{"numero_id": "ulb-jeune-belgique-1887-09-05-n9", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "articles": [{"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-09-05-n9-201", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Couverture", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "7e ANNÉE. TOME VI, N° 9.", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "SOMMAIRE", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 316, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 184, "texte": "7e ANNÉE.     TOME VI, N° 9.         PRIX : FR.      0-60..         5 SEPTEMBRE   1887.\n\n\n\n\n                                         LA\n\n\nJEUNE BELGIQUE\n                               "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-09-05-n9-202", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Sommaire", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "SOMMAIRE", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 316, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 184, "fin_caractere_exclue": 999, "texte": "SOMMAIRE:\n\n Rip-Rip . . .                                    ALBERT GIRAUD.\n Vers                                             CHARLES     VAN    LERBERGHE.\n Villégiature                                     ARNOLD GOFFIN.\n Chanson d'un soir                                GRÉGOIRE L E ROY.\n Offrande obscure                                 MAURICE MAETERLINCK.\n Chronique théâtrale                              M. F. W . R.\n Chronique artistique : Le Salon             de\n   Bruxelles                                      M. W.\n Memento . . . .      :                           ***\n\n\n\n\n                               BRUXELLES\n            ADMINISTRATION :                             REDACTION :\n        26, RUE DE L'INDUSTRIE, 26                   80, RUE BOSQUET, 80\n                                          1887\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-09-05-n9-009", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Avis de la direction", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Anonyme", "ancre_debut": "La direction tient à rappeler", "ancre_fin": "caractère collectif ou anonyme", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "POUR PARAITRE EN OCTOBRE", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 317, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 634, "fin_caractere_exclue": 877, "texte": "La direction tient à rappeler aux lecteurs de La Jeune Belgique qu'elle\nassume seule 1a responsabilité des articles qui paraissent sans signature\ndans la revue. 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Max, directeur bergamasque,\n                                paradoxal joueur de flûte, mon\n                                beau prince fleur de lanlaire,\n                                écoute: il paraît que nous som­\n                                mes morts !\n                                  Oui, morts, et depuis quelque\n                                temps déjà. Je viens de lire la nou­\n                                velle de notre décès dans un jour­\n                  nal rédigé par des avocats, et je suis en proie à\n                 une émotion profonde.\n                    Hélas ! nous vivions comme auparavant,\n                 nous mangions, nous buvions, nous aimions,\n                 nous faisions des vers sans penser à mal, — et\n                 tout cela, ce n'était que du spiritisme. Allan\n                 Kardec soit avec nous! Les tavernes, — les\n                 fameuses tavernes ! — n'avaient plus que des\n                 piliers-fantômes, et nous répandions autour de\n                 nous, au lieu du parfum préféré, une épouvan­\n                 table odeur de cadavre. Peut-être même avons-\nnous fait des enfants posthumes.\n  Ce que c'est de n'être pas prévenus !\n\n\n\n                                                                 19\n"}, {"page_pdf": 319, "page_imprimee": 276, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1914, "texte": "   Heureusement, l'équivoque est dissipée; on nous a confrontés\navec nos suaires, et nous voici promus au grade de cadavres\nconscients. Notre dépouille mortelle est en aveu.\n   Nous sommes morts, c'est entendu. Les bas bleus vont nous\ncontraindre à revenir dans les tables tournantes, et elles nous\nappelleront: « Cher esprit! » Nous sommes des ombres, des\nspectres, des apparitions de cimetière. Nous tournons au\nRollinat. Seulement, nous sommes des cadavres très modernes.\nNous repoussons énergiquement le costume du fantôme clas­\nsique. Nous portons les vêtements de naguère, et, au lieu de\nsortir de nos tombes à minuit, comme dans les ballades\nallemandes, nous nous montrons en plein jour, chez les éditeurs\net chez les libraires. Au lieu de traîner derrière nous des chaînes,\nnous agitons des manuscrits, et, loin de réclamer des prières,\nnous disons aux passants épouvantés : « N'oubliez pas que feu\nGeorges Eekhoud vient de publier de Nouvelles Kermesses,\nque feu Francis Nautet achève un deuxième volume de Notes\nsur la littérature moderne, que feu Waller souffle dans la Flûte\nà Siebel, que feu Jules Destrée met la dernière main — la main\nmorte ! — à un recueil de Ballades en prose, que feu\nArnold Goffin va nous donner bientôt ses Impressions et\nsensations, que rien n'empêche feu Iwan Gilkin de publier\ndemain La Fin d'un Monde, que Hors du Siècle, œuvre\nposthume, paraîtra en octobre chez Monnom, et que feu la\nJeune Belgique — elle aimait trop le bal, c'est ce qui l'a tuée!\n— va faire un Parnasse de moribonds ! »\n  Il y a mieux : plus on est de cadavres, plus on rit. Nous\navons donc, mon cher Max, recruté quelques aspirants cadavres\nqui donnent les plus belles espérances. Et nous sommes prêts à\ndanser une danse macabre qui éclipsera celle du vieil Holbein,\n— qui est vivant, lui !\n  Mais, je t'entends, joueur de flûte! Tu voudrais bien savoir\nde quoi nous sommes morts.\n  L'autopsie, alors?\n"}, {"page_pdf": 320, "page_imprimee": 277, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1769, "texte": "   Allons-y gaiement.\n   Nous sommes morts pour deux motifs. Le premier, c'est que\nla Jeune Belgique est devenue « l'exutoire de tes rancunes »\net le second, c'est que nous n'admirons ni M. Ghil, ni\n M. Kahn.\n   La Jeune Belgique est devenue « l'exutoire de tes rancunes ».\nTu t'es permis, avec la jolie impertinence qu'on te connaît, de\ndonner quelques chiquenaudes sur des nez prédestinés, et de te\nmoquer joyeusement de quelques parasites littéraires. Tu as\nmême poussé la gaminerie— cet âge est sans pitié! — jusqu'à\nrefuser toute espèce de domesticité intellectuelle. Ça c'est « la\nrancune ».\n   « Assassin! » comme s'écrie l'ombre de Valentin, dans le\nPetit Faust, au sortir de la soupière.\n   C'est toi qui nous as tués ! Tu te gausses de l'un ou l'autre\nesthète, — et, dénouement inattendu, la Flûte à Siebel ne vaut\nplus un maravédis. Tu envoies quelques fusées dans la direction\nde Malte, Constantinople, etc., et aussitôt, — conséquence aux\nbottes de sept lieues — les Notes sur la littérature    moderne\ndeviennent une chose ridicule et innommable. Tu hausses les\népaules devant la Salammbô de M. Khnopff, et devant un\neunuque à voix de basse-taille, et soudain — résultat verti­\ngineux, — les vers d'Iwan Gilkin sont bons à être mis au\ncabinet. Ta rancune a même d'effroyables effets rétroactifs. La\nVie Bête, qui jadis, au dire de l'Art baderne, était une oeuvre\ncharmante, est tombée, miracle! au rang d'une simple petite\népluchure d'esthète.\n   Voilà ce que m'a démontré l'Art baderne, dans un article\nleste et enjoué, à la suite duquel il y avait un autre article, à la\nlouange de ce superbe rancunier et de cet admirable vociféra­\nteur : Léon Bloy.\n   Es-tu convaincu, mon cher Max?\n   Je passe au second motif.\n   Nous n'aimons ni M. Ghil ni M. Kahn\n"}, {"page_pdf": 321, "page_imprimee": 278, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1899, "texte": "   Ici, il faut admirer en silence, et, comme le recommande\nM. Scribe, savoir se taire sans murmurer.\n   Oui, nous sommes distancés par les symbolistes, par les\nnovateurs des Ecrits pour l ' A r t — une revue vivante! — par\nM. Kahn et ses Kahnetons. Nous ne sommes plus dans le mou­\nvement. Eux sont des vivants de train express; nous, nous som­\nmes des cadavres de banlieue !\n   On a chargé un petit esthète rose d'apprendre la bonne nou­\nvelle aux Français. Ce copie-Lettres s'est épanché dans la Revue\nindépendante. Ce vieux boy a prononcé notre oraison funèbre.\nLe mousse du Vaisseau-Fantoche a conduit notre deuil. L'essuie-\nplume a vidé son Fléchier sur nos pauvres têtes.\n   Tu vois bien que nous sommes morts !\n   J'entends d'ici ce que tu m'objectes. Tu prétends que nous\navons, naguère, défendu Verlaine et Mallarmé contre l'Art\nbaderne. Tu soutiens que Sagesse et les Fêtes galantes sont\nde purs chefs-d'œuvre, que Mallarmé est un grand artiste.\nManœuvres de la première heure, et qui ne tromperont per­\nsonne, pas même le petit suceur de sucre d'orge dont je te par­\nlais tantôt !\n  Oh! tu peux ajouter encore que nous aimons tous Jules\nLaforgue, ce Mercutio sans Shakespeare, que nous ne détestons\nni M. Vignier, ni M. Morice, que notre admiration indépen­\ndante va droit à tous ceux qui ont du talent. Il s'agit bien de\ncela, espèce de cadavre !\n   A Pontoise, vois-tu, — et Pontoise est la patrie de nos\nadversaires, car ils en reviennent constamment ! — il faut\navant tout s'habiller à la dernière mode parisienne. On sait\navec quelle rapidité les modes parisiennes sont adoptées par\nles grelotteux de Pontoise et par les des Esseintes de sous-\npréfecture. Pontoise croit que M. Kahn est le maître de Paris,\nqu'il a enfermé Leconte de Lisle dans la cage de fer du\ncardinal La Balue, et que les cendres de Baudelaire ont été\néparpillées au vent par le farouche Téodor de Wyzewa. Pon-\n"}, {"page_pdf": 322, "page_imprimee": 279, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1959, "texte": "  toise croit que René Ghil a été crucifié sur les hauteurs de\n  Montmartre par les sicaires de Catulle Mendès, qu'il a été mis\n  au tombeau par François Coppée, et que le troisième jour il est\n  apparu à Louise Michel. Pontoise croit que M. Félix Fénéon\n  a renouvelé, sur la personne de M. Kahn, le miracle de la\n  multiplication des pains.\n     Dès lors, mon cher Max, il est bien évident que nous ne\n  sommes pas dans le mouvement de Pontoise.\n    Nous avons bien — il y a longtemps — penché un peu de ce\n  côté. C'était à l'époque du Scribe. Je n'étais pas encore mort, et\n je faisais danser la danse des œufs à tous les mots du diction­\n naire. C'était l'heureux temps où j'écrivais « trépi » pour « tré­\n pignement » et où j'envoyais à Léon Cladel un article très\n lyrique débutant ainsi : « Lorsque Léon Cladel, encore ignoble,\n dévala vers Paris de son Quercy natal, les scribes de France\n piétinaient dans un accul ». Tu vois qu'à cette époque je parlais\n très couramment le Fénéon. Pontoise alors tenait Coppée pour\n un naturaliste redoutable.\n    Malheureusement pour moi, — et pour nous, car j'aurais pu\n te sauver! — je n'eus pas la force de persister dans ce style\n d'onagre, et, la fois suivante, j'écrivis platement : « Lorsque\n Léon Cladel, encore inconnu, etc. ».\n    C'est de cette phrase-là que je suis mort.\n    Ah ! si j'avais pu prévoir les décadents de Pontoise! Je serais,\nà l'heure actuelle, un aussi grand homme que M. Kahn et que\nM. Fénéon! Je mangerais du sucre candi dans les articles de\nl'Art baderne, et j'aurais ajouté quelques paroles aux Romances\nde Verlaine, — qui étaient sans paroles avant M. Khnopff.\nJ'aurais tué les Écrits pour l'Art tout comme un autre, et j'au­\nrais assommé Corot avec la palette de Trouillebert.\n   Mais à quoi bon, mon cher Max, nous livrer à ces regrets\ninutiles ?\n   Nous sommes morts, — et c'est pour longtemps. Et là, fran­\nchement, quand je vois les trois pelés et le petit tondu qui vivent\n"}, {"page_pdf": 323, "page_imprimee": 280, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 312, "texte": "encore, j'aime mieux mon petit tertre que leur baraque Michel,\net ton sarcophage que leur coffret !\n   Et maintenant, mon cher Max, toi qui es resté Jeune Belgique\njusque dans la tombe, reçois une poignée de main cadavérique\nde ton ancien camarade de lutte\n\n                                    FEU ALBERT GIRAUD."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-09-05-n9-002", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 281, "page_fin": 282, "titre_corps": "Vers", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Charles Van Lerberghe", "ancre_debut": "VERS SONGE", "ancre_fin": "CHARLES VAN LERBERGHE", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "VILLÉGIATURE", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 324, "page_imprimee": 281, "debut_caractere": 78, "fin_caractere_exclue": 1430, "texte": "VERS\n                                  SONGE (I)\n\n               Sur mes seins mes mains endormies,\n               Lasses des jeux et des fuseaux,\n               Mes blanches mains, mes mains amies\n               Semblent dormir au fond des eaux.\n\n               Loin des peines tristes et vaines,\n               En ce trône de ma beauté.\n               Calmes, lentes et frêles reines,\n               Mes mains songent de royauté.\n\n               Et seule dans mes tresses blondes\n               Et mes yeux clos comme jadis,\n               Je suis l'enfant qui tient des mondes\n               Et la vierge qui tient des lys.\n\n               Sur mes seins mes mains endormies\n               Lasses des jeux et des fuseaux,\n               Mes blanches mains, mes mains amies\n               Semblent dormir au fond des eaux.\n\n\n                           AU BOIS DORMANT\n\n               Un peu de jour, un peu d'amour,\n               Un peu de soleil, comme en rêve\n               Et son front et ces lys autour,\n               C'était chose fragile et brève;\n\n               Mais c'était si doux à souffrir\n               Parmi ces eaux, ces fleurs, ces palmes,\n               Qu'elle n'en pouvait pas mourir,\n               Alors elle a clos ses yeux  calmes.\n\n  (1) Pièces inédites extraites du Parnasse de la Jeune Belgique en ce moment sous\npresse.\n"}, {"page_pdf": 325, "page_imprimee": 282, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 331, "texte": "                                   — 282 —\n\n\n               Elle s'est endormie au fond\n               De mon cœur sur ses mains tranquilles\n               Et lys et roses mêmes, sont\n               Dans des silences immobiles.\n                                             CHARLES VAN L E R B E R G H E .\n\n\n\n\n                      "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-09-05-n9-003", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 282, "page_fin": 284, "titre_corps": "Villégiature", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Arnold Goffin", "ancre_debut": "VILLÉGIATURE", "ancre_fin": "ARNOLD GOFFIN", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 325, "page_imprimee": 282, "debut_caractere": 331, "fin_caractere_exclue": 2237, "texte": "VILLÉGIATURE\n               I1 essaya d'abord de devenir amoureux de l'hôtesse et il y réussit\n                presque, mais la minutieuse exactitude de sa comptabilité le\n                dégoûta. Il lui imputait une certaine âpreté au gain ; « son\n                amabilité a un ressort vénal, ignoble », se disait-il, et cette\n conviction le transportant d'une fureur extravagante, il gardait deux, trois\n jours un silence farouche.\n    Octobre déclinait; de la neige avait paru, déjà. Plus de touristes;\n Maxime s'attardait, seul, à l'auberge et malgré les monitions postales et\n télégraphiques de ses amis, ne pouvait se décider à quitter le village. Il\n lisait nonchalamment ces remontrances, souriait et les oubliait aussitôt.\n Pourquoi il s'obstinait à rester, il n'aurait su le dire, mais un serrement de\ncœur horrible le crispait à la plus fugitive allusion à ce sujet.\n    Huit jours s'écoulèrent vagues, mous, indifférents. Maxime allait, venait\ninconscient presque de ses actes, traînaillait machinalement sur les rives si\nconnues du fleuve, dans une solitude complète, car les anciens compa­\ngnons, insupportablement assidus jadis, clairsemaient leurs visites. Par­\nfois, une question se précisait et il la dissipait : — « Bah ! à quoi bon\nmaintenant? »\n    Et immédiatement, comme si un autre eût proféré cette réponse mentale,\nil s'étonnait, s'efforçait de comprendre ce qui différenciait maintenant de\nnaguère, d'il y a quinze jours, un mois... Il n'y parvenait pas et cessait de\ns'en préoccuper.\n    Les heures sonnaient très égales, oisives, insouciantes, très douces ; —\nbaignant en une ataraxie parfaite, Maxime se laissait dériver vers il ne\nsavait quel but.\n    Quelquefois, il sentait en lui le vide douloureux et confus d'un désir\ninexaucé mais inutilement cherchait-il à se définir ce vœu occulte, enseveli\ndans les brouillards de son âme. La chaîne ordinaire de ses pensées était\n"}, {"page_pdf": 326, "page_imprimee": 283, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2858, "texte": "                                    — 283 —\n\nrompue complètement; les idées survenaient, incohérentes, sans liaison\nsubséquente ni conséquente. Il considérait les paysages familiers d'un œil\nmorne et son esprit atone se fermait, se retirait en d'incertaines et nébu­\nleuses contrées ; — les sîtes ne l'induisaient à aucune réflexion et ses\nimpressions primitives ne se reproduisaient même point... Il tressautait,\nréveillé en sursaut, s'interrogeait : — « A quoi pensais-je ?» — et avec\nangoisse, il constatait, une fois de plus, l'absolue scission de son cerveau et\nde sa volonté. Il voulait tirer des limbes une pensée quelconque, mais rien\nne venait, les lobes cérébraux résistaient, sourds et muets, inertes. Un\nfroid claustral tombait, alors, sur les épaules de Maxime, il frissonnait,\nl'obscur effroi de celui qui, jetant une pierre en quelque profonde oubliette\nféodale, épie vainement l'écho de sa chute.\n   Un jour, assis sur un rocher, au bord de la rivière, auprès d'un barrage\nd'où les ondes écumantes se déversaient avec un fracas continu et dont la\ntrépidation secouait le sol, — il regardait en deça de la vanne, des fétus de\npaille, de frêles branches d'arbre entraînés lentement sur l'eau paisible et\nlisse comme celle d'un lac, hésiter, tournoyer, puis saisis tout à coup,\naspirés par le courant impétueux, disparaître au milieu des tourbillons.\nDes comparaisons, des similitudes s'imposèrent, écœurantes de banalité.\n   Et soudain le vœu caché et cher qui l'obsédait se dévoila et il n'en fut ni\nréjoui, ni effrayé, mais surpris, car il croyait ne jamais avoir formé — même\nlointainement et d'une façon spéculative, — semblable projet. Il songea\ndonc, se proposa des objections — pour laforme, incitait-il, souriant ; —\nacquiesça.\n   Il ne fixa ni jour ni heure ; qu'importaient ces détails, puisque c'était résolu.\nEn retournant il examina le barrage, la hauteur de la cataracte, le lit du\nfleuve très rocailleux à cette place ; — les chances de réussite assurée, enfin,\ncar quelle honte d'échouer en une pareille entreprise.\n   Il s'imposa d'écrire chaque jour une missive « pour prendre congé » à\nquelque parent ou ami ; — très fastidieuse besogne et superflue, mais —\npourquoi se singulariser ? Cette tâche diurnale proprement accomplie, il\nirait, en flânant, là-bas voir si l'heure était échue d'interrompre son travail\népistolaire. Une semaine écoulée, il ne sut plus à qui écrire et trouva même\nle nombre de ses derniers adieux ridiculement considérable.\n   Couché sur les berges du fleuve, contemplant ces perspectives joyeuses,\nbruissantes et ensoleillées jadis, taciturnes à cette heure sous le firmament\nbrumeux et terne, — ces campagnes dénudées, dépouillées des moissons\nverdoyantes, prêtes à dormir le sommeil hivernal, il se surprenait égaré en\nde diffuses vaticinations : — le lendemain de l'événement ; les gestes grotes-\n"}, {"page_pdf": 327, "page_imprimee": 284, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2607, "texte": "                                   — 284 —\n\nques, les attitudes éplorées de tel ou tel ; l'article du journal du canton : —\n « Un jeune étranger, etc. . On se perd en conjectures, e t c . . » plus quelques\nexhortations parénétiques aux indigènes. — Puis, des embellies de souve­\nnirs amers revêtus à présent d'une douceur grave et pénétrante... Mais il\nfermait lentement les yeux comme pour interdire à son imagination ces\nchemins dangereux et trop séduisants.\n   Il abandonna l'eau ; à l'endroit préféré un vieux pêcheur s'immobilisait\nquotidiennement et — par quelle pointilleuse pudeur ? — se précipiter\ndevant lui, répugnait à Maxime et aussi il lui semblait indélicat d'effarou­\ncher le poisson au détriment de ce brave homme.\n   A l'hôtel il découvrit une carabine Flobert chargée ; il s'en saisit et\nsubrepticement s'esquiva en pleins champs : — « C'est bien enfantin une\ncarabine Flobert, paraît-il, — mais si ça tue? » — Il s'installa confortable­\nment derrière une haie, non sans examiner au préalable si le sol était\nindemne et dénué de fourmis, car il craignait fort ces débonnaires insectes.\n   Un furtif rayon de soleil illuminait le carré de verdure tout clôturé, dans\nlequel il se trouvait. Des choses frivoles et agréables, — accompagnées\nd'une sensation de fraîcheur et de clarté, — sillonnèrent l'esprit de Maxime.\nIl se laissait bercer au ron-ron paresseux de sa pensée lorque sa main,\nfrôlant par hasard le canon du fusil, le contact froid et aigu de l'acier lui\nremémora le motif de sa promenade. Il s'empressa, ainsi qu'un homme\ndistrait qui se rappelle.\n   La gâchette vérifiée, il assura la capsule, disposa la carabine, puis, un\ninstant songeur, comme s'il appréhendait quelque oubli, il fit un signe de\nla tête, — sourit... pressa la détente...\n   — Ce fut une stupeur étrange, un coma, une paralysie intellectuelle\nd'un moment; il bégaya, ne comprenant pas... Revenu à lui, son sourire\nhabituel — semblable à une ride précoce et mauvaise, sur les lèvres, il\nexamina l'arme : — la capsule avait déjà servi !\n   Le destin lui était contraire, décidément ; — une conjuration ironique\ndu sort... (Ces formules vaguement classiques égayèrent sa défaite : toutes\nles théogonies démodées surgirent et — la Belle Hélène).\n   En somme, il avait élaboré et poursuivi sincèrement un projet raison­\nnable que les circonstances adverses déjouèrent. — « Renonçons donc,\nprovisoirement du moins... » Ce disant, il rassemblait ses lettres inutiles,\nse disposait à les livrer au feu, mais il se ravisa...\n   Il en fit un conte.\n                                                      ARNOLD GOFFIN."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-09-05-n9-004", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 285, "page_fin": 285, "titre_corps": "Chanson d’un soir", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Grégoire Le Roy", "ancre_debut": "CHANSON D UN SOIR", "ancre_fin": "presse", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 328, "page_imprimee": 285, "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 1024, "texte": "CHANSON D'UN SOIR (I)\n\n              Par les soirs bleus et les nuits brunes,\n              Je me souviens de mon vieux cœur;\n              Je rêve à mes vieilles rancunes,\n              Et je songe à l'ancien bonheur.\n\n              Ce qu'ont laissé de souvenance\n              Les jours tombés, oh! c'est si peu,\n              Moins de baisers que de souffrance\n              Et plus d'ennui que de ciel bleu.\n\n              Que de pleurs a pleuré mon âme!\n              Si peu d'amour et tant de deuil;\n              Non, je ne sais plus qu'une femme\n              Deux fois ait passé sur mon seuil...\n\n              Et l'oubli ne clôt pas ses portes.\n              Cest triste de se souvenir\n              Qu'en soi tant de choses sont mortes,\n              On voudrait bien aussi mourir.\n\n                                                     G R É G O I R E LE R O Y .\n\n\n\n\n  (I) Pièce inédite extraite du Parnasse de là Jeune Belgique en ce moment sous\npresse.\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-09-05-n9-005", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 286, "page_fin": 286, "titre_corps": "Offrande obscure", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Maurice Maeterlinck", "ancre_debut": "OFFRANDE OBSCURE", "ancre_fin": "presse", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 329, "page_imprimee": 286, "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 969, "texte": "OFFRANDE OBSCURE (1)\n\n              J'apporte mon mauvais ouvrage,\n              Analogue aux songes des morts,\n              Et la lune éclaire l'orage,\n              Sur la faune de mes remords.\n\n              Les serpents violets des rêves\n              Qui s'enlacent dans mon sommeil,\n              Mes désirs couronnés de glaives,\n              Des lions noyés au soleil,\n\n              Des heures aux ennuis obscènes\n              Loin des jaillissements du jour,\n              Et les tiges rouges des haines.\n              Entre les deuils verts de l'amour.\n\n              Seigneur, ayez pitié du verbe,\n              Laissez mes mornes oraisons\n              Et la lune éparse dans l'herbe,\n              Faucher la nuit aux horizons.\n\n                                               M A U R I C E MAETERLINCK.\n\n\n\n\n  (I) Pièce inédite extraite du Parnasse de la Jeune Belgique en ce moment sous\npresse.\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-09-05-n9-006", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 287, "page_fin": 293, "titre_corps": "Chronique théâtrale", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "M. 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Nous le renou­\nvellerons chaque année ici en le complétant des autres théâtres.\n\n                     LE T H É Â T R E DE LA MONNAIE\n                               CAMPAGNE 1 8 8 6 - 1 8 8 7 .\n\n   L'ouverture de la saison théâtrale eut lieu le dimanche 5 septembre 1886\navec Zampa (1). A la direction Verdhurt succédait celle de MM. Dupont\net Lapissida. Voici le tableau primitif du personnel artiste :\n   Premier chef d'orchestre : M. Joseph Dupont.\n   Chef d'orchestre : M. Léon Jehin.\n   Second chef d'orchestre : M. Ph. Flon.\n   Ténors : MM. Sylva, Engel, Beronney, qui n'eut jamais l'occasion de\ndébuter, Gandubert, Larbaudière, Nerval, Durant.\n   Barytons : MM. Séguin, Giraud, Renaud.\n   Basses : MM. Bourgeois, Isnardon, Chappuis, Frankin, Séguier.\n   Chanteuses : Mmes Litvinne, Vuillaume, Martini, Balensi, Thuringer,\nWolf, Legault, Gayet, Gandubert et douze coryphées.\n   Artistes de la danse : MM. Saracco, Duchamp, Desmet, Deridder,\nMmes Cleofe Lavezzari, Consuelo de Labruyère qui s'éclipsa inopinément,\nTeresa Magliani, Emilia et Enrichetta Righettini, huit coryphées, trente-\nhuit danseuses et douze danseurs.\n                                      **\n   On joue successivement L'Africaine (2), Mireille (3), Maître Pathe-\n\n   (1) Zampa (reprise de) le 5 septembre. Distribution: Zampa, M. Engel; Alphonse,\nM. Gandubert; Daniel, M. Chappuis; Dandolo, M. Nerval; Camille, M11e Wolf; Ritta,\nM11e Legault; un pirate, M. Vanderlinden ; Lugano, M. Blondeau.\n   (2) L'Africaine (reprise de) le 6 septembre. Distribution : Vasco, M. Massart qui, pour\nrendre service à la direction, — M. Sylva étant indisposé — a chanté le rôle au pied levé ;\nNélusko, M. Séguin ; Don Pedro, M. Bourgeois ; Don Alvar, M. Gandubert ; le grand\nbrahmine, M. Renaud ; Don Diego, M. Frankin ; le grand inquisiteur, M. Séguier ; l'huis-\nsier, M. Durand; Selika, M11e Litvinne ; Inès, M11e Thuringer; Anna, Mme Gandubert.\n    Le 9 septembre M. Verhees, ténor du théâtre royal de Liége, remplace M. Massart\ndans le rôle de Vasco, le 24 septembre, M. Sylva reprend le rôle qu'il cède le 10 octobre\nà M. Cossira.\n   Le 15 septembre, par ordre, on joue le 4e acte de La Juive, avec M. Sylva; le 2e acte\nde Mireille et Le Chalet, complétaient la représentation.\n   (3) Mireille (reprise de) le 8 septembre. Distribution : Vincent, M. Engel; Ramond,\n"}, {"page_pdf": 331, "page_imprimee": 288, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3812, "texte": "                                        — 288 —\n\n\nlin (1), Le Chalet (2), Robert le Diable (3), La Favorite (4), La Tra-\nviata (5), Les Huguenots (6), La Dame Blanche (7), Galathée (8), La\n\n\n\n  M. Isnardon; Ourrias, M. Giraud : Ambroise, M. Chappuis; Mireille, Mlle Vuillaume;\n  Taven, Mlle Legault; Andreloun, M me Gandubert.\n     Le g mars, M. Gandubert remplace M. Engel dans le rôle de Vincent qu'il tient désor­\n  mais jusqu'à la fin de la saison.\n    (1) Maître Pathelin (reprise de) le 8 septembre. Distribution : Maître          Pathelin,\n  M. Renaud; Josscaume, M. Chappuis; Thibault, M. Nerval; Chariot, M. Larbaudière;\n Jaquinard, M. Séguier; l'huissier, M. Krier; Bobinette, Mlle Legault; Dame Guillemette,\n Mlle Gayet; Angélique, Mlle Gandubert.\n    (2) Le Chalet (reprise de) le 20 septembre. Distribution : Max, M. Isnardon; Daniel,\n M. Gandubert; Bettly, Mlle Legault.\n    (3) Robert le Diable (reprise de) le 13 septembre. Distribution : Robert, M. Sylva;\n Bertram, M. Bourgeois; Raimbaud, M. Gandubert; Alberti, M. Frankin ; un héraut,\n M. Durand; Alice. Mlle Martini; Isabelle, Mlle Thuringer ; Héléna, Mlle Lavezzari.\n     Le 19 septembre M. Hourdin remplace M. Bourgeois dans le rôle de Bertram. Bien\n que se disant de l'Opéra de Paris, cet artiste n'a aucun succès et ne reparaît plus de la\n saison.\n    Le 6 octobre M. Sylva est doublé par M. Lamarche, un ténor médiocre, ancien pension­\n naire de l'Opéra; le 1er janvier, par M. Escalaïs, l'excellent premier ténor de l'Opéra, et\n le 14 janvier par M. De Keghel qui se tire médiocrement de sa lourde mission.\n    Le 1 \" janvier, Mlle Legault double Mlle Thuringer.\n    Le 19 septembre Mlle Scorlino remplace définitivement la première danseuse ,\n M lle Lavezzari.\n    (4) La Favorite (reprise de) le 16 septembre, avec le concours de M. Cossira, un nou­\nveau ténor remarquable qui restera désormais dans la troupe jusqu'à la clôture de la\n saison. Distribution : Fernand, M. Cossira; le roi Alphonse, Séguin;              Balthazar,\n M. Bourgeois; Gaspard, M. Durand; Léonore, Mlle Balensi; Inès, Mme Gandubert.\n    Le 1er octobre, Mlle Martini reprend, par exception, le rôle de Léonore.\n    Le 12 décembre, Mlle Thuringer reprend de même celui d'Inès.\n   (5) La Traviata (reprise de) le 20 septembre. Distribution : Rodolphe, M. Engel ;\n Georges d'Orbel, M. Giraud; le baron, M. Chappuis; le marquis, M. Frankin; le\nvicomte, M. Larbaudière; le docteur, M. Séguier; Violetta, M lle Vuillaume; Clara,\nMlle Legault; Annette, Mme Gandubert. Cette reprise n'a aucun succès et l'on ne rejouera\nplus qu'une fois La Traviata pour la deuxième représentation de M me Marcella Sembrich,\nle 23 avril, avec M. De Keghel dans le rôle de d'Orbel et M. Renaud dans celui de\nGeorges.\n   (6) Les Huguenots (reprise de) le 16 septembre. Distribution : Raoul, M. Cossira ;\nNevers, M. Séguin; Marcel, M. Bourgeois; Saint-Bris,              M. Isnardon;     Tavannes,\nM. Gandubert; Cossé-Bois-Rosé,           M. D u r a n d ; Thoré, M. Frankin;      Maurevert,\nM. Séguier; Valentine, Mme Litvinne; Marguerite, Mlle Thuringer; Urbain, M llc Legault;\nune dame d'honneur, Mlle Gandubert.\n   Le 18 janvier, le 14 février, le 14 et le 17 avril, Mme Colard remplace Mme Gandubert.\n   Le 14 avril, Mme Chasseriaux, falcon du théâtre royal de Liége, chante Valentine.\n   Le 14 et le 17 avril, M. Renaud tient le rôle de Nevers.\n   (7) La Dame Blanche (reprise de) le 23 septembre. Distribution : George, M. Engel ;\nGaveston, M. Isnardon ; Dickson, M. Nerval; Mac-Irton, M. Chappuis; Anna, Mlle Has­\nselmans ; Jenny, M lle Legault.\n   Mlle Wolf, désignée pour le rôle d'Anna, fut remplacée à la dernière heure.\n   (8) Galathée (reprise de) le 12 octobre. Distribution : Pygmalion,         M. Renaud ;\nMidas, M, Nerval; Gany-mède, M. Larbaudière; Galathée, Mlle Wolf.\n"}, {"page_pdf": 332, "page_imprimee": 289, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3723, "texte": "                                        —    289   —\n\n\nFille du Régiment (1), Le Prophète (2), Carmen (3), Herodiade (4),\nLes Dragons de Villars (5), Le Pardon de Ploërmel (6), Le Farfa-\ndet (7), et le lundi 29 novembre, la Monnaie nous donne enfin une nou­\nveauté : Lakmé.\n\n  (1) La Fille du Régiment (reprise de) le 7 octobre. Distribution : Tonio, M. Gandu­\nbert ; Sulpice, M. Isnardon ; Hortensias, M. Chappuis; le caporal, M. Durand; le\nnotaire, M. Séguier ; un paysan, M. Fleurix ; un domestique, M. Krier ; Marie, Mlle Vuil­\nlaume; la marquise, Mlle Gayet; la duchesse, Mme Gandubert.\n  (2) Le Prophète (reprise de) le 11 octobre. Distribution : Jean de Leyde, M. Sylva;\nZacharie, M. Bourgeois; Jonas, M. Gandubert; Mathisen, M. Renaud; Oberthal,\nM. Isnardon ; un officier, M. Séguier ; un soldat, M. Durand ; Fidès, M11e Balensi ; Berthe,\nMlle Thuringer.\n  (3) Carmen (reprise de) le 16 octobre, avec le concours de Mlle Castagne, engagée\npour une assez longue série de représentations. Distribution : Don José, M. Engel;\nEscamillo, M. Corpait ; le dancaïre, M. Chappuis; le remendado, M. Nerval; Zuniga,\nM. Frankin: Morales, M. Durand; Lillas Pastia, M. Séguier; le guide, M. Léon;\nCarmen, M lle Castagne; Micaëla, Mlle Wolf; Frasquita, Mlle Legault; Mercédès,\nMme Gandubert.\n  Le 20 et le 24 octobre, le 21 novembre, le 27 décembre et le g janvier, M. Renaud tient\navec plus de bonheur que M. Corpait le rôle d'Escamillo.\n  Le 27 décembre, Mlle Rémy, du théâtre d'Anvers, remplace Mlle Wolf dans le rôle de\nMicaéla.\n  (4) Herodiade (reprise de) le 28 octobre. Distribution: Jean, M. Cossira ; Hérode,\nM. Seguin; Phanuel, M. Bourgeois; Vitellius, M. Renaud; le grand prêtre, M. Frankin;\nSalomé, M Ile Litvinne; Hérodiade, M1le Balensi; Jeune Babylonienne, M me Gandubert.\nHerodiade a été jouée pour la première fois le 20 décembre 1881, au théâtre de la\nMonnaie, et seulement deux ans plus tard, le 1er février 1884, au théâtre Italien de\nParis.\n  Voici les artistes de la création :\n                A BRUXELLES                                      A   PARIS\n        Jean     . . . . . MM. Vergnet.                  MM. J . de Reszké.\n        Phanuel . . . .              Gresse.                   E. de Reszké.\n        Hérode                       Manoury.                  Maurel,\n        Vitellius . . . .            Fontaine.                 Villani.\n        Le grand prêtre.    .        Boutens.                  Paroli.\n        Salomé                 M mes Duvivier.     Mmes        Fidès Devriès.\n        Hérodiade     . . .          Deschamps.                G. Tremelli.\n        Une Sulamite     . .         Lonati.                   Hallary.\n  Pour Paris, M. Massenet ajouta à son œuvre deux cent cinquante pages de musique\nnouvelle. C'est avec ces remaniements qu'Hérodiade fut reprise à Bruxelles.\n  La traduction du poème français de MM. Paul Milliet, Henri Grémont et Lanardieu\nest, en italien, de M. Janardini.\n  (5) Les Dragons de Villars (reprise de) le 4 novembre. Distribution : Sylvain,\nM. Engel; Belamy, M. Renaud; Thibaut, M. Nerval; le pasteur, M. Séguier, un\ndragon, M. Krier; Rose Friquet, M11e Castagne ; Georgette, Mlle Legault.\n  (6) Le Pardon de Ploërmel (reprise de) le 10 novembre. Distribution: Hoël, M.Seguin;\nCorentin, M. Gandubert; le chasseur, M. Isnardon; le faucheur, M. Larbaudière ;\nMaître Loie, M. Nerval; Maître Claude, M. Chappuis; Dinorah, M11e Vuillaume;\npremier pâtre, Mlle Legault ; second pâtre, Mme Gandubert; première           chevrière,\nMme Colard; seconde chevrière, Mlle Stella Faure.\n  (7) Le Farfadet (reprise de) le 18 novembre. Distribution : Marcelin, M. Renaud;\nBastien, M. Nerval; le bailli, M. Chappuis; Babet, M1le Legault; Laurette, Mme Gan­\ndubert.\n"}, {"page_pdf": 333, "page_imprimee": 290, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3629, "texte": "                                      — 290 —\n\n\n   Jusqu'à ce jour, le public avait vu défiler la nouvelle troupe à laquelle\ns'étaient ajoutés plusieurs artistes de valeurs diverses parmi lesquels on\nremarqua MM. Cossira et Mlle Castagne.\n   29 novembre. Première représentation (à Bruxelles) de LAKMÉ, opéra\ncomique en 3 actes, poème de MM. E. Gondinet et Ph. Gille, musique\nde M. Léo Delibes (1).\n   Après Lakmé, qui l'emporta sur les autres œuvres de la campagne, par\nle nombre (vingt-neuf) de ses représentations, les nouveautés ne se firent pas\nattendre. Après le Toréador (2), Myosotis, un divertissement inédit de\nM. Flon (3), la Juive (4), Sigurd (5) qui nous donnèrent patience, nous\neûmes l'Amour médecin.\n\n  (1) Première représentation à l'Opéra-Comique de Paris, le 14 avril 1883.\n                                   DISTRIBUTION :\n                    A PARIS                                  A BRUXELLES\n        Lakmé       . . . . Mlles Van Zandt.                  M lles Vuillaume.\n        Mallika                      Frandin.                        Wolf.\n        Ellen                        Rémy.                           Legault.\n        Rose                         Mole.                           Gandubert.\n        M. Bentfon     . . .         Pierron.                        Gayet.\n        Gérald                   MM. Talazac.                 MM. Engel.\n        Nilakantha.    . . .         Cobalet.                        Renaud.\n        Frédéric    . . . .          Barré.                          Isnardon.\n        Hadji    . . . , .           Chenevière.                     Gandubert.\n        Un domben. . . .             Teste.                          Durand.\n        Un marchand.      . .        Davoust.                        Fleurix.\n        Un Kouravar.      . .        Bernard.                        Séguier.\n  Lakmé eut à Paris quarante-deux représentations en 1883, vingt-deux en 1884, treize\nen 1885 et treize en 1886, soit quatre-vingt-dix représentations; à Bruxelles, en 1886-87,\nvingt-neuf représentations.\n   Voici pour Bruxelles les phases de l'interprétation :\n   Le 29 novembre, jour de la deuxième représentation, M lle Castagne remplace Mlle Wolf.\nElle joue encore le rôle de Mallika les 3, 6 et 8 décembre.\n   Mlle Martini prend le rôle les 10, 13, 15, 17, 20, 22, 25 et 30 décembre et le 2 janvier;\nM lle Wolf rentre le 6 janvier et joue le rôle jusqu'à la fin de la saison.\n   Le 24 février, M. Gandubert remplace jusqu'à la fin des représentations M. Engel dans\nle rôle de Gérald, et y obtient du succès. M. Larbaudière prend la place de M. Gandu­\nbert et joue Hadji.\n   (2) Le Toréador (reprise de) le 11 décembre. Distribution : Don Belflor, M. Isnardon;\n Tracolin, M. Gandubert; Coraline, Mlle Legault.\n   (3) Myosotis (première représentation de), le 11 décembre. Ce divertissement, réglé\npar M. Saracco, a eu quelque succès. La musique de M. Flon accompagnait de façon\naimable les danses des ballerines parmi lesquelles se distinguèrent M mes Scorlino,\n Lavezzari et Magliani.\n   (4) La Juive (reprise de) le 23 décembre. Distribution : Eléazar, M. Cossira ; le Car-\ndinal Brogny, M. Bourgeois; Léopold, M. Gandubert; Ruggiero, M. Renaud; Albert,\n M. Frankin; un crieur, M. Séguier; un officier, un homme du peuple, M. Durand;\n Rachel, M lle Martini; la princesse Eudoxie, Mlle Legault.\n    Le 20 janvier, Mlle Thuringer prend le rôle de la princesse et le conserve pendant la\n durée des représentations suivantes. Le 25 février, M. Dekeghel chante celui d'Eléazar,\n par exception.\n    (5) Sigurd (reprise de) le 7 janvier. Distribution : Sigurd, M. Cossira ; Gunther,\n"}, {"page_pdf": 334, "page_imprimee": 291, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3746, "texte": "                                           291\n\n\n  19 janvier. Première représentation (à Bruxelles) de L'AMOUR MÉDECIN,\nopéra comique en 3 actes, d'après Molière par Charles Monselet, musique\nde M. F. Poise (1).\n  28 janvier. Première représentation (à Bruxelles), de LES CONTES\nD'HOFFMANN, opéra-comique en trois actes et cinq tableaux, paroles de\nM. Jules Barbier, musique de Jacques Offenbach (2).\n\n\nM. Séguin; Hagen, M. Bourgeois; le grand prêtre d'Odin, M. Renaud;              Rudiger,\nM. Frankin; Irnfrid, M. Durand; Hawart, M. Fleurix; Ramune, M. Simonis; Brune\nhilde, M lle Litvinne; Hilda, Mlle Martini; Uta, Mlle Balensi, doublée le 10 février par\nM11e Van Besten.\n   (1) L'Amour médecin, première représentation à l'Opéra-Comique le 20 décembre 1880.\n                                   DISTRIBUTION :\n                    A PARIS                                 A BRUXELLES\n        Clitandre . . . .      MM. Nicot.                  MM. Gandubert.\n       Sganarelle.     . . .        Fugère.                      Renaud.\n       Dessonandres . . .           Barnolt.                     Larbaudière.\n       Bahis                        Grivot.                      Nerval.\n       Macroton . . . .             Gourdon.                     Chappuis.\n       Romès                        Maris.                       Frankin.\n       M. Josse . . . .             Davoust.                     Blondeau.\n       M. Guillaume.     . .        Teste.                       Krier.\n        Un notaire....              Troy.                        Séguier.\n        Un laquais.    . . .        Langlois.                    Désiré.\n       Lisette          Mmes        Thuillier.       Mmes        Legault.\n       Lucinde                      Mole.                        Gandubert.\n   L'Amour médecin eut à Paris quatre représentations en 1880, soixante-deux en 1881,\ndix-neuf en 1882, seize en 1883, huit en 1884 et onze en 1886, soit cent-vingt représenta­\ntions. A Bruxelles, en 1887, treize représentations.\n   (2) Première représentation de l'Opéra-Comique de Paris, le 10 février 1881. L'œuvre\nne fut pas représentée ici dans toute son intégrité; à Paris elle comportait quatre actes.\nVoici les deux distributions :\n                   A PARIS                             A BRUXELLES\nHoffmann     . . . .    MM. Talazac.       Hoffmann . . . .         MM. Engel.\nLindorf, Coppelius et                       Coppélius,     Daper­\n  Miracle    . . . .         Taskin.          dutto, Miracle . .          Isnardon.\nCrespel                      Belhomme.      Schlemil    . . . .           Renaud.\nAndrès,    Cochenille,                      Spallanzani    . . .          Chappuis.\nFrantz                       Grivot.        Cochenille, Pitichi­\nSpallanzani.     . . .       Gourdon.         nacchio, Frantz .           Nerval.\nWilhelm                      Collin.        Crespel                       Frankin.\nNathaniel    . . . .         Chènevière.    Hermann . . . .               Séguier.\nWolfram                      Piccaluga.     Nathanael . . . .             Larbaudière.\nHermann      . . . .         Teste.         Luther                        Vanderlinden.\nMaître Luther . . .          Troy.\nStella, Olympia,            An­             Olympia,     Giulietta,\n                    mes\n  tonia           M          Adèle Isaac.     Antonia . . . .       M mes Vuillaume.\nNicklause    . . . .         Marg. Ugalde. Nicklause . . . .              Legault.\nUne voix      . . . .        Dupuis.        Un fantôme     . . .          Wolf.\nLa Muse                      Molé.\n   MM. Barbier et Carré n'étaient pas les premiers à utiliser pour la scène les contes\nd'Hoffmann. Un drame fantastique sur le même sujet a été joué en 1851 (31 mars) à\n"}, {"page_pdf": 335, "page_imprimee": 292, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3737, "texte": "                                        —    292   —\n\n\n   Entre Les Contes d'Hoffmann et La Valkyrie, qui sera l'événement\nartistique de l'année, se place une reprise des Rendez-vous bourgeois, de\nNicolo (1), puis entre les représentations nombreuses de l'œuvre wagné­\nrienne, une reprise réjouissante de La Muette de Portici (2), une reprise\nde Faust (3), assez malheureuse pour M lle Vuillaume, du Médecin malgré\nlui (4), de Gounod, et l'année embellit ses derniers jours de quatre repré­\nsentations brillantes pour le passage d'une étoile, Mme Marcella Sembrich.\nLa cantatrice nous donne : Lucie, La Traviata, La Somnambule et Le\nBarbier de Séville.\n   Il nous faut noter encore un ballet inédit : Le Lion amoureux (5), et les\ndeux représentations de Francillon, données par les artistes de la Comédie-\nFrançaise.\n   g mars. Première représentation, en français, de la VALKYRIE, drame\nlyrique en trois actes. Deuxième partie de la Tétralogie des Nibelungen,\nde Richard Wagner. Version française de Victor Wilder (6).\n  P. S. — Voici le tableau des principaux titulaires de la troupe pour la\nprochaine campagne à la Monnaie :\n  Chefs de service : MM. Joseph Dupont, directeur de l'orchestre; Léon\n\n l'Odéon ; beaucoup d'auteurs, parmi lesquels Delibes, pour Coppélia, en ont tiré des\n ballets et des opéras.\n     Les Contes d'Hoffmann, d'Offenbach, eurent à Paris cent-une représentations en\n 1881, onze en 1882, quatre en 1885 et quinze en 1886, soit cent trente-une représen­\n tations. A Bruxelles en 1886, treize représentations.\n     Les changements dans l'interprétation au théâtre de la Monnaie, sont les suivants :\n     Le 2 mars, M. Dekeghel remplace définitivement M. Engel dans le rôle d'Hoffmann,\n il le fait de façon honorable.\n    (1) Les rendez-vous bourgeois (reprise de) le 4 février. Distribution : César, M. Isnar­\n don ; Tasmin, M. Renaud ; Dugravier, M. Chappuis; Bertrand, M. Nerval; Charles,\n M. Larbaudière; Julie, M11e Legault; Reine, Mlle Gayet; Louise, Mme Gandubert.\n    (2) La Muette de Portici (reprise de) le 17 mars. Distribution : Masaniello, M. Cos­\n sira ; Pietro, M. Renaud; Alphonse, M. Gandubert; Borella, M. Séguier; Selva,\n M. Frankin ; Lorenço, M. Durand ; Elvire, Mlle Thuringer; Fenella, M1le Scorlino ; Une\n dame d'honneur, M lle Colard.\n    (3) Faust (reprise de) le 5 avril. Distribution: Faust, M. Cossira; Méphistophélès,\n M. Bourgeois; Valentin, M. Renaud, Wagner, M. Frankin; Marguerite, Mlle Vuil­\nlaume; Siebel, M11e Legault; Marthe, M lle Gayet.\n    (4) Le Médecin malgré lui (reprise) le 31 mars. Distribution : Sganarelle, M. Isnar­\ndon ; Léandre, M. Gandubert; Gérante, M. Chappuis; Lucas, M. Nerval; Valère,\nM. Frankin; Mme Robert, M. Séguier; Martine, Mlle Legault ; Jacqueline, Mlle Gayet ;\nLucinde, Mme Gandubert.\n    (5) Le Lion amoureux (première représentation de) ballet en 1 acte, d'après Lafon­\ntaine. Livret de MM. Cosseret et Agoust, musique de M. Félix Pardon. Chœurs et soli.\nDistribution : La Dryade, Mme Gandubert; le Sylvain, M. Larbaudière.\n    (6) La Valkyrie (première représentation, en français, de) le 9 mars. La Valkyrie\n(die Walküre) a été représentée pour la première fois, en allemand, au théâtre de\nBayreuth, le 15 août 1876. Distribution : Siegmound, M. Engel; Wotan, M. Séguin\nHounding, M. Bourgeois; Brunnhilde, Mlle Litvinne; Sieglinde, Mlle Martini; Fricka,\nMlle Balensi; Helmwigue, Mlle Thuringer; Guerhilde, M11e Legault;                  Waltraute,\nMlle Wolf ; Ortlinde, Mlle Pauer ; Rossweisse, M llc Van Besten ; Grimguerde, Mlle Bau­\n                                                1le                           11e\ndelet; Schwerthleite, Mlle Hellen; Siegrune, M Coomans. Le 18 mars, M Van Besten\ndouble Mme Balensi, dans le rôle de Fricka.\n"}, {"page_pdf": 336, "page_imprimee": 293, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4298, "texte": "                                          293\n\n\nJehin, chef d'orchestre; Ph. Flon, deuxième chef d'orchestre, chef des\nchœurs; Lapissida, directeur de la scène; Falchieri, régisseur général par­\nlant au public; Léon Herbaut, deuxième régisseur; Saracco, maître de\nballet; Duchamp, régisseur du ballet; Louis Maes, Triaille et Carpay,\npianistes-accompagnateurs; Devries, souffleur; Fiévet, bibliothécaire; Bul­\nlens, chef de la comptabilité; Charles Lombaerts, machiniste en chef;\nFeignaert, costumier; Bardin, coiffeur; Colle, armurier; Jean Cloetens,\npréposé à la location, contrôleur en chef; Maillard fils, percepteur de\nl'abonnement; Lynen et Devis, peintres-décorateurs.\n   Ténors : MM. Tournié, Engel, Gandubert, Boon, Nerval, Seuille.\n   Barytons: MM. Séguin, Renaud, Rouyer.\n   Basses : MM. Vinche, Isnardon, Chappuis, Frankin, Potter.\n   Chanteuses : M mes Litvinne, Martini, Léria, Storell, Landouzy,\nHaussmann, Van Besten, Angèle Legault, Walter, Gandubert.\n   Danseurs ; MM. Saracco, Duchamp, Desmet, De Ridder.\n   Danseuses : Mmes Adelina Rossi, Térésa Magliani, Emilia Righettini,\nEnrichetta Richettini, Zuccoli.\n   Huit coryphées, trente-deux danseuses, douze danseurs.\n\n                                  RÉSUMÉ 1886-87.\n                                                            Date de la          Nombre\n                                                             première       de représentations\n                                          Nombre d'actes, représentation.     pour l'année\n   Zampa                                     3 a. 4 t.                              3\n   L'Africaine                                  5 a.                                6\n   Mireille ,                                3 a. 4 t.                            11\n   Maître Pathelin . . . . . .                   1 a.                             14\n   Le Chalet ,                                   1 a.                               4\n   Robert le Diable                              3 a,                              8\n   La Favorite                                  4 a.                                6\n   La Traviata                                  4 a.                                2\n  La Fille du régiment     . . . .              1a.                                 5\n  Le Prophète                               4 a. 10 t.                            10\n   Carmen                                       4 a.                              11\n  Hérodiade                                  4 a. 7 t.                             7\n  Les Dragons de Villars.     . . .       3       a.                               5\n  Le Pardon de Ploêrmel.      . . .     3      a. 4 t.                             2\n  Le Farfadet                                   1 a.                               5\n  Lakmé                                        3 a.           29 nov.            29\n  Le Toréador     . . . . . . .                 2 a.                               2\n  Myosotis                                      1 a.                             15\n  La Juive                                  4 a. 5 t.                              8\n  Sigurd                                   4 a. 10 t.                              7\n  L'Amour médecin                               3 a.          19 nov.            13\n  Les Contes d'Hoffmann.     . . .          3 a. 5t.     28      janv.           14\n  Les Rendez-vous bourgeois. . .                1a.                              14\n  La Muette de Portici    . . . .               5 a.                               3\n  Le Lion amoureux                              1a                                6\n  Le Médecin malgré l u i . . . .               3 a.                               2\n  Faust                             .     5       a.                               4\n  La Valkyrie                                  3 a.           9 mars             23\n  Luciede Lammermoor . . . .                   4 a.                               1\n  La Somnambule                                3 a.                               1\n  Le Barbier de Séville   . . . .              4 a.                               1\n  (Francillon)                                 4 a.                               2\n                                                               M. 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Pas une\nsalle qui n'ait son clou, son oeuvre — et nous devons l'avouer, le jury n'a\npas été malhabile bien que M e Picard en fût.\n   C'est avec une douce joie que nous avons retrouvé nos anciennes admi­\nrations et avec une mauvaise gaieté que nous avons aiguisé nos antipathies\ncontre les traditionnelles bêtes noires. Celles-ci sont nombreuses, n'en\nparlons guère.\n  A la queue leu leu du catalogue, nous pouvons noter alphabétiquement\nbien des noms et bien des œuvres — dût-on conspuer nos indulgences.\n\n   ABRY. — Général Van der Smissen à cheval — ton neutre — allure\nbien fichue — crâne — mérite médaille d'encouragement.\n\n  ANGENOT. — Roses trémières et très mièvres.\n\n   ARTAN. — La mer, la grande et furieuse mer, avec des tons de boue\n— des accents de fureur — des hurlements de vagues — la mer d'Artan\n— qui engueule Musin, fait pâlir Francia et rend Claeys verdâtre. Well\nroared!\n\n  BEERNAERT          (Mlle). _ Un amendement de paysage.\n\n\n  BELLIS.      — Nature morte. — Je te crois — des huîtres qui ont vu\nCléopâtre.\n\n  BÉRAUD.       — Au palais — très fort (à Paris).\n"}, {"page_pdf": 338, "page_imprimee": 295, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1170, "texte": "                               — 295 —\n\n\n\n   BINJÉ.     — Exquis — très exquis — travail — a pas l'air — mais tout\nde même.\n\n  BOUY.       — Portrait de Mme V. Si cette Mme V. existe, son adresse,\nô Pranzini!\n\n    CARRIÈRE. — Portrait de Devillez, le sculpteur de la Salomé\nd'il y a trois ans. — Portrait vivant, parisien — allure — va bene.\n\n  CLUYSENAAR.          — Liberté, éga.... non, ça dure trop longtemps.\n\n\n  COLLART,        MARIE.   — A genoux.\n\n   D'ANETHAN,         ALIX. — A la lettre A, s'il vous plaît, M. le cata­\nlogue. Voilà venir l'Aristocratie.\n\n   DE      BRAEKELEER. — La partie de cartes. Gagnée.\n\n\n   DE      UHDE. — La Sainte Cène. — Credo.\n\n\n   DE      VRIENDT. — Jésus-Christ. (Voir La Terre et Armand Sil­\nvestre.)\n\n   DIERICKX.       — Résurrection de Lazare. Il était si avancé que cela!\n\n\n  FANTIN-LATOUR. — Autour dupiano... Il y a Chabrier qui pose.\nPiano admirablement traité : on ne l'entend pas.\n\n   FRÉDÉRIC,       LÉON. — Le plus beau jeune du Salon.\n\n\n  VJTERVEX. — Avant l'opération. La pince-Péan se vend 1 fr. 75 chez\nCollin, 6, rue de l'Ecole de médecine.\n\n   HALKETT.         — Dans la Sapinière. Elle n'est pas encore morte?\n"}, {"page_pdf": 339, "page_imprimee": 296, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1049, "texte": "                                  —   296   —\n\n\n\n\n   HAMESSE.        — (Voir les fusains.)\n\n\n   HERBO. — (Voir le suivant.)\n\n  HUBERT.         — Un gendarme belge.\n\n   L E R O Y S A I N T - A U B E R T . — L'Été        à Monaco. — Mettre des\nverres fumés ou gare l'ophthalmie.\n\n   L E MAYEUR. — Marée montante. — Monte, marée mayeur.\n\n\n  MARCETTE.            — Le Soir. Donne-le moi, dis, Alexandre!\n\n\n   MATEJKO.         — Ko-ko, ou : La Peste de Tournai              au beurre\nd'anchois.\n\n  MEUNIER,         à Louvain, 55, rue des Récollets. — Ça se voit.\n\n\n  MEUNIER,          GEORGETTE. — La Vie des fleurs.\n                            Vivez, vivez ma belle !\n                            Vivez, vivez toujours !\n\n  OYENS,       DAVID et PIERRE. — Eendracht maakt macht!\n\n\n   PEARCE. — Ave, Sancta Genoveva, gratia plena! Bastianus Lepage\ntecum, mais ceci est rudement mieux.\n\n  PORTIELJE.        — En congé! Eh bien, pourquoi est-il là?\n\n\n  RIBOT.      — Goya avait quelque talent.\n\n\n  RINGEL.      — Un pastel à l'huile.\n\n\n ROLL....      Mops.\n"}, {"page_pdf": 340, "page_imprimee": 297, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 989, "texte": "                                 — 297 —\n\n\n  RICARD. — Après le duel. Sujet vraiment original\n\n  STEVENS.        — Hiver mondain, tu me fais de la peine.\n\n  STOBBAERTS. — Mon vieux Jordaens, tu peux te fouiller. Il ne\nmanque que l'odeur.\n\n    TER LINDEN. — Le Parc. — C'est là que je voudrais vivre\n(Air connu.) — La Charmeuse. Prends garde, Madame, tu faut pas tomber.\n\n   V A N BEERS. — Cambronnus — Cambronna — Cambronnum —\nou femme.\n\n   V AN DEN EEDEN. — Le mot du précédent — M.... M.... M....\n\n   V ERWÉE. — Et le septième jour il se reposa et ne fit plus rien de\npropre.\n\n   V I N C K , LADY GODIVA. — En ce temps-là(XIesiècle), les che­\nvaux blancs étaient bleus, tellement il faisait froid, et les femmes se pro­\nmenaient tout nues dessus, tellement elles avaient chaud.\n\n  W A L C K I E R S . - La rue de la Régence (à Alger).\n\n\n  Ceci est un compte      rendu comme un mal de mer. Pardon, excuse.\n\n                                                             . M. W.\n   31 Août."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-09-05-n9-008", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 298, "page_fin": 302, "titre_corps": "Memento", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Anonyme", "ancre_debut": "MEMENTO", "ancre_fin": "Il se tint parole", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Nous publierons", "segments_controles": true, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 88, "fin_caractere_exclue": 95, "texte": "MEMENTO"}, {"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 100, "fin_caractere_exclue": 138, "texte": "Nous avons la tristesse d'apprendre la"}, {"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 194, "fin_caractere_exclue": 233, "texte": "mort de madame Belval, née Charon, mère"}, {"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 287, "fin_caractere_exclue": 325, "texte": "de notre critique musical Henry Maubel"}, {"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 385, "fin_caractere_exclue": 422, "texte": "décédée subitement à Blankenberghe le"}, {"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 448, "fin_caractere_exclue": 465, "texte": "3 septembre 1887."}, {"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 545, "fin_caractere_exclue": 585, "texte": "La Jeune Belgique tout entière s'associe"}, {"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 637, "fin_caractere_exclue": 661, "texte": "à la douleur de son ami."}, {"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 811, "fin_caractere_exclue": 814, "texte": "***"}, {"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 888, "fin_caractere_exclue": 923, "texte": "Nous remercions M. 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Ils"}, {"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 2234, "fin_caractere_exclue": 2279, "texte": "ont même l'ambition d'enrichir, de ci, de là,"}, {"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 2331, "fin_caractere_exclue": 2369, "texte": "la langue par quelques heureuses trou­"}, {"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 2421, "fin_caractere_exclue": 2456, "texte": "vailles ou de bizarres exhumations."}, {"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 2511, "fin_caractere_exclue": 2551, "texte": "« Les conceptions et l'exécution se res­"}, {"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 2603, "fin_caractere_exclue": 2647, "texte": "sentent de cette espèce de tension continue."}, {"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 2699, "fin_caractere_exclue": 2741, "texte": "Ne leur demandez pas la tendresse, l'aban­"}, {"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 2793, "fin_caractere_exclue": 2834, "texte": "don, la grâce ou l'expression nerveuse et"}, {"page_pdf": 341, "page_imprimee": 298, "debut_caractere": 2886, "fin_caractere_exclue": 2926, "texte": "égale. 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La Campine, avec ses"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 242, "fin_caractere_exclue": 284, "texte": "bruyères, ses ciels brumeux ou fulgurants,"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 336, "fin_caractere_exclue": 378, "texte": "avec ses rudes paysans, ses mœurs brutales"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 431, "fin_caractere_exclue": 474, "texte": "tempérées par une honnêteté native, lui ont"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 520, "fin_caractere_exclue": 563, "texte": "laissé dans l'esprit un mirage ineffaçable."}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 612, "fin_caractere_exclue": 654, "texte": "Il en parle avec la passion éloquente d'un"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 702, "fin_caractere_exclue": 743, "texte": "amoureux et une émotion de sincérité com­"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 761, "fin_caractere_exclue": 804, "texte": "municative. Qu'il aborde dans ces récits et"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 855, "fin_caractere_exclue": 891, "texte": "contes le côté légendaire comme dans"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 948, "fin_caractere_exclue": 987, "texte": "Marinus ; qu'il touche au surnaturel en"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1038, "fin_caractere_exclue": 1076, "texte": "racontant le Cœur de Tony Wandel ou la"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1132, "fin_caractere_exclue": 1174, "texte": "Fin de Bats; qu'il déroule dans un tableau"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1225, "fin_caractere_exclue": 1266, "texte": "où Teniers et Van Ostade paraissent avoir"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1320, "fin_caractere_exclue": 1362, "texte": "tenu tour à tour le pinceau (nos écrivains"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1414, "fin_caractere_exclue": 1456, "texte": "flamands seront toujours quelque peu pein­"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1473, "fin_caractere_exclue": 1516, "texte": "tres), la Fête de Saint Pierre et Paul — le"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1518, "fin_caractere_exclue": 1558, "texte": "jour où, dans la Campine les maîtres re­"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1636, "fin_caractere_exclue": 1679, "texte": "couvrent la liberté de remplacer leurs ser­"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1729, "fin_caractere_exclue": 1765, "texte": "viteurs, de même que ceux-ci peuvent"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1817, "fin_caractere_exclue": 1858, "texte": "changer de patron, — il n'est jamais plus"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1911, "fin_caractere_exclue": 1952, "texte": "plastique dans l'expression, plus haut en"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2005, "fin_caractere_exclue": 2044, "texte": "ton, plus heureux dans la description à"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2098, "fin_caractere_exclue": 2143, "texte": "laquelle l'action sert de prétexte, que lors­"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2189, "fin_caractere_exclue": 2235, "texte": "qu'il parle de cette terre si pauvre et cepen­"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2283, "fin_caractere_exclue": 2318, "texte": "dant si chaudement aimée par lui. »"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2550, "fin_caractere_exclue": 2584, "texte": "Nous donnerons dans notre prochain"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2639, "fin_caractere_exclue": 2677, "texte": "numéro une étude de M. Iwan Gilkin sur"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2733, "fin_caractere_exclue": 2775, "texte": "Jules Laforgue, le beau poète qui vient de"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2790, "fin_caractere_exclue": 2802, "texte": "disparaître."}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2869, "fin_caractere_exclue": 2910, "texte": "Voici ce que dit de lui Jean Lorrain dans"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2958, "fin_caractere_exclue": 2971, "texte": "l'Evénement :"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3071, "fin_caractere_exclue": 3109, "texte": "« M. Jules Laforgue est mort de déses­"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3180, "fin_caractere_exclue": 3221, "texte": "poir et de la misère incurable des incom­"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3314, "fin_caractere_exclue": 3359, "texte": "pris et des talents reniés : lecteur de l'im­"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3453, "fin_caractere_exclue": 3491, "texte": "pératrice Augusta à Berlin, puis entré"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3550, "fin_caractere_exclue": 3589, "texte": "quelque temps au Figaro sous la protec­"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3677, "fin_caractere_exclue": 3718, "texte": "tion de M. Marcade, Jules Laforgue est un"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3719, "fin_caractere_exclue": 3765, "texte": "des plus délicieux fantaisistes, sinon le der­"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3814, "fin_caractere_exclue": 3854, "texte": "nier des lunatiques éclos sous la dange­"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3908, "fin_caractere_exclue": 3951, "texte": "reuse et cependant séduisante influence des"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3972, "fin_caractere_exclue": 4013, "texte": "Charles Baudelaire, Paul Verlaine et Sté­"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 4048, "fin_caractere_exclue": 4086, "texte": "phane Mallarmé. Pauvre Jules Laforgue,"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 4136, "fin_caractere_exclue": 4174, "texte": "tous les délicats connaissent ses Com-"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 4230, "fin_caractere_exclue": 4268, "texte": "plaintes à Notre-Dame la Lune, éditées"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 4324, "fin_caractere_exclue": 4367, "texte": "chez Vanier; il publia de curieux vers dans"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 4420, "fin_caractere_exclue": 4456, "texte": "la Vogue, une revue de jeunes, morte"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 4513, "fin_caractere_exclue": 4552, "texte": "depuis, de Moréas, et la Revue indépen-"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 4603, "fin_caractere_exclue": 4647, "texte": "dante insérait de lui, en avril dernier, une"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 100, "fin_caractere_exclue": 143, "texte": "pièce intitulée : Pan et la Syrinx, qui fut"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 194, "fin_caractere_exclue": 241, "texte": "un vrai régal de lettrés. C'était à la fois fou"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 292, "fin_caractere_exclue": 335, "texte": "et profond, érudit et fantasque; il y avait"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 386, "fin_caractere_exclue": 430, "texte": "chez le pauvre mortd'hier des trouvailles de"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 481, "fin_caractere_exclue": 519, "texte": "mots absolument exquises, désopilantes"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 570, "fin_caractere_exclue": 611, "texte": "d'inattendu et de justesse, un modernisme"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 662, "fin_caractere_exclue": 701, "texte": "d'anglomane et des drôleries d'opérette"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 752, "fin_caractere_exclue": 760, "texte": "d'Hervé."}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 814, "fin_caractere_exclue": 854, "texte": "« Jules Laforgue était aimé de tous ceux"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 905, "fin_caractere_exclue": 947, "texte": "qui l'ont approché et particulièrement lié"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 998, "fin_caractere_exclue": 1037, "texte": "avec M. Paul Bourget, un ami de plus de"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1088, "fin_caractere_exclue": 1131, "texte": "quinze ans qui, nous assure-t-on, devant la"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1182, "fin_caractere_exclue": 1224, "texte": "situation précaire du mort et de sa veuve,"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1275, "fin_caractere_exclue": 1319, "texte": "a tenu à faire les frais de l'inhumation, et"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1370, "fin_caractere_exclue": 1412, "texte": "vient de revenir d'Oxford pour conduire le"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1463, "fin_caractere_exclue": 1471, "texte": "deuil. »"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1688, "fin_caractere_exclue": 1727, "texte": "Une petite revue belge appelle la polé­"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1778, "fin_caractere_exclue": 1815, "texte": "mique de l'Anthologie une question de"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1866, "fin_caractere_exclue": 1909, "texte": "ménage. Voilà qui est assez facétieux. Quel"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 1960, "fin_caractere_exclue": 2003, "texte": "ménage? Le ménage littéraire? Alors, soit ;"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2054, "fin_caractere_exclue": 2096, "texte": "mais il nous semble que l'on pourrait bien"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2147, "fin_caractere_exclue": 2187, "texte": "s'unir pour le défendre, et que même les"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2238, "fin_caractere_exclue": 2281, "texte": "petites revues nouvelles, alertes et jeunes"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2332, "fin_caractere_exclue": 2366, "texte": "auraient leur mot efficace à dire."}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2420, "fin_caractere_exclue": 2457, "texte": "Est-ce la présence du Copurchic-VIan-"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2479, "fin_caractere_exclue": 2546, "texte": "***                          Ah-Pierre-M. Olin, dit La Forge Cadet-"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2597, "fin_caractere_exclue": 2638, "texte": "Roussel qui paralyse les plumes et sauve­"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2689, "fin_caractere_exclue": 2732, "texte": "garde la vénération envers l'oncle du jeune"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2783, "fin_caractere_exclue": 2789, "texte": "homme?"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2862, "fin_caractere_exclue": 2865, "texte": "***"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 2919, "fin_caractere_exclue": 2957, "texte": "Notre confrère, M. Georges Verdavaine,"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3022, "fin_caractere_exclue": 3067, "texte": "vient de faire paraître une plaquette intitu­"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3160, "fin_caractere_exclue": 3179, "texte": "lée : Jef Lambeaux."}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3275, "fin_caractere_exclue": 3313, "texte": "C'est une étude biographique sur l'au­"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3410, "fin_caractere_exclue": 3452, "texte": "teur de la fontaine inaugurée récemment, à"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3542, "fin_caractere_exclue": 3549, "texte": "Anvers."}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3643, "fin_caractere_exclue": 3676, "texte": "La note enthousiaste domine, mais"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3769, "fin_caractere_exclue": 3812, "texte": "l'étude sur les travaux du sculpteur anver-"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3863, "fin_caractere_exclue": 3906, "texte": "sois est faite avec science et écrite d'une"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 3957, "fin_caractere_exclue": 3970, "texte": "plume alerte."}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 4043, "fin_caractere_exclue": 4046, "texte": "***"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 4101, "fin_caractere_exclue": 4134, "texte": "Le quatrième volume de l'Almanack"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 4186, "fin_caractere_exclue": 4229, "texte": "de l'Université de Gand paraîtra au mois de"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 4281, "fin_caractere_exclue": 4322, "texte": "janvier prochain. Les étudiants belges et"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 4374, "fin_caractere_exclue": 4418, "texte": "étrangers sont appelés à y collaborer; leurs"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 4470, "fin_caractere_exclue": 4511, "texte": "articles seront examinés par le comité de"}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 4563, "fin_caractere_exclue": 4601, "texte": "publication et insérés, s'il y a lieu."}, {"page_pdf": 342, "page_imprimee": 299, "debut_caractere": 4656, "fin_caractere_exclue": 4693, "texte": "Les manuscrits doivent être adressés,"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 55, "fin_caractere_exclue": 91, "texte": "avant le 10 novembre, au Secrétaire,"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 152, "fin_caractere_exclue": 186, "texte": "M. Paul Bergmans, rue Guinard, 18,"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 229, "fin_caractere_exclue": 234, "texte": "Gand."}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 430, "fin_caractere_exclue": 471, "texte": "Vient de paraître une excellente étude de"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 563, "fin_caractere_exclue": 601, "texte": "M. Léon Lequime sur Millet. C'est con­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 695, "fin_caractere_exclue": 732, "texte": "sciencieux, presque toujours juste et"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 825, "fin_caractere_exclue": 863, "texte": "ramené au point d'où les enthousiasmes"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 865, "fin_caractere_exclue": 909, "texte": "excessifs avaient fait dévier les critiques."}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1185, "fin_caractere_exclue": 1222, "texte": "A propos des œuvres posthumes de Bau­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1278, "fin_caractere_exclue": 1319, "texte": "delaire, voici les renversantes énormités"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1371, "fin_caractere_exclue": 1405, "texte": "que perpètre La Société nouvelle :"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1470, "fin_caractere_exclue": 1513, "texte": "« Et, en somme, il faut avoir le courage de"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1538, "fin_caractere_exclue": 1585, "texte": "le dire : il fut l'admirable artiste des Fleurs"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1588, "fin_caractere_exclue": 1631, "texte": "du mal et des Paradis artificiels, il reste"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1665, "fin_caractere_exclue": 1704, "texte": "un prodigieux ouvrier, mais un ouvrier."}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1761, "fin_caractere_exclue": 1804, "texte": "En présence de cette vaste intelligence, on"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1827, "fin_caractere_exclue": 1872, "texte": "peut l'écrire. Cette existence fut un avorte­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1922, "fin_caractere_exclue": 1965, "texte": "ment. Dans cette lutte perpétuelle, dans ce"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2016, "fin_caractere_exclue": 2057, "texte": "combat sans trêve contre notre monde mau­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2108, "fin_caractere_exclue": 2154, "texte": "dit, il l'avoue lui-même, il n'eut pas la cha­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2203, "fin_caractere_exclue": 2244, "texte": "rité. L'amour de l'humanité, flambeau qui"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2298, "fin_caractere_exclue": 2335, "texte": "conduit dans les régions de la vérité"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2395, "fin_caractere_exclue": 2433, "texte": "suprême, lui manqua. Et cette humanité"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2493, "fin_caractere_exclue": 2512, "texte": "lui devint ennemie."}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2556, "fin_caractere_exclue": 2598, "texte": "« Tout naturellement, en présence de l'im­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2648, "fin_caractere_exclue": 2687, "texte": "mense bêtise des hommes de notre temps,"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2741, "fin_caractere_exclue": 2782, "texte": "une vanité énorme doit s'emparer de celui"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2833, "fin_caractere_exclue": 2873, "texte": "qui est assez grand pour voir par dessus"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2898, "fin_caractere_exclue": 2941, "texte": "les têtes. Baudelaire poussa l'orgueil jus­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2993, "fin_caractere_exclue": 3037, "texte": "qu'à la folie. Dans tous ses livres, si par­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3088, "fin_caractere_exclue": 3132, "texte": "faits sous certains côtés, une note ne vibre"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3181, "fin_caractere_exclue": 3197, "texte": "point : l'amour."}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3279, "fin_caractere_exclue": 3318, "texte": "« Qu'importe, son œuvre restera debout,"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3362, "fin_caractere_exclue": 3402, "texte": "surtout parce qu'il répond admirablement"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3548, "fin_caractere_exclue": 3589, "texte": "aux aspirations de la race présente. Race"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3681, "fin_caractere_exclue": 3722, "texte": "énervée qui n'a point le courage de cher­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3807, "fin_caractere_exclue": 3851, "texte": "cher, qui, l'âme fatiguée, se contente d'une"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3852, "fin_caractere_exclue": 3861, "texte": "négation."}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 4023, "fin_caractere_exclue": 4064, "texte": "« Génération d'ouvriers, point de maître."}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 4065, "fin_caractere_exclue": 4108, "texte": "Ecrivains de la sensation du mot, non cher­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 4109, "fin_caractere_exclue": 4125, "texte": "cheur de vérité."}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 4207, "fin_caractere_exclue": 4246, "texte": "« Notre temps ne sait plus aimer, reste"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 4296, "fin_caractere_exclue": 4335, "texte": "muet devant les grands problèmes et les"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 4392, "fin_caractere_exclue": 4434, "texte": "esprits supérieurs comme Baudelaire; l'in­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 4487, "fin_caractere_exclue": 4529, "texte": "telligence traversée par un vent de folie,"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 4577, "fin_caractere_exclue": 4613, "texte": "s'arrête en un mysticisme catholique"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 107, "fin_caractere_exclue": 150, "texte": "qu'eux-mêmes savent stérile et qui porte en"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 204, "fin_caractere_exclue": 227, "texte": "lui la mort de l'art. »"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 284, "fin_caractere_exclue": 302, "texte": "! ! ! ! ! ! ! ! !1"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 386, "fin_caractere_exclue": 426, "texte": "A lire dans la revue pédagogique L'Ecole"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 525, "fin_caractere_exclue": 561, "texte": "communale, une étude très nourrie de"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 655, "fin_caractere_exclue": 693, "texte": "M. Oscar Colson sur Théophraste Renau-"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 786, "fin_caractere_exclue": 823, "texte": "dot, le premier journaliste français."}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1043, "fin_caractere_exclue": 1083, "texte": "Les auteurs de l'incendie de l'Hertogen­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1137, "fin_caractere_exclue": 1179, "texte": "wald sont enfin connus. Ils ne sont qu'un."}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1233, "fin_caractere_exclue": 1275, "texte": "Le coupable est, nous assure-t-on, M. Paul"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1329, "fin_caractere_exclue": 1368, "texte": "Wauwermans avocat à la cour d'appel. Il"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1422, "fin_caractere_exclue": 1464, "texte": "sera défendu par M e Edm. P., le juriscon­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1518, "fin_caractere_exclue": 1535, "texte": "sulte bien connu."}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1659, "fin_caractere_exclue": 1662, "texte": "***"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1719, "fin_caractere_exclue": 1758, "texte": "Cy une drôlerie bien française extirpée"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1812, "fin_caractere_exclue": 1824, "texte": "du Gaulois :"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1881, "fin_caractere_exclue": 1919, "texte": "« On peut dire, en somme, que le natu­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 1973, "fin_caractere_exclue": 2013, "texte": "ralisme n'a guère compris dans ses rangs"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2067, "fin_caractere_exclue": 2105, "texte": "que M. Zola tout seul. Le grand succès"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2159, "fin_caractere_exclue": 2201, "texte": "arriva, l'âge d'or du naturalisme. M. Zola"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2255, "fin_caractere_exclue": 2296, "texte": "conclut alliance avec Goncourt et Daudet;"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2350, "fin_caractere_exclue": 2393, "texte": "et ainsi fut formé le triumvirat des roman­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2447, "fin_caractere_exclue": 2491, "texte": "ciers à fort tirage de la librairie Charpen­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2545, "fin_caractere_exclue": 2550, "texte": "tier."}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2607, "fin_caractere_exclue": 2646, "texte": "« On rit des avances aux jeunes talents"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2700, "fin_caractere_exclue": 2739, "texte": "pour les enrégimenter; ceux-ci se déro­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2792, "fin_caractere_exclue": 2831, "texte": "bèrent. Bourget et Mirbeau repoussèrent"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2884, "fin_caractere_exclue": 2896, "texte": "les avances."}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 2952, "fin_caractere_exclue": 2991, "texte": "« Seuls arrivèrent autour du pontife du"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3044, "fin_caractere_exclue": 3086, "texte": "naturalisme des jeunes gens dont quelques-"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3139, "fin_caractere_exclue": 3180, "texte": "uns avaient de la valeur, mais sans grand"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3233, "fin_caractere_exclue": 3274, "texte": "éclat; tel M. Gustave Geffroy. Les Jeunes"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3327, "fin_caractere_exclue": 3360, "texte": "Belgique marchèrent comme un seul"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3413, "fin_caractere_exclue": 3450, "texte": "homme derrière Camille Lemonnier, qui"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3503, "fin_caractere_exclue": 3547, "texte": "mélangeait l'imitation de Zola avec l'imita­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3642, "fin_caractere_exclue": 3680, "texte": "tion de Cladel. Depuis, les Belges ont"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3775, "fin_caractere_exclue": 3806, "texte": "déserté pour suivre Mallarmé. »"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3907, "fin_caractere_exclue": 3943, "texte": "Voilà des choses que nous ignorions."}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 3996, "fin_caractere_exclue": 4018, "texte": "C'est beau l'histoire."}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 4164, "fin_caractere_exclue": 4202, "texte": "Une petite manifestation bien amusante"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 4255, "fin_caractere_exclue": 4295, "texte": "a eu lieu récemment à propos de La Terre"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 4348, "fin_caractere_exclue": 4391, "texte": "d'Emile Zola, auteurs : un groupe de jeunes"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 4444, "fin_caractere_exclue": 4486, "texte": "écrivains, parmi lesquels Bonnetain, l'au­"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 4539, "fin_caractere_exclue": 4576, "texte": "teur de Chariot s'amuse... Une pudeur"}, {"page_pdf": 343, "page_imprimee": 300, "debut_caractere": 4629, "fin_caractere_exclue": 4671, "texte": "subite a saisi ces Messieurs et ils ont en"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 55, "fin_caractere_exclue": 100, "texte": "bloc déclaré urbi et orbi qu'ils ne pouvaient"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 103, "fin_caractere_exclue": 145, "texte": "approuver L a Terre... et qu'ils mettaient"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 148, "fin_caractere_exclue": 193, "texte": "Zola à l'index. C'est une des choses les plus"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 239, "fin_caractere_exclue": 280, "texte": "burlesques qu'aura vu l'Histoire des Let­"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 337, "fin_caractere_exclue": 378, "texte": "tres. Médan s'en esbaudit depuis un mois."}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 536, "fin_caractere_exclue": 549, "texte": "*   ■   *   *"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 699, "fin_caractere_exclue": 732, "texte": "De la Protection des Œuvres de la"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 793, "fin_caractere_exclue": 837, "texte": "Pensée, par Victor Janlet, avocat. — P r e ­"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 891, "fin_caractere_exclue": 930, "texte": "mière partie : Architecture, Bruxelles,"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 987, "fin_caractere_exclue": 993, "texte": "Moens."}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1084, "fin_caractere_exclue": 1124, "texte": "M. l'avocat Janlet qui, depuis longtemps"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1176, "fin_caractere_exclue": 1221, "texte": "déjà, étudie spécialement la matière si inté­"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1272, "fin_caractere_exclue": 1317, "texte": "ressante et si diverse de la propriété artis­"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1363, "fin_caractere_exclue": 1411, "texte": "tique et littéraire, vient d'ouvrir la série des"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1458, "fin_caractere_exclue": 1499, "texte": "études doctrinales sur la loi nouvelle du"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1552, "fin_caractere_exclue": 1589, "texte": "22 mars 1886 par un travail de longue"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1646, "fin_caractere_exclue": 1688, "texte": "haleine : il comprendra huit volumes, con­"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1740, "fin_caractere_exclue": 1777, "texte": "sacrés chacun à l'une des branches du"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1836, "fin_caractere_exclue": 1875, "texte": "domaine de l'art. Le premier, récemment"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1929, "fin_caractere_exclue": 1974, "texte": "paru, traite des dessins et conceptions d'ar­"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2025, "fin_caractere_exclue": 2065, "texte": "chitecture. C'est du moins ce que dit le"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2115, "fin_caractere_exclue": 2159, "texte": "titre. En réalité, on y trouve non seulement"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2207, "fin_caractere_exclue": 2248, "texte": "tout ce qui concerne l'architecture, mais"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2299, "fin_caractere_exclue": 2341, "texte": "les solutions de multiples questions rela­"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2389, "fin_caractere_exclue": 2431, "texte": "tives à la musique, à la littérature, à la"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2482, "fin_caractere_exclue": 2526, "texte": "peinture, etc. Cet inconvénient n'en est pas"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2578, "fin_caractere_exclue": 2621, "texte": "un pour le simple curieux, à qui il procure"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2675, "fin_caractere_exclue": 2718, "texte": "l'agrément d'une lecture plus variée; et il"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2764, "fin_caractere_exclue": 2805, "texte": "est atténué, pour l'homme de cabinet, par"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2855, "fin_caractere_exclue": 2895, "texte": "l'addition d'une table des matières très"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2951, "fin_caractere_exclue": 2962, "texte": "développée."}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3046, "fin_caractere_exclue": 3088, "texte": "M. Janlet évite de se lancer dans la méta­"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3135, "fin_caractere_exclue": 3175, "texte": "physique du droit comme dans l'invention"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3177, "fin_caractere_exclue": 3219, "texte": "de cas imaginaires. Le noyau de son livre,"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3294, "fin_caractere_exclue": 3336, "texte": "ce sont les principaux jugements et arrêts"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3338, "fin_caractere_exclue": 3379, "texte": "intervenus sur la matière en France et en"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3429, "fin_caractere_exclue": 3470, "texte": "Belgique, qu'il rapporte en les entourant"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3514, "fin_caractere_exclue": 3551, "texte": "d'un sobre commentaire toujours puisé"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3588, "fin_caractere_exclue": 3616, "texte": "dans les principes généraux."}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3678, "fin_caractere_exclue": 3717, "texte": "A lire aussi l'introduction historique,"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3762, "fin_caractere_exclue": 3809, "texte": "illustrée de faits typiques habilement choi­ de"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3849, "fin_caractere_exclue": 3902, "texte": "sis, et le chapitre de tête où M. Janlet, qui Scribe,"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3939, "fin_caractere_exclue": 3976, "texte": "est un convaincu, plaide vaillamment,"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 4030, "fin_caractere_exclue": 4075, "texte": "contre d'éminents jurisconsultes, la thèse ce"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 4114, "fin_caractere_exclue": 4164, "texte": "de la propriété absolue en matière intellec­ aimé,"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 4203, "fin_caractere_exclue": 4257, "texte": "tuelle.                                        Augier,"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 4295, "fin_caractere_exclue": 4343, "texte": "L'éditeur Moens a fait à ce volume une Chartier."}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 4372, "fin_caractere_exclue": 4418, "texte": "toilette pleine de goût, digne du caractère Ma"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 4457, "fin_caractere_exclue": 4506, "texte": "artistique du sujet qu'il traite.              M."}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 203, "fin_caractere_exclue": 236, "texte": "L'Odéon de Paris a du pain sur la"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 291, "fin_caractere_exclue": 334, "texte": "planche, à en juger par la liste des pièces"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 389, "fin_caractere_exclue": 427, "texte": "qu'on annonce pour être jouées dans le"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 482, "fin_caractere_exclue": 512, "texte": "courant de l'année 1887-1888 :"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 570, "fin_caractere_exclue": 603, "texte": "Shylock ou le marchand de Venise,"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 658, "fin_caractere_exclue": 694, "texte": "adaptation en vers, par M. Gaston de"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 749, "fin_caractere_exclue": 791, "texte": "Raimes; Vera, comédie en trois actes et en"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 846, "fin_caractere_exclue": 888, "texte": "prose, de M. Henri Amie; le Ruffian, trois"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 943, "fin_caractere_exclue": 984, "texte": "actes en vers, de MM. Gulard et Palefroi;"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1039, "fin_caractere_exclue": 1079, "texte": "la Marchande de sourires, drame japonais"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1134, "fin_caractere_exclue": 1174, "texte": "en cinq actes, en prose, Mme Judith Gau­"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1229, "fin_caractere_exclue": 1270, "texte": "tier; Crime et Châtiment, drame en quatre"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1325, "fin_caractere_exclue": 1361, "texte": "actes et sept tableaux, en prose, de"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1416, "fin_caractere_exclue": 1456, "texte": "MM. Hugues le Roux et Paul Ginisty, tiré"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1510, "fin_caractere_exclue": 1550, "texte": "du roman russe de Dostoïevsky ; Beaucoup"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1604, "fin_caractere_exclue": 1644, "texte": "de bruit pour rien, traduction de Shake­"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1698, "fin_caractere_exclue": 1738, "texte": "speare, par M. L. Legendre; Pauline Ber."}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1792, "fin_caractere_exclue": 1834, "texte": "thier, quatre actes en prose, de M. Armand"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1888, "fin_caractere_exclue": 1928, "texte": "Danois; le Marquis Papillon, trois actes"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 1982, "fin_caractere_exclue": 2024, "texte": "en vers, de M. L. Boniface; le Petit-Fils,"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2077, "fin_caractere_exclue": 2114, "texte": "drame, de M. Jules de Marthold; trois"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2167, "fin_caractere_exclue": 2206, "texte": "pièces en un acte : Marie, de M. Porto-"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2259, "fin_caractere_exclue": 2298, "texte": "Riche; l'Agneau sans tache, de MM. Ade-"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2351, "fin_caractere_exclue": 2388, "texte": "rer et Ephraïm, et Jacques Damour, de"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2441, "fin_caractere_exclue": 2481, "texte": "M. Léon Hennique; le Justicier, drame en"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2534, "fin_caractere_exclue": 2577, "texte": "cinq actes, en vers, de M. François Coppée."}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2634, "fin_caractere_exclue": 2674, "texte": "Enfin, on parle d'un Capitaine Fracasse,"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2727, "fin_caractere_exclue": 2763, "texte": "de M. Emile Bergerat; d'une Germinie"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2816, "fin_caractere_exclue": 2854, "texte": "Lacerteux, de M. Ed. de Goncourt; d'un"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 2907, "fin_caractere_exclue": 2950, "texte": "Vercingétorix,     de M. Cottinet, et d'une"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3003, "fin_caractere_exclue": 3041, "texte": "pièce inédite, Nanon, récemment décou­"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3094, "fin_caractere_exclue": 3133, "texte": "verte dans les papiers de Georges Sand."}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3288, "fin_caractere_exclue": 3292, "texte": "*J'*"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3388, "fin_caractere_exclue": 3427, "texte": "Le théâtre du Parc inaugurera sa saison"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3471, "fin_caractere_exclue": 3512, "texte": "le 15 septembre. Le spectacle d'ouverture"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3552, "fin_caractere_exclue": 3586, "texte": "sera composé du Testament de César"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3634, "fin_caractere_exclue": 3674, "texte": "Girodot pour la rentrée de MM. Lortheur,"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3718, "fin_caractere_exclue": 3761, "texte": "Garnier et Bahier, les trois comiques aimés"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3810, "fin_caractere_exclue": 3848, "texte": "la maison, et de Geneviève, un acte de"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3903, "fin_caractere_exclue": 3938, "texte": "qui servira de début à M1Ie Meuris,"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 3986, "fin_caractere_exclue": 4029, "texte": "1 er prix du Conservatoire de Bruxelles ; à"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 4076, "fin_caractere_exclue": 4113, "texte": "spectacle succédera Célimare le bien-"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 4165, "fin_caractere_exclue": 4202, "texte": "de Labiche, et les Effrontés, d'Emile"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 4258, "fin_caractere_exclue": 4291, "texte": "pour les débuts de M lle Faustine"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 4344, "fin_caractere_exclue": 4371, "texte": "Immédiatement après viendra"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 4419, "fin_caractere_exclue": 4456, "texte": "gouvernante, trois actes nouveaux, de"}, {"page_pdf": 344, "page_imprimee": 301, "debut_caractere": 4507, "fin_caractere_exclue": 4544, "texte": "Bisson, l'heureux auteur du Député de"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 49, "fin_caractere_exclue": 93, "texte": "Bombignac, du Conseil judiciaire, etc., etc."}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 147, "fin_caractere_exclue": 187, "texte": "Enfin, Durand et Durand, le grand succès"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 241, "fin_caractere_exclue": 281, "texte": "actuel du Palais-Royal, trois actes très"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 329, "fin_caractere_exclue": 367, "texte": "drôles de MM. Valabrègue et Ordonneau."}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 611, "fin_caractere_exclue": 652, "texte": "On a inauguré, le 26 juillet, à Rouen, la"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 691, "fin_caractere_exclue": 714, "texte": "statue d'Armand Carrel."}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 787, "fin_caractere_exclue": 828, "texte": "On sait qu'il trouva la mort dans un duel"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 872, "fin_caractere_exclue": 898, "texte": "avec M. Emile de Girardin."}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 969, "fin_caractere_exclue": 1007, "texte": "Une polémique s'était engagée entre le"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1058, "fin_caractere_exclue": 1098, "texte": "Temps, le Bon Sens et le National, d'une"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1153, "fin_caractere_exclue": 1195, "texte": "part, et la Presse, journal de M. Emile de"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1246, "fin_caractere_exclue": 1289, "texte": "Girardin, d'autre part. La querelle, causée"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1339, "fin_caractere_exclue": 1381, "texte": "par des motifs d'ordre secondaire, se ter­"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1429, "fin_caractere_exclue": 1467, "texte": "mina par une rencontre, qui eut lieu à"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1490, "fin_caractere_exclue": 1500, "texte": "Vincennes."}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1583, "fin_caractere_exclue": 1621, "texte": "Le National du 26 juillet 1836 fait le"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1634, "fin_caractere_exclue": 1675, "texte": "récit suivant de cette rencontre dans la­"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1726, "fin_caractere_exclue": 1756, "texte": "quelle Carrel trouva la mort :"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1792, "fin_caractere_exclue": 1833, "texte": "« L'explication directe qui avait eu lieu"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1881, "fin_caractere_exclue": 1923, "texte": "entre M. Carrel et M. de Girardin ne lais­"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1935, "fin_caractere_exclue": 1978, "texte": "sait malheureusement rien à faire aux t é ­"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2028, "fin_caractere_exclue": 2067, "texte": "moins de M. Carrel pour amener une con­"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2117, "fin_caractere_exclue": 2160, "texte": "ciliation. Arrivé sur le terrain, M. Carrel"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2209, "fin_caractere_exclue": 2250, "texte": "s'avança vers M. de Girardin et lui dit :"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2286, "fin_caractere_exclue": 2321, "texte": "« — Eh bien ! Monsieur, vous m'avez"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2371, "fin_caractere_exclue": 2409, "texte": "menacé d'une biographie; la chance des"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2463, "fin_caractere_exclue": 2505, "texte": "armes peut tourner contre moi ; cette bio­"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2552, "fin_caractere_exclue": 2591, "texte": "graphie, vous la ferez alors, monsieur;"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2606, "fin_caractere_exclue": 2644, "texte": "mais dans ma vie privée et dans ma vie"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2691, "fin_caractere_exclue": 2736, "texte": "politique, si vous la faites loyalement, vous"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2783, "fin_caractere_exclue": 2823, "texte": "ne trouverez rien qui ne soit honorable,"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2868, "fin_caractere_exclue": 2891, "texte": "n'est-ce pas, Monsieur?"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2965, "fin_caractere_exclue": 3002, "texte": "« — Oui, Monsieur, répondit M. de Gi­"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3049, "fin_caractere_exclue": 3056, "texte": "rardin."}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3148, "fin_caractere_exclue": 3189, "texte": "« Il avait été décidé par les témoins que"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3233, "fin_caractere_exclue": 3275, "texte": "les combattants seraient placés à quarante"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3324, "fin_caractere_exclue": 3367, "texte": "pas et qu'ils pourraient faire dix pas cha­"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3413, "fin_caractere_exclue": 3457, "texte": "cun. M. Carrel franchit la distance d'un pas"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3501, "fin_caractere_exclue": 3542, "texte": "ferme et rapide, tira sur M. de Girardin,"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3588, "fin_caractere_exclue": 3633, "texte": "qui n'avait encore fait que trois pas environ"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3677, "fin_caractere_exclue": 3689, "texte": "en ajustant."}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3758, "fin_caractere_exclue": 3792, "texte": "« La détonation des deux armes fut"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3844, "fin_caractere_exclue": 3884, "texte": "presque simultanée ; cependant M. Carrel"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3927, "fin_caractere_exclue": 3964, "texte": "avait tiré le premier. M. de Girardin"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 4007, "fin_caractere_exclue": 4016, "texte": "s'écria :"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 101, "fin_caractere_exclue": 145, "texte": "\" — Je suis touché à la cuisse 1 et fit feu."}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 198, "fin_caractere_exclue": 239, "texte": "« — Et moi à l'aîne! dit M. Carrel, après"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 289, "fin_caractere_exclue": 327, "texte": "avoir essuyé le feu de son adversaire."}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 380, "fin_caractere_exclue": 422, "texte": "« Il eut encore la force d'aller s'asseoir"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 472, "fin_caractere_exclue": 516, "texte": "sur un tertre, au bord de l'eau. Les témoins"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 566, "fin_caractere_exclue": 605, "texte": "et un ami, le docteur Marx, coururent à"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 655, "fin_caractere_exclue": 689, "texte": "lui ; M. Persat fondait en larmes."}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 742, "fin_caractere_exclue": 781, "texte": "« — Ne pleurez pas, mon bon Persat, lui"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 831, "fin_caractere_exclue": 870, "texte": "dit M. Carrel, voilà une balle qui vous"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 920, "fin_caractere_exclue": 963, "texte": "acquitte, faisant allusion au procès du Na-"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1013, "fin_caractere_exclue": 1055, "texte": "tional qui devait avoir lieu le lendemain."}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1108, "fin_caractere_exclue": 1151, "texte": "« Après lui avoir donné les premiers soins,"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1201, "fin_caractere_exclue": 1244, "texte": "ses amis le prirent dans leurs bras pour le"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1294, "fin_caractere_exclue": 1337, "texte": "transporter à Saint-Mandé. En passant a u ­"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1387, "fin_caractere_exclue": 1427, "texte": "près de M. de Girardin, M. Carrel voulut"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1477, "fin_caractere_exclue": 1488, "texte": "s'arrêter :"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1541, "fin_caractere_exclue": 1578, "texte": "« — Souffrez-vous, Monsieur de Girar­"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1628, "fin_caractere_exclue": 1632, "texte": "din?"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1685, "fin_caractere_exclue": 1724, "texte": "« — Je désire que vous ne souffriez pas"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1774, "fin_caractere_exclue": 1787, "texte": "plus que moi."}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1840, "fin_caractere_exclue": 1879, "texte": "« — Adieu, Monsieur, je ne vous en veux"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1929, "fin_caractere_exclue": 1933, "texte": "pas."}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 1986, "fin_caractere_exclue": 2026, "texte": "« Près de la porte du bois, on rencontra"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2076, "fin_caractere_exclue": 2115, "texte": "un vieux militaire. M. Carrel lui dit :"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2167, "fin_caractere_exclue": 2207, "texte": "« — Vous avez servi. Avez-vous été quel­"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2256, "fin_caractere_exclue": 2281, "texte": "quefois blessé au ventre?"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2333, "fin_caractere_exclue": 2369, "texte": "« — Non, Monsieur, seulement au bras"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2418, "fin_caractere_exclue": 2462, "texte": "et à la jambe ; mais j'ai vu plusieurs cama­"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2511, "fin_caractere_exclue": 2550, "texte": "rades blessés au ventre qui en sont re­"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2599, "fin_caractere_exclue": 2605, "texte": "venus."}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2657, "fin_caractere_exclue": 2690, "texte": "« — Triste blessure que celle-là!"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2742, "fin_caractere_exclue": 2782, "texte": "« Dès qu'il fut couché, Carrel fit à ses"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2831, "fin_caractere_exclue": 2867, "texte": "amis ses dernières recommandations :"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 2916, "fin_caractere_exclue": 2960, "texte": "« Point de prêtre, point d'église ! » Peu de"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3009, "fin_caractere_exclue": 3048, "texte": "temps après, songeant à la cause de son"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3097, "fin_caractere_exclue": 3143, "texte": "combat et de sa blessure, il dit : « Le porte-"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3192, "fin_caractere_exclue": 3232, "texte": "drapeau du régiment est toujours le plus"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3281, "fin_caractere_exclue": 3323, "texte": "exposé; du reste, j'ai fait mon devoir 1 »"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3373, "fin_caractere_exclue": 3412, "texte": "« Lorsqu'on se fut assuré que la vessie"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3458, "fin_caractere_exclue": 3500, "texte": "n'était pas atteinte, on lui fit remarquer"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3543, "fin_caractere_exclue": 3587, "texte": "cette circonstance favorable. « Oui, dit-il,"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3634, "fin_caractere_exclue": 3676, "texte": "c'est la péritonite que j'ai à craindre »."}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3726, "fin_caractere_exclue": 3754, "texte": "Le lendemain, il était mort."}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3804, "fin_caractere_exclue": 3843, "texte": "Les funérailles de Carrel furent splen­"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3885, "fin_caractere_exclue": 3926, "texte": "dides. M. de Girardin lui-même y assista,"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 3965, "fin_caractere_exclue": 4006, "texte": "et jura sur la tombe de son adversaire de"}, {"page_pdf": 345, "page_imprimee": 302, "debut_caractere": 4054, "fin_caractere_exclue": 4098, "texte": "ne plus jamais se battre. Il se tint parole."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-09-05-n9-203", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Annonces", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Aux amateurs de bières anglaises", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 346, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 3, "fin_caractere_exclue": 1507, "texte": "Aux amateurs de bières anglaises, nous recommandons la\n\n      TAVERNE BRITISH\ntenue par V A L A D K et située place du Musée. Dîners\net déjeuners à la carte et à prix fixe. Hôtel meublé des plus\nconfortables.\n\n\n\n\nA\n           tous les Artistes, Buveurs raffinés, Amoureux des Vins couleur\n           de Soleil, des Liqueurs exquises et de la Verte Empoisonneuse\n           qui engourdit les peines et calme le dégoût du Mufflisme contem­\nporain,, nous recommandons la                                 »\n\n    de Block's Universal Wine C°\n                6, R U E P A U L DEVAUX (PRÈS LA B O U R S E\n\n                       ET M O N T A G N E DE LA C O U R\n\n\n\n\n E\n          n cette osteria décorée dans le style de la RENAISSANCE FLA­\n           MANDE par notre excellent décorateur, CH.-LËON CARDON,\n           nos amis Jeunes-Belgique, Vingtistes, Essoriens, Hydrophiles et\nautres trouveront à déguster les vins délicats de Xérès et d'Alicante, les vins\nde Portugal, d'Orange-Cap, le Kalliste, le Misistra noir, le Moscato et\nl'Achaja de Grèce, le Tokay de Hongrie, le Syracuse, le Capri, le Mal-\nvasia de Lipari, et comme apéritifs les Vermouths Noilly-Prat et Fratelli\nCora\n   (Prix modestes, et pour les jours de Joyeuses Beuveries, du vin de Cham­\npagne au gobelet, je ne vous dis que ça!)\n\n\n\nGIL BLAS, journal quotidien français, boulevard des Capu-\n  cines, 16, à Paris; publie LA MARGOTTE, par GEORGES DE PEYRE-\n  BRUNNE. Un numéro 2 0 centimes, abonnement (3 mois) 1 7 francs;\n  en vente partout.\n"}, {"page_pdf": 347, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1319, "texte": "          POUR       PARAITRE            EN        OCTOBRE\n\n\n\nHORS DU SIÈCLE\n                               POÉSIES\n\n\n\n                     ALBERT            GIRAUD\nÉditeur : M\",e Ve MONNOM, 26, rue de l'Industrie, Bruxelles\n\n\n\n\n   GENEVIEVE DE BRABANT\n             GRAND SUCCÈS A L'ALHAMBRA\n\n\n\n\nASSOCIATION VINICOLE DE LA CHAMPAGNE\n                                              ÉPERNAY\n\n\n                                      Prix Courant\n                     Baron J. de Warnimont                                  2 25\n                     Marquis Armand de St-Hubert                  . . . .   2 75\n                     ROSÉE JEUNE BELGIQUE                                   3 00\n                     Crême d'Ay             id.                             3 50\n                     Bouzy extra            id.          Cuvée réservée.    4 50\n                     Bouzy Cristal          id.                             5 00\n                                    0.50 en plus par 2/2 bouteilles\n                              EXPÉDITIONS PAR PANIERS DE 25 BOUTEILLES\n\n                     Franco de port, droits et emballage dans toute la Belgique\n\n    ENTREPOSITAIRE       : COULOMB-ROBIETS\n19, B o u l e v a r d d u N o r d ; 19, à B r u x e l l e s\n\n         Bruxelles. — Imprimerie Ve Monnom, 26, rue de l'Industrie.\n"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 316, "texte": "7e ANNÉE.     TOME VI, N° 9.         PRIX : FR.      0-60..         5 SEPTEMBRE   1887.\n\n\n\n\n                                         LA\n\n\nJEUNE BELGIQUE\n                               SOMMAIRE:\n\n Rip-Rip . . .                                    ALBERT GIRAUD.\n Vers                                             CHARLES     VAN    LERBERGHE.\n Villégiature                                     ARNOLD GOFFIN.\n Chanson d'un soir                                GRÉGOIRE L E ROY.\n Offrande obscure                                 MAURICE MAETERLINCK.\n Chronique théâtrale                              M. F. W . R.\n Chronique artistique : Le Salon             de\n   Bruxelles                                      M. W.\n Memento . . . .      :                           ***\n\n\n\n\n                               BRUXELLES\n            ADMINISTRATION :                             REDACTION :\n        26, RUE DE L'INDUSTRIE, 26                   80, RUE BOSQUET, 80\n                                          1887\n"}, {"page_pdf": 317, "texte": "        LA JEUNE BELGIQUE\n                        REVUE MENSUELLE DE LITTÉRATURE ET D'ART\nparaissant    le 1er de chaque mois et formant au bout de l'année un superbe        volume\n                                  orné d'un frontispice.\n\n\n   Bruxelles : Administration,   26, rue de l'Industrie. — Rédaction : 80, rue Bosquet.\n\n\n\nDirecteur      : MAX WALLER. — Administrateur                : HUBERT VAN DIJK.\n\n                                 ABONNEMENTS :\n    Belgique.       .   7 francs par an. — Union postale.            .   fr. 8 - 5 0 .\n             Les conditions pour les annonces se traitent à              forfait.\n\n\n\n   La direction tient à rappeler aux lecteurs de La Jeune Belgique qu'elle\nassume seule 1a responsabilité des articles qui paraissent sans signature\ndans la revue. Ils n'ont en aucune façon un caractère collectif ou anonyme.\n\n\n\n                  POUR PARAITRE                   EN OCTOBRE\n\n\n\n                        PARNASSE\n                                         DE LA\n\n\n         JEUNE BELGIQUE\n                 UN VOLUME IN-8° DE LUXE. 35o PAGES\n                        E n s o u s c r i p t i o n : fr. 7 - 5 0\n     Chez M m e V e MONNOM, 26, rue de l'Industrie, Bruxelles\n\n  N. B. Le volume sera tiré â 500 exemplaires, plus 25 sur beau papier\nde Hollande. Six de ceux-ci seulement sont mis en vente au prix de\n40 francs pour nos abonnés, de 50 francs pour le public.\n"}, {"page_pdf": 318, "texte": "                       RIP-RIP\n                                               A MAX WALLER.\n\n\n\n                                Ohé! Max, directeur bergamasque,\n                                paradoxal joueur de flûte, mon\n                                beau prince fleur de lanlaire,\n                                écoute: il paraît que nous som­\n                                mes morts !\n                                  Oui, morts, et depuis quelque\n                                temps déjà. Je viens de lire la nou­\n                                velle de notre décès dans un jour­\n                  nal rédigé par des avocats, et je suis en proie à\n                 une émotion profonde.\n                    Hélas ! nous vivions comme auparavant,\n                 nous mangions, nous buvions, nous aimions,\n                 nous faisions des vers sans penser à mal, — et\n                 tout cela, ce n'était que du spiritisme. Allan\n                 Kardec soit avec nous! Les tavernes, — les\n                 fameuses tavernes ! — n'avaient plus que des\n                 piliers-fantômes, et nous répandions autour de\n                 nous, au lieu du parfum préféré, une épouvan­\n                 table odeur de cadavre. Peut-être même avons-\nnous fait des enfants posthumes.\n  Ce que c'est de n'être pas prévenus !\n\n\n\n                                                                 19\n"}, {"page_pdf": 319, "texte": "   Heureusement, l'équivoque est dissipée; on nous a confrontés\navec nos suaires, et nous voici promus au grade de cadavres\nconscients. Notre dépouille mortelle est en aveu.\n   Nous sommes morts, c'est entendu. Les bas bleus vont nous\ncontraindre à revenir dans les tables tournantes, et elles nous\nappelleront: « Cher esprit! » Nous sommes des ombres, des\nspectres, des apparitions de cimetière. Nous tournons au\nRollinat. Seulement, nous sommes des cadavres très modernes.\nNous repoussons énergiquement le costume du fantôme clas­\nsique. Nous portons les vêtements de naguère, et, au lieu de\nsortir de nos tombes à minuit, comme dans les ballades\nallemandes, nous nous montrons en plein jour, chez les éditeurs\net chez les libraires. Au lieu de traîner derrière nous des chaînes,\nnous agitons des manuscrits, et, loin de réclamer des prières,\nnous disons aux passants épouvantés : « N'oubliez pas que feu\nGeorges Eekhoud vient de publier de Nouvelles Kermesses,\nque feu Francis Nautet achève un deuxième volume de Notes\nsur la littérature moderne, que feu Waller souffle dans la Flûte\nà Siebel, que feu Jules Destrée met la dernière main — la main\nmorte ! — à un recueil de Ballades en prose, que feu\nArnold Goffin va nous donner bientôt ses Impressions et\nsensations, que rien n'empêche feu Iwan Gilkin de publier\ndemain La Fin d'un Monde, que Hors du Siècle, œuvre\nposthume, paraîtra en octobre chez Monnom, et que feu la\nJeune Belgique — elle aimait trop le bal, c'est ce qui l'a tuée!\n— va faire un Parnasse de moribonds ! »\n  Il y a mieux : plus on est de cadavres, plus on rit. Nous\navons donc, mon cher Max, recruté quelques aspirants cadavres\nqui donnent les plus belles espérances. Et nous sommes prêts à\ndanser une danse macabre qui éclipsera celle du vieil Holbein,\n— qui est vivant, lui !\n  Mais, je t'entends, joueur de flûte! Tu voudrais bien savoir\nde quoi nous sommes morts.\n  L'autopsie, alors?\n"}, {"page_pdf": 320, "texte": "   Allons-y gaiement.\n   Nous sommes morts pour deux motifs. Le premier, c'est que\nla Jeune Belgique est devenue « l'exutoire de tes rancunes »\net le second, c'est que nous n'admirons ni M. Ghil, ni\n M. Kahn.\n   La Jeune Belgique est devenue « l'exutoire de tes rancunes ».\nTu t'es permis, avec la jolie impertinence qu'on te connaît, de\ndonner quelques chiquenaudes sur des nez prédestinés, et de te\nmoquer joyeusement de quelques parasites littéraires. Tu as\nmême poussé la gaminerie— cet âge est sans pitié! — jusqu'à\nrefuser toute espèce de domesticité intellectuelle. Ça c'est « la\nrancune ».\n   « Assassin! » comme s'écrie l'ombre de Valentin, dans le\nPetit Faust, au sortir de la soupière.\n   C'est toi qui nous as tués ! Tu te gausses de l'un ou l'autre\nesthète, — et, dénouement inattendu, la Flûte à Siebel ne vaut\nplus un maravédis. Tu envoies quelques fusées dans la direction\nde Malte, Constantinople, etc., et aussitôt, — conséquence aux\nbottes de sept lieues — les Notes sur la littérature    moderne\ndeviennent une chose ridicule et innommable. Tu hausses les\népaules devant la Salammbô de M. Khnopff, et devant un\neunuque à voix de basse-taille, et soudain — résultat verti­\ngineux, — les vers d'Iwan Gilkin sont bons à être mis au\ncabinet. Ta rancune a même d'effroyables effets rétroactifs. La\nVie Bête, qui jadis, au dire de l'Art baderne, était une oeuvre\ncharmante, est tombée, miracle! au rang d'une simple petite\népluchure d'esthète.\n   Voilà ce que m'a démontré l'Art baderne, dans un article\nleste et enjoué, à la suite duquel il y avait un autre article, à la\nlouange de ce superbe rancunier et de cet admirable vociféra­\nteur : Léon Bloy.\n   Es-tu convaincu, mon cher Max?\n   Je passe au second motif.\n   Nous n'aimons ni M. Ghil ni M. Kahn\n"}, {"page_pdf": 321, "texte": "   Ici, il faut admirer en silence, et, comme le recommande\nM. Scribe, savoir se taire sans murmurer.\n   Oui, nous sommes distancés par les symbolistes, par les\nnovateurs des Ecrits pour l ' A r t — une revue vivante! — par\nM. Kahn et ses Kahnetons. Nous ne sommes plus dans le mou­\nvement. Eux sont des vivants de train express; nous, nous som­\nmes des cadavres de banlieue !\n   On a chargé un petit esthète rose d'apprendre la bonne nou­\nvelle aux Français. Ce copie-Lettres s'est épanché dans la Revue\nindépendante. Ce vieux boy a prononcé notre oraison funèbre.\nLe mousse du Vaisseau-Fantoche a conduit notre deuil. L'essuie-\nplume a vidé son Fléchier sur nos pauvres têtes.\n   Tu vois bien que nous sommes morts !\n   J'entends d'ici ce que tu m'objectes. Tu prétends que nous\navons, naguère, défendu Verlaine et Mallarmé contre l'Art\nbaderne. Tu soutiens que Sagesse et les Fêtes galantes sont\nde purs chefs-d'œuvre, que Mallarmé est un grand artiste.\nManœuvres de la première heure, et qui ne tromperont per­\nsonne, pas même le petit suceur de sucre d'orge dont je te par­\nlais tantôt !\n  Oh! tu peux ajouter encore que nous aimons tous Jules\nLaforgue, ce Mercutio sans Shakespeare, que nous ne détestons\nni M. Vignier, ni M. Morice, que notre admiration indépen­\ndante va droit à tous ceux qui ont du talent. Il s'agit bien de\ncela, espèce de cadavre !\n   A Pontoise, vois-tu, — et Pontoise est la patrie de nos\nadversaires, car ils en reviennent constamment ! — il faut\navant tout s'habiller à la dernière mode parisienne. On sait\navec quelle rapidité les modes parisiennes sont adoptées par\nles grelotteux de Pontoise et par les des Esseintes de sous-\npréfecture. Pontoise croit que M. Kahn est le maître de Paris,\nqu'il a enfermé Leconte de Lisle dans la cage de fer du\ncardinal La Balue, et que les cendres de Baudelaire ont été\néparpillées au vent par le farouche Téodor de Wyzewa. Pon-\n"}, {"page_pdf": 322, "texte": "  toise croit que René Ghil a été crucifié sur les hauteurs de\n  Montmartre par les sicaires de Catulle Mendès, qu'il a été mis\n  au tombeau par François Coppée, et que le troisième jour il est\n  apparu à Louise Michel. Pontoise croit que M. Félix Fénéon\n  a renouvelé, sur la personne de M. Kahn, le miracle de la\n  multiplication des pains.\n     Dès lors, mon cher Max, il est bien évident que nous ne\n  sommes pas dans le mouvement de Pontoise.\n    Nous avons bien — il y a longtemps — penché un peu de ce\n  côté. C'était à l'époque du Scribe. Je n'étais pas encore mort, et\n je faisais danser la danse des œufs à tous les mots du diction­\n naire. C'était l'heureux temps où j'écrivais « trépi » pour « tré­\n pignement » et où j'envoyais à Léon Cladel un article très\n lyrique débutant ainsi : « Lorsque Léon Cladel, encore ignoble,\n dévala vers Paris de son Quercy natal, les scribes de France\n piétinaient dans un accul ». Tu vois qu'à cette époque je parlais\n très couramment le Fénéon. Pontoise alors tenait Coppée pour\n un naturaliste redoutable.\n    Malheureusement pour moi, — et pour nous, car j'aurais pu\n te sauver! — je n'eus pas la force de persister dans ce style\n d'onagre, et, la fois suivante, j'écrivis platement : « Lorsque\n Léon Cladel, encore inconnu, etc. ».\n    C'est de cette phrase-là que je suis mort.\n    Ah ! si j'avais pu prévoir les décadents de Pontoise! Je serais,\nà l'heure actuelle, un aussi grand homme que M. Kahn et que\nM. Fénéon! Je mangerais du sucre candi dans les articles de\nl'Art baderne, et j'aurais ajouté quelques paroles aux Romances\nde Verlaine, — qui étaient sans paroles avant M. Khnopff.\nJ'aurais tué les Écrits pour l'Art tout comme un autre, et j'au­\nrais assommé Corot avec la palette de Trouillebert.\n   Mais à quoi bon, mon cher Max, nous livrer à ces regrets\ninutiles ?\n   Nous sommes morts, — et c'est pour longtemps. Et là, fran­\nchement, quand je vois les trois pelés et le petit tondu qui vivent\n"}, {"page_pdf": 323, "texte": "encore, j'aime mieux mon petit tertre que leur baraque Michel,\net ton sarcophage que leur coffret !\n   Et maintenant, mon cher Max, toi qui es resté Jeune Belgique\njusque dans la tombe, reçois une poignée de main cadavérique\nde ton ancien camarade de lutte\n\n                                    FEU ALBERT GIRAUD.\n"}, {"page_pdf": 324, "texte": "                                   — 281 —\n\n\n\n                                VERS\n                                  SONGE (I)\n\n               Sur mes seins mes mains endormies,\n               Lasses des jeux et des fuseaux,\n               Mes blanches mains, mes mains amies\n               Semblent dormir au fond des eaux.\n\n               Loin des peines tristes et vaines,\n               En ce trône de ma beauté.\n               Calmes, lentes et frêles reines,\n               Mes mains songent de royauté.\n\n               Et seule dans mes tresses blondes\n               Et mes yeux clos comme jadis,\n               Je suis l'enfant qui tient des mondes\n               Et la vierge qui tient des lys.\n\n               Sur mes seins mes mains endormies\n               Lasses des jeux et des fuseaux,\n               Mes blanches mains, mes mains amies\n               Semblent dormir au fond des eaux.\n\n\n                           AU BOIS DORMANT\n\n               Un peu de jour, un peu d'amour,\n               Un peu de soleil, comme en rêve\n               Et son front et ces lys autour,\n               C'était chose fragile et brève;\n\n               Mais c'était si doux à souffrir\n               Parmi ces eaux, ces fleurs, ces palmes,\n               Qu'elle n'en pouvait pas mourir,\n               Alors elle a clos ses yeux  calmes.\n\n  (1) Pièces inédites extraites du Parnasse de la Jeune Belgique en ce moment sous\npresse.\n"}, {"page_pdf": 325, "texte": "                                   — 282 —\n\n\n               Elle s'est endormie au fond\n               De mon cœur sur ses mains tranquilles\n               Et lys et roses mêmes, sont\n               Dans des silences immobiles.\n                                             CHARLES VAN L E R B E R G H E .\n\n\n\n\n                      VILLÉGIATURE\n               I1 essaya d'abord de devenir amoureux de l'hôtesse et il y réussit\n                presque, mais la minutieuse exactitude de sa comptabilité le\n                dégoûta. Il lui imputait une certaine âpreté au gain ; « son\n                amabilité a un ressort vénal, ignoble », se disait-il, et cette\n conviction le transportant d'une fureur extravagante, il gardait deux, trois\n jours un silence farouche.\n    Octobre déclinait; de la neige avait paru, déjà. Plus de touristes;\n Maxime s'attardait, seul, à l'auberge et malgré les monitions postales et\n télégraphiques de ses amis, ne pouvait se décider à quitter le village. Il\n lisait nonchalamment ces remontrances, souriait et les oubliait aussitôt.\n Pourquoi il s'obstinait à rester, il n'aurait su le dire, mais un serrement de\ncœur horrible le crispait à la plus fugitive allusion à ce sujet.\n    Huit jours s'écoulèrent vagues, mous, indifférents. Maxime allait, venait\ninconscient presque de ses actes, traînaillait machinalement sur les rives si\nconnues du fleuve, dans une solitude complète, car les anciens compa­\ngnons, insupportablement assidus jadis, clairsemaient leurs visites. Par­\nfois, une question se précisait et il la dissipait : — « Bah ! à quoi bon\nmaintenant? »\n    Et immédiatement, comme si un autre eût proféré cette réponse mentale,\nil s'étonnait, s'efforçait de comprendre ce qui différenciait maintenant de\nnaguère, d'il y a quinze jours, un mois... Il n'y parvenait pas et cessait de\ns'en préoccuper.\n    Les heures sonnaient très égales, oisives, insouciantes, très douces ; —\nbaignant en une ataraxie parfaite, Maxime se laissait dériver vers il ne\nsavait quel but.\n    Quelquefois, il sentait en lui le vide douloureux et confus d'un désir\ninexaucé mais inutilement cherchait-il à se définir ce vœu occulte, enseveli\ndans les brouillards de son âme. La chaîne ordinaire de ses pensées était\n"}, {"page_pdf": 326, "texte": "                                    — 283 —\n\nrompue complètement; les idées survenaient, incohérentes, sans liaison\nsubséquente ni conséquente. Il considérait les paysages familiers d'un œil\nmorne et son esprit atone se fermait, se retirait en d'incertaines et nébu­\nleuses contrées ; — les sîtes ne l'induisaient à aucune réflexion et ses\nimpressions primitives ne se reproduisaient même point... Il tressautait,\nréveillé en sursaut, s'interrogeait : — « A quoi pensais-je ?» — et avec\nangoisse, il constatait, une fois de plus, l'absolue scission de son cerveau et\nde sa volonté. Il voulait tirer des limbes une pensée quelconque, mais rien\nne venait, les lobes cérébraux résistaient, sourds et muets, inertes. Un\nfroid claustral tombait, alors, sur les épaules de Maxime, il frissonnait,\nl'obscur effroi de celui qui, jetant une pierre en quelque profonde oubliette\nféodale, épie vainement l'écho de sa chute.\n   Un jour, assis sur un rocher, au bord de la rivière, auprès d'un barrage\nd'où les ondes écumantes se déversaient avec un fracas continu et dont la\ntrépidation secouait le sol, — il regardait en deça de la vanne, des fétus de\npaille, de frêles branches d'arbre entraînés lentement sur l'eau paisible et\nlisse comme celle d'un lac, hésiter, tournoyer, puis saisis tout à coup,\naspirés par le courant impétueux, disparaître au milieu des tourbillons.\nDes comparaisons, des similitudes s'imposèrent, écœurantes de banalité.\n   Et soudain le vœu caché et cher qui l'obsédait se dévoila et il n'en fut ni\nréjoui, ni effrayé, mais surpris, car il croyait ne jamais avoir formé — même\nlointainement et d'une façon spéculative, — semblable projet. Il songea\ndonc, se proposa des objections — pour laforme, incitait-il, souriant ; —\nacquiesça.\n   Il ne fixa ni jour ni heure ; qu'importaient ces détails, puisque c'était résolu.\nEn retournant il examina le barrage, la hauteur de la cataracte, le lit du\nfleuve très rocailleux à cette place ; — les chances de réussite assurée, enfin,\ncar quelle honte d'échouer en une pareille entreprise.\n   Il s'imposa d'écrire chaque jour une missive « pour prendre congé » à\nquelque parent ou ami ; — très fastidieuse besogne et superflue, mais —\npourquoi se singulariser ? Cette tâche diurnale proprement accomplie, il\nirait, en flânant, là-bas voir si l'heure était échue d'interrompre son travail\népistolaire. Une semaine écoulée, il ne sut plus à qui écrire et trouva même\nle nombre de ses derniers adieux ridiculement considérable.\n   Couché sur les berges du fleuve, contemplant ces perspectives joyeuses,\nbruissantes et ensoleillées jadis, taciturnes à cette heure sous le firmament\nbrumeux et terne, — ces campagnes dénudées, dépouillées des moissons\nverdoyantes, prêtes à dormir le sommeil hivernal, il se surprenait égaré en\nde diffuses vaticinations : — le lendemain de l'événement ; les gestes grotes-\n"}, {"page_pdf": 327, "texte": "                                   — 284 —\n\nques, les attitudes éplorées de tel ou tel ; l'article du journal du canton : —\n « Un jeune étranger, etc. . On se perd en conjectures, e t c . . » plus quelques\nexhortations parénétiques aux indigènes. — Puis, des embellies de souve­\nnirs amers revêtus à présent d'une douceur grave et pénétrante... Mais il\nfermait lentement les yeux comme pour interdire à son imagination ces\nchemins dangereux et trop séduisants.\n   Il abandonna l'eau ; à l'endroit préféré un vieux pêcheur s'immobilisait\nquotidiennement et — par quelle pointilleuse pudeur ? — se précipiter\ndevant lui, répugnait à Maxime et aussi il lui semblait indélicat d'effarou­\ncher le poisson au détriment de ce brave homme.\n   A l'hôtel il découvrit une carabine Flobert chargée ; il s'en saisit et\nsubrepticement s'esquiva en pleins champs : — « C'est bien enfantin une\ncarabine Flobert, paraît-il, — mais si ça tue? » — Il s'installa confortable­\nment derrière une haie, non sans examiner au préalable si le sol était\nindemne et dénué de fourmis, car il craignait fort ces débonnaires insectes.\n   Un furtif rayon de soleil illuminait le carré de verdure tout clôturé, dans\nlequel il se trouvait. Des choses frivoles et agréables, — accompagnées\nd'une sensation de fraîcheur et de clarté, — sillonnèrent l'esprit de Maxime.\nIl se laissait bercer au ron-ron paresseux de sa pensée lorque sa main,\nfrôlant par hasard le canon du fusil, le contact froid et aigu de l'acier lui\nremémora le motif de sa promenade. Il s'empressa, ainsi qu'un homme\ndistrait qui se rappelle.\n   La gâchette vérifiée, il assura la capsule, disposa la carabine, puis, un\ninstant songeur, comme s'il appréhendait quelque oubli, il fit un signe de\nla tête, — sourit... pressa la détente...\n   — Ce fut une stupeur étrange, un coma, une paralysie intellectuelle\nd'un moment; il bégaya, ne comprenant pas... Revenu à lui, son sourire\nhabituel — semblable à une ride précoce et mauvaise, sur les lèvres, il\nexamina l'arme : — la capsule avait déjà servi !\n   Le destin lui était contraire, décidément ; — une conjuration ironique\ndu sort... (Ces formules vaguement classiques égayèrent sa défaite : toutes\nles théogonies démodées surgirent et — la Belle Hélène).\n   En somme, il avait élaboré et poursuivi sincèrement un projet raison­\nnable que les circonstances adverses déjouèrent. — « Renonçons donc,\nprovisoirement du moins... » Ce disant, il rassemblait ses lettres inutiles,\nse disposait à les livrer au feu, mais il se ravisa...\n   Il en fit un conte.\n                                                      ARNOLD GOFFIN.\n"}, {"page_pdf": 328, "texte": "                                  — 285 —\n\n\n\n\n            CHANSON D'UN SOIR (I)\n\n              Par les soirs bleus et les nuits brunes,\n              Je me souviens de mon vieux cœur;\n              Je rêve à mes vieilles rancunes,\n              Et je songe à l'ancien bonheur.\n\n              Ce qu'ont laissé de souvenance\n              Les jours tombés, oh! c'est si peu,\n              Moins de baisers que de souffrance\n              Et plus d'ennui que de ciel bleu.\n\n              Que de pleurs a pleuré mon âme!\n              Si peu d'amour et tant de deuil;\n              Non, je ne sais plus qu'une femme\n              Deux fois ait passé sur mon seuil...\n\n              Et l'oubli ne clôt pas ses portes.\n              Cest triste de se souvenir\n              Qu'en soi tant de choses sont mortes,\n              On voudrait bien aussi mourir.\n\n                                                     G R É G O I R E LE R O Y .\n\n\n\n\n  (I) Pièce inédite extraite du Parnasse de là Jeune Belgique en ce moment sous\npresse.\n"}, {"page_pdf": 329, "texte": "                                  — 286 —\n\n\n\n\n            OFFRANDE OBSCURE (1)\n\n              J'apporte mon mauvais ouvrage,\n              Analogue aux songes des morts,\n              Et la lune éclaire l'orage,\n              Sur la faune de mes remords.\n\n              Les serpents violets des rêves\n              Qui s'enlacent dans mon sommeil,\n              Mes désirs couronnés de glaives,\n              Des lions noyés au soleil,\n\n              Des heures aux ennuis obscènes\n              Loin des jaillissements du jour,\n              Et les tiges rouges des haines.\n              Entre les deuils verts de l'amour.\n\n              Seigneur, ayez pitié du verbe,\n              Laissez mes mornes oraisons\n              Et la lune éparse dans l'herbe,\n              Faucher la nuit aux horizons.\n\n                                               M A U R I C E MAETERLINCK.\n\n\n\n\n  (I) Pièce inédite extraite du Parnasse de la Jeune Belgique en ce moment sous\npresse.\n"}, {"page_pdf": 330, "texte": "                                       — 287 —\n\n\n\n           CHRONIQUE THÉÂTRALE\n             I1 nous a paru curieux, à l'heure de réouverture de notre Opéra,\n              de renouveler pour lui ce que font, en grand, pour tous les\n              théâtres de Paris, MM. Noël et Stoullig, dans leurs Annales\n              du théâtre et de la musique. Le travail, pour être aride n'a\npas moins un côté documentaire qui lui donnera de l'intérêt. Nous le renou­\nvellerons chaque année ici en le complétant des autres théâtres.\n\n                     LE T H É Â T R E DE LA MONNAIE\n                               CAMPAGNE 1 8 8 6 - 1 8 8 7 .\n\n   L'ouverture de la saison théâtrale eut lieu le dimanche 5 septembre 1886\navec Zampa (1). A la direction Verdhurt succédait celle de MM. Dupont\net Lapissida. Voici le tableau primitif du personnel artiste :\n   Premier chef d'orchestre : M. Joseph Dupont.\n   Chef d'orchestre : M. Léon Jehin.\n   Second chef d'orchestre : M. Ph. Flon.\n   Ténors : MM. Sylva, Engel, Beronney, qui n'eut jamais l'occasion de\ndébuter, Gandubert, Larbaudière, Nerval, Durant.\n   Barytons : MM. Séguin, Giraud, Renaud.\n   Basses : MM. Bourgeois, Isnardon, Chappuis, Frankin, Séguier.\n   Chanteuses : Mmes Litvinne, Vuillaume, Martini, Balensi, Thuringer,\nWolf, Legault, Gayet, Gandubert et douze coryphées.\n   Artistes de la danse : MM. Saracco, Duchamp, Desmet, Deridder,\nMmes Cleofe Lavezzari, Consuelo de Labruyère qui s'éclipsa inopinément,\nTeresa Magliani, Emilia et Enrichetta Righettini, huit coryphées, trente-\nhuit danseuses et douze danseurs.\n                                      **\n   On joue successivement L'Africaine (2), Mireille (3), Maître Pathe-\n\n   (1) Zampa (reprise de) le 5 septembre. Distribution: Zampa, M. Engel; Alphonse,\nM. Gandubert; Daniel, M. Chappuis; Dandolo, M. Nerval; Camille, M11e Wolf; Ritta,\nM11e Legault; un pirate, M. Vanderlinden ; Lugano, M. Blondeau.\n   (2) L'Africaine (reprise de) le 6 septembre. Distribution : Vasco, M. Massart qui, pour\nrendre service à la direction, — M. Sylva étant indisposé — a chanté le rôle au pied levé ;\nNélusko, M. Séguin ; Don Pedro, M. Bourgeois ; Don Alvar, M. Gandubert ; le grand\nbrahmine, M. Renaud ; Don Diego, M. Frankin ; le grand inquisiteur, M. Séguier ; l'huis-\nsier, M. Durand; Selika, M11e Litvinne ; Inès, M11e Thuringer; Anna, Mme Gandubert.\n    Le 9 septembre M. Verhees, ténor du théâtre royal de Liége, remplace M. Massart\ndans le rôle de Vasco, le 24 septembre, M. Sylva reprend le rôle qu'il cède le 10 octobre\nà M. Cossira.\n   Le 15 septembre, par ordre, on joue le 4e acte de La Juive, avec M. Sylva; le 2e acte\nde Mireille et Le Chalet, complétaient la représentation.\n   (3) Mireille (reprise de) le 8 septembre. Distribution : Vincent, M. Engel; Ramond,\n"}, {"page_pdf": 331, "texte": "                                        — 288 —\n\n\nlin (1), Le Chalet (2), Robert le Diable (3), La Favorite (4), La Tra-\nviata (5), Les Huguenots (6), La Dame Blanche (7), Galathée (8), La\n\n\n\n  M. Isnardon; Ourrias, M. Giraud : Ambroise, M. Chappuis; Mireille, Mlle Vuillaume;\n  Taven, Mlle Legault; Andreloun, M me Gandubert.\n     Le g mars, M. Gandubert remplace M. Engel dans le rôle de Vincent qu'il tient désor­\n  mais jusqu'à la fin de la saison.\n    (1) Maître Pathelin (reprise de) le 8 septembre. Distribution : Maître          Pathelin,\n  M. Renaud; Josscaume, M. Chappuis; Thibault, M. Nerval; Chariot, M. Larbaudière;\n Jaquinard, M. Séguier; l'huissier, M. Krier; Bobinette, Mlle Legault; Dame Guillemette,\n Mlle Gayet; Angélique, Mlle Gandubert.\n    (2) Le Chalet (reprise de) le 20 septembre. Distribution : Max, M. Isnardon; Daniel,\n M. Gandubert; Bettly, Mlle Legault.\n    (3) Robert le Diable (reprise de) le 13 septembre. Distribution : Robert, M. Sylva;\n Bertram, M. Bourgeois; Raimbaud, M. Gandubert; Alberti, M. Frankin ; un héraut,\n M. Durand; Alice. Mlle Martini; Isabelle, Mlle Thuringer ; Héléna, Mlle Lavezzari.\n     Le 19 septembre M. Hourdin remplace M. Bourgeois dans le rôle de Bertram. Bien\n que se disant de l'Opéra de Paris, cet artiste n'a aucun succès et ne reparaît plus de la\n saison.\n    Le 6 octobre M. Sylva est doublé par M. Lamarche, un ténor médiocre, ancien pension­\n naire de l'Opéra; le 1er janvier, par M. Escalaïs, l'excellent premier ténor de l'Opéra, et\n le 14 janvier par M. De Keghel qui se tire médiocrement de sa lourde mission.\n    Le 1 \" janvier, Mlle Legault double Mlle Thuringer.\n    Le 19 septembre Mlle Scorlino remplace définitivement la première danseuse ,\n M lle Lavezzari.\n    (4) La Favorite (reprise de) le 16 septembre, avec le concours de M. Cossira, un nou­\nveau ténor remarquable qui restera désormais dans la troupe jusqu'à la clôture de la\n saison. Distribution : Fernand, M. Cossira; le roi Alphonse, Séguin;              Balthazar,\n M. Bourgeois; Gaspard, M. Durand; Léonore, Mlle Balensi; Inès, Mme Gandubert.\n    Le 1er octobre, Mlle Martini reprend, par exception, le rôle de Léonore.\n    Le 12 décembre, Mlle Thuringer reprend de même celui d'Inès.\n   (5) La Traviata (reprise de) le 20 septembre. Distribution : Rodolphe, M. Engel ;\n Georges d'Orbel, M. Giraud; le baron, M. Chappuis; le marquis, M. Frankin; le\nvicomte, M. Larbaudière; le docteur, M. Séguier; Violetta, M lle Vuillaume; Clara,\nMlle Legault; Annette, Mme Gandubert. Cette reprise n'a aucun succès et l'on ne rejouera\nplus qu'une fois La Traviata pour la deuxième représentation de M me Marcella Sembrich,\nle 23 avril, avec M. De Keghel dans le rôle de d'Orbel et M. Renaud dans celui de\nGeorges.\n   (6) Les Huguenots (reprise de) le 16 septembre. Distribution : Raoul, M. Cossira ;\nNevers, M. Séguin; Marcel, M. Bourgeois; Saint-Bris,              M. Isnardon;     Tavannes,\nM. Gandubert; Cossé-Bois-Rosé,           M. D u r a n d ; Thoré, M. Frankin;      Maurevert,\nM. Séguier; Valentine, Mme Litvinne; Marguerite, Mlle Thuringer; Urbain, M llc Legault;\nune dame d'honneur, Mlle Gandubert.\n   Le 18 janvier, le 14 février, le 14 et le 17 avril, Mme Colard remplace Mme Gandubert.\n   Le 14 avril, Mme Chasseriaux, falcon du théâtre royal de Liége, chante Valentine.\n   Le 14 et le 17 avril, M. Renaud tient le rôle de Nevers.\n   (7) La Dame Blanche (reprise de) le 23 septembre. Distribution : George, M. Engel ;\nGaveston, M. Isnardon ; Dickson, M. Nerval; Mac-Irton, M. Chappuis; Anna, Mlle Has­\nselmans ; Jenny, M lle Legault.\n   Mlle Wolf, désignée pour le rôle d'Anna, fut remplacée à la dernière heure.\n   (8) Galathée (reprise de) le 12 octobre. Distribution : Pygmalion,         M. Renaud ;\nMidas, M, Nerval; Gany-mède, M. Larbaudière; Galathée, Mlle Wolf.\n"}, {"page_pdf": 332, "texte": "                                        —    289   —\n\n\nFille du Régiment (1), Le Prophète (2), Carmen (3), Herodiade (4),\nLes Dragons de Villars (5), Le Pardon de Ploërmel (6), Le Farfa-\ndet (7), et le lundi 29 novembre, la Monnaie nous donne enfin une nou­\nveauté : Lakmé.\n\n  (1) La Fille du Régiment (reprise de) le 7 octobre. Distribution : Tonio, M. Gandu­\nbert ; Sulpice, M. Isnardon ; Hortensias, M. Chappuis; le caporal, M. Durand; le\nnotaire, M. Séguier ; un paysan, M. Fleurix ; un domestique, M. Krier ; Marie, Mlle Vuil­\nlaume; la marquise, Mlle Gayet; la duchesse, Mme Gandubert.\n  (2) Le Prophète (reprise de) le 11 octobre. Distribution : Jean de Leyde, M. Sylva;\nZacharie, M. Bourgeois; Jonas, M. Gandubert; Mathisen, M. Renaud; Oberthal,\nM. Isnardon ; un officier, M. Séguier ; un soldat, M. Durand ; Fidès, M11e Balensi ; Berthe,\nMlle Thuringer.\n  (3) Carmen (reprise de) le 16 octobre, avec le concours de Mlle Castagne, engagée\npour une assez longue série de représentations. Distribution : Don José, M. Engel;\nEscamillo, M. Corpait ; le dancaïre, M. Chappuis; le remendado, M. Nerval; Zuniga,\nM. Frankin: Morales, M. Durand; Lillas Pastia, M. Séguier; le guide, M. Léon;\nCarmen, M lle Castagne; Micaëla, Mlle Wolf; Frasquita, Mlle Legault; Mercédès,\nMme Gandubert.\n  Le 20 et le 24 octobre, le 21 novembre, le 27 décembre et le g janvier, M. Renaud tient\navec plus de bonheur que M. Corpait le rôle d'Escamillo.\n  Le 27 décembre, Mlle Rémy, du théâtre d'Anvers, remplace Mlle Wolf dans le rôle de\nMicaéla.\n  (4) Herodiade (reprise de) le 28 octobre. Distribution: Jean, M. Cossira ; Hérode,\nM. Seguin; Phanuel, M. Bourgeois; Vitellius, M. Renaud; le grand prêtre, M. Frankin;\nSalomé, M Ile Litvinne; Hérodiade, M1le Balensi; Jeune Babylonienne, M me Gandubert.\nHerodiade a été jouée pour la première fois le 20 décembre 1881, au théâtre de la\nMonnaie, et seulement deux ans plus tard, le 1er février 1884, au théâtre Italien de\nParis.\n  Voici les artistes de la création :\n                A BRUXELLES                                      A   PARIS\n        Jean     . . . . . MM. Vergnet.                  MM. J . de Reszké.\n        Phanuel . . . .              Gresse.                   E. de Reszké.\n        Hérode                       Manoury.                  Maurel,\n        Vitellius . . . .            Fontaine.                 Villani.\n        Le grand prêtre.    .        Boutens.                  Paroli.\n        Salomé                 M mes Duvivier.     Mmes        Fidès Devriès.\n        Hérodiade     . . .          Deschamps.                G. Tremelli.\n        Une Sulamite     . .         Lonati.                   Hallary.\n  Pour Paris, M. Massenet ajouta à son œuvre deux cent cinquante pages de musique\nnouvelle. C'est avec ces remaniements qu'Hérodiade fut reprise à Bruxelles.\n  La traduction du poème français de MM. Paul Milliet, Henri Grémont et Lanardieu\nest, en italien, de M. Janardini.\n  (5) Les Dragons de Villars (reprise de) le 4 novembre. Distribution : Sylvain,\nM. Engel; Belamy, M. Renaud; Thibaut, M. Nerval; le pasteur, M. Séguier, un\ndragon, M. Krier; Rose Friquet, M11e Castagne ; Georgette, Mlle Legault.\n  (6) Le Pardon de Ploërmel (reprise de) le 10 novembre. Distribution: Hoël, M.Seguin;\nCorentin, M. Gandubert; le chasseur, M. Isnardon; le faucheur, M. Larbaudière ;\nMaître Loie, M. Nerval; Maître Claude, M. Chappuis; Dinorah, M11e Vuillaume;\npremier pâtre, Mlle Legault ; second pâtre, Mme Gandubert; première           chevrière,\nMme Colard; seconde chevrière, Mlle Stella Faure.\n  (7) Le Farfadet (reprise de) le 18 novembre. Distribution : Marcelin, M. Renaud;\nBastien, M. Nerval; le bailli, M. Chappuis; Babet, M1le Legault; Laurette, Mme Gan­\ndubert.\n"}, {"page_pdf": 333, "texte": "                                      — 290 —\n\n\n   Jusqu'à ce jour, le public avait vu défiler la nouvelle troupe à laquelle\ns'étaient ajoutés plusieurs artistes de valeurs diverses parmi lesquels on\nremarqua MM. Cossira et Mlle Castagne.\n   29 novembre. Première représentation (à Bruxelles) de LAKMÉ, opéra\ncomique en 3 actes, poème de MM. E. Gondinet et Ph. Gille, musique\nde M. Léo Delibes (1).\n   Après Lakmé, qui l'emporta sur les autres œuvres de la campagne, par\nle nombre (vingt-neuf) de ses représentations, les nouveautés ne se firent pas\nattendre. Après le Toréador (2), Myosotis, un divertissement inédit de\nM. Flon (3), la Juive (4), Sigurd (5) qui nous donnèrent patience, nous\neûmes l'Amour médecin.\n\n  (1) Première représentation à l'Opéra-Comique de Paris, le 14 avril 1883.\n                                   DISTRIBUTION :\n                    A PARIS                                  A BRUXELLES\n        Lakmé       . . . . Mlles Van Zandt.                  M lles Vuillaume.\n        Mallika                      Frandin.                        Wolf.\n        Ellen                        Rémy.                           Legault.\n        Rose                         Mole.                           Gandubert.\n        M. Bentfon     . . .         Pierron.                        Gayet.\n        Gérald                   MM. Talazac.                 MM. Engel.\n        Nilakantha.    . . .         Cobalet.                        Renaud.\n        Frédéric    . . . .          Barré.                          Isnardon.\n        Hadji    . . . , .           Chenevière.                     Gandubert.\n        Un domben. . . .             Teste.                          Durand.\n        Un marchand.      . .        Davoust.                        Fleurix.\n        Un Kouravar.      . .        Bernard.                        Séguier.\n  Lakmé eut à Paris quarante-deux représentations en 1883, vingt-deux en 1884, treize\nen 1885 et treize en 1886, soit quatre-vingt-dix représentations; à Bruxelles, en 1886-87,\nvingt-neuf représentations.\n   Voici pour Bruxelles les phases de l'interprétation :\n   Le 29 novembre, jour de la deuxième représentation, M lle Castagne remplace Mlle Wolf.\nElle joue encore le rôle de Mallika les 3, 6 et 8 décembre.\n   Mlle Martini prend le rôle les 10, 13, 15, 17, 20, 22, 25 et 30 décembre et le 2 janvier;\nM lle Wolf rentre le 6 janvier et joue le rôle jusqu'à la fin de la saison.\n   Le 24 février, M. Gandubert remplace jusqu'à la fin des représentations M. Engel dans\nle rôle de Gérald, et y obtient du succès. M. Larbaudière prend la place de M. Gandu­\nbert et joue Hadji.\n   (2) Le Toréador (reprise de) le 11 décembre. Distribution : Don Belflor, M. Isnardon;\n Tracolin, M. Gandubert; Coraline, Mlle Legault.\n   (3) Myosotis (première représentation de), le 11 décembre. Ce divertissement, réglé\npar M. Saracco, a eu quelque succès. La musique de M. Flon accompagnait de façon\naimable les danses des ballerines parmi lesquelles se distinguèrent M mes Scorlino,\n Lavezzari et Magliani.\n   (4) La Juive (reprise de) le 23 décembre. Distribution : Eléazar, M. Cossira ; le Car-\ndinal Brogny, M. Bourgeois; Léopold, M. Gandubert; Ruggiero, M. Renaud; Albert,\n M. Frankin; un crieur, M. Séguier; un officier, un homme du peuple, M. Durand;\n Rachel, M lle Martini; la princesse Eudoxie, Mlle Legault.\n    Le 20 janvier, Mlle Thuringer prend le rôle de la princesse et le conserve pendant la\n durée des représentations suivantes. Le 25 février, M. Dekeghel chante celui d'Eléazar,\n par exception.\n    (5) Sigurd (reprise de) le 7 janvier. Distribution : Sigurd, M. Cossira ; Gunther,\n"}, {"page_pdf": 334, "texte": "                                           291\n\n\n  19 janvier. Première représentation (à Bruxelles) de L'AMOUR MÉDECIN,\nopéra comique en 3 actes, d'après Molière par Charles Monselet, musique\nde M. F. Poise (1).\n  28 janvier. Première représentation (à Bruxelles), de LES CONTES\nD'HOFFMANN, opéra-comique en trois actes et cinq tableaux, paroles de\nM. Jules Barbier, musique de Jacques Offenbach (2).\n\n\nM. Séguin; Hagen, M. Bourgeois; le grand prêtre d'Odin, M. Renaud;              Rudiger,\nM. Frankin; Irnfrid, M. Durand; Hawart, M. Fleurix; Ramune, M. Simonis; Brune\nhilde, M lle Litvinne; Hilda, Mlle Martini; Uta, Mlle Balensi, doublée le 10 février par\nM11e Van Besten.\n   (1) L'Amour médecin, première représentation à l'Opéra-Comique le 20 décembre 1880.\n                                   DISTRIBUTION :\n                    A PARIS                                 A BRUXELLES\n        Clitandre . . . .      MM. Nicot.                  MM. Gandubert.\n       Sganarelle.     . . .        Fugère.                      Renaud.\n       Dessonandres . . .           Barnolt.                     Larbaudière.\n       Bahis                        Grivot.                      Nerval.\n       Macroton . . . .             Gourdon.                     Chappuis.\n       Romès                        Maris.                       Frankin.\n       M. Josse . . . .             Davoust.                     Blondeau.\n       M. Guillaume.     . .        Teste.                       Krier.\n        Un notaire....              Troy.                        Séguier.\n        Un laquais.    . . .        Langlois.                    Désiré.\n       Lisette          Mmes        Thuillier.       Mmes        Legault.\n       Lucinde                      Mole.                        Gandubert.\n   L'Amour médecin eut à Paris quatre représentations en 1880, soixante-deux en 1881,\ndix-neuf en 1882, seize en 1883, huit en 1884 et onze en 1886, soit cent-vingt représenta­\ntions. A Bruxelles, en 1887, treize représentations.\n   (2) Première représentation de l'Opéra-Comique de Paris, le 10 février 1881. L'œuvre\nne fut pas représentée ici dans toute son intégrité; à Paris elle comportait quatre actes.\nVoici les deux distributions :\n                   A PARIS                             A BRUXELLES\nHoffmann     . . . .    MM. Talazac.       Hoffmann . . . .         MM. Engel.\nLindorf, Coppelius et                       Coppélius,     Daper­\n  Miracle    . . . .         Taskin.          dutto, Miracle . .          Isnardon.\nCrespel                      Belhomme.      Schlemil    . . . .           Renaud.\nAndrès,    Cochenille,                      Spallanzani    . . .          Chappuis.\nFrantz                       Grivot.        Cochenille, Pitichi­\nSpallanzani.     . . .       Gourdon.         nacchio, Frantz .           Nerval.\nWilhelm                      Collin.        Crespel                       Frankin.\nNathaniel    . . . .         Chènevière.    Hermann . . . .               Séguier.\nWolfram                      Piccaluga.     Nathanael . . . .             Larbaudière.\nHermann      . . . .         Teste.         Luther                        Vanderlinden.\nMaître Luther . . .          Troy.\nStella, Olympia,            An­             Olympia,     Giulietta,\n                    mes\n  tonia           M          Adèle Isaac.     Antonia . . . .       M mes Vuillaume.\nNicklause    . . . .         Marg. Ugalde. Nicklause . . . .              Legault.\nUne voix      . . . .        Dupuis.        Un fantôme     . . .          Wolf.\nLa Muse                      Molé.\n   MM. Barbier et Carré n'étaient pas les premiers à utiliser pour la scène les contes\nd'Hoffmann. Un drame fantastique sur le même sujet a été joué en 1851 (31 mars) à\n"}, {"page_pdf": 335, "texte": "                                        —    292   —\n\n\n   Entre Les Contes d'Hoffmann et La Valkyrie, qui sera l'événement\nartistique de l'année, se place une reprise des Rendez-vous bourgeois, de\nNicolo (1), puis entre les représentations nombreuses de l'œuvre wagné­\nrienne, une reprise réjouissante de La Muette de Portici (2), une reprise\nde Faust (3), assez malheureuse pour M lle Vuillaume, du Médecin malgré\nlui (4), de Gounod, et l'année embellit ses derniers jours de quatre repré­\nsentations brillantes pour le passage d'une étoile, Mme Marcella Sembrich.\nLa cantatrice nous donne : Lucie, La Traviata, La Somnambule et Le\nBarbier de Séville.\n   Il nous faut noter encore un ballet inédit : Le Lion amoureux (5), et les\ndeux représentations de Francillon, données par les artistes de la Comédie-\nFrançaise.\n   g mars. Première représentation, en français, de la VALKYRIE, drame\nlyrique en trois actes. Deuxième partie de la Tétralogie des Nibelungen,\nde Richard Wagner. Version française de Victor Wilder (6).\n  P. S. — Voici le tableau des principaux titulaires de la troupe pour la\nprochaine campagne à la Monnaie :\n  Chefs de service : MM. Joseph Dupont, directeur de l'orchestre; Léon\n\n l'Odéon ; beaucoup d'auteurs, parmi lesquels Delibes, pour Coppélia, en ont tiré des\n ballets et des opéras.\n     Les Contes d'Hoffmann, d'Offenbach, eurent à Paris cent-une représentations en\n 1881, onze en 1882, quatre en 1885 et quinze en 1886, soit cent trente-une représen­\n tations. A Bruxelles en 1886, treize représentations.\n     Les changements dans l'interprétation au théâtre de la Monnaie, sont les suivants :\n     Le 2 mars, M. Dekeghel remplace définitivement M. Engel dans le rôle d'Hoffmann,\n il le fait de façon honorable.\n    (1) Les rendez-vous bourgeois (reprise de) le 4 février. Distribution : César, M. Isnar­\n don ; Tasmin, M. Renaud ; Dugravier, M. Chappuis; Bertrand, M. Nerval; Charles,\n M. Larbaudière; Julie, M11e Legault; Reine, Mlle Gayet; Louise, Mme Gandubert.\n    (2) La Muette de Portici (reprise de) le 17 mars. Distribution : Masaniello, M. Cos­\n sira ; Pietro, M. Renaud; Alphonse, M. Gandubert; Borella, M. Séguier; Selva,\n M. Frankin ; Lorenço, M. Durand ; Elvire, Mlle Thuringer; Fenella, M1le Scorlino ; Une\n dame d'honneur, M lle Colard.\n    (3) Faust (reprise de) le 5 avril. Distribution: Faust, M. Cossira; Méphistophélès,\n M. Bourgeois; Valentin, M. Renaud, Wagner, M. Frankin; Marguerite, Mlle Vuil­\nlaume; Siebel, M11e Legault; Marthe, M lle Gayet.\n    (4) Le Médecin malgré lui (reprise) le 31 mars. Distribution : Sganarelle, M. Isnar­\ndon ; Léandre, M. Gandubert; Gérante, M. Chappuis; Lucas, M. Nerval; Valère,\nM. Frankin; Mme Robert, M. Séguier; Martine, Mlle Legault ; Jacqueline, Mlle Gayet ;\nLucinde, Mme Gandubert.\n    (5) Le Lion amoureux (première représentation de) ballet en 1 acte, d'après Lafon­\ntaine. Livret de MM. Cosseret et Agoust, musique de M. Félix Pardon. Chœurs et soli.\nDistribution : La Dryade, Mme Gandubert; le Sylvain, M. Larbaudière.\n    (6) La Valkyrie (première représentation, en français, de) le 9 mars. La Valkyrie\n(die Walküre) a été représentée pour la première fois, en allemand, au théâtre de\nBayreuth, le 15 août 1876. Distribution : Siegmound, M. Engel; Wotan, M. Séguin\nHounding, M. Bourgeois; Brunnhilde, Mlle Litvinne; Sieglinde, Mlle Martini; Fricka,\nMlle Balensi; Helmwigue, Mlle Thuringer; Guerhilde, M11e Legault;                  Waltraute,\nMlle Wolf ; Ortlinde, Mlle Pauer ; Rossweisse, M llc Van Besten ; Grimguerde, Mlle Bau­\n                                                1le                           11e\ndelet; Schwerthleite, Mlle Hellen; Siegrune, M Coomans. Le 18 mars, M Van Besten\ndouble Mme Balensi, dans le rôle de Fricka.\n"}, {"page_pdf": 336, "texte": "                                          293\n\n\nJehin, chef d'orchestre; Ph. Flon, deuxième chef d'orchestre, chef des\nchœurs; Lapissida, directeur de la scène; Falchieri, régisseur général par­\nlant au public; Léon Herbaut, deuxième régisseur; Saracco, maître de\nballet; Duchamp, régisseur du ballet; Louis Maes, Triaille et Carpay,\npianistes-accompagnateurs; Devries, souffleur; Fiévet, bibliothécaire; Bul­\nlens, chef de la comptabilité; Charles Lombaerts, machiniste en chef;\nFeignaert, costumier; Bardin, coiffeur; Colle, armurier; Jean Cloetens,\npréposé à la location, contrôleur en chef; Maillard fils, percepteur de\nl'abonnement; Lynen et Devis, peintres-décorateurs.\n   Ténors : MM. Tournié, Engel, Gandubert, Boon, Nerval, Seuille.\n   Barytons: MM. Séguin, Renaud, Rouyer.\n   Basses : MM. Vinche, Isnardon, Chappuis, Frankin, Potter.\n   Chanteuses : M mes Litvinne, Martini, Léria, Storell, Landouzy,\nHaussmann, Van Besten, Angèle Legault, Walter, Gandubert.\n   Danseurs ; MM. Saracco, Duchamp, Desmet, De Ridder.\n   Danseuses : Mmes Adelina Rossi, Térésa Magliani, Emilia Righettini,\nEnrichetta Richettini, Zuccoli.\n   Huit coryphées, trente-deux danseuses, douze danseurs.\n\n                                  RÉSUMÉ 1886-87.\n                                                            Date de la          Nombre\n                                                             première       de représentations\n                                          Nombre d'actes, représentation.     pour l'année\n   Zampa                                     3 a. 4 t.                              3\n   L'Africaine                                  5 a.                                6\n   Mireille ,                                3 a. 4 t.                            11\n   Maître Pathelin . . . . . .                   1 a.                             14\n   Le Chalet ,                                   1 a.                               4\n   Robert le Diable                              3 a,                              8\n   La Favorite                                  4 a.                                6\n   La Traviata                                  4 a.                                2\n  La Fille du régiment     . . . .              1a.                                 5\n  Le Prophète                               4 a. 10 t.                            10\n   Carmen                                       4 a.                              11\n  Hérodiade                                  4 a. 7 t.                             7\n  Les Dragons de Villars.     . . .       3       a.                               5\n  Le Pardon de Ploêrmel.      . . .     3      a. 4 t.                             2\n  Le Farfadet                                   1 a.                               5\n  Lakmé                                        3 a.           29 nov.            29\n  Le Toréador     . . . . . . .                 2 a.                               2\n  Myosotis                                      1 a.                             15\n  La Juive                                  4 a. 5 t.                              8\n  Sigurd                                   4 a. 10 t.                              7\n  L'Amour médecin                               3 a.          19 nov.            13\n  Les Contes d'Hoffmann.     . . .          3 a. 5t.     28      janv.           14\n  Les Rendez-vous bourgeois. . .                1a.                              14\n  La Muette de Portici    . . . .               5 a.                               3\n  Le Lion amoureux                              1a                                6\n  Le Médecin malgré l u i . . . .               3 a.                               2\n  Faust                             .     5       a.                               4\n  La Valkyrie                                  3 a.           9 mars             23\n  Luciede Lammermoor . . . .                   4 a.                               1\n  La Somnambule                                3 a.                               1\n  Le Barbier de Séville   . . . .              4 a.                               1\n  (Francillon)                                 4 a.                               2\n                                                               M. F. W. R.\n"}, {"page_pdf": 337, "texte": "                                — 294 —\n\n\n\n\n         CHRONIQUE ARTISTIQUE\n\n                   SALON DE BRUXELLES\n                             (A la diable)\n              Et maintenant, ne tapons pas.\n                  Depuis les XX, voici la première exposition qui vaille —\n               à Bruxelles. Beaucoup d'horreurs, assurément, mais beau­\n               coup de choses qui arrêtent et qui enthousiasment. Pas une\nsalle qui n'ait son clou, son oeuvre — et nous devons l'avouer, le jury n'a\npas été malhabile bien que M e Picard en fût.\n   C'est avec une douce joie que nous avons retrouvé nos anciennes admi­\nrations et avec une mauvaise gaieté que nous avons aiguisé nos antipathies\ncontre les traditionnelles bêtes noires. Celles-ci sont nombreuses, n'en\nparlons guère.\n  A la queue leu leu du catalogue, nous pouvons noter alphabétiquement\nbien des noms et bien des œuvres — dût-on conspuer nos indulgences.\n\n   ABRY. — Général Van der Smissen à cheval — ton neutre — allure\nbien fichue — crâne — mérite médaille d'encouragement.\n\n  ANGENOT. — Roses trémières et très mièvres.\n\n   ARTAN. — La mer, la grande et furieuse mer, avec des tons de boue\n— des accents de fureur — des hurlements de vagues — la mer d'Artan\n— qui engueule Musin, fait pâlir Francia et rend Claeys verdâtre. Well\nroared!\n\n  BEERNAERT          (Mlle). _ Un amendement de paysage.\n\n\n  BELLIS.      — Nature morte. — Je te crois — des huîtres qui ont vu\nCléopâtre.\n\n  BÉRAUD.       — Au palais — très fort (à Paris).\n"}, {"page_pdf": 338, "texte": "                               — 295 —\n\n\n\n   BINJÉ.     — Exquis — très exquis — travail — a pas l'air — mais tout\nde même.\n\n  BOUY.       — Portrait de Mme V. Si cette Mme V. existe, son adresse,\nô Pranzini!\n\n    CARRIÈRE. — Portrait de Devillez, le sculpteur de la Salomé\nd'il y a trois ans. — Portrait vivant, parisien — allure — va bene.\n\n  CLUYSENAAR.          — Liberté, éga.... non, ça dure trop longtemps.\n\n\n  COLLART,        MARIE.   — A genoux.\n\n   D'ANETHAN,         ALIX. — A la lettre A, s'il vous plaît, M. le cata­\nlogue. Voilà venir l'Aristocratie.\n\n   DE      BRAEKELEER. — La partie de cartes. Gagnée.\n\n\n   DE      UHDE. — La Sainte Cène. — Credo.\n\n\n   DE      VRIENDT. — Jésus-Christ. (Voir La Terre et Armand Sil­\nvestre.)\n\n   DIERICKX.       — Résurrection de Lazare. Il était si avancé que cela!\n\n\n  FANTIN-LATOUR. — Autour dupiano... Il y a Chabrier qui pose.\nPiano admirablement traité : on ne l'entend pas.\n\n   FRÉDÉRIC,       LÉON. — Le plus beau jeune du Salon.\n\n\n  VJTERVEX. — Avant l'opération. La pince-Péan se vend 1 fr. 75 chez\nCollin, 6, rue de l'Ecole de médecine.\n\n   HALKETT.         — Dans la Sapinière. Elle n'est pas encore morte?\n"}, {"page_pdf": 339, "texte": "                                  —   296   —\n\n\n\n\n   HAMESSE.        — (Voir les fusains.)\n\n\n   HERBO. — (Voir le suivant.)\n\n  HUBERT.         — Un gendarme belge.\n\n   L E R O Y S A I N T - A U B E R T . — L'Été        à Monaco. — Mettre des\nverres fumés ou gare l'ophthalmie.\n\n   L E MAYEUR. — Marée montante. — Monte, marée mayeur.\n\n\n  MARCETTE.            — Le Soir. Donne-le moi, dis, Alexandre!\n\n\n   MATEJKO.         — Ko-ko, ou : La Peste de Tournai              au beurre\nd'anchois.\n\n  MEUNIER,         à Louvain, 55, rue des Récollets. — Ça se voit.\n\n\n  MEUNIER,          GEORGETTE. — La Vie des fleurs.\n                            Vivez, vivez ma belle !\n                            Vivez, vivez toujours !\n\n  OYENS,       DAVID et PIERRE. — Eendracht maakt macht!\n\n\n   PEARCE. — Ave, Sancta Genoveva, gratia plena! Bastianus Lepage\ntecum, mais ceci est rudement mieux.\n\n  PORTIELJE.        — En congé! Eh bien, pourquoi est-il là?\n\n\n  RIBOT.      — Goya avait quelque talent.\n\n\n  RINGEL.      — Un pastel à l'huile.\n\n\n ROLL....      Mops.\n"}, {"page_pdf": 340, "texte": "                                 — 297 —\n\n\n  RICARD. — Après le duel. Sujet vraiment original\n\n  STEVENS.        — Hiver mondain, tu me fais de la peine.\n\n  STOBBAERTS. — Mon vieux Jordaens, tu peux te fouiller. Il ne\nmanque que l'odeur.\n\n    TER LINDEN. — Le Parc. — C'est là que je voudrais vivre\n(Air connu.) — La Charmeuse. Prends garde, Madame, tu faut pas tomber.\n\n   V A N BEERS. — Cambronnus — Cambronna — Cambronnum —\nou femme.\n\n   V AN DEN EEDEN. — Le mot du précédent — M.... M.... M....\n\n   V ERWÉE. — Et le septième jour il se reposa et ne fit plus rien de\npropre.\n\n   V I N C K , LADY GODIVA. — En ce temps-là(XIesiècle), les che­\nvaux blancs étaient bleus, tellement il faisait froid, et les femmes se pro­\nmenaient tout nues dessus, tellement elles avaient chaud.\n\n  W A L C K I E R S . - La rue de la Régence (à Alger).\n\n\n  Ceci est un compte      rendu comme un mal de mer. Pardon, excuse.\n\n                                                             . M. W.\n   31 Août.\n"}, {"page_pdf": 341, "texte": "                                          — 298 —\n\n\n\n                                   MEMENTO\n    Nous avons la tristesse d'apprendre la          allures cassantes, à la flexibilité d'échine\n mort de madame Belval, née Charon, mère            d'autres qui s'en vont quémandant appro\"\n de notre critique musical Henry Maubel             bation et éloges de tous côtés et à n'importe\n décédée subitement à Blankenberghe le              quel prix.\n 3 septembre 1887.                                     « Que de générations de jeunes littéra­\n   La Jeune Belgique tout entière s'associe         teurs, arrivés plus tard à la renommée et\n à la douleur de son ami.                           même à la gloire, en ont agi de même en\n                                                    France !\n                      ***                              « Encore un groupe littéraire belge qui\n    Nous remercions M. Seumé (Max Sulz­             écrit en français se trouve-t-il dans des\n berger), le sympathique chroniqueur du             conditions bien plus défavorables que leurs\n Globe illustré, des mots aimables qu'il nous       congénères parisiens. Les Belges ne peuvent\n consacre et que nous sommes heureux de             se défendre de l'influence de l'école fran­\n reproduire pour déplaire à... vous savez,          çaise, à laquelle ils se rattachent forcément,\n eh? :                                              et cependant ils tiennent à s'affirmer, non\n    « A différentes reprises j'ai déjà parlé ici    seulement individuellement, mais comme\n de la Jeune Belgique. Le mouvement litté­          groupe.\n raire qui s'incarne en elle est de ceux qui           « De là leur recherche du difficile et du\n réclament l'attention et la retiennent. Sans       compliqué. Ils n'entendent pas se servir\n partager ses tendances, sans professer les         d'une langue toute faite. Ils la creusent, ils\n mêmes sympathies ni les mêmes anthipa-            la martèlent, ils la tourmentent. Entre deux\n thies, on peut suivre avec intérêt les tra­       synonymes, leur préférence est acquise\nvaux d'un groupe qui s'affirme fièrement,          d'avance à l'expression la moins usitée. Ils\nplein de confiance en lui-même, en sa jeu­         ont même l'ambition d'enrichir, de ci, de là,\nnesse, en son talent, pour ne pas dire son         la langue par quelques heureuses trou­\ngénie.                                             vailles ou de bizarres exhumations.\n   « « L'art pour l'art », voilà sa devise, son       « Les conceptions et l'exécution se res­\nschibboleth !                                      sentent de cette espèce de tension continue.\n   « La Jeune Belgique ne l'arbore pas pour        Ne leur demandez pas la tendresse, l'aban­\nservir de pavillon à de la pacotille de con­       don, la grâce ou l'expression nerveuse et\ntrebande. Elle le prend si bien au sérieux         égale. Ni de la vie, ni de l'art, ils ne\nque, loin de se laisser influencer, dans ses       prennent le côté riant.\ncréations par le goût du jour, elle trouve            « Moins encore goûtent-ils le roman­\nun hautain plaisir à le contrarier, par la         tisme. Leurs œuvres reflètent plutôt l'esprit\nforme et par le fond, à le déconcerter par         moderne positif. Aucun d'eux ne se laisse\nses admirations de parti pris, à l'exaspérer       aller à la dérive de ses rêves, si tant est\npar ses allures. En apparence, elle paraît         qu'ils en aient. Tout est voulu, le persiflage\nplus enchantée du toile général, lorsqu'elle       aimable, le rire de M. Max Waller, l'ironie\nprend l'opinion publique au rebours, que           froide de M. Giraud et la vigueur parfois\ndes adhésions qu'elle recueille.                   brutale de M. Georges Eekhoud. Ce dernier\n   « En réalité, les poètes et les prosateurs      vient de faire paraître un volume de Nou-\nqui forment ce groupe sont cependant très          velles Kermesses qui affirme sa manière de\nsensibles à la critique ; leur indifférence à      penser, de composer et d'écrire avec une\ncet égard est feinte. Ce qui le prouve, c'est      plus grande autorité que ses volumes pré­\nqu'à chaque attaque ils redoublent de              cédents.\nmorgue.                                               « Avec moins d'effort, son individualité\n   « Franchement, je préfère encore ces            s'en dégage plus aisément.\n"}, {"page_pdf": 342, "texte": "                                         — 299 —\n\n   « Son originalité, il la doit au petit coin    pièce intitulée : Pan et la Syrinx, qui fut\nde terre où il est né. La Campine, avec ses       un vrai régal de lettrés. C'était à la fois fou\nbruyères, ses ciels brumeux ou fulgurants,        et profond, érudit et fantasque; il y avait\navec ses rudes paysans, ses mœurs brutales        chez le pauvre mortd'hier des trouvailles de\ntempérées par une honnêteté native, lui ont       mots absolument exquises, désopilantes\nlaissé dans l'esprit un mirage ineffaçable.       d'inattendu et de justesse, un modernisme\nIl en parle avec la passion éloquente d'un        d'anglomane et des drôleries d'opérette\namoureux et une émotion de sincérité com­         d'Hervé.\nmunicative. Qu'il aborde dans ces récits et          « Jules Laforgue était aimé de tous ceux\ncontes le côté légendaire comme dans              qui l'ont approché et particulièrement lié\nMarinus ; qu'il touche au surnaturel en           avec M. Paul Bourget, un ami de plus de\nracontant le Cœur de Tony Wandel ou la            quinze ans qui, nous assure-t-on, devant la\nFin de Bats; qu'il déroule dans un tableau        situation précaire du mort et de sa veuve,\noù Teniers et Van Ostade paraissent avoir         a tenu à faire les frais de l'inhumation, et\ntenu tour à tour le pinceau (nos écrivains        vient de revenir d'Oxford pour conduire le\n flamands seront toujours quelque peu pein­       deuil. »\n tres), la Fête de Saint Pierre et Paul — le\n jour où, dans la Campine les maîtres re­\n                                                                        ***\n couvrent la liberté de remplacer leurs ser­         Une petite revue belge appelle la polé­\n viteurs, de même que ceux-ci peuvent             mique de l'Anthologie une question de\n changer de patron, — il n'est jamais plus        ménage. Voilà qui est assez facétieux. Quel\n plastique dans l'expression, plus haut en        ménage? Le ménage littéraire? Alors, soit ;\n ton, plus heureux dans la description à          mais il nous semble que l'on pourrait bien\n laquelle l'action sert de prétexte, que lors­    s'unir pour le défendre, et que même les\n qu'il parle de cette terre si pauvre et cepen­   petites revues nouvelles, alertes et jeunes\n dant si chaudement aimée par lui. »              auraient leur mot efficace à dire.\n                                                     Est-ce la présence du Copurchic-VIan-\n                     ***                          Ah-Pierre-M. Olin, dit La Forge Cadet-\n   Nous donnerons dans notre prochain             Roussel qui paralyse les plumes et sauve­\nnuméro une étude de M. Iwan Gilkin sur            garde la vénération envers l'oncle du jeune\nJules Laforgue, le beau poète qui vient de        homme?\ndisparaître.                                                            ***\n   Voici ce que dit de lui Jean Lorrain dans         Notre confrère, M. Georges Verdavaine,\nl'Evénement :\n                                                  vient de faire paraître une plaquette intitu­\n   « M. Jules Laforgue est mort de déses­\n                                                  lée : Jef Lambeaux.\npoir et de la misère incurable des incom­\n                                                     C'est une étude biographique sur l'au­\npris et des talents reniés : lecteur de l'im­\n                                                  teur de la fontaine inaugurée récemment, à\npératrice Augusta à Berlin, puis entré\n                                                  Anvers.\nquelque temps au Figaro sous la protec­\n                                                     La note enthousiaste domine, mais\ntion de M. Marcade, Jules Laforgue est un\ndes plus délicieux fantaisistes, sinon le der­    l'étude sur les travaux du sculpteur anver-\n nier des lunatiques éclos sous la dange­         sois est faite avec science et écrite d'une\n reuse et cependant séduisante influence des      plume alerte.\n Charles Baudelaire, Paul Verlaine et Sté­                              ***\n phane Mallarmé. Pauvre Jules Laforgue,               Le quatrième volume de l'Almanack\n tous les délicats connaissent ses Com-            de l'Université de Gand paraîtra au mois de\nplaintes à Notre-Dame la Lune, éditées             janvier prochain. Les étudiants belges et\n chez Vanier; il publia de curieux vers dans       étrangers sont appelés à y collaborer; leurs\n la Vogue, une revue de jeunes, morte              articles seront examinés par le comité de\n depuis, de Moréas, et la Revue indépen-           publication et insérés, s'il y a lieu.\n dante insérait de lui, en avril dernier, une         Les manuscrits doivent être adressés,\n"}, {"page_pdf": 343, "texte": "                                            — 300 —\n\n\n avant le 10 novembre, au Secrétaire,                qu'eux-mêmes savent stérile et qui porte en\n M. Paul Bergmans, rue Guinard, 18,                  lui la mort de l'art. »\n Gand.                                                  ! ! ! ! ! ! ! ! !1\n\n                       ***\n                                                       A lire dans la revue pédagogique L'Ecole\n   Vient de paraître une excellente étude de\n                                                     communale, une étude très nourrie de\n M. Léon Lequime sur Millet. C'est con­\n                                                     M. Oscar Colson sur Théophraste Renau-\n sciencieux, presque toujours juste et\n                                                     dot, le premier journaliste français.\n ramené au point d'où les enthousiasmes\n excessifs avaient fait dévier les critiques.\n                                                                         ***\n                                                        Les auteurs de l'incendie de l'Hertogen­\n                                                     wald sont enfin connus. Ils ne sont qu'un.\n     A propos des œuvres posthumes de Bau­           Le coupable est, nous assure-t-on, M. Paul\n  delaire, voici les renversantes énormités          Wauwermans avocat à la cour d'appel. Il\n  que perpètre La Société nouvelle :                 sera défendu par M e Edm. P., le juriscon­\n     « Et, en somme, il faut avoir le courage de     sulte bien connu.\n  le dire : il fut l'admirable artiste des Fleurs\n  du mal et des Paradis artificiels, il reste                            ***\n  un prodigieux ouvrier, mais un ouvrier.               Cy une drôlerie bien française extirpée\n  En présence de cette vaste intelligence, on        du Gaulois :\n  peut l'écrire. Cette existence fut un avorte­         « On peut dire, en somme, que le natu­\n  ment. Dans cette lutte perpétuelle, dans ce        ralisme n'a guère compris dans ses rangs\n  combat sans trêve contre notre monde mau­          que M. Zola tout seul. Le grand succès\n  dit, il l'avoue lui-même, il n'eut pas la cha­     arriva, l'âge d'or du naturalisme. M. Zola\n rité. L'amour de l'humanité, flambeau qui           conclut alliance avec Goncourt et Daudet;\n conduit dans les régions de la vérité               et ainsi fut formé le triumvirat des roman­\n suprême, lui manqua. Et cette humanité              ciers à fort tirage de la librairie Charpen­\n lui devint ennemie.                                 tier.\n     « Tout naturellement, en présence de l'im­         « On rit des avances aux jeunes talents\n mense bêtise des hommes de notre temps,             pour les enrégimenter; ceux-ci se déro­\n une vanité énorme doit s'emparer de celui          bèrent. Bourget et Mirbeau repoussèrent\n qui est assez grand pour voir par dessus           les avances.\n les têtes. Baudelaire poussa l'orgueil jus­           « Seuls arrivèrent autour du pontife du\n qu'à la folie. Dans tous ses livres, si par­       naturalisme des jeunes gens dont quelques-\n faits sous certains côtés, une note ne vibre       uns avaient de la valeur, mais sans grand\npoint : l'amour.                                    éclat; tel M. Gustave Geffroy. Les Jeunes\n    « Qu'importe, son œuvre restera debout,         Belgique marchèrent comme un seul\n surtout parce qu'il répond admirablement           homme derrière Camille Lemonnier, qui\n                                                    mélangeait l'imitation de Zola avec l'imita­\naux aspirations de la race présente. Race\n                                                    tion de Cladel. Depuis, les Belges ont\nénervée qui n'a point le courage de cher­\n                                                    déserté pour suivre Mallarmé. »\ncher, qui, l'âme fatiguée, se contente d'une\nnégation.                                              Voilà des choses que nous ignorions.\n                                                    C'est beau l'histoire.\n    « Génération d'ouvriers, point de maître.\nEcrivains de la sensation du mot, non cher­\ncheur de vérité.                                       Une petite manifestation bien amusante\n    « Notre temps ne sait plus aimer, reste         a eu lieu récemment à propos de La Terre\nmuet devant les grands problèmes et les             d'Emile Zola, auteurs : un groupe de jeunes\nesprits supérieurs comme Baudelaire; l'in­          écrivains, parmi lesquels Bonnetain, l'au­\ntelligence traversée par un vent de folie,          teur de Chariot s'amuse... Une pudeur\ns'arrête en un mysticisme catholique                subite a saisi ces Messieurs et ils ont en\n"}, {"page_pdf": 344, "texte": "                                            — 301 —\n\n  bloc déclaré urbi et orbi qu'ils ne pouvaient\n  approuver L a Terre... et qu'ils mettaient\n  Zola à l'index. C'est une des choses les plus          L'Odéon de Paris a du pain sur la\n  burlesques qu'aura vu l'Histoire des Let­           planche, à en juger par la liste des pièces\n  tres. Médan s'en esbaudit depuis un mois.           qu'on annonce pour être jouées dans le\n                                                      courant de l'année 1887-1888 :\n                       *   ■   *   *                     Shylock ou le marchand de Venise,\n                                                      adaptation en vers, par M. Gaston de\n    De la Protection des Œuvres de la                 Raimes; Vera, comédie en trois actes et en\n Pensée, par Victor Janlet, avocat. — P r e ­         prose, de M. Henri Amie; le Ruffian, trois\n  mière partie : Architecture, Bruxelles,             actes en vers, de MM. Gulard et Palefroi;\n  Moens.                                              la Marchande de sourires, drame japonais\n    M. l'avocat Janlet qui, depuis longtemps          en cinq actes, en prose, Mme Judith Gau­\n déjà, étudie spécialement la matière si inté­        tier; Crime et Châtiment, drame en quatre\n ressante et si diverse de la propriété artis­        actes et sept tableaux, en prose, de\n tique et littéraire, vient d'ouvrir la série des     MM. Hugues le Roux et Paul Ginisty, tiré\n études doctrinales sur la loi nouvelle du           du roman russe de Dostoïevsky ; Beaucoup\n 22 mars 1886 par un travail de longue               de bruit pour rien, traduction de Shake­\n haleine : il comprendra huit volumes, con­          speare, par M. L. Legendre; Pauline Ber.\n sacrés chacun à l'une des branches du               thier, quatre actes en prose, de M. Armand\n domaine de l'art. Le premier, récemment             Danois; le Marquis Papillon, trois actes\nparu, traite des dessins et conceptions d'ar­        en vers, de M. L. Boniface; le Petit-Fils,\nchitecture. C'est du moins ce que dit le            drame, de M. Jules de Marthold; trois\ntitre. En réalité, on y trouve non seulement        pièces en un acte : Marie, de M. Porto-\ntout ce qui concerne l'architecture, mais           Riche; l'Agneau sans tache, de MM. Ade-\nles solutions de multiples questions rela­          rer et Ephraïm, et Jacques Damour, de\ntives à la musique, à la littérature, à la          M. Léon Hennique; le Justicier, drame en\npeinture, etc. Cet inconvénient n'en est pas        cinq actes, en vers, de M. François Coppée.\nun pour le simple curieux, à qui il procure             Enfin, on parle d'un Capitaine Fracasse,\nl'agrément d'une lecture plus variée; et il         de M. Emile Bergerat; d'une Germinie\nest atténué, pour l'homme de cabinet, par           Lacerteux, de M. Ed. de Goncourt; d'un\nl'addition d'une table des matières très            Vercingétorix,     de M. Cottinet, et d'une\ndéveloppée.                                         pièce inédite, Nanon, récemment décou­\n    M. Janlet évite de se lancer dans la méta­      verte dans les papiers de Georges Sand.\n physique du droit comme dans l'invention\n de cas imaginaires. Le noyau de son livre,\n                                                                    *J'*\n ce sont les principaux jugements et arrêts\n intervenus sur la matière en France et en         Le théâtre du Parc inaugurera sa saison\n Belgique, qu'il rapporte en les entourant le 15 septembre. Le spectacle d'ouverture\n d'un sobre commentaire toujours puisé sera composé du Testament de César\n dans les principes généraux.                  Girodot pour la rentrée de MM. Lortheur,\n   A lire aussi l'introduction historique, Garnier et Bahier, les trois comiques aimés\nillustrée de faits typiques habilement choi­ de la maison, et de Geneviève, un acte de\nsis, et le chapitre de tête où M. Janlet, qui Scribe, qui servira de début à M1Ie Meuris,\nest un convaincu, plaide vaillamment,          1 er prix du Conservatoire de Bruxelles ; à\ncontre d'éminents jurisconsultes, la thèse ce spectacle succédera Célimare le bien-\nde la propriété absolue en matière intellec­ aimé, de Labiche, et les Effrontés, d'Emile\ntuelle.                                        Augier, pour les débuts de M lle Faustine\n   L'éditeur Moens a fait à ce volume une Chartier. Immédiatement après viendra\ntoilette pleine de goût, digne du caractère Ma gouvernante, trois actes nouveaux, de\nartistique du sujet qu'il traite.              M. Bisson, l'heureux auteur du Député de\n"}, {"page_pdf": 345, "texte": "                                        — 302\n\n\n Bombignac, du Conseil judiciaire, etc., etc.        \" — Je suis touché à la cuisse 1 et fit feu.\n Enfin, Durand et Durand, le grand succès           « — Et moi à l'aîne! dit M. Carrel, après\n actuel du Palais-Royal, trois actes très        avoir essuyé le feu de son adversaire.\n drôles de MM. Valabrègue et Ordonneau.             « Il eut encore la force d'aller s'asseoir\n                                                 sur un tertre, au bord de l'eau. Les témoins\n                                                 et un ami, le docteur Marx, coururent à\n     On a inauguré, le 26 juillet, à Rouen, la   lui ; M. Persat fondait en larmes.\n statue d'Armand Carrel.                            « — Ne pleurez pas, mon bon Persat, lui\n     On sait qu'il trouva la mort dans un duel   dit M. Carrel, voilà une balle qui vous\n avec M. Emile de Girardin.                      acquitte, faisant allusion au procès du Na-\n     Une polémique s'était engagée entre le      tional qui devait avoir lieu le lendemain.\n  Temps, le Bon Sens et le National, d'une          « Après lui avoir donné les premiers soins,\n part, et la Presse, journal de M. Emile de      ses amis le prirent dans leurs bras pour le\n Girardin, d'autre part. La querelle, causée     transporter à Saint-Mandé. En passant a u ­\n par des motifs d'ordre secondaire, se ter­      près de M. de Girardin, M. Carrel voulut\n mina par une rencontre, qui eut lieu à          s'arrêter :\n Vincennes.                                         « — Souffrez-vous, Monsieur de Girar­\n    Le National du 26 juillet 1836 fait le       din?\n récit suivant de cette rencontre dans la­          « — Je désire que vous ne souffriez pas\n quelle Carrel trouva la mort :                  plus que moi.\n    « L'explication directe qui avait eu lieu       « — Adieu, Monsieur, je ne vous en veux\n entre M. Carrel et M. de Girardin ne lais­      pas.\n sait malheureusement rien à faire aux t é ­        « Près de la porte du bois, on rencontra\n moins de M. Carrel pour amener une con­         un vieux militaire. M. Carrel lui dit :\n ciliation. Arrivé sur le terrain, M. Carrel       « — Vous avez servi. Avez-vous été quel­\n s'avança vers M. de Girardin et lui dit :      quefois blessé au ventre?\n    « — Eh bien ! Monsieur, vous m'avez            « — Non, Monsieur, seulement au bras\n menacé d'une biographie; la chance des         et à la jambe ; mais j'ai vu plusieurs cama­\narmes peut tourner contre moi ; cette bio­      rades blessés au ventre qui en sont re­\n graphie, vous la ferez alors, monsieur;        venus.\nmais dans ma vie privée et dans ma vie             « — Triste blessure que celle-là!\npolitique, si vous la faites loyalement, vous      « Dès qu'il fut couché, Carrel fit à ses\nne trouverez rien qui ne soit honorable,        amis ses dernières recommandations :\nn'est-ce pas, Monsieur?                         « Point de prêtre, point d'église ! » Peu de\n    « — Oui, Monsieur, répondit M. de Gi­       temps après, songeant à la cause de son\nrardin.                                         combat et de sa blessure, il dit : « Le porte-\n    « Il avait été décidé par les témoins que   drapeau du régiment est toujours le plus\nles combattants seraient placés à quarante      exposé; du reste, j'ai fait mon devoir 1 »\npas et qu'ils pourraient faire dix pas cha­      « Lorsqu'on se fut assuré que la vessie\ncun. M. Carrel franchit la distance d'un pas n'était pas atteinte, on lui fit remarquer\nferme et rapide, tira sur M. de Girardin, cette circonstance favorable. « Oui, dit-il,\nqui n'avait encore fait que trois pas environ c'est la péritonite que j'ai à craindre ».\nen ajustant.                                     Le lendemain, il était mort.\n   « La détonation des deux armes fut            Les funérailles de Carrel furent splen­\npresque simultanée ; cependant M. Carrel dides. M. de Girardin lui-même y assista,\navait tiré le premier. M. de Girardin et jura sur la tombe de son adversaire de\ns'écria :                                      ne plus jamais se battre. Il se tint parole.\n\n\n   Nous publierons dans notre prochain numéro : 1° une étude de M. Iwan Gilkin sur\nJules Laforgue; 20 une étude de M. Max Waller sur Le Salon de Bruxelles; 3° une\nLettre fantaisiste de M. Albert Giraud ; 4° une Chronique rimée de Siebel; 5° une Chro-\nnique théâtrale sur la Monnaie et l'Alhambra; 6° des vers de MM. Severin, Montenaecken\net Valère Gille.\n"}, {"page_pdf": 346, "texte": "   Aux amateurs de bières anglaises, nous recommandons la\n\n      TAVERNE BRITISH\ntenue par V A L A D K et située place du Musée. Dîners\net déjeuners à la carte et à prix fixe. 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Un numéro 2 0 centimes, abonnement (3 mois) 1 7 francs;\n  en vente partout.\n"}, {"page_pdf": 347, "texte": "          POUR       PARAITRE            EN        OCTOBRE\n\n\n\nHORS DU SIÈCLE\n                               POÉSIES\n\n\n\n                     ALBERT            GIRAUD\nÉditeur : M\",e Ve MONNOM, 26, rue de l'Industrie, Bruxelles\n\n\n\n\n   GENEVIEVE DE BRABANT\n             GRAND SUCCÈS A L'ALHAMBRA\n\n\n\n\nASSOCIATION VINICOLE DE LA CHAMPAGNE\n                                              ÉPERNAY\n\n\n                                      Prix Courant\n                     Baron J. de Warnimont                                  2 25\n                     Marquis Armand de St-Hubert                  . . . .   2 75\n                     ROSÉE JEUNE BELGIQUE                                   3 00\n                     Crême d'Ay             id.                             3 50\n                     Bouzy extra            id.          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