et, cédant aux sollicitations du public ravi, il a joué\nune scène d'imitation, dans laquelle nous nous permettons de dire que lui seul est inimitable !\nM. et Mme Depas ont d'ailleurs mis le comble à leur gentillesse en nous permettant de goûter\nune scène de Revue wagnérienne, tout-à-fait amusante, avant laquelle Mme Depas nous a\nfait entendre deux chansons anciennes qu'elle a dites dans un sourire, avec l'esprit le plus fin\net le goût le plus parfait."}, {"page_pdf": 42, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.42", "texte": "SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE\n39\n\nMelle Dolores de Silvera, dont la voix splendide a fait frémir les arceaux de verdure,\nnous a révélé d'admirables et curieux chants espagnols, sous forme de mélodies andalouses et\nbasques, dont le caractère farouche et puissant a été magnifiquement exprimé.\nL'interprétation si personnelle et si vibrante de cette admirable artiste a profondément\nimpressionné l'assistance.\nMme Vaucaire, que nos sociétaires ont déjà eu l'occasion d'applaudir dans la 14 Farce du\nCuvier \" à l'une de nos réunions de cet hiver, n'a pas voulu résister à la prière que nous lui\navons adressée et nous lui devons, à elle aussi, un moment charmant, car elle a chanté une\nvieille romance française et une chanson anglaise dont elle a su faire, par le charme exquis de\nsa voix et l'intelligence de sa diction, deux véritables poëmes.\nEntre temps et au pied levé, c'est-à-dire en empruntant l'instrument d'un des musiciens\nde l'excellent orchestre tzigane, qui s'était fait entendre pendant le déjeuner, le jeune Raoul\nVidas, dont nous parlons plus haut, a tenu lui aussi à nous apporter son concours en rejouant\nl'une des danses tziganes de Sarasate qu'il a finement enlevée à la pointe de l'archet.\nEnfin, nous avions rêvé que cette fête champêtre se terminât par un spectacle de danses;\nmais nous n'osions l'espérer que très timidement. Aussi avons-nous été très profondément\ntouchés quand une de nos charmantes sociétaires, à qui nous avions confié notre désir, s'est\nofferte, avec la meilleure grâce du monde, àle réaliser. Mme Lucien Vaz nous permettra de\nla nommer ici, de la féliciter et de la remercier pour avoir organisé en notre honneur le plus\ngracieux des ballets.\nAvec le concours de Melles Rouvier et Sauvageau, de l'Opéra, Mme Vaz a dansé d'exquise\nfaçon les Nymphes et des danses Louis XV, dont la délicieuse musique, si joliment évocatrice,\nest de M. Léo Sachs.\nAla demande unanime, Mme Vaz a bien voulu danser seule la Sicilienne et la Gavotte\nd'Armide de Gluck ; ce fût un enchantement.\nNous avons à cœur de dire un merci chaleureux à Mme Ida Nordmann qui a interprété\nla partie de chant dans les Nymphes, à M. Hennebains le célèbre flûtiste de l'Opéra et à\nMM. Le Baillif, Eugène Wagner et Raoul Pickaërt qui ont tous contribué, avec tant de\ndévouement et de talent, à la réussite de notre garden-party.\nNous sommes encore tout éblouis des merveilles qui nous ont été offertes pendant cette\njournée de soleil et d'art, au cours de laquelle tant d'artistes éminents se sont dépensés sans\ncompter pour notre plus grande joie. Qu'ils trouvent tous encore ici, au nom du Président et\nde la Société Française des Amis de la Musique toute entière l'expression de notre sincère\ngratitude.\n\n*\nLes nouvelles adhésions reçues, sont par ordre alphabétique :\nMonsieur Paul Amiet Mme Durand-Texte Mèlle Françoise Morin\nMme Aumont-Dhuguet Mme Flersheim La Marquise Négrone\nMlle Azarian Mme Adolphe Friedmann Le Marquis Négrone\nMme Berthier Mlle Marcelle Friedmann M. José Porta\nM. Louis Brettauer Mlle Hélène Génevoix Mme Ranowitz\nMme Brosset Mme Guillot M. Augustin Rey\nM. Rudolf Cahn-Speyer Mme Invernizzi Mme Roger\nMme Ernest Caron Mlle Micheline Kahn Mme Romney\nMme Cathelineau M. Roger Lang Mme Marcelle Rouville\nMlle Madeleine Chamagne Mme L. Levylier M. Paul Schwarzenbach\nLa Comtesse de Chamberet Mlle Lobstein Mme Jacques Séligmann\nM. Victor Debay Mlle Désirée Lobstein Mlle Séligmann\nMme A. Dcsplanches M. Moreira de Sà Mme Weill-Goudchaux"}, {"page_pdf": 43, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.43", "texte": "CONCOURS DU CONSERVATOIR\nORGUE\nFUGUE\nCONTREPOINT\nACCOMPAGNEMENT\nHARMONIE (HOMMES)\nHARMONIE (FEMMES)\nCHANT (HOMMES)\nCHANT (FEMMES)\nOPÉRA-COMIQUE\nOPÉRA\nPIANO (HOMMES)\nPIANO (FEMMES)\nHARPE\nHARPE CHROMATIQUE\nVIOLON\nALTO\nVIOLONCELLE\nCONTREBASSE\nFLÛTE\nHAUTBOIS\nCLARINETTE\nBASSON\nCOR\nCORNET A PISTONS\nTROMPETTE\n.\nTROMBONNE\nMORCEAUX DE CONCOURS\nSujet de fugue (Ch. Tournemire)\nSujet d'improvisation (Ch. Quef)\nThème de G. Fauré\nChoral et thème pour quatuor à cordes\n(G. Fauré)\nChant et basse de Jules Mouquet\nBasse et chant de Chapuis\nBasse et chant de X. Leroux\nDivers\nDivers\nDivers\nDivers\nSonate en si mineur (fragments) Chopin\nVariations (Glazounow)\nConcerto (Zabel)\nBallade-Scherzo (Périlhou)\nAdagio de la 12e Sonate (Leclair)\nAllegro de Concert (St.-Saëns)\nCaprice (Ch. Lefèvre)\n~\nConcerto (fragments) St.-Saëns\nDeuxième Duo (Dallier)\nSicilienne et Burlesque (A. Casella)\nSolo (Paladilhe)\nCantilène et danse (Pennequin)\nSolo (G. Pierné)\nMorceau de concert (St.-Saëns)\nVariations en ré bémol (Busser)\nChoral et Variations (M. Delmas)\nFantaisie (Stojowski)\n1er PRIX\nLanquetuit\nMlle Granier, M. Roussel\nMlles Tailleferre et Bourgoin\nMlles Cammas et Philippot\n.\nSaunier, Rose, Margat i\nMlle Meuret\n<,\nFriant, Morturier\nMUes Marilliet, Reutermann\nMiles Saïman, et Tatianoff, MM. Cazette\nKossowsky, Friant, Rambaud, Pastoure\nMlles Tatianoff et Saïman\nMM. Rambaud, Stevens, Taillardat\nFigon, Cubiles, Jacques, Jacquinot\nMlles Bianquer, Perrioud, Plé, Perez-Garcia\nLaeuffer, Radisse, Coffer, Liénart, de Valmaléte\nGrillet, Decour, Weiller, Dochtermann\nMUes David et Fontaine\nMlles Potel et Courras\nMlle Tempier, MM. Merckel, Raynal, Leîf >vici\nBogoulawski, Mlle Gautier, M. Casadesus\nM. G. Crinière, Mlle Nehr\n' *\nStien, Miquelle, Chizalet\nReynaud, Pennequin, Hornin\nValin\nVasseur\nA. Rambaldi, Bonnet, Graff\nGrandmaison, Jacot, Messmer\nAlbert, Thys, Bouillet\nLafosse, Porret, Bodet\nG. Déas, Caron\nd'Hondt, Hansotte, Jacquemin, Boutry"}, {"page_pdf": 44, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.44", "texte": "1 2me PRIX\nJ\nPas de 2me prix\nMUe Ravizé, M. Bigot, Mlle Canal\nMM. Friscourt et Cariven\nMM. Bournonville et Cliquet\nMUe Tailleferre\n+ Pas de 2me prix\nMlle Joseph\n*\n,, _, T « 0 . .\nCazette, Mazens, Laplace, Santaloune\nn/rii r» • mi« rr ttm -i -«r i a\nMlle Famin, Tatianoff, Vetheuil, Valette\n112, Mlle Delécluse, Famin, Snégina, Nieras\n{ MM. Morturier, Stévens, Laplace, Santaloune\nMlles Laughlin, Roize, Snégina\nMM. Mazens et Fabre\nDennery, Béché\nMlles Weil, Khinitz, Durony, Y. Lévy,\nJavault, Blancsube, Creyx\n11 ■ ■ 111 ' ' \" ■ . i. .. . .. .\nMlles Veyron-Lacroix, Godeau\nMUe Revardeau-Lachambre\n~ G. Bouillon. Mlle Husson de Sampigny, ~~\n_ Calzelli, M. Bas, Mlle Henry, M. Ferret\nGrout, Siohan\n4 —<•>\nGerling, R. Crinière\nPas de 2me prix\n-\nWelsch, Louis, Rampai\nDebondue, L. Rambaldi\nPas de 2me prix\n, Simon-Solère, Demarécaux\nWarin, Mangeret\nPamar, Cachera, Voisin, Dewitte\n% T. Déas, Chambre, Neff\nr Chandelon, Poitevin, Delforges\nler1er ACCESSIT\nMUe Joseph, M. Marichelle\nM. Tesson, Mlle Nagel, M. Ibert\nMM. Frevet et Milhaud\nM. Yanin\nPas de ier accessit\nCariven, Gaujac, Lévi\nMlles Dieudonné, Lefébure\nVidal-Chalom, Stevens, Fabre, Fillon,\nGuénot, Millet\nMUes Clavel, Laval, Schiff, Snegina,\nAlicita\nMHes Valette et Roize\nMM. Mazens, Millot, Rudeau\nCrosefNiéras, MM de Iliinsky,\nTalembert, Laplace, Pastouret\nDuhem, Bruck\nMiles Peltier, Feldblum, Gard, Chaudouin\ni\nMlle Amalou\nMUes L'Hôte et Durupt\norselli,,ia\nMlle isn'ard', Psidiari' Asselin g\nMUe Wetzels, M. Pétain\nCavaye, Vannemacker, Delobelle\nCagnard\nCizeron, Delaitre, Manouvrier\nBoudart\nDubois\nVidy, Vallad\nRoland, P. Lambert\nDelattre, Brion\nPas de ler accessit\nRumeau\n2me ACCESSIT\nMengé\nM. Berger\nM. Siohan\npas 2C accessit\nGuittet\nMHftS Tesson, Vaurabourg\nSanchez, de Iliinsky, Alboy,\nTalembert, Rudeau\nMlles Mascot, Baye, Castroménos, Balanesco,\nLaffont, Cros, Goerlich, Delécluse, H. Debacq\nMlles Reuterman, Clavel, Schiff\nMM. Talembert, de Iliinsky\nmucs Laffont et Delécluse\nFranck, Lazarus\nKarl, Manent\nMlles Schlesinger, Sombardier\nPas de 2e accessit\nMUes May, Hersent, Combarieu, Morlot\nM. Chatelard, Elzon, Guenn\nMoineau\nLanchy, Clerget, Antoine\nPas de 2e accessit\nBigerelle\nHonoré, Combrisson, Barguerie\nSantandréa, Crozet, \\anhee\nColomb, Guillotin\nCaillaux\nPas de 2e accessit\nRousseau\nChauvet"}, {"page_pdf": 45, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.45", "texte": "Au Conservatoire\n\nD'une année à l'autre nous retrouvons notre grande Ecole de musique immuablement\nsemblable à elle-même. Les êtres et les choses ont, dans cette maison vouée à la conservation,\nle privilège d'une sorte d'éternité. Privilège redoutable entre tous à notre époque où les\ndieux meurent jeunes. Aussi ne faut-il pas s'étonner de se trouver à la fin de chaque année\nscolaire en présence des mêmes succès et des mêmes échecs d'un enseignement trop\ndédaigneux des contigences. Et c'est avec résignation qu'il faut redire les mêmes choses avec\nl'intime sentiment de leur parfaite inutilité.\nComme toujours, les classes instrumentales furent brillantes. Depuis quelques années\nleur mérite a triomphé de l'indifférence publique. On ne méprise plus les concours de\ntrombone ou de basson, on ne les larde plus de plaisanteries faciles ; le plus frivole journaliste\nn'en parle qu'avec une gravité soudaine et déclare solennellement que l'abnégation et le\ntalent de leurs élèves sont l'honneur de la maison\nC'est justice. Au point de vue musical la comparaison entre le titulaire d'un second\naccessit de cornet à pistons et celui d'un premier prix de chant, d'opéra et d'opéra-comique\nest évidemment écrasante pour ce dernier. Et la sélection naturelle qui nous vaut de si\nparfaits instrumentistes d'orchestre depuis que l'orchestration s'est affinée et quintessenciée\nn'a pas encore réussi à adapter nos chanteurs à la fonction qui les attend dans notre art\ncontemporain. Une fois de plus, le groupe des \" vents \" nous a émerveillés par la solidité de\nson éducation musicale, la perfection de sa technique et le charme de sa sonorité. Il faut"}, {"page_pdf": 46, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.46", "texte": "L'ACTUALITÉ\n43\n\nentendre ces cors et ces flûtes de velours, ces trompettes et ces hautbois de lumière et ces\ncornets à pistons véhéments —la classe de M. Alexandre Petit est réellement incomparable\nqui demeurent paradoxalement distingués dans les plus brutales explosions de violence ! Il\nfaut les entendre... et se hâter, car on ne les entend plus guère que là! Le magnifique\nentrainement d'un concours ne dure qu'un moment alors que la banale tâche professionnelle\ndure toute la vie : combien de temps ces travailleurs du cuivre conserveront-ils ce souffle\ninépuisable, ces lèvres impérieuses et cette émission infaillible ? Les fatigues du professorat\net de l'orchestre leur permettront-elles de développer cette virtuosité ? Voilà ce que l'avenir\nseul nous apprendra. En attendant il est juste de les couronner de fleurs.\nLes \" cordes \" ne sont pas moins glorieuses. La contrebasse qui a fait beaucoup\nparler d'elle cette saison traverse peut être une petite crise : elle a pris une coquetterie\ninquiétante et caresse un peu trop complaisamment sa chanterelle au lieu de rechercher\nson \" creux\" de basse-taille. Les spécialistes de l'orchestre se plaignent de l'état d'esprit\ndes jeunes gens d'aujourd'hui plus préoccupés d'imiter les \"petits oiseaux\" que de devenir de\nsolides \" garçons bassiers\". Mais, signalé et soigné à temps, le mal n'est pas dangereux.\nCette discussion, au contraire, a provoqué un mouvement général de sympathie en faveur du\ncontre-ut grave dont toutes les contrebasses devraient être pourvues depuis longtemps et\ncette crise aura été bienfaisante si elle a contribué à attirer l'attention des musiciens sur ce\npetit problème de lutherie, sur la cinquième corde, sur les clapets de prolongation, sur\nl'accord en quintes, les crins blancs ou noirs et autres sujets pour lesquels il est si difficile\nde trouver un terrain d'entente entre professionnels.\nLe violoncelle, l'alto et le violon sont en pleine prospérité. La virtuosité la plus solide\ns'épanouit dans ces classes qui conservent un niveau artistique tout à fait rassurant. Mais les\nprogrès du féminisme sont si rapides que le Conservatoire ne pourra pas se soustraire\nlongtemps à l'obligation de créer comme pour le piano des classes de violon spéciales\naux jeunes filles. Un concours mixte de quarante élèves, comme celui qui nous fut offert\ncette année, devient absolument illusoire. Aucune comparaison utile ne peut être faite, après\nun défilé de dix heures, entre les cent-vingt morceaux exécutés par les concurrents et con-\ncurrentes. Dans ces conditions le prix n'a plus de valeur relative et ne peut être assimilé\nqu'à un diplôme de fin d'études. On sait, à la fin de la journée que telles et tels élèves peuvent\nêtre émancipés sans danger, mais l'ancien classement a disparu dans cette sélection collective.\nLe concours est devenu un simple examen. Je ne suis pas certain, d'ailleurs, qu'il y ait sur ce\npoint régression plutôt que progrès. Cette tendance est démocratique et prépare utilement\nles violonistes au noble communisme du quatuor d'orchestre !\nMais un autre problème est soulevé par les concours de piano. Les nombre des pianistes\ndes deux sexes jetés chaque année dans la mêlée sociale avec leur premier prix pour toute\narme défensive atteint des proportions inquiétantes. Qu'espèrent tous ces jeunes lauréats ?\nA coup sur ils ne supposent pas que le bataillon sacré des grands solistes va ouvrir spontané-\nment ses rangs à des conscrits et que l'on va créer de nouveaux orchestres et construire de\nnouvelles salles pour leur permettre de régaler de concertos les foules enivrées. Il y a là un\nobstacle matériel contre lequel les illusions les plus touchantes viendront immédiatement se\nbriser. Les statistiques les plus optimistes ne donnent à cet égard aucun espoir aux neuf\ndixièmes des triomphateurs. Ils sont voués d'avance au professorat. Dès lors, pourquoi ne"}, {"page_pdf": 47, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.47", "texte": "44\nS. I. M.\n\npas les préparer résolument à cette belle mission et les armer intelligemment pour cette\nlutte ? Pourquoi ne pas diviser ce torrent trop abondant en canalisant ses ondes dans deux\ndirections différentes ? Pourquoi ne pas créer deux diplômes distincts, l'un pour consacrer la\ngrande virtuosité transcendante, l'autre pour certifier les capacités pédagogiques de son\ntitulaire. Le programme actuel des concours de piano est hybride et ne prouve rien. Il\ncomporte une épreuvre de lecture à vue qui en fausse très souvent les résultats et dont la\nsuppression s'impose. Il est sans intérêt de savoir qu'un brillant technicien du clavier,\ncapable de donner des interprétations éblouissantes ou émouvantes, est apte ou non à\ndéchiffrer instantanément devant un auditoire attentif quelques mesures biscornues ; nous lui\naccordons volontiers le doit de s'assimiler lentement et même péniblement les œuvres qu'il\naura à interpréter pourvu que le résultat soit heureux. Et, de même, il nous importe peu que\nle futur professeur de nos enfants ait correctement joué les de Glazounow si rien\nne nous prouve ses capacités enseignantes. Puisque le Conservatoire ne forme pratiquement\nqu'une énorme majorité de professeurs, qu'il ait la loyauté de devenir une Ecole normale\npour l'enseignement de la musique. Et n'allez pas me dire que la jeunesse ambitieuse\nmépriserait ce diplôme sans gloire : les avantages immédiats d'une telle distinction seraient\ninestimables et son prestige dépasserait vite celui de notre actuel prix de piano, qui n'a pas\nplus d'autorité artistique que d'efficacité pratique.\nLes classes de chant, d'opéra et d'opéra-comique continuent à marcher à l'arrière-garde\nde l'armée musicale. Indifférentes à l'évolution esthétique d'aujourd'hui, elles demeurent\nfidèles à un idéal lointain et rétrospectif dont la puérilité déconcerte. Des règlements\nsurannés enlèvent tout signification aux différentes épreuves : le concours de chant n'a plus\nqu'une spécialisation théâtrale trop étroite et les concours d'opéra et d'opéra-comique\ndemeurent des concours de chant déguisés. La convention la plus lamentable gouverne les\nébats de ces futurs héros lyriques. Les directeurs de nos grandes scènes musicales ont pu\nconstater, du haut de la loge du jury, que leurs pensionnaires de demain leur apporteraient\nde singulières conceptions de l'art dramatique et même mélo-dramatique. Tout est à refaire\ndans leur éducation de la scène et les travaux post-scolaires seront pour eux les seuls\néléments de formation réellements utiles. Un prix de chant, d'opéra-comique ou d'opéra est\ndevenu un simple certificat d'aptitude, un brevet élémentaire : les études sérieuses commen-\nceront après. Les nécessités de la lutte pour la vie obligeront d'ailleurs les concurrents à\nregagner rapidement le temps perdu.\nNe parlons pas du concours de Rome : il a donné lieu cette année au petit scandale\nhabituel : le concurrent couronné par le jury des musiciens a été, le lendemain, évincé par\nla majorité incompétente. Une fois de plus les graveurs, peintres et sculpteurs, forts de leur\nnombre, ont cassé l'arrêt des compositeurs. Dans ces conditions leur lauréat échappe à la\ncritique musicale. Mais on se demande quelle satisfaction morale peut éprouver le titulaire\nd'un prix ainsi décerné et pourquoi les membres de l'lnstitut formant la section de musique\ncontinuent à essuyer cet affront annuel au lieu de refuser de siéger et de laisser leurs\ncollègues discuter seuls une question où la musique n'est plus en cause ?\n\nEmile Vuillermoz"}, {"page_pdf": 48, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.48", "texte": "Music=halls et Chansonneries\n\nC'est une revue d'été, moins asservie à l'actualité que celles de l'hiver, et qui en profite\npour philosopher un peu. Les auteurs, MM. Rip et Bousquet, ne craignent pas en effet de\njoindre l'ironie à la fantaisie, la satire à la bouffonnerie, et la parodie au spectacle. On ne\nsaurait trop encourager leurs efforts, d'autant qu'ils sont très justement appréciés du public.\nLe public du music-hall n'est pas, comme on voudrait le faire croire, sensible uniquement à\nla gaudriole et à l'exhibition ; il les prend quand on les lui offre ; mais il témoigne bien haut\nsa reconnaissance, quand on lui donne mieux. Par exemple, dans cette scène du cinéma,\nintitulée une Tranche de Pathé,un rire léger parcourt la salle entière à l'apparition d'écriteaux\ncomme celui-ci :\n\" Dix ANS APRÈS le mauvais fils n'a pas une fois rendu visite à ses parents. Aussi les\n\" nobles vieillards ont-ils dans l'intervalle VIEILLI DE DIX ANS ! \"\nou encore :\n\" Le mauvais fils devenu un dangereux apache s'introduit avec effraction dans la maison\n\" de ses parents QU'IL NE RECONNAÎT MÊME PAS ! \"\nPourtant ce sont les mêmes employés de commerce, les mêmes modistes, les mêmes\ndactylographes et les mêmes promeneuses du boulevard Rochechouart qui vont l'après-midi\ndu dimanche applaudir à deux pas de là une action non moins absurde et des devises du\nmême style, Le public est ce qu'on veut qu'il soit ; des auteurs habiles obtiennent tout de\nlui, même qu'il reconnaisse sa sottise et s'en moque avec eux.\nLa scène du couturier fou obtient un succès non moins vif, et pourtant c'est une\nvéritable scène de comédie; mais pourquoi la comédie ne se jouerait-elle pas au music-hall,\npuisque le théâtre ne présente sous ce nom que de plats vaudevilles ? Un couturier, qui est le\ncharmant Paul Ardot, a conquis toutes les coquettes de Paris par l'extravagance de ses\nmodèles et de ses discours : fantasque ainsi qu'il sied à un artiste créateur, il insulte ses\nclientes et les caresse tour à tour ; il leur montre ses robes en forme d'abat-jour, de panier à\nsalade, de cage avec des oiseaux vivants, et de porte-manteaux garni de pendeloques. Elles\nsont ravies ; elles se traînent aux genoux du maître ; elles se disputent l'honneur de payer\ntrès cher les travestis de carnaval dont il les défigure. Et quand on découvre que le maître\nest un fou dangereux, quand le couturier dont il a pris la place vient leur promettre des\nrobes qui les rendront plus belles, elles ne veulent rien entendre : c'est le fou qu'il leur faut,\nc'est la laideur qu'elles exigent, c'est l'infamie qui fait leur bonheur.\nOn s'est occupé beaucoup, depuis quelques mois, des aberrations de la mode. Mais\npersonne, pas même le célèbre caricaturiste qui les a relevées d'un trait si incisif, n'en avait\nmis au jour la cause, qui est que la mode, si la tradition cesse de la guider, est livrée à tous\nles caprices de la passion. Ce mot de tradition peut sembler bien sévère ; il s'applique pour-\ntant à la mode, qui est un art, tout aussi bien qu'à la peinture ou à la musique. La tradition\nn'est pas immobile, bien au contraire, elle change incessamment, mais sans rupture, et en\npartant de ce qui est trouve ce qui sera. Or de nos jours quelques peintres, désespérant\nd'attirer l'attention par leur talent, ont imaginé de se faire connaître en manquant de parti-\npris à tous les usages reçus jusque là. La mode a suivi : toutes ses incohérences sont en\nrelation étroite avec le futurisme, le cubisme, le simultanisme, et autres théories qui tiennent\nlieu à leurs promoteurs de sentiment, de métier et d'étude. Il n'est pas d'insanité qui\nrépandue par les moyens dont dispose la publicité moderne, ne suscite des adeptes, et même\ndes fanatiques. On a vu des amateurs se disputer aux enchères des barbouillages informes\nqui mettent l'œil à la torture. On a vu des élégantes se pavaner en des toilettes à dessein mal\najustées, qu'on jurerait décrochées au hasard chez la revendeuse. Double énigme dont"}, {"page_pdf": 49, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.49", "texte": "46\nS. I. M.\n\nMM. Rip et Bousquet viennent de trouver le mot : après le bon sens, la folie est la chose du\nmonde la mieux partagée.\nLa danse est elle aussi, depuis quelques années, devenue la proie des réformateurs qui\nles uns au nom d'une antiquité de manuels scolaires, les autres à grand renfort d'arithmétique,\net les troisièmes pour amuser un pensionnat de fillettes, ont doctement maudit l'adresse,\nla légèreté, la rapidité, l'équilibre, tout ce qui leur manquait. En haine de la virtuosité, ils\nont supprimé l'exercice traditionnel, comme si la virtuosité n'était pas la condition même\nd'une exécution parfaite. Et comme ils se prétendaient en possession de recettes qui en dix\nleçons transformaient en danseuse une jeune fille du monde ou une enfant de la rue, les élèves\nont afflué, pour les quitter bientôt d'ailleurs, déçues et désabusées. Les recettes étaient diffé-\nrentes, ainsi que les annonces et les boniments qui les prônaient ; on commençait toujours\npar proscrire les jupes bouffantes, afin d'étaler aux regards la lourdeur maternelle du corps\nféminin, et les chaussons de danse, pour rendre à jamais impossibles les pointes, triomphe\nd'une grâce immatérielle. Que de pieds nus, les uns mignons, le grand nombre épais et plats,\nse sont devant nous noircis à la poussière des tapis ! Que de draps blancs ont pendu sur de\nmaigres thorax ou ont serré des rotondités joviales. Que de mouvements faux, que de gestes\ngauches, que d'aplombs incertains, que de chutes imminentes ! Quel pédantisme ! Et quelle\nignorance !\nMM. Rip et Bousquet se sont attaqués cette fois à la première en date de ces prêtresses\nrévoltées, la première aussi par une instinctive beauté d'attitude que d'ailleurs elle n'a jamais\nsu enseigner à personne. D'abord accueillie avec faveur par nos artistes, elle nous est devenue\nindifférente quand nous avons découvert la pauvreté de ses moyens, et odieuse depuis qu'elle\ns'est mise à prêcher. Ne vient-elle pas encore de protester contre les plaisanteries dont elle\nest l'objet, au nom du respect dû à un deuil récent ? Toute entreprise d'art qui se destine au\npublic appartient aussi à la critique. Quant à cette urne funéraire qu'elle promène partout\navec elle, il y a là un procédé dont l'indélicatesse nous fait horreur, et je m'abstendrai\nd'insister, car ce sont choses que l'on sent, et qu'on n'explique pas.\nLa scène de MM. Rip et Bousquet est du comique le plus pénétrant, car tous les ridi-\ncules de la secte y sont découverts en un tour de main : la nudité prude, la débauche senti-\nmentale, la copie de mœurs conventionnelles, et l'admiration indistincte de toutes les\nrenommées, depuis le sculpteur patriarcal jusqu'au rimeur fardé. M. Serjius est savoureux\nquand en chemise et en corset il danse des pas de bacchante ou imite des bas-reliefs ; et il\nfaut avouer que ses mouvements, puis sur le vif, sont à peine chargés.\nC'est encore M. Serjius qui à la scène suivante, danse avec\nMelle Derny, d'une précision merveilleuse, le pas de l'entente cordiale, entente certainement\ndes plus étroites. On reconnait ici la fantaisie ailée de M. Staats, ainsi qu'en maint autre pas,\nnotamment celui de ces magistrats bouffons qui lancent si alertement au public le défi d'une\njambe preste, puis se disloquent en groupes inégaux, nouant des rondes non de leurs mains,\nmais des pieds entrelacés. On assiste aussi, en cette scène, au défilé des théâtres subvention-\nnées, sur la marche des Maîtres-chanteurs.Je ne veux pas chercher ici une allusion, mais ce\nqui est certain, c'est que la musique de Wagner se prête fort bien aux effets burlesques : il\nsuffit d'accuser cette régulière carrure que Wagner n'a jamais réussi à dissimuler complète-\nment. C'est d'ailleurs une scène fort bien réussie, grâce surtout à ce décor futuriste aux\nmaisons vertes, aux arbres rouges : si tous les futuristes avouaient une intention d'ironie, ils\ndeviendraient fort amusants. Le tout se termine par un bal de quatorze juillet, sous les\nlampions fulgurants, où un troupier et une servante, valsant dans l'extase, sont attendrissants\nEt sans doute nous avons vu aussi le roi des électeurs, l'empereur des bistros, le veau d'or,\nl'assiette au beurre. Mais l'impression qui l'emporte est celle d'une puissante orgie, et peu\ns'en faut qu'en reconnaissance de la force populaire on ne crie sincèrement : Vive la\nRépublique ! Il est tout à l'éloge des auteurs de nous laisser apercevoir la beauté où elle se\ntrouve, et même en ce qu'ils raillent.\n\nLouis Laloy."}, {"page_pdf": 50, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.50", "texte": "Au Théâtre des\nChamps=Elysées\nREPRÉSENTATIONS\nWAGNÉRIENNES\nVictor Debay.\nSi, trompant des espérances qu'avaient favorisées des annonces trop prometteuses, les\npremières représentations de Tristan et Isoldeont pu justifier des critiques, que certains\ngrands confrères ont formulées en des termes si excessifs, qu'ils allèrent jusqu'à l'injustice,\nla dernière audition de cette œuvre, grâce àla vibrante interprétation de Mme Matzenauer\net de M. Urlus, grâce à la direction magistrale de M. Arthur Nikisch, a été de nature à\nsatisfaire les plus difficiles. Maintenant l'équilibre entre le drame et la musique, qui est\nrarement observé dans nos théâtres lyriques où l'on joue surtout de l'orchestre, sans se\npréoccuper des chanteurs qui, sur la scène, doivent renoncer à se faire, sinon entendre, du\nmoins comprendre, le célèbre kappelmeister nous a donné une belle leçon de wagnérisme,\ndont j'espère qu'il n'est pas téméraire de penser qu'on saura tirer profit. La salle des\nChamps-Elysées est, je le crois, plus propice à ces exécutions que celle de notre Académie\nnationale qui impose à toute œuvre l'allure pompeuse et les formes conventionnelles du\ngrand opéra. Un cadre plus restreint convient d'ailleurs mieux à ce drame d'amour, dont\nl'action est tout intérieure, où la pensée intime et profonde des personnages doit, pour\nl'intelligence de ce prodigieux conflit d'âmes, nous être à tout instant révélée.\nA cause, sans doute, du travail hâtif des répétitions insuffisantes, M. Félix Weingartner,\nmalgré son habileté et sa pieuse conviction, malgré le talent des principaux interprètes,\nMme Matzenauer, Kundry, et M. Sembach, le pu ne nous a offert de qu'une\nexécution très éloignée, comme valeur d'ensemble, de celle qu'en janvier avait présentée\nl'Opéra. Nous avons eu l'occasion de nous en convaincre à l'une des dernières représenta-\ntions, qui n'était pas, elle non plus, sans défaillances et au cours de laquelle M. Van Dyck,\npar sa supérieure possession du rôle, par son jeu, par la foi qui l'anime, par l'autorité de son\nstyle s'est encore affirmé comme un des très rares artistes capables d'incarner le naïf et\nsublime héros.\nPar contre, avec M. Sembach, Walther jeune de figure et de voix, avec M. Van Rooy,\nHans Sachs touchant de modestie et de bonté, avec M. Léonhardt qui, dans le pédantesque\nBeckmesser, évita l'écueil de la caricature, avec Mme Lucile Weingartner, gracieuse Eva, avec\ndes chœurs sachant par leurs gestes et leurs accents participer à l'action, avec un orchestre\ndocile aux moindres intentions de son chef, M. Félix Weingartner nous a des\nvon Niirnbergdonné une admirable et inoubliable exécution, vivante, légère, gaie, poétique\net enthousiaste. Je crains que nous ne puissions jamais atteindre cette perfection, et cela\npour des raisons ethniques. Et, en écoutant cette comédie lyrique où l'âme populaire alle-\nmande est glorifiée d'une façon si émouvante, je réfléchissais que, ni dans notre littérature,\nni dans notre musique, qui l'une et l'autre n'ont rien à envier aux nations étrangères, aucune\nœuvre n'a ainsi chanté et exalté le passé victorieux, tendre et joyeux de notre belle et\ngénéreuse âme française."}, {"page_pdf": 51, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.51", "texte": "Privés de la joie d'entendre des chœurs nombreux et disciplinés, nous avons pris,\nnonobstant un sentiment envieux bien explicable, une joie sans mélange à entendre\nCatalà. Cette phalange de deux cent cinquante artistes groupés dans un but commun sous\nla même bannière témoigne d'une foi et d'une ardeur qui s'imposent et qui en imposent.\nLe programme exécuté au Trocadéro était destiné à exalter les qualités de ces chanteurs\net aussi, peut-être, à montrer les limites de leur domaine. Dans l'expression des sentiments\npopulaires ils excellent : leur nombre, la simplicité de leur chant, leur virtuosité d'imitation\nleur permet d'obtenir des teintes franches et des accents vrais au point qu'ils étonnent mais\ncharment et émeuvent. Pour peu qu'une œuvre soit issue d'une préoccupation populaire ou\nqu'elle s'en rapproche elle leur devient familière et ils en traduisent l'esprit comme sponta-\nnément même s'il ne s'agit plus d'une chanson mais d'un de Or leurs\nqualités s'évanouissent brusquement s'il leur faut pénétrer la sèche et académique compli-\ncation d'un hymne de Richard Strauss,les voix se détimbrent, l'accent disparaît comme la\ncouleur et le grand corps si vivant naguère perd le souffle qui l'animait.\nUne voix plus autorisée que la mienne a manifesté le regret que l'Orféo Català n'ait pas\nencore inscrit à son répertoire telles œuvres de musique moderne française dans lesquelles\nles auteurs à force d'art et d'invention sont arrivés à exprimer directement et avec une force\nd'autant plus grande qu'elle est plus raffinée les sentiments naturels, espérons que cette voix\nn'aura point prêché dans le désert.\nA côté des chœurs il nous fut donné d'entendre la Cobla \" Perelada \" ensemble instru-\nmental destiné à accompagner les danses en plein air et composé d'une petite flûte, d'un\npetit tambour, de deux hautbois rustiques, de deux grands hautbois, de deux cornets à\npistons, de deux bugles et d'une contrebasse à cordes. Ensemble hétéroclite, dira-t-on, et\nquelque peu barbare. En tous cas, j'en appelle à tous ceux qui l'ont entendu, l'acidité de\nces timbres ne manqua pas d'égayer nos oreilles depuis trop longtemps blasées sur les\nsensations que peuvent donner les orchestres coutumiers et à cette joie ne se mêlait aucune\ngêne ni, pour une fois, aucune pudeur.\nUne tendance très répandue pousse les amateurs à jouer la comédie et même à chanter\ndes opéra-comiques dont la présentation et l'interprétation exigent ce savoir et cette\nexpérience qui s'appellent le métier. Lorsque de telles manifestations se passent en privé\nnul ne saurait y trouver que de la joie, les parents tranquillisés se délectent en voyant\ns'amuser leurs enfants et il est bien entendu que l'œuvre représentée n'est qu'un prétexte\ndont on ne s'occupe que dans des limites restreintes. Il devrait en aller tout autrement\nlorsque le public est admis à de telles exhibitions. Or il faut bien avouer que le spectacle\ndonné en Mai par la \" Petite scène\" se composait de deux ouvrages dont l'intérêt intrin-\nsèque est à peu près inexistant et dont la reconstitution historique, très exactement réalisée\nsemble-t-il, n'offrait pas une difficulté suffisante pour que l'on s'en étonne. Le théâtre du"}, {"page_pdf": 52, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.52", "texte": "Mademoiselle DAVELLY\nqui vient de triompher à l'Opéra-Comique\nCl. Manuel"}, {"page_pdf": 53, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.53", "texte": "Mademoiselle MARIE-LOUISE DESMAISONS\nla remarquable pianiste qui vient de remporter un gros succès à Bruxelles"}, {"page_pdf": 54, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.54", "texte": "4\n\nL'ACTUALITÉ\n49\n\nXVIIIe siècle a été maintes fois l'objet d'études sérieuses et poussées tant au point de vue\ndramatique qu'au point de vue musical. Il est utile d'avoir le catalogue et le texte des œuvres\nde Dancourt et de Favart mais la reprise ne s'en impose pas! Ce sont pour la plupart des\nimprovisations hâtives inspirées par le fait et l'esprit du jour, la pensée en est facile et légère\net le style, en est formulaire, elles n'ont point été établies pour subir l'épreuve du temps et\nelles ne résistent pas à une exhumation tardive. Deux de ces oeuvres :\ncomédiens ou Vamour charlatan de Dancourt, et : Isabelle et Gertude ou les sylphes supposés de\nFavart furent représentées par la petite scène avec une monotonie et une simplicité qui ne\nmanquaient pas toujours de prétention.\nLa S. M. I.fidèle jusqu'au bout àsa mission a consacré son dernier concert de l'année\nà six premières auditions. Clément Robert, Louis Vuillemin, Max d'Ollone, Kœchlin et\nCasella y furent fêtés comme il convient ainsi que Ravel subtil et respectueux harmoniste\ndes mélodies hébraïques si bien détaillées par Mme Alvina Alvi.\nLa Société nationale,au contraire, en une séance supplémentaire nous convia à réentendre\ndes œuvres qui évidemment méritent un tel traitement, mais nous les avions maintes fois\nouïes au cours de l'hiver et parfois dans de meilleures conditions. Certes c'est un attrait que\nd'entendre Cortot et Ricardo Vinès jouer à deux pianos et mais l'orchestra-\ntion de Dukas et celle de Chabrier ont peut-être une valeur suffisante pour que les transcrip-\ntions qui en ont été faites n'échappent pas à leur but et ne trouvent point d'emploi au concert.\nMmc Elise Kutscherra vient de réussir à battre un record, l'on n'avait encore jamais vu\nautant de monde à la salle Gaveau et les municipaux mobilisés rue La Boëtie pour assurer\ntant bien que mal l'ordre d'accès au contrôle durent\nappeler à l'aide toute leur philosophie pour ne point\ndésespérer d'y parvenir. Tant il est vrai que les canta-\ntrices attirent les foules, indépendamment même du\ncharme d'un programme. Car il est difficile de penser\nque la prière d'Elisabeth, Erlkônig, ou ich grolle nicht\nne soient point familiers aux auditeurs les plus inter-\nmittents des manifestations lyriques et l'imagination de\nqui a composé ce menu n'a pas du être mise à la torture. Il est vrai qu'on nous avait promis\ndu Jacob et du Diémer mais ni l'un ni l'autre ne sont venus.\n\nMaurice Bex."}, {"page_pdf": 55, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.55", "texte": "5°\nS. I. M.\n\nSoyons reconnaissants à Alexandre Debruille de n'avoir point joué au virtuose-\naccapareur, ce monsieur qui s'installe avec un accompagnateur\net déballe au public tout son bagage de traits, trémolos, cascades,\npizzicati, harmoniques, sur-la-touche, vibratissimi et cœtera.\nDebruille a eu l'humaine idée d'intercaler dans son concert\nquelques interludes déclamés et d'aller se reposer au foyer.\nDebruille est tout jeune, il a joué comme on\npeut seulement le faire à son âge l'éternellement\njeune musique de Mozart. Il a donné du concerto\nen mi une exécution tout à fait charmante jusqu'en ses inévitables imperfec-\ntions. Respectueux des mouvements il ne les a pas précipités. Son succès fut,\navec justice, très vif et très spontané.\nLa présence de notre Fauré national et de Weingartner eussent suffi\nà donner un attrait exceptionnel au concert de Mme Jeanne Diot auquel\nils prêtaient leur concours, mais tel n'a pas été l'avis de cette parfaite violoniste\nqui a ravi l'auditoire par son aisance, sa virtuosité et la facilité de ses inter-\nprétatiôns. Mme Sorga, remplaçant Mme Lucile Weingartner a participé, en\nchantant des œuvres de taure et de Moussorgsky, au succès de cette belle soiree.\nLa possibilité d'être entendue, semble une condition sine qua non de la\nmusique : Pourquoi faut-il que le souci de la virtuosité fasse oublier à des\nmusiciens cette vérité première ? Pourquoi ces matchs de vitesse avec les pianos\nmécaniques ? Le vélocité excessive n'est pas nécessairement le fait d'un pianiste\ntrès fort, en revanche elle peut cacher une compréhension musicale qui ne\ns'impose pas, Si, à ce besoin de mouvement l'exécutant ajoute un emploi\nexcessif de la pédale, la musique devient absolument inintelligible.\nCeci dit il semble bien, que l'on puisse ranger Mme Riss-Arbeau dans\ncette catégorie de virtuoses-trotter à qui nous soumettons tout humblement\nles lignes qui précèdent. Et pourtant elle pourrait tout jouer musicalement"}, {"page_pdf": 56, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.56", "texte": "LA QUINZAINE\n5i\n\npuisqu'elle arrive à traduire sur son Pleyel le troisième nocturne et le Gnotnen Reigen de\nLiszt avec une compréhension évocative qui eut convenu le mieux du monde au\nla Sonate de Chopin ou à la fileuse de Mendelssohn\ndevenus incompréhensibles, parce que beaucoup\ntrop rapidement joués. Henri Gilles pensant que\n\" La danse est la manifestation artistique la plus\ninstinctive de l'homme \" a eu l'amusante idée de\nconsacrer tout un programme à la musique de\ndanse. Il n'a pas ainsi prétendu faire l'historique\nde cet art et des formes musicales qu'il a engendrées mais donner plutôt un aperçu des\nrythmes qui ont fleuri à telle époque ou dans tel lieu, il y a parfaitement réussi.\nHenry Danvers dont la virtu-\nosité est relative a consacré tout un\nprogramme à des chefs-d'œuvres de\ntout repos et à des pages justement\ninconnues.\nMmc Marguerite Long se sou-\nmettant à la magistrale direction de\nChevillard fut en un même soir l'in-\nterprète fidèle et sensible de Saint-\nSaëns, de Fauré et de d'lndy, et\nDebussy Claude Achille aux doigts légers et harmonieusement sonores accompagna, comme\nseul il peut le faire le Promenoir des deux amants et les que Rose Féart\ntraduisit vocalement.\nLe concert donné par Youro Tkaltchitch avec le concours de Jean Verd débuta\nheureusement : le concerto pour violoncelle de H a droit à tous les respects et au delà\net la sonatine de Ravel nous change richement des très utiles sonatines de démenti. Pour-\nquoi faut-il qu'un autre concerto signé Dvoràk soit venu après l'œuvre de Ravel. C'est dans\nses splendeurs magnifiquement étalées le concerto magistralement pédagogique, concerto à\nredingote et à lunettes d'or et long, si long, oh cet adagio laborieux et ces mouvements\nrapides grammaticaux ! Qu'il est méritoire pour des humains de les travailler, celà est digne\ndes applaudissements que l'auditoire d'ailleurs n'a pas ménagés à l'exécutant.\nFélia Litvinne, Enesco et Risler ont réussi à prouver qu'on peut réunir une foule\nd'admirateurs malgré le temps, le moment et la concurrence sportive et leur concert fut\nà proprement parler un enchantement, l'enchantement du samedi sacro-saint veille du\ngrand prix."}, {"page_pdf": 57, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.57", "texte": "ST-GERMAIN-EN-LAYE. — Le 23 juin en la chapelle des Franciscainese au\nlieu un concert spirituel organisé sous la direction de M. l'abbé Clément Besse. La pureté\ndu style et la remarquable qualité cristalline des voix y furent très appréciées.\nL'an dernier déjà nous avions entendu dans une circonstance analogue, outre des\nfragments de Bach et de Franck, des chants grégoriens exécutés à titre d'étude et suivant la\nméthode rythmique de M. Georges Houdard. L'exécution de ces pièces formait cette année\nencore le principal intérêt de la séance en raison de l'importance considérable de cette\nnouvelle manière au point de vue de l'interprétation de la musique médiévale.\nDepuis longtemps déjà il est hors de doute que l'habitude d'harmoniser le plain-chant\ngrégorien ne s'accorde nullement avec l'allure mélodique par excellence de celui-ci, et donne\nsouvent aux notes une valeur modale qu'elles n'ont pas. S'appuyant sur ce principe, les\nBénédictins de Solesmes, (et Dom Pothier en particulier) ont en outre mis en lumière ce fait\ncapital que la cantilène grégorienne procède, non par unités isolées, mais par groupes, ces grou-\npes étant figurés par des neumes,(signes graphiques de la notation musicale au moyen âge, et\nqui précédèrent l'invention de la portée) dont le dessin indiquait la ligne très libre et fleurie\nde la mélodie; de ces neumes,considérés comme unités par Dom\nPothier, Houdard a fait des unités rythmiques assez comparables à ce que nous appelons le\ntemps dans la mesure.Cette interprétation nouvelle complète donc l'enseignement des Béné-\ndictins, bien loin de le détruire ; elle ne s'applique d'ailleurs qu'aux mélodies ornées de la\nliturgie, telles que les antiennes, laissant à l'interprétation syllabique du mode oratoire les\nhymnes et psaumes qui se rapprochent de la déclamation rythmée. Notons encore que rien ne se\nrapproche moins du mensuralisme moderne que la rythmique de Houdard. Celle-ci établit en\neffet des pieds, des mètres de structure variée, en perpétuelle mobilité, comparables aux\nassemblages usités en poésie par les anciens lyriques. Il y a loin de cette diversité qui a\nrompu toutes les combinaisons possibles, aux valeurs régulières des mesures isochrones, dont\nl'introduction dans le plain chant serait aussi barbare que son application aux modes antiques.\nIl faut enfin rappeler combien dès l'an dernier nous avons été frappés de la parenté évidente\nprésentée par la cantilène romaine d'après Houdard, avec les anciens chants encore actuelle-\nment en usage dans les églises juives, et les mélopées orientales, dont elle dérive historique-\nment 1 ; il règne dans les unes comme dans les autres une fraîcheur et une variété que l'on\ncherche vainement dans l'interprétation syllaibque de l'école bénédictine.\nIl faut donc souhaiter bonne chance et diffusion prompte à une manière qui unit si\nheureusement la vraisemblance historique à l'instinctive aspiration de l'artiste.\nJEANNE HERSCHER.\nLYON. — Voici quelques notes sur les cinq derniers concerts de la saison symphonique\nlyonnaise.\nV. Deux reprises importantes et fort applaudies : l'interlude de cet évangile\nmusical qui depuis longtemps ne connaît plus d'athées, et la ire Symphonie de Witkowski,\n(ré min.). On ne se rappelle pas sans stupeur que naguère encore, elle passait pour obscure.\nAujourd'hui, elle se dresse en pleine lumière. Belle âpreté et virile tendresse, instinct de\ngrandeur, vie intense des rythmes, orchestration chaude et somptueuse, solide architecture :\nle compte serait vite fait des symphonies récentes qui réunissent un tel ensemble de qualités.\n\n1 II est établi que Saint Ambroise fit, pour l'élaboration d'un répertoire d'hymnes chrétiennes un choix\nparmi les chants hébraïques et les hymnes grecs ; il y eut là un baptême de la loi ancienne analogue à la\ntransformation de nombreux temples en basiliques, et de cultes divers passant de la \" bonne déesse \" à la\nvierge ou de héros païens aux saints de la piété populaire."}, {"page_pdf": 58, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.58", "texte": "LA QUINZAINE\n53\n\nMonteverdi, Gluck, Ropartz et Duparc reçurent de Mme Croiza une interprétation\nprofondément musicale, à la fois pathétique et de grand style.\nVI. Les airs de ballets des Fêtes d'Hébé— par quoi fut inaugurée notre salle Rameau\nnous rajeunissent de quelques années. Entre YE et\nde Gwendoline(qui n'a pas embelli), une sélection de pièces 6ymphoniques de Mr Guy Ropartz :\nles deux Préludes est Interlude du Pajs, et la C dirigées par l'auteur.\nMusique robuste, voire un peu massive, dont la songerie celtique souvent sombre s'éclaire de\nvisions d'épopée.\nMme Marguerite Long, déjà applaudie à Lyon, met au service de Beethoven (Concerto\nen ut min.)la plus souple virtuosité, un rythme àla fois ductile et sûr, et la séduisante poésie\nd'un toucher très personnel.\nVII. Aux sages constructions du vieux Hândel en si. m.) que vivifie\nle jeu solide et brillant de Mr D. Fleuret, succèdent des œuvres moins \" carrées \". C'est\nd'abord le Chant du Crépuscule,extrait des Visions voix de femmes et orchestre,\nde Mr François Berthet. Les pures et expressives inflexions de ce nocturne chanté sa\ndélicate grisaille harmonique, subtilement colorée de poussières lumineuses, décèlent en\nnotre compatriote une rare nature de musicien poète. Puis, la charmante suite\nl'Oye, de Ravel. Ces petites scènes d'orchestre, si raffinées dans leur grâce puérite et\nféérique, plaisent d'emblée à un public que la musique de ce maître avait laissé jusqu'ici\nassez indifférent : preuve nouvelle, que l'œuvre éducatrice de Witkowski n'est pas vaine.\nLa IVe Béatitude et la IXe Symphonie nous ramènent dans le cercle familier des œuvres\nconnues : orchestres, chœurs et solistes (Mmes Lormont et de Wailly, M. M. Plamondon et\nFrœlich) y recueillent un succès mérité.\nVIII. Clair et léger dans la Symphonie italie de Mendelssohn, l'orchestre donne une\nexécution un peu lourde et monotone, à mon gré, du poème symphonique de Balakirew,\nThamar (lre audition à Lyon). Tout ce qui tient un archet était accouru au seul nom de\nMr Enesco. Une Invention de Bach et le Concerto de Lalo firent admirer sa technique\nprestigieuse et son beau tempérament. Pourquoi un tel artiste gâte-t-il son talent par un\nabus presque continuel du vibrato?Je sais des délicats pour qui cette faute de goût,\nfranchement insupportable dans Bach, neutralise les plus belles qualités. Je me hâte d'ajouter\nque le public ne fut pas de cet avis, et applaudit à tout rompre.\nUne interprétation chaleureuse de la IIe partie de Psyché termina le concert.\nIX. La dernière audition de la saison (dédoublée) fut consacrée à l'exécution intégrale\ndu Chant de la Cloche.Cette œuvre marque une étape que Mr V. d'lndy a bien dépassée;\nmais elle reste vibrante de sincérité et de jeunesse. Empêché d'assister à ce concert, j'en\ncrois, sur l'interprétation, l'écho unanimement élogieux qui me revint de toutes parts.\n(Solistes : Mme Faliero Dalcroze, M.M. Plamondon et Mary).\nParmi les concerts de musique de chambre que je voudrais signaler en plus grand\nnombre, je ne puis omettre l'exquise soirée (2 avril) où Mr Ravel au piano, assisté excellem-\nment par Mme Engel-Bathori et le quatuor Le Feuve, interpréta un choix de ses œuvres.\nCaprice, humour, grâce précise et câline, rêverie qui ne déclame pas, cà et là, brefs accès\nd'une passion qui n'appuie jamais : ce fut un enchantement. Ce n'est pas le sang lourd des\nhumains qui coule dans les veines de cette musique. De quelle subtile essence est-elle donc\nfaite? Les fées le savent la reine Mab, peut-être, mais surtout nos fées de France, qui\nhantaient la claire fantaisie de Charles Perrault.\nEnfin, du 8 au 13 juin, la série complète des Quatuors de Beethoven fut donnée, pour\nla première fois à Lyon, par le Quatuor Capet. On ne se lasse pas d'admirer l'homogénéité\nde cet incomparable instrument. Ce qui a plus de prix encore, c'est la lumineuse intelligence\nqui préside à ces belles interprétations. Tout y reçoit un juste accent; pas une intention qui\nne \" sorte \" ; et pourtant, nul excès d'analyse, aucune de ces recherches outrancières par où\ntrop d'artistes croient honorer Beethoven. On ne rêve guère d'exécution plus soumise à\nl'œuvre : c'est la limpidité d'un parfait miroir. Clairsemés aux premiers concerts, les auditeurs"}, {"page_pdf": 59, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.59", "texte": "54\n3* I* Nlt\n\ndevinrent de plus en plus nombreux et enthousiastes. Aussi fidèles que circonspects (ce qui\nest beaucoup dire), les Lyonnais n'oublièrent pas le Quatuor Capet. Qu'il nous reviennent\nbientôt : il y a aura foule pour l'entendre.\nL. A.\nROUEN. — Nous avons reçu la lettre suivante :\nRouen, 17 Juin 1914.\nMonsieur le Directeur,\nDans le numéro de la S. I. M. paru le 15 avril, je lis sous la rubrique \" La Province\nRouen \" les lignes suivantes publiées sans signature, mais dont l'auteur est facile à deviner\npour tont lecteur rouennais :\n\" La Gamme \". Nous avons le regret d'ignorer cette Société...\ndéclaré d 'ailleurs n'admettre que des compte rendus\nQue votre correspondant nous ignore, mes excellents collaborateurs et moi, c'est ce\ndont nous nous consolerons aisément. L'estime que veulent bien nous accorder ses confrères\nnous suffit.\nMais ce que je ne lui permettrai pas, c'est de m'attribuer gratuitement les sornettes\nqu'il lui plait d'imaginer.\nJe lui oppose en effet un démenti formel. Jamais : je n'ai tenu à personne les propos\nridicules qu'il me prête.\nVotre bonne foi, Monsieur le Directeur, a été surprise, s'il vous plait d'ailleurs d'être\néclairé sur les dessous de la campagne que mène contre moi votre correspondant rouennais,\nil vous sera facile de vous renseigner auprès de vos confrères du \" Journal de Rouen \" ou de\n\" la Dépêche de Rouen\nJe vous prie, Monsieur le Directeur, de bien vouloir, conformément à la loi de 1881,\ninsérer la présente réponse en même place et en mêmes caractères que l'article dans lequel\n• j • / i f « f\nj ai ete vise.\nEt en regrettant d'entrer de cette manière (que je n'ai pas choisie) en rapport avec\nvotre estimable Revue, je vous prie d'agréer l'assurance de ma considération distinguée.\nD. HAELLING\n#\nDirecteur de la Gamme.\nCAEN. — L'Association artistique des grands concerts Caennais a donné cette saison\n1913-1914, une série des concerts, qui eurent le plus grand succès.\nLe comité fit appel à M. Georges Rabani, pour diriger ces bien connues manifestations\nd'Art. L'orchestre de notre association (qui compte aujourd'hui plus de 80 exécutants) peut\naller de pair avec les orchestres les plus réputés de nos grandes villes de province : il a sû\nconquérir tous les lauriers, et notre cité peut-être fière d'avoir enfin un grand orchestre\nsymphonique, digne de sa réputation artistique et de ses universités.\nLes solistes des concerts furent (par ordre alphabétique) :\nMlle Arcos, de l'Opéra Comique, M. Coulibœuf,\\ clarinettiste, M1Ie Daumas, de l'Opéra,\nM. Chanoine-Davranches,des concerts Lamoureux, Mme des concerts de\nMonte-Carlo, M. Heerschmann,baryton, M. Lefevioloncelliste, organiste,\nM. Rodolphe Plamondon, de l'Opéra, M. Honoré Snell, des Concerts Colonne, MUe Matacha-\nTrouhanowa, de l'Opéra, M. Vergriete, pianiste, Mme Wurmser-Delcourt, harpiste... ils furent\ntous très fétés.\nNous croyons inutile de décerner des louanges à une telle pléiade d'artistes. Qu'il nous\nsuffise de remercier M. Besnier l'actif président de l'association, pour la vie toute nouvelle\nqu'il a su infuser à une société qui ne demandait qu'à s'épanouir.\nG. P."}, {"page_pdf": 60, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.60", "texte": "Le numéro Gluck ayant réduit la place de nos informations de Belgique en\nont subi sérieuse amputation. On les trouvera, serrées un peu, dans cette chronique dont on\nvoudra bien excuser le désordre.\nNous inscrivions : le concert du Conservatoire, où la classe de quatuor, qui vient d'être\nconfiée officiellement à la direction du maître César Thomson, conquit d'encourageants\nlauriers, de même que Melle Léa Epstein, l'élève brillante du célèbre violoniste, dont nous\navons déjà signalé les succès à l'étranger, dans l'interprétation en soliste du concerto en\nmineur de Tartini. L'excellente 2e séance de Musique de Chambre du quatuor\n(Alphonse Onnou, Léon Loicq, L. Halleux, F. Lemaire) avec le concours de Mme Verhaven\nPonçin, cantatrice et de M. Ch. Scharrès, pianiste. Les débuts, Salle Erard, de Mfl,e Marie\nGaland, secondée par M. Marcel Laoureux, dans une programme éclectique : pour\ndeux pianos de Liszt, (M. Laoureux y révèle une tendance à accentuer les sonorités, qui\ns'oppose un peu au toucher trop délicat de sa partenaire) ; Scherzo, pour deux pianos idem\nde Saint-Saëns. A côté de ces œuvres de virtuosité décorative, Melle Galand détaille avec grâce\net délicatesse Toccata de C. Debussy et Soleil àde Joseph Jongen, pièces délicieusement\nsubtiles, aux rythmes pétillants et vifs comme un caprice d'orfèvrerie. Le récital de\nMelle Louise Desmaisons, pianiste et M. Jean Bedetti, violoncelliste. Il nous fit apprécier le\njeu viril, compréhensif et nuancé de la jolie artiste, à l'aise dans l'accompagnement terme\nque je voudrais proscrire pour ce qu'il sous-entend de secondaire dans une collaboration\négalement difficultueuse, presque toujours, et au surplus complémentaire absolument des\nsonates de Saint-Saëns et de Rachmaninoff, bien belle œuvre, celle-ci pour violoncelle et\npiano. M. Bedetti, que nous écoutions pour la première fois à Bruxelles, nous apparut en\npossession d'une technique parfaite, d'un sentiment subtil. Ce remarquable talent trouve une\npremière séduction dans la pureté de son. Il nous donna, en outre des sonates précitées, une\nSuite ancienne pour violoncelle de J. B. Bréval (1756 1815). Là aussi, son succès fut des plus\nfrancs, des plus complets. Mlle Desmaisons le partagea et se vit personnellement acclamée\ndans l'interprétation de pages françaises modernes : de Debussy, en mi\nbémol mineur de Fauré, et Clair de Lune, en première audition, de A. Bertelin. Très\nprenante, l'impression de ce poème, d'un Soir avec l'obsédante chute,\nmélancolique, comme d'une clepsydre, en la nuit vaste et solitaire. La quatrième concert\ndes Compositeurs Belges, auquel collaborèrent Mlle De Winn, cantatrice, MM. Van Dooren,\ncompositeur pianiste, et Gaillard, violoncelliste, ainsi que le quatuor Ohll. Au programme un\nConcerto en la majeur de François Rasse, Mélodie de V. Buffin, et\npetit paysan de Léon du Bois, Trois poèmes de Jean Strauwen, d'Emile Smets et\nenfin, Deux poèmes symphoniques, Menuet et Tarentelle d'A. Van Dooren. Enfin, une série de\ndémonstrations de gymnastique rythmique, à l'lnstitut d'lxelles, que dirige M. HenryThiébaut.\nLe jour même de la réunion S. I. M. M., Tirabassi nous invitait à une sensationnelle\n\" première \" historique aussi. On sait que notre confrère italien (il fut naguère organiste à\nNaples), après avoir épuisé, peut-être, les grandes bibliothèques de sa patrie, s'est fixé à\nBruxelles, où, depuis quelques années, il dépouille avec une patience à la fois ponctuelle,\ninébranlable et héroïque (celle des vrais explorateurs) le fonds Fétis. Il y dénicha, sous les\npoussières, un Salve Reginade Monteverde, une de J. S. Bach, (publiés à\nBruxelles). Plus récemment, il eut la fortune insigne de découvrir une Messe de Monteverde.\nÉditée à Venise, en 1641, dans le recueil qui s'intitule Selva morale et spiriluale, elle\npartagea un sort aventureux avant que de prendre place à notre Bibliothèque Royale."}, {"page_pdf": 61, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.61", "texte": "56\nS. I. M.\n\nM. Tirabassi Fa transcrite, en notation moderne, réalisant la basse continue selon\nle caractère archaïque qui convient. La maison Breitkopf l'imprima, avec une de\nM. Ch. Van den Borren. Et, respectueusement interprétée (dans une salle déplorable, hélas,\nà tous points de vue) par le groupe choral des Concerts historiques, fondé et dirigé par\nM. Tirabassi, avec le concours de M. Joseph Jongen, organiste, nous l'entendîmes, non sans\nsurprise, pleine qu'elle est de séduction sentimentale et romantique, ma foi ; d'une forme\nremarquablement pure, d'un art moins religieux que profane et délicieux vraiment. Nous ne\nconnaissions Monteverde que par YOrfeo, cet ancêtre un peu rude du drame lyrique. Sa\nMessa a capella nous le révèle tout différent ; elle peut compter parmi les belles œuvres de\nla polyhponie classique.\nGeste pieux, aussi, de plus moderne ferveur, celui des jeunes et talentueux artistes :\nMme M. A. Weber, MM. Emile Wilmars, Désiré Defauw, G. Prévost et A. Morel, consacrant\nun samedi du Thyrse à Guillaume Lekeu. La cantatrice dit trois poèmes: Sur une tombe,\nRonde et Nocturne, mélodies, lieder plutôt, tant expressifs ! Le quatuor inachevé, la Sonate\npour violon et piano, douloureusement, et joyeusement ensuite, évoquèrent l'âme vivante,\nsereine et nostalgique du génie mort éphèbe, de qui la voix inspirée, lointaine et présente\nensemble, parle si droit et si profond au cœur.\nLes mêmes Mme Weber, D. Defauw, Prévost, secondés par MM. Bosquet, Laoureux,\nOnnou, Leirens (à l'orgue) à une soirée donnée dans un local pittoresque, au Vieux Cornet,\ninterprétèrent ces pages et révélèrent le Psaume XLVI de Florent Schmidt. Cette œuvre\nsera réentendue, au commencement de la saison prochaine, avec orchestre et chœurs, nous\nlui réserverons alors l'étude approfondie qu'elle réclame.\nIl faut ajouter à ces notes anciennes, le compte-rendu du dernier concert du\nConservatoire, consacré à des auteurs nationaux modernes.\nL'orchestre et les chœurs d'élèves y exécutèrent: un Oratorio de Joseph Ryelandt :\nPurgatorium, œuvre de noble émotion, de claire et sobre écriture, de large facture et de\nbelle sincérité d'accents : Christine, de Gustave Huberti ; Beata Mater, motet pour soprano,\nchœur mixte et orchestre d'August De Boeck, page délicate, fraîche et pure ; Hymne d'Amour\nduo pour voix de femmes et orchestre, de M. Van Dam, le très dévoué et très méritant\ndirecteur de la classe d'ensemble instrumental ; Rapsodie wallonne pour piano et orchestre\nd'Adolphe Biarent, composition orchestrale de proportions assez vastes, sur des thèmes\npopulaires de nos provinces, traités avec une abondante chatoyance, avec une science\napprofondie; Adagio pour cordes de Guillaume Lekeu; enfin, Le Cortège héroïque, œuvre de\njeunesse de Victor Vreuls. Elle fut écrite en 1894, en effet; l'auteur avait 18 ans. Il y\naffirmait, remarquablement déjà, sa fougue exubérante, son goût des rythmes clairs et vifs,\nsa précision et son aisance d'écriture.\nIl convient de louer M. Léon Du Bois pour son heureuse initiative, qui, parmi d'autres,\nnous offre aussi le témoignage du revirement que nous nous promettions d'acter, en\ncommençant notre dernier article.\nCertes, qu'on le veuille ou non, il y a quelque chose de changé depuis le temps où\nquelques jeunes fondaient, en 1906,1 e u groupe des compositeurs belges \". Mon vieux camarade\nl'écrivain Georges Rens se souvient des difficultés éprouvées à rapprocher, pour une œuvre\nde solidarité fraternelle, les musiciens eux-mêmes ; des méfiances, des ironies, des hostilités\ngénérales.\nAujourd'hui, personne ne reste étranger à notre lutte. Des sociétés, des ligues, des\ncomités se sont formés, qui tous affirment un but d'entr'aide collective. Les égoïsmes fermés,\nles indifférences font place à l'estime, à l'admiration réciproques.\nIl y a trois mois, des artistes vinrent me demander de présider une Ligue de musique belge,\ndont le programme tient dans ses lignes : 44favoriser Vépanouissement des jeunes talents,\nprovoquer une saine et enthousiaste émulation parmi tous nos compositeurs, qui, désormais,\nappuyés et appréciés, trouveront dans Vaccueil d'un public averti le ressort qui fait vivre les\ngrandes œuvres. \" Ses moyens d'action : des conférences périodiques, avec auditions, aux"}, {"page_pdf": 62, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.62", "texte": "LA QUINZAINE\n\n57\n\nélèves des classes supérieures des établissements d'instruction, la collaboration des foyers\npopulaires et des patronages, sans distinction de nuances politiques, déjà, la Fédération\ndes U. P. prête son appui moral et matériel à cette œuvre une publicité régulière dans la\npresse quotidienne et périodique, des conférences programmes, auditions, aux sociétés\nmusicales, instrumentales ou autres l'organisation de concerts publics.\nEt tout cela, pour refaire l'éducation de la masse où dorment les saines réserves de\nvierge et naïve ferveur ; pour lui dire la valeur de l'art national, et l'en faire communier !\nJ'ai souscrit des deux mains à cette initiative, dont l'action portera sur les humbles, jusqu'au\nprofond de nos provinces, tandis que la Société Belge des Amis de la musique qui s'est constituée\nsous les plus hauts patronages, offrira, dès la saison prochaine, à nos forces musiciennes,\nl'appui puissant de l'élite avertie qui fit à notre pays sa légitime réputation.\n\nRené Lyr.\n\nNOUVELLES.\n\nA l'occasion de la première communion du prince Charles de Belgique et de la\nconfirmation du prince Léopold, une double cérémonie religieuse a eu lieu au Château de\nLaeken. La partie musicale était tenue par Eugène Isaye, qui inaugurait ses fonctions de\nMaître de Chapelle du Roi, Edouard Deru, violoniste de LL. M. Louis de Bondt, organiste\nde Péglise de Laeken, M. Mest et Wynants, chanteurs.\nLes journaux ont annoncé, au lendemain de la visite du roi de Danemarck à\nBruxelles que MM. Eugène Isaye, César Thomson, Kufferath et Guidé avaient reçu Tordre\ndu Danebrog. Cette distinction honore légitimement ces représentants en vue de notre art\nmusical. Toutefois, qu'il nous soit permis de dire notre regret de ce que, pour les réceptions\nofficielles de monarques ou de personnages de haute marque étrangère, on ne prévoie pas,\nen Belgique, l'exécution d'œuvres de nos compositeurs. Dans tout autre pays, en France, en\nAllemagne, et au Danemark même, je veux croire, la musique a sa place, dans la présentation\ndes forces et des beautés nationales. Chez nous, rien de pareil. Il nous souvient de ce qu'au\ncours de l'exposition 1910, le même sort atteignit les compositeurs. Il serait bon et juste\nenfin que l'on sache qu'à côté de grands interprètes, nous possédons aussi des créateurs.\nLa Fête de la Paix, célébrée, au préau de l'Ecole Normale de Bruxelles, avec le\nconcours de M. le sénateur La Fontaine, lauréat du prix Nobel de la Paix, président du\nBureau International de la Haye, de la Fédération des U. P. et de la Ligue musicale belge\nnous permit d'apprécier particulièrement le talent probe et sûr de M. Baroen, violoniste, qui\njoua de façon fort émouvante la belle Sonate de Lekeu, accompagné parfaitement par\nMme Florival, pianiste. Melle Fonsny et M. Maas chantèrent quelques œuvres belges : chansons\naimables de H. Delisles et de M. Polak, lieder de Huberty, et Hymne à la Paix, grave et\nsolennel de R. Moulaert.\nAu dernier dîner littéraire, chez M. Emile Cauderlier, Joseph Jongen nous fit\nentendre quelques-unes de ses pièces pour piano : Soleil de midi, Nocturne, Rondes wallonnes,\nd'un rythme subtil, alerte et vif, d'une forme pure en même temps que raffinée, d'un art\ndélicat, ému, parfait. Nous avions en d'autre part l'agrément d'écouter là, le pianiste Arthur\nVan Dooren, dans l'interprétation de ses meilleures pages, virtuoses et romantiques, faisant\nvaloir une admirable technique, une sentimentalité, un peu extérieure sans doute, mais large\net vigoureusement rythmée.\nM. Léon Delcroix vient de terminer Le Petit Chaperon rouge, nouveau conte féerique\nen collaboration avec Jules Elslander, auteur du Petit Poucet, succès de ce dernier hiver à la\nGaîté. Il achève Le Sourire de Vlnfante, œuvre lyrique sur le livret de M. Géo Drains.\nM. F. Ruhlmann que M. Jacques Rouçhé vient de retenir comme chef d'orchestre à\nYOpéra, est, on le sait, belge de naissance. Elève du conservatoire de Bruxelles, il fit ses\npremières armées à Liège, à Anvers, et à la Monnaie, avant d'être nommé à l'Opéra-comique.\nNaturalisé Français (la qualité de Français est requise pour pouvoir diriger un orchestre"}, {"page_pdf": 63, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.63", "texte": "58\nS. I. M.\n\nmunicipal ou gouvernemental en France) M. Ruhlmann a gardé nos meilleures sympathies.\nRedisons-lui, avec nos félicitations, tout l'agrément que nous avons de sa nomination.\nL'éminent chef d'orchestre M. F. Van der Stùcken vient de connaître un nouveau\ntriomphe en dirigeant à Anvers le grand festival de mai. Détachons cette appréciation de\nnotre confrère M. Carlo Matton, dans le Guide \" Il nous reste à dire la parfaite\nautorité et la belle ferveur artistique de M. Van der Stiicken qui a présidé à la réalisation de\nces deux programmes. Sa direction impulsive, pleine de vie et d'entrain sut imprimer à\nchaque œuvre son style et son caractère. \"\nUn nouveau concours musical (suite du concours musical de 1912) est organisé par la\nMaison Riesenburger à Bruxelles.\nUn prix unique de 300 francs est offert pour la meilleure composition pour piano seul ;\npour les conditions s'adresser à M. P. Riesenburger, 10, rue du Congrès, Bruxelles.\nM. P. Riesenburger nous a fait tenir une héliogravure 45 x 30, d'après le portrait de\nRichard Wagner, qu'il avait dédicacé \" à M. Rudolph Ibach, son collaborateur ès sonorités. \"\nC'est un des meilleurs portraits et des plus ressemblants du maître de Bayreuth.\nOn annonce qu'un drame lyrique en 1 acte: Le Signal de M. R. Guillemyn sera\nreprésenté l'hiver prochain à Anvers.\nDe même, ,l Rijn Roosje \", de M. Robert Herberigs, sera monté au Théâtre flamand\nde Gand.\n—On a parlé déjà des projets de M.M. Kufïerath et Guidé pour la saison 1914-1915.\nUne nouveauté, probablement : Marouf, savetier de M. Henri Rabaud ;\nde Weingartner, peut-être (?) ; certainement: aucune partition belge. On assure qu'en 1915...\n\" le ciel aura des accomodements \". C'est toujours ça...\n\nR. L.\n\nCONCOURS DU CONSERVATOIRE\nOrgue (Professeur, M. J. Desmet). Premier prix, M. Hanoulle. Deuxième prix,\nM. Tellier, Accessit, M. Absil.\nMusique de chambre (Professeur, Mme Zarembska). Premier prix, M1Ie\" Lejour et\nHutse. Deuxième prix, MUes Malfroid, Thys et Decoquibus.\nHarpe chromatique (Professeur, M. Risler). Accessit, Mlle Van de Perre.\nHarpe diatonique (Professeur, M. Meerloo). Deuxième prix avec distinction, Mlle Van\nHout ; deuxième prix, Mlle Famerie.\nPiano (Jeunes gens. Professeur, M. A. De Greef. Premier prix avec la plus grande\ndistinction, M. Maas. Prix Laure Van Cutsem. Mlle Burgelman (par 3 voix contre 2).\nPiano (Jeunes filles. Professeurs, MM. Gurickx et Wouters). Premier prix avec la\nplus grande distinction, Mlle Vanneste (classe de M. Gurickx). Premier prix avec grande\ndistinction, Mlle 3 Decrolière (classe de M. Wouters) et Simonart (M. Gurickx). Premier\nprix, Ml,e Wouters (M. Wouters). Deuxième prix avec distinction, Mlles Hannozet et Dizan\n(M. Gurickx), Duparcq et Coulier (M. Wouters). Deuxième prix, Mlles Fisette, Monseur\net Van der Smissen (id.) Rappel du deuxième prix, Mlles Goossens et Barelîa (id.).\nAccessit, Mlle Loriaux (M. Gurickx)."}, {"page_pdf": 64, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.64", "texte": "LA QUINZAINE\n59\n\nL'Édition Musicale\nV. P.\nLa saison des éditeurs s'achève sur quelques œuvres dignes d'intérêt. Une messe de\nJ. Bellenot, 1 honnêtement écclésiastique. Deux pièces d'importance de l'école française,2 de\nce style tendu et volontairement austère, que Franck vit éclore autour de lui, par réaction\ncontre les fariboles de 1860. Et aussi une esquisse du jeune Chenevière.3\nLa musicologie est en bonne place avec une collection d'arrangements pour piano et\nviolon dus à l'expert Salmon.4 Ce sont des arrangements, c'est à dire que le moderne y\ntrouve son compte. La partie de piano est réalisée avec une liberté, une ampleur que réclame\nl'oreille de nos contemporains, Sous ces couleurs un peu vives, Rameau, Couperin, Fesch,\nEccles, Cervetto, Marcello, Sammartini, Senaillé, Guerini, et autres défunts, reprennent leur\nagrément. Qui emportera ces dix cahiers en vacances ne s'en repentira pas.\nOn pourrait y joindre, en l'honneur du récent bi-centenaires l'Arbre Enchanté de Gluck\net deux œuvres du même,5 rééditées avec un soin jaloux, par le fervent gluckiste Max Arend.\nEt même l'admirable passacaille de Luigi Rossi tirée de l'oubli par Prunières.6\nLes amis du temps présent, auront le choix. S'ils veulent du léger qu'ils prennent les\ncompositions d'Adam Lach.7 S'ils sont pianistes, les Heures romantiques de Pedro Blanco 8\nles entraîneront avec aisance et virtuosité vers l'aimable Portugal. Et ils verront qu'aux deux\nbouts de l'Europe règne un internationalisme encourageant.\nCeux qui chercheront un art plus particulariste pourront lire la partition écrite par\nl'Américain J. H. Carpenter sur des poésies de Rabindranath Tagore,9 l'homme du prix\nNobel. Je l'ai déjà soutenu ici même : de tous les compositeurs des Etats-Unis, M. Carpenter\nest celui qui semble le plus digne d'intérêt. Sa collaboration avec le poète hindou nous vaut\ncette fois quelques mélodies prenantes, audacieuses, inquiètes, capables de réconcilier la\nmusique moderne avec la splendide indifférence de l'Anglo-Saxon.\nEt s'il est parmi nos lecteurs quelque mélomane d'une folle exigeance, qu'il aille jusqu'à\nla Sonate de Zagon.10 II sera satisfait. Non pas que Zagon soit absolument maître de la forme\nqu'il manie. Sa sonate est plutôt un accouplement de deux pièces de piano, et son harmonie\nsavoureuse se sent un peu des influences multiples auxquelles il s'est volontairement offert.\nMais Zagon n'en est pas moins un espoir de cette jeune école hongroise qui fait parler d'elle\ndepuis quelques années. A ce propos, je puis annoncer une bonne nouvelle. Belâ Bartok, à\nParis ces jours derniers, Bartok qui doit passer avec Kodaly pour le chef de ce groupe\naudacieux, vient d'achever un poème symphonique et un opéra en un acte. Budapest en\nrougit, mais Paris en devrait témoigner sa joie en nous faisant entendre l'un et l'autre la\nsaison prochaine.\nEnfin terminons par Wellesz,11 élève, aujourd'hui un peu éloigné, de Schoenberg, et\nmusicien bien viennois, qui est en train de tirer des résultats pratiques de toutes les\nexpériences faites autour de lui. Wellesz manie les explosifs musicaux les plus dangereux\navec la placide tranquilité d'un Schubert. Jusqu'où ira-t-il dans cette création d'un style\nnormal, l'avenir le dira. En attendant, lisons avec profit ses pièces de piano et attendons\ncelles qu'un éditeur de Paris, roublard, profitant du Congrès, a su se réserver.\n1 Messe à quatre voix mixtes (Maurice Senart & Cie). 2 Suite pour piano de Labey (Editions Chape-\nlier). Trio de Bost-Siefert (Ed. Mutuelle). 3 Lamento pour piano (Durand et fils). 4 Œuvres d'auteurs\nanciens... J. Salmon (Ricordi). 5 Dcr Zauberbaum, piano et chant. Andante aus der Ouverture zur Oper\nIpermestra. Ode an der Tod. (Muenchen, Callwey). • Six airs et une passacaille (M. Senart et Cie).\n7 Compositions pour piano (Krakovie S. A. Kryanowski). 8 (Porto, E. Dotesio). 9 Gitanjali) piano et chant\n(New York Schirmer). 10 Sonate en ré pour piano. (Budapest Rozsavolgyi). 11 Drei Klavierstucke, Kirsch-\nbluetenlieder. Quartett. (Berlin Simrock)."}, {"page_pdf": 65, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.65", "texte": "ÇA ET LA\n\nEchos\n\nSynesthésie.\nL'audition colorée a fait des progrès depuis le sonnet d'Arthur Rimbaud. Elle\nest entrée dans le domaine des réalités scientifiques. Un établissement du boulevard\nqui, par l'artifice de miroirs et d'ampoules électriques offre, à peu de frais, aux\nimaginatifs, les plus féeriques mirages de pierres précieuses incandescentes et d'émaux\nen fusion, a fait confectionner pour son piano mécanique une partition sur mesure\noù chaque fantaisie de l'électricien est commentée par une modulation appropriée.\nLe ton change en même temps que la nuance des lampes et chaque tour du com-\nmutateur modifie instantanément l'harmonie. Les deux sensations se superposent à\nmerveille. Et voici que Scriabine s'est fait fabriquer un piano où chaque touche\nenfoncée fait apparaître sur un écran la couleur correspondant à la note frappée.\nSi tous nos facteurs veulent bien entrer dans cette voie, les pianistes les plus\nnovices sentiront leur tâche bien simplifiée lorsqu'ils voudront traduire, sans une\nfaute de nuance, le Domino Noir,la Dame la ou le\nDanube bleu !\n000\nDistinguo...\nOn a célébré bruyamment la solennelle \"réconciliation\" de l'auteur de\net de celui de Julien lors de la récente séance publique de l'lnstitut où fut décerné le\nprix de Rome de musique. Mais certains commentaires de la presse ne furent sans\ndoute pas approuvés par l'un des signataires du traité de paix puisque le maître Saint-\nSaëns a envoyé au Figaro la lettre suivante :\nMon cher ami,\nCe n'est pas seulement lorsque j'ai serré la main à M. Gustave Charpentier, qui se trouvait\nheureusement sur mon chemin, mais à mon entrée dans la salle des séances de l'lnstitut, que mes\nconfrères et le public m'ont fait une petite ovation à laquelle j'étais loin de m'attendre, et qui m'a\nprocuré l'une des plus douces émotions de ma vie.\nAffectueux compliments de votre tout dévoué.\nC. SAINT-SAENS.\nEvidemment, il y a une nuance...\n0 0 0\nGordon, s'il vous plait !\nC'est à tort qu'on a jusqu'ici attribué aux Gordon Craig, aux Reinhardt et aux\nEgorof l'initiative de la mise en scène schématique et du décor stylisé. Notre Conser-\nvatoire a, depuis longtemps, donné sur ces questions des indications définitives dans\nses concours d'opéra-comique et d'opéra. C'est là qu'il faut chercher les véritables"}, {"page_pdf": 66, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.66", "texte": "LA QUINZAINE\n6i\n\nnovateurs qui ont révolutionné le théâtre contemporain. On ne se doute pas du parti\nmerveilleux que le dévoué garçon d'accessoires de l'établissement peut tirer de la table\nde bois blanc, des deux chaises et du sarcophage de toile verte chargé de représenter\nla souche nuptiale des héros lyriques ! Avec ces humbles objets mobiliers il reconstitue\ninstantanément un temple, une chaumière, un désert, une place publique, une forêt,\nun boudoir ou un cimetière.\nCette année, l'école du praticable et du trompe-l'œil style Albert Carré a\nvainement tenté un retour offensif : en présence d'un Jupiter magnifiquement incarné\npar un artilleur portant la foudre au col de sa tunique, Philémon et Baucis avaient\ninstallé sur un tabouret de paille d'authentiques dieux lares et Othello avait fait\nemplette, chez Dufayel, d'un lit complet avec flèche et rideaux. Ces deux tentatives\nont piteusement échoué : les dieux lares ont provoqué l'hilarité et, au premier contre-\nut, le ciel de lit s'est effondré sur Desdémone, l'étouffant avant l'instant prévu par\nShakespeare !... Symbolique déconfiture d'une esthétique, apothéose des principes\nnouveaux ! Conservatoire, tu es un précurseur méconnu !\n\nL'Homme à la Contrebasse.\n\nNouvelles\nMlle DAVELLI\nLa délicieuse cantatrice, élève du\nsur la scène de l'Opéra-Comique pour conquérir immédiatement le public de\nnotre second théâtre lyrique et devenir une étoile de\npremière grandeur. Après avoir fait des débuts extrême-\nment brillants dans la Tosca, puis dans Carmen, elle\nfut aussitôt sollicitée par les compositeurs pour d'impor-\ntantes créations. Et c'est ainsi qu'après avoir fait mie\nmagnifique composition du rôle de Cléopâtre dans\nl'opéra de F. Fe Borne, à\ncréer celui de la Princesse Marouf,\nsavetier du Caire qui demeurera l'un\nFavart.\nTrio Nin-Cassado.La réputation pianistique de Joaquin Nin n'est plus à faire ; sachant\nson goût musical et les idées exprimées dans ses ouvrages, on pouvait s'étonner qu'il n'eut\npas encore consacré publiquement une partie de ses forces à la musique de chambre. Cette\nlacune vient d'être comblée. Deux jeunes artistes catalans de grande valeur, Tin et Gaspar\nCassado, viennent de former avec Nin, un trio dont la première audition a révélé des\nqualités de cohésion, de compréhension et de sûreté dans l'interprétation qui en font un des\nmeilleurs Trios que nous ayons à Paris.\nLa première séance, accueillie avec un enthousiasme des plus chaleureux, comprenait\nle Trio en sol majeur de Mozart (Kôchel 496), le Trio mi bémol de Beethoven (op. I) et le\nTrio en si bémol de Schubert (op. 99). Ce fut une joie que de retrouver partout la même\ndélicatesse, la même profondeur d'analyse et la même émotion. Nous avons très peu de\nbons trios à Paris ; souhaitons donc que la prochaine saison nous donne fréquemment\nl'occasion d'entendre cet admirable trio espagnol."}, {"page_pdf": 67, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.67", "texte": "6 2\nS. I. M.\n\nSur la proposition de son chef, l'Association des Concerts Hasselmans vient de\ns'adjoindre M. Lucien Wurmser comme chef d'orchestre. A partir de la Saison prochaine,\nles Concerts seront donc dirigés et par le Fondateur de cette excellente phalange, M. Louis\nHasselmans, et par le nouveau chef. Une large part étant réservée d'ores et déjà aux jeunes\nvirtuoses, et à la musique moderne, les demandes et les envois des compositeurs sont reçus\nà partir de maintenant, au siège de l'Association, 83, rue d'Amsterdam.\nMlle Luquiens vient de rentrer à Paris après une tournée de très importants concerts en\nEurope. A Lausanne, à Constantinople et à Londres le succès de cette remarquable cantatrice\na été considérable.\nAla Salle Erard, Mme Eloy de Stoecklin et MIIe Yolande de Stoecklin se firent applaudir\ncomme pianiste et cantatrice dans des œuvres de Mozart, Chopin, Fauré, Duparc et Schubert\nqu'elles interprétèrent avec un sentiment musical parfait.\nTrès brillante matinée donnée Salle des Agriculteurs par Mme Grégoire Tabanelli et par\nsa fille Mme Bonhomme avec le concours de M. Louis Bourny, du Théâtre Antoine, et de\nMlle Eve Francis, du Théâtre de l'Œuvre.\nGros succès pour les chœurs : Rébecca,de César Franck, de Périlhou et\nun beau jour,de H. Rabaud.\nLe Triolet (Cercle symphonique de la Rive gauche). Le Concert donné par cette\nsociété d'amateurs aujourd'hui justement réputée, avait attiré un public nombreux, et le\nsuccès fut considérable. Les \" Chanteurs Limousins \", sous la direction de M. Marcel\nLarderet, détaillèrent avec charme de vieilles chansons joliment harmonisées. L'orchestre,\nmagistralement conduit par M. R. Lesens, fit applaudir l'ouverture de de\nBeethoven, et le Prélude â'Haensel et Gretel.On acclama encore M. R. Lesens comme com-\npositeur après l'exécution de la Marche du Sa des \" Normands \", M. Rigal, l'excellente\nbasse de la Gâté Lyrique, Mme J. Calas, de l'Opéra-Comique, afin M. P. Dony, violoniste du\n\" Triolet \", qui fut accompagné par l'orchestre avec la souplesse des vaillants professionnels.\nThéorie d'étoiles\nEn une succession de 31 récitals extrêmement brillants, les plus célèbres interprètes\nfrançais et étrangers du piano ont fait valoir, durant la dernière saison musicale, à la Salle\nGaveau, les qualités incontestées des instruments de la grande marque de la rue La Boétie.\nParmi ces éminents artistes, nous citons MM. Wilhelm Backhaus Emile Cognet, Francis\nCoye, Maurice Dumesnil, Ignace Friedman, Mark Hambourg, Frédéric Lamond, Joseph\nLhévinne, Robert Schmitz, Joseph Tursinski ; Mmes Aussenac, de Lausnay, Tina Lerner, etc.\nOn ne saurait souhaiter phalange plus brillante et références plus précieuses.\nTrès brillant concert donné, salle Gaveau, par l'éminent violoniste Oliveira avec le\nconcours de Maurice Dumesnil et du Quatuor Firmin Touche. L'exécution du\nmajeur de Bach, du Concert de Chausson et de la de Lekeu fut remarquable et valut\n- aux excellents artistes le plus chaleureux succès.\nLes deux dernières matinées organisées dans les salons de Maître Louis Diémer réunis-\nsaient l'élite des musiciens. On applaudit un magnifique festival Saint-Saëns, donné avec le"}, {"page_pdf": 68, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.68", "texte": "LA QUINZAINE\n63\n\nconcours de l'auteur, et des œuvres de Handel, Bach, Mozart, Schumann, Massenet et\nDiémer. Les interprètes de ces deux beaux programmes étaient MMmes Félia Litvinne,\nMaria Freund, Nicot-Vauchelet, MM. Cortot, Gaubert, Destombes, Bleuzet, de Gabriac,\nMimart, Bilewski, etc. qui furent fêtés par la brillante assistance qui suit toujours ces matinées\navec la plus sympathique assiduité.\nLe Théâtre des Trois Arls, où l'on poursuit une tâche si généreuse et si désintéressée\navec un extraordinaire enthousiasme a donne sa cinquième représentation. Elle comprenait,\noutre une partie de concert où l'on applaudit Mme Béchard et M. Gaston Le Feuve dans les\nœuvres de Haendel et de Bach, la mise en scène du Prologne de une\npantomime de Louis Keyser interprêtée par Mlle Denyse Mussay, du Théâtre des Arts et\nune audition de musique populaire russe par M. Valevitch et son groupe de balalaïkas.\nL'orchestre était conduit par M. Saint-Réiquer.\nSignalons à nos lecteurs que la traduction des pages de Dittersdorf que nous avons\ncitées dans notre dernier numéro, à propos de la vie de Gluck, est due à la plume autorisée\nde notre excellent confrère et ami J.-G. Prodhomme.\nM. Fernand Depas vient de donner, à l'Université des Annales, devant un public\nnombreux et brillant, une de ses plus remarquables auditions d'élèves.\nLa partie réservée aux élèves d'opéra et d'opéra-comique obtint le plus éclatant succès.\nOn y remarqua : Mlles Urbankova, Gisors, Suzanne Dubost, Crespeau, Mme Moreau,\nMlles Simone et Germaine Lenglé, Mme S. Veillon, MM. Gobert et Jacquart. On fit fête àla\nprincesse Baratoff, à Mlle Goudard, à MM. Paillard, Vianova, Dommier, Rodière et Lefébure,\nAdministration des Concerts de l'Union Artistique.\nUn grand nombre d'auteurs et de compositeurs, à part quelques rares exceptions, n'ont\npas de débouchés au théâtre, pour faire représenter leurs œuvres.\nDans ce but, l'Admistration des Concerts de l'Union Artistique cherche à grouper tous\nles auteurs et compositeurs sans distinction d'écoles ou d'opinion, voulant avant tout faire\nœuvre de décentralisation artistique, pour faire connaître et mettre en valeur les jeunes\nauteurs et compositeurs, en organisant à Paris des représentations théâtrales, dont le\nprogramme est exclusivement composé d'œuvres inédites.\nL'Administration des Concerts de l'Union Artistique assure aux œuvres qu'elle révèle,\nune publicité exceptionnelle, par suite des relations constantes et suivies avec la Presse et\ntoutes les personnalités du monde théâtral.\nLes artistes lyriques, les musiciens trouveront un concours précieux pour l'organisation\nde soirées ainsi que les auteurs et les artistes (professionnels ou amateurs) désireux de faire\napprécier leurs talents (chant, déclamation, musique, danse, etc.).\nPour tous renseignements complémentaires, s'adresser à M. George Heyligen,\nimprésario et administrateur des Concerts de l'Union Artistique, 21 rue de Moscou.\nDe Lisbonne.\nLa représentation de \" Proserpine \" du Maître Saint-Saëns vient d'avoir lieu avec un\nsuccès considérable. Madame Darclée chargée du rôle de Proserpine a été l'interprète\nadmirable de ce drame lyrique. Le public a fait une ovation enthousiaste à l'interprétation\net au Maître Saint-Saëns qui se trouvait dans la salle."}, {"page_pdf": 69, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.69", "texte": "Le Gérant : MARCEL FREDET.\nImprimerie Sainte Catherine, Quai Saint Pierre, 12, Bruges, Belgique.\n\n18 °/o par an avec la Rente Française\nL'émission du 3 1/2 nouveau à 91 fr. a eu un succès énorme\net comme on sait que chaque souscripteur ne pourra obtenir\nque le minimum de 7 fr. de rente, le cours fait prime à la\nBourse de 91 fr. 80 à 92 fr. environ.\nTous les capitaux déplacés pour cette émission et qui ne\ntrouveront pas à s'employer en 3 1/2 nouveau, seront évidemment sollicités par toutes\nsortes de propositions de valeurs étrangères prônées par les grandes banques dont les\ncaisses regorgent de titres non placés depuis plusieurs années.\nJe vous en supplie, chers lecteurs, ne vous laissez pas prendre aux beaux prospec-\ntus et aux mirobolantes promesses de banques qui vous proposent des obligations soi-\ndisant de tout repos et à revenu élevé.\nQuand vous voudrez les revendre, vous ne pourrez réaliser qu'en perdant une\npartie de votre capital.\nD'ailleurs vous avez un moyen bien simple de vous rendre compte si on vous\ndonne un conseil de bonne foi ; exigez de l'établissement de crédit, qui vous conseille\nd'acheter un titre, qu'il vous signe un engagement de vous reprendre ce titre au même\nprix si vous voulez le vendre d'ici trois mois.\nSoyez certain qu'on vous refusera énergiquement cette preuve de loyauté ; vous\napprécierez ainsi le peu de confiance que vous devez avoir en ces qui ne\nsont pas des payeurs,mais des encaisseurs.\nS'il vous rentre de l'argent disponible à la suite de l'émission du 3 1/2 nouveau,\nhâtez-vous de l'employer à acheter du 3 °/0 ancien à 83 fr. ; car à ce prix, vous ferez\nun placement de premier ordre, sans aucun aléa, qui vous donnera un rendement de\n6 °/0 de votre capital en un an par le coupon et la plus-value réunis.\nDe plus, l'administration du Livre a un Sou peut, si vous le désirez, vous procurer\nun revenu supplémentaire de 12 °/0 par an, payable par mois, rien qu'en lui déposant\nvos titres de 3 °/0 ancien au lieu de les laisser improductifs chez vous ou dans le coffre\nd'une banque.\nVous aurez ainsi un revenu total bien supérieur à celui de n'importe quelle\nvaleur qui vous ferait courir de gros risques sur votre capital.\nVous pourrez retirer vos titres chaque mois à votre volonté.\nVous pouvez donc avoir une confiance absolue dans cette proposition très avan-\ntageuse que je vous fais et dont vous auriez tort de ne pas profiter.\nOn aura beau se récrier, le fait brutal est là ; je gagne, par mes opérations de\nprimes sur le 3 °/0 français, beaucoup plus que je ne promets, donc je suis certain de\nrespecter mes engagements.\nD'ailleurs, je tiens à la disposition de tous ceux qui voudraient, comme Saint\nThomas, se convaincre eux-mêmes, les comptes\nBourse mes opérations, et cela depuis un an.\nQue celui d'entre vous qui doute vienne au bureau du et il\npartira convaincu, car je lui fournirai toutes les explications et toutes les preuves qu'il\npourra désirer.\nP.-E. PENAUD\ndirecteur-propriétaire du Livre à un Sou\n8, rue Drouot, Paris\ntu,"}, {"page_pdf": 70, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.70", "texte": "LA REVUE MUSICALE\n#\nET COURRIER MUSICAL RÉUNIS\nAdministrateur général :\nRENE DOIRE,\nDirecteur :\nJULES ECORCHEVILLE\nRédacteur en chef :\nEMILE VUILLERMOZ.\nRédacteur pour la Belgique :\nRENE LYR\nDANS CE NUMÉRO:\nJ. E\nHenry Roujon\nLe Congrès de la Société Internationale de Musique\nm:\nLes Livres\nLes Amis de la Musique\n2\n3\n33\n36\n/ .\n. Au Conser\nL'ACTUALITE\ng§\nLouis Laloy. . . . .\n\"Victor Debay . . . .\nMaurice Bex . .fi . Concerts et R\n....\nRené Lyr . . . . . La\nV. P.\n. . . L'Edition Musicale\nCà et là .\ny*\n?.r* |\nChronique\n. 40\n. 45\n. 47\n. 48\n. 52\n. 55\n. 59\n... 60\n64"}, {"page_pdf": 71, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh191407-01.1.71", "texte": "Si\nV,\nL\n>:•\n:\n■ \\r\n\" - ,\ni %s A\n#\nss.\"1\n-cas\n*\nH\n::\nsc&\nÈ"}]}