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     "texte": "NOTRE CANDIDAT\nLe besoin s'en fait sentir .\nCertes les candidats qui se présentent\nne manquent pas de valeur . Très intelli-\ngents , très aptes a représenter certaines\nrevendications sociales , ils remplissent\nparfaitement les conditions nécessaires\npour siéger actuellement à la Chambre .\nMalheureusement , tout en étant très\n| convaincus peut - être , ils se heurtent à\ndes impossibilités .\nIls ont la prétention de réformer une\nsociété qui ne veut et ne peut être amé-\nliorée .\nQue faire ? Une seule chose : Détruire .\nEt quel moyen ? La dynamite .\nNous avons demandé maintes fois que\nla Chambre s'en aille . On n'a pas voulu\ncéder à nos objurgations : Elle sautera .\nOn refuse de supprimer le Séuat : Il\nsautera .\nLes ministres ridicules qui composent\nle Cabinet se cramponnent désespérément\nà leur portefeuille : ils sauteront .\nQue demandons - nous , au fond ?\nLa paix universelle , et la littérature\nremplaçant la politique .\nMais pour arriver à ces magnifiques\nrésultats , il faut des hommes spéciaux .\nNotre rédaction est unique .\nPROFESSION DE FOI\nDE\nParmi nos collaborateurs , un des plus JACQUES TRÉMORA\nspirituels est sans contredit : JACQUES\nTRÉMORA . Nos lecteurs l'ont apprécié\ndepuis longtemps .\nPar ses occupations habituelles , par sa\ncompétence en matière de critique théâ-\ntrale , il était tout désigné pour faire de\nla politique , cette vaste , torcheculative et\nsardonesque comédie . Il saura la rendre\namusante .\nNous avions bien , il est vrai , les Néo\nd'Ornano , Baudry d'Asson , Cassagnac ,\nFreppel , etc .. mais il manque à ces gens\nlà ce qui fait précisément le plus grand\nmérite de JACQUES TRÉMORA : l'esprit .\nIl y joint une érudition peu commune .\nOn s'étonnera peut - être que notre ré-\ndacteur abandonne sa haute situation\npour s'occuper de politique , qu'il con-\nsente à s'abaisser de la littérature à la\nfarce , de l'Odéon aux pupazzi .\nLe sacrifice est en effet considérable .\nNotre ami a d'autant plus de mérite à\ndescendre dans l'arène politique , qu'en\ndehors d'un grand drame en cinq actes et\nen vers , tout prêt pour l'Odéon , il colla-\nbore sous divers pseudonymes à un cer-\ntain nombre de journaux quotidiens .\nMais JACQUES TRÉMORA est un des\nrares citoyens vraiment dévoués qui nous\nrestent . Il ne recule devant rien pour dé-\nfendre la cause du peuple .\nD'ailleurs les évènements l'ont poussé\nà bout . Il ne peut plus se taire . Il éclate\nenfin , - dynamite lui - même .\nL'unité de son œuvre est patente :\nDétruire TOUT pour mettre à la place :\nRIEN .\nJACQUES TRÉMORA est le candidat\ndu néant .\nC'est le beau nihiliste dans le sens\npropre du mot .\nIl ne montera qu'une fois à la tribune ,\nmais , après lui , personne n'y montera\nplus .\nOn le sait , JACQUES TRÉMORA est\nsourl comme Ronsard , les interruptions\nle toucheront donc peu . Il est muet comme\nMaubant , mais il porte sur lui d'infail-\nlibles moyens de convaincre . Notre ami\nne circule jamais sans une ceinture\nbourrée de cartouches de dynamite .\nC'est alors qu'on verra l'inanité pro-\nfonde des élections législatives .\nEn présence d'un tel programme , per-\nsonne ne peut hésiter .\nPas d'abstentions !\nElecteurs ! aux urnes !\nVotez tous pour JACQUES\nTRÉMORA , le seul candidat\nvraiment progressiste .\nEt que Dieu vous ait en sa sainte\ngarde .\nGEORGES RALL .\n",
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     "texte": "PAS DE PHRASES !\nPas de phrases , des actes ! Tel est\nmon programme , et j'y serai d'autant\nplus fidèle que , la nature m'ayant\nprivé des organes de l'ouïe et de la\nparole , silencieux comme un muet ,\nje frapperai comme un sourd .\nLe but de mes constants efforts\nest l'extinction de l'espèce humaine .\nLa première loi que je proposerai\naura donc pour double effet de dé-\nçerner une prime aux célibataires et\nde priver de leurs droits civils et\npolitiques les gens mariés .\nD'ailleurs je tiens pour la paix\néternelle et la littérature naturaliste ,\net je suis toujours charge de dyna-\nmite .\nJacques TRÉMORA .\nNAPOLÉON\nIl est en état d'arrestation , et les répu-\nblicains se rassurent en espérant qu'on\nva le ... conduire au - delà des frontières .\nGens naïfs ! sans doute , c'est quelque\nchose , et TRÉMORA félicite hautement\nFloquet de l'initiative qu'il a su prendre .\nPourtant c'est insuffisant .\n- Eh ! dira - t - on , que faire davantage ?\n- Morte la bête , mort le venin : qu'on\nmédite ce proverbe .\nLes Employés\nNotre article a produit sur les patrons\nl'effet d'un coup de massue . Ils se regar-\ndent avec stupeur , ne comprenant pas\ncomment des êtres qui , pour eux , sont des\nesclaves courbés sous le joug , oseut au-\njourd'hui relever la tête .\nAllons , jeunes gens , couraget\nCe que votre chambre syndicale et le\nJournal des Employés n'ont pu faire en\n1881. nous voulons de nouveau le tenter .\nLa jeunesse tend la main à la jeunesse .\nNous sommes l'étude ; vous êtes le com-\nmerce . L'indépendance que nous avons\nchez nous , nous la voulons pour tous ,\nouvriers et employés .\nNotre tâche sera rude , mais rien ne\nnous arrêtera dans notre œuvre de vérité\net de justice . Les infamies et les turpi-\ntudes dont vous êtes victimes seront éta-\nlées au grand jour et vos tyrans cloués au\npilori .\nEt vous , madame , cliente assidue de\nces immenses caravansérails où le luxe\nest semé à profusion , où l'immoralité\ns'étale sans honte et sans vergogne , si ces\nlignes tombent sous vos yeux , dites vous\nque vous êtes souvent la complice , incon-\nsciente , il est vrai , de tous ces tyran-\nneaux .\nLorsque vous rentrez chez vous , vos\nachats terminés , un bon feu vous attend ,\nvotre table est dressée , les domestiques\nsont à vos ordres . Savez - vous , madame ,\nce que devient l'employé qui tout à l'heure\nvous vendait des gants et des cravates ,\nlorsque l'heure du repas a sonné pour lui .\nCe que vous ignorez , nous allons vous\nl'apprendre . Au Louvre , il se rend dans\nles salles à manger situées dans les sous-\nsols . Avant d'y arriver , il est obligé de\nfaire queue pendant un quart d'heure\ndans des couloirs à ciel ouvert , ou la\npluie , la neige , le froid l'attendent inévi-\ntablement . L'employé est là , les pieds\ndans l'eau , n'osant se plaindre trop haut ,\npar crainte des inspecteurs dont la déla-\ntion est récompensée . Quand la station\nest terminée dans ces couloirs , le malheu-\nreux reçoit à un guichet une portion plus\nou moins bonne , et toujours insuffisante .\nIl arrive transi dans la salle à manger et\nquand son maigre repas est terminé , il\nremonte à son rayon ou à son bureau ,\nmaudissant les patrons qui encaissent\ndes millions quand le pauvre employé\ncrève de faim et de misère . S'il se plaint ,\nla porte est là1 ...\nEt puis , en vérité , de quoi et à qui se\nplaindrait - il ? Son chef suprême n'a - t - il\npas été décoré de la Légion d'honneur le\n3 juillet 1880 , pour services exceptionnels\nrendus dans l'industrie ( 1 ) ; n'a - t - il pas , le\nmème soir , et comme preuve de sa tou-\nchante sollicitude , payé à ses employés\nune bouteille de champagne pour trois .\nN'a - t - il pas , cet excellent homme , fondéune\nsociété de secours mutuels entre tous les\nemployés , dont les statuts donnent droit ,\npour le personnel , aux secours médicaux ,\npharmaceutiques et pécuniaires en cas de\nmaladie . Seulement lorsqu'un employé\nest malade chez lui , on ne lui envoie un\nsecours qu'après qu'il a adressé plusieurs\ndemandes d'argent ; et encor ne faut - il\npas que les demandes soient trop multi-\npliées . S'il est malade au magasin , il lui\nfaut aller trouver le plus gros ventre de\nl'endroit , lui deinander humblement un\nbon de consultation , et lorsque la consul-\ntation médicale est donnée par ordon-\nnance , on ne lui rembourse pas la note\ndu pharmacien .\nN'a - t - il pas aussi , ce philanthrope émé\nrite , fondé de ses propres deniers , une\ncaisse de retraite qui est une merveille\nde jésuitisme .\nLes statuts que nous avons sous le",
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     "texte": "2\nLA NOUVELLE RIVE - GAUCHE\nyeux annoncent que tout employé dont\nles appointements et intérêts n'atteignent\npas 5,000 francs par an et qui aura six\nans de présence sans interruption an\n31 juillet de chaque année , aura droit à\nun versement de 1,000 francs à la caisse\ndes retraites . Or , voyez la drôle de chose ,\nau 1er juillet 1881 , 80 employés profi-\ntèrent de cette générosité , mais , l'année\nsuivante , le chiffre était réduit à 20. La\nréduction arrive naturellement , car on a\ntrouvé le moyen de maintenir le principe ,\ntout en serrant les cordons de la bourse ,\net ce moyen est bien simple . Il consiste à\nremercier l'employé arrivé à sa cinquième\nou sixième année de présence , quitte à le\nreprendre quelque temps après . Or , les\nstatuts stipulant que les 6 ans de pré-\nsence doivent avoir lieu sans interrup-\ntion , cette interruption ayant eu lieu ,\nl'employé n'a plus droit à rien . Et voilà ! ...\nEscobar n'aurait pas trouvé cela ...\nMais ce qui véritablement est le comble\net dépeint bien les petits souverains de ce\nbazar , c'est la lettre - circulaire que l'on\ndistribue chaque année , quelques jours\navant le 1er janvier , dans les rayons et les\nservices annonçant que : • Messieurs\nChauchard et Cie recevront le 1 \" janvier ,\nà neuf heures du matin , à l'hôtel du\nLouvre . &gt;\nOù la souveraineté va - t - elle se nicher ?\nMais c'est assez pour aujourd'hui .\nPlu ieurs nous taxeront d'exagération ;\nnous ne publierons pas une ligne , nous\nne citerons pas un fait , qui ne soit\nappuyé ou certifié par des documents et\ndes témoins , mettant au déſi les patrons\nde nous démeutir .\nNous voulons l'affranchissement des\nemployés , nous l'aurons .\nEt pour cela nous serons impitoyables .\n( A suivre )\nOCTAVE MOURET .",
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     "texte": "BAS ROSES\nI\nTrès paré , charmant d'enfance et d'élé-\ngance , vêtu d'un pourpoint de velours noir à\nrevers roses , d'une culotte bouffante de soie\nnoire à crevés roses , et de bas roses que des\nsouliers découverts , en satin noir , laissent voir\nle plus possible , l'Enfant serait un bijou rose\net noir , n'étaient les flots blonds de sa cheve-\nlure dont les boucles retombent en abondance\nsur ses épaules . Ses yeux sont noirs , son\nteint est rose .\nTout le monde prend plaisir à le contem-\npler . Les homines en oublient d'être galants ,\nles femmes d'étre coquettes ; c'est pour lui\nque brillent les diamants et les bougies ; il est\nle roi du bal . Calme , dans la conscience de\nsa beauté , il reçoit ces admirations ainsi\nqu'un encens dù , et c'est comme des faveurs\nqu'il distribue , ça et là , avec choix , ses re-\ngards et ses sourires .\nMais , pervers de dix ans , ce qui surtost\nrehausse l'éclat de son triomphe , c'est l'oubli\noù s'efface , à côté de lui , cette belle petite\nbrune qui pourrait être sa jumelle ; azur et\ncrème , con l'admirerait s'il n'était là . Pour-\ntant on ne la remarque guère que s'il daigne\nlui parler .\nEt pour achever sa victoire , il a voulu\nvalser avec elle .\nII\nLe Jeune Homme qui fut cet Enfant a ou-\nblié cette glorieuse soirée .\nIl entre maintenant , par les larges portes ,\ndans ce moins joyeux et moins bienveillant\nsalon de la vie , où beauté , talent , vertu sont\ndes périls . Celui qui s'enorgueillit de vains\nsuccès jadis , ne songe désormais qu'aux\nprofits réels . Plus grave que son age , il cal-\ncule , intrigue , se pousse , accepte plusieurs\nfutiles défaites pour un seul et souvent mi-\nnirae intérêt .\nQuelquefois , cependant , il revoit son an-\ncienne victime , cette belle petite brune qui\nse souvient encore du triomphe dont elle fit\nles frais . Aujourd'hui , c'est sa revanche . En\nbrillante société . maintes fois , elle lui a rap-\npelé la soirée des bas roses D'abord il en a ri ,\npuis il a protesté contre cette taquinerie par\nun sérieux glacial . Enfin , il a cessé ses visites .\nNéanmoins les bas roses hantent souvent\nses rêves . C'est un cauchemar . On lui jette ce\nvieux souvenir au nez dès qu'il parle d'une\nimportante affaire . Il donnerait beaucoup\npour être né à onze ans . Il veut s'expatrier .\nIII\nVoici qu'il est devenu vieux , et les anni-\nvérsaires , tous , l'un après l'autre , l'ont re-\ntrouvé dans la ville qui fut , il y a très long-\ntemps , la scène de cette victoire première .\nMais ce n'est plus un désagréable souvenir .\nIl a renoué ses relations avec la belle petite\nbrune , sa ci - devant valseuse , et , tout le pre-\nmier , il raconte , à n'importe quel propos ,\ncela tombe souvent très mal , - comme une\ncélèbre bataille , ces antediluviens bas roses\ndont son enfance s'est réjouie , dont sa jeu-\nnesse à souffert ; sa vieillesse s'en égaie à\ncette heure .\n- Vous rappelez - vous , chère madame ? ...\nAh ! oui , vos bas roses ? ...\nN'est - ce pas que j'étais beau ? Rose et\nnoir , velours et soie , le roi du bal . Vous ,\ndans votre coin , vons faisiez déjà tapisserie ...\nEt vous , mon cher monsieur , vous rado-\nCHARLES MORICE .",
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     "texte": "PIERRE PATIENT\nPAR\nLÉON CLADEL\nA plusieurs reprises il se tourna de\nmon côté , comme pour me demander\nl'expression saisissante , vainement pour\nsuivie .\nDurand ! s'écria - t - il enfin .\nQu'y a - t - il ?\nAs - tu un mètre ?\nJ'ai toujours le mien sur moi . en\nbon charpentier .\n- Donne .\nLe demi - cercle se rétrécit autour de\nPatient ; je m'avançai moi - même et me\nrapprochai de lui le plus qu'il me fut\npossible , extrêmement curieux de ses\nacles et de ses paroles .\n-\nJe vous demande pardon , dit - il , si\nje n'ai pas répondu tout de suite Galotte ;\navant tout , j'ai à être précis . Qu'est - ce\nque la conscience ? m'a - t - on demandé .\nRegardez ce mètre ... Si vous voulez sa-\nvoir la longueur , la hauteur ou la largeur\nd'un mur , l'étendue d'un terrain , la taille\npour cela ? Du mètre , n'est - ce pas ? Le\nmètre est une mesure ; eh bien ! la cons-\ncience n'est pas autre chose qu'une me-\nsure , elle aussi ; c'est la mesure de la\njustice .\nLes auditeurs s'interrogèrentduregard .\n-Allons ! poursuivit Patient , jem'aper-\nçois que vous ne me comprenez pas en-\ncore ; je sens si bien ce que je veux faire\ncomprendre qu'il me semble on ne peut\nplus facile d'ètre compris . La conscience ,\nai - je dit , est la mesure de la justice ; vous\navez l'air de vous demander comment la\njustice peut être mesurée . Oh ! vous\nm'avouerez qu'elle ne se touche pas du\ndoigt comme la pierre , le bois , le marbre ,\nle fer et que , s'il n'est pas possible de la\ntoucher , il ne l'est , par conséquent , pas\ndavantage de la mesurer avec un objet\nsolide , c'est - à - dire avec un objet en bois ,\nen terre ou en métal , enfin avec un objet\naisé à empoigner . Ecoutez - moi bien :\nVous voulez savoir , je suppose , ce que\npèse un ballot de laine , une tonne de\nsucre ? Vous avez les poids et les ba-\nlances ; ce que contient une pièce de drap\nou de toile ? le mètre est là ; ce que jauge\nune barrique de vin ou d'huile ? vous\nemployez le litre . Mais si vous voulez\nvous convaincre que dans telle ou telle\ncirconstance uu homme s'est bien ou mal\ncomporté , comment procéderez - vous ?\nComment mesurerez - vous son action ou\nsa parole ?\n",
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     "texte": "LE BOURREAU MONOMANE\n- &lt; Oh ! les saisons , Eté , Printemps , Hiver , Automne ,\n&lt; Commme c'est long ! que faire ? à quoi donc s'occuper ?\nMaintenant qu'il n'a plus de têtes à couper ,\nIl trouve la vie apre et le temps monotone .\nAutrefois , il était le grand justicier\nPlus fantastique et plus redouté que le Diable ;\nL'homme qui décapite un crime irrémédiable\nAu tranchant toujours sûr du couperet d'acier !\nSon nom dit quelque part rendait les gens tout blèmes ;\nLui seul , il\nyai galement la mort ;\nEt , bien qu'il pût rogner ses frères sans remord ,\nSa vue épouvantait les magistrats eux mêmes .\nEt quand la peur broyait avec son laminoir\nCeux qui doivent subir la peine capitale ,\nAu fond de leur cachot , la vision fatale\nC'était lui ! le Monsieur correct en habit noir .\nPar les matins glacés , par les aurores tièdes ,\nAutrefois , il trònait debout sur l'échafaud ;\nEt qui donc aurait pu le trouver en défaut\nQuand il faisait le signe effroyable à ses aides ? ...\nFolle , effarée autour du funèbre trèteau ,\nLa foule se tordait comme un tas de couleuvres ,\nPour voir de prés l'exécuteur des hautes œuvres\nQui du bout de son doigt fait tomber le couteau .\nDonc , il ne verra plus ramper la multitude ,\nIl a perdu renom , besogne , revenu .\nIl n'est par tout pays qu'un banal inconnu ,\nRentier de la misère et de la solitude .\nIl sera donc un homme à toute heure hanté\nPar l'aspect du triangle oblong de la Justice !\nSempiternellement , il faudra qu'il pâtisse ,\nMoulu par la vieillesse et par l'oisiveté .\nIl n'incarnera plus l'épouvante ! la VEUVE ,\nIl ne la verra plus ! C'est un autre bourreau\nQui va dorénavant la tirer du fourreau ,\nChaque fois qu'un jury voudra qu'elle s'abreuve .\nIl n'essayera plus sur les grands mannequins\nLe couteau récemment aiguisé par la meule !\nPlus de tètes , jamais ! jamais plus une seule !\nO rage ! Et les prisons fourmillent de coquins !\nEt malheureux cerveau qui brûle et se détraque ,\nIl n'a plus qu'un désir , chez lui comme en chemin ,\nC'est de guillotiner encore un être humain ;\nEt sa monomanie a toute heure le traque .\nL'avis impératif et concis du Parquet ,\nVoilà ce qu'il attend dans une horrible extase .\nEntre l'abbé qui prie et le barbier qui rase ,\nIl se revoit , håtant le festin du baquet .\nEt partout , dans l'azur comme dans la tempête ,\nIl évoque une lame et cherche d'un œil fou\nLa grimace que fait une tête sans cou\nEt l'affreux jet de sang qui sort d'un cou sans tête !\nMAURICE ROLLINAT .",
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     "texte": "MONDANITÉS GALANTES\nL'ETOILE\nDans sa loge somptueusement ornée , avec\nun goût d'artiste , pleine de bibelots extrava-\ngants , d'objets d'art précieux de toute époque\net de tous pays , jetés là , à profusion , dans le\npêle - mêle savant des magasins de curiosité ,\nLydia Kiss se prépare à entrer en scène .\nDevant la toilette enconibrée de flacons , de\npots de fard , de crayons gras , de pattes de\nlièvre et de fines houppes , assise à califour-\nchon , ses beaux bras nus appuyés au dossier ,\nsur un pouf de soie rouge , resplendissante\nl'éclat des torchères , elle se mire dans l'im-\nmense glace , où se reflète , en même temps\nque son visage , son portrait en Vénus de\nféérie , suspendu en face , contre d'éclatantes\nportières du Maroc . Et tandis que l'habilleuse\nachève de lui attacher sur les épaules les deux\nailes roses qui devront se déployer tout - à-\nl'heure , au moment où par un truc nouveau\net très ingénieux on l'enlèvera jusqu'aux\ncintres après qu'elle aura terrassé le mauvais\nGénie qui persécute les amoureux qu'elle pro-\ntège , l'Etoile agrafe autour de son cou une\nrivière de vrais diamants et pique entre ses\nseins , au milieu du corsage largement échan-\ncré , un bouquet de camélias , tout en causant\navec son directeur qui la contemple , accoudé\nsur un écran japonais , aux feuilles duquel le\npinceau de Régamey a fixé les plus exquises\nde ses fantaisies .\nAinsi , vous m'aimez toujours ? dit - elle\nde sa voix étrange , musicale et chaude , que\nles journalistes appellent voix d'or .\nEt elle rit gaiement , faisant miroiter ses\ndents petites et blanches derrière le cadre\nempourpré des lèvres minces .\nQu'est - il besoin de vous le répéter encore .\nNe le voyez - vous pas assez , cruelle ? soupire\nle directeur légèrement déconcerté .\n- Mais alors , que vont devenir mer pauvres\ncamarades , reprend l'Étoile avec une moue\ngards et vos gestes me disent que vous\ncomprenez entin que pour mesurer le\nbien et le mal , le juste et l'injuste , le vrai\net le faux , il n'est que la conscience . Elle\nseule , vous vous en rendez bien compte\nà présent , nous avertit du devoir et du\ndroit , et c'est pourquoi j'ai dit , et c'est\npourquoi je répete : La conscience est la\nmesure de la justice !\nBien mieux que ses paroles , la panto-\nmime de Patient rendait ses interpréta-\ntions appréciables . Démontrant naïve-\nment la propriété inventoriale de la\nconscience et son infaillible aptitude à\nétalonner les actious humaines , il agi-\ntait le mètre qu'il avait demandé à Du-\nrand , l'appliquait sur le sol , le long des\nmurs , contre l'enclume , comme si , par\ncette manœuvre , il eut voulu prouver\nque les pensées , les discours , les actions\nde l homme se pouvaient déterminer et\nmesurer matériellement de mème sorte .\nLa violence de sa physionomie , la passion\nde son geste restituaient à sa démonstra-\ntion la force que lui enlevaient certaines\nincohérences de langage . Peu à peu , je\nvis le jour s'insinuer dans l'esprit des\nauditeurs et l'intelligence y éclater enfin ,\ntant il est vrai que pour éduquer et ins-\ntruire le peuple , if est habile et pro-\nductif d'employer une langue qui lui soit\nfamilière , quelque rude , quelque bizarre ,\nquelque naïve qu'elle paraisse .\nDès que fut calmée la rumeur occa-\nsionnée par son discours :",
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     "texte": "LA NOUVELLE RIVE - GAUCHE\n3\nadorablement sarrastique ; à quoi songez\nvous de ics desespérer de la sorte puisque\nvous savez que je ne peux croire à votre\namour ? Il y en a de belles dans le nombre et\nelles vont pleurer toutes ; les unes , de la dou-\nleur de se voir abandonnées , les autres , du\ndépit d'être si peu remarquées par leur sei\ngneur et maître . Allons , soyez donc wage et\nsacrifiez - moi à leur bonheur ...\nMon Dieu , Lydia , dit - il , par pitié , ces-\nsez cette raillerie amère ! Vous me compre-\nnez mal si vous affectez de m'accabler sous\nla ridicule légende qui fait de chaque direc-\nteur de théâtre un pacha s'organisant un\nsérail avec ses actrices . Vous pensez que je\nvous désire par la seule raison que je ne vous\nai point possédée . Mais n'êtes - vous pas assez\nbelle pour inspirer autre chose que du désir ?\nC'est véritablement de l'amour , la passion\nqui m'attire vers vous . Oui , Lydia , je vous\naime ! Et à tel point , que sur la foi du moindre\nmot d'espoir , je me résignerais à vivre douce\nment prés de vous , soumis à tous vos caprices ,\nn'ayant d'autre souci que de vous plaire , ap-\nportant to .. mes soins à vous rendre plus\nbelle et plus parfaite encore ... Tenez , - vous\nallez peut - être me traiter de fou , - mais , hier\nsoir , au cinquième acte , pendant la merveil-\nleuse fete que vous donnez , dans votre palais\ncéleste , pour célébrer les noces des beaux\njeunes gens en faveur de qui vous êtes victo-\nrieusement intervenue , durant le reste de la\npièce , caché au fond de ma baignoire et af-\nfreusement jaloux du public qui vous applau-\ndissait sans cesse , j'admirais le galbe inoui\nde votre corps , la divine pureté des lignes de\nvotre téte , la majesté supréme de votre port ,\nle calme superbe de votre démarche sous le\nruissellement des lampes électriques , parmi\nle resplendissement fabuleux des décors dia-\nmantes et des costumes brodés de fleurs .\nAussi , lorsqu'au dernier tableau vous êtes\nmontée , entourée de nymphes , de sylphes et\nde farfadete , dans l'apothéose finale , vous\nn'étiez plus une simple femme , vous étiez un\ntre supérieur , une fée , une déesse , la reine\nMab elle - même . Pourtant , à ce moment , quel-\nque chose a troublé ma joie . Il m'a semblė in-\ndigne de vous faire paraître dans une intrigue\naussi usée , disant les mêmes phrases banales\net tant rebattues , de toutes les féeries . J'ai\nrévé pour vous d'un sujet nouveau que nos\nmeilleurs poètes enrichiraient de toutes les\nplus ideales visions de leurs cerveaux et tra-\nduiraient en vers légers , sonores et divins que\nvous feriez chanter dans votre voix claire ,\nvibrate comme le cristal d'un harmonica .\nQu'en pensez - vous , ma chère belle ? Dites un\nmot et je cours aussitôt trouver Théodore de\nBanville , Silvestre , Coppée , pour les supplier\nde vouloir bien me composer , à eux trois , le\ncadre que vous mérit - z ...\nMais Lydia Kiss , se levant pour allumer une\ncigarette de cavendish blond qu'elle vient de\nrouler du bout de ses doigts aux ongles roses :\nOui , vraiment , dit - elle , vous devenez\ncelles que je pouvais attendre de vous , la plus\nextraordinairement exorbitante . Je n'aurai\ngarde de l'accepter , cependant , parce que je ne\nveux pas vous brouiller avec vos confrères et\nque j'aime mieux mes rôles aux phrases bêtes\nqu'il n'est pas nécessaires de savoir par cœur\net où l'on peut dire ce qu'on veut . Du reste ,\nvous le savez aussi bien que moi , le public a\nhorreur des beaux vers , et ce qui l'attire au\nthéatre , c'est tout simplement les jambes nues\net les poitrines décolletée de vos danseuses .\nIl se moque bien de mes paroles pourvu que\nje les lui serve avec ce ragoût ...\nEt elle frappe de sa main ses cuisses rondes\net fermes sous le maillot de soie gris perle .\nPuis , avec un geste familier et une intona-\ntion de Gavroche :\nAllons , mon petit père , consolez - vous ;\non vous promet de vous aimer ! En attendant ,\ndonnez - moi votre bras et montons vite sur la\nscène , car le trois va commencer et je dois\nétre là au lever du rideau ...\nJOSEPH GAYDA .\n",
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     "texte": "LES PERVERS\nCALOTI\nQuand il arriva au magasin , ce matin - là ,\nHenri était si blème que ses camarades lui\nen firent la remarque , tout en le plaisantant\namicalement sur les causes , très spéciales ,\nqu'on supposait à sa pâleur .\nMais il dit ce n'est rien d'une voix si\naltérée et avec un air si épouvantablement\ntriste , qu'on n'insista pas , pressentant quelque\ncatastrophe intime sur laquelle il était de bon\ngoût de ne pas l'interroger .\nD'ailleurs les clientes commençaient à\naffluer . Le Bon - Marché s'emplissait peu à peu\nd'un va - et - vient de juves et d'un frou - frou de\nsoie . Les commis , derrière leur comptoir ,\navaient peine à répondre aux nombreuses\ndemandes , et c'était partout un dépliement\net un entassement d'etoffes de toutes les cou-\nleurs , sorties à la hate des cartons et miroi-\ntant sous un pâle soleil d'hiver , devant les\nacheteuses diffficiles qui les accueillaient\nd'une moue et d'un coquet hochement de tête ,\net s'en faisaient , avant de rien acheter , étaler\ndes centaines de mètres , comme heureuses de\nse baigner les doigts dans de la soie .\nA son rayon de cravates , Henri tentait de\nvisibles efforts pour se tenir dehout . Le réveil\nterrible qu'il avait eu l'avait totalement bou-\nleversé , et il lui fallait un courage surhumain\npour dompter l'aſſaissement qui le gagnait et\nétouffer les sanglots qui lui montaient à la\ngorge .\nElle n'était pas rentrée de la nuit : il avait\ntrouvé le lit vide en se réveillant . Et c'était\nl'estomac serré d'une horrible angoisse qu'il\nétait venu au magasin . A cette heure , un cer-\nfou , mon cher ami , et votre offre est , de toutes | cle de plomb lui étreignait le crane et il ré-\n- Mes amis , ecrivez , dit Patient .\nLes ouvriers s'approchèrent de l'en-\nclume , et un genou à terre , l'autre leur\nservant de pupitre , à la lueur grasse des\nchandelles , ils écrivirent au crayon sur\nur livret , lentement et en gros caractères ,\ncette dictée marquée à l'encre rouge daus\nl'in - quarto duquel Patient I extrayait .\n• Trouver une forme d'association qui\ndéfende et protège de toute la force com-\nmune la personne et les biens de chaque\nassocié , par laquelle chacun , s'unissant\nà tous , n'obéisse pourtant qu'à lui - même\net reste aussi libre qu'auparavant . &gt;\n- Le Contrat social , ajouta Patient ,\nroule tout entier sur cette donnée , mé-\nditez - la chez v us . demain nous la discu-\nferons ensemble ; ensuite , fit Pierre la\nmain allongée vers les bustes de granit ,\nnous rechercherons et nous tâcherons de\ntrouver la preuve de la parenté qui existe\nentre ces trois grands hommes : Jésus-\nChrist ...\nJésus - Christ est Dieu !\nJe dis entre ces trois grands hommes :\nJean - Clorist . Jean - Jacques Rousseau et\nP. Joseph Proudhon . Tous les trois furent\nouvriers : Christ , charpentier ; Rousseau ,\norfevre ; Proudhon , imprimeur . Pauvres\net travailleurs , ils ont indiqué les droits\ndu travailleur et du pauvre ; ils forment\nune trinité vénérable , une trinité hu-\nmaine ...\n- Qui vaut mieux que l'autre : celle du\nPère , du Fils et du Saint - Esprit !\nNous ne sommes pas ici , Kasber ,\npour rous occuper des choses du ciel ,\nmais de celles de la terre . Je sais que si\nnous n'avons pas tous , ici , la mème reli-\ngion , nous avons la même foi sociale . Il\nsuffit . De ce que Schebach et Notazzo\nsont juifs ; Galotte et Malvinières protes-\ntants ; les autres d'entre nous catholiques ,\nsauf Kasber qui se dit athée ou qui l'est .\net moi qui suis déiste tout bonnement\nen sommes - nous moins frères ? Pas que\nje sache . Moins honnêtes ? Allons done !\nAvons - nous un but différent ? Le mèine .\nQue veut chacun de nous ? L'égalité , la\nfraternité universelles .\n- Commenceront - elles bientôtleur tour\nde France , Patient ?\n-\nTout à l'heure c'était Kasber qui\nfaisait le farceur , maintenant c'est Tabou-\nrille qui s'amuse . Tabourille , on va te\nrépondre . Galotte , fais circuler cette\nmappemonde , mon ami .\nLa carte de géographie passa de main\nen main ; je l'examinai le dernier ; n'y\ndécouvrant aucune annotation , nul signe\nmanuscrit , je la remis moi - même à Pierre\nPatient , qui s'exprima en ces termes :\n- Sur la terre , ou mieux dan - lunivers\nconnu , non - seulement la France occupe\nun petit coin , mais l'Europe . Or , il ne\ns'agit point que l'égalité et la fraternité\nen fassent le tour et puis qu'elles se re-\nposent ; non , il faut qu'elles fas - ent le\ntour du monde et elles le feront , la liberté\ny aidant . Il y a des gens qui s'imaginent ,\npondait comme dans un rève aux gens qui lui\nparlaient .\nAu fond , c'était prévu ce dénouement - là .\nObligé d'être au Bon - Marché à huit heures ,\nil n'avait pas toujours le temps d'aller cher-\ncher Louise à sa brasserie . Dans ces dernières\nsemaines surtout , où l'approche des étrennes\noccasionnait un surcroit de travail qui fai-\nsait veiller les employés jusqu'à minuit .\nQuand il sortait , harassé abominablement par\ncette longue journée passée sur les jambes ,\navec la perspective de se lever le lendemain\nà sept heures , il ne se sentait pas la force\nd'aller attendre la fermeture jusqu'à deux\nheures du matin , dans la fumée des pipes , à\ncette table où des bandes d'ivrognes se succé\ndaient , l'insultant de leur tutoiement immonde\net la souillant , à tour de rôle , de leurs baisers\nempestés de bière et de tabac .\nC'est à peine s'ils avaient échangé deux pa-\nroles depuis une huitaine . Quand elle rentrait ,\nsur les deux heures et demie dans la nuit , son\nsommeil , épaissi par la fatigue , état si lourd\nqu'elle ne l'éveillait même pas en entrant\ndans son lit , et , quand il la laissait le matin ,\ndoucement endormie , son petit bras rose\nreplié sous sa tête , pâle et toute d frisée , il\nne se sentait pas le cœur d'interrompre son\nrepos . Il s'habillait sans faire de bruit et\npartait après avoir effleuré son front du\nbout des lèvres .\nOr , hier , elle n'était pas rentrée ! Parbleu !\nIl existait si peu pour elle qu'il se prenait\npresque à l'excuser de l'avoir láché si brus-\nquement . Il l'adorait pourtant . Il n'aurait\npas dû aussi , la laisser servir en brasserie .\nHélas ! c'est qu'il ne gagnait pas assez pour\ndeux . Elle s'embėtait , du reste , elle le lui\navait dit , - de rester toute la journée seule ...\n• Et puis , tu comprends , mon petit , c'est\ntrès joli , ça , mais j'ai besoin d'une robe ... je\nn'ai plus de bottines ... tu ne peux pas me les\npayer , n'est - ce pas ... Et , très lâche , il avait\ncédé . Au fond , l'avait - elle jamais aimé vrai-\nment !\nElle se leva , en le voyant , un peu blème et\nvint lui tendre la main , d'un air asses embar\nrassé .\n- Donne - moi un mazagran dit - il en s'affais-\nsant , l'estomac horriblement serré , sur le\nbanquette .\nIl faut que je te dise , commença - t - elle ,\nje me suis un peu grisée , hier , et j'ai préféré ....\nAller cuver tes bocks chez une amie que\nde rentrer chez nous , oui je m'y attendais ,\ninterrompit - il durement . Ecoute , je ne te ferai\naucune récrimination . A quoi bon ? Les hom-\nmes qu'on n'aime plus ont toujours tert ..\nEst - ce ta faute ? Est - ce la mienne ? Peu\nimporte ! Finissons - en tout simplement . Es\npuis , après tout , notre amour a duré deux\nans , c'est un assez beau bail . Il fallait bien\nque ça casse un jour ou l'autre . C'est toi qut\nas porté le premier coup ; je t'en remercie ,\ncela m'a évité la peine de le faire , car , entre\nnous , et il fit un effort pour avaler sa sa-\nlive , sa voix s'éteignait , - voilà bien quel\nques mois déjà que je ne t'aime plus . Il pro-\nféra ce désespéré blasphème d'un ton qu'il\ns'efforçait en vain d'affermir . Restons bons\namis , veux - tu ? conclut - il pendant qu'une\nlarme qu'elle ne vit pas , tant l'avait stupé-\nfaite ce qu'elle venait d'entendre , roulait brû-\nlante le long de sa joue .\n- Comme tu voudras , mon cher , dit - elle ,\nla lèvre crispée par une rage sourde , je\nn'aime pas les scènes et tu as eu le bon goût\nde ne pas m'en faire ... j'irai demain chercher\nmes affaires .\nTu les trouveras chez la concierge , dans\nta malle . Et comme il ne pouvait plus refou .\nler les larmes qui montaient , mouillant déjà\nsa voix qui tremblait , il prit son chapeau et\nsortit .\nAprès tout , songeait mélancoliquement\nHenri le lendemain , derrière son comptoir ,\nen regardant , sans le voir , le damier multi-\ncolore formé par les petits casiers plats où\nmiroitait la faille des cravates , depuis le vul-\ngaire plastron à 95 centimes , jusqu'à la\nDe temps en temps une cliente entrait barbeyd'aurevilliesque lavalière en satin\nbrusquement dans sa réverie .\nC'est ici les lavalliéres à 2 fr . 909 Vous\nn'en avez pas de plus longues ?\nNon madame , on les fait toutes de cette\nlongueur - là .\n- C'est que , voyez - vous , c'est pour mon\nmari . Il ne porte que des lavallières ; seule-\nment , comme il veut un nœud très large , il\nme faut au moins un mètre quarante .\n- Alors , prenez du ruban , conseillait dou-\ncement Henri ...\nMinuit arriva enfin . Il n'y tenait plus .\nTant pist il irait à la brasserie ; il lui di-\nrait , quoiqu'il lui en coûtat , que c'était fini\nmaintenant ; qu'elle ne pouvait plus revenir ;\nqu'il y avait entre eux quelque chose que\nrien ne pouvait enlever .\n- je les plains , - que tous les hommes\nne sont pas également dignes d'intérêt !\nIl ya hommes et hommes . disent - ils .\nJ'ignore quels radotages ils dégorgent\npour expliquer leur système , mais de\nquoi je suis certain , c'est qu'ils ont l'es-\nprit démantibulé , la poitrine en veuvage\nde cœur . Quoi ! en deça de cette montagne\non de cette mer , la liberté ! au - delà , l'es-\nclavage ! Ici des hommes ; là des brutes !\nJe suis sourd à ces litanies . Noirs , rouges ,\njaunes ou blancs et même bleus , s'il en\nexiste , tous les hommes ont les mêmes\ndroits ; ils sont nos frères . Bel avantage\nque d'avoir la peau d'une couleur plutôt\nque d'une autre , trouvez - vous pas ? C'est\npourtant vrai ; c'est un avantage , et un\ngrand , d'après des lois . La couleur de la\npeau , halte - là ! Question de vie ou de\nmort . Blanc , tu fouetteras ; noir , tu seras\nfouetté . Ah ! que je paierais cher celui\nqui me dirait pourquoi telle race est\ncondannée à fournir des portefaix à l'hu-\nmanité et telle autre à lui faire cadeau de\npropres à rien dont la peau seule explique\nle despotisme et la stupidité . Interrogés\nsur ce point , les blagueurs ont essayé\nd'accoucher ; malgré les fers ou le rai-\nsonnement , si vous voulez , l'enfant n'a\npu sortir . Que si l'on pouvait préciser la\nforme et la couleur de Dieu , je compren-\ndrais jusqu'à un certain point que les\nhommes dont la couleur et la forme s'ap-\nprocheraient le plus de la sienne , jouissent\nd'une plus grande considération que les\nrouge palmé d'or , après tout , c'est absolu-\nment ma faute si elle m'a lâché ainsi un beau\nsoir sans crier gare . C'est à peine si j'ai trouvé\nle temps de lui causer , cette derniére quin-\nzaine . Ah ! il faut monter la garde autour de\nde son bien , et les voleurs de femmes sont\ndans le vrai . C'est au mari ou à l'amant de\nprendre ses précautions . Ai - je bien le droit\nd'en vouloir à celui - là qui est entré par effrac-\ntion dans mon bonheur ? Ai - je même le droit\nde lui en vouloir , à elle , la pauvre , délaissée\net abandonnée à elle - même ?\nEt le malheureux garçon cherchait des\nexcuses à l'infidèle et se torturait , comme &amp;\nplaisir , à se persuader que toute la faute était\nsienne ...\nTout à coup , un froufrou do robe , brusque-\nment arrêtée devant lui , l'arracha à sa re\nverie .\nautres ; cette ressemblance ferait quelque\npeu accepter des supériorités . Maís Dieu ,\ncomment est - il bati , charpenté , peint ?\nVoilà le hic ! Les noirs le voient noir ;\nles rouges , rouge ; les jaunes , jaune ;\nquant à nous , blancs , nous croyons géné\nralement en Dieu , chacun , il est vrai , à\nnotre façon . Où les uns trouvent que\nMoïse , Jésus - Christ , Mahomet ont fait\ndes miracles , par la grâce de leur Dieu ,\nles autres rencontrent des ficelles et des\ntrucs à la Bosco ; néanmoins , on restecon-\nvenu que les hommes que je cite sont des\nlégislateurs et des réformateurs à qui\nl'humanité est redevable , et qu'ambassa-\ndeurs ou non de la divinité , la divinité\nest . Bon ! Dieu existe . Mais qu'est - ce que\nDieu ? répètent ceux qui , comme Thomas ,\nveulent toucher pour croire . Si j'avais\naffaire à eux , je leur rispoterais : J'ignore\ns'il a quatre membres comme vous et\nmoi , des yeux , des oreilles , un nes , une\nbarbe brune ou blonde , rouge ou blanche ,\nune carcasse comme la nôtre , cela ne me\nregarde point ! Allez vous en informer\ndans les étoiles si vous ne craignez pas\nd'aller chercher si haut des renseigne-\nments qui y sont ou qui n'y sont pas ;\npour ma part , quelle que soit sa forme ,\nje crois en Dieu , c'est - à - dire en une éter-\nnelle justice qui imprime son impulsion\npaternelle à l'humanité tout entière .\n( 4 suivre )",
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     "texte": "LA NOUVELLE RIVE - GAUCHE\nLes Chants du Soldat : mais il est neveu\nd'Emile Augier . Heureux neveu ! Pauvre\noncle !\nIl leva la tête et blémit soudain atrocement . | rite littéraire , un seul , mais réel . Il a fait\nC'était elle , accompagnée , suivie plutôt d'un\nlong jeune homme pale , aux cheveux coupés\ncourt et plaqués en éventail sur le front .\n- Je voudrais une cravate , monsieur , dit-\nelle froidement .\nLa stupéfaction avait immobilisé Henri . Il\nchercha quelque chose à répondre , mais sa\ngorge , subitement séchée par l'angoisse , ne\nput articuler un son . C'était comme un coup\nde poing dans l'estomac qu'il avait reçu , lui\ncoupant la respiration .\nEh bien ! êtes - vous sourd , mon ami ,\ngouailla Louise , assez haut pour qu'on l'en-\ntendit des rayons voisins . Georges , parle\ndonc à monsieur ; peut - être seras - tu plus heu-\nreux que moi .\n- Mais , madame ! balbutia enfin Henri , en\nne raidissant contre l'atroce sensation .\n- Quoi ! Eh bien , vous êtes poli , vous , par\nexemple ! Me traiter de calot . Oui , monsieur ,\nclama Louise avec des éclats de voix tels\nqu'ils avaient attiré un inspecteur , accouru\npour savoir ce qui se passait . - Oui , mon-\nsieur , continua - t - elle en s'exaltant de son\nbruit , monsieur que voilà m'a traitée de calot .\nC'est trop fort , et parce que je lui ai demandé\ns'il était sourd . Voilà une heure que je le prie\n- poliment , moi , monsieur , - de me montrer\ndes cravates et ce monsieur me répond par des\nimpertinences . N'est - ce pas , Georges ! Calot ,\nmoi ! Ah ! c'est trop fort ! Parbleu ! appelez-\nmoi voleuse pendant que vous y êtes !\nImmédiatement , l'inspecteur dit à Henri de\npasser à la caisse , et , avant qu'il ait pu es-\nsayer quelques explications embrouillées ,\navant qu'il fut revenu de son effarement , il\nfut réglé immédiatement et mis à la porte .\nLouise s'était vengée .\nLÉO TRÉZENIK .",
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     "texte": "LES VIVANTS ET LES MORTS\nPAUL DEROULÈDE\nBornier\nvicomte - poète , Delpit -\nl'armée est une - grande- famille ,\nDeroulède - Patrie ... , arrêtons - nous à\ncelui - ci .\nDe toutes les variétés de littérateurs\ntyrtéens voilà bien le plus amusant échan-\ntillon . Cavalier poète , poète cavalier , il\njoue la France , du moins il en joue ,\nenfourchant tous les vieux bons dadas ,\nPays , Revanche , dédiant des vers à l'Al-\nsace - Lorraine .\nDes vers ! oui , car cela ne va pas jus-\nqu'au bout de la ligne : c'est , avec quelques\nvagues assonnances , tout ce qui distingue\nde la prose la poésie des Marches et son-\nneries , de la Moabite , etc .... Ni prose , ni\nvers d'ailleurs : rien .\nCes accusations ne sont pas bien neuves .\nM. Deroulède connait sa valeur , et il sa-\nvait d'avance que , des Vivants et des\nMorts , c'est parmi ces derniers qu'il\ncompte .\nMais\nIl est des morts qu'il faut qu'on tue .\nCes patriotes à outrance font un bruit ! ...\nIl n'est que temps : crions leur assez ! Que\ndésirent - ils ? un grade , des décorations ,\nun fauteuil ? qu'on leur donne tout ce\nqu'ils demandent , mais qu'ils se taisent !\nAssez de prose ! assez de vers ! assez d'ar-\nticles , de souffiets , de duels . Mangez du\nPrussien à votre appétit , mais en famille ,\ns'il vous plaît .\nEt puis , que diable venez - vous faire\ndans la littérature ? Restez dans le Dic-\ntionnaire des Contemporains , allez à ia\nRevue des Deux - Mondes , entrez à l'Aca-\ndémie , enterrez - vous , en un mot , et lais-\nsez - nous la paix , ò guerriers !\nJEAN MARIO .\n",
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     "texte": "Têtes de Turc\nJOYEUSETÉS DU SABRE\nOn connait de longue date l'outrecui-\ndance de messieurs les officiers . Ces\npolichinelles dorés , argentés , pailletés\ncomme des clowns , ornés de plumes\ncomme des Indiens - Sioux , s'en vont , le\ngrattoir au côté , couverts d'une amusante\nferblanterie et semblent les maîtres du\nmonde .\nLorsque vous passez près d'eux -\nhumble pékin\nils vous toisent d'un air\ndédaigneux . Et n'essayez pas - mortel\nimprudent - de soutenir l'éclat de leur\nfier regard , vous rencontreriez un œil fé-\nroce et menaçant qui vous insinuerait\nd'une façon très claire : Toi , mon bon-\nhomme , tu vas te faire foutre dedans ,\nnom de Dieu ! tâche de filer . On dirait\nvraiment que tous les passants sont justi-\nciables de ces charmants pantins .\nN'est - il pas temps de réagir ?\nNous avons été , ces jours derniers , té-\nmoin et victime d'un de ces actes d'auto-\nritarisme bête dont nos braves galonnés\nsont coutumiers . Nous garantissons l'au-\nthenticité absolue du fait .\nModeste prolétaire , nous lisions la\nNouvelle Rive - Gauche , assis sur l'impé-\nriale du tramway qui fait le service du\npont de l'Alma à la gare de Lyon .\nA la hauteur de l'Ecole - de Médecine ,\nnous trouvons devant nous un détache-\nment de gendarmerie mobile , sous la\nconduite d'un capitaine monté . Nous sui-\nvons au pas . Au boulevard Michel les\nsoldats appuient un peu à droite et la voie\ndevient libre . SEUL , le capitaine , raide et\ncomme empalé sur son cheval s'obstine à\ndemeurer sur les rails . Le tramway corne\ndésespérément : rient Nos compagnons\ns'impatientent ; le cocher pousse un peu\nses chevaux , qui arrivent jusqu'auprès\ndu cavalier . Nous pouvions presque pas-\nser , en frôlant légèrement sa bête . Le\nguerrier se retourne alors brusquement\net applique le plat de son sabre sur le\nmufle de nos chevaux , qui reculent\neffrayés . Puis , avec le geste de Kléber\nentrainant ses hommes au combat , il in-\ntime à notre placide automédon l'ordre\nde s'arrêter . Réclamations de celui - ci ,\nprotestations des voyageurs , rien n'y fait .\nNous sommes contraints de garder notre\nallure de tortue malade jusqu'à la rue du\nCardinal - Lemoine . Là , notre persécuteur ,\ntrouvant que la plaisanterie avait assez\nduré , daigne s'avancer à la tête de ses\nsubordonnés et nous livre passage .\n- Mais , direz - vous , il faut être capi-\ntaine ... comme la lune pour se rendre\ncoupable de pareilles idioties .\n- Possible . Et cependant , rien n'em-\npèchait ce monsieur de rester devant\nnous plus longtemps , causant ainsi le\nplus grand préjudice aux voyageurs , pro-\ncurant une amende au cocher et faisant\nnaître un encombrement formidable . Il\nne l'a pas voulu , nous devons l'en remer-\ncier . Ce héros s'est montré magnanime .\nSeulement , nous serions curieux de\nsavoir jusqu'où vont , à cet égard , les rè-\nglements en vigueur . Si , par impossible ,\nils autorisent de semblables fantaisies\non ne saurait les supprimer trop tôt .\nLes officiers exercent déjà assez de\nvexations sur les malheureux soldats\npour qu'on ne leur permette pas d'embêter\naussi stupidement les civils qui les\npaient .\nBOU - MATRAK .\n",
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     "texte": "LES RÉALITÉS INVRAISEMBLABLES\nOn ne saurait trop vivement protester con-\ntre certains excès de pouvoir qui se commet .\ntent journellement à Paris . Les agents de po .\nlice surtout abusent vraiment de l'autorité\nDepuis quelque temps , les populations indi-\ngènes qui grouillent dans la première circons\ncription du cinquième arrondissement sont\nmises en émoi par un fait assez singulier .\nUn besoin se fait sentir .\nIl a pris cette déplorable habitude à la suite\nde chagrins domestiques qui ont produit en\nlui une constipation persistante et dérangé\nson esprit jusque là assez bien équilibré .\nCe besoin , ne pouvant satisfaire les siens ,\nfait , comme disait un vieil auteur , fleurer\nson cul à tous les passants . Déjà quelques\nfamilles pudibondes et possédant de chastes\njeunes fil's ont éposé des plaintes sur le\nseuil du commissariat de police . Le com-\nmissaire , après avoir jeté de la cendre dessus ,\nles a fait enlever avec une pelle , puisa dressé\ncontre le mur des procès - verbaux . - Premier\nacte d'illégalité . De plus , le besoin a été mis\nen état d'arrestation . Nous réclamons énergi-\nquement sa mise en liberté .\nLibrairie Leon Vanier\n19 , qusd Saint - Michel , Paris .\nPLAQUETTES HUMORISTIQUES\nCOLLECTION YAMIER\nJOLIS ALBUMS in - 8 , impression de luxe ,\nsur beau papier teinté , couverture Illustrée ,\nsur papier à poils .\nPrix : 1 fr\nIl'a Aré fait un tirage de 50 exemplaires\nsur chine de chacun de cesalbetis priz de fr\nPour le Chanson du Colonel sepi - meat .\nil a été fait un tirage &amp; part de '00 xem-\nplaires sur papier de couleur , non rogaée ,\ndix couleurs rs différentes , au prix de ...... 3 fr . a\nLA CHANSON DU COLONEL\nTirée de l'opéretie la Femme à Papa , illustrée de\n14 dessias par H. de Sta .\nLE PETIT FAUST\nChœur des soldats , tiré de l'opérette d'Hervé , illus\ntré de 14 dessins en blanc et noir , par H. de Sta .\nNOS MILITAIRES\n-Sommes - nous donc encore sous l'Empire ? Types milit . Légendes de L. Vanier . 15 dess . , pa\n:\nUne épouvantable nouvelle circulait hier\ndans les coulisses du monde artistique . Un\nde nos grands peintres , et on nommait tout\nbas Bouguereau , - venait , disait - on ,\nde mourir , emporté par la colique de plomb .\nCe malheureux avait la funeste habitude de\nlicher ses tableaux , et , comme on le sait , le\nblanc de céruse qui contient beaucoup de\nplomb , est un des poisons les plus actifs .\nRenseignement pris , la nouvelle était abso-\nlument fausse . Le fer blanc dont elle est faite ,\nrécuré tout à neuf par un procédé tout nou-\nveau , joue l'argent à s'y méprendre et on s'y\nétait trompé à première vue . Mais enfin c'est\ndu toc , qu'on se rassure !\nMELI - MELO .",
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     "texte": "La Semaine Littéraire et Artistique\nNotre collaborateur et ami Jacques\nTrémora nous adresse la lettre suivante :\nMes bons amis ,\nMa candidature m'absorbant exclusivement , je\nne puis , cetle semaine , remplir mes fonctions de\ncritique théâtral et bibliographique .\nTout à vous dans huil jours ,\nJACQUES TRÉMORA",
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     "texte": "NOTRE TÉLÉPHONE\nGASTON SÉNÉCHAL . Avons vu P. Ver .\nCommission faite . Si vous voulez le voir , il\nvient presque tous les vendredis à la rédac-\ntion . Du reste , nous serions heureux de vous\nparler à propos de votre envoi .\nP. FONS . Merci . Sera lu .\nJOSEPH GAYDA . - A vendredi .\nPOL KALIG . Es - tu très furieux ? Et Tristan\ns'en ressentira - t - il ?\nMARIE C ... Bien mauvais . Les femmes\nont bien assez de faire l'amour ; pourquoi\ndiable se mêlent - elles de littérature ?\nMm L. L ... N'avons pas reçu la photo-\ngraphie annoncée .\nLE GARD . G. est en faillite .\nGEORGE HERBERT . Pour le prochain .\nMARG BONNEFOY . - Mille regrets . Malgré\ntout notre desir de vous être agréable ne\npouvons utiliser . Manuscrits à votre disposi-\ntion .\nH. G. BERTIN . Impossible pour ce 1u-\nméro . Passera dans le prochain . Remettrons\nVeyérations , les Moraisons ne pouvant être en\nmême temps vertes et fanées .\nH. de Sta .\nL'AUTRUCHE\nNouv . d'Iveling Rambaud , illust . de 27 dees . , par\nH. de Sta .\nLE GÉNÉRAL FRICASSIER\nPropos militaire raconté par NADAR , illustré de\n14 dessins , par H. de Sta .\nLA PÊCHE A LA ' IGNE\nFantaisie par Léo de Marck , illustrée de 27 dessins\npar BARIC .\nA L'EXPOSITION\nScènes et types à la plume , par DRAWER , 32 compo-\nsitions imprimées en deux teintes .\nPRENIREE ANNÉE\nCOMIC - SALON DE 1882\nNotes critiques du célèbre TIMOLÉON , avec 54 crc-\nquis - charges par H. de Sta .\nPrix : 1 franc .\nNOTA . - Le Comic - Salon paraltra tous les ans .\nEnvoi franco contre valeur en timbres - poste\nou mandats .\nPAUL LEONNEC\nLE CHAT DU BORD , 16 dessins .\nL'AUVERGNAT DE PARIS\nDirecteur : LOUIS BONNET .\nBULLIER\nAvenue de l'Observatoire\nBal Dimanches . - Samedis , Bal masqué\nJEUDIS , GRANDE FÊTE\nNÉVRALGIES\nMaladier\nnerveuseя ,\nMigraines , Maux de Dents ,\nUNANISINE MARC\nA LA MINUTE , PAR\n5 ' le Flacon dans toutes Pat - Dépôt principal : Rue St - Antoine , 11.5 .\n-\nBRONCHITES – TOUX\nCATARRHE PULMONAIRE\nRHUMES\nPOITRINAIRES\nGuérison rapide par , les\nCAPSULES NORWEGIENNES\n3 ' le Flaces dans toutes Ph - Dépôt princ ' : 8 , St - Antoine , 185 , Paris ,\nLa Frégate l'Incomprise , br . 15 fr . , relié 20 fr .\nCroquis maritimes .... br . 15 fr . , relié 20 fr\n28 Jours d'un Réserviste illust . , 1 vol . br . Si fr .\nL'Exposition illustrée , un volume relié 20 ) fr ,\nVANIER , URL - Port\nPOUR PARAITRE PROCHAINEMENT\nCE BRIGAND D'AMOUR !\nPar Joseph GAYDA\nODEON . - 8 h .\nLe Drame de la Rus\nla Pais .\nCLUNY . -7 h . 1/2 . - Les Maris Inquieis .\nMUSÉE GRÈVIN , De 11 h . 1/2 matin à\n11 h . 112 soir .\n-\n-\nTous les soire à\nTous les soirs à\nFOLIES BERGÈRE .\n8 heures , spectacle varié .\nCIRQUE D'HIVER .\n8 heures , exercices équestres .\nPALACE - THEATRE .\n8 h . 1/2 , spectacle varié .\nCIRQUE FERNANDO .\nexercices équestres\n-\nTous les soirs\nTous les soirs\nALCAZARD D'HIVER - Faubourg Pois-\nsonière , Spectacle - Concert .\n-\nLA SCALA . Boulevard Strasbourg .\nSpectacle - Concert .\nΒΟΒΙΝΟ . - 20 , rue de la Gaité .\nL'Imprimeur - gérant : MORICE MARIUS .\nTa me trompe . M. Deroulède a un mé-\nqui leur est départie bien à tort .",
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