{"numero_id": "ulb-jeune-belgique-1887-12-05-n12", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "articles": [{"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-12-05-n12-201", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Couverture", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "7e A N N É E . 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P R I X : F R . 0-60.                5 DÉCEMBRE   1887.\n\n\n\n\n                                                          LA\n\n\nJEUNE BELGIQUE\n                                               "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-12-05-n12-202", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Sommaire", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "SOMMAIRE", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 420, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 238, "fin_caractere_exclue": 1676, "texte": "SOMMAIRE:\n   Fin d'année                                                                 FÉLICIEN ROPS.\n   Vers . .                                                                    ALBERT GIRAUD.\n   L'incident Khnopff                                                          ALBERT GIRAUD.\n   Nocturne                                                                    FERNAND SEVERIN.\n   Elaine                                                                      MAX    WALLER.\n   Le Parnasse de la Jeune Casserole.\n   Airs de flûte                                                               SïÈBEL.\n   I.,                        II.                                                   JOSÉP. PÉLADAN.\n   Chronique                littéraire                                         III. MAX WALLER.\n   Memento                                                        . . . .\n   Table des matières.\n\n\n\n\n                                                  BRUXELLES\n                    ADMINISTRATION :                                           RÉDACTION :\n                 26, RUE DE L'INDUSTRIE, 26                                  80, RUE BOSQUET, 80\n\n                                                         PARIS\n                                               L É O N V A N I E R , ÉDITEUR\n                                                      19, Quai Saint-Michel\n\n\n                                                              1887\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-12-05-n12-013", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Appel aux abonnés", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Anonyme", "ancre_debut": "CommE l aN dernieR", "ancre_fin": "notrE chèrE JEUNE BELGIQUE", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "La direction rappelle", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 421, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 413, "fin_caractere_exclue": 977, "texte": "CommE l'aN dernieR L A J E U N E BELGIQUE comptE\nretrouveR A l'échéancE d E fiN d'annéE, touS ceuX qui\njusqu'A cE jouR onT soutenU soN œuvrE. EUE continuerA\nà groupeR touS leS jeuneS q u E sollicitE 1A joiE d'écrirE\neT soN programmE connU nE varier A poinT.\n  NouS rappelonS à noS abonnés quE l'apporT d E douzE\nsouscripteurs nouveauX leuR donnE droiT aU servicE\ngratuiT d E 1A revuE eT danS leuR intérêT commE danS\n1E nôtrE, nouS leS prionS d'useR deS meilleurs moyenS\ndE propagandE pouR aideR à 1A popularitÉ artistE dE\nnotrE chèrE J E U N E B E L G I Q U E .\n  "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-12-05-n12-014", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Avis de la direction", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Anonyme", "ancre_debut": "La direction rappelle", "ancre_fin": "caractère collectif ou anonyme", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "BOITE AUX LETTRES", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 421, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 977, "fin_caractere_exclue": 1221, "texte": "La direction rappelle aux lecteurs de La Jeune Belgique qu'elle assume\nseule la responsabilité des articles qui paraissent sans signature dans la\nrevue. 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Vous avez l'épistolite aiguë, cher poète, et je vous avertis q u e si\nm'envoyez plus d'une lettre par quinzaine, je ne vous ouvre plus! Votre Baiser est très\npassable.\n                                              Equivoques bruits\nest assez laid d'harmonie et trop Silvestre.\n                                              Baisers à bénir\nest une rime amenée. Enfin I insérerons I\n  49. EDM. GYRI. Louvain. Ouye! ouye! ouye !\n  Tenez : lisez vous-même :\n                                              UN T E M P S !\n                     L'hiver par un temps gris de Brouillard — en novembre,\n                     Et décembre amenant en grinçant r les grands froids ;\n                     Et la neige attristante en les moroses mois ;\n                     Ni les grands arbres nus — lesfeuilles couleur d'ambre (2);\n                     Ni les vols palpitants d'un jeune oiseau perdu;\n                     Ni les macabres noirs des profondeurs du Pôle (3) ;\n                     Ni du mendiant pervers l'horrible et triste rôle;\n                     Ni le balancement atroce d'un pendu;\n                     Helas! me sont (4) si peu, quand, impatient (5 , j'attends\n                     Les lettres — ô mon cœur! — d'une gentille aimée —\n                     Que d'un amour profond — doux — je sais affamée\n                     Helas! Hélas! c'est trop long : trois jours d'attente : un temps! (6)\n  Bloquons, mes frères!\n  50. AUG. J. Quaregnon.Très jolis les Lieder; dans le premier, au lieu de : s'entretenir,\nne vaudrait-il pas mieux :\n                                    Causer tout bas des temps passés???\n  51. L E SALON POUR TOUS. Acceptons l'échange, mais que voulez-vous dire par être votre\ncorrespondant? Correspondant artistique? — Combien la ligne? Correspondant-agent?\nNous ne sommes pas libraire. Bien à vous.\n  52. FRITZ ELL. Gand. Très bien, votre Guidel. Le donnerons au premier jour. A noter\naux épreuves quelques répétitions de mots.\n  53. JACQUES F . Louvain. Le Violon de Noël est charmant; il sera tôt inséré.\n  (1 Ça grince, le froid? — (2 Si les arbres sont nus, ils n'ont pas de fouilles, ce qui empêche celles-ci de res­\nsembler à des bouts de pipes. — (3 II n'y a pas de nègres au Pôle! — (4) Ni, ni, ni, me sont. Et la grammaire ?\n— (5) Im pa-ti-ent — quatre pieds. — (6) De chien.\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-12-05-n12-001", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 367, "page_fin": 369, "titre_corps": "Fin d’année", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Félicien Rops", "ancre_debut": "FIN D ANNÉE", "ancre_fin": "de Chatanoga City", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "VERS LA MORT D HUNALD", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 422, "page_imprimee": 367, "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 1455, "texte": "FIN D'ANNÉE\n\n\n                           A quoi bon, en cette année qui achève\n                          notre sixième volume, dresser un bilan de\n                            ce que nous avons fait ? Le PARNASSE\n                            DE LA J E U N E BELGIQUE a signé notre\n                          feuille de route, et désormais aucune\n                              douane n'essaiera de nous arrêter.\n                              Cest Rops, l'infâme Jély, qui fera\n                              les frais de notre : bonjour, bon an.\n                   Nous avons annoncé déjà à nos lecteurs que\n                le prochain frontispice de LA J E U N E BELGIQUE\n                serait signé du nom de ce monstre! Récemment\n                nous avons écrit au fantastique Jély pour lui\n                rappeler ses promesses. Voici sa réponse, datée\n                de BUFFALO! 20 OCTOBRE :\n\n                                        « Buffalo — sur les bords du lac Erié —\n                                      seul avec les flots, sous le regard de Dieu.\n\n  « Ah ! ça, on ne peut donc pas même pêcher des blue-fishes sur le lac\nErié sans être dérangé par ses amis? Mais, je ne suis plus aquafortiste, mon\ncher W      , je me suis fait tatoueur, vous avez bien lu : Tatoueur sur les\nbords du lac Erié, bords déjà embêtés par Chateaubriand. J'habite une\n                                                                         25\n"}, {"page_pdf": 423, "page_imprimee": 368, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 706, "texte": "                             — 368 —\n\ncabane en sapin de Californie (Wellingtonia Gigantea : conifère) et au\ndessus se balance en lettres rouges comme Célestin Demblon, l'enseigne\nsuivante, ornée de dessins qui feraient pâlir les XX eux-mêmes :\n\n\n\n\n      Look! Look!! Look!!!\n             FÉLICIEN ROPS\n   Belgian Academy & French lnstitute\n          Scholar and Pupil of the celebrated Artist\n                      Emile Wauters\n\n                    TATOUINGER!\n   Emblems — Devices — Poem's — Pictures — Designs\n                 Drawings &c &c &c\n\n       A L'INSTAR DE PARIS\n                          in three Colours :\n\n            RED — BLUE — Y E L L O W ! !\n\n                   Instantaneously !!!!!\n"}, {"page_pdf": 424, "page_imprimee": 369, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1658, "texte": "                                 — 369 —\n\n  « Voilà !\n  « J'ai rencontré à Syracuse — pas l'ancienne! la New-Syracusa! — le\ndernier des indiens Iowas. Il est prêtre swedenborgien de la New-Jeru­\nsalem, porte un complet du BON MARCHÉ et un pince-nez bleu ! Un bison\nmal peint sur la joue gauche. Il « fait évêque » à Savatoga et est amoureux\nde Sarah Bernhardt.\n  « Ce bison mal peint me suggéra l'idée d'appliquer au tatouage, les for­\nmules de l'Ecole impressionniste.\n   « J'avais trouvé ma voie!\n   « Je me suis converti au swedenborgisme et Sa Grandeur, dans un moment\nd'épanchement, m'a autorisé à orner le nombril de sa dame des portraits\nde François Coppée et du général Boulanger, ses grands hommes préférés.\nC'est fait! en trois couleurs (red, blue and yellow).\n   « Mme l'évêque compte aller à l'exposition de Paris en 1889. Cette prélate\nmanquant tout à fait de tenue, — l'Académie sera f...ue et déshonorée.\n   « Voilà, mon cher W        , ce que c'est de voyager trop jeune et les désa­\ngréments qui s'ensuivent.\n   « Je faisais des frontispices, je fais des culispices (mettons des culispi­\npis... pour les dames!).\n   « Bien des belles amitiés à tous nos amis de la Jeune Belgique.\n   « N'empêche que je vais vous envoyer pour elle un joli tatouage. »\n\n   Voilà où en sont les choses; nous n'avons pas cru pouvoir\nmieux faire que de donner, en mot de fin d'année, cette joyeuse\nlettre, signée :\n                                                FÉLICIEN ROPS,\n                                     Tatouinger de S. G. Vévêque (New-Jerusalem)\n                                                de Chatanoga-City.\n\n\n\n\n                                 "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-12-05-n12-002", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 369, "page_fin": 371, "titre_corps": "Vers", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Albert Giraud", "ancre_debut": "VERS LA MORT D HUNALD", "ancre_fin": "ALBERT GIRAUD", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 424, "page_imprimee": 369, "debut_caractere": 1658, "fin_caractere_exclue": 1945, "texte": "VERS\n                          LA MORT D'HUNALD\n\n          Sur le lit vierge et blanc, jonché de lys nocturnes,\n          De lys mystérieux, de grand lys taciturnes,\n          Sous les rideaux pensifs où fleure un cher secret,\n          Ses yeux frêles blessés par tes yeux, sans regret\n"}, {"page_pdf": 425, "page_imprimee": 370, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1554, "texte": "                         — 370 —\n\n   Des heures, sans regret des lèvres, sans envie\n   De tromper le destin ni d'accepter la vie,\n   Sans espoir d'un espoir, sans désir d'un désir\n   Déjà mort dans son âme il se laisse mourir;\n   Et tandis que du soir tintent les cloches vaines,\n   De ses fins ciseaux d'or l'enfant s'ouvre les veines,\n   Calme et grave, très las, à soi-même étranger,\n    Vaguement caressé par le rêve léger\n   Qui lui baise le front de ses ailes neigeuses,\n   Et ses regards obscurs, violettes songeuses,\n   Contemplent la splendeur de son corps trop aimé\n   Pleurer de longs rubis sur le lit parfumé,\n   Et joyeux d'une joie étrange, la chair veuve,\n   Il regarde jaillir le sang fier, comme un fleuve,\n   Puis, sans même souffrir le tourment du pardon,\n   Ayant tout oublié de toi, jusqu'à ton nom,\n   Dans le luxe des flots et leur lente harmonie,\n   Il écoute, en mourant, chanter son agonie.\n\n\n\n                         SOLITUDE\n\n\nChère âme, mes désirs sont de lointains vaisseaux\nQui, rouges de mon sang et roses de mon rêve,\nM'ont laissé triste et seul, deux fois seul, sur la grève.\n\n\nTout rouges de mon sang, tout roses de mon rêve,\nEt doux du tremblement maternel des berceaux,\nChère âme, mes désirs sont de lointains vaisseaux\n\n\nQui, doux du tremblement maternel des berceaux,\nTendres de la chanson du rouet des aïeules,\nSont entrés dans le ciel et l'infini des eaux.\n\n\nTendres de la chanson du rouet des aïeules,\nIls sont entrés, là-bas, dans le ciel plein d'oiseaux,\nMe laissant seul à l'heure où les grèves sont seules.\n"}, {"page_pdf": 426, "page_imprimee": 371, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1241, "texte": "                          -371     -\n\n\nDans un ciel ignoré, plein d'astres et d'oiseaux,\nTout rouges de mon sang, tout roses de mon rêve,\nIls ont fui, me laissant triste et seul sur la grève;\n\nEt je garde à jamais leur balancement doux,\nLeurs voiles dans le vent et leur caresse aux vagues,\nEt leur désir du monde au fond de mes yeux fous,\n\nEux qui, devant l'ennui des cieux mornes et vagues,\nAvec leur rêve ardent au fond de mes yeux fous,\nMont laissé seul de moi, seul de toi, seul de nous!\n\n\n                        RENCONTRE\n\n— Je reviens d'un voyage au cher pays des lèvres,\nAu pays des baisers d'un siècle, de là-bas :\nCrépuscule des chairs, torches roses des fièvres,\nTout s'est fané, tout s'est éteint, et je suis las !\n\n— De ce même pays des torches et des fièvres,\nDu pays du baiser séculaire, là-bas,\nDu pays de la chair, du cher pays des lèvres,\nJe reviens comme toi, comme toi, le cœur las!\n\n— Qu'avons-nous rapporté de cet amer voyage?\n— Rien qu'un impitoyable et stérile veuvage,\nQu'un mauvais compagnon d'exil et de prison.\n\n— Aimons-nous cependant, ô ma pauvre âme lasse,\nAimons-nous doucement, lentement, à voix basse,\nSans éveiller celui qui dort dans la maison.\n                                             ALBERT GIRAUD."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-12-05-n12-003", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 372, "page_fin": 377, "titre_corps": "L’Incident Khnopff", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Albert Giraud", "ancre_debut": "L INCIDENT KHNOPFF", "ancre_fin": "ALBERT GIRAUD", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "", "segments_controles": true, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 427, "page_imprimee": 372, "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 2440, "texte": "L'INCIDENT KHNOPFF\n                                                             A   MAX W A L L E R .\n\n\n\n            Je demande un instant la parole sur l'incident Khnopff-Verlaine,\n             que tu as soulevé dans le dernier numéro de la Jeune Belgique.\n                Non pas que j'aie envie de demander la revision du procès.\nIl est jugé, et bien jugé. L'embarras de l'Art moderne le démontre de la\nfaçon la plus piquante.\n    Il me plaît mieux d'envisager la question du plagiat en elle-même, au\npoint de vue de l'art, et d'essayer de dissiper une vieille équivoque toujours\nrenaissante, que l'Art moderne entretient, comme un faux mendiant sa\nblessure. M. Khnopff me servira d'exemple, voilà tout.\n    Il y a plagiat et plagiat, comme il y a fagots et fagots.\n   Je pense que le droit au plagiat — à certain plagiat — existe bel et bien\nen littérature. Je pense que, dans certains cas de gestation artistique, lès\nemprunts, même les plus textuels et les plus considérables, ne doivent être\nregardés que comme une matière première que le créateur s'assimile et\ntransforme à la lumière personnelle de son esprit.\n    Quel pillard, quel plagiaire que ce Shakespeare, pour qui l'art drama­\ntique fut une immense forêt de Bondy ! Il a détroussé tout le monde, et il\n n'a volé personne. Ce magnifique manteau de velours, il l'a arraché à tel\n poète qui passe, oui ! Mais voyez donc comme il le porte, comme l'étoffe\n palpite et semble vivre sur cette fière poitrine! Rejetez un instant le man­\n teau sur les chétives épaules de son premier porteur, et regardez : c'est lui\n qui a l'air de l'avoir volé.\n    Quand on bâtit un monument pareil à la cathédrale de Cologne, il est\n permis de dérober la flèche d'une petite chapelle ignorée.\n     Le génie est trop affairé. Est-ce qu'il a le temps de s'occuper de ces niai­\n series? Il se rue à la fois sur la vaisselle d'étain et la vaisselle d'or, sur le\n plomb et sur l'argenterie, et il lance le tout dans la fournaise, comme Ben­\n venuto Cellini, pour en faire jaillir un dieu !\n     Le génie égorge ceux qu'il pille. Mais il ne faut pas confondre Shake­\n speare avec les poètes qui font le mouchoir.\n     Il convient encore d'être indulgent à certaine espèce de plagiat, — ou\n plutôt de réminiscence. Il n'est pas difficile de retrouver des expressions de\n  Lamartine dans les vers de Musset, ni des métaphores de Hugo dans les\n"}, {"page_pdf": 428, "page_imprimee": 373, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2575, "texte": "                                  — 373 —\n\n strophes de Gautier. Qu'est-ce que cela prouve si rien ne ressemble moins\n à Lamartine que Musset, et si l'œuvre de Gautier n'a pas la couleur de\n celle de Hugo?\n    Mais où l'indulgence n'est plus de mise, c'est précisément dans des cas\n analogues à celui de M. Georges Khnopff.\n    Une oeuvre d'art, quelle que soit sa forme, peut être considérée comme\nl'expression d'un état de sensibilité déterminé. Shakespeare a dit : « Nous\n sommes faits de la même étoffe que nos rêves ». Cet état de sensibilité se\n manifeste à la fois par le choix du sujet et par les détails de l'exécution.\nQuant à la forme, il est permis de dire qu'elle est la principale manifesta­\n tion de la sensibilité de l'artiste. Le choix des mots, leurs alliances, les\nmétaphores, les combinaisons de rimes, les recherches de prosodie, quand\nil s'agit d'un poète, — la préférence donnée à certaines couleurs, à certaines\nrelations de tons, quand il s'agit d'un peintre, tous ces éléments détermi­\nnent, autour du sujet de l'œuvre, une sorte d'atmosphère générale, qui est\nfaite de la substance même de l'artiste. C'est d'elle que jaillit, sinon l'ori­\nginalité, du moins la personnalité du poète.\n    M. Paul Verlaine écrit, par exemple, un volume de vers intitulé : Fêtes\ngalantes.\n    Le sujet général, comme le titre seul l'indique, annonce une transposi­\ntion en vers de l'état de sensibilité spécial que l'on observe dans l'œuvre\nd'Antoine Watteau.\n    Ce sera, dans une vapeur de rêve et de soleil couchant, la mélancolie des\nchoses mortes ou qui doivent mourir, et dans l'ambre fin du crépuscule, les\nétranges feux follets des sourires tristes de leur joie. « Le rêve d'un Shake­\nspeare ivre d'essence de rose », comme me le disait un jour, devant l'Embar-\nquement pour Cythère, M. Iwan Gilkin.\n    Les sujets particuliers, on les devine. De beaux parcs, éclairés du blanc\nmystère des statues. Des promenades lasses de marquises et d'abbés galants.\nDes chiens frisés, des négrillons. Pierrot gourmand et voleur regardant la\nlune à travers le vin rose. Cassandre édenté. Colombine et Arlequin.\nEt comme mélopée, la chanson dolente des fontaines prisonnières de\nleurs vasques.\n    Dès lors, si nous passons à la réalisation plastique, à la forme, qu'ar­\nrive-t-il?\n    Il arrive que chaque mot, chaque mariage de mots, chaque image sera\nune évocation partielle du rêve total. Le poète choisira tel mot, puis\ntel autre, et les unira, absolument comme un musicien fera chanter telle\nphrase musicale par des violons, des hautbois ou des flûtes. Le choix des\n"}, {"page_pdf": 429, "page_imprimee": 374, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2533, "texte": "                                   — 374 —\n\n  vocables et leurs différentes combinaisons de'terminent ainsi la couleur et le\n  timbre de l'orchestration du poème.\n     Quant au rhythme particulier du vers, à la place de la césure et de l'hémis­\n  tiche, à l'entrelacement des rimes et des strophes, ne voit-on pas que tout\n  cela correspond, en musique, à la coupe de la mélodie et à la façon dont\n  elle se déroule?\n     Ainsi, dans les Fêtes galantes de M. Paul Verlaine, le sujet général et\n  les sujets particuliers une fois trouvés, comment le poète va-t-il composer\n  l'atmosphère de son œuvre?\n     D'abord, par le choix des noms propres. Les gracieux fantômes de\n  femmes qui traversent ses rimes s'appelleront Aminthe, Cydalise, Cli­\n  mène, etc., etc. Les galants seront Léandre, Clitandre, ou quelqu'aèôe.\n  Scaramouche interviendra. Ces noms, évocatifs entre tous, donnent d'em­\n  blée aux strophes une couleur particulière.\n     Le poète, ensuite, disposera ses rimes de manière à marquer fortement,\n  au moyen de sonorités correspondantes, telle sensation ou tel décor.\n  Le mot bergeries triomphe, avec ses rimes afféteries, fleuries, chéries.\n Arlequin appelle faquin et boulingrin, tambourin. L'adjectif grêle\n s'accompagne de mouvements d'aile. Les vestes de soie éveillent la. joie.\n Tout s'atténue dans l'avenue. Les gestes sont bizarres, et les Silènes,\n hilares. La mandoline jase, et les marquises sont en extase. Le bassin\n rêve, la lune se lève. Passent des masques, ils sont fantasques. L'arc de\n l'amour se tend au fond du parc, etc., etc.\n     L'effet musical de ces rimes complète l'artifice des noms propres.\n     Viennent alors les associations de mots et les images, d'où se dégage\n l'essence même du rêve verlainien. Les soirs, les sens, les ramures,\ntout est extasié. Odeurs de rose et de rosiers. Les jets d'eau sont sveltes\n parmi les statues. Le clair de lune est calme et beau. On parle d'or.\n L'Amour est malicieux. Les ramures assombries sont chanteuses. Le\nvent ride les bassins. L'eau rêve. Le ciel sourit aux costumes des\nmasques, etc., etc.\n     Et de tous ces éléments, ou plutôt de la réunion de tous ces éléments,\ncar pris à part, ils appartiennent à chacun, surgit enfin l'œuvre intitulée :\nFêtes galantes, qui n'appartient plus qu'à un seul.\n    Voici maintenant M. Georges Khnopff, qui publie, ici même, dans la\nJeune Belgique, il y a trois ans, un groupe de poèmes intitulé : Dix-hui-\ntième siècle.\n    Le sujet général est le même que celui des Fêtes galantes de M. Paul\nVerlaine.\n"}, {"page_pdf": 430, "page_imprimee": 375, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1878, "texte": "                                       — 375 —\n\n   Les sujets particuliers sont les mêmes aussi.\n   M. Georges Khnopff va donc se distinguer de M. Paul Verlaine en trai­\ntant son sujet d'une façon différente? La forme plastique du poème va\ns'éloigner beaucoup de celle des Fêtes galantes? Il va éclairer autrement le\ndécor, traduire d'autres sentiments, exprimer d'autres sensations?\n   Non pas.\n   M. Georges Khnopff adopte le système de versification de M. Verlaine.\nIl use des mêmes artifices de prosodie. Son vers est identique au vers de\nM. Verlaine.\n   Il met en scène les mêmes personnages, et, comme M. Verlaine, emploie\ncertains noms propres en vue d'arriver à un effet semblable.\n   M. Georges, Khnopff exprime les mêmes sentiments mélancoliques, tra­\nduit les mêmes sensations subtiles que M. Verlaine.\n   M. Georges Khnopff plante dans son œuvre, comme des clous de dia­\nmant, les mêmes rimes qui soutiennent les strophes de M. Verlaine.\n   M. Georges Khnopff emploie le même vocabulaire que M. Verlaine. Ce\nsont les mêmes mots, placés de la même façon, sous le même coup de\nlumière. A part deux ou trois vers traduits directement des Watteau du\nLouvre et quelques légères infusions de M. Mallarmé, pas un mot, pas une\nrime de M. Georges Khnopff que l'on ne retrouve dans les Fêtes galantes.\n   M. Khnopff ne s'arrête pas là. Non seulement il emprunte à M.Verlaine\nle sujet général, les sujets particuliers, les personnages, la prosodie, le voca­\nbulaire; il lui emprunte encore les associations de mots, les images, des vers\nentiers, des strophes entières. Et le Dix-huitième siècle vient ainsi au\nmonde, comme une version des Fêtes galantes que M. Verlaine aurait\ngardée dans ses tiroirs.\n   Ce n'est plus un emprunt, c'est une conversion !\n   Voici, pour convaincre nos lecteurs, un tableau, que nul ne peut garantir\ncomplet, des emprunts de M. Georges Khnopff:\n\n"}, {"page_pdf": 430, "page_imprimee": 375, "debut_caractere": 1885, "fin_caractere_exclue": 1904, "texte": "DIX-HUITIÈME SIÈCLE"}, {"page_pdf": 430, "page_imprimee": 375, "debut_caractere": 1951, "fin_caractere_exclue": 1993, "texte": "Ah ! vous étiez marquise au temps des ber­"}, {"page_pdf": 430, "page_imprimee": 375, "debut_caractere": 2155, "fin_caractere_exclue": 2169, "texte": "...Scaramouche"}, {"page_pdf": 430, "page_imprimee": 375, "debut_caractere": 2217, "fin_caractere_exclue": 2256, "texte": "A finement posé la très mignonne mouche"}, {"page_pdf": 430, "page_imprimee": 375, "debut_caractere": 2299, "fin_caractere_exclue": 2343, "texte": "Qui ravive le blanc laiteux de votre joue..."}, {"page_pdf": 430, "page_imprimee": 375, "debut_caractere": 2391, "fin_caractere_exclue": 2430, "texte": "Les brises des étangs, mystiques barca­"}, {"page_pdf": 430, "page_imprimee": 375, "debut_caractere": 2466, "fin_caractere_exclue": 2473, "texte": "rolles,"}, 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3462, "texte": "[mêlent de longs sanglots."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 104, "fin_caractere_exclue": 146, "texte": "Le ciel si pâle et les arbres si grêles..."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 199, "fin_caractere_exclue": 240, "texte": "De nonchalance et de mouvements d'ailes.."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 343, "fin_caractere_exclue": 382, "texte": "...Que vous n'aimez et parlez d'or !..."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 465, "fin_caractere_exclue": 477, "texte": "...L'amour.."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 530, "fin_caractere_exclue": 569, "texte": "Dans le coin le plus mystérieux du parc"}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 622, "fin_caractere_exclue": 665, "texte": "Souriait en bandant malignement son a r c ."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 729, "fin_caractere_exclue": 750, "texte": "Pierrot qui d'un saut"}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 819, "fin_caractere_exclue": 826, "texte": "De puce"}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 890, "fin_caractere_exclue": 910, "texte": "Franchit le buisson,"}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 974, "fin_caractere_exclue": 992, "texte": "Cassandre sous son"}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 1061, "fin_caractere_exclue": 1070, "texte": "Capuce..."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 1124, "fin_caractere_exclue": 1163, "texte": "Les grands jets d'eau sveltes parmi les"}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 1248, "fin_caractere_exclue": 1258, "texte": "[marbres.."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 1311, "fin_caractere_exclue": 1343, "texte": "Et la lueur du soleil qu'atténue"}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 1396, 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Hi! Hi ! les amants bizarres !..."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 1894, "fin_caractere_exclue": 1926, "texte": "...Et pratique entame un pâté..."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 1984, "fin_caractere_exclue": 2017, "texte": "...Sous les ramures assombries..."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 2074, "fin_caractere_exclue": 2108, "texte": "...Ce faquin d'Arlequin combine..."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 2162, "fin_caractere_exclue": 2201, "texte": "Et le vent doux ride l'humble bassin..."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 2255, "fin_caractere_exclue": 2295, "texte": "Au calme clair de lune triste et beau..."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 2376, "fin_caractere_exclue": 2392, "texte": "...Dans l'extase"}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 2492, "fin_caractere_exclue": 2516, "texte": "D'une lune rose et grise"}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 2615, "fin_caractere_exclue": 2638, "texte": "Et la mandoline jase..."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 2741, "fin_caractere_exclue": 2771, "texte": "Sous les ramures chanteuses..."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 2865, "fin_caractere_exclue": 2883, "texte": "...la lune se lève"}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 2980, "fin_caractere_exclue": 3012, "texte": "Et l'esquif dans sa course brève"}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 3106, "fin_caractere_exclue": 3141, "texte": "File gaiement sur l'eau qui rêve..."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 3226, "fin_caractere_exclue": 3238, "texte": "..Le ciel..."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 3291, "fin_caractere_exclue": 3323, "texte": "Semble sourire à nos costumes..."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 3376, "fin_caractere_exclue": 3416, "texte": "...Et sangloter d'extase les jets d'eau."}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 376, "debut_caractere": 3465, "fin_caractere_exclue": 3752, "texte": "  N'est-il pas évident que l'œuvre intitulée Dix-huitième siècle, ayant le\nmême sujet général, les mêmes sujets particuliers, la même prosodie, les\nmêmes personnages, le même vocabulaire, les mêmes images, les mêmes\nrimes, les mêmes mots, la même couleur, la même musique, la même atmo-\n"}, {"page_pdf": 432, "page_imprimee": 377, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1900, "texte": "                                — 377 —\n\nsphère que les Fêtes galantes, n'appartient pas à M. Georges Khnopff?\n   A part le cas d'une copie pure et simple, je ne connais point, dans toute\nl'histoire littéraire, un exemple de plagiat aussi caractérisé.\n   Quand la Jeune Belgique publia le Dix-huitième siècle, et que tous, nous\nfîmes fête à M. Georges Khnopff, la première édition des Fêtes galantes\nétait épuisée, presque introuvable.\n   Ceux d'entre nous qui avaient lu le livre de M. Verlaine ne le connais­\nsaient que sur la foi d'une lecture hâtive, dans les bibliothèques publiques,\net, tout en admettant la parenté de M. Khnopff et de M. Verlaine, ne\npouvaient contrôler... l'inceste!\n   La bonne foi de la Jeune Belgique fut donc surprise.\n   Elle devait à sa dignité littéraire de l'avouer à ses lecteurs.\n   Elle a hésité pendant plusieurs mois, au risque de se compromettre elle-\nmême, par sympathie pour M. Khnopff.\n   Aujourd'hui, elle a dû rompre son silence.\n   Ce n'est pas sans un serrement de cœur que j'écris ces lignes. Je ne puis\noublier la joie, l'enthousiasme d'art que m'a causé la première lecture du\nDix-huitième siècle. Mon admiration alla librement à M. Khnopff, qui en\nreçut plus d'un témoignage.\n   J'ajoute que, malgré la méchante aventure du Dix-huitième siècle, il ne\nl'a point perdue tout entière.\n   M. Khnopff, même à ne considérer que ses mosaïques, reste un ouvrier\nsubtil et merveilleusement doué. Il reste surtout, à mes yeux, l'auteur des\nChinoiseries, qui, pour être inspirées par la chinoiserie que M. Mallarmé\ndonna jadis au Parnasse contemporain, n'en appartiennent pas moins,\npensons-nous, à M. Khnopff.\n   L'auteur de ces Chinoiseries est de taille à écrire une œuvre personnelle.\nIl se le doit, à lui-même, et aux amis qui ont si chaleureusement acclamé\nses premiers débuts littéraires.\n                                                  ALBERT GIRAUD.\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-12-05-n12-004", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 378, "page_fin": 379, "titre_corps": "Nocturne", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Fernand Severin", "ancre_debut": "NOCTURNE", "ancre_fin": "FERNAND SEVERIN", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 433, "page_imprimee": 378, "debut_caractere": 48, "fin_caractere_exclue": 1522, "texte": "NOCTURNE\nLes langes du pardon enveloppaient mon âme\nD'un égal insouci de l'homme et de la femme;\nJ'étais celui qui songe et qui n'a pas d'autrui;\nJ'oubliais qu'un couchant eût précédé ma nuit\nOù les seuls souvenirs m'eussent fait vivre encore,\nEt les roses du jour et les lys de l'aurore\nÉtaient des feux de pâtre éteints au fond de moi.\nSeul dans cet infini des temps et de l'effroi\nJ'appelais de ma plainte et de mes mains tendues\nLes aigles de mon rêve évadés dans les nues,\nEt les hautains oiseaux ne m'obéissaient plus.\nUn peu des maux subis, un peu des livres lus,\nMais avec la pâleur d'un lointain qui recule,\nRallumaient dans ma nuit un frêle crépuscule.\nL'ennui de toujours vivre en étouffait le deuil\nEt l'imprévu lui-même avait fui du cercueil.\n\n\nEt voilà qu'un troupeau de blêmes créatures\nPassa sous mes yeux secs, en de mornes postures;\nElles allaient ainsi qu'on va dans le sommeil,\nAvec de mêmes pleurs sous un crêpe pareil,\nEt les charmes détruits de ces femmes damnées\nSemblaient me reprocher les délices données.\nLe délire inventif des temps luxurieux\nIncendiait encor leurs lèvres et leurs yeux ;\nEt lentement avec cette crainte du crime\nQue l'on éprouve à deux sur les bords d'un abîme\nPour s'être confié des secrets douloureux,\nJe sentais mon passé, ce cadavre amoureux\nÉmietté d'oubli dans les cryptes de l'âme,\nRenaître tout à coup du parfum de la femme,\nEt ce que j'ignorais en moi de jeune encor\nSe plaindre sous les cieux comme un sanglot de cor!\n"}, {"page_pdf": 434, "page_imprimee": 379, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1501, "texte": "                     — 379 —\n\nMais elles, ramenant sur leurs chairs ravagées,\nAvec des yeux levés d'épouses outragées,\nL'ancien manteau de joie où l'orgueil aujourd'hui\nMettait de nobles plis de douleur et d'ennui,\nLaissèrent choir alors de farouches paroles\nDes roses au déclin de leurs lèvres frivoles :\n\" Au temps de ta candeur et de tes cheveux longs,\nQuand tu mettais le mors aux vierges étalons\nQui se cabraient sous toi vers les cités rêvées,\nNous avons couronné nos têtes réprouvées\nDes fleurs dont Ophélie orna son front dément,\nEt de mêmes linons nous vêtaient pour l'amant;\nCar tu n'étais alors qu'un désir et qu'une aube\nEt pour te mieux séduire il fallait cette robe;\nMais après tant d'espoirs et tant de lendemains,\nS'il te souvient des lys qui parèrent tes mains\nEt dont la neige un jour s'effeuilla sous les nôtres,\nL'orgueil du souvenir doit te payer des autres\nQue des baisers nouveaux ne t'accorderaient pas!\nEst-ce que le passé ne t'a rien dit tout bas ?\nPourquoi nous reviens-tu? Les misères subies\nNe t'ont-elles pas dit l'horreur de nos lubies,\nEt que dans les chemins de l'amour renaissant\nLes pas de nos pieds nus s'empliraient de ton sang ?\n Va ! le vide effrayant des innocences feintes\nSurgirait entre nous jusque dans nos étreintes\nEt l'on se connaît trop pour ne pas se honnir.\n Vis et meurs dans l'Eden d'un chaste souvenir,\nEt, si tu succombais à ta douleur nouvelle,\nPour t'en consoler mieux reste seul avec elle! »\n\n                                    FERNAND SEVERIN"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-12-05-n12-005", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 380, "page_fin": 382, "titre_corps": "Elaine", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Max Waller", "ancre_debut": "ELAINE", "ancre_fin": "MAX WALLER", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Le Parnasse de la Jeune Casserole", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 435, "page_imprimee": 380, "debut_caractere": 78, "fin_caractere_exclue": 1877, "texte": "ELAINE (I)\n               Le passage de M. Eddy Levis à la Jeune Belgique n'a pas été\n                si rapide que l'on n'ait pu apprécier les curieux côtés de cette\n                nature spéciale dont quelqu'un disait un jour : « C'est un\noiseau qui a une aile de cygne et une aile de canard ».\n   C'est l'aile de cygne qui est la plus longue.\n   M. Levis continue à se chercher; il a les inéluctables tâtonnements de\nceux qui débutent, mais s'il n'a pas toujours la trouvaille heureuse, il l'a\nsouvent.\n  Elaine est une sorte de poème dont les chants, pétrarquement précédés\nd'un titre épigraphique, s'élèvent tous en un hymne à la Beauté. Ne lisez\nque ces titres :\n   « La Naissance d'EIaine.\n   Pour lui dire combien je fus ravi des yeux en la voyant.\n   Pour lui dire qu'elle est fée.\n   Pour que les fleurs de son teint renaissent.\n   Où je lui peins par quelques traits le retour du printemps.\n   Où je lui prédis qu'elle deviendra rose.\n   Pour l'inviter à chanter dans le soir.\n   Où je lui peins le charme du rêve.\n   Pour appeler le soleil sur ses yeux las.\n   Pour dire à la nuit de couvrir Elaine d'un beau songe.\n   Chanson pour Elaine.\n   Où je lui dis d'ouvrir les yeux à l'aube naissante.\n   Où je lui parle de son baiser.\n   Tout souvenir disparaît à sa vue.\n   Elaine est plus belle encore que je ne l'écris.\n   Où je reproche à l'Amour de me l'avoir fait connaître.\n   Dans laquelle j'appréhende le jour où nous ne nous aimerions plus.\n   Où j'exalte encore sa beauté.\n   Dans laquelle je lui dis qu'elle est Reine d'un Royaume immortel ».\n   N'est-ce pas déjà tout un poème en prose, les indications scéniques d'une\nféerie amoureuse auxquelles ne manquent plus que les ronds-de-jambe des\n\n\n  (1) Un volume de 80 pages in-32. — Bruxelles, Veuve Monnom, 26, rue de l'Industrie.\n"}, {"page_pdf": 436, "page_imprimee": 381, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2334, "texte": "                                       — 381 —\n\nstrophes et les jetés-battus des rimes? Groupés ainsi, ces titres archaïques\nont le chevrotement de vieux refrains à la Villon :\n\n               En ceste foy je vueil vivre et      mourir.\n\n  Des choses telles que : « Je lui prédis qu'elle deviendra rose », sont des\nmadrigaux nouvellement tournés et lancés avec un sourire un peu mignard\nqui plaît. Du reste, M. Levis pompadourise volontiers. De ces vers :\n\n               Voici berger! Voici la blanche laine\n               Des agneaux blancs broutant fleurs dans la plaine.\n\n  De ces vers sont un évident rappel de Racan ou de Me Deshoulières\n                             Dans les près fleuris\n                             Qu'arrose la Seine,\n                             Cherchez qui vous mine\n                             Mes chères brebis !\n\n   Mais c'est du Racan vu à travers un tempérament contemporain, du\nRacan d'après le boulevard, et toute l'affËterie charmante s'est adaptée de\nfaçon heureuse à nos modernités exigentes. La poésie telle que M. Levis la\nsent et l'exprime ne se contente pas d'à peu près ; c'est très bon ou c'est très\nmauvais. On ne sertit pas impunément la langue de cette manière complexe.\nM. Levis a évité bien des dangers, point tous.\n   Il a quelques sons malheureux, tels que : « Par nulle oreille ouïes », et\ndes cris qui étonnent, et détonnent, comme : « ...Ces vers amoureux écla­\ntants comme un dôme ». Outre qu'un dôme n'est pas nécessairement écla­\ntant, il est permis de trouver que le poète se donne, avec un peu d'aisance,\nl'immortalité.\n   Georges Rodenbach se contentait de dire :\n               Peut-être que j'écris    des livres qui   vivront.\n\n   Le « peut-être » sauve ce que l'espoir pourrait avoir de présomptueux.\nM. Levis, lui, affirme que ses vers « sont du séjour que n'atteint aucun\nglaive », bien que les séjours soient rarement pourfendus, et il assure à\nElaine qu'elle dormira dans ses vers jusqu'au dernier jugement. Ces mou­\nvements de fierté — n'en rions pas — sont une force.\n   Le poète a de ces orgueils que rien ne démonte et M. Levis porte son\nlivre et son front comme choses sacrées : son front où a germé l'œuvre et\nl'œuvre elle-même qui est sortie toute frémissante d'un cerveau passionné.\nElaine est donc curieuse et méritoire à plus d'un point de vue. Ce n'est\n"}, {"page_pdf": 437, "page_imprimee": 382, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 315, "texte": "                                    — 382 —\n\n\ncertes pas un livre définitif, classant l'auteur parmi les maîtres ; mais une\nindication dont les erreurs mêmes, et surtout elles, font pressentir un avenir\nlittéraire qui étonnera.\n                                                           MAX W A L L E R .\n\n\n\n\n      "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-12-05-n12-006", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 382, "page_fin": 384, "titre_corps": "Le Parnasse de la Jeune Casserole", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Basoef", "ancre_debut": "Le Parnasse de la Jeune Casserole", "ancre_fin": "Une plaque muqueuse indice à", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "AIRS DE FLUTE", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 437, "page_imprimee": 382, "debut_caractere": 315, "fin_caractere_exclue": 1855, "texte": "Le Parnasse de la Jeune Casserole\n\n             Nous ne résistons pas au plaisir de découper dans la Casserole\n              les amusantes parodies de notre « Parnasse » qu'y donne\n              hebdomadairement Basoef, autrement dit Léopold Pels. C'est\nde la farce spirituellement littéraire et de forme très habile :\n\n                              AREMBERG-STRAAT ( R . D')\n\n                                 DANS LA MER\n\n           Comptera-t-on jamais les gouttes d'eau salée,\n           Océan fraternel, qu'au loin tu vois s'enfuir?\n           Géante addition ! pour être calculée,\n           Il les faudrait légion, les puants ronds-de-cuir !\n\n           Le poète lui-même, en sa folle cervelle,\n           Ne pourrait pas, dût-il y loger l'univers,\n           Non plus qu'un Inaudi, de ce nombre rebelle\n           Retenir les détails, même tout de travers !\n\n           Sur sa croix, où le cri des ténèbres l'éveille,\n           Là-haut, aux bords croulants, dans une aube vermeille,\n           Le héros de Zola peut-être le sait-il?\n\n           Quel autre donc connaît, et sans erreur aucune,\n           Ce qui de la science humaine est la lacune,\n           Sinon le Grand Venteux, pétaradier    subtil!\n\n\n                                   PAUL BERT-LIÉ\n\n\n                                  MERETRIX\n\n                   J'ai conté le mal qui me ronge                       '\n                   Au docteur. Le docteur a dit :\n                   « Frottez dessus un peu   d'axonge,\n                   « Le soir, le matin, à midi ! »\n"}, {"page_pdf": 438, "page_imprimee": 383, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1471, "texte": "                          — 383 —\n\n         J'ai conté ma désespérance\n         Au curé. Le curé m'a dit :\n         « Pour dissiper votre souffrance,\n         « Faut vous confesser à midi ! »\n\n\n         Curé menteur! Docteur infâme.'\n         Honte à vous qui m'avez refait:\n         J'avais été voir une Femme :\n         — Elle sans rien dire, l'avait...!\n\n\n\n                         A. FOND-TENACE\n\n\n\n                     EDEN     DE    PIONS\n\n\nJ'en ai la vision, quelquefois, dans mes rêves :\nJe vois un Paradis sans tableau noir, ni bancs,\nQui montre, par instant, ses classes sans élèves.\n\n\nRoses de teint, le chef adorné de rubans,\nJ'y vois de vagues pions, parfumés     d'aromates,\nSe ballader, vainqueurs, suivis de fiers trabans.\n\n\nIls vont raides, guindés, pareils aux automates,\nEt, seuls, leurs doigts noueux et d'encre tout tachés\nDe leur triste métier conservent les stigmates.\n\n\nAux plafonds lumineux, des pantins attachés\nParaissent monstrueux, à la lueur des glaives,\nAu bout des fils tenus par des papiers mâchés :\n\nJ'en ai la vision, quelquefois,   dans mes rêves.\n\nIl voltige dans l'air des rythmes de pensum.\nOn voit passer le vol ardent des retenues,\nTraînant, comme un boulet, Gradus ad Parnassum.\n\nOn a l'enivrement des choses saugrenues      :\nLa tête de Noël, la hure de Chapsal\nRécitant en duo des règles biscornues.\n\nTout revêt un aspect drôle et paradoxal.\nUn Monsieur Petdeloup, ni sévère ni juste,\nApparaît sur un fond d'un effet colossal.\n"}, {"page_pdf": 439, "page_imprimee": 384, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 969, "texte": "                          -   384     -\n\nEt sur le Paradis, que domine son buste,\nEt sur ce gigantesque et laid capharnaüm,\nDont je garde à jamais un ressouvenir fruste,\n\nIl voltige dans l'air des rythmes    de pensum.\n\n\n                       I' VEND DES   NÈFLES\n\n\n\n                          REGRETS\n\nO sainte pourriture,   ô vice que    j'adore,\nO grand docteur Ricord, ô capsules Raquin,\nJe crains de n'être qu'un rimailleur trop mesquin .\nPour chanter vos splendeurs sur un rythme sonore.\n\nIl faudrait dans mes vers des senteurs de phosphore,\nDes relents de cubebe, un goût de chicotin,\nLa puanteur du bouc, celle du bouquetin,\nOu le parfum secret du trois sous inodore.\n\nEt je n'ai, pauvre éphèbe et poète pervers,\nQui regarde fleurir les poisons de mes vers,\nQue mon visage exsangue aux blonds cheveux de       vierge.\n\nIl manque sur mon front de la blancheur du lys,\nMon corps immaculé, glabre tout comme un cierge,\n Une plaque muqueuse, indice à\n\n\n\n\n          "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-12-05-n12-007", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 384, "page_fin": 385, "titre_corps": "Airs de flûte", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Siebel", "ancre_debut": "AIRS DE FLUTE", "ancre_fin": "SIEBEL", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 439, "page_imprimee": 384, "debut_caractere": 969, "fin_caractere_exclue": 1283, "texte": "AIRS DE FLUTE\n                              XXVI\n\n                          SILENCE\n                                                  A FRANCIS   NAUTET.\n\n         Tais-toi, tais-toi, reste mystère,\n         Je ne t'aime pas autrement,\n         Je voudrais être ton amant\n         Si tu voulais toujours te taire.\n"}, {"page_pdf": 440, "page_imprimee": 385, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 690, "texte": "           — 385 —\n\nSi tu restais là sans parler,\nJasant seulement du sourire,\nEt moi, de même, sans rien dire\nJ'entendrais les mouches voler.\n\n\nLe tic-tac de l'horloge en chêne\nDans ce silence parlerait :\nComme de nos cœurs, il viendrait\nD'un gros poids au bout d'une chaîne.\n\n\nMais l'horloge ne peut chanter\nLa chanson des mélancolies,\nSouviens-toi, je la dus porter\nOù sont les montres abolies.\n\n\nSilence et du silence, écoute :\nDu silence! La nuit descend\nEt dans le ciel noir on pressent\nLa lune sur sa blanche route.\n\n\nElle va paraître, ô merci!\nCar vous vous taisez en cadence,\nAmante et Lune, et vous voici\nDeux Notre-Dame de silence.\n                                        SIEBEL."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-12-05-n12-008", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 386, "page_fin": 387, "titre_corps": "Chronique littéraire : Le XXIIIe grand maître français du Temple, le marquis de Saint-Yves d’Alvaëdre", "titre_sommaire": "", "rubrique": "Chronique littéraire", "signature_source": "Joséphin Péladan", "ancre_debut": "CHRONIQUE LITTÉRAIRE", "ancre_fin": "Ecce Dux", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "II LE MISSEL", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 441, "page_imprimee": 386, "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 2566, "texte": "CHRONIQUE LITTÉRAIRE\n                                          I\n\n      LE XXIII       GRAND MAITRE FRANÇAIS DU T E M P L E\n              LE MARQUIS DE SAINT-YVES D'ALVAËDRE ( l ) .\n\n\n               Barbey d'Aurevilly m'a dit avoir connu de dernier maître de\n                l'ordre du Temple, qui était médecin, présidait en manteau\n                blanc des réunions plutôt commémoratives qu'effectives. Pour\n                l'histoire, la grande commanderie finit en Jacques de Molay,\nla victime du pape Boniface et du roi Philippe.\n   Ce que rénove M. de Saint-Yves, ce n'est donc pas une maçonnerie de\nlumière, mais la doctrine secrète de ces puissants chevaliers qui étaient des\ninitiés plus puissants encore.\n   Par opposition à l'anarchie, M. de Saint-Yves appelle synarchie la norme\n politique.\n   En deux ouvrages admirables, la Mission des souverains et la Mission\ndes juifs, l'Epopte démontre le préhistorisme et l'universalité du synar­\nchisme au temps indéterminé qu'on nomme cycle de Kam.\n   Par analogie, l'humanité est un ternaire comme l'homme, une triade\ncomme Dieu; d'où son équilibre et partant son bonheur dépend du fonc­\ntionnement simultané de sa triple faculté. En application cela s'appelle\nchambre intellective, comprenant le prêtre et le savant; chambre animique\nprésidant à la répression, à l'ordre moral et à la défense ; chambre écono­\nmique formée par tous les délégués de l'industrie et du commerce. Ce sys­\ntème, le seul possible à implanter sur un terrain pourvu de démocratie,\nM. de Saint-Yves, après en avoir démontré l'ancienne réalité, le démontre\naux actes du Temple et précise les moyens de réalisation présente.\n   Ce livre, le seul traité de politique chrétienne que barre d'infamie l'aris­\ntotélisme et le nimroudisme, contient plus de lumière et surtout plus pure\nque les Bonald et les Saint-Bonnet.\n   Ce n'est pas le lieu ici de traiter du meilleur gouvernement; j'indique\ntoutefois la beauté littéraire de l'exposition et le lyrisme très intense qui y\nsouffle ; et la magnifique et dédaigneuse réplique qui en forme la première\npartie de Pro doino ; M. de Saint-Yves y répond, de toute la hauteur de son\ngénie, aux accusations basses et viles qu'on lui a jetées et, sous son Pro\nPatria, il enlève l'humaniste lui-même par l'ardeur d'un patriotisme qui\nn'est que le catholicisme du Gesta Dei per Francœ.\n\n  (1) Mission des souverains par l'un deux; Mission des juifs; Mission des ouvriers ;\nMission des Français ou la France vraie. — Paris, chez Calmann-Lévy.\n"}, {"page_pdf": 442, "page_imprimee": 387, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1021, "texte": "                                   -   3 8 7 -\n\n   Par royales relations, ses amitiés avec tout le Paris intellectuel, par le\nprestige d'une femme aussi admirablement bonne qu'il est grand, M. de\nSaint-Yves se trouve forcément placé en chef visible de l'hermétisme chré­\ntien, de la prose orthodoxe.\n   J'ajouterai que seul il possède les exquises qualités secondaires indispen­\nsables à une œuvre où l'ouvrier ne saurait être qu'un homme supérieur;\nseul il peut faire collaborer les personnalités sans jamais heurter l'amour-\npropre toujours si vétilleux; et le charme de sa persuasion me paraît une\nmarque physique de son élection à cet Epoptat.\n   Prochainement je donnerai un exposé de la doctrine synarchique; ici,\nje n'ai voulu que signaler, comme transcendentalement beau, la France\nvraie, et dire, à tous ceux qui marchent en francs-tireurs de la vérité, de se\nréunir pour compter et agir. Pour tous ceux, gnostiques et chrétiens, qui\nont soif du règne de Dieu. Ecce Dux!\n\n                                        "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-12-05-n12-009", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 387, "page_fin": 388, "titre_corps": "Chronique littéraire : Le Missel", "titre_sommaire": "", "rubrique": "Chronique littéraire", "signature_source": "Joséphin Péladan", "ancre_debut": "II LE MISSEL", "ancre_fin": "JOSÉPHIN PÉLADAN", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "III LA REVUE DE PARIS", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 442, "page_imprimee": 387, "debut_caractere": 1021, "fin_caractere_exclue": 2720, "texte": "II\n\n                                LE MISSEL (1)\n\n   Lorsque Maciele Ficin écrivait : « Platon a projeté sur l'esprit humain,\nun reflet qu'il gardera toujours », était-il prescient de l'évolution formidable\nqui aboutit à Darwin d'un côté, à Crookes de l'autre? Cependant, sa parole\nse réalise et à l'époque de Ponchon et des Blasphèmes, un poème paraît,\ndirectement allumé au flambeau platonicien.\n   Le Missel, de M. Raoul Pascalis, s'agrafe aux canzones des Fidèles\nd'Amour, et continue ce sillon précieux dont l'ultime parcelle paraissait\ngésir en cette Maison de vie, de Rossetti que Mme Couve a si étonnamment\ntraduite et paraphrasée.\n   Comme tous les tard venus, dans une voie très parcourue, M. Pascalis,\n— déjà connu si dignement par de précédentes œuvres dont je ne citerai\nque les Apaisements — a poussé à l'extrême l'attribution des rituels aux\npassionnalités.\n   Qu'on se figure le bréviaire un peu sacrilègement rapetissé et appliqué\nà la femme aimée. Litanies et Kyrie, Lœtare et Stabat et matines et\nnones, messe et vêpres, psaumes et saluts : tout le cérémonial catholique\nemployé à la magnification de la bien-aimée.\n   Une fois le point philosophique qui serait condamnant ici, éludé, il reste\nune entreprise d'une originalité singulière, et la rénovation de tout un mode\nde penser propre à l'Italien lettré de 1450.\n   Si l'on admet ce culte déplorablement insensé envers un exemplaire de\ncette exquise et et absurde fragilité qui s'appelle la femme, il devient con­\ntestestable que cette énonciation sacerdotale de l'amour, dépasse les autres\nformules : et ce sera toujours un grand honneur pour M. Pascalis d'avoir\n\n\n  (1) Poème mystique, de Raoul Pascalis. — Paris, Lemerre.\n"}, {"page_pdf": 443, "page_imprimee": 388, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1209, "texte": "                                  — 388 —\n\ntabernaculisé l'alcôve. Il y a dans cette divinisation de l'aimée, un exhaus­\nsement de l'amour qui donne l'illusion d'art sentimental la plus forte en\nmême temps que la plus folle.\n   Si la lyrique du Missel a des prédécesseurs très directs en esprit, sa forme\ntout à fait autonome l'originalise absolument. L'audace de l'image et du\nmot, la volonté du coloris, un soin à éviter la redite d'expression classent\nl'œuvre parmi les orfèvreries poétiques les plus accomplies. Et n'y a-t-il pas\nen l'éclosion de cette sentimentalité religieuse comme une expression de la\nspiritualité amoureuse contre les énormes vulgarités où s'efforcent des\nartistes d'un art monant quoique fort. Je ne prise rien plus, en ce temps de\nvulgarité, que l'aristocratie d'une œuvre et M. Pascalis a le droit, droit\nhautain et presque rare, de dédier A quelques-uns, à si peu, aux néo-\nplatoniciens. Mais ces quelques-uns, sont ceux qui resteront et qui font\nrester le livre qu'ils admirent; et le Missel possède déjà ce suffrage dont\nla durée est en raison inverse de l'étendue.\n                                                      JOSÉPHIN PÉLADAN.\n\n                                      "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-12-05-n12-010", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 388, "page_fin": 390, "titre_corps": "Chronique littéraire : La Revue de Paris", "titre_sommaire": "", "rubrique": "Chronique littéraire", "signature_source": "Max Waller", "ancre_debut": "III LA REVUE DE PARIS", "ancre_fin": "MAX WALLER", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 443, "page_imprimee": 388, "debut_caractere": 1209, "fin_caractere_exclue": 2825, "texte": "III\n                          LA REVUE DE PARIS\n   Une résurrection tentée par Arsène Houssaye et Armand Silvestre :\nla Revue de Paris et de Saint-Pétersbourg. En quelques lignes, Paul\nGinisty évoque le souvenir de la défunte, démaillotée aujourd'hui de\nses bandelettes :\n   « C'est là, dit-il, que débuta Musset, et qu'il donna les Vœux stériles,\nOctave, les Pensées de Raphaël, et ce sont les noms de Balzac, de Dumas,\nde Janin qu'évoque sa première incarnation.\n   « Puis, elle s'annexe à la Revue des Deux-Mondes, avec Félix Bonnaire,\ncomme directeur, mais directeur très peu libre, et qui ne faisait rien sans\navoir reçu le mot d'ordre de M. Buloz. Il est mort obscurément, il y a une\nvingtaine d'années, lui qui avait été en relations avec l'élite de la littérature\ncontemporaine, dans un emploi administratif.\n   « M. Buloz avait mis de l'ordre et de l'économie dans l'administration de\nla Revue de Paris.\n   « Un jour, Paul de Molènes, l'auteur des Commentaires d'un soldat,\nvenait toucher le prix d'une vingtaine de pages qu'il avait publiées, mais\nlorsqu'il se présenta à la caisse, on lui apprit que le premier article n'était\njamais payé.\n   « — Allons ! s'écria-t-il en tordant sa moustache de mousquetaire, c'est\nun souper de moins pour ces demoiselles !\n   « Bonnaire, il est vrai, qui avait la main plus large, réparait souvent, en\ndessous, les mesquineries de Buloz. Le souper eut lieu, payé par lui, et fut\nla joyeuse rémunération de l'article.\n   « Le bureau de la Revue de Paris était rue des Beaux-Arts, et c'était un\nvrai bureau d'esprit, « quand Buloz n'était pas là », a-t-on dit. Ce tableau\n"}, {"page_pdf": 444, "page_imprimee": 389, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3243, "texte": "                                  — 389 —\n\na été tracé par M. Arsène Houssaye de l'aspect du salon où l'on se réunis­\nsait : « Eugène Sue en conte d'inouies, Gozlan d'imprévues, Théophile\nGautier d'invraisemblables. Sainte-Beuve jette çà et là un mot hardi,\nPlanche est plus gai que dans sa critique, Musset a de jolies moqueries.\nCastil-Blaze et Henri Blaze se fuient l'un l'autre... Quelquefois, les jeunes\nenfants de Buloz, échappés des bras de la mère ou de la gouvernante,\napportent leurs poupées ou leurs toupies, sans se douter que les rédacteurs\ndes revues buloziennes sont des hommes marqués du sceau divin! »\n   « A cette Revue de Paris, M. Arsène Houssaye débuta en... Il n'y a\npas moyen de cacher la date de cet article, car il était consacré à l'Exposi­\ntion des Beaux-Arts de 1836, à Londres. Mais M. Houssaye est bien plutôt\ntenté de revendiquer cette date que de la dissimuler. Il était alors sévère\npour les artistes anglais : « Leur parler de l'amour du beau, écrivait-il, c'est\nleur parler hébreu », et, en terminant, il demandait plaisamment la con­\ndamnation de ceux qui avaient fait des tableaux antiques à... cinq ans de\ndétention dans l'Acropole.\n   « La Revue de Paris devait avoir des destinées mouvementées, des inter­\nruptions, des périodes difficiles et des périodes d'éclat, sous des directions\nbien différentes de ton. Elle rappelle toujours des souvenirs littéraires fort\ncurieux. Que d'études, qui promettaient un vaste développement, y furent\nsurtout commencées ! C'est là que les Goncourt donnèrent cette si bizarre\nnouvelle, Monsieur Chut, où l'on voit un duel recommencer sans cesse\nentre deux adversaires. Elle devait être la première d'une série qui eût formé\nune histoire intime du XVIIIe siècle. C'est là que Gautier publia son\nShakespeare aux Funambules, un de ses plus étincelants paradoxes litté­\nraires.\n   « Pendant que M. Houssaye dirigeait la Revue de Paris, il reçut un\njour la visite d'un débutant, qui lui apportait un article de critique litté­\nraire. Ce débutant était Henri Rochefort. L'article fut accepté et, par suite\nde circonstances diverses, ne parut jamais... Voilà, je pense, un article tout\ntrouvé pour la nouvelle Revue de Paris de 1887.\n   « M. Louis Ulbach a raconté, dans ce journal même, toute l'histoire de\nMadame Bovary, de ses légendaires corrections et de son procès. La Revue\nde Paris était alors dirigée par Maxime Ducamp, Laurent-Pichat et lui.\nOn sait que, il y a deux ans, la guerre a été rallumée, à propos de ces cor­\nrections, et qu'elle a remis sur le tapis des discussions passionnées.\n   « La Revue de Paris (c'était en 1856) faisait à cette époque une opposi­\ntion très accentuée à l'Empire. M. de Pontmartin, qui a aujourd'hui\nl'étrange idée de vouloir se faire offrir un buste par ses... admirateurs, —\n— la souscription pourra être laborieuse, — appelait, en ce temps-là, ses\ndirecteurs les Trois Polonais. La Revue était traquée, sans cesse menacée.\nLe gouvernement avait espéré qu'elle mourrait du procès de Madame\n Bovary. N'ayant pas réussi cette fois-là, il la tua deux ans plus tard, en\nla supprimant. »\n   La Revue de Paris et de Saint-Pétersbourg ne sera, elle, ni menacée ni\ntraquée. Son programme nouveau est plein de mansuétude et l'on n'y voit\n"}, {"page_pdf": 445, "page_imprimee": 390, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3146, "texte": "                                  — 390 —\n\nentre les lignes aucun gilet rouge de bataille. Sous forme de simple cau­\nserie, dédiée à Alphonse Karr, Arsène Houssaye y formule ses idées         d'il\ny a cinquante ans et c'est comme une litanie de regrets, des « souvenez-\nvous-en », souvenez-vous-en, qui peineraient si nous ne savions qu'à côté du\nvénérable pasteur il y a Silvestre, jeune, lui, et décidé à opposer sa verve\net sa sève aux derniers efforts de l'écrivain chéri du second empire.\n   Dans la mort de M. Caro — qu'il nomme Caro tout court — M. Hous­\nsaye voit la mort du spiritualisme ; il envoie un soupir à George Sand et\nun... soupir à Zola. Réalistes, matérialistes, romantiques, il refait le vieux\nclassement avec sérénité. Les rubans de sa pauvre houlette sont bien défraî­\nchis; quelque part il laisse tomber ce mot : « Soyons du vieux jeu et par­\nlons net », autre part, il prétend appeler la jeunesse — nous devons tout lui\npardonner pour ce mot là.\n   Le premier numéro de la Revue de Paris, luxueusement édité dans un\nformat de partition, est loin d'être banal, mais nous y retrouvons encore ce\npetit chevrotement de la préface. M. ALPHONSE KARR, avec ses Bêtes à bon\nDieu, retrouve par instants la fine verve de ses Guêpes d'autrefois; mais la\nplupart de ces pensées, de ces réflexions, de ces aphorismes plus ou moins\nnouveaux, ont une odeur de renfermé. Ce sont des roses sèches, des sachets\névaporés, des senteurs lointaines de boudoirs où l'on aurait essayé sans\npouvoir plus...\n   M. HENRY F O U Q U I E R relève un peu plus loin, dans la Vie du Cœur, ce\nque M. Karr a de trop fade. Il a quelques sentences d'une fine pénétration\noù l'on retrouve la Colombine de Gil Blas, cette habile féminisation de l'aus­\ntérité nestorienne, un peu dogmatique sinon pédante.\n   La partie faible de la Revue de Paris est le coin des poètes. Ici encore\nM. Houssaye a remué de vieux tiroirs, recherché de ces manuscrits anciens\nque l'on relit comme de vieilles lettres, et éprouvé le besoin de donner des\npièces inédites qui, tout signées qu'elles sont, Glatigny, J. Barbey d'Aure­\nvilly, de Banville, Augier et Soulary, n'arrêtent point.\n   Tout ce fond de panier est plus que médiocre et mieux eût valu, pour la\nRevue, que n'eût pas lieu cette exhumation sans intérêt et sans valeur.\nM. Joséphin Soulary, seul, a une pièce datée de 1887 et cette pièce est\nmathématiquement aussi nulle que toutes celles qu'a écrites ce triste poète.\nA la lire comme à lire les nombreux sonnets qui l'ont précédée, on est\nstupéfait de la réputation accordée à M. Soulary. Ce n'est pas meilleur\nque du Joseph Antran ou tout autre de Lapradeet, dans la présente livraison\nde la Revue de Paris, il n'y a vraiment que les vers d'Augier pour être aussi\ninférieurs.\n   Pour nous résumer, cette Revue de Paris n'a pas le caractère que nous\navions espéré d'elle. Pas plus que la Nouvelle Revue elle n'est nouvelle, et\nil faudra nous borner encore une fois à attendre une publication bien fran­\nçaise où se résume la complète, indécise et nerveuse évolution littéraire\nd'aujourd'hui.\n                                                         MAX W A L L E R ."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-12-05-n12-011", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 391, "page_fin": 394, "titre_corps": "Memento", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Anonyme", "ancre_debut": "MEMENTO", "ancre_fin": "Poulet Marengo Olin", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": true, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 94, "fin_caractere_exclue": 101, "texte": "MEMENTO"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 199, "fin_caractere_exclue": 233, "texte": "Notre collaborateur typographique,"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 288, "fin_caractere_exclue": 327, "texte": "l'excellent chef d'atelier de la maison"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 378, "fin_caractere_exclue": 413, "texte": "Monnom, M. 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Francis"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 2890, "fin_caractere_exclue": 2933, "texte": "Nautet), le Globe illustré (M. Max Sulzber­"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 2985, "fin_caractere_exclue": 3029, "texte": "ger), le Voltaire (M. Ch.-M. Flor O'Squarr),"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 3081, "fin_caractere_exclue": 3121, "texte": "la Société Nouvelle (M. Fernand Brouez),"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 3173, "fin_caractere_exclue": 3216, "texte": "le Parti national (M. Jules Tellier), l'Art"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 3311, "fin_caractere_exclue": 3348, "texte": "moderne, la Revue moderne (M. R. Ber­"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 3445, "fin_caractere_exclue": 3484, "texte": "nier), le Journal de Gand (M Henry Mau­"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 3542, "fin_caractere_exclue": 3585, "texte": "bel), la Nation (M. Lucien Solvay), la Wal-"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 3658, "fin_caractere_exclue": 3697, "texte": "lonie !M. Albert Mockel), le Journal de"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 3793, "fin_caractere_exclue": 3831, "texte": "Liége (M. M. Wilmotte), la Revue géné-"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 3883, "fin_caractere_exclue": 3926, "texte": "rale (M. Francis Nautet), ont publié sur le"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 3978, "fin_caractere_exclue": 4018, "texte": "Parnasse de la Jeune Belgique des études"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 4070, "fin_caractere_exclue": 4111, "texte": "littéraires dont nous les remercions — et"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 4163, "fin_caractere_exclue": 4176, "texte": "de tout cœur."}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 4249, "fin_caractere_exclue": 4252, "texte": "***"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 4307, "fin_caractere_exclue": 4344, "texte": "Voici tout ce que la Flandre libérale"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 4396, "fin_caractere_exclue": 4437, "texte": "(7 novembre) trouve à dire du Parnasse de"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 4489, "fin_caractere_exclue": 4529, "texte": "la Jeune Belgique. Comme critique litté­"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 4581, "fin_caractere_exclue": 4607, "texte": "raire c'est assez réussi :"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 94, "texte": "« Le Parnasse de la Jeune Belgique"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 158, "fin_caractere_exclue": 201, "texte": "vient de paraître et fait pas mal parler de"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 254, "fin_caractere_exclue": 296, "texte": "lui. Voulant joindre notre voix au concert"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 352, "fin_caractere_exclue": 393, "texte": "de louanges qui l'ont salué à son appari­"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 430, "fin_caractere_exclue": 470, "texte": "tion, nous nous permettons d'en détacher"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 546, "fin_caractere_exclue": 582, "texte": "un sonnet de M. Emile Van Arenbergh."}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 583, "fin_caractere_exclue": 623, "texte": "Nous ferons suivre ce morceau d'un autre"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 679, "fin_caractere_exclue": 717, "texte": "sonnet emprunté à un auteur vieux jeu,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 778, "fin_caractere_exclue": 819, "texte": "pour bien montrer l'écrasante supériorité"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 864, "fin_caractere_exclue": 884, "texte": "de l'école nouvelle."}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 965, "fin_caractere_exclue": 1000, "texte": "« Voici d'abord le sonnet de M. Van"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1063, "fin_caractere_exclue": 1074, "texte": "Arenbergh :"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1278, "fin_caractere_exclue": 1284, "texte": "STABAT"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1382, "fin_caractere_exclue": 1429, "texte": "Et Jésus expirait. Là-haut, sur l'arbre infâme,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1430, "fin_caractere_exclue": 1477, "texte": "Ses bras levés s'ouvraient, étendant le pardon,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1512, "fin_caractere_exclue": 1557, "texte": "Et le grand cri jeté, quand succomba son âme,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1611, "fin_caractere_exclue": 1649, "texte": "Le sol se déchira du suprême frisson !"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1713, "fin_caractere_exclue": 1760, "texte": "Et la nuit, noir tombeau, s'ouvrait à l'horizon"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1812, "fin_caractere_exclue": 1860, "texte": "Sur le soleil couché sous un linceul de flamme ;"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1910, "fin_caractere_exclue": 1949, "texte": "Et le crucifié, dans l'immense abandon,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 2007, "fin_caractere_exclue": 2055, "texte": "Sentit mourir son cœur dans le cœur d'une femme,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 2153, "fin_caractere_exclue": 2199, "texte": "O Dieu, tandis qu'alors ta foudre t'échappait,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 2252, "fin_caractere_exclue": 2301, "texte": "Que la mort dans ton Christ toi-même te frappait."}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 2302, "fin_caractere_exclue": 2345, "texte": "Et remportait sur toi sa victoire éphémère,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 2521, "fin_caractere_exclue": 2566, "texte": "Peux-tu dire ce qui, dans le plateau sauveur,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 2664, "fin_caractere_exclue": 2709, "texte": "A pesé le plus lourd de son poids de douleur,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 2710, "fin_caractere_exclue": 2758, "texte": "Est-ce le sang du Fils ou les pleurs de la Mère?"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 2812, "fin_caractere_exclue": 2849, "texte": "« Voici maintenant un sonnet écrit en"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 2912, "fin_caractere_exclue": 2936, "texte": "1878 par M. Paul Siret :"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3069, "fin_caractere_exclue": 3081, "texte": "STABAT MATER"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3148, "fin_caractere_exclue": 3192, "texte": "Le sang divin coulait sur l'arbre expiatoire"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3238, "fin_caractere_exclue": 3289, "texte": "Et les anges tremblants sur la croix se penchaient."}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3290, "fin_caractere_exclue": 3338, "texte": "Et le Christ jusqu'au fond buvait l'amer ciboire"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3388, "fin_caractere_exclue": 3436, "texte": "Et devant Dieu mourant les hommes blasphémaient,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3490, "fin_caractere_exclue": 3539, "texte": "Les astres éblouis se voilaient dans leur gloire,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3558, "fin_caractere_exclue": 3600, "texte": "Et dans l'immensité lugubrement planaient;"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3639, "fin_caractere_exclue": 3684, "texte": "Et l'on voyait, baisant le signe de victoire,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3685, "fin_caractere_exclue": 3730, "texte": "Une femme ployée et dont les yeux pleuraient."}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3886, "fin_caractere_exclue": 3939, "texte": "Et pendant ce temps là, dans l'azur des cieux calmes,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4034, "fin_caractere_exclue": 4081, "texte": "Au premier des martyrs on préparait des palmes,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4082, "fin_caractere_exclue": 4125, "texte": "On bâtissait son trône aux éternels parvis."}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4273, "fin_caractere_exclue": 4320, "texte": "Et Dieu, voyant pleurer et saigner le Calvaire,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4321, "fin_caractere_exclue": 4364, "texte": "Se demandait comment pardonner à la terre :"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4421, "fin_caractere_exclue": 4470, "texte": "Par les pleurs de la mère ou par le sang du fils."}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4521, "fin_caractere_exclue": 4543, "texte": "« Sans commentaires. »"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4608, "fin_caractere_exclue": 4640, "texte": "Le bonhomme de la Flandre est en"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4641, "fin_caractere_exclue": 4686, "texte": "retard. Le 1 er septembre 1883, justice a été"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4741, "fin_caractere_exclue": 4786, "texte": "faite ici même et en toute bonne foi de cette"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4838, "fin_caractere_exclue": 4880, "texte": "rencontre incontestable et incontestée. Un"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4935, "fin_caractere_exclue": 4978, "texte": "farceur de lettres, M. Valentin ayant écrit"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 5033, "fin_caractere_exclue": 5075, "texte": "exactement ce qu'écrit aujourd'hui le far­"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 113, "fin_caractere_exclue": 157, "texte": "ceur gantois, voici la réponse qui fut faite"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 214, "fin_caractere_exclue": 253, "texte": "par notre ami Van Arenbergh et que l'on"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 310, "fin_caractere_exclue": 351, "texte": "pourra retrouver à la page 402 du tome II"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 408, "fin_caractere_exclue": 429, "texte": "de notre collection :"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 534, "fin_caractere_exclue": 545, "texte": "« Monsieur,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 642, "fin_caractere_exclue": 678, "texte": "« Votre bonne foi a été surprise par"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 735, "fin_caractere_exclue": 777, "texte": "votre correspondant qui peut-être ne pour­"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 834, "fin_caractere_exclue": 863, "texte": "rait invoquer la même excuse."}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 923, "fin_caractere_exclue": 961, "texte": "« Voici l'explication de la rencontre,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1018, "fin_caractere_exclue": 1062, "texte": "toute naturelle et même inévitable, entre le"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1119, "fin_caractere_exclue": 1159, "texte": "sonnet de mon ami Paul Siret et le mien."}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1219, "fin_caractere_exclue": 1256, "texte": "« En 1877, nous convînmes, Paul Siret"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1341, "fin_caractere_exclue": 1381, "texte": "et moi, de concourir pour le Sonnet à la"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1486, "fin_caractere_exclue": 1511, "texte": "Vierge, aux jeux Floraux."}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1571, "fin_caractere_exclue": 1610, "texte": "« Afin de nous assurer plus de chances,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1667, "fin_caractere_exclue": 1712, "texte": "et trop amis pour lutter l'un contre l'autre,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1769, "fin_caractere_exclue": 1811, "texte": "nous nous associâmes ; l'idée finale cher-"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1868, "fin_caractere_exclue": 1909, "texte": "chée, trouvée et débattue en commun, nous"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 1966, "fin_caractere_exclue": 2006, "texte": "écrivîmes sur le champ, à la même table,"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 2112, "fin_caractere_exclue": 2152, "texte": "les deux sonnets dont j'ai conservé, par"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 2209, "fin_caractere_exclue": 2251, "texte": "hasard, les brouillons et dont le meilleur"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 2402, "fin_caractere_exclue": 2424, "texte": "fut envoyé à Toulouse."}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 2484, "fin_caractere_exclue": 2520, "texte": "« Vous vous étiez trop hâté, vous le"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 2623, "fin_caractere_exclue": 2663, "texte": "voyez, monsieur, de suspecter ma probité"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 2766, "fin_caractere_exclue": 2809, "texte": "littéraire, laquelle pour la Jeune Belgique"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 2866, "fin_caractere_exclue": 2911, "texte": "qui connaissait ces circonstances, n'a jamais"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 2968, "fin_caractere_exclue": 2979, "texte": "fait doute."}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3039, "fin_caractere_exclue": 3053, "texte": "« Agréez, etc."}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3125, "fin_caractere_exclue": 3147, "texte": "« EMILE VAN ARENBERGH."}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3206, "fin_caractere_exclue": 3237, "texte": "« Bruxelles, le 23 août 1883. »"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3348, "fin_caractere_exclue": 3387, "texte": "La Flandre revient-elle de Pontoise, ou"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3444, "fin_caractere_exclue": 3489, "texte": "bien tout ceci n'est-il qu'une petite vilenie"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3546, "fin_caractere_exclue": 3557, "texte": "préméditée?"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3635, "fin_caractere_exclue": 3638, "texte": "***"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3744, "fin_caractere_exclue": 3787, "texte": "A côté d'un article où plusieurs des nôtres"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3844, "fin_caractere_exclue": 3885, "texte": "sont traités avec le souci de la critique"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 3996, "fin_caractere_exclue": 4033, "texte": "digne, la Wallonie en public anonyme­"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4138, "fin_caractere_exclue": 4176, "texte": "ment un autre dont nous ne voulons pas"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4233, "fin_caractere_exclue": 4272, "texte": "relever les termes. Une fessée au jeune"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4377, "fin_caractere_exclue": 4420, "texte": "gamin qui l'a écrit serait la seule réponse"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4477, "fin_caractere_exclue": 4518, "texte": "possible, et nous ne sommes pas magisters"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4575, "fin_caractere_exclue": 4603, "texte": "amateurs de telles besognes."}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4700, "fin_caractere_exclue": 4740, "texte": "Nous recevons à l'instant le merveilleux"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4797, "fin_caractere_exclue": 4837, "texte": "ouvrage consacré par Camille Lemonnier à"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4894, "fin_caractere_exclue": 4934, "texte": "la Belgique, et publié en une somptueuse"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 4991, "fin_caractere_exclue": 5032, "texte": "édition par l'éditeur Hachette. Lorsqu'il"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 5089, "fin_caractere_exclue": 5131, "texte": "parut en livraisons dans le Tour du Monde,"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 52, "fin_caractere_exclue": 96, "texte": "nous eûmes maintes fois l'occasion d'en dire"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 142, "fin_caractere_exclue": 179, "texte": "les beautés, notamment à propos de la"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 234, "fin_caractere_exclue": 276, "texte": "puissante et superbe description de Bruges"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 308, "fin_caractere_exclue": 351, "texte": "et d'Anvers. Une étude complète sur l'œuvre"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 352, "fin_caractere_exclue": 393, "texte": "est requise. La Jeune Belgique s'y consa­"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 426, "fin_caractere_exclue": 446, "texte": "crera prochainement."}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 708, "fin_caractere_exclue": 746, "texte": "Pour paraître prochainement chez Adol­"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 835, "fin_caractere_exclue": 874, "texte": "phe Hoste, éditeur à Gand : Une répara-"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 964, "fin_caractere_exclue": 1005, "texte": "tion, comédie en un acte et en prose, par"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 1100, "fin_caractere_exclue": 1143, "texte": "FRITZ ELL, un collaborateur de la Wallonie."}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 1236, "fin_caractere_exclue": 1274, "texte": "Cela formera une jolie plaquette grand"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 1367, "fin_caractere_exclue": 1411, "texte": "in-12, imprimée sur vélin teinté, avec fron­"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 1504, "fin_caractere_exclue": 1547, "texte": "tispice, culs-de-lampe et lettrines. Prix :"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 1641, "fin_caractere_exclue": 1679, "texte": "1 franc. Le même ouvrage sur papier de"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 1774, "fin_caractere_exclue": 1814, "texte": "Hollande, signé et numéroté, sera mis en"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 1907, "fin_caractere_exclue": 1933, "texte": "vente au prix de 2 francs."}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2205, "fin_caractere_exclue": 2246, "texte": "Vient de paraître la dixième livraison de"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2338, "fin_caractere_exclue": 2377, "texte": "l'Anthologie contemporaine, en un Album"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2470, "fin_caractere_exclue": 2511, "texte": "de vers et de prose de Stéphane Mallarmé,"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2606, "fin_caractere_exclue": 2620, "texte": "une merveille."}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2679, "fin_caractere_exclue": 2721, "texte": "Vient de paraître chez l'excellent éditeur"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2722, "fin_caractere_exclue": 2763, "texte": "des Jeunes, Léon Vanier, une plaquette de"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2815, "fin_caractere_exclue": 2855, "texte": "poésies : A Bêri, par un M. Pierre de la"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2905, "fin_caractere_exclue": 2945, "texte": "Logne qui veut embêter Kerckhoffs et son"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2997, "fin_caractere_exclue": 3036, "texte": "volapûk. C'est écrit en une orthographe"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3082, "fin_caractere_exclue": 3124, "texte": "phonétique nouvelle dont l'effet est d'une"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3172, "fin_caractere_exclue": 3211, "texte": "irrésistible drôlerie. Type la pièce Le"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3265, "fin_caractere_exclue": 3278, "texte": "Çocolâ o lé :"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3456, "fin_caractere_exclue": 3482, "texte": "« Le çocolâ o lé s'apprête"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3493, "fin_caractere_exclue": 3520, "texte": "É devà le fû le pi' griye :"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3586, "fin_caractere_exclue": 3612, "texte": "U peti fû çarma' ci briye,"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3679, "fin_caractere_exclue": 3703, "texte": "Récofortà é tô-t onête »"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3767, "fin_caractere_exclue": 3795, "texte": "Du Berrichon volapukoïforme."}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4044, "fin_caractere_exclue": 4080, "texte": "Chez Vanier encore deux poèmes ; une"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4135, "fin_caractere_exclue": 4174, "texte": "belle invocation parnassienne à Pallas-"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4228, "fin_caractere_exclue": 4267, "texte": "Athéné, par M. Alfred Bouchinet, larges"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4288, "fin_caractere_exclue": 4328, "texte": "vers emplis de radieuses images, et sous"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4329, "fin_caractere_exclue": 4375, "texte": "la donnée antique, vibrant appel à la patrie ;"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4403, "fin_caractere_exclue": 4443, "texte": "de M. Elie Sorin une apologie en vers de"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4493, "fin_caractere_exclue": 4533, "texte": "François Millet, pièce qui a remporté le"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4580, "fin_caractere_exclue": 4618, "texte": "premier prix au concours de la Société"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4668, "fin_caractere_exclue": 4710, "texte": "littéraire : La Pomme, ce qui est un grand"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4760, "fin_caractere_exclue": 4801, "texte": "honneur. M. Sorin a aussi été lauréat des"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4851, "fin_caractere_exclue": 4890, "texte": "Jeux floraux de Toulouse; son poème est"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 101, "fin_caractere_exclue": 141, "texte": "très élégamment imprimé et François Mil­"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 191, "fin_caractere_exclue": 233, "texte": "let n'en reste pas moins un des plus puis­"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 283, "fin_caractere_exclue": 307, "texte": "sants peintres modernes."}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 422, "fin_caractere_exclue": 425, "texte": "***"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 478, "fin_caractere_exclue": 521, "texte": "M. Vanier, qui a l'aubaine d'être l'éditeur"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 571, "fin_caractere_exclue": 613, "texte": "attitré des poètes « décadents », continue"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 636, "fin_caractere_exclue": 704, "texte": "***                        la série de leurs publications et n'a pas"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 796, "fin_caractere_exclue": 834, "texte": "tort. Beaucoup demeurera des œuvres de"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 924, "fin_caractere_exclue": 963, "texte": "ce groupe chercheur où la puérilité, le"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 1055, "fin_caractere_exclue": 1099, "texte": "besoin d'épater le bourgeois se mêlent à une"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 1193, "fin_caractere_exclue": 1235, "texte": "recherche curieuse des quintessences. Il y"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 1324, "fin_caractere_exclue": 1366, "texte": "a là des maîtres tels que Mallarmé et Ver­"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 1461, "fin_caractere_exclue": 1503, "texte": "laine, des raffinés exquis comme le pauvre"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 1597, "fin_caractere_exclue": 1640, "texte": "Jules Laforgue, Vignier qui écrivit Centon,"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 1729, "fin_caractere_exclue": 1773, "texte": "d'autres encore que silhouette en une petite"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 1864, "fin_caractere_exclue": 1906, "texte": "brochure intitulée : La Vérité sur l'école"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 1983, "fin_caractere_exclue": 2019, "texte": "décadente (un franc), M. Ed. B. Sil­"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2042, "fin_caractere_exclue": 2108, "texte": "***                        houettes bien sommaires qui n'apportent"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2158, "fin_caractere_exclue": 2201, "texte": "aucun trait nouveau, mais, ainsi que toutes"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2296, "fin_caractere_exclue": 2337, "texte": "les plaquettes du même genre, celle-ci se"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2427, "fin_caractere_exclue": 2469, "texte": "fera rare et servira, comme les autres, de"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2561, "fin_caractere_exclue": 2605, "texte": "document utile pour l'histoire de l'actuelle"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2655, "fin_caractere_exclue": 2674, "texte": "maladie littéraire."}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2775, "fin_caractere_exclue": 2814, "texte": "En octobre dernier, le THÉÂTRE LIBRE de"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2864, "fin_caractere_exclue": 2904, "texte": "Paris a représenté Sœur Philomène, pièce"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 2954, "fin_caractere_exclue": 2996, "texte": "en deux actes, en prose, tirée du roman de"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3046, "fin_caractere_exclue": 3081, "texte": "MM. Edmond et Jules de Goncourt par"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3131, "fin_caractere_exclue": 3171, "texte": "MM. Jules Vidal et Arthur Byl. L'éditeur"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3221, "fin_caractere_exclue": 3264, "texte": "Vanier en publie aujourd'hui le livret. Les"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3314, "fin_caractere_exclue": 3355, "texte": "adaptateurs ont fait belle besogne. C'est"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3405, "fin_caractere_exclue": 3445, "texte": "une œuvre d'émotion poignante et de réa­"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3532, "fin_caractere_exclue": 3575, "texte": "lité artiste. Prochainement, le théâtre Mo­"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3625, "fin_caractere_exclue": 3668, "texte": "lière nous l'interprétera avec Mlle Sylviac"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3718, "fin_caractere_exclue": 3764, "texte": "qui en a créé à Paris le principal rôle ; nous"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3814, "fin_caractere_exclue": 3857, "texte": "attendons l'heure de la représentation pour"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3907, "fin_caractere_exclue": 3949, "texte": "analyser et juger cette transposition scé­"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 3971, "fin_caractere_exclue": 4040, "texte": "***                         nique, dont nous prévoyons d'ores et déjà"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4090, "fin_caractere_exclue": 4134, "texte": "le poignant effet. Que l'on achète le volume"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4184, "fin_caractere_exclue": 4227, "texte": "pour en avoir l'avant-goût ; le livre est à"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4277, "fin_caractere_exclue": 4287, "texte": "conserver."}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4399, "fin_caractere_exclue": 4402, "texte": "***"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4455, "fin_caractere_exclue": 4492, "texte": "Nous n'en dirons pas autant des Ephé­"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4542, "fin_caractere_exclue": 4579, "texte": "mérides de M Henri Bossane, un paquet"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4629, "fin_caractere_exclue": 4667, "texte": "de vers d'un patriotisme quelconque et"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4717, "fin_caractere_exclue": 4759, "texte": "d'une forme équivalente,— ni des Gerfauts,"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4809, "fin_caractere_exclue": 4850, "texte": "poésies de M. de Bengy-Fuyvallée, qui va­"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 4900, "fin_caractere_exclue": 4945, "texte": "lent les Sonnets libres de M. André Mellerio."}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 53, "fin_caractere_exclue": 92, "texte": "A noter, le Signe de M. Ernest Raynaud,"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 143, "fin_caractere_exclue": 180, "texte": "dont nous remettons l'analyse à notre"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 203, "fin_caractere_exclue": 223, "texte": "livraison prochaine."}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 476, "fin_caractere_exclue": 513, "texte": "Nous lisons dans le Guide musical que"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 564, "fin_caractere_exclue": 605, "texte": "Mlle Aline Bauveroy vient de chanter à un"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 658, "fin_caractere_exclue": 699, "texte": "concert de la Société des chœurs de Gand,"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 740, "fin_caractere_exclue": 779, "texte": "le récit de Sieglinde de la Walküre. Le"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 855, "fin_caractere_exclue": 894, "texte": "public gantois a fait à Wagner et à son"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 983, "fin_caractere_exclue": 1026, "texte": "interprète un accueil enthousiaste et les a"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 1118, "fin_caractere_exclue": 1157, "texte": "redemandés tous les deux pour un second"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 1249, "fin_caractere_exclue": 1290, "texte": "concert qui aura lieu au mois de janvier."}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 1370, "fin_caractere_exclue": 1389, "texte": "Bravo! la province!"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 1557, "fin_caractere_exclue": 1598, "texte": "La maison Schott vient de publier la ver­"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 1648, "fin_caractere_exclue": 1692, "texte": "sion française de la partition de Siegfried,"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 1719, "fin_caractere_exclue": 1750, "texte": "version due à M. Victor Wilder."}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 1797, "fin_caractere_exclue": 1836, "texte": "M. Wilder continue à vouer son temps et"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 1887, "fin_caractere_exclue": 1934, "texte": "ses peines à cette tâche ingrate et difficile ;"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 1979, "fin_caractere_exclue": 2022, "texte": "c'est grâce à lui que le public français va"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2067, "fin_caractere_exclue": 2110, "texte": "s'initier, peu à peu, à tout l'œuvre drama­"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2164, "fin_caractere_exclue": 2180, "texte": "tique de Wagner."}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2260, "fin_caractere_exclue": 2301, "texte": "Les éditeurs ont apporté des soins parti­"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2347, "fin_caractere_exclue": 2390, "texte": "culiers à cette publication remarquable par"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2418, "fin_caractere_exclue": 2463, "texte": "des qualités de clarté, de correction et même"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2508, "fin_caractere_exclue": 2519, "texte": "d'élégance."}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2601, "fin_caractere_exclue": 2640, "texte": "Le livret forme une brochure de quatre-"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2664, "fin_caractere_exclue": 2707, "texte": "vingt-cinq pages d'une typographie délicate"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2757, "fin_caractere_exclue": 2773, "texte": "sur beau papier."}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 3004, "fin_caractere_exclue": 3042, "texte": "M. Jan Van Beers expose de ses petites"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 3136, "fin_caractere_exclue": 3177, "texte": "horreurs coutumières au Cercle artistique"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 3271, "fin_caractere_exclue": 3284, "texte": "e littéraire."}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 102, "fin_caractere_exclue": 142, "texte": "Nous recevons avec plaisir la lettre ci-"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 193, "fin_caractere_exclue": 202, "texte": "dessous :"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 255, "fin_caractere_exclue": 291, "texte": "« Monsieur Célestin Demblon et Made­"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 342, "fin_caractere_exclue": 383, "texte": "moiselle Valentine Surus ont l'honneur de"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 405, "fin_caractere_exclue": 472, "texte": "***                          vous faire part de leur mariage civil."}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 527, "fin_caractere_exclue": 563, "texte": "« Liége, 5 novembre-brumaire 1887. »"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 616, "fin_caractere_exclue": 657, "texte": "Brumaire est une trouvaille drôle! 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Octave Maus publie dans l'Art mo-"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 1604, "fin_caractere_exclue": 1647, "texte": "derne des impressions madrilènes : C'est un"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 1698, "fin_caractere_exclue": 1718, "texte": "écrivain en Espagne."}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 1790, "fin_caractere_exclue": 1793, "texte": "***"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 1847, "fin_caractere_exclue": 1886, "texte": "M e Edmond Picard est parti le dimanche"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 1937, "fin_caractere_exclue": 1978, "texte": "4 décembre, via Gibraltar, pour le Maroc,"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2029, "fin_caractere_exclue": 2066, "texte": "comme « historiographe » du gouverne­"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2117, "fin_caractere_exclue": 2163, "texte": "ment. En cette qualité, il est nanti de petits"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2214, "fin_caractere_exclue": 2256, "texte": "cadeaux (le solde des Grelots), en échange"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2307, "fin_caractere_exclue": 2346, "texte": "desquels il en rapportera sans doute de"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2397, "fin_caractere_exclue": 2417, "texte": "gros (de gros lots)."}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2471, "fin_caractere_exclue": 2507, "texte": "Me Picard est accompagné de M. Théo­"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2558, "fin_caractere_exclue": 2597, "texte": "dore Van Rysselberghe, artiste peintre,"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2648, "fin_caractere_exclue": 2663, "texte": "(J' te plains.)"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2717, "fin_caractere_exclue": 2756, "texte": "Suivant son expression, il a immobilisé"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2807, "fin_caractere_exclue": 2852, "texte": "les affaires de son cabinet, en réclamant des"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2874, "fin_caractere_exclue": 2944, "texte": "***                          remises pour celles d'une certaine impor­"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 2995, "fin_caractere_exclue": 3001, "texte": "tance."}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 3096, "fin_caractere_exclue": 3135, "texte": "Ses collaborateurs, M es Maus et Lafon­"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 3228, "fin_caractere_exclue": 3270, "texte": "taine expédieront la besogne courante. 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(Pou­"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 3402, "fin_caractere_exclue": 3449, "texte": "***                          let-Marengo) Olin."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1887-12-05-n12-012", "volume": "ELB-ULB-516421-1887-001-006_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1887-001-006_f.pdf", "ocr_sha256": "0bc5512decbb160e86306f28bb794f4379ca1dbe5018548136b32c388ac43d89", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Table alphabétique des matières du tome sixième", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Anonyme", "ancre_debut": "TABLE ALPHABÉTIQUE", "ancre_fin": "serole 382", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": true, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 6, "fin_caractere_exclue": 200, "texte": "TABLE                       ALPHABÉTIQUE\n                          DES MATIÈRES\n                CONTENUES DANS LE TOME SIXIÈME DE\n\n                         LA       JEUNE           BELGIQUE\n\n\n\n\n"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 211, "fin_caractere_exclue": 223, "texte": "Bloy (Léon)."}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 279, "fin_caractere_exclue": 325, "texte": "L'Hermaphrodite prussien :              Albert"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 372, "fin_caractere_exclue": 415, "texte": "Wolff  . . . . . . .                     62"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 500, "fin_caractere_exclue": 518, "texte": "Chainaye (Hector)."}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 583, "fin_caractere_exclue": 600, "texte": "Poèmes en prose :"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 682, "fin_caractere_exclue": 725, "texte": "Le sombre compagnon         .    .      147"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 728, "fin_caractere_exclue": 771, "texte": "La mort de l'heure .        .    .      148"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 800, "fin_caractere_exclue": 810, "texte": ".    .   ."}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 819, "fin_caractere_exclue": 862, "texte": "L'infatigable pêcheur       .    .      149"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 865, "fin_caractere_exclue": 908, "texte": "Les deux poignards.         .    .      150"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 942, "fin_caractere_exclue": 985, "texte": "Les eaux magnétiques        .    .      151"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1012, "fin_caractere_exclue": 1057, "texte": "L'âme des choses                          335"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1202, "fin_caractere_exclue": 1220, "texte": "De Nocée (Albert)."}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1285, "fin_caractere_exclue": 1330, "texte": "La mort-vive                              261"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1564, "fin_caractere_exclue": 1585, "texte": "Desombiaux (Maurice)."}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1587, "fin_caractere_exclue": 1632, "texte": "Anciens jours                             217"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1764, "fin_caractere_exclue": 1780, "texte": "Destrée (Jules)."}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1856, "fin_caractere_exclue": 1878, "texte": "Chronique artistique :"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1880, "fin_caractere_exclue": 1924, "texte": "L'exposition des XX.         .     .     130"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 256, "fin_caractere_exclue": 278, "texte": "Devillers (Hippolyte)."}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 328, "fin_caractere_exclue": 369, "texte": "Salon de Paris                        232"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 473, "fin_caractere_exclue": 491, "texte": "Eekhoud (Georges)."}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 541, "fin_caractere_exclue": 582, "texte": "La fête des SS. Pierre et Paul.         5"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 656, "fin_caractere_exclue": 679, "texte": "Flor O'Squarr (Ch.-M.)."}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 775, "fin_caractere_exclue": 794, "texte": "Cauchemar-Actualité"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 813, "fin_caractere_exclue": 816, "texte": "153"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 921, "fin_caractere_exclue": 939, "texte": "Fontainas (André)."}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 989, "fin_caractere_exclue": 1011, "texte": "Sonnets et odelettes :"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1063, "fin_caractere_exclue": 1102, "texte": "La voix                             213"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1154, "fin_caractere_exclue": 1193, "texte": "Révolte                             213"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1245, "fin_caractere_exclue": 1284, "texte": "Vénus vêtue                         214"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1336, "fin_caractere_exclue": 1375, "texte": "L'aurore                            214"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1427, "fin_caractere_exclue": 1466, "texte": "Promenade                           215"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1518, "fin_caractere_exclue": 1557, "texte": "Au printemps                        216"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1646, "fin_caractere_exclue": 1663, "texte": "Frédéric (Jules)."}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1713, "fin_caractere_exclue": 1754, "texte": "Vieille dame . . . . . .               73"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1842, "fin_caractere_exclue": 1855, "texte": "Fusco (Jean)."}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1928, "fin_caractere_exclue": 1969, "texte": "La mère de d'Jean    . . . .          303"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 33, "texte": "—"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 53, "fin_caractere_exclue": 67, "texte": "Gilkin (Iwan)."}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 106, "fin_caractere_exclue": 140, "texte": "Primeroses                      51"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 150, "fin_caractere_exclue": 172, "texte": "Chronique littéraire :"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 231, "fin_caractere_exclue": 263, "texte": "Pierrot Narcisse....         200"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 264, "fin_caractere_exclue": 279, "texte": "Quelques vers :"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 334, "fin_caractere_exclue": 364, "texte": "I. 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Sur le lotus . . . .     346"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 730, "fin_caractere_exclue": 745, "texte": "Gille (Valère)."}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 825, "fin_caractere_exclue": 859, "texte": "Rêve blanc                     225"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 869, "fin_caractere_exclue": 903, "texte": "Sonnets                        316"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 948, "fin_caractere_exclue": 982, "texte": "Vers                           353"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1115, "fin_caractere_exclue": 1131, "texte": "Giraud (Albert)."}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1185, "fin_caractere_exclue": 1219, "texte": "Jules Destrée                   20"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1220, "fin_caractere_exclue": 1254, "texte": "Pierrot Narcisse . . . . . .    83"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1289, "fin_caractere_exclue": 1323, "texte": "Rip-Rip                        275"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1427, "fin_caractere_exclue": 1459, "texte": "La mort d'Hunald . . .       369"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1495, "fin_caractere_exclue": 1527, "texte": "Solitude                     370"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1530, "fin_caractere_exclue": 1562, "texte": "Rencontre                    371"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1593, "fin_caractere_exclue": 1627, "texte": "L'incident Khnopff . . . .     372"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1730, "fin_caractere_exclue": 1746, "texte": "Goffin (Arnold)."}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1787, "fin_caractere_exclue": 1818, "texte": "Visions                     190"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1855, "fin_caractere_exclue": 1886, "texte": "Villégiature                282"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1923, "fin_caractere_exclue": 1940, "texte": "Proses lyriques :"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1999, "fin_caractere_exclue": 2021, "texte": "I. Adieu   . . . . 347"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 2060, "fin_caractere_exclue": 2088, "texte": "II. III. In memoriam . . 348"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 2129, "fin_caractere_exclue": 2152, "texte": "IV. V. Le navire mysté-"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 2229, "fin_caractere_exclue": 2246, "texte": "rieux . . . . 349"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 2322, "fin_caractere_exclue": 2340, "texte": "Hannon (Théodore)."}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 2451, "fin_caractere_exclue": 2485, "texte": "Sonnets calmes                 351"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 2569, "fin_caractere_exclue": 2574, "texte": "J. B."}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 2654, "fin_caractere_exclue": 2688, "texte": "Léon Bloy                       27"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 38, "texte": "II —"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 88, "fin_caractere_exclue": 105, "texte": "Jenart (Auguste)."}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 143, "fin_caractere_exclue": 149, "texte": "Vers :"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 189, "fin_caractere_exclue": 228, "texte": "Soir                                227"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 311, "fin_caractere_exclue": 329, "texte": "La Jeune Belgique."}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 402, "fin_caractere_exclue": 430, "texte": "Le Parnasse de la Jeune Bel­"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 505, "fin_caractere_exclue": 535, "texte": "gique                      243"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 619, "fin_caractere_exclue": 637, "texte": "Le Roy (Grégoire)."}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 675, "fin_caractere_exclue": 716, "texte": "Où s'en vont les chemins . .           28"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 783, "fin_caractere_exclue": 824, "texte": "Les Noëls éteints                      68"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 862, "fin_caractere_exclue": 868, "texte": "Vers :"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 910, "fin_caractere_exclue": 947, "texte": "I. Les portes closes . .          219"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 988, "fin_caractere_exclue": 1026, "texte": "II. Ronde de vieilles . .          220"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1066, "fin_caractere_exclue": 1105, "texte": "III. 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F. W. 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d'Armana        . .               170"}, {"page_pdf": 452, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 883, "fin_caractere_exclue": 929, "texte": "La Bible                                   173"}, {"page_pdf": 452, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 932, "fin_caractere_exclue": 949, "texte": "La maison de vie."}, {"page_pdf": 452, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 975, "fin_caractere_exclue": 978, "texte": "269"}, {"page_pdf": 452, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1030, "fin_caractere_exclue": 1059, "texte": "Le     XXIIIe    grand-maître"}, {"page_pdf": 452, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1064, "fin_caractere_exclue": 1108, "texte": "français  du Temple . .                  386"}, {"page_pdf": 452, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1144, "fin_caractere_exclue": 1190, "texte": "Le missel                                  387"}, {"page_pdf": 452, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1191, "fin_caractere_exclue": 1239, "texte": "Incantation    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Dîners\net déjeuners à la carte et à prix fixe. 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Un numéro 2 0 centimes, abonnement (3 mois) 1 7 francs; en\n  vente partout.\n"}, {"page_pdf": 455, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2004, "texte": "                    VIENT             DE         PARAITRE\n\n PARNASSE DE LA JEUNE BELGIQUE\n    Chez Léon V A N I E R , éditeur, 19, Quai St-Michel, P a r i s\n             UN VOLUME IN-8° DE LUXE. 300 PAGES\n                                 PRIX : FR. 7 - 5 0             .\n              me    e\n   Chez M          V MONNOM., 26, rue de l'Industrie, Bruxelles\n                   ET DANS LES PRINCIPALES LIBRAIRIES\n  N. B. Le volume à été tiré à 500 exemplaires sur papier vélin, plus\n25 sur papier de Hollande. Six de ceux-ci seulement sont mis en vente\nau prix de 40 francs pour les abonnés à la Jeune Belgique, de 50 francs\npour le public.\n\n\n\n              GRAND SUCCÈS A L'ALHAMBRA\n\n                         ALI-BABA\n    O p é r a - c o m i q u e - f é é r i e du j o y e u x m a ë s t r o L E C O Q\n\n\n\n\n   ASSOCIATION VINICOLE DE LA CHAMPAGNE\n                                                     ÉPERNAY\n\n\n                                             Prix Courant\n                            Baron J. de Warnimont                                            2 25\n                            Marquis Armand de St-Hubert .                      .   .   .     2 75\n                            ROSÉE JEUNE BELGIQUE.                    .   .             .     3 00\n                            Crème d'Ay             id.                                       3 50\n                            Bouzy extra            id.'         Cuvée réservée.              4 50\n                            Bouzy Cristal          id.~         . . . . . .                  5 00\n                                           0.50 en plus par 2/2 bouteilles\n                                     EXPÉDITIONS PAR PANIERS DE 2 5          BOUTEILLES\n\n                            Franco de port, droits et emballage dans toute la              Belgique\n\n         ENTREPOSITAIRE      : COULOMB-ROBIETS\n     19, B o u l e v a r d du N o r d , 19, à B r u x e l l e s\n                Bruxelles. — Imprimerie Ve Monnom, 26, rue de l'Industrie.\n"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 420, "texte": "7e A N N É E .         T O M E VI,   N ° 12.         P R I X : F R . 0-60.                5 DÉCEMBRE   1887.\n\n\n\n\n                                                          LA\n\n\nJEUNE BELGIQUE\n                                               SOMMAIRE:\n   Fin d'année                                                                 FÉLICIEN ROPS.\n   Vers . .                                                                    ALBERT GIRAUD.\n   L'incident Khnopff                                                          ALBERT GIRAUD.\n   Nocturne                                                                    FERNAND SEVERIN.\n   Elaine                                                                      MAX    WALLER.\n   Le Parnasse de la Jeune Casserole.\n   Airs de flûte                                                               SïÈBEL.\n   I.,                        II.                                                   JOSÉP. PÉLADAN.\n   Chronique                littéraire                                         III. MAX WALLER.\n   Memento                                                        . . . .\n   Table des matières.\n\n\n\n\n                                                  BRUXELLES\n                    ADMINISTRATION :                                           RÉDACTION :\n                 26, RUE DE L'INDUSTRIE, 26                                  80, RUE BOSQUET, 80\n\n                                                         PARIS\n                                               L É O N V A N I E R , ÉDITEUR\n                                                      19, Quai Saint-Michel\n\n\n                                                              1887\n"}, {"page_pdf": 421, "texte": "         LA JEUNE BELGIQUE\n                      REVUE MENSUELLE DE LITTÉRATURE ET D'ART\nparaissant le 1er de chaque mois et formant au bout de Vannée un superbe volume\n                                 orné d'un frontispice.\n   Bruxelles : Administration, 26, rue de l'Industrie. — Rédaction .• 80, rue Bosquet.\nDirecteur       : MAX WALLER. — Administrateur                               : HUBERT VAN DIJK.\n\n\n   CommE l'aN dernieR L A J E U N E BELGIQUE comptE\nretrouveR A l'échéancE d E fiN d'annéE, touS ceuX qui\njusqu'A cE jouR onT soutenU soN œuvrE. EUE continuerA\nà groupeR touS leS jeuneS q u E sollicitE 1A joiE d'écrirE\neT soN programmE connU nE varier A poinT.\n  NouS rappelonS à noS abonnés quE l'apporT d E douzE\nsouscripteurs nouveauX leuR donnE droiT aU servicE\ngratuiT d E 1A revuE eT danS leuR intérêT commE danS\n1E nôtrE, nouS leS prionS d'useR deS meilleurs moyenS\ndE propagandE pouR aideR à 1A popularitÉ artistE dE\nnotrE chèrE J E U N E B E L G I Q U E .\n  La direction rappelle aux lecteurs de La Jeune Belgique qu'elle assume\nseule la responsabilité des articles qui paraissent sans signature dans la\nrevue. Ils n'ont en aucune façon un caractère collectif ou anonyme.\n\n\n                            B O I T E AUX L E T T R E S\n  48. CH. DU ZAND. Vous avez l'épistolite aiguë, cher poète, et je vous avertis q u e si\nm'envoyez plus d'une lettre par quinzaine, je ne vous ouvre plus! Votre Baiser est très\npassable.\n                                              Equivoques bruits\nest assez laid d'harmonie et trop Silvestre.\n                                              Baisers à bénir\nest une rime amenée. Enfin I insérerons I\n  49. EDM. GYRI. Louvain. Ouye! ouye! ouye !\n  Tenez : lisez vous-même :\n                                              UN T E M P S !\n                     L'hiver par un temps gris de Brouillard — en novembre,\n                     Et décembre amenant en grinçant r les grands froids ;\n                     Et la neige attristante en les moroses mois ;\n                     Ni les grands arbres nus — lesfeuilles couleur d'ambre (2);\n                     Ni les vols palpitants d'un jeune oiseau perdu;\n                     Ni les macabres noirs des profondeurs du Pôle (3) ;\n                     Ni du mendiant pervers l'horrible et triste rôle;\n                     Ni le balancement atroce d'un pendu;\n                     Helas! me sont (4) si peu, quand, impatient (5 , j'attends\n                     Les lettres — ô mon cœur! — d'une gentille aimée —\n                     Que d'un amour profond — doux — je sais affamée\n                     Helas! Hélas! c'est trop long : trois jours d'attente : un temps! (6)\n  Bloquons, mes frères!\n  50. AUG. J. Quaregnon.Très jolis les Lieder; dans le premier, au lieu de : s'entretenir,\nne vaudrait-il pas mieux :\n                                    Causer tout bas des temps passés???\n  51. L E SALON POUR TOUS. Acceptons l'échange, mais que voulez-vous dire par être votre\ncorrespondant? Correspondant artistique? — Combien la ligne? Correspondant-agent?\nNous ne sommes pas libraire. Bien à vous.\n  52. FRITZ ELL. Gand. Très bien, votre Guidel. Le donnerons au premier jour. A noter\naux épreuves quelques répétitions de mots.\n  53. JACQUES F . Louvain. Le Violon de Noël est charmant; il sera tôt inséré.\n  (1 Ça grince, le froid? — (2 Si les arbres sont nus, ils n'ont pas de fouilles, ce qui empêche celles-ci de res­\nsembler à des bouts de pipes. — (3 II n'y a pas de nègres au Pôle! — (4) Ni, ni, ni, me sont. Et la grammaire ?\n— (5) Im pa-ti-ent — quatre pieds. — (6) De chien.\n"}, {"page_pdf": 422, "texte": "                      FIN D'ANNÉE\n\n\n                           A quoi bon, en cette année qui achève\n                          notre sixième volume, dresser un bilan de\n                            ce que nous avons fait ? Le PARNASSE\n                            DE LA J E U N E BELGIQUE a signé notre\n                          feuille de route, et désormais aucune\n                              douane n'essaiera de nous arrêter.\n                              Cest Rops, l'infâme Jély, qui fera\n                              les frais de notre : bonjour, bon an.\n                   Nous avons annoncé déjà à nos lecteurs que\n                le prochain frontispice de LA J E U N E BELGIQUE\n                serait signé du nom de ce monstre! Récemment\n                nous avons écrit au fantastique Jély pour lui\n                rappeler ses promesses. Voici sa réponse, datée\n                de BUFFALO! 20 OCTOBRE :\n\n                                        « Buffalo — sur les bords du lac Erié —\n                                      seul avec les flots, sous le regard de Dieu.\n\n  « Ah ! ça, on ne peut donc pas même pêcher des blue-fishes sur le lac\nErié sans être dérangé par ses amis? Mais, je ne suis plus aquafortiste, mon\ncher W      , je me suis fait tatoueur, vous avez bien lu : Tatoueur sur les\nbords du lac Erié, bords déjà embêtés par Chateaubriand. J'habite une\n                                                                         25\n"}, {"page_pdf": 423, "texte": "                             — 368 —\n\ncabane en sapin de Californie (Wellingtonia Gigantea : conifère) et au\ndessus se balance en lettres rouges comme Célestin Demblon, l'enseigne\nsuivante, ornée de dessins qui feraient pâlir les XX eux-mêmes :\n\n\n\n\n      Look! Look!! Look!!!\n             FÉLICIEN ROPS\n   Belgian Academy & French lnstitute\n          Scholar and Pupil of the celebrated Artist\n                      Emile Wauters\n\n                    TATOUINGER!\n   Emblems — Devices — Poem's — Pictures — Designs\n                 Drawings &c &c &c\n\n       A L'INSTAR DE PARIS\n                          in three Colours :\n\n            RED — BLUE — Y E L L O W ! !\n\n                   Instantaneously !!!!!\n"}, {"page_pdf": 424, "texte": "                                 — 369 —\n\n  « Voilà !\n  « J'ai rencontré à Syracuse — pas l'ancienne! la New-Syracusa! — le\ndernier des indiens Iowas. Il est prêtre swedenborgien de la New-Jeru­\nsalem, porte un complet du BON MARCHÉ et un pince-nez bleu ! Un bison\nmal peint sur la joue gauche. Il « fait évêque » à Savatoga et est amoureux\nde Sarah Bernhardt.\n  « Ce bison mal peint me suggéra l'idée d'appliquer au tatouage, les for­\nmules de l'Ecole impressionniste.\n   « J'avais trouvé ma voie!\n   « Je me suis converti au swedenborgisme et Sa Grandeur, dans un moment\nd'épanchement, m'a autorisé à orner le nombril de sa dame des portraits\nde François Coppée et du général Boulanger, ses grands hommes préférés.\nC'est fait! en trois couleurs (red, blue and yellow).\n   « Mme l'évêque compte aller à l'exposition de Paris en 1889. Cette prélate\nmanquant tout à fait de tenue, — l'Académie sera f...ue et déshonorée.\n   « Voilà, mon cher W        , ce que c'est de voyager trop jeune et les désa­\ngréments qui s'ensuivent.\n   « Je faisais des frontispices, je fais des culispices (mettons des culispi­\npis... pour les dames!).\n   « Bien des belles amitiés à tous nos amis de la Jeune Belgique.\n   « N'empêche que je vais vous envoyer pour elle un joli tatouage. »\n\n   Voilà où en sont les choses; nous n'avons pas cru pouvoir\nmieux faire que de donner, en mot de fin d'année, cette joyeuse\nlettre, signée :\n                                                FÉLICIEN ROPS,\n                                     Tatouinger de S. G. Vévêque (New-Jerusalem)\n                                                de Chatanoga-City.\n\n\n\n\n                                 VERS\n                          LA MORT D'HUNALD\n\n          Sur le lit vierge et blanc, jonché de lys nocturnes,\n          De lys mystérieux, de grand lys taciturnes,\n          Sous les rideaux pensifs où fleure un cher secret,\n          Ses yeux frêles blessés par tes yeux, sans regret\n"}, {"page_pdf": 425, "texte": "                         — 370 —\n\n   Des heures, sans regret des lèvres, sans envie\n   De tromper le destin ni d'accepter la vie,\n   Sans espoir d'un espoir, sans désir d'un désir\n   Déjà mort dans son âme il se laisse mourir;\n   Et tandis que du soir tintent les cloches vaines,\n   De ses fins ciseaux d'or l'enfant s'ouvre les veines,\n   Calme et grave, très las, à soi-même étranger,\n    Vaguement caressé par le rêve léger\n   Qui lui baise le front de ses ailes neigeuses,\n   Et ses regards obscurs, violettes songeuses,\n   Contemplent la splendeur de son corps trop aimé\n   Pleurer de longs rubis sur le lit parfumé,\n   Et joyeux d'une joie étrange, la chair veuve,\n   Il regarde jaillir le sang fier, comme un fleuve,\n   Puis, sans même souffrir le tourment du pardon,\n   Ayant tout oublié de toi, jusqu'à ton nom,\n   Dans le luxe des flots et leur lente harmonie,\n   Il écoute, en mourant, chanter son agonie.\n\n\n\n                         SOLITUDE\n\n\nChère âme, mes désirs sont de lointains vaisseaux\nQui, rouges de mon sang et roses de mon rêve,\nM'ont laissé triste et seul, deux fois seul, sur la grève.\n\n\nTout rouges de mon sang, tout roses de mon rêve,\nEt doux du tremblement maternel des berceaux,\nChère âme, mes désirs sont de lointains vaisseaux\n\n\nQui, doux du tremblement maternel des berceaux,\nTendres de la chanson du rouet des aïeules,\nSont entrés dans le ciel et l'infini des eaux.\n\n\nTendres de la chanson du rouet des aïeules,\nIls sont entrés, là-bas, dans le ciel plein d'oiseaux,\nMe laissant seul à l'heure où les grèves sont seules.\n"}, {"page_pdf": 426, "texte": "                          -371     -\n\n\nDans un ciel ignoré, plein d'astres et d'oiseaux,\nTout rouges de mon sang, tout roses de mon rêve,\nIls ont fui, me laissant triste et seul sur la grève;\n\nEt je garde à jamais leur balancement doux,\nLeurs voiles dans le vent et leur caresse aux vagues,\nEt leur désir du monde au fond de mes yeux fous,\n\nEux qui, devant l'ennui des cieux mornes et vagues,\nAvec leur rêve ardent au fond de mes yeux fous,\nMont laissé seul de moi, seul de toi, seul de nous!\n\n\n                        RENCONTRE\n\n— Je reviens d'un voyage au cher pays des lèvres,\nAu pays des baisers d'un siècle, de là-bas :\nCrépuscule des chairs, torches roses des fièvres,\nTout s'est fané, tout s'est éteint, et je suis las !\n\n— De ce même pays des torches et des fièvres,\nDu pays du baiser séculaire, là-bas,\nDu pays de la chair, du cher pays des lèvres,\nJe reviens comme toi, comme toi, le cœur las!\n\n— Qu'avons-nous rapporté de cet amer voyage?\n— Rien qu'un impitoyable et stérile veuvage,\nQu'un mauvais compagnon d'exil et de prison.\n\n— Aimons-nous cependant, ô ma pauvre âme lasse,\nAimons-nous doucement, lentement, à voix basse,\nSans éveiller celui qui dort dans la maison.\n                                             ALBERT GIRAUD.\n"}, {"page_pdf": 427, "texte": "                                  — 372 —\n\n\n\n\n             L'INCIDENT KHNOPFF\n                                                             A   MAX W A L L E R .\n\n\n\n            Je demande un instant la parole sur l'incident Khnopff-Verlaine,\n             que tu as soulevé dans le dernier numéro de la Jeune Belgique.\n                Non pas que j'aie envie de demander la revision du procès.\nIl est jugé, et bien jugé. L'embarras de l'Art moderne le démontre de la\nfaçon la plus piquante.\n    Il me plaît mieux d'envisager la question du plagiat en elle-même, au\npoint de vue de l'art, et d'essayer de dissiper une vieille équivoque toujours\nrenaissante, que l'Art moderne entretient, comme un faux mendiant sa\nblessure. M. Khnopff me servira d'exemple, voilà tout.\n    Il y a plagiat et plagiat, comme il y a fagots et fagots.\n   Je pense que le droit au plagiat — à certain plagiat — existe bel et bien\nen littérature. Je pense que, dans certains cas de gestation artistique, lès\nemprunts, même les plus textuels et les plus considérables, ne doivent être\nregardés que comme une matière première que le créateur s'assimile et\ntransforme à la lumière personnelle de son esprit.\n    Quel pillard, quel plagiaire que ce Shakespeare, pour qui l'art drama­\ntique fut une immense forêt de Bondy ! Il a détroussé tout le monde, et il\n n'a volé personne. Ce magnifique manteau de velours, il l'a arraché à tel\n poète qui passe, oui ! Mais voyez donc comme il le porte, comme l'étoffe\n palpite et semble vivre sur cette fière poitrine! Rejetez un instant le man­\n teau sur les chétives épaules de son premier porteur, et regardez : c'est lui\n qui a l'air de l'avoir volé.\n    Quand on bâtit un monument pareil à la cathédrale de Cologne, il est\n permis de dérober la flèche d'une petite chapelle ignorée.\n     Le génie est trop affairé. Est-ce qu'il a le temps de s'occuper de ces niai­\n series? Il se rue à la fois sur la vaisselle d'étain et la vaisselle d'or, sur le\n plomb et sur l'argenterie, et il lance le tout dans la fournaise, comme Ben­\n venuto Cellini, pour en faire jaillir un dieu !\n     Le génie égorge ceux qu'il pille. Mais il ne faut pas confondre Shake­\n speare avec les poètes qui font le mouchoir.\n     Il convient encore d'être indulgent à certaine espèce de plagiat, — ou\n plutôt de réminiscence. Il n'est pas difficile de retrouver des expressions de\n  Lamartine dans les vers de Musset, ni des métaphores de Hugo dans les\n"}, {"page_pdf": 428, "texte": "                                  — 373 —\n\n strophes de Gautier. Qu'est-ce que cela prouve si rien ne ressemble moins\n à Lamartine que Musset, et si l'œuvre de Gautier n'a pas la couleur de\n celle de Hugo?\n    Mais où l'indulgence n'est plus de mise, c'est précisément dans des cas\n analogues à celui de M. Georges Khnopff.\n    Une oeuvre d'art, quelle que soit sa forme, peut être considérée comme\nl'expression d'un état de sensibilité déterminé. Shakespeare a dit : « Nous\n sommes faits de la même étoffe que nos rêves ». Cet état de sensibilité se\n manifeste à la fois par le choix du sujet et par les détails de l'exécution.\nQuant à la forme, il est permis de dire qu'elle est la principale manifesta­\n tion de la sensibilité de l'artiste. Le choix des mots, leurs alliances, les\nmétaphores, les combinaisons de rimes, les recherches de prosodie, quand\nil s'agit d'un poète, — la préférence donnée à certaines couleurs, à certaines\nrelations de tons, quand il s'agit d'un peintre, tous ces éléments détermi­\nnent, autour du sujet de l'œuvre, une sorte d'atmosphère générale, qui est\nfaite de la substance même de l'artiste. C'est d'elle que jaillit, sinon l'ori­\nginalité, du moins la personnalité du poète.\n    M. Paul Verlaine écrit, par exemple, un volume de vers intitulé : Fêtes\ngalantes.\n    Le sujet général, comme le titre seul l'indique, annonce une transposi­\ntion en vers de l'état de sensibilité spécial que l'on observe dans l'œuvre\nd'Antoine Watteau.\n    Ce sera, dans une vapeur de rêve et de soleil couchant, la mélancolie des\nchoses mortes ou qui doivent mourir, et dans l'ambre fin du crépuscule, les\nétranges feux follets des sourires tristes de leur joie. « Le rêve d'un Shake­\nspeare ivre d'essence de rose », comme me le disait un jour, devant l'Embar-\nquement pour Cythère, M. Iwan Gilkin.\n    Les sujets particuliers, on les devine. De beaux parcs, éclairés du blanc\nmystère des statues. Des promenades lasses de marquises et d'abbés galants.\nDes chiens frisés, des négrillons. Pierrot gourmand et voleur regardant la\nlune à travers le vin rose. Cassandre édenté. Colombine et Arlequin.\nEt comme mélopée, la chanson dolente des fontaines prisonnières de\nleurs vasques.\n    Dès lors, si nous passons à la réalisation plastique, à la forme, qu'ar­\nrive-t-il?\n    Il arrive que chaque mot, chaque mariage de mots, chaque image sera\nune évocation partielle du rêve total. Le poète choisira tel mot, puis\ntel autre, et les unira, absolument comme un musicien fera chanter telle\nphrase musicale par des violons, des hautbois ou des flûtes. Le choix des\n"}, {"page_pdf": 429, "texte": "                                   — 374 —\n\n  vocables et leurs différentes combinaisons de'terminent ainsi la couleur et le\n  timbre de l'orchestration du poème.\n     Quant au rhythme particulier du vers, à la place de la césure et de l'hémis­\n  tiche, à l'entrelacement des rimes et des strophes, ne voit-on pas que tout\n  cela correspond, en musique, à la coupe de la mélodie et à la façon dont\n  elle se déroule?\n     Ainsi, dans les Fêtes galantes de M. Paul Verlaine, le sujet général et\n  les sujets particuliers une fois trouvés, comment le poète va-t-il composer\n  l'atmosphère de son œuvre?\n     D'abord, par le choix des noms propres. Les gracieux fantômes de\n  femmes qui traversent ses rimes s'appelleront Aminthe, Cydalise, Cli­\n  mène, etc., etc. Les galants seront Léandre, Clitandre, ou quelqu'aèôe.\n  Scaramouche interviendra. Ces noms, évocatifs entre tous, donnent d'em­\n  blée aux strophes une couleur particulière.\n     Le poète, ensuite, disposera ses rimes de manière à marquer fortement,\n  au moyen de sonorités correspondantes, telle sensation ou tel décor.\n  Le mot bergeries triomphe, avec ses rimes afféteries, fleuries, chéries.\n Arlequin appelle faquin et boulingrin, tambourin. L'adjectif grêle\n s'accompagne de mouvements d'aile. Les vestes de soie éveillent la. joie.\n Tout s'atténue dans l'avenue. Les gestes sont bizarres, et les Silènes,\n hilares. La mandoline jase, et les marquises sont en extase. Le bassin\n rêve, la lune se lève. Passent des masques, ils sont fantasques. L'arc de\n l'amour se tend au fond du parc, etc., etc.\n     L'effet musical de ces rimes complète l'artifice des noms propres.\n     Viennent alors les associations de mots et les images, d'où se dégage\n l'essence même du rêve verlainien. Les soirs, les sens, les ramures,\ntout est extasié. Odeurs de rose et de rosiers. Les jets d'eau sont sveltes\n parmi les statues. Le clair de lune est calme et beau. On parle d'or.\n L'Amour est malicieux. Les ramures assombries sont chanteuses. Le\nvent ride les bassins. L'eau rêve. Le ciel sourit aux costumes des\nmasques, etc., etc.\n     Et de tous ces éléments, ou plutôt de la réunion de tous ces éléments,\ncar pris à part, ils appartiennent à chacun, surgit enfin l'œuvre intitulée :\nFêtes galantes, qui n'appartient plus qu'à un seul.\n    Voici maintenant M. Georges Khnopff, qui publie, ici même, dans la\nJeune Belgique, il y a trois ans, un groupe de poèmes intitulé : Dix-hui-\ntième siècle.\n    Le sujet général est le même que celui des Fêtes galantes de M. Paul\nVerlaine.\n"}, {"page_pdf": 430, "texte": "                                       — 375 —\n\n   Les sujets particuliers sont les mêmes aussi.\n   M. Georges Khnopff va donc se distinguer de M. Paul Verlaine en trai­\ntant son sujet d'une façon différente? La forme plastique du poème va\ns'éloigner beaucoup de celle des Fêtes galantes? Il va éclairer autrement le\ndécor, traduire d'autres sentiments, exprimer d'autres sensations?\n   Non pas.\n   M. Georges Khnopff adopte le système de versification de M. Verlaine.\nIl use des mêmes artifices de prosodie. Son vers est identique au vers de\nM. Verlaine.\n   Il met en scène les mêmes personnages, et, comme M. Verlaine, emploie\ncertains noms propres en vue d'arriver à un effet semblable.\n   M. Georges, Khnopff exprime les mêmes sentiments mélancoliques, tra­\nduit les mêmes sensations subtiles que M. Verlaine.\n   M. Georges Khnopff plante dans son œuvre, comme des clous de dia­\nmant, les mêmes rimes qui soutiennent les strophes de M. Verlaine.\n   M. Georges Khnopff emploie le même vocabulaire que M. Verlaine. Ce\nsont les mêmes mots, placés de la même façon, sous le même coup de\nlumière. A part deux ou trois vers traduits directement des Watteau du\nLouvre et quelques légères infusions de M. Mallarmé, pas un mot, pas une\nrime de M. Georges Khnopff que l'on ne retrouve dans les Fêtes galantes.\n   M. Khnopff ne s'arrête pas là. Non seulement il emprunte à M.Verlaine\nle sujet général, les sujets particuliers, les personnages, la prosodie, le voca­\nbulaire; il lui emprunte encore les associations de mots, les images, des vers\nentiers, des strophes entières. Et le Dix-huitième siècle vient ainsi au\nmonde, comme une version des Fêtes galantes que M. Verlaine aurait\ngardée dans ses tiroirs.\n   Ce n'est plus un emprunt, c'est une conversion !\n   Voici, pour convaincre nos lecteurs, un tableau, que nul ne peut garantir\ncomplet, des emprunts de M. Georges Khnopff:\n\n       DIX-HUITIÈME SIÈCLE                               FÊTES GALANTES\n\nAh ! vous étiez marquise au temps des ber­     Fardée et peinte comme au temps des ber­\n                                  geries...                                   geries...\n                            ...Scaramouche             ...Le nez mignon avec la bouche ..\nA finement posé la très mignonne mouche        D'ailleurs plus fine que la mouche\nQui ravive le blanc laiteux de votre joue...   Qui ravive l'éclat un peu niais de l'oeil...\nLes brises des étangs, mystiques barca­\n                                   rolles,           Mystiques barcarolles,\nS'enroulaient vaguement à vos mièvres pa­            Romances sans paroles...\n                                    roles.\n"}, {"page_pdf": 431, "texte": "                                           — 376 —\n\nEt dans le ciel si pâle et les arbres si grêles,    Le ciel si pâle et les arbres si grêles...\nDes parfums framboises et des battements            De nonchalance et de mouvements d'ailes..\n                                      [d'ailes...\n                         ...Vous parliez d'or!      ...Que vous n'aimez et parlez d'or !...\nSous son frèle taillis, dans un recoin du                                         ...L'amour..\n                                     [parc          Dans le coin le plus mystérieux du parc\nL'amour malicieux appuyé sur son a r c . . .        Souriait en bandant malignement son a r c .\n                                                               Pierrot qui d'un saut\n                                                                    De puce\n                         ...Sous un capuce                     Franchit le buisson,\nDont un griffon d'argent griffe le satin puce                  Cassandre sous son\n                                                                    Capuce...\n\nLa sveltesse élégante et fière du jet d'eau...      Les grands jets d'eau sveltes parmi les\n                                                                                    [marbres..\nEn voyant les lueurs du couchant qu'atténue         Et la lueur du soleil qu'atténue\nL'ombre des hauts tilleuls le long de l'avenue      L'ombre des bas tilleuls de l'avenue...\nIl grelotte de peur sous sa veste de soie;               ...Leurs courtes vestes de soie,\nSa figure plâtrée et ses gestes bizarres                 Leur élégance, leur joie...\nEveillent dans le bois les silènes hilares          Non loin de deux Sylvains hilares...\nQue l'odeur d'un pâté de perdreaux met en           Hi ! Hi! Hi ! les amants bizarres !...\n                                      [joie...\n          Entame un succulent pâté,..                   ...Et pratique entame un pâté...\n\n          ...Sous les ramures assombries                ...Sous les ramures assombries...\n          Passe ce faquin d'Arlequin...                 ...Ce faquin d'Arlequin combine...\n\n          La brise ride le bassin...                Et le vent doux ride l'humble bassin...\n\nAu calme clair de lune adorablement triste          Au calme clair de lune triste et beau...\n                                                                                ...Dans l'extase\nTandis que dans le parc la mandoline jase,\n                                                        D'une lune rose et grise\nLa belle Colombine, accoudée en extase...\n                                                        Et la mandoline jase...\n                          ...Dans les ramures\n                                                        Sous les ramures chanteuses...\nChanteuses...\n                                                                               ...la lune se lève\n                        La lune qui se lève\n                                                    Et l'esquif dans sa course brève\nEntre les branches d'or et le bassin qui\n                                     [rêve...       File gaiement sur l'eau qui rêve...\n\n                                    ...Le ciel...                                  ..Le ciel...\nSemble sourire aux masques                          Semble sourire à nos costumes...\nEt les jets d'eau s'égrenant dans les vasques       ...Et sangloter d'extase les jets d'eau.\n                   [mêlent de longs sanglots.\n\n\n  N'est-il pas évident que l'œuvre intitulée Dix-huitième siècle, ayant le\nmême sujet général, les mêmes sujets particuliers, la même prosodie, les\nmêmes personnages, le même vocabulaire, les mêmes images, les mêmes\nrimes, les mêmes mots, la même couleur, la même musique, la même atmo-\n"}, {"page_pdf": 432, "texte": "                                — 377 —\n\nsphère que les Fêtes galantes, n'appartient pas à M. Georges Khnopff?\n   A part le cas d'une copie pure et simple, je ne connais point, dans toute\nl'histoire littéraire, un exemple de plagiat aussi caractérisé.\n   Quand la Jeune Belgique publia le Dix-huitième siècle, et que tous, nous\nfîmes fête à M. Georges Khnopff, la première édition des Fêtes galantes\nétait épuisée, presque introuvable.\n   Ceux d'entre nous qui avaient lu le livre de M. Verlaine ne le connais­\nsaient que sur la foi d'une lecture hâtive, dans les bibliothèques publiques,\net, tout en admettant la parenté de M. Khnopff et de M. Verlaine, ne\npouvaient contrôler... l'inceste!\n   La bonne foi de la Jeune Belgique fut donc surprise.\n   Elle devait à sa dignité littéraire de l'avouer à ses lecteurs.\n   Elle a hésité pendant plusieurs mois, au risque de se compromettre elle-\nmême, par sympathie pour M. Khnopff.\n   Aujourd'hui, elle a dû rompre son silence.\n   Ce n'est pas sans un serrement de cœur que j'écris ces lignes. Je ne puis\noublier la joie, l'enthousiasme d'art que m'a causé la première lecture du\nDix-huitième siècle. Mon admiration alla librement à M. Khnopff, qui en\nreçut plus d'un témoignage.\n   J'ajoute que, malgré la méchante aventure du Dix-huitième siècle, il ne\nl'a point perdue tout entière.\n   M. Khnopff, même à ne considérer que ses mosaïques, reste un ouvrier\nsubtil et merveilleusement doué. Il reste surtout, à mes yeux, l'auteur des\nChinoiseries, qui, pour être inspirées par la chinoiserie que M. Mallarmé\ndonna jadis au Parnasse contemporain, n'en appartiennent pas moins,\npensons-nous, à M. Khnopff.\n   L'auteur de ces Chinoiseries est de taille à écrire une œuvre personnelle.\nIl se le doit, à lui-même, et aux amis qui ont si chaleureusement acclamé\nses premiers débuts littéraires.\n                                                  ALBERT GIRAUD.\n"}, {"page_pdf": 433, "texte": "                     — 378 —\n\n\n\n\n               NOCTURNE\nLes langes du pardon enveloppaient mon âme\nD'un égal insouci de l'homme et de la femme;\nJ'étais celui qui songe et qui n'a pas d'autrui;\nJ'oubliais qu'un couchant eût précédé ma nuit\nOù les seuls souvenirs m'eussent fait vivre encore,\nEt les roses du jour et les lys de l'aurore\nÉtaient des feux de pâtre éteints au fond de moi.\nSeul dans cet infini des temps et de l'effroi\nJ'appelais de ma plainte et de mes mains tendues\nLes aigles de mon rêve évadés dans les nues,\nEt les hautains oiseaux ne m'obéissaient plus.\nUn peu des maux subis, un peu des livres lus,\nMais avec la pâleur d'un lointain qui recule,\nRallumaient dans ma nuit un frêle crépuscule.\nL'ennui de toujours vivre en étouffait le deuil\nEt l'imprévu lui-même avait fui du cercueil.\n\n\nEt voilà qu'un troupeau de blêmes créatures\nPassa sous mes yeux secs, en de mornes postures;\nElles allaient ainsi qu'on va dans le sommeil,\nAvec de mêmes pleurs sous un crêpe pareil,\nEt les charmes détruits de ces femmes damnées\nSemblaient me reprocher les délices données.\nLe délire inventif des temps luxurieux\nIncendiait encor leurs lèvres et leurs yeux ;\nEt lentement avec cette crainte du crime\nQue l'on éprouve à deux sur les bords d'un abîme\nPour s'être confié des secrets douloureux,\nJe sentais mon passé, ce cadavre amoureux\nÉmietté d'oubli dans les cryptes de l'âme,\nRenaître tout à coup du parfum de la femme,\nEt ce que j'ignorais en moi de jeune encor\nSe plaindre sous les cieux comme un sanglot de cor!\n"}, {"page_pdf": 434, "texte": "                     — 379 —\n\nMais elles, ramenant sur leurs chairs ravagées,\nAvec des yeux levés d'épouses outragées,\nL'ancien manteau de joie où l'orgueil aujourd'hui\nMettait de nobles plis de douleur et d'ennui,\nLaissèrent choir alors de farouches paroles\nDes roses au déclin de leurs lèvres frivoles :\n\" Au temps de ta candeur et de tes cheveux longs,\nQuand tu mettais le mors aux vierges étalons\nQui se cabraient sous toi vers les cités rêvées,\nNous avons couronné nos têtes réprouvées\nDes fleurs dont Ophélie orna son front dément,\nEt de mêmes linons nous vêtaient pour l'amant;\nCar tu n'étais alors qu'un désir et qu'une aube\nEt pour te mieux séduire il fallait cette robe;\nMais après tant d'espoirs et tant de lendemains,\nS'il te souvient des lys qui parèrent tes mains\nEt dont la neige un jour s'effeuilla sous les nôtres,\nL'orgueil du souvenir doit te payer des autres\nQue des baisers nouveaux ne t'accorderaient pas!\nEst-ce que le passé ne t'a rien dit tout bas ?\nPourquoi nous reviens-tu? Les misères subies\nNe t'ont-elles pas dit l'horreur de nos lubies,\nEt que dans les chemins de l'amour renaissant\nLes pas de nos pieds nus s'empliraient de ton sang ?\n Va ! le vide effrayant des innocences feintes\nSurgirait entre nous jusque dans nos étreintes\nEt l'on se connaît trop pour ne pas se honnir.\n Vis et meurs dans l'Eden d'un chaste souvenir,\nEt, si tu succombais à ta douleur nouvelle,\nPour t'en consoler mieux reste seul avec elle! »\n\n                                    FERNAND SEVERIN\n"}, {"page_pdf": 435, "texte": "                                    — 380 —\n\n\n\n\n                              ELAINE (I)\n               Le passage de M. Eddy Levis à la Jeune Belgique n'a pas été\n                si rapide que l'on n'ait pu apprécier les curieux côtés de cette\n                nature spéciale dont quelqu'un disait un jour : « C'est un\noiseau qui a une aile de cygne et une aile de canard ».\n   C'est l'aile de cygne qui est la plus longue.\n   M. Levis continue à se chercher; il a les inéluctables tâtonnements de\nceux qui débutent, mais s'il n'a pas toujours la trouvaille heureuse, il l'a\nsouvent.\n  Elaine est une sorte de poème dont les chants, pétrarquement précédés\nd'un titre épigraphique, s'élèvent tous en un hymne à la Beauté. Ne lisez\nque ces titres :\n   « La Naissance d'EIaine.\n   Pour lui dire combien je fus ravi des yeux en la voyant.\n   Pour lui dire qu'elle est fée.\n   Pour que les fleurs de son teint renaissent.\n   Où je lui peins par quelques traits le retour du printemps.\n   Où je lui prédis qu'elle deviendra rose.\n   Pour l'inviter à chanter dans le soir.\n   Où je lui peins le charme du rêve.\n   Pour appeler le soleil sur ses yeux las.\n   Pour dire à la nuit de couvrir Elaine d'un beau songe.\n   Chanson pour Elaine.\n   Où je lui dis d'ouvrir les yeux à l'aube naissante.\n   Où je lui parle de son baiser.\n   Tout souvenir disparaît à sa vue.\n   Elaine est plus belle encore que je ne l'écris.\n   Où je reproche à l'Amour de me l'avoir fait connaître.\n   Dans laquelle j'appréhende le jour où nous ne nous aimerions plus.\n   Où j'exalte encore sa beauté.\n   Dans laquelle je lui dis qu'elle est Reine d'un Royaume immortel ».\n   N'est-ce pas déjà tout un poème en prose, les indications scéniques d'une\nféerie amoureuse auxquelles ne manquent plus que les ronds-de-jambe des\n\n\n  (1) Un volume de 80 pages in-32. — Bruxelles, Veuve Monnom, 26, rue de l'Industrie.\n"}, {"page_pdf": 436, "texte": "                                       — 381 —\n\nstrophes et les jetés-battus des rimes? Groupés ainsi, ces titres archaïques\nont le chevrotement de vieux refrains à la Villon :\n\n               En ceste foy je vueil vivre et      mourir.\n\n  Des choses telles que : « Je lui prédis qu'elle deviendra rose », sont des\nmadrigaux nouvellement tournés et lancés avec un sourire un peu mignard\nqui plaît. Du reste, M. Levis pompadourise volontiers. De ces vers :\n\n               Voici berger! Voici la blanche laine\n               Des agneaux blancs broutant fleurs dans la plaine.\n\n  De ces vers sont un évident rappel de Racan ou de Me Deshoulières\n                             Dans les près fleuris\n                             Qu'arrose la Seine,\n                             Cherchez qui vous mine\n                             Mes chères brebis !\n\n   Mais c'est du Racan vu à travers un tempérament contemporain, du\nRacan d'après le boulevard, et toute l'affËterie charmante s'est adaptée de\nfaçon heureuse à nos modernités exigentes. La poésie telle que M. Levis la\nsent et l'exprime ne se contente pas d'à peu près ; c'est très bon ou c'est très\nmauvais. On ne sertit pas impunément la langue de cette manière complexe.\nM. Levis a évité bien des dangers, point tous.\n   Il a quelques sons malheureux, tels que : « Par nulle oreille ouïes », et\ndes cris qui étonnent, et détonnent, comme : « ...Ces vers amoureux écla­\ntants comme un dôme ». Outre qu'un dôme n'est pas nécessairement écla­\ntant, il est permis de trouver que le poète se donne, avec un peu d'aisance,\nl'immortalité.\n   Georges Rodenbach se contentait de dire :\n               Peut-être que j'écris    des livres qui   vivront.\n\n   Le « peut-être » sauve ce que l'espoir pourrait avoir de présomptueux.\nM. Levis, lui, affirme que ses vers « sont du séjour que n'atteint aucun\nglaive », bien que les séjours soient rarement pourfendus, et il assure à\nElaine qu'elle dormira dans ses vers jusqu'au dernier jugement. Ces mou­\nvements de fierté — n'en rions pas — sont une force.\n   Le poète a de ces orgueils que rien ne démonte et M. Levis porte son\nlivre et son front comme choses sacrées : son front où a germé l'œuvre et\nl'œuvre elle-même qui est sortie toute frémissante d'un cerveau passionné.\nElaine est donc curieuse et méritoire à plus d'un point de vue. Ce n'est\n"}, {"page_pdf": 437, "texte": "                                    — 382 —\n\n\ncertes pas un livre définitif, classant l'auteur parmi les maîtres ; mais une\nindication dont les erreurs mêmes, et surtout elles, font pressentir un avenir\nlittéraire qui étonnera.\n                                                           MAX W A L L E R .\n\n\n\n\n      Le Parnasse de la Jeune Casserole\n\n             Nous ne résistons pas au plaisir de découper dans la Casserole\n              les amusantes parodies de notre « Parnasse » qu'y donne\n              hebdomadairement Basoef, autrement dit Léopold Pels. C'est\nde la farce spirituellement littéraire et de forme très habile :\n\n                              AREMBERG-STRAAT ( R . D')\n\n                                 DANS LA MER\n\n           Comptera-t-on jamais les gouttes d'eau salée,\n           Océan fraternel, qu'au loin tu vois s'enfuir?\n           Géante addition ! pour être calculée,\n           Il les faudrait légion, les puants ronds-de-cuir !\n\n           Le poète lui-même, en sa folle cervelle,\n           Ne pourrait pas, dût-il y loger l'univers,\n           Non plus qu'un Inaudi, de ce nombre rebelle\n           Retenir les détails, même tout de travers !\n\n           Sur sa croix, où le cri des ténèbres l'éveille,\n           Là-haut, aux bords croulants, dans une aube vermeille,\n           Le héros de Zola peut-être le sait-il?\n\n           Quel autre donc connaît, et sans erreur aucune,\n           Ce qui de la science humaine est la lacune,\n           Sinon le Grand Venteux, pétaradier    subtil!\n\n\n                                   PAUL BERT-LIÉ\n\n\n                                  MERETRIX\n\n                   J'ai conté le mal qui me ronge                       '\n                   Au docteur. Le docteur a dit :\n                   « Frottez dessus un peu   d'axonge,\n                   « Le soir, le matin, à midi ! »\n"}, {"page_pdf": 438, "texte": "                          — 383 —\n\n         J'ai conté ma désespérance\n         Au curé. Le curé m'a dit :\n         « Pour dissiper votre souffrance,\n         « Faut vous confesser à midi ! »\n\n\n         Curé menteur! Docteur infâme.'\n         Honte à vous qui m'avez refait:\n         J'avais été voir une Femme :\n         — Elle sans rien dire, l'avait...!\n\n\n\n                         A. FOND-TENACE\n\n\n\n                     EDEN     DE    PIONS\n\n\nJ'en ai la vision, quelquefois, dans mes rêves :\nJe vois un Paradis sans tableau noir, ni bancs,\nQui montre, par instant, ses classes sans élèves.\n\n\nRoses de teint, le chef adorné de rubans,\nJ'y vois de vagues pions, parfumés     d'aromates,\nSe ballader, vainqueurs, suivis de fiers trabans.\n\n\nIls vont raides, guindés, pareils aux automates,\nEt, seuls, leurs doigts noueux et d'encre tout tachés\nDe leur triste métier conservent les stigmates.\n\n\nAux plafonds lumineux, des pantins attachés\nParaissent monstrueux, à la lueur des glaives,\nAu bout des fils tenus par des papiers mâchés :\n\nJ'en ai la vision, quelquefois,   dans mes rêves.\n\nIl voltige dans l'air des rythmes de pensum.\nOn voit passer le vol ardent des retenues,\nTraînant, comme un boulet, Gradus ad Parnassum.\n\nOn a l'enivrement des choses saugrenues      :\nLa tête de Noël, la hure de Chapsal\nRécitant en duo des règles biscornues.\n\nTout revêt un aspect drôle et paradoxal.\nUn Monsieur Petdeloup, ni sévère ni juste,\nApparaît sur un fond d'un effet colossal.\n"}, {"page_pdf": 439, "texte": "                          -   384     -\n\nEt sur le Paradis, que domine son buste,\nEt sur ce gigantesque et laid capharnaüm,\nDont je garde à jamais un ressouvenir fruste,\n\nIl voltige dans l'air des rythmes    de pensum.\n\n\n                       I' VEND DES   NÈFLES\n\n\n\n                          REGRETS\n\nO sainte pourriture,   ô vice que    j'adore,\nO grand docteur Ricord, ô capsules Raquin,\nJe crains de n'être qu'un rimailleur trop mesquin .\nPour chanter vos splendeurs sur un rythme sonore.\n\nIl faudrait dans mes vers des senteurs de phosphore,\nDes relents de cubebe, un goût de chicotin,\nLa puanteur du bouc, celle du bouquetin,\nOu le parfum secret du trois sous inodore.\n\nEt je n'ai, pauvre éphèbe et poète pervers,\nQui regarde fleurir les poisons de mes vers,\nQue mon visage exsangue aux blonds cheveux de       vierge.\n\nIl manque sur mon front de la blancheur du lys,\nMon corps immaculé, glabre tout comme un cierge,\n Une plaque muqueuse, indice à\n\n\n\n\n          AIRS DE FLUTE\n                              XXVI\n\n                          SILENCE\n                                                  A FRANCIS   NAUTET.\n\n         Tais-toi, tais-toi, reste mystère,\n         Je ne t'aime pas autrement,\n         Je voudrais être ton amant\n         Si tu voulais toujours te taire.\n"}, {"page_pdf": 440, "texte": "           — 385 —\n\nSi tu restais là sans parler,\nJasant seulement du sourire,\nEt moi, de même, sans rien dire\nJ'entendrais les mouches voler.\n\n\nLe tic-tac de l'horloge en chêne\nDans ce silence parlerait :\nComme de nos cœurs, il viendrait\nD'un gros poids au bout d'une chaîne.\n\n\nMais l'horloge ne peut chanter\nLa chanson des mélancolies,\nSouviens-toi, je la dus porter\nOù sont les montres abolies.\n\n\nSilence et du silence, écoute :\nDu silence! La nuit descend\nEt dans le ciel noir on pressent\nLa lune sur sa blanche route.\n\n\nElle va paraître, ô merci!\nCar vous vous taisez en cadence,\nAmante et Lune, et vous voici\nDeux Notre-Dame de silence.\n                                        SIEBEL.\n"}, {"page_pdf": 441, "texte": "                                     — 386 —\n\n\n\n           CHRONIQUE LITTÉRAIRE\n                                          I\n\n      LE XXIII       GRAND MAITRE FRANÇAIS DU T E M P L E\n              LE MARQUIS DE SAINT-YVES D'ALVAËDRE ( l ) .\n\n\n               Barbey d'Aurevilly m'a dit avoir connu de dernier maître de\n                l'ordre du Temple, qui était médecin, présidait en manteau\n                blanc des réunions plutôt commémoratives qu'effectives. Pour\n                l'histoire, la grande commanderie finit en Jacques de Molay,\nla victime du pape Boniface et du roi Philippe.\n   Ce que rénove M. de Saint-Yves, ce n'est donc pas une maçonnerie de\nlumière, mais la doctrine secrète de ces puissants chevaliers qui étaient des\ninitiés plus puissants encore.\n   Par opposition à l'anarchie, M. de Saint-Yves appelle synarchie la norme\n politique.\n   En deux ouvrages admirables, la Mission des souverains et la Mission\ndes juifs, l'Epopte démontre le préhistorisme et l'universalité du synar­\nchisme au temps indéterminé qu'on nomme cycle de Kam.\n   Par analogie, l'humanité est un ternaire comme l'homme, une triade\ncomme Dieu; d'où son équilibre et partant son bonheur dépend du fonc­\ntionnement simultané de sa triple faculté. En application cela s'appelle\nchambre intellective, comprenant le prêtre et le savant; chambre animique\nprésidant à la répression, à l'ordre moral et à la défense ; chambre écono­\nmique formée par tous les délégués de l'industrie et du commerce. Ce sys­\ntème, le seul possible à implanter sur un terrain pourvu de démocratie,\nM. de Saint-Yves, après en avoir démontré l'ancienne réalité, le démontre\naux actes du Temple et précise les moyens de réalisation présente.\n   Ce livre, le seul traité de politique chrétienne que barre d'infamie l'aris­\ntotélisme et le nimroudisme, contient plus de lumière et surtout plus pure\nque les Bonald et les Saint-Bonnet.\n   Ce n'est pas le lieu ici de traiter du meilleur gouvernement; j'indique\ntoutefois la beauté littéraire de l'exposition et le lyrisme très intense qui y\nsouffle ; et la magnifique et dédaigneuse réplique qui en forme la première\npartie de Pro doino ; M. de Saint-Yves y répond, de toute la hauteur de son\ngénie, aux accusations basses et viles qu'on lui a jetées et, sous son Pro\nPatria, il enlève l'humaniste lui-même par l'ardeur d'un patriotisme qui\nn'est que le catholicisme du Gesta Dei per Francœ.\n\n  (1) Mission des souverains par l'un deux; Mission des juifs; Mission des ouvriers ;\nMission des Français ou la France vraie. — Paris, chez Calmann-Lévy.\n"}, {"page_pdf": 442, "texte": "                                   -   3 8 7 -\n\n   Par royales relations, ses amitiés avec tout le Paris intellectuel, par le\nprestige d'une femme aussi admirablement bonne qu'il est grand, M. de\nSaint-Yves se trouve forcément placé en chef visible de l'hermétisme chré­\ntien, de la prose orthodoxe.\n   J'ajouterai que seul il possède les exquises qualités secondaires indispen­\nsables à une œuvre où l'ouvrier ne saurait être qu'un homme supérieur;\nseul il peut faire collaborer les personnalités sans jamais heurter l'amour-\npropre toujours si vétilleux; et le charme de sa persuasion me paraît une\nmarque physique de son élection à cet Epoptat.\n   Prochainement je donnerai un exposé de la doctrine synarchique; ici,\nje n'ai voulu que signaler, comme transcendentalement beau, la France\nvraie, et dire, à tous ceux qui marchent en francs-tireurs de la vérité, de se\nréunir pour compter et agir. Pour tous ceux, gnostiques et chrétiens, qui\nont soif du règne de Dieu. Ecce Dux!\n\n                                        II\n\n                                LE MISSEL (1)\n\n   Lorsque Maciele Ficin écrivait : « Platon a projeté sur l'esprit humain,\nun reflet qu'il gardera toujours », était-il prescient de l'évolution formidable\nqui aboutit à Darwin d'un côté, à Crookes de l'autre? Cependant, sa parole\nse réalise et à l'époque de Ponchon et des Blasphèmes, un poème paraît,\ndirectement allumé au flambeau platonicien.\n   Le Missel, de M. Raoul Pascalis, s'agrafe aux canzones des Fidèles\nd'Amour, et continue ce sillon précieux dont l'ultime parcelle paraissait\ngésir en cette Maison de vie, de Rossetti que Mme Couve a si étonnamment\ntraduite et paraphrasée.\n   Comme tous les tard venus, dans une voie très parcourue, M. Pascalis,\n— déjà connu si dignement par de précédentes œuvres dont je ne citerai\nque les Apaisements — a poussé à l'extrême l'attribution des rituels aux\npassionnalités.\n   Qu'on se figure le bréviaire un peu sacrilègement rapetissé et appliqué\nà la femme aimée. Litanies et Kyrie, Lœtare et Stabat et matines et\nnones, messe et vêpres, psaumes et saluts : tout le cérémonial catholique\nemployé à la magnification de la bien-aimée.\n   Une fois le point philosophique qui serait condamnant ici, éludé, il reste\nune entreprise d'une originalité singulière, et la rénovation de tout un mode\nde penser propre à l'Italien lettré de 1450.\n   Si l'on admet ce culte déplorablement insensé envers un exemplaire de\ncette exquise et et absurde fragilité qui s'appelle la femme, il devient con­\ntestestable que cette énonciation sacerdotale de l'amour, dépasse les autres\nformules : et ce sera toujours un grand honneur pour M. Pascalis d'avoir\n\n\n  (1) Poème mystique, de Raoul Pascalis. — Paris, Lemerre.\n"}, {"page_pdf": 443, "texte": "                                  — 388 —\n\ntabernaculisé l'alcôve. Il y a dans cette divinisation de l'aimée, un exhaus­\nsement de l'amour qui donne l'illusion d'art sentimental la plus forte en\nmême temps que la plus folle.\n   Si la lyrique du Missel a des prédécesseurs très directs en esprit, sa forme\ntout à fait autonome l'originalise absolument. L'audace de l'image et du\nmot, la volonté du coloris, un soin à éviter la redite d'expression classent\nl'œuvre parmi les orfèvreries poétiques les plus accomplies. Et n'y a-t-il pas\nen l'éclosion de cette sentimentalité religieuse comme une expression de la\nspiritualité amoureuse contre les énormes vulgarités où s'efforcent des\nartistes d'un art monant quoique fort. Je ne prise rien plus, en ce temps de\nvulgarité, que l'aristocratie d'une œuvre et M. Pascalis a le droit, droit\nhautain et presque rare, de dédier A quelques-uns, à si peu, aux néo-\nplatoniciens. Mais ces quelques-uns, sont ceux qui resteront et qui font\nrester le livre qu'ils admirent; et le Missel possède déjà ce suffrage dont\nla durée est en raison inverse de l'étendue.\n                                                      JOSÉPHIN PÉLADAN.\n\n                                      III\n                          LA REVUE DE PARIS\n   Une résurrection tentée par Arsène Houssaye et Armand Silvestre :\nla Revue de Paris et de Saint-Pétersbourg. En quelques lignes, Paul\nGinisty évoque le souvenir de la défunte, démaillotée aujourd'hui de\nses bandelettes :\n   « C'est là, dit-il, que débuta Musset, et qu'il donna les Vœux stériles,\nOctave, les Pensées de Raphaël, et ce sont les noms de Balzac, de Dumas,\nde Janin qu'évoque sa première incarnation.\n   « Puis, elle s'annexe à la Revue des Deux-Mondes, avec Félix Bonnaire,\ncomme directeur, mais directeur très peu libre, et qui ne faisait rien sans\navoir reçu le mot d'ordre de M. Buloz. Il est mort obscurément, il y a une\nvingtaine d'années, lui qui avait été en relations avec l'élite de la littérature\ncontemporaine, dans un emploi administratif.\n   « M. Buloz avait mis de l'ordre et de l'économie dans l'administration de\nla Revue de Paris.\n   « Un jour, Paul de Molènes, l'auteur des Commentaires d'un soldat,\nvenait toucher le prix d'une vingtaine de pages qu'il avait publiées, mais\nlorsqu'il se présenta à la caisse, on lui apprit que le premier article n'était\njamais payé.\n   « — Allons ! s'écria-t-il en tordant sa moustache de mousquetaire, c'est\nun souper de moins pour ces demoiselles !\n   « Bonnaire, il est vrai, qui avait la main plus large, réparait souvent, en\ndessous, les mesquineries de Buloz. Le souper eut lieu, payé par lui, et fut\nla joyeuse rémunération de l'article.\n   « Le bureau de la Revue de Paris était rue des Beaux-Arts, et c'était un\nvrai bureau d'esprit, « quand Buloz n'était pas là », a-t-on dit. Ce tableau\n"}, {"page_pdf": 444, "texte": "                                  — 389 —\n\na été tracé par M. Arsène Houssaye de l'aspect du salon où l'on se réunis­\nsait : « Eugène Sue en conte d'inouies, Gozlan d'imprévues, Théophile\nGautier d'invraisemblables. Sainte-Beuve jette çà et là un mot hardi,\nPlanche est plus gai que dans sa critique, Musset a de jolies moqueries.\nCastil-Blaze et Henri Blaze se fuient l'un l'autre... Quelquefois, les jeunes\nenfants de Buloz, échappés des bras de la mère ou de la gouvernante,\napportent leurs poupées ou leurs toupies, sans se douter que les rédacteurs\ndes revues buloziennes sont des hommes marqués du sceau divin! »\n   « A cette Revue de Paris, M. Arsène Houssaye débuta en... Il n'y a\npas moyen de cacher la date de cet article, car il était consacré à l'Exposi­\ntion des Beaux-Arts de 1836, à Londres. Mais M. Houssaye est bien plutôt\ntenté de revendiquer cette date que de la dissimuler. Il était alors sévère\npour les artistes anglais : « Leur parler de l'amour du beau, écrivait-il, c'est\nleur parler hébreu », et, en terminant, il demandait plaisamment la con­\ndamnation de ceux qui avaient fait des tableaux antiques à... cinq ans de\ndétention dans l'Acropole.\n   « La Revue de Paris devait avoir des destinées mouvementées, des inter­\nruptions, des périodes difficiles et des périodes d'éclat, sous des directions\nbien différentes de ton. Elle rappelle toujours des souvenirs littéraires fort\ncurieux. Que d'études, qui promettaient un vaste développement, y furent\nsurtout commencées ! C'est là que les Goncourt donnèrent cette si bizarre\nnouvelle, Monsieur Chut, où l'on voit un duel recommencer sans cesse\nentre deux adversaires. Elle devait être la première d'une série qui eût formé\nune histoire intime du XVIIIe siècle. C'est là que Gautier publia son\nShakespeare aux Funambules, un de ses plus étincelants paradoxes litté­\nraires.\n   « Pendant que M. Houssaye dirigeait la Revue de Paris, il reçut un\njour la visite d'un débutant, qui lui apportait un article de critique litté­\nraire. Ce débutant était Henri Rochefort. L'article fut accepté et, par suite\nde circonstances diverses, ne parut jamais... Voilà, je pense, un article tout\ntrouvé pour la nouvelle Revue de Paris de 1887.\n   « M. Louis Ulbach a raconté, dans ce journal même, toute l'histoire de\nMadame Bovary, de ses légendaires corrections et de son procès. La Revue\nde Paris était alors dirigée par Maxime Ducamp, Laurent-Pichat et lui.\nOn sait que, il y a deux ans, la guerre a été rallumée, à propos de ces cor­\nrections, et qu'elle a remis sur le tapis des discussions passionnées.\n   « La Revue de Paris (c'était en 1856) faisait à cette époque une opposi­\ntion très accentuée à l'Empire. M. de Pontmartin, qui a aujourd'hui\nl'étrange idée de vouloir se faire offrir un buste par ses... admirateurs, —\n— la souscription pourra être laborieuse, — appelait, en ce temps-là, ses\ndirecteurs les Trois Polonais. La Revue était traquée, sans cesse menacée.\nLe gouvernement avait espéré qu'elle mourrait du procès de Madame\n Bovary. N'ayant pas réussi cette fois-là, il la tua deux ans plus tard, en\nla supprimant. »\n   La Revue de Paris et de Saint-Pétersbourg ne sera, elle, ni menacée ni\ntraquée. Son programme nouveau est plein de mansuétude et l'on n'y voit\n"}, {"page_pdf": 445, "texte": "                                  — 390 —\n\nentre les lignes aucun gilet rouge de bataille. Sous forme de simple cau­\nserie, dédiée à Alphonse Karr, Arsène Houssaye y formule ses idées         d'il\ny a cinquante ans et c'est comme une litanie de regrets, des « souvenez-\nvous-en », souvenez-vous-en, qui peineraient si nous ne savions qu'à côté du\nvénérable pasteur il y a Silvestre, jeune, lui, et décidé à opposer sa verve\net sa sève aux derniers efforts de l'écrivain chéri du second empire.\n   Dans la mort de M. Caro — qu'il nomme Caro tout court — M. Hous­\nsaye voit la mort du spiritualisme ; il envoie un soupir à George Sand et\nun... soupir à Zola. Réalistes, matérialistes, romantiques, il refait le vieux\nclassement avec sérénité. Les rubans de sa pauvre houlette sont bien défraî­\nchis; quelque part il laisse tomber ce mot : « Soyons du vieux jeu et par­\nlons net », autre part, il prétend appeler la jeunesse — nous devons tout lui\npardonner pour ce mot là.\n   Le premier numéro de la Revue de Paris, luxueusement édité dans un\nformat de partition, est loin d'être banal, mais nous y retrouvons encore ce\npetit chevrotement de la préface. M. ALPHONSE KARR, avec ses Bêtes à bon\nDieu, retrouve par instants la fine verve de ses Guêpes d'autrefois; mais la\nplupart de ces pensées, de ces réflexions, de ces aphorismes plus ou moins\nnouveaux, ont une odeur de renfermé. Ce sont des roses sèches, des sachets\névaporés, des senteurs lointaines de boudoirs où l'on aurait essayé sans\npouvoir plus...\n   M. HENRY F O U Q U I E R relève un peu plus loin, dans la Vie du Cœur, ce\nque M. Karr a de trop fade. Il a quelques sentences d'une fine pénétration\noù l'on retrouve la Colombine de Gil Blas, cette habile féminisation de l'aus­\ntérité nestorienne, un peu dogmatique sinon pédante.\n   La partie faible de la Revue de Paris est le coin des poètes. Ici encore\nM. Houssaye a remué de vieux tiroirs, recherché de ces manuscrits anciens\nque l'on relit comme de vieilles lettres, et éprouvé le besoin de donner des\npièces inédites qui, tout signées qu'elles sont, Glatigny, J. Barbey d'Aure­\nvilly, de Banville, Augier et Soulary, n'arrêtent point.\n   Tout ce fond de panier est plus que médiocre et mieux eût valu, pour la\nRevue, que n'eût pas lieu cette exhumation sans intérêt et sans valeur.\nM. Joséphin Soulary, seul, a une pièce datée de 1887 et cette pièce est\nmathématiquement aussi nulle que toutes celles qu'a écrites ce triste poète.\nA la lire comme à lire les nombreux sonnets qui l'ont précédée, on est\nstupéfait de la réputation accordée à M. Soulary. Ce n'est pas meilleur\nque du Joseph Antran ou tout autre de Lapradeet, dans la présente livraison\nde la Revue de Paris, il n'y a vraiment que les vers d'Augier pour être aussi\ninférieurs.\n   Pour nous résumer, cette Revue de Paris n'a pas le caractère que nous\navions espéré d'elle. Pas plus que la Nouvelle Revue elle n'est nouvelle, et\nil faudra nous borner encore une fois à attendre une publication bien fran­\nçaise où se résume la complète, indécise et nerveuse évolution littéraire\nd'aujourd'hui.\n                                                         MAX W A L L E R .\n"}, {"page_pdf": 446, "texte": "                                         -       391   -\n\n\n\n                                  MEMENTO\n                                                   doute de mon âge; j'ai trente ou quarante\n    Notre collaborateur typographique,             ans de plus que vous; j'appartiens à une\n l'excellent chef d'atelier de la maison           autre génération; quand un homme entre\n Monnom, M. Edouard De Winter, vient               dans la vieillesse, il aime surtout ce qui lui\n d'avoir la douleur de perdre sa mère,             échappe, je veux dire la force et la santé ;\n Madame André De Winter née Lumens,                c'est la santé du corps, de l'intelligence et\n décédée à Woluwe-St-Pierre, le 27 no­             de l'âme, la santé de la conception et de\n vembre dernier.                                   l'exécution que j'ai toujours aimées dans\n    La Jeune Belgique tout entière s'as­           vos grands peintres duXVIIesiècle, depuis\n socie à ses regrets.                              Rubens jusqu'à Teniers; n'en faites pas fi;\n                                                   quandon a de tels ancêtres, il est bon de\n                                                   leur ressembler le plus possible, et si j'osais\n                                                   vous présenter, non pas un conseil, mais\n  Nous avons reçu, en réponse à l'envoi du\n                                                   un souhait, ce serait l'espoir de voir la res­\nParnasse de la Jeune Belgique, une série\n                                                   semblance qui, entre eux et vous est déjà\nde lettres signées Svvinburne, Leconte de\n                                                   grande, s'achever chez vous de ce côté-là.\nLisle, José Maria de Hérédia, J -K. Huijs­\nmans, H. Taine                                        « Agréez, Messieurs, avec mes vifs re­\n  Transcrivons-en les plus intéressantes :         merciements, l'assurance de mes sentiments\n                                                   très dévoués et très distingués.\n                 « A M. Albert      Giraud.                                     « H. TAINE.\n    « MON CHER CONFRÈRE,                             « Remerciements particuliers à M.Albert\n  « Voulez-vous prendre ici mes remercie­          Giraud, dont les vers (Hors du Siècle, la\nments et les transmettre — en en gardant           Voix chère, A Camille Lemonnier) m'ont\nun peu aussi pour vous — à MM. Iwan                rappelé le style, l'imagination, la richesse\nGilkin et Max Waller.                              luxuriante de mes chers poètes anglais du\n   <c J'ai, en effet, reçu le Parnasse belge       XVIesiècle. »\nque vous avez bien voulu m'envoyer et je                                ***\nl'ai lu avec la joie de lire des vers qui sont        Le Journal de Bruxelles (M. Francis\ndes vers et non de la prose mal rythmée            Nautet), le Globe illustré (M. Max Sulzber­\ndébringuant de la filoselle obscure sur des        ger), le Voltaire (M. Ch.-M. Flor O'Squarr),\nidées occultes.                                    la Société Nouvelle (M. Fernand Brouez),\n                                                   le Parti national (M. Jules Tellier), l'Art\n   « Vous faites de la vraie bonne besogne\n                                                   moderne, la Revue moderne (M. R. Ber­\nà Bruxelles et je vous en félicite et de bon\n                                                   nier), le Journal de Gand (M Henry Mau­\ncœur.\n                                                   bel), la Nation (M. Lucien Solvay), la Wal-\n   \" Veuillez agréer\n                                                   lonie !M. Albert Mockel), le Journal de\n                     « J.-K.   HUIJSMANS. »\n                                                   Liége (M. M. Wilmotte), la Revue géné-\n            « A MM. Iwan Gilkin, Albert            rale (M. Francis Nautet), ont publié sur le\n              Giraud et Max  Waller.               Parnasse de la Jeune Belgique des études\n    « MESSIEURS,                                   littéraires dont nous les remercions — et\n  « Je suis très honoré de l'envoi que vous        de tout cœur.\navez bien voulu me faire. Pour la technique,                            ***\nvous êtes des maîtres : je ne savais pas              Voici tout ce que la Flandre libérale\nqu'Anvers ou Bruxelles fût si près de Paris.       (7 novembre) trouve à dire du Parnasse de\nPour le fond et les idées, le dissentiment         la Jeune Belgique. Comme critique litté­\nque je pourrais vous soumettre vient sans          raire c'est assez réussi :\n"}, {"page_pdf": 447, "texte": "                                                    392\n\n   « Le Parnasse de la Jeune Belgique                   ceur gantois, voici la réponse qui fut faite\nvient de paraître et fait pas mal parler de             par notre ami Van Arenbergh et que l'on\nlui. Voulant joindre notre voix au concert              pourra retrouver à la page 402 du tome II\nde louanges qui l'ont salué à son appari­               de notre collection :\ntion, nous nous permettons d'en détacher\n                                                               « Monsieur,\nun sonnet de M. Emile Van Arenbergh.\nNous ferons suivre ce morceau d'un autre                   « Votre bonne foi a été surprise par\nsonnet emprunté à un auteur vieux jeu,                  votre correspondant qui peut-être ne pour­\npour bien montrer l'écrasante supériorité               rait invoquer la même excuse.\nde l'école nouvelle.                                       « Voici l'explication de la rencontre,\n   « Voici d'abord le sonnet de M. Van                  toute naturelle et même inévitable, entre le\nArenbergh :                                             sonnet de mon ami Paul Siret et le mien.\n                                                           « En 1877, nous convînmes, Paul Siret\n                     STABAT\n                                                        et moi, de concourir pour le Sonnet à la\nEt Jésus expirait. Là-haut, sur l'arbre infâme,\nSes bras levés s'ouvraient, étendant le pardon,         Vierge, aux jeux Floraux.\nEt le grand cri jeté, quand succomba son âme,              « Afin de nous assurer plus de chances,\nLe sol se déchira du suprême frisson !                  et trop amis pour lutter l'un contre l'autre,\nEt la nuit, noir tombeau, s'ouvrait à l'horizon         nous nous associâmes ; l'idée finale cher-\nSur le soleil couché sous un linceul de flamme ;        chée, trouvée et débattue en commun, nous\nEt le crucifié, dans l'immense abandon,                 écrivîmes sur le champ, à la même table,\nSentit mourir son cœur dans le cœur d'une femme,\n                                                        les deux sonnets dont j'ai conservé, par\nO Dieu, tandis qu'alors ta foudre t'échappait,          hasard, les brouillons et dont le meilleur\nQue la mort dans ton Christ toi-même te frappait.\nEt remportait sur toi sa victoire éphémère,\n                                                        fut envoyé à Toulouse.\n                                                           « Vous vous étiez trop hâté, vous le\nPeux-tu dire ce qui, dans le plateau sauveur,\n                                                        voyez, monsieur, de suspecter ma probité\nA pesé le plus lourd de son poids de douleur,\nEst-ce le sang du Fils ou les pleurs de la Mère?        littéraire, laquelle pour la Jeune Belgique\n  « Voici maintenant un sonnet écrit en                 qui connaissait ces circonstances, n'a jamais\n1878 par M. Paul Siret :                                fait doute.\n                                                           « Agréez, etc.\n               STABAT MATER                                            « EMILE VAN ARENBERGH.\nLe sang divin coulait sur l'arbre expiatoire              « Bruxelles, le 23 août 1883. »\nEt les anges tremblants sur la croix se penchaient.\nEt le Christ jusqu'au fond buvait l'amer ciboire          La Flandre revient-elle de Pontoise, ou\nEt devant Dieu mourant les hommes blasphémaient,        bien tout ceci n'est-il qu'une petite vilenie\nLes astres éblouis se voilaient dans leur gloire,       préméditée?\nEt dans l'immensité lugubrement planaient;                                   ***\nEt l'on voyait, baisant le signe de victoire,\nUne femme ployée et dont les yeux pleuraient.              A côté d'un article où plusieurs des nôtres\n                                                        sont traités avec le souci de la critique\nEt pendant ce temps là, dans l'azur des cieux calmes,\n                                                        digne, la Wallonie en public anonyme­\nAu premier des martyrs on préparait des palmes,\nOn bâtissait son trône aux éternels parvis.             ment un autre dont nous ne voulons pas\n                                                        relever les termes. Une fessée au jeune\nEt Dieu, voyant pleurer et saigner le Calvaire,\nSe demandait comment pardonner à la terre :             gamin qui l'a écrit serait la seule réponse\nPar les pleurs de la mère ou par le sang du fils.       possible, et nous ne sommes pas magisters\n  « Sans commentaires. »                                amateurs de telles besognes.\n\n   Le bonhomme de la Flandre est en\nretard. Le 1 er septembre 1883, justice a été              Nous recevons à l'instant le merveilleux\nfaite ici même et en toute bonne foi de cette           ouvrage consacré par Camille Lemonnier à\nrencontre incontestable et incontestée. Un              la Belgique, et publié en une somptueuse\nfarceur de lettres, M. Valentin ayant écrit             édition par l'éditeur Hachette. Lorsqu'il\nexactement ce qu'écrit aujourd'hui le far­              parut en livraisons dans le Tour du Monde,\n"}, {"page_pdf": 448, "texte": "                                               393\n\nnous eûmes maintes fois l'occasion d'en dire     très élégamment imprimé et François Mil­\nles beautés, notamment à propos de la            let n'en reste pas moins un des plus puis­\npuissante et superbe description de Bruges       sants peintres modernes.\net d'Anvers. Une étude complète sur l'œuvre\nest requise. La Jeune Belgique s'y consa­                             ***\ncrera prochainement.                                M. Vanier, qui a l'aubaine d'être l'éditeur\n                                                 attitré des poètes « décadents », continue\n                      ***                        la série de leurs publications et n'a pas\n   Pour paraître prochainement chez Adol­\n                                                 tort. Beaucoup demeurera des œuvres de\nphe Hoste, éditeur à Gand : Une répara-\n                                                 ce groupe chercheur où la puérilité, le\ntion, comédie en un acte et en prose, par\n                                                 besoin d'épater le bourgeois se mêlent à une\nFRITZ ELL, un collaborateur de la Wallonie.\n                                                 recherche curieuse des quintessences. Il y\nCela formera une jolie plaquette grand\n                                                 a là des maîtres tels que Mallarmé et Ver­\nin-12, imprimée sur vélin teinté, avec fron­\n                                                 laine, des raffinés exquis comme le pauvre\ntispice, culs-de-lampe et lettrines. Prix :\n                                                 Jules Laforgue, Vignier qui écrivit Centon,\n1 franc. Le même ouvrage sur papier de\n                                                 d'autres encore que silhouette en une petite\nHollande, signé et numéroté, sera mis en\n                                                 brochure intitulée : La Vérité sur l'école\nvente au prix de 2 francs.\n                                                 décadente (un franc), M. Ed. B. Sil­\n                      ***                        houettes bien sommaires qui n'apportent\n                                                 aucun trait nouveau, mais, ainsi que toutes\n   Vient de paraître la dixième livraison de\n                                                 les plaquettes du même genre, celle-ci se\nl'Anthologie contemporaine, en un Album\n                                                 fera rare et servira, comme les autres, de\nde vers et de prose de Stéphane Mallarmé,\n                                                 document utile pour l'histoire de l'actuelle\nune merveille.                                   maladie littéraire.\n\n   Vient de paraître chez l'excellent éditeur\ndes Jeunes, Léon Vanier, une plaquette de            En octobre dernier, le THÉÂTRE LIBRE de\npoésies : A Bêri, par un M. Pierre de la         Paris a représenté Sœur Philomène, pièce\nLogne qui veut embêter Kerckhoffs et son         en deux actes, en prose, tirée du roman de\nvolapûk. C'est écrit en une orthographe          MM. Edmond et Jules de Goncourt par\nphonétique nouvelle dont l'effet est d'une       MM. Jules Vidal et Arthur Byl. L'éditeur\nirrésistible drôlerie. Type la pièce Le          Vanier en publie aujourd'hui le livret. Les\nÇocolâ o lé :                                    adaptateurs ont fait belle besogne. C'est\n                                                 une œuvre d'émotion poignante et de réa­\n          « Le çocolâ o lé s'apprête\n          É devà le fû le pi' griye :            lité artiste. Prochainement, le théâtre Mo­\n          U peti fû çarma' ci briye,             lière nous l'interprétera avec Mlle Sylviac\n          Récofortà é tô-t onête »               qui en a créé à Paris le principal rôle ; nous\n  Du Berrichon volapukoïforme.                   attendons l'heure de la représentation pour\n                                                 analyser et juger cette transposition scé­\n                     ***                         nique, dont nous prévoyons d'ores et déjà\n   Chez Vanier encore deux poèmes ; une          le poignant effet. Que l'on achète le volume\nbelle invocation parnassienne à Pallas-          pour en avoir l'avant-goût ; le livre est à\nAthéné, par M. Alfred Bouchinet, larges          conserver.\nvers emplis de radieuses images, et sous\nla donnée antique, vibrant appel à la patrie ;                        ***\nde M. Elie Sorin une apologie en vers de            Nous n'en dirons pas autant des Ephé­\nFrançois Millet, pièce qui a remporté le         mérides de M Henri Bossane, un paquet\npremier prix au concours de la Société           de vers d'un patriotisme quelconque et\nlittéraire : La Pomme, ce qui est un grand       d'une forme équivalente,— ni des Gerfauts,\nhonneur. M. Sorin a aussi été lauréat des        poésies de M. de Bengy-Fuyvallée, qui va­\nJeux floraux de Toulouse; son poème est          lent les Sonnets libres de M. André Mellerio.\n"}, {"page_pdf": 449, "texte": "                                         — 394 —\n\n   A noter, le Signe de M. Ernest Raynaud,          Nous recevons avec plaisir la lettre ci-\ndont nous remettons l'analyse à notre             dessous :\nlivraison prochaine.                                « Monsieur Célestin Demblon et Made­\n                                                  moiselle Valentine Surus ont l'honneur de\n                     ***                          vous faire part de leur mariage civil.\n   Nous lisons dans le Guide musical que              « Liége, 5 novembre-brumaire 1887. »\nMlle Aline Bauveroy vient de chanter à un           Brumaire est une trouvaille drôle! Il est\nconcert de la Société des chœurs de Gand,         vrai que dans ces moments là...\nle récit de Sieglinde de la Walküre. Le\n                                                                       ***\npublic gantois a fait à Wagner et à son\n                                                    Nous avons à enregistrer la mort de\ninterprète un accueil enthousiaste et les a\n                                                  M. Louis Gallait, qui nous console de la\nredemandés tous les deux pour un second\n                                                  survie de M. Guillaume Van Strydonck. Ce\nconcert qui aura lieu au mois de janvier.\n                                                  sera pour une autre fois.\n   Bravo! la province!\n                                                                       ***\n                      ***                           M. Octave Maus publie dans l'Art mo-\n   La maison Schott vient de publier la ver­      derne des impressions madrilènes : C'est un\nsion française de la partition de Siegfried,      écrivain en Espagne.\nversion due à M. Victor Wilder.                                        ***\n   M. Wilder continue à vouer son temps et           M e Edmond Picard est parti le dimanche\nses peines à cette tâche ingrate et difficile ;   4 décembre, via Gibraltar, pour le Maroc,\nc'est grâce à lui que le public français va       comme « historiographe » du gouverne­\ns'initier, peu à peu, à tout l'œuvre drama­       ment. En cette qualité, il est nanti de petits\ntique de Wagner.                                  cadeaux (le solde des Grelots), en échange\n   Les éditeurs ont apporté des soins parti­      desquels il en rapportera sans doute de\nculiers à cette publication remarquable par       gros (de gros lots).\ndes qualités de clarté, de correction et même        Me Picard est accompagné de M. Théo­\nd'élégance.                                       dore Van Rysselberghe, artiste peintre,\n   Le livret forme une brochure de quatre-        (J' te plains.)\nvingt-cinq pages d'une typographie délicate          Suivant son expression, il a immobilisé\nsur beau papier.                                  les affaires de son cabinet, en réclamant des\n                     ***                          remises pour celles d'une certaine impor­\n                                                  tance.\n  M. Jan Van Beers expose de ses petites\n                                                     Ses collaborateurs, M es Maus et Lafon­\nhorreurs coutumières au Cercle artistique\n                                                  taine expédieront la besogne courante. Ils\ne littéraire.\n                                                  seront aidés en cette besogne par P. M. (Pou­\n                     ***                          let-Marengo) Olin.\n"}, {"page_pdf": 450, "texte": "      TABLE                       ALPHABÉTIQUE\n                          DES MATIÈRES\n                CONTENUES DANS LE TOME SIXIÈME DE\n\n                         LA       JEUNE           BELGIQUE\n\n\n\n\n           Bloy (Léon).                                 Devillers (Hippolyte).\nL'Hermaphrodite prussien :              Albert   Salon de Paris                        232\n  Wolff  . . . . . . .                     62\n                                                         Eekhoud (Georges).\n        Chainaye (Hector).                       La fête des SS. Pierre et Paul.         5\nPoèmes en prose :\n                                                       Flor O'Squarr (Ch.-M.).\n  Le sombre compagnon         .    .      147\n  La mort de l'heure .        .    .      148    Cauchemar-Actualité      .    .   .   153\n  L'infatigable pêcheur       .    .      149\n  Les deux poignards.         .    .      150             Fontainas (André).\n  Les eaux magnétiques        .    .      151    Sonnets et odelettes :\nL'âme des choses                          335      La voix                             213\n                                                   Révolte                             213\n        De Nocée (Albert).                         Vénus vêtue                         214\nLa mort-vive                              261      L'aurore                            214\n                                                   Promenade                           215\n                                                   Au printemps                        216\n      Desombiaux (Maurice).\n\nAnciens jours                             217              Frédéric (Jules).\n                                                 Vieille dame . . . . . .               73\n         Destrée (Jules).\n                                                             Fusco (Jean).\nChronique artistique :\n L'exposition des XX.         .     .     130    La mère de d'Jean    . . . .          303\n"}, {"page_pdf": 451, "texte": "                                — II —\n\n             Gilkin (Iwan).                     Jenart (Auguste).\nPrimeroses                      51   Vers :\nChronique littéraire :                 Soir                                227\n  Pierrot Narcisse....         200\nQuelques vers :                                La Jeune Belgique.\n    I. Le Vivier               345\n                                     Le Parnasse de la Jeune Bel­\n   II. Invocation . . . .      345\n                                       gique                      243\n  III. Confarreatio    . . .   346\n  IV. Sur le lotus . . . .     346              Le Roy (Grégoire).\n                                     Où s'en vont les chemins . .           28\n             Gille (Valère).\n                                     Les Noëls éteints                      68\nRêve blanc                     225   Vers :\nSonnets                        316       I. Les portes closes . .          219\nVers                           353      II. Ronde de vieilles . .          220\n                                       III. Les mains . . . .              221\n         Giraud (Albert).            Chanson d'un soir . . . .             285\nJules Destrée                   20\nPierrot Narcisse . . . . . .    83            Maeterlinck (Maurice).\nRip-Rip                        275   Oraisons nocturnes . . . . 152\nVers :                               Offrande obscure           286\n  La mort d'Hunald . . .       369   La mort des yeux . . . .   352\n  Solitude                     370\n  Rencontre                    371               Maubel (Henry).\nL'incident Khnopff . . . .     372   Chroniques musicales :\n                                       Lakmé                     35\n         Goffin (Arnold).              « Le Cid » à Anvers . . 73\nVisions                     190        Le concert russe . . . .  74\nVillégiature                282       L'amour médecin. . . .     75\nProses lyriques :                     Les contes d'Hoffmann . . 76\n         I. Adieu   . . . . 347       La Walkiire               135\n  II. III. In memoriam . . 348       On en meurt                197\n   IV. V. Le navire mysté-\n                                                  M. F. W. R.\n              rieux . . . . 349\n                                     Chronique théâtrale : Le théâ­\n       Hannon (Théodore).              tre de la Monnaie, 1886-\n                                       1887                         287\nSonnets calmes                 351\n                                              Montenaeken (Léon).\n                 J. B.\n                                     La harpe abandonnée .         .   .   318\nLéon Bloy                       27   Madelon                               357\n"}, {"page_pdf": 452, "texte": "                                             —     III    —\n\n\n         Nautet (Francis).                                   XXI. Catalepsie       .      .   195\nChronique littéraire :                                      X X I I . En mi-bébête   .    .   196\n Vabbesse de Jouarre         .       .       30            X X I I I . En mer . . . .         258\n                                                           XXIV. La flûte décade.         .   319\n       Féladan (Joséphin).                                  XXV. Loreley       . . .      .   357\n                                                           XXVI. Silence       . . .      .   384\nChroniques littéraires :                                 Lettre à Lieschen . . . .            222\n  Les œuvres et les hommes .                  33\n  Don Juan d'Armana        . .               170                  Sluyts (Charles).\n  La Bible                                   173\n  La maison de vie.      . . .               269         Regard                               320\n  Le     XXIIIe    grand-maître\n    français  du Temple . .                  386                    Tête-de Mort.\n  Le missel                                  387\nIncantation                                  161         Autour du mirliton . . . .            69\n\n\n          Rops (Félicien).                                     Van Arenbergh (Emile).\n\nFin d'année                                  367         Sonnets :\n                                                               I. Nocturne    . . . .          18\n        Severin (Fernand).                                   I I . Le remords . . . .          19\n                                                           I I I . Cantilène  . . . .          19\nVers :\n  Lied                             59\n                                                              Van der Brugghen (Jules).\n  Prière                           60\n  Ma semaine sainte       . . .    6r                    Hilda                                163\n  Les rêveurs                     183                    Whist                                248\n  Le vallon . . . . . . 184\n  Les mort-nées.      . . . .     185\n                                                              Van Lerberghe (Charles).\n  L'amour cruel.      . . .' . 186\n  L'oubli                         187                    Vers :\n  La mort des poètes . . . 188                             Songe                              281\n  Le dernier rêve       . . . . 1 8 9                      Au bois dormant    .   .   .   .   281\n  Les jardins du souvenir.      . 245\n  Le sang                         246                             Verhaeren (Emile).\n  A celle qui viendra     . . . 247\n  Nocturne                        378                    Vers :\n                                                             I. Sous les prétoriens . .        24\n                                                           I I . Les Orients . . . .           25\n               Siebel.\n\nNocturne                                     378                  Vurgey (Florent).\nAirs de flûte :\n     XX. Triste    zut   .       .       .   194         Instantanés                           29\n"}, {"page_pdf": 453, "texte": "                                      IV\n\n          Waller (Max).                       Le Salon de Bruxelles    .   . 322\n                                            Elaine                           380\nChroniques littéraires :\n  L'Art espagnol .          .   166\n                                                      Waller (Soda).\n  Chez nous                     168\n  L'initiation sentimentale .   237         Vaporisations                    264\n  Le Parnasse de la Jeune\n     Belgique                   321\n  Le pillage                    358\n  La Revue de Paris .       .   388\nMaître Edmond Picard. . .       179     Memento. 39, 79,139, 173, 2o5, 239,\nNouvelles kermesses. . . .      211                271, 298, 332, 361, 391.\nLa joyeuse aventure de l'an­            La réponse de Maître Picard . 226\n  thologie                      227     Le Parnasse de la Jeune Cas­\nChroniques artistiques :                  serole                        382\n  Salon de Bruxelles . . .      294\n\n\n\n\n                                      \"^i\n"}, {"page_pdf": 454, "texte": "  Aux amateurs de bières anglaises, nous recommandons la\n\n      TAVERNE B R I T I S H\ntenue par V A L A D E et située place du Musée. Dîners\net déjeuners à la carte et à prix fixe. Hôtel meublé des plus\nconfortable.\n\n\n\n\nA\n          tous les Artistes, Buveurs raffinés, Amoureux des Vins couleur\n          de Soleil, des Liqueurs exquises et de la Verte Empoisonneuse\n          qui engourdit les peines et calme le dégoût du Mufflisme contem­\nporain, nous recommandons la\n\n    de Block's Universal Wine C°\n                6, R U E P A U L DEVAUX (PRÈS LA BOURSE)\n\n                       E T M O N T A G N E D E LA C O U R\n\n\n\n\n E\n         n cette osteria décorée dans le style de la RENAISSANCE FLA­\n           MANDE par notre excellent décorateur, CH.-LÉON CARDON,\n          nos amis Jeunes-Belgique, Vingtistes, Essoriens, Hydrophiles et\nautres trouveront à déguster les vins délicats de Xérès et d'Alicante, les vins\nde Portugal, d'Orange-Cap, le Kalliste, le Misistra noir, le Moscato et\nl'Achaja de Grèce, le Tokay de Hongrie, le Syracuse, le Capri, le Mal-\nvasia de Lipari, et comme apéritifs les Vermouths Noilly-Prat et Fratelli\nCora.\n   (Prix modestes, et pour les jours de Joyeuses Beuveries, du vin de Cham­\npagne au gobelet, je ne vous dis que ça!)\n\n\n\nGIL BLAS, journal quotidien français, boulevard des Capu-\n  cines, 16, à Paris; publie LE NOMMÉ PERREUX, par PAUL BONNE-\n  TAIN. Un numéro 2 0 centimes, abonnement (3 mois) 1 7 francs; en\n  vente partout.\n"}, {"page_pdf": 455, "texte": "                    VIENT             DE         PARAITRE\n\n PARNASSE DE LA JEUNE BELGIQUE\n    Chez Léon V A N I E R , éditeur, 19, Quai St-Michel, P a r i s\n             UN VOLUME IN-8° DE LUXE. 300 PAGES\n                                 PRIX : FR. 7 - 5 0             .\n              me    e\n   Chez M          V MONNOM., 26, rue de l'Industrie, Bruxelles\n                   ET DANS LES PRINCIPALES LIBRAIRIES\n  N. B. Le volume à été tiré à 500 exemplaires sur papier vélin, plus\n25 sur papier de Hollande. Six de ceux-ci seulement sont mis en vente\nau prix de 40 francs pour les abonnés à la Jeune Belgique, de 50 francs\npour le public.\n\n\n\n              GRAND SUCCÈS A L'ALHAMBRA\n\n                         ALI-BABA\n    O p é r a - c o m i q u e - f é é r i e du j o y e u x m a ë s t r o L E C O Q\n\n\n\n\n   ASSOCIATION VINICOLE DE LA CHAMPAGNE\n                                                     ÉPERNAY\n\n\n                                             Prix Courant\n                            Baron J. de Warnimont                                            2 25\n                            Marquis Armand de St-Hubert .                      .   .   .     2 75\n                            ROSÉE JEUNE BELGIQUE.                    .   .             .     3 00\n                            Crème d'Ay             id.                                       3 50\n                            Bouzy extra            id.'         Cuvée réservée.              4 50\n                            Bouzy Cristal          id.~         . . . . . .                  5 00\n                                           0.50 en plus par 2/2 bouteilles\n                                     EXPÉDITIONS PAR PANIERS DE 2 5          BOUTEILLES\n\n                            Franco de port, droits et emballage dans toute la              Belgique\n\n         ENTREPOSITAIRE      : COULOMB-ROBIETS\n     19, B o u l e v a r d du N o r d , 19, à B r u x e l l e s\n                Bruxelles. — Imprimerie Ve Monnom, 26, rue de l'Industrie.\n"}], "calendrier": {"precision": "jour", "numero_verifie": true, "mois_verifie": true, "date_tri": "1887-12-05", "preuve": "Date et numéro lus sur la couverture, page PDF 420."}}