{"numero_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "articles": [{"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-201", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Couverture", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "8e A N N É E . TOME VII, N° 12.", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "SOMMAI", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 434, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 217, "texte": "8e A N N É E .\n                   TOME VII, N° 12.      PRIX :              0-60       15     DÉCEMBRE     1888.\n\n\n\n\n                                              LA\n\nJEUNE BELGIQUE\n                                   "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-202", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Sommaire", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "SOMMAI", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 434, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 217, "fin_caractere_exclue": 1807, "texte": "SOMMAI RE:\n\n. Francis Nautet                                                        GEORGES EEKHOUD.\n  Vers                                                                  FERNAND SEVERIN.\n  Transpositions                                                        JULES DESTRÉE.\n  Décor                                                                 MAURICE DESOMBIAUX\n  Proses lyriques                                                     ARNOLD GOFFIN.\n  L'Affaire Lemonnier                                                 LÉON BLOY.\n  Chronique musicale. — Milenka                   .      .    .     . ALBERT GIRAUD.\n                                      I. Istar.          .    .     .   MAX W A L L E R .\n                                   II. Études et por­\n   Chroniquc littéraire.                 traits . . . ARNOLD GOFFIN.\n                                  III. Un brelan d'ex­\n                                         communies . JULES DESTRÉE.\n    Progrès                                            FlRMIN GALOUBET.\n    Ballade                                            MARC ROCHEFER.\n    Memento\n    Table des matières.\n\n\n\n\n                                       BRUXELLES\n                   ADMINISTRATION :                                     REDACTION :\n                 26, RUE DE L'INDUSTRIE, 26                         80 RUE BOSQUET, 80\n\n                                              PARIS\n                                  LÉON V A N I E R , ÉDITEUR\n\n                                        19, Quai Saint-Michel\n\n                                                  1888\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-015", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Avis de la direction", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Anonyme", "ancre_debut": "La direction rappelle", "ancre_fin": "caractère collectif ou anonyme", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Nous prions nos abonnés", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 435, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 565, "fin_caractere_exclue": 784, "texte": "La direction rappelle aux lecteurs de La Jeune Belgique qu'elle assume\nseule la responsabilité des articles qui paraissent sans signature dans la\nrevue. Ils n'ont en aucune façon un caractère collectif ou anonyme.\n\n\n   "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-016", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Avis aux abonnés", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "L’Administrateur", "ancre_debut": "Nous prions nos abonnés", "ancre_fin": "L ADMINISTRATEUR", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "BOITE AUX LETTRES", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 435, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 784, "fin_caractere_exclue": 1307, "texte": "Nous prions nos abonnés de ne pas faire brocher ou relier encore le\nvolume que termine ce numéro. Nous donnerons le mois prochain en\nfeuille volante le frontispice de Léon Dardenne qui doit être placé EN TÊTE\nDU TOME VII.\n\n\n   L'Administration des postes présentera à nos abonnés, avant le1erjan­\nvier prochain, une quittance de réabonnement, à laquelle nous leur prions\nde vouloir réserver le bon accueil habituel.\n                                                       L'ADMINISTRATEUR.\n\n\n\n\n                              "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-017", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Boîte aux lettres", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Anonyme", "ancre_debut": "BOITE AUX LETTRES", "ancre_fin": "Auguste Vacquerie", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 435, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1307, "fin_caractere_exclue": 2395, "texte": "BOITE AUX L E T T R E S\n   35. JEAN FUSCO. Nous regrettons vivement qu'un retard dans l'apparition de notre\nnuméro nous prive du plaisir de publier le Toast, qui ne serait plus inédit. Cela nous\napprendra à paraître à l'heure. Et nous gardons une dent contre la revue française qui\nnous a ainsi distancée.\n   36. Louis DELATTRE. Mais non, la forme populaire ne nous déplaît pas trop, et peut\nêtre la publierons-nous, Votre piécette, si vous ne nous envoyez rien de meilleur. Habi­\ntez-vous Bruxelles? Existez-vous réellement? Ne faites vous plus de croquis?\n  37. A UN NATUREL DE GROENENDAEL, TROISIÈME ARBRE A GAUCHE. Tout ça c'est très bien,\nmais renvoyez le parapluie.\n  38. CHARLES TILMAN, Louvain. Le plus beau spécimen de la race porcine, même\ncouvert de festons et de Heurs, conserve les attributs peu propres de sa race. Mais en '\ncôtelettes, il est délicieux. Avons appris avec plaisir que vous êtes le directeur politique\ndu Bâton d'Chaise.\n  36. Louis BESSON, à l'Evénement. Alors, vous avez lu Shakespeare, et décidément\nOthello ne vaut pas Jalousie de M. Auguste Vacquerie ?\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-001", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 381, "page_fin": 387, "titre_corps": "Francis Nautet", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Georges Eekhoud", "ancre_debut": "FRANCIS NAUTET", "ancre_fin": "GEORGES EEKHOUD", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 436, "page_imprimee": 381, "debut_caractere": 17, "fin_caractere_exclue": 1846, "texte": "FRANCIS NAUTET\n\nM.                                        Francis Nautet vient de publier une\n                                           deuxième série de Notes sur la\n                                           Littérature moderne, en un beau\n                                         , volume, compact, imprimé avec\n                                           soin, à couverture sévère, d'aspect\n                                           classique. Cette deuxième série\n                                           comporte douze études dont voici\n                                           les titres : La Déification de\n                                           M. Ernest Renan, M. Taine et\n                       Bonaparte, ' les Juifs, l'Art et la Bourgeoise, la\n                       Fin de la Volonté, Caractères de la nouvelle poésie,\n                       Charles Baudelaire, M. Albert Giraud, Shakespeare\n                       et Schiller par les Meininger, M. Georges Eekhoud,\n                       Dostoïevski, le comte Léon Tolstoï.\n                          Il est toujours délicat de faire la critique d'un\n                       critique, surtout quand ce critique est de vos amis,\n                       bien plus quand ce critique a parlé de vous. Aussi,\n                       en assumant cette tâche veux-je oublier, autant que\n                       possible, nos liens d'affection et, pour cela, je com­\n                       mencerai par faire abstraction des pages chaleu­\n                       reuses et réconfortantes qui me concernent dans les\nNotes sur la Littérature moderne.\n  Depuis longtemps M. Nautet, avec M. Gustave Frédérix, applique dans\n\n\n  (1) Notes sur la Littérature moderne (deuxième série), par FRANCIS NAUTET. — Un fort\nvolume de 400 pages. Paris, Savine, Bruxelles, veuve Monnom.\n"}, {"page_pdf": 437, "page_imprimee": 382, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2740, "texte": "                                  — 382 —\n\nla presse quotidienne belge les procédés d'analyse consciencieuse et cour­\ntoise des maîtres de la critique française : les Sainte-Beuve, les Saint-Victor,\nles Gautier, les Renan, les Taine, les Bourget et les Lemaître.\n    Par ses aperçus originaux, son attachante dialectique, sa prose imagée,\nla constante spontanéité et la fréquente profondeur de ses jugements, Fran­\ncis Nautet est arrivé à faire de la critique aussi vivante que les meilleures\nœuvres d'imagination; ses essais ne sont pas de vulgaires résumés, de\nbanals comptes-rendus, de froides dissections, mais de véritables créations,\nparaphrases lumineuses, versions complémentaires ou piquantes transposi­\ntions de l'œuvre analysée.\n    D'aucuns reprocheront au critique la fantaisie qu'il apporte dans ses\nétudes ; nous ne le chicanerons pas à ce propos, car c'est dans les digressions\nqu'il remue souvent le plus d'idées neuves et qu'il se montre penseur\noriginal et très personnel artiste.\n   M. Francis Nautet possède largement ce don indispensable au critique :\nla curiosité. Nautet va sans cesse regardant, goûtant, butinant, scrutant,\ntouchant, interrogeant, essayant de confesser ceux qu'il rencontre, allant\njusqu'à les impatienter pour en tirer la vérité, pour pénétrer jusqu'au\ntréfonds de leur pensée. Il suspecte l'argument de son interlocuteur, il a\ndes sourires de compassion, des regards incrédules, des haussements\nd'épaule, il s'inscrit en faux contre votre opinion avant que vous ayez\nouvert la bouche; si vous l'interpellez il fait la sourde oreille. Ruses et\npièges que tout cela. Question de se faire répéter les choses avec plus de\nsincérité et de précision.\n    Il y a mieux, si, n'étant pas en humeur de discussion, vous lui laissez\nl'avantage, vos concessions l'irriteront. Vous croyez soutenir la même\nthèse que lui. Ah bien oui. Au moment où vous paraissez d'accord il\n reprend contre vous l'argument que vous abandonnez. Et c'est à recom­\nmencer. Les yeux mi-clos, tout en vous écoutant parler, il a l'air de songer\n à autre chose, comme s'il y avait dans vos paroles un sens indéfini que\n vous ne pénétrez pas vous-même. Plus d'une fois, inquisiteur tenace, il\n m'a fait songer à un juge d'instruction de lettres. Mais il se contente\n d'instruire la cause, de la deviner, et laisse aux autres, aux enfonceurs de\n portes ouvertes, le soin de prononcer le jugement. En somme, un vrai tem­\n pérament d'analyste, d'abstracteur de quintessences, comme on disait\n autrefois.\n    Et ceci m'amène à parler d'une autre caractéristique de Nautet. Sa\n grande curiosité se double d'une faculté en apparence contradictoire : la\n haine du fait positif. Il s'insurge contre l'axiome. Pour lui deux et deux\n font cinq.\n"}, {"page_pdf": 438, "page_imprimee": 383, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2847, "texte": "                                  — 383 —\n\n    N'est-ce pas Diderot qui proclamait la région des mathématiques un\nmonde intellectuel où ce que l'on prend pour des vérités rigoureuses, perd\nabsolument cet avantage quand on l'apporte sur notre terre, et qui concluait\nà la nécessité de corriger le calcul géométrique par l'expérience? Le philo­\nsophe avait même trouvé pour la réfutation des sciences exactes ce joli\ntitre : Traité de l'aberration des mesures. Ce livre n'a pas été écrit, mais\nNautet serait de force à l'écrire, en s'en tenant à l'aberration des mesures\nlittéraires, en raillant les « mesureurs » qui n'admettent qu'un seul Beau,\net numérotent et cataloguent les artistes suivant que ces patients s'éloignent\nou se rapprochent de l'étalon unique. Nautet n'a rien de commun avec ces\ncritiques à la Procuste.\n   Nature spéculative, d'ailleurs fortement imbue des idées modernes,\nNautet néglige les procédés connus et les résultats acquis et subodore pour\nainsi dire les procédés et les résultats à venir. Il se préoccupe des tendances\nnouvelles, des écoles embryonnaires, des écritures inédites. Je l'ai vu se\ndésespérer de n'avoir pu déchiffrer un rébus décadent. Non seulement il\nsonde les dessous d'une oeuvre, mais il préjuge l'œuvre qui suivra. Servi par\nune grande impressionnabilité, il subit despotiquement l'influence du milieu\net s'assimile, l'humeur de l'atmosphère. Il est peut-être plus sensible encore\naux qualités fluides d'une œuvre qu'à sa forme tangible et matérielle.\n    La pratique assidue des artistes et des littérateurs; l'observation conti­\nnuelle de ses entours, ont encore affiné et sensibilisé ses dons naturels, ce\npouvoir de compréhension extraordinaire que Socrate appelait son démon\nfamilier. Certes, il lui arrivera de se contredire et de se tromper, mais ses\ncontradictions seront intéressantes et il logera un fond de vérité jusque\ndans ses méprises.\n   Naturellement la répugnance de Nautet pour le fait positif, le fait pesé à\nnos grossiers trébuchets, distillé dans nos impures éprouvettes, s'étend à la\npreuve écrite, au document statistique. Aussi n'est-il pas loin de voir un\nchef de bureau et un rond de cuir dans tout historien. L'axiome historique\nl'irrite et le gêne au moins autant que l'axiome mathématique. Il en veut\naux compilateurs, aux tasseurs de matériaux. Les découvertes de ces béné­\ndictins l'offusquent comme une spoliation. A quoi bon ces preuves pal­\npables, quand il est si simple de pressentir, de deviner? Ces collectionneurs\nde petits papiers sont des gâte-métier. Ils ne lui laissent plus l'honneur de la\ndivination. Gageons qu'à la place de Christophe Colomb, Nautet n'aurait\njamais appareillé pour l'Amérique ; à peine aurait-il eu l'intuition d'un\nnouveau monde qu'il serait rentré au port.\n    Aussi les anachronismes ou les quiproquos qui se glissent souvent dans\n"}, {"page_pdf": 439, "page_imprimee": 384, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2853, "texte": "                                  -   384-\n\nsa conversation, et dont il émaillait autrefois sa prose, en deviennent\npresque logiques et voulus et témoignent, à l'extrême, de son horreur poul­\nies livres de référence.\n    « Aujourd'hui, dit-il dans son étude sur l'Art et la Bourgeoisie, nous\nassistons à la pleine éclosion de l'esprit de précision, seulement ce sera pour\naboutir à de nouvelles synthèses et à de nouvelles abstractions.\n    « On fouille le terrain et les choses, et bientôt des gens viendront qui\ndécouvriront le ferment idéal. Là encore la sélection fera son œuvre. Quand\non aura dépensé beaucoup de génie dans la manipulation des documents,\nquand les forts en paperasse auront fait tout le travail préparatoire et secon­\ndaire, on bâtira sur ces fondements utiles quelque vaste édifice d'art. La\nbourgeoisie aura le mérite d'avoir été la manouvrière, elle a fait les briques\net le ciment dont se serviront les architectes.\n    « De quelque côté qu'on envisage ses mérites, ils sont moyens ou inté­\nressés. Elle a rejeté de son sein les rêveurs, les poètes, les inspirés et les\nintuitifs. Ils ont des horizons trop vastes, ils planent trop haut, ils\nembrassent trop, ils n'ont pas spécialisé, ce sont des aristocrates de la pensée\nqui ne descendent pas à l'office... Coudre, compiler, rassembler, voilà tous\nses mérites. »\n    C'est en haine de la compilation que M. Nautet, authentique intuitif,\npart en guerre contre Taine, l'intuitif d'en face. Dans le Taine des Origines\nde la France contemporaine, M. Nautet affecte de ne voir qu'un de ces\n historiographes potiniers, qui furètent dans les vide-poches des grands\n hommes, et telle est son antipathie pour les pièces justificatives, qu'il en\n devient injuste pour le texte lumineux et artiste qu'elles accompagnent et\nmême pour les autres ouvrages de l'auteur. Comparer la langue byzantine,\ntarabiscotée, ciselée et fouillée jusqu'à la torture, cette langue artiste mais\n tortillée des Goncourt, au style alerte, mordant et comme aciéré de Taine\n me semble tout au moins inopportun. Ces deux grands écrivains n'ont rien\n de commun ni dans l'idée historique, ni dans la mise en œuvre de cette\n idée. Nautet invoque les portraits de Carlyle et de Macaulay, par Taine,\n en attribuant à l'auteur une partialité à l'égard du second de ces historiens\n anglais. J'ai attentivement relu ces portraits et persiste à trouver celui de\n Carlyle plus admiratif et plus vibrant que celui de Macaulay. Taine n'est\n pas l'Anglais de la dernière heure, l'Anglais utilitaire, Taine est l'Anglais\n passionné de la Renaissance et des origines, l'Anglais d'avant la Réforme.\n  L'auteur des Notes sur la Littérature lui attribue gratuitement un grand\n amour pour le régime constitutionnel et parlementaire. M. Nautet n'a-t-il\n pas été frappé par le mépris profond et l'amertume que révèle la conclusion\n"}, {"page_pdf": 440, "page_imprimee": 385, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2809, "texte": "                                 — 385 —\n\ndu tome III de la Révolution? Taine y compare le régime actuel à une\ncaserne. « On n'a jamais fait une plus belle caserne, dit-il, plus symétrique\net plus décorative d'aspect, plus satisfaisante pour la raison superficielle,\nplus acceptable pour le bon sens vulgaire, plus commode pour l'égoïsme\nborné, mieux tenue et plus propre, mieux arrangée pour discipliner les\nparties moyennes et basses de la nature humaine, pour étioler ou gâter\nles parties hautes de la nature humaine. »\n    Quoi qu'en dise M. Nautet, je ne crois pas non plus que Taine prétende\ndénigrer Carlyle et Michelet en les traitant de poètes. Personne n'a parlé\ndes poètes, des poètes de nature et des races poétiques avec l'enthousiasme,\nla ferveur et la compréhension de Taine. Chaque page, chaque ligne de son\nHistoire de la littérature anglaise accuse ses préférences pour le génie\ngermanique. Au cours de ce magnifique ouvrage, il revient plusieurs fois\nsur la comparaison entre l'esprit classique ou latin et l'esprit germanique,\net la comparaison est toujours à l'avantage de ce dernier. Nul n'a si fine­\nment persiflé le grand siècle français et les tragiques de salon à l'époque de\n Louis XIV. Il dit quelque part, en toutes lettres, que le Français est par sa\n nature inapte à la vraie poésie. Rien de moins normalien, me semble-t-il,\nque pareille affirmation.\n    Je relève encore ce reproche de M. Nautet : « Shakespeare inspire à\n M. Taine les pages les moins brillantes de son Histoire de la littérature\n anglaise ».\n    Oui, à ne prendre que le chapitre exclusivement consacré à Shakespeare ;\n non, si on a lu ceux qui précèdent. En effet, toute l'admirable étude con­\nsacrée au théâtre anglais de la Renaissance exalte constamment Shakespeare\net se rapporte autant à lui qu'à ses contemporains ou précurseurs.\n    L'étude de M. Nautet sur Renan, me paraît plus injuste encore que celle\nsur Taine. M. Nautet ne prend Taine à partie qu'au sujet de la « désapo-\n théose » de Bonaparte ; mais c'est tout le Renan qu'il incrimine. Tudieu\n quelles sanglades! L'attrapade est brillante, écrite de verve, mais le ton\n général choque par son acrimonie. Par moments ce n'est plus du badinage\n mais bien du baladinage. La répartition des rôles du Prêtre de Nemi entre\n quelques hommes du jour parisiens n'est que spirituelle. Albert Millaud y\n applaudirait. L'article, car ce n'est qu'un article, — et il détonne dans ce\n livre de haute et profonde analyse, — m'a d'autant plus chiffonné que\n  M. Nautet prend soin de vanter, au début, la politesse de M. Renan.\n Ayant à discuter un homme si bien élevé, cette virulence, cette critique\n  trop épicée produit l'effet d'un abus de la force physique contre un adver­\n  saire délicat. M. Nautet qui, partout ailleurs, dans son livre, le dispute à\n"}, {"page_pdf": 441, "page_imprimee": 386, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2923, "texte": "                                   — 386 —\n\nM. Renan en courtoisie et en modération, et — pourquoi ne pas le dire —\ndont la méthode critique se rapproche souvent, par les subtiles réticences,\nles molles affirmations et les savantes équivoques, de celle de M. Renan,\nabandonne précisément cette belle urbanité et ce style d'allure conciliante\nau moment où il s'occupe de son illustre collègue. Ici, contrairement à la\ntradition, l'un des deux augures n'a pu regarder l'autre sans se fâcher.\n   J'ai constaté l'antipathie de M. Nautet pour le document exact et le fait\nbrutal. Elle est corollaire d'une animadversion plus impérieuse encore,\nentretenue à l'égard du bourgeois utilitaire, pratique et égo'iste; ou bien\nfranchement hostile à l'art, ou bien, ce qui est pire, le corrompant, l'avilis­\nsant, se faisant son intime et son protecteur pour mieux l'étrangler.\n    Et, à ce propos, je m'empresse de constater que cette haine du faux\nartiste, de la dernière incarnation du Philistin, de M. et Mme Jourdain,\ncollectionneurs de croûtes, liseurs de romans d'Ohnet, abohnés des pre­\nmières et spectateurs moutonniers de n'importe quel niais tripatouillage\nparisien, que cette haine caractérise beaucoup d'âmes contemporaines,\nsurtout parmi les nouvelles générations.\n    Cette réprobation commune rapproche même les amants du peuple igno­\nrant et fruste, et les partisans d'un potentat despotique mais raffiné.\n Ecœurés par le régime médiocratique, étouffant dans cette caserne dont\nTaine nous parlait plus haut, les uns halètent après un tyran, comme\n d'autres aspirent à une jacquerie. En somme, ces mécontents souhaitent la\n même chose, puisque celle-ci amènerait fatalement celui-là. Les uns allant\naux illettrés, aux esprits vierges, aux êtres élémentaires ; les autres sollicités\n par les âmes compliquées, d'intelligence supérieure, de goût impeccable,\n de facultés sublimisées ; les premiers fraternisant et prêts à mourir avec les\n plastiques gladiateurs du cirque; les seconds, esthéticiens familiers de\n César, reçus dans la loge impériale et honorant de leurs précieux suffrages\nles condamnés qui tombent en beaux joueurs. Les uns et les autres affiliés\n de ces castes extrêmes entretenant au cœur ou bien la haine fanatique que\n ressentent les gladiateurs et les martyrs ou bien le mépris savant du Néron,\n pour le vil spectateur, pour la galerie profane et badaude.\n   A la rigueur, n'y a-t-il pas un supérieur dandysme, une marque d'aristo­\ncratie suprême, qui consiste à tendre les mains aux rafalés et aux bagaudes\npar dessus la cohue grasse, rassise et thésaurisante des mornes parvenus ; et\nn'infligent-ils pas la dernière flétrissure à nos dirigeants, à notre tiers-état,\nà tous ces castors sordides, ceux qui, ne pouvant s'élever au dessus de cette\nmasse de redingotes opaques, préfèrent aller retrouver, au bas de l'échelle\nsociale, dans les derniers cercles de l'enfer, les mal-vêtus des couches bar.\n"}, {"page_pdf": 442, "page_imprimee": 387, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2164, "texte": "                                  — 387 —\n\nbares et réfractaires, suspects à la symétrie et à l'équilibre banal de ce\nsiècle?\n    Hautement significative et péremptoire cette haine si invétérée, qu'elle\nproscrit le bourgeois de demain autant que le bourgeois d'aujourd'hui,\nqu'elle assimile l'ouvrier notable et politiqueur à une sorte de tétard du\ndirigeant, à un bourgeois en voie de formation, et qu'elle ne désarme, cette\nhaine, qu'au contact des gueux et des parias.\n    Les deux types d'aristocrates si différents et si proches, ne se trouvent-\nils pas précisément incarnés dans cette littérature russe, l'un par la\npoignante et toute humaine désolation de Dostoïevski, l'autre par la presque\ndivine sérénité de Tolstoï? Je me le demandais en relisant les deux études,\nde loin les plus solides et les plus achevées du livre, que Nautet consacre\nà ces géants. Et, de plus, après cette lecture, comme aussi après celle du\ntrop confraternel essai qui me concerne, Nautet me paraît réunir, à un\n même degré, une évangélique sympathie pour les barbares incultes et les\n parias et une admiration presque païenne pour les maîtres raffinés.\n    Toutefois, le génie sombre, le pessimisme noir de Dostoïevski, ces\n romans pleins de cauchemar qui ont l'air de se passer dans des basses-fosses,\n où des rictus grimaçants s'illuminent par taches dans les ténèbres, à je ne\n sais quelles exhalaisons surnaturelles; où des membres se convulsionnent\n comme chez les malades atteints de chorée, ces ivrognes croupissant dans\n leur kabak, ces plaies morales et physiques étalées, cette littérature au\n scalpel, ce réalisme sinistre ne laissent pas de l'effaroucher. Il se sent plus\n à l'aise avec le comte Tolstoï, génie moins heurté, moins frénétique,\n génie dont la douleur prie, pardonne et ne hurle pas de désespoir ;\n génie plus noble, plus élevé; génie sublime mais, quoi qu'en dise\n  M. Nautet, peut-être moins affectif que celui de Dostoïevski, génie si proche\n de Dieu que ses larmes constellent le ciel au lieu d'attendrir la terre, comme\n  celles du grand désespéré, notre semblable, notre frère.\n\n                                                   GEORGES EEKHOUD."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-002", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 388, "page_fin": 392, "titre_corps": "Vers", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Fernand Severin", "ancre_debut": "L ANGE SOLITAIRE", "ancre_fin": "FERNAND SEVERIN", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "TRANSPOSITIONS", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 443, "page_imprimee": 388, "debut_caractere": 87, "fin_caractere_exclue": 1334, "texte": "L'ANGE SOLITAIRE\nSeigneur, voici l'enfant distraite de la terre\nQue n'osaient espérer les races au déclin;\nGardez des vains témoins sa marche solitaire,\nEt quelle aille, avec vous, dans la laine et le lin.\n\nHeureux, dès ici-bas, les simples et les tristes .\nElle a reçu de vous les yeux qui vous verront !\nLe cœur brûlé d'amour de vos évangélistes\nBattra secrètement devant ce jeune front.\n\nCar ses seuls yeux baissés purifieront les âmes ;\nSans qu'un autre Messie ait vécu dans son sein\nElle sera bénie entre toutes les femmes,\nEt le sol, dans ses pas, sera réputé saint.\n\nFleur des fleurs à venir, qui parfumes d'avance\nLe bienheureux jardin où tu t'éveilleras,\nLaisse nous en passant un peu de ton enfance,\nEt que les nouveau-nés reposent dans tes bras.\n\nTon cœur vierge, ton cœur tendre et triste de mère\nS'ouvrira volontiers pour les simples d'esprit,\nEt puis tu t'en iras comme un songe éphémère ;\nL'évangile nouveau ne sera pas écrit.\n\nMais tu te survivras dans les âmes fidèles,\nPur esprit désigné pour un autre destin,\nDans les âmes d'alors, lasses de tout et d'elles,\nComme le souvenir de l'aube et du matin.\n\n                  LYS DANS LA VALLÉE\nEn moi je sens mourir un cœur prédestiné,\nMeurtri de tout l'amour qu'il n'aura pas donné,\n"}, {"page_pdf": 444, "page_imprimee": 389, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1377, "texte": "                          — 389 —\n\nMourir, sans en rien dire, entre les mains des anges,\nA la simple façon d'un enfant dans ses langes,\nA la simple façon d'un tout petit enfant.\n\n0 cœur, donné par Dieu, qu'un bon ange défend,\nToi, rien ne souillera ta robe originelle!\nSois content de la seule étreinte maternelle\nDont t'environneront quelques beaux soirs d'été,\nEt meurs dans ton désir et ta virginité.\nLe silence t'a fait orgueilleux et timide ;\nC'est par lui que ta vie est solitaire et vide,\nToi, fait pour être aimé, toi, qu'on n'aimera pas\n\nMaintes vierges, tes sœurs, t'eussent tendu les bras\nComme au roi désiré de toutes leurs pensées,\nHélas! et tu n'as pas connu ces fiancées,\nTu n'as pas vu venir dans la paix de tes soirs\nCes pensives enfants qu'appelaient tes espoirs,\nEt tu te meurs de tout cet amour inutile,\nCœur battant, cœur meurtri, mon pauvre cœur stérile!\n\n\n\n\n                       BONNE MORT\n\n\n                               I\n\nDans quels jardins fermés me suis-je réveillé?\nAh! rien que les sanglots d'un cœur émerveillé!\nLes mots ne disent plus ce que l'âme veut dire.\n\nLe cœur me pleure! et j'ai ses larmes dans les yeux.\nDes bénédictions me viennent des grands cieux,\nAvec tous ces rayons mirés dans mon sourire.\n\nAprès cette allégresse oubliée ici-bas,\nVers quelles voluptés tendre encore les bras ?\nA y e z pitié, Seigneur, et faites que j'expire.\n"}, {"page_pdf": 445, "page_imprimee": 390, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1277, "texte": "                         — 390 —\n\n\n                            II\nJe n'eusse pas osé les vœux que vous comblez ;\nCest trop vite rouvrir l'Eden aux exilés,\nNous ne sommes pas faits à ces grâces soudaines.\n\nEt toi qui m'amenas et qui ne pleures pas,\nDe quel ange envoyé foulais-tu donc les pas\nQuand tu m'as retiré des présences humaines ?\n\nMais que les frais léthés de ce bocage vert\nFont aisément douter qu'on ait jamais souffert,\nEt que mes guérisons mêmes me sont lointaines !\n\n                            III .\nEnfant dont les beaux yeux me regardent mourir\nSans qu'un pleur imprévu vienne les obscurcir,\nCette félicité ne t'est donc pas nouvelle ?\n\nProfond cœur féminin que rien n'étonne plus,\nPeut-être as-tu vécu dans des soirs révolus\nLe bonheur inouï que ce soir me révèle.\n\nNe me raconte pas quelle nuit vint après !\nMon bonheur me tuera sous ces ombrages frais,\nCar je suis des élus dont la joie est mortelle.\n\n                            IV\nPrépare néanmoins le cher lit parfumé ;\nD'autres ne s'en iront qu'après avoir aimé\nQui ne seront pas morts d'une mort aussi belle.\n\n\n                       ELDORADO\n\n          Les trirèmes de mon rêve\n          Cinglent vers un autre ophir ;\n    Un soir de là-bas chante sur la grève,\nDes hommes inconnus me regardent venir,\n"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1510, "texte": "                         -   391   -\n\n        Ah! c'est la terre que f ai faite\n        Pour mes beaux yeux      intérieurs,\n             Pour mes yeux en fête\n        Des après-midis sur les fleurs.\n        La bonté du soleil s'y repose\n             Sur l'horizon inviolé,\n        Le soir est beau comme une rose\n             Dans ma Thulé.\n        Une humanité toujours ivre\n         Y chante d'une douce voix\n             Un bonheur de vivre\n        Qui mêle son âme à l'âme des bois,\n           Un bonheur mélancolique !\n        Et j'ai fait pleurer dans ses salles d'or\n           Un fabuleux pacifique\n          Beau comme la mer du Nord\n        Le premier soir que je l'ai vue,\n              Un océan divers\n        Fait des beautés des autres mers\nEt dont mes seules nefs labourent l'étendue !\n\n\n                         LE CŒUR\n\nMon cœur, je t'ai gâté comme une fille unique,\n         Une enfant qui ne vivra pas,\n    Qui mire en rêvant sa grâce anémique,\n         Ses beaux yeux lents, ses beaux yeux las,\n             Dans un miroir fidèle,\n                  Amoureux     d'elle!\n         Pauvre cœur plus aimant que les cœurs,\nTu mourras longuement, comme une enfant royale,\n             Las des mêmes douceurs,\n                    Et plus pâle !\n    Dans la vapeur des derniers encensoirs,\n                  Au fond des beaux soirs,\n                  Dis ta prière suprême,\n                  Celle d'autrefois,\nAvec l'accent nouveau qu'on y met quand on aime,\n         Et retrouve ta jeune voix ;\n"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 810, "texte": "                                           392\n\n\n                Car tu faiblis dans les étreintes,\n                     Tu te meurs sous les baisers,\n                       Roi des cœurs brisés,\n     Las de l'amour en pleurs des courtisanes saintes,\n             Hélas! et qui n'aimeras plus!\n             Puisque enfin voilà l'angélus\n         Qui tinte pour toi dans le paysage\n             Si tristement ! si longuement !\n         Le signal d'un suprême voyage\n                  Vers un pays plus charmant,\n                  Meurs, du moins, selon ta race,\n             Las des rêves, las des amours,\n     Dans les bras de l'enfant qui t'aimera toujours,\n                  Meurs, du moins, avec grâce !\n                                                          FERNAND       SEVERIN\n\n\n\n\n                   "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-003", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 392, "page_fin": 396, "titre_corps": "Transpositions", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Jules Destrée", "ancre_debut": "TRANSPOSITIONS", "ancre_fin": "JULES DESTRÉE", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "DÉCOR", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 447, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 810, "fin_caractere_exclue": 1951, "texte": "TRANSPOSITIONS (1)\n                                  I. — STUPEUR\n\n                                          D'après un pastel de M. GEORGES LEMMEN.\n\n              Ce qu'elle a vu ? Dans l'a venir soudain clair, ce qu'elle a vu, si\n               loin, si bas? Pourquoi — ce malheur encore, au malheur de\n               vivre — a-t-elle un instant pensé, la prédestinée, et a-t-elle\n               cédé, yeux ouverts, à l'attirance inférieure?\n   La chemise, de ses épaules était glissée, retenue à peine par un fallacieux\nruban de satin mauve agrafé d'une artificielle rose, vineusement rose en des\nfeuilles vertes, et plus lamentablement flétrie qu'une fleur morte. Et sa\nchair nue s'apercevait : sa chair tavelée et brûlée par le plaisir, sa chair\nardente où que de lèvres s'étaient usées, s'étaient séchées que de larmes,\ndans le vertige des parfums rares mêlés à son parfum tiède.\n\n\n  (1) D'autres suivront, d'après des Japonais, des Primitifs, des Modernes. Égoïste col­\nlection de reflets et de souvenirs d'art, en quelque sorte le musée de mes préférences, et\nque devront, parallèlement, expliquer et compléter, des notes critiques.\n"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2512, "texte": "                                  -   393   -\n\n   Le nez charnu, aux ailes apaisées, les sourcils forts, le menton rude un\npeu et masculin, tous ces souvenirs de la plébéienne origine s'accentuèrent\nfugitivement et donnèrent à sa beauté le dessin cruel d'un Degas.\n   Ses cheveux, ses beaux cheveux splendides, d'un brun fauve aux reflets\nd'automne, dérangés en le désordre de ce dévêtement — l'étrangeté de leur\nfouillis ténébreux griffé d'éclairs roux — semblèrent une forêt que le feu\ndévore, dans la nuit, sous le vent, avec l'horreur, le mystère, l'épouvante et\nla fuite! Et l'on eût dit qu'elle secouait des flammes sur son front pur,\nson réginal front droit de statue qui la sacrait pour l'autorité, et dans les\nplus irrémissibles déchéances, érigeait la tour d'ivoire de sa pensée\ninviolée.\n   Seule, sa bouche était restée féminine, sa bouche aux lèvres pâles d'amou­\nreuse éternelle, ses lèvres minces qui si bien savaient happer le baiser, et\nboire et sucer l'eau des bouches, spasmodiques ventouses aux extraordinaires\ncaresses! Experte en blessures et en consolations également inouïes, cette\nbouche, un souci la crispe...\n    Ce qu'elle a vu, dans l'a venir soudain clair, là-bas, si loin, si bas?...\nCar ses yeux pailletés d'or sombre, ses yeux grands se sont agrandis, et\nleur regard perdu vague, flotte et rêve, en des immensités, vers des choses\n qui ne sont pas d'ici. Et la lassitude effroyable, l'amertume de sa vie, de\n toute la vie, fut en ses mornes prunelles; oh ! ce regard et ce sourire vaincus,\n de tant de tristesse, devant ce siècle d'hommes finis et d'aventures médiocres,\n révélateurs, lents conteurs d'un découragement écrasé, souffrance supé­\n rieure, charme de songe et de douleur, un instant émané de cette fleur de\n sang en feu, fleur superbe aux chairs flambantes, que tous vous avez vue\n passer, méconnaissable, dans le tapage ignoble de ses triomphes et de ses\n débauches en fièvre.\n    Ses yeux, elle les ferma, DEPUIS, docile à l'attirance inférieure.\n\n\n                             II. — SACRIFICE\n\n                                                  D'après une estampe japonaise.\n\n   Calme et décidé, mais voulant paraître paterne pour ne pas trop effrayer\nl'enfant qui tremble, le vieux prêtre, en sa robe noire brodée d'ossements et\nde crânes très blancs : toute une fantaisie macabre de tradition, devant la\ncuve énorme, brune, entourée de fumées et de flammes d'or, légères, dévo-\nratrices,\n   caresse la joue de l'enfant qu'on amène, le pauvret, une inquiétude en\n"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2320, "texte": "                                    394\n\nsa jolie figure ronde de poupée, couvert d'une robe blanche ceinturée de\nbleu pâle, le caresse comme pour l'encourager à l'immolation prochaine,\n  tandis qu'au milieu des guerriers rangés pour la cérémonie, une femme\ndésespérée sanglote et s'éplore, retenue par des lances, et qu'un homme,\nbras croisés, dans une angoisse farouche, attend.\n\n\n                III. — L'ATELIER DU SCULPTEUR\n\n                                                 D'après une estampe japonaise.\n\n    L'atelier du sculpteur est plein d'un peuple étrange, immobile, assem­\n blée silencieuse de sennins et de divinités :\n   Voici le dieu livide qui règne dans les flammes et l'effroi, le dieu de\nsagesse au front élevé, tenant en main le rouleau de toute science, le grand\ndieu rouge à l'écharpe verte, le dieu des enfants au ventre énorme secoué\nd'un gros rire, et la gracieuse déesse qui vole, parée du lotus sacré, sa\nlongue robe ondulant au vent comme un drapeau, et combien d'autres,\nredoutés et fameux !\n   Voici les sennins de la légende, les saints vénérables, vieillards calmes\nà l'impassibilité de momies; celui qui porte une grenouille et celui qui che­\nvauche un poisson, tous; et voici des masques et des monstres, des masques\nde gaieté et de douleur, des masques qui ricanent et qui hurlent, et l'ani­\nmalité fantastique des dragons, des chiens et des tigres — grondantes chi­\nmères.\n   L'impévue réunion de pierre est dominée par un Bouddha colossal aux\nreflets de bronze, assis sur la coupe épanouie de la Fleur sainte, la main\ngauche sur le genou, la droite levée, ouverte, avec l'index plié comme pour\ncommander le recueillement et le silence, la tête nimbée d'or et de rayons,\nles yeux perdus ailleurs dans une songerie que nul ne finira et la bouche\nimperceptiblement souriante aux délices de cet anéantissement extasié.\n   Parfois, le ciseau levé, le sculpteur regarde, avec une ferveur timide, la\nsérénité majestueuse du rêveur éternel.\n\n\n                            IV — TAPISSERIE\n\n                                          Aux murs de la chapelle du Saint-Sang,\n   Pour Mlle Marie d'Ans.                               à Bruges.\n\n   C'est le corps d'un grand Saint qu'on rapporte des lointaines contrées où\njadis il partit, sous les mépris et les injures, annoncer aux peuples atten-\n"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": 395, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2640, "texte": "                                      395\n\ntifs, son Dieu. Après des siècles, sa parole vibre encore et son œuvre s'éter­\nnise...\n    Là-bas, c'est la mer, là-bas, qui berce les vaisseaux bénits, aux mâtures\nélancées doucement fléchies sous les voiles, si petits et si frêles, là-bas,\ncomme des blancs oiseaux prêts à de nouveaux départs.\n    Et du bord des eaux, s'avance l'auguste théorie. Tous ils sont accourus,\nles hommes d'église et les hommes d'armes, les chevaliers et les prêtres, les\névêques et les princes, ils sont venus, avec leurs fidèles et leurs vassaux,\nsaluer la dépouille sainte et lui faire un cortège de roi !\n    C'est, pendant des lieues, en ce paysage de clarté blanche, si nocturne­\nment, si lunairement étrange, la procession magnifique. De la plage aux\ncollines, à travers les bois sombres et les fleuves bleus, au milieu des prai­\nries, jusqu'à la merveilleuse église, en la ville fière, très lointaine, où attend\n l'apothéose du tombeau.\n     Jeunes seigneurs aux fronts où dorment des désirs de gloire et de combats,\n châtelaines aux beaux yeux qui songent d'amour, insouciants enfants\n charmés auxquels s'enseigne la majesté des choses pieuses, plèbe misérable\n distraite de son angoisse, soldats farouches aux pesantes cuirasses et dont\n les piques levées font comme une forêt qui marche, tous, le cierge à la\n main, prosternés et grandis dans l'exaltation sublime d'un acte de foi; el­\n les petites flammes blanches des cierges, tremblantes au vent qui passe,\n semblent des prières s'envolant vers le ciel.\n     Chants liturgiques des moines blancs, des prêtres en robe noire, des\n évêques et des abbés mitrés, soutenant leurs années de leur ferme crosse\n d'or, et leurs vieux dos pensifs courbés sous les chasubles d'apparat où des\n gemmes radieuses scintillent parmi les broderies.\n     Partout, le Signe sauveur, le vivifiant symbole, promesse de pardon,\n espoir de justice, fontaine de dévouement et de pitié, partout, la Croix,\n couchée sur le cercueil vénéré, sur la pourpre des étoffes sacerdotales, aux\n épées des chevaliers, et sur la gorge des femmes, partout, consolatrice et\n  triomphale, la Croix !\n      Par quel jour, par quel soir, par quelle nuit s'en va la procession splen­\n  dide?\n      Aux lointains, ce sont d'irréelles blancheurs de lune et de rêve; et les\n  rouges des chapes ont éteint leurs fanfares et exquisement pâli ; les tuniques\n  jaunes ont des ombres violettes et les robes bleues ne sont plus bleues qu'en\n  leurs replis. Les faces sont toutes blanches et les yeux sont tout noirs,\n   regards inquiétants de spectres, chanson mélancolique de couleurs qui se\n   meurent...\n"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": 396, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 633, "texte": "                                   — 396 —\n\n   Et l'église, au loin, la ville entrevue, avec ses tours et ses remparts, qu'elle\nparaît vague, et blanche, et enchantée ! Les hautes fenêtres gothiques illu­\nminées, comme éclairées à l'intérieur, en cette nuit indécise, de pure flamme\nblanche, et les vitraux, et les nervures des arceaux apparaissent en silhouette\nnoire, comme les rameaux d'une végétation fantastique !\n   Par quel soir de lune et de rêve, par quelle blanche nuit étrange, s'en va\nla procession fantôme?...\n                                                          JULES DESTRÉE.\n\n\n\n\n                                 "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-004", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 396, "page_fin": 396, "titre_corps": "Décor", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Maurice Desombiaux", "ancre_debut": "DÉCOR", "ancre_fin": "MAURICE DESOMBIAUX", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 451, "page_imprimee": 396, "debut_caractere": 633, "fin_caractere_exclue": 1370, "texte": "DÉCOR\n               Comme au vitrail d'un oratoire,\n               Casque d'argent, panache blanc,\n               Fraise au col, tunique de moire,\n               La lune sur la nuit descend.\n\n                Dans le parc tout bleu de lumière,\n                Sous les tilleuls silencieux,\n                Les regards levés vers les cieux,\n                Pierrot, à genoux, en prière,\n\n                Rêve. Cierge ! le blanc jet d'eau\n                Pensif dans le soir se dresse au\n                Rhythme lointain de la cascade.\n\n                La lune, d'un rayon d'acier\n                A Pierrot donne l'accolade,\n                L'arme et le sacre chevalier.\n                                                 MAURICE DESOMBIAUX."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-005", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 397, "page_fin": 401, "titre_corps": "Proses lyriques", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Arnold Goffin", "ancre_debut": "PROSES LYRIQUES", "ancre_fin": "ARNOLD GOFFIN", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 452, "page_imprimee": 397, "debut_caractere": 62, "fin_caractere_exclue": 2483, "texte": "PROSES LYRIQUES\n                                       I\n\n                                  FÉERIE\n              C'était un gracieux petit théâtre, d'un luxe fragile, mièvre et\n                compliqué, sans afféterie. — Sur la scène minuscule, illuminée\n                par des flammes de bengale, glissaient sans cesse des appari­\n                tions diaphanes et immatérielles ; les décors et les personnages\nconstamment renouvelés, semblaient fluides et volatils et les tableaux à\npeine formés, se dissolvaient en fumées opalines... Forêts verdoyantes où\npleuvaient des clartés, où tremblaient sur le sol comme des nénuphars\nde lumière; archipels et méditerranées orientaux palpitant doucement et\nondulant sous l'éther embaumé ; labyrinthes d'une architecture svelte et\nparadoxale... Parmi cette capricieuse décoration, aux accords aériens d'une\nfantasque et capiteuse musique italienne, voltigeaient, dansaient, s'enla­\nçaient, — vagues reflets d'un songe diffus, — des jeunes filles et de désin­\nvoltes adolescents, revêtus de riches étoffes bigarrées, de soie, de velours\net d'or... Ils se faisaient de nobles et joliment solennelles révérences, se\nparlaient avec des gestes mignards, suppliants et mutins, se souriaient\nlangoureusement et presque aussitôt s'évanouissaient...\n   Et le désir m'attristait, devant ce spectacle féerique, de connaître les\npuérils, pétillants et folâtres propos, les madrigaux musqués et fondants de\nces comédiens exquis. Mais, le souffleur criait d'une voix si terrible et reten­\ntissante qu'on n'entendait plus ni les chanteurs, ni l'orchestre, — et même,\nil entrecoupait sa lecture de doléances et du récit de ses infortunes conju­\ngales.\n   Stupéfait de l'excessive longanimité du' public à l'égard de cet artiste\nsubalterne, je me retournai vers mes voisins pour solliciter une explication :\nils écoutaient d'un air attentif et sans le moindre étonnement.\n   Cependant, tout à coup, abandonnant sa besogne, l'extraordinaire souf­\nfleur se mit à geindre et à larmoyer bruyamment, comme accablé sous le\npoids d'un définitif et intolérable chagrin.\n   Alors, exaspéré et agacé par les hurlements stupides, les grossières et\nindiscrètes lamentations de cet individu, jetant un regard de regret sur le\ncadre, où se déployait toujours la splendeur des fantasmagories, — je\nm'enfuis de ce théâtre singulier.\n                                                                        24\n"}, {"page_pdf": 453, "page_imprimee": 398, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2424, "texte": "                                 — 398 —\n\n\n                                      II\n\n                                TES YEUX\n                                                          A CAMILLE R***\n   Yeux, miroirs sibyllins des ténèbres intimes ; fallaces mirages ; voiles\ncomplaisants des turpitudes ; prismes décevants et parjures qui subornent,\npromettent et trahissent.\n   Abîmes où croupit et d'où émerge la pensée intérieure, où luit et scintille\nle charme des espérances criminelles. — Lagunes marécageuses, engour­\ndies, hantées par le feu-follet nocturne, — où, sous les floraisons bulbeuses\net morbifères, gisent et couvent les félonies, les vaseuses aspirations, les\nluxurieux désirs, les concupiscences maudites.\n   — Cristal translucide, — eaux adamantines, lacs limpides qui s'effarent\nà l'envol léger de l'oiseau, dans lesquels se mirent en tremblant les nym­\nphasas, les asphodèles et les pâles graminées frissonnantes.\n   Proxénètes éhontés, Trésoriers infidèles ; — foyers inépuisables de cha­\nrité et d'humilité : — Yeux, — Inquisiteurs aigus, mystérieux interroga­\nteurs.\n                                      III\n\n                      A WOLKENKUKUKSHEIM\n\n   Un soir, songeant et équilibrant, avant de m'endormir, de magnifiques\nprojets, je résolus fermement de commencer, dès le lendemain, à vivre\ncomme il fallait vivre, ainsi que j'avais toujours ambitionné de vivre.\n   — J'aurai, me disais-je, — une seule chambre, loin du tapage des rues et des\nmultitudes, étroitement close. Ses murs seront magnifiés d'hyperboliques\ntapisseries brodées avec toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, où, sur un fond\nd'argent adorablement terni, des hippogriffes, de fabuleuses licornes, des\nfleurs héraldiques, des arabesques contorsionnées s'enchevêtreront et\nrécréeront la lassitude de mes yeux dont le dégoût alourdit les paupières.\nUne timide veilleuse d'albâtre versera dans la pièce, la clarté justement\nsuffisante, pour me permettre de voir la fumée de ma pipe et un peu —\nmais si vaguement — le brocart chimérique des tentures.\n   Et là serai-je, assis ou couché, fumant d'un tabac dont la saveur me\nparaîtra toujours nouvelle, servi par l'admirable petite fée, qu'entre mille\nj'aurai élue. Elle se tiendra devant moi, sans rien dire, me regardant d'un\nair confiant, soumis, naïf et respectueux, sans rien dire et moi aussi, je\nconsidérerai ma petite fée en silence. Mais, aussitôt qu'elle s'apercevra que\n"}, {"page_pdf": 454, "page_imprimee": 399, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2361, "texte": "                                 — 300 —\n\nje suis non loin de penser à quelque chose, elle devinera que ma pipe est\nprête à s'éteindre et — en allumant vite une autre, — elle me la glissera\nentre les lèvres, avec un sourire duquel vous ne pouvez vous faire la plus\nlointaine idée. Enfin tandis que, paisiblement, je reposerai, ma petite fée,\nvive et alerte, mettra en ordre notre ménage exigu, afin de m'éviter tout\nagacement.\n   Voilà, nous aurons trouvé la liberté authentique, hors des cohues ; —\naffranchis des figures désagréables, des papiers maculés, sereinement igno­\nrants, nous jouirons de cette parfaite béatitude, sans arrière-pensée, ni\nremords, ni envie, — de tout notre cœur !\n   — Le sommeil me saisit sur la lénifiante assurance de la félicité pro­\nchaine, inquiétée pourtant par le léger malaise, la sensation d'avoir omis,\nen ce mirifique arrangement, un détail minuscule mais essentiel.\n   Et soudain, au milieu de la nuit et de l'éblouissement des ténèbres, je\nme réveillai en sursaut : — « Mon Dieu! quadruple buse! ce que tu as\noublié!... Où chercheras-tu l'or qui te permettra d'acquérir et la petite fée\net les étoffes chamarrées et ce tabac délectable et surtout d'acheter le droit\nde ne rien faire, — de ne plus jamais lire ni écrire?... »\n\n\n                                      IV\n\n                                  LA N U I T\n                               L'homme fut solitaire dans un PAYSAGE DE NUIT.\n\n  Oh! qu'elle est épaisse et sombre et lourde, la Ténèbre!\n   Voici, il y avait la lumière et la joie et du bruit, des voix chantantes, des\nparoles humbles ou hautaines, — la Vie enfin, parmi laquelle, dédaigneuse­\nment, je suis passé, pèlerin orgueilleux, hiérophante altier d'un culte trop\nsublime!\n   Et, dans ma haine pour les gloires vulgaires, je pleurais l'aime et monde\nsérénité d'un ermitage lointain. La Puissance combla mes vœux amers,\nau delà de mon espoir car, avec la solitude, elle me donna une nuit inson­\ndable et muette.\n   Oh! la paix souriante et légère du matin!\n   Sans relâche, je marche, droit devant moi, — au travers les forêts et les\nsteppes arides, — je marche, je cours, je me hâte, en priant d'une voix\nhaletante, monotone et lasse, en la suppliant de faire luire, au plus profond\nde l'horizon voilé, une blafarde, froide et souffreteuse aurore.\n   Quelle allégresse illuminerait ce cœur désolé!\n"}, {"page_pdf": 455, "page_imprimee": 400, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2226, "texte": "                                  — 400 —\n\n   Mais l'obscurité se resserre, se condense, m'emprisonne de toutes parts\net rien n'y fulgure, sinon mes songes, l'ombre de mes angoisses, étrange et\nterrifiante. Et toujours déçu, n'osant prendre aucune trêve, car la clart\nsalutaire est, peut-être, si proche, je vais, au milieu du silence insuppor­\ntable et de la nuit tourbillonnante, vers un but qui recule et se dérobe.\n\n\n                                       V\n\n                              EUTHANÉSIA\n\n   Glauques, lymphatiques, crépusculaires dévalent les eaux; silencieuse­\nment ondulent et se submergent les vagues, — sans bruit affluent, glissent\net se refoulent les vagues.\n   Et en suivant d'un regard d'agonie, le fil léthargique des ondes, les cica­\ntrices anciennes lui semblent s'être rouvertes soudain et qu'entre ces calmes\nberges, c'est son sang qui coule et s'épand dans la plaine, — son sang et ses\nsouvenirs, ses chers souvenirs, toutes les douces choses posthumes qu'aux\njours obscurs et troubles il aimait à se remémorer.\n   Avec son sang, les forces l'abandonnent, ruissellent lentement; lente­\nment, le Rêve replie ses intrépides ailes... Et la tendresse sanctifiante et\ngrave de l'heure vespérale proclame le charme ineffable de la mansuétude\net de l'oubli.\n   Les eaux lustrales l'investissent, l'ensevelissent et l'entraînent. Toute\nvolonté lui est étrangère maintenant ; le baptême léthéen a lavé les souil­\nlures; les dernières ambitions charnelles se sont assoupies sur ses lèvres et\ndans son cœur.\n   Qu'importent les fourberies et les tribulations sublunaires ! Tout se dis­\nsout, s'assuavit derrière les brouillards nocturnes ou transmigre avec les flots\nmouvants : la courbe des rives s'allonge, s'efface ; la nappe liquide et lui­\nsante s'étend, écarte nonchalamment les terres, — tout souvenir de la Terre\ndouloureuse et marâtre.\n\n                                      VI\n\n                               LE CONVIVE\n\n   J'ignore, en vérité, par quel concours d'insolites circonstances, je me\ntrouvai, un soir pénible, attablé avec cet homme.\n   Vaguement, je l'avais entrevu, remorquant sa tenace maussaderie parmi\nles foules disparates des solennités artistiques, excommunié des joies envi-\n"}, {"page_pdf": 456, "page_imprimee": 401, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1682, "texte": "                                   — 401 —\n\nronnantes, le cerveau gangrené, pensais-je, par telle incurable et perforante\nide'e fixe.\n   A cette heure, assis vis-à-vis de moi, il mangeait sans mot dire et moi-\nmême, sous l'oppression de je ne sais quelle inquiétude, ne songeais guère\nà briser la glace, — que minaient, peut-être, les flammes étouffées d'une\ngéhenne cérébrale, — par de bienséants préliminaires. Je considérais,\ncurieusement, le commensal qu'un hasard fortuit, m'imposait.\n    Obstinément, son regard se fixait sur la table ; l'évidente et natale noblesse\nde ses traits, ravinés, saccagés maintenant par quelque bien chère et tou­\njours plus impérieuse douleur, me frappa ; ses minces lèvres exsangues par­\n fois se distendaient fébrilement, comme s'il voulait parler,— mais, aussitôt,\n sans doute, un décourageant A quoi bon? mental lui scellait la bouche...\n Dans ses allures indécises et ses moindres mouvements transparaissait un\n embarras singulier et son front semblait s'incliner pour cacher l'invisible\n flétrissure, les corrodants stigmates d'une profonde et infamante déchéance.\n    Enfin, à l'improviste et comme prenant un parti désespéré, fixant lente­\n ment et pesamment sur moi ses yeux pâlis, il articula d'une voix insinuante,\n rauque, timorée, — écho lassé d'obstinées et infécondes méditations : —\n \" Monsieur... — ici, il essaya un humble et grimaçant sourire, — Mon­\n sieur, permettez-moi de vous adresser une bien spécieuse et indiscrète ques­\n tion... \"\n    Il hésita encore, me lança un coup d'œil anxieux, hagard et suppliant :\n    — Monsieur... croyez-vous en... DIEU?\n                                                        ARNOLD GOFFIN."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-006", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 402, "page_fin": 406, "titre_corps": "L’Affaire Lemonnier : Les Eunuques du grand sérail", "titre_sommaire": "", "rubrique": "L’Affaire Lemonnier", "signature_source": "Léon Bloy", "ancre_debut": "L AFFAIRE LEMONNIER", "ancre_fin": "LÉON BLOY", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "CHRONIQUE MUSICALE", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 457, "page_imprimee": 402, "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 2727, "texte": "L'AFFAIRE LEMONNIER\n   Dérogeant à nos habitudes, nous donnons ici un article qui a déjà paru\ndans Gil Blas. Cette étude, venant après la protestation de la Jeune Bel­\ngique contre le procès intenté à Camille Lemonnier, nous semble résumer\net définir exactement et violemment ce que nous pensons nous-mêmes de\ncette ridicule affaire.\n\n          LES EUNUQUES DU GRAND SÉRAIL\n\n              Ils sont fidèles et incorruptibles, je vous en réponds, ces\n                émasculés du cœur, ces castrats du cerveau. Ils ne permet­\n                tront jamais à aucun mâle de coucher, un seul instant, avec\n                la cafarde imbécillité du genre humain dont ils ont le sacré\ndépôt. Il leur repousserait à eux-mêmes des génitoires de gladiateurs avant\nqu'ils oubliassent leur consigne de ne laisser passer aucune idée, aucun\ngénéreux concept d'art pouvant être supposé capable de dépuceler notre\nvomitive innocence!\n   Elevés à l'école de la servitude, nourris du lait de putois des plus vieilles\ntraditions universitaires, amplement drapés dans des toges obsolètes, où\nleur conscience d'albumine peut flotter à l'aise, bavant d'obscures verbosités\ndans cette langue immémorialement décrépite dont les plus sordides huis­\nsiers rougissent, parfois, quand leur canaillerie les a rendus opulents et\nconsidérables, — ils ont un don, néanmoins, ces hongres de la Balance, un\ndon sublime et qui leur fut départi dans les siècles anciens par le Dieu des\npleutres, mais qui ne devait éclater comme une fleur de dégoûtation absolue\nqu'en cette seconde moitié du dix-neuvième.\n   C'est le don canin d'un certain flair infaillible pour discerner une œuvre\nd'art véritable. Je ne suis point élu pour parler politique en cet endroit, du\nmoins aujourd'hui. Cette racine d'amertume et d'ignominie révolte, d'ail­\nleurs, mon pauvre estomac. Je n'ai pas même qualité pour faire de la\npsychologie sociale, comme l'écrit avec faste cet excellent M. Drumont\nqui ne paraît pas s'être enquis fort exactement du sens des mots. Il n'entre\ndonc pas dans mon sujet de rappeler cet amas de purulences, ce Cotopaxi\nde turpitudes dont le témoignage universel accuse la magistrature française.\n   Il se peut, après tout, qu'aux yeux de cette veuve surannée des pouvoirs\ndurables et grands d'autrefois, la prévarication même apparaisse comme le\nplus sacré des devoirs, quand il s'agit d'un maître, quel qu'il soit, capable\nde la gratifier, — ce maître fût-il d'un seul jour, eût-il été lancé au pinacle\npar la botte crottée d'un vidangeur fatidique, pour en retomber, l'instant\nd'après, comme une charogne en déliquescence!\n   Je demande qu'il soit observé que je m'occupe d'art uniquement, exclu-\n"}, {"page_pdf": 458, "page_imprimee": 403, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2965, "texte": "                                 — 403 —\n\nsivement, dans cette chronique, et que cela me suffit tout à fait pour incri­\nminer, à mon tour, la magistrature.\n                                        * *\n    Tout le monde sait, depuis trois jours, que Camille Lemonnier a été\ncondamné à 1,000 francs d'amende par la g\" chambre, pour outrage aux\nmœurs, absolument comme s'il avait vendu des cartes transparentes sur la\nvoie publique ou caressé un jeune typographe dans diverses pissotières.\n    Or, Lemonnier a simplement écrit un article d'art. Un article d'art, hein !\nce n'est pas commun dans les journaux où les ordures surabondent et ne\nsont jamais poursuivies.\n    Mais, voilà, la magistrature a surtout le flair de ce genre de délit contre\nla médiocrité et l'hypocrisie sociales, qu'elle paraît avoir décidément pour\nmission de protéger. Elle est alors tellement ignoble qu'elle en devient\ninfaillible, ainsi que je le disais tout à l'heure.\n    Cette prérogative papale à rebours ne vous semble-t-elle pas prodigieuse?\nNous autres, du bâtiment, nous sommes infiniment exposés à nous tromper.\n Il nous arrive parfois de préférer une œuvre inférieure, parce que nous\navons en vue l'Art seul et que nous pouvons être obstrués momentanément\npar la conception qui nous en est propre.\n    Les magistrats, pour voir clair, n'ont besoin d'aucune conception, ni\nd'aucune notion de l'art. Il leur suffit d'être les tuteurs de la bêtise « au\n front de taureau » qu'aucun art ne peut entamer et dont le signe caracté­\nristique est l'horreur des mots, la panique horreur des mots puissants dont\n l'art est avide, parce qu'eux seuls correspondent à ce besoin d'absolu qui\n est son essence.\n    Une parole audacieuse et forte lancée par un écrivain produit en eux\nl'effet du coup de baguette sur ce tambour oriental d'une sonorité terrible\n dont les vibrations deviennent plus profondes en s'élargissant, jusqu'au\n point d'affoler les nerfs et d'engendrer le tremblement.\n    Comment pourraient-ils s'y tromper? et quelle est la critique littéraire\n qui pourrait se flatter d'un aussi merveilleux discernement? Baudelaire,\n Flaubert, Barbey d'Aurevilly furent incriminés pour d'incontestables chefs-\n d'œuvre, pour des livres qui sont l'honneur, l'unique honneur de la France\n contemporaine et qui continueront de resplendir, quand cette pudique\n société d'avocats fangeux et de sodomites intègres aura sombré pour jamais\n dans les dépotoirs infinis de sa crapuleuse vertu.\n\n                                      ¥   *\n\n\n   Une chose m'afflige et m'inquiète. C'est que Lemonnier n'ait pas pu\nattraper dix ans de bagne.\n   Un instant, j'ai redouté pour lui l'avanie suprême d'un acquittement qui\neût impérieusement nécessité les fastidieuses corvées d'un recours en réha­\nbilitation. Mille francs d'amende, c'est une véritable dérision quand on veut\nchâtier un artiste vraisemblablement pavé d'or. Ne pouvait-on, du moins,\nlui appliquer le maximum d'un copieux emprisonnement ?\n"}, {"page_pdf": 459, "page_imprimee": 404, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3187, "texte": "                                  — 404 —\n\n   Cette miséricordieuse rigueur s'imposait d'autant plus que l'accusé appar­\ntient à la nation belge et passe avec raison pour le plus grand écrivain de\nson pays. Il fallait à la fois obéir aux récentes consignes d'un gouvernement\nd'horribles mufles qui décrètent l'inhospitalité française et punir exemplai­\nrement un incontestable artiste.\n    Le cas de ce criminel était, d'ailleurs, aggravé par la plaidoirie d'Edmond\nPicard, le célèbre avocat de Bruxelles, venu tout exprès pour défendre son\ncompatriote et pour tenter outrageusement l'inoculation de quelques idées\nlittéraires dans les cervelles barrées de nos magistrats.\n    Il est vrai que cette plaidoirie extraordinaire a produit le double effet\nd'être applaudie par tout individu capable de penser et de sentir, et d'être\nprodigieusement inaperçue du Tribunal qui a motivé son arrêt dans une\nignorance invincible des arguments apportés par le défenseur.\n    Le texte de la condamnation est reluisant de crasse et de certitude, et\npassant à côté du plaidoyer négligé comme n'existant pas, court s'ajuster\ncomme un emplâtre au réquisitoire de cet imbécile de substitut, qui ne veut\npas qu'on « blesse le goût », ni que « la liberté dégénère en licence », sous\naucun prétexte, et qui parle sérieusement de « la délicatesse de forme » de\nl'auteur de Pantagruel, de torcheculative mémoire.\n    Enfin, car cette faconde vertueuse est à faire vomir, le tribunal a l'extrême\nbonté de considérer qu'il y a des circonstances atténuantes, qu'il se garde\nsoigneusement de notifier. C'est toute la victoire obtenue par Edmond\nPicard sur ces magistrats d'antichambre qui ont eu l'inconséquence de\ndésirer qu'on ne les accusât pas de vandalisme et qui, privant Lemonnier\nde la prison glorieuse à laquelle il avait un si juste droit, ont tout de même\nvengé la morale de nos plus austères fripouilles en le condamnant au\nmaximum de l'amende.\n\n\n   Mon Dieu ! l'Art est une chose vitale et sainte, pourtant!\n   Dans l'effroyable translation « de l'utérus au sépulcre » qu'on est convenu\nd'appeler cette vie, comblée de misères, de deuils, de mensonges, de décep­\ntions, de trahisons, de puanteurs et de catastrophes; en ce désert à la fois\ntorride et glacé, du monde, où l'œil du mercenaire affamé n'aperçoit, pour\nfortifier son courage, qu'une multitude de croix où pendent, agonisants,\nnon plus les lions de Carthage, mais des ânes et de dérisoires pourceaux\ncrucifiés ; dans ce recul éternel de toute justice, de tout accomplissement\ndes réalités divines ; attiré par l'horrible humus dont ses organes furent\npétris; convoité, comme un aliment précieux, par toutes les germinations\nsouterraines; sous le planement des aigles du charnier et des corbeaux de\nla poésie funèbre et sentant, avec une angoisse sans mesure, ses genoux\nplier à chaque effort ; — que voulez-vous que devienne un malheureux être\nhumain sans cette lueur, sans cet arome subodoré des jubilations futures?\n   Tout nous manque indiciblement. Nous crevons de la nostalgie de\nl'Etre. L'Eglise, qui devrait allaiter en nous le pressentiment de l'Infini,\nagonise, depuis trois cents ans qu'on lui a tranché les mamelles. L'extradi-\n"}, {"page_pdf": 460, "page_imprimee": 405, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3163, "texte": "                                  — 405 —\n\ntion de l'homme par la brute est exercée jusque dans les cieux. Il ne reste\n plus que la louve de l'Art qui pourrait nous réconforter, si on ne lapidait\n pas les derniers téméraires qui vont encore se ravitailler à ses tétines\n d'airain.\n     On a beau dévaliser les âmes et détronquer l'homme ; après tout, il res­\n terait à décréter son abolition pour que disparussent tous les ferments de\n l'incompressible idéal qu'il porte en lui et que la plus sacrilège éducation\n n'élimine pas. Aucun degré d'avilissement ne peut être calculé pour préva­\n loir contre la nature.\n    Aussi longtemps que subsistera la race douloureuse des enfants d'Adam,\n il y aura des hommes affamés de Beau et d'Infini, comme on est affamé de\npain. Ils seront en petit nombre, c'est bien possible. On les persécutera,\nc'est infiniment probable. Nomades éplorés du grand Rêve, ils vagueront\ncomme des Caïns sur la face de la terre, et seront peut-être forcés de com­\npagnonner avec les fauves pour ne pas rester sans asile. Traqués ainsi que\n des incendiaires et des empoisonneurs de fontaines, abhorrés des femmes\n aux yeux charnels qui ne verront en eux que la guenille, invectives par les\n enfants et les chiens, épaves affreuses de la Joie de soixante siècles, roulées\n par le flot de toutes les boues de ce dernier âge, ils agoniseront à la fin, —\n aussi confortablement qu'il leur sera donné de le faire, — dans des excava­\n tions tellement fétides, que les scolopendres et les scarabées de la mort\n n'oseront pas y visiter leurs cadavres !\n    Mais, quand même, ils subsisteront pour désespérer leurs bourreaux ; et\n comme la nature est indestructible et inviolable, il pourrait très bien arriver\n qu'un jour, — par l'occasion de quelque surprenant baiser du soleil ou\n l'influence climatérique d'un astre inconnu, — une exceptionnelle portée\n de ces vagabonds, inondant la terre, submergeât à jamais, dans des ondes\n de ravissement, cette avortonne société de sages goujats qui pensaient avoir\n exterminé l'aristocratie du genre humain !\n\n                                      ***\n    En attendant cette revanche possible, mais humainement inespérable,\nhélas! est-ce que nous n'aurons pas la consolation de la voir finir, quelque\njour, dans le plus insondable mépris, cette Institution décriée qui trouve le\nmoyen de déshonorer un peu plus la France en faisant une guerre si basse\nà la seule grandeur dont nous puissions encore nous enorgueillir?\n   Dire qu'elle a frappé Baudelaire, l'un des deux ou trois poètes du siècle\net que la pécore est fière de cet attentat pour lequel on devrait couper la\nqueue et les oreilles à chacun de ses fonctionnaires et les condamner à\nl'infamante extraction des plus délétères guanos!\n   Il faut vraiment songer à l'effroyable pénurie de l'âme française, après\ndix-huit ans de prostitution républicaine, pour concevoir l'indifférence de\ntout un peuple qui supporte que ceux qui lui font sa dernière gloire soient\ncontaminés par de telles mains !\n   Je n'ai tant parlé de Lemonnier que parce que son affaire est une conti­\nnuation des turpitudes antérieures dont l'éclaboussure atteignit quelques-uns\n"}, {"page_pdf": 461, "page_imprimee": 406, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2046, "texte": "                                  — 406 —\n\nde nos plus grands hommes. Je ne me suis pas imposé la tâche de juger ici\nl'auteur du Mâle que je nomme simplement à la suite des autres, sans aucun\ndessein de comparaison favorable ou défavorable. Quand l'occasion se pré­\nsentera, je lui réglerai son compte, le plus équitablement que je pourrai.\nJusque là je ne veux voir en lui qu'un artiste quelconque, mais un artiste\nassurément, que des bavards en jupons d'eslaves ont eu, ces jours passés,\nl'indicible honneur de juger et de condamner.\n    Mais quand viendra le bienheureux jour où il faudra décidément les\nassommer dans les ténèbres, ces soprani de la Justice, comme il sera bon\nde leur chuchoter auparavant des choses profondes! de leur dire, par\nexemple, que l'Art est un ennemi qui n'admet point de quartier et qui doit\nfinir par dévorer les imbéciles qui le méprisent sans comprendre qu'il leur\nserait indispensable de l'exterminer ; que c'est une force de droit divin au\ndessus des princes de chair qui paissent les hommes dans les temps de\nmonarchie et des princes de boue qui lèchent les émonctoires populaires\ndans le temps des républiques ; que c'est une majesté si sainte qu'aucune\nloi n'est faite pour elle et qu'elle n'a rien à voir aux divers arrangements de\nla vermine humaine pour subsister sur son fumier; qu'elle est, par sa\nnature, éternellement étrangère aux institutions, aux sagesses mercenaires,\naux sales prudences, aux plates pratiques, aux respects, aux convenances\net aux tripotages infinis de ce monde abject ; enfin, que tout lui est dû et\nque le plus considérable des magistrats qui prostituerait sa femme et ses\n filles, et ses fils et jusqu'à sa propre personne, — si, par hasard, elle était\n sortable, — au dernier de tous les artistes, après lui avoir donné toute sa\nfortune, n'accomplirait que le premier de ses devoirs et en recueillerait à\ncoup sûr le plus grand honneur que puisse espérer un bourgeois dans sa\n condition.\n                                                           LÉON BLOY.\n\n\n\n             "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-007", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 406, "page_fin": 408, "titre_corps": "Chronique musicale : Milenka, Le Ballet de l’avenir", "titre_sommaire": "", "rubrique": "Chronique musicale", "signature_source": "Albert Giraud", "ancre_debut": "CHRONIQUE MUSICALE", "ancre_fin": "ALBERT GIRAUD", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "CHRONIQUE LITTÉRAIRE", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 461, "page_imprimee": 406, "debut_caractere": 2046, "fin_caractere_exclue": 2864, "texte": "CHRONIQUE MUSICALE\n          MILENKA.         — LE       BALLET       DE    L'AVENIR.\n\n\n              Les motifs caractéristiques de Milenka étaient connus bien avant\n               que le ballet de MM. Jan Blockx et Paul Berlier ne fût\n               représenté sur le théâtre de la Monnaie. Le public des Con­\n               certs populaires, qui avait naguère applaudi le Kermisdag,\navait fait fête à cette musique savoureuse et pittoresque. L'épreuve de la\nscène a été plus favorable encore que celle de la simple audition à l'orchestre.\nMilenka a remporté un succès franc, décisif et mérité.\n   M. Blockx est aujourd'hui en pleine maturité. Le don et la science se\ncombinent harmonieusement dans les dernières pages qu'il a écrites. Il est\nheureusement doué et il reconnaît la nécessité de fortifier ses qualités\n"}, {"page_pdf": 462, "page_imprimee": 407, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3167, "texte": "                                   -   407 —\n\nnatives par de fortes et profondes études. Il est maître de sa technique, et il\nne se laisse pas entraîner par elle. M. Blockx se trouve donc dans les meil­\nleures conditions voulues pour nous donner des œuvres originales et puis­\nsantes.\n   Ajoutez que l'auteur de Milenka est foncièrement flamand. Il a eu la\nchance de naître et de se développer dans un milieu caractéristique, à l'effi­\ngie de son esprit, et il n'a eu qu'à suivre sa pente instinctive pour faire\njaillir sa personnalité artistique. Nous ne sommes pas fanatique du natio­\nnalisme dans l'art. Nous croyons que la douane est sans aucun droit dans\ncette matière, et nous ne crierions pas au miracle si, à côté du flamand\nJan Blockx et du wallon Erasme Raway, il surgissait un compositeur,\nni flamand ni wallon, et qui eût infiniment de talent quand même. L'indi­\nvidualisme nous a déjà montré de tels phénomènes, et il est probable qu'il\n nous en réserve encore, et de très heureux.\n    M. Blockx a donc la chance — et le mérite, — d'être de sa race. Nous\ndisons la chance, parce qu'il s'évitera, grâce à son nationalisme, le reproche\n banal, un peu facile, et trop inintelligemment prodigué, d'être un musicien\n exotique.\n    De même que chez les peintres de souche flamande, l'organe agissant est\n l'œil, et que les sujets traités valent surtout par la combinaison des cou­\n leurs flatteuses, de même, chez l'auteur de Milenka, la phrase musicale est\n peinte plutôt que dessinée, et si elle a des contours pittoresques, c'est à cause\n de son coloris. Il y a transposition de l'œil à l'oreille, de la vue à l'ouïe. Et\n si nous n'avions pas peur de la bizarrerie de l'expression, nous dirions\n volontiers qu'il entend par les yeux et qu'il nous fait voir par les oreilles.\n    Cette faculté, qui d'ailleurs lui est commune avec d'autres compositeurs\n flamands, prédisposait naturellement M. Blockx à écrire des symphonies\n descriptives et des ballets. Et c'est d'elle, assurément, que vient la belle\n saveur de Milenka.\n    Nous n'étonnerons donc personne en constatant que la musique de.\n M. Blockx est franche, délurée, haute en couleur, avec de belles agitations\n de jeunesse, et qu'elle traduit à merveille l'atmosphère, le décor et les gestes\n des personnages.\n    Milenka, grâce à M. Blockx, et aussi grâce à M. Berlier, sort un peu\n des données du ballet traditionnel. Et il est permis, à ce point de vue, tout\n en rendant pleine justice au musicien, de ne considérer cette tentative heu­\n reuse que comme une œuvre de transition.\n    De même que le grand-opéra et l'opéra-comique ont donné naissance,\n sous le forceps wagnérien, au drame lyrique et à la comédie musicale, le\n ballet classique ne peut tarder à se transformer en mimodrame ou en panto­\n mime.\n    L'opéra italien, qu'était-ce, sinon un assemblage hasardeux de morceaux\n de concert reliés entre eux par des récitatifs quelconques? Chez Bellini,\n chez Donizetti, il y a divorce parfois entre l'action et le texte musical, et\n indifférence toujours. L'héroïne va mourir, et elle vocalise. On s'égorge sur\n un air de valse. Musique de dessert, a-t-on dit avec une spirituelle sévérité.\n"}, {"page_pdf": 463, "page_imprimee": 408, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1477, "texte": "                                       — 408 —\n\n   Tous les reproches formulés contre l'opéra italien ne s'appliquent-ils pas\nau ballet? Les chanteuses vocalisent du gosier et les danseuses vocalisent\ndu pied. Là aussi la douleur, l'agonie et la mort sont exprimées par des\ntrilles — des trilles de l'orteil. Là aussi il y a désaccord ou indifférence entre\nl'action et sa réalisation par le geste et par la musique. Et de même qu'il\nest pénible d'entendre les chanteuses de « l'école du petit chien », comme\ndit Berlioz, il n'est pas agréable de voir une belle femme s'ingénier à imiter\nles derviches tourneurs, les toupies et les processionnaires d'Echternach.\n    Il ne s'agit pas d'exclure la danse du ballet, pas plus qu'on n'a proscrit\nle chant du drame lyrique ou de la comédie musicale. Il faut la remettre à\nsa place, tout simplement. Quand la logique de l'action le commandera, on\ndansera, comme on chante, lorsque le drame l'exige, dans les Maîtres-\nChanteurs de Nuremberg. Et dans les intervalles, les pointes et les jetés-\nbattus seront remplacés par la pantomime, de même que les cantilenes et\nles morceaux de bravoure ont été remplacés par le récitatif et la déclama­\ntion.\n    Cette transformation est fatale, et il dépend d'un compositeur audacieux\nqu'elle soit prochaine.\n    Nous voici loin de Milenka et de M. Blockx, dites-vous? Oh ! pas si loin,\nje vous l'assure.\n                                                              ALBERT GIRAUD.\n\n\n\n\n           "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-008", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 408, "page_fin": 409, "titre_corps": "Chronique littéraire : Istar", "titre_sommaire": "", "rubrique": "Chronique littéraire", "signature_source": "Max Waller", "ancre_debut": "CHRONIQUE LITTÉRAIRE", "ancre_fin": "MAX WALLER", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "II Etudes et Portraits", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 463, "page_imprimee": 408, "debut_caractere": 1477, "fin_caractere_exclue": 2642, "texte": "CHRONIQUE LITTÉRAIRE\n                Istar, par JOSÉPHIN PÉLADAN. — Un vol. Paris, Edinger.\n\n                                             I\n             Ce que je vais dire de Joséphin Péladan va me brouiller à tout\n               jamais avec un écrivain dont j'admire profondément le Vice\n              suprême et les études esthétiques, mais il dépasse trop la\n              mesure de la plaisanterie permise et ce que tous les lettrés\npensent de sa fabrication littéraire, il faut bien finir par le lui confesser.\nNe nions pas certaines qualités d'un style, qui ne dédaigne pas la faute de\nfrançais (1), admirons certaines pages où le lyrique méridional se laisse\nentraîner, mais disons bien nettement que ce livre, Istar, constitue une\nmalpropreté artistique comme tout livre à clef.\n   Car Istar en est un. La dame que M. Péladan compromet sous ce nom,\nnous l'avons reconnue d'emblée, et ce Nergal aux allures inspirées, c'est\nM. Péladan lui-même qui se pare de toutes les beautés physiques, de toutes\nles puissances passionnelles : « J'ai conquis, à force de talent, peut-être de\n\n\n  (1) Je voudrais que cette M me Istar m'ait lu (p. 105 de l'édition in-16).\n"}, {"page_pdf": 464, "page_imprimee": 409, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2913, "texte": "                                  — 409 —\n\ngénie, le droit de ma pensée pleine, entière, et devant tous. J'ai, six mille\nnuits durant, valeureusement aimé la divine langue française ; je puis tout\ndire en français, j'y suis burgrave sans vasselage aucun, même aux lois. »\nEh bien non! on ne peut pas tout dire en français, — les sottises sont prohi­\nbées et les diffamations interdites. La dame dont M. Péladan fait son\nhéroïne et dont il décrit les hystéries sororales, en attendant sans doute qu'il\nen décrive, au tome II, d'autres moins platoniques, comme dans A Cœur-\nperdu, dont Istar n'est qu'un mauvais démarquage, cette dame est\nun écrivain de talent estimé. M. Péladan n'a pas le droit de dévoiler au\npublic les rapports qu'il a eus avec elle, si tant est qu'il en ait eus, ce Mage!\nUn écrivain a le droit de se déboutonner dans ses livres, non celui d'y\ndégrafer des corsets à initiales.\n   Cela dit, parlons du livre comme œuvre d'art; hélas! il ne rachète rien.\nM. Péladan a écrit le Vice suprême et il le refait; c'est, de volume en\nvolume, un délayage de ce livre étrange, original, inattendu, détraqué sans\ndoute, mais plein de science, de style, de vie dans l'absurde, qui nous sur­\nprit il y a quelques années. C'était une conception neuve que ce transport\ndans la vie contemporaine d'une certaine quantité d'êtres parfaits et tout\npuissants, alchimistes, aux vertus supérieures, beaux à mourir, omniscients,\nd'une aristocratie surélevée, de mages et de Lohengrin en habit noir évo­\nluant avec la sérénité de l'inspiration divine dans la société parisienne. Pour\nceux qui ne savent pas ou ne devinent pas que Daïoud est l'hébreu de\nDavid et Schaoül celui de Sauf, il y avait stupéfaction bourgeoise d'un\ngrand effet ; on convenait volontiers que l'auteur dépasse la norme de l'école\nnormale, possède une somme d'études de poids très lourd; et la science de\nla Kabbale, l'Eliphas Lévysme, les nécromanciers fantastiques, le grand\narcane mis à la portée des familles, ces choses s'enchassaient originalement\ndans une œuvre de souffle humain et d'art raffiné.\n    Mais nous savons à présent que M. Péladan connaît tout cela et il nous\na même rendu service en nous forçant à nous lexiquer son beau livre; mais\nque vient faire ce galimatias hermétique dans l'histoire d'un monsieur qui\nva à Lyon, s'éprend d'une femme, l'appelle ma sœur et retourne chez lui en\nlaissant un chat noir (chat en deuil), comme souvenir?\n    Et que M. Péladan ne vienne pas nous dire que nous sommes profanes\net qu'il plane. Il plane, oui, dans les régions ébahissantes de la fumisterie, il\n n'est que l'Alphonse Allais de la Magie; enfin, lorsqu'il clame sur les toits\nque ses volumes se vendent, malgré les Haines, les Conspirations, etc.,\nnous voulons le croire et le féliciter. Ohnet se vend aussi.\n\n                                                           MAX W A L L E R .\n\n\n                                        "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-009", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 409, "page_fin": 410, "titre_corps": "Chronique littéraire : Études et portraits", "titre_sommaire": "", "rubrique": "Chronique littéraire", "signature_source": "Arnold Goffin", "ancre_debut": "II Etudes et Portraits", "ancre_fin": "ARNOLD GOFFIN", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "III Un Brelan", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 464, "page_imprimee": 409, "debut_caractere": 2913, "fin_caractere_exclue": 3105, "texte": "II\n         Etudes et Portraits, par PAUL BOURGET. — Paris, Alphonse Lemerre.\n   Ne pourrait-on pas dire, sans trop d'injustice, que Bourget a refait en\njoli ce que Taine avait fait en beau ?\n"}, {"page_pdf": 465, "page_imprimee": 410, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2480, "texte": "                                  — 410 —\n\n   Plus latin, au fond, que l'historien des Origines, il a poli, émoussé le\nsystème de celui-ci, évité ses allures quelquefois dogmatiques et absolues.\nAvec infiniment de talent, il use, en quelque sorte, des procédés des vulga­\nrisateurs, des fabricants de manuels scientifiques à la portée des gens du\nmonde. Son style souple, vague, insinuant, gris-perle délavé, justifie le mot\nde Huysmans : — Bourget écrit avec de la gomme à effacer !\n   Il appartient un peu à cette élite qu'il affectionne : les cosmopolites, et à\nleur exemple, il semble craindre les sensations fortes, les affirmations posi­\ntives, — incorrectes et malsonnantes. Il pense plus ingénieusement que\nfortement; dans André Cornélis, le tragique de l'épilogue déconcertant sa\npsychologie menue et mièvre, l'analyse fait place au mélodrame.\n   La multiplicité des points de vue lui interdit tout jugement net et défi­\nnitif; sa critique et sa philosophie abusent des prétéritions, des réticences\net s'arrêtent toujours à des plausibilités.\n   Il est de ceux auxquels on hésite à appliquer le nom d'artiste, dans le sens\ntrès circonscrit que l'on donne actuellement à ce terme.\n   L'impression est singulière qui ressort de la lecture de ces deux volumes,\noù Bourget étudie les écrivains les plus disparates, de Pascal à Barbey, en\npassant par Rivarol et Vallès et où, enfin, il nous emmène à sa remorque,\nen France, en Angleterre, en Suisse et en Italie.\n   Les Portraits d'écrivains sont évidemment des articles hâtifs et peu\nrevus, et les Etudes anglaises se présentent comme de simples notes de\nvoyage. Ces dernières forment, à notre sens, la partie la plus intéressante\ndu recueil, — les Sensations d'Oxford, surtout, — parsemées d'aquarelles\ndans lesquelles il entre, certes, plus d'eau que de couleur, mais si jolies.\n   Toutes ces pages fines, délicates, élégamment— et sans trop insister —\npessimistes, d'un éclectisme, ou plutôt d'un cosmopolitisme intellectuel par­\nfait, d'un style, pour ainsi dire, blasé, paraissent finalement manquer de\nvigueur, non seulement dans la forme, mais dans la pensée. On croirait\nque Bourget fait subir à ses phrases une opération similaire à celle infligée\npar le magnifique Brummel à ses vêtements neufs.\n   Au reste, l'écriture artiste nous a peut-être rendus inaptes à sainement\napprécier les œuvres de demi-teinte?\n                                                    ARNOLD GOFFIN.\n\n                                      "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-010", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 410, "page_fin": 411, "titre_corps": "Chronique littéraire : Un Brelan d’excommuniés", "titre_sommaire": "", "rubrique": "Chronique littéraire", "signature_source": "Jules Destrée", "ancre_debut": "III Un Brelan", "ancre_fin": "JULES DESTRÉE", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 465, "page_imprimee": 410, "debut_caractere": 2480, "fin_caractere_exclue": 3157, "texte": "III\n        Un Brelan d'excommuniés, par LÉON BLOY. — Un vol. Paris, Savine.\n\n   L'éditeur Savine met en vente Un Brelan d'excommuniés de Léon Bloy.\nLes excommuniés, ce sont Barbey d'Aurevilly, E. Hello et Paul Verlaine,\ntrois grands écrivains de tradition catholique, dont le peuple imbécile des\nsacristies et des journaux pieux n'a jamais voulu reconnaître la très haute\nvaleur. Alors, le joaillier de malédictions qu'est Bloy s'indigne en vocifé­\nrations éperdues et magnifie, avec des anathèmes et des imprécations, les\ntrois admirables artistes injustement dédaignés. Tant de colère paraît bien\nun peu naïve : l'incompréhension et la haine de l'Art sont loin d'être Tapa-\n"}, {"page_pdf": 466, "page_imprimee": 411, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1187, "texte": "                                — 411 —\n\nnage de la gent dévote et l'infirmité est malheureusement bien plus géné­\nrale ! Comme aussi c'est tant soit peu gobeur que d'accorder aux catholiques\nune suréminence présumée de concepts et de se fâcher en découvrant\nque la présomption, bénévolement admise, ne correspond à aucune réa­\nlité! Mais, qu'importe, au reste! Puisque cela nous a valu ces superbes\nclameurs vengeresses et ces glorifications enthousiastes. Les études sur\nHello et sur Verlaine sont d'une acuité et d'une émotion étonnantes ;\ntoutes trois elles sont écrites en une langue merveilleuse, en belle prose\nfrançaise comme nous n'en avions plus lue depuis longtemps. De tout ce\nque Bloy a publié jusqu'ici, Un Brelan d'excommuniés est de loin l'œuvre\nla plus parfaite: son style mûri, très personnel à présent, donne une allure\nsouveraine de beaux fauves lâchés à ses phrases décisives où l'on trouve,\naussi nombreuses que des coquelicots en un champ de blé, des pensées\n frappées comme celle-ci : « Les œuvres puissantes et belles ont une longé­\n vité prodigieuse qui les fait aïeules des pensées futures ».\n                                                     JULES DESTRÉE."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-011", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 412, "page_fin": 412, "titre_corps": "Progrès", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Firmin Galoubet", "ancre_debut": "PROGRÈS", "ancre_fin": "FIRMIN GALOUBET", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "BALLADE", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 467, "page_imprimee": 412, "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 806, "texte": "PROGRÈS\nLa galvanoplastie occipitale et glauque\nMatamore un concept d'orfroi     seigneurial,\nGlèbe ! par nul débat de syndics qu'oncial\nTel syllogisme épars insuffla   d'Archiloque.\n\nMince, le faux pipeau qu'idyllique et la loque\nLac et Loch, oui, l'Ecosse implique en général!\nWalter Scott, ta culotte au banal Epinal,\nSi l'honneur d'un Nisard clôt l'inéclos colloque !\n\nHaut ce glaive assumant la foison du futur\nAcclamé d'archivolte en écho pur : Arthur,\nNard hagard qu'ard plus tard l'art d'écart par bagarre !\n\nStatue ! un preux joufflu souffle en le tuyau fol\nSans de locomotive accaparer la gare\nD'où fuit, lui dans la nuit, maint signal cru du sol.\n\n                                                 FIRMIN GALOUBET.\n\n\n\n\n                    "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-012", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 412, "page_fin": 412, "titre_corps": "Ballade", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Marc Rochefer", "ancre_debut": "BALLADE", "ancre_fin": "MARC ROCHEFER", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 467, "page_imprimee": 412, "debut_caractere": 806, "fin_caractere_exclue": 1375, "texte": "BALLADE\n        Clairdelunanl sous le transept\n        Folial des chênes mystiques,\n        Châtelaine aux doux pieds plastiques\n        Conculque les cailloux par sept.\n\n        Hécate, écoute!   U, u, l'orfraie\n         Ulule. Perçois le caduc\n         Madrigal si chouette au grand duc\n        Qu'Offenbach symbolique    effraie.\n\n        La forêt des enchantements.\n         Vois, s'esclarmonde d'émeraude.\n        Le cor sonne aux flammes ! Belle        Aude,\n        Meurs au souffle de tes amants!\n                                                  MARC ROCHEFER."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-013", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 413, "page_fin": 416, "titre_corps": "Memento", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Anonyme", "ancre_debut": "MEMENTO", "ancre_fin": "comique irrésistible", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": true, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 101, "fin_caractere_exclue": 108, "texte": "MEMENTO"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 111, "fin_caractere_exclue": 145, "texte": "Nous recevons la lettre suivante :"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 216, "fin_caractere_exclue": 239, "texte": "« MON CHER        W*'*,"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 306, "fin_caractere_exclue": 344, "texte": "« Ne me maudissez pas trop. Je ne vous"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 402, "fin_caractere_exclue": 445, "texte": "oublie pas ; mais en plein travail, accablé"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 471, "fin_caractere_exclue": 512, "texte": "par les planches des Fleurs du mal que me"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 570, "fin_caractere_exclue": 609, "texte": "réclame Lemerre et dont trois seulement"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 657, "fin_caractere_exclue": 699, "texte": "sont achevées, je dois remettre à de meil­"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 754, "fin_caractere_exclue": 797, "texte": "leurs jours le frontispice de la Jeune Bel­"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 852, "fin_caractere_exclue": 893, "texte": "gique. Il viendra, je vous le promets; en"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 951, "fin_caractere_exclue": 994, "texte": "attendant, faites-moi remplacer par un cer­"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1051, "fin_caractere_exclue": 1093, "texte": "tain Léon Dardenne, un de vos jeunes et de"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1148, "fin_caractere_exclue": 1189, "texte": "vos meilleurs aquafortistes de là-bas. Je"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1246, "fin_caractere_exclue": 1289, "texte": "vous réponds de sa patte et serre la vôtre."}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1368, "fin_caractere_exclue": 1384, "texte": "« FÉLICIEN ROPS."}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1441, "fin_caractere_exclue": 1469, "texte": "« Amitiés d'André Fontainas."}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1475, "fin_caractere_exclue": 1499, "texte": "\" Paris, 1 e r décembre."}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1502, "fin_caractere_exclue": 1528, "texte": "« 2 1 , rue de Grammont. »"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1789, "fin_caractere_exclue": 1827, "texte": "Pour paraître prochainement : les Ker­"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1927, "fin_caractere_exclue": 1963, "texte": "messes, 14 compositions d'Am. Lynen,"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 2062, "fin_caractere_exclue": 2099, "texte": "texte d'Eugène Demolder. Chez Charles"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 2198, "fin_caractere_exclue": 2225, "texte": "Vos, éditeur, rue d'Assaut."}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 2520, "fin_caractere_exclue": 2557, "texte": "Le numéro de novembre des Ecrits pour"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 2614, "fin_caractere_exclue": 2654, "texte": "l'Art (mensuels) nous apprend des choses"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 2710, "fin_caractere_exclue": 2754, "texte": "fort intéressantes, entre autres que M. René"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 2912, "fin_caractere_exclue": 2956, "texte": "Ghil accepte les dédicaces publiées et qu'il"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3057, "fin_caractere_exclue": 3099, "texte": "revendique le titre de maître de l'instru­"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3198, "fin_caractere_exclue": 3241, "texte": "mentation et de cette philosophie évolutive"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3344, "fin_caractere_exclue": 3384, "texte": "qu'il a apportées. Nous n'y voyons aucun"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3458, "fin_caractere_exclue": 3471, "texte": "inconvénient."}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3476, "fin_caractere_exclue": 3512, "texte": "Nos compliments sincères à M. Albert"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3569, "fin_caractere_exclue": 3609, "texte": "Mockel, qui écrit déjà le René Ghil cou­"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3667, "fin_caractere_exclue": 3708, "texte": "ramment. Une chicane seulement. Le vers :"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3737, "fin_caractere_exclue": 3788, "texte": "Lourds désirs chevauchant l'Espoir vers la Douleur,"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3790, "fin_caractere_exclue": 3833, "texte": "est un vrai vers, et il est beau. M. Mockel"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3835, "fin_caractere_exclue": 3875, "texte": "doit comprendre qu'il détonne dans l'en­"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3932, "fin_caractere_exclue": 3970, "texte": "semble de son instrumentation, et nous"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 4032, "fin_caractere_exclue": 4075, "texte": "l'engageons à être assez philosophe pour le"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 4127, "fin_caractere_exclue": 4166, "texte": "supprimer. L'unité de l'œuvre y gagnera"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 4224, "fin_caractere_exclue": 4233, "texte": "beaucoup."}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 4324, "fin_caractere_exclue": 4364, "texte": "Les vers de M. Stuart Merril ne méritent"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 165, "fin_caractere_exclue": 208, "texte": "guère de figurer dans les Ecrits pour l'Arf"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 265, "fin_caractere_exclue": 302, "texte": "Pas plus d'instrumentation que sur la"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 359, "fin_caractere_exclue": 401, "texte": "main. Il y a tromperie sur la nature de la"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 458, "fin_caractere_exclue": 470, "texte": "marchandise."}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 530, "fin_caractere_exclue": 569, "texte": "Même observation pour la jolie pièce de"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 626, "fin_caractere_exclue": 656, "texte": "M. Albert Saint-Paul : Mousmé."}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 716, "fin_caractere_exclue": 753, "texte": "Et maintenant, attendons l'œuvre com­"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 810, "fin_caractere_exclue": 851, "texte": "plète de M. René Ghil : I. Dire du mieux."}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 908, "fin_caractere_exclue": 950, "texte": "II. Dire de la glose. III. Dire de la loi."}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1010, "fin_caractere_exclue": 1050, "texte": "Parmi les subdivisions, notons la Preuve"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1107, "fin_caractere_exclue": 1147, "texte": "égoïste, dédiée à M. Paul Bonnetain ; le"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1204, "fin_caractere_exclue": 1245, "texte": "Geste plein, offert à M. Léon Dardenne et"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1302, "fin_caractere_exclue": 1341, "texte": "le Mangue, poème historique où l'auteur"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1398, "fin_caractere_exclue": 1438, "texte": "ressuscitera la grande figure d'Abélard."}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1587, "fin_caractere_exclue": 1623, "texte": "Le non-pareil de Louvain, M. Charles"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1680, "fin_caractere_exclue": 1721, "texte": "Tilman, imprime ce qui suit dans la Revue"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1778, "fin_caractere_exclue": 1785, "texte": "belge :"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 1886, "fin_caractere_exclue": 1926, "texte": "« La littérature de M. Lemonnier est une"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 2020, "fin_caractere_exclue": 2061, "texte": "curiosité de spécialiste, devant laquelle"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 2156, "fin_caractere_exclue": 2197, "texte": "quelques jeunes gens suffisants et dédai­"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 2282, "fin_caractere_exclue": 2321, "texte": "gneux, qu'on appelle Jeunes-Belgique et"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 2378, "fin_caractere_exclue": 2419, "texte": "qui ne sont qu'une excroissance de fin de"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 2476, "fin_caractere_exclue": 2515, "texte": "siècle, s'extasient sans comprendre, en"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 2572, "fin_caractere_exclue": 2613, "texte": "chœur, les mains jointes, comme un tas de"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 2670, "fin_caractere_exclue": 2709, "texte": "brahmanes stupides devant une idole in­"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 2766, "fin_caractere_exclue": 2810, "texte": "dienne. Tel est ce cénacle d'esprits obscurs"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 2867, "fin_caractere_exclue": 2910, "texte": "et malfaisants, petits Belges excentriques,"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3013, "fin_caractere_exclue": 3055, "texte": "qui font cortège, en Belgique, à M. Lemon­"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3156, "fin_caractere_exclue": 3196, "texte": "nier, comme des veaux imbéciles traînent"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3298, "fin_caractere_exclue": 3342, "texte": "la patte et se battent les flancs à la queue"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3441, "fin_caractere_exclue": 3456, "texte": "d'un taureau. »"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3530, "fin_caractere_exclue": 3567, "texte": "M. Charles fait erreur : nous ne nous"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3624, "fin_caractere_exclue": 3665, "texte": "sommes jamais livré à ce dernier exercice"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3722, "fin_caractere_exclue": 3735, "texte": "avec le Mâle."}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3893, "fin_caractere_exclue": 3930, "texte": "Caprice-Revue publie en chacun de ses"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 3987, "fin_caractere_exclue": 4030, "texte": "numéros un dessin et un portrait d'artiste."}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 4090, "fin_caractere_exclue": 4125, "texte": "Ont paru : Camille Lemonnier, Emile"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 4182, "fin_caractere_exclue": 4222, "texte": "Verhaeren, Joséphin Péladan, Villiers de"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 4279, "fin_caractere_exclue": 4318, "texte": "l'Isle-Adam, Erasme Raway, A. de Witte,"}, {"page_pdf": 468, "page_imprimee": 413, "debut_caractere": 4375, "fin_caractere_exclue": 4415, "texte": "Jules Destrée, Henri Simon, Louis Kéfer,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 99, "texte": "Georges Rodenbach, César Thomson, Oscar"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 161, "fin_caractere_exclue": 204, "texte": "Dossin, Ragghianti, Albert Giraud, E.Reyer,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 258, "fin_caractere_exclue": 293, "texte": "Théo Hannon, Sully Prudhomme, Mars,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 357, "fin_caractere_exclue": 397, "texte": "Henry de Groux, E. Tinel, Edmond Picard,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 455, "fin_caractere_exclue": 493, "texte": "-Arnold Goffin, Amcdée Lynen, Célcstin"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 551, "fin_caractere_exclue": 579, "texte": "Demblon, Félicien Rops, etc."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 655, "fin_caractere_exclue": 689, "texte": "A paraître : Catulle Mendès, Caran"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 691, "fin_caractere_exclue": 728, "texte": "d'Ache, René Maizeroy, Wagner, Alfred"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 730, "fin_caractere_exclue": 769, "texte": "Stevens, César Franck, James Vandrunen,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 770, "fin_caractere_exclue": 814, "texte": "Julien Dillens, Franz Servais, Albert Baert-"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 870, "fin_caractere_exclue": 910, "texte": "soen, Jef Lambeaux, Xavier Mellery, Ivan"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 968, "fin_caractere_exclue": 1005, "texte": "Gilkin, René Ghil, Stéphane Mallarmé,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 1065, "fin_caractere_exclue": 1104, "texte": "Orner Coppens, Léon Frédéric, Borodine,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 1164, "fin_caractere_exclue": 1200, "texte": "Grieg, Théo Van Rysselberghe, Barbey"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 1266, "fin_caractere_exclue": 1290, "texte": "d'Aurevilly, Rodin, etc."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 1738, "fin_caractere_exclue": 1778, "texte": "Un sonnet peu connu de Baudelaire (Beau­"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 1835, "fin_caractere_exclue": 1867, "texte": "delaire, dit le Monde illustré)."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 1934, "fin_caractere_exclue": 1984, "texte": "Quant à moi, si l'avais un beau parc planté d'ifs."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2035, "fin_caractere_exclue": 2085, "texte": "Si, pour mettre à l'abri mon bonheur dans l'orage,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2132, "fin_caractere_exclue": 2182, "texte": "J'avais, comme ce riche, un parc au vaste ombrage."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2232, "fin_caractere_exclue": 2275, "texte": "Dédale, s'égarant sous de sombres massifs ;"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2331, "fin_caractere_exclue": 2379, "texte": "Si j'avais vos bosquets, ô rossignols craintifs,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2430, "fin_caractere_exclue": 2477, "texte": "O cygnes ! vos bassins ; votre sentier sauvage,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2478, "fin_caractere_exclue": 2526, "texte": "Vers luisants qui le soir étoilez le feuillage ;"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2576, "fin_caractere_exclue": 2629, "texte": "Vos prés au grand soleil, petits grillons plaintifs ;"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2674, "fin_caractere_exclue": 2724, "texte": "Je sais que je voudrais cacher sous mes fouillées."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2773, "fin_caractere_exclue": 2815, "texte": "Avec qui secouer dans les herbes mouillées"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2873, "fin_caractere_exclue": 2918, "texte": "Les perles que la nuit y verse de ses doigts."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2943, "fin_caractere_exclue": 2985, "texte": "Avec qui respirer les odeurs des rivières,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3042, "fin_caractere_exclue": 3086, "texte": "Où dormir à midi dans les chaudes clairières"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3140, "fin_caractere_exclue": 3189, "texte": "Et tu le sais aussi, belle aux yeux trop adroits."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3305, "fin_caractere_exclue": 3339, "texte": "{Monde illustré, 2 décembre 1871)."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3443, "fin_caractere_exclue": 3474, "texte": "Un sonnet perdu de Baudelaire :"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3539, "fin_caractere_exclue": 3584, "texte": "Vous avez, compagnon, dont le cœur est poète,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3684, "fin_caractere_exclue": 3733, "texte": "Passé dans quelque bourg tout paré, tout vermeil."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3779, "fin_caractere_exclue": 3828, "texte": "Quand le ciel et la terre ont un bel air de fête."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3878, "fin_caractere_exclue": 3920, "texte": "Un dimanche éclairé par un joyeux soleil ;"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3979, "fin_caractere_exclue": 4031, "texte": "Quand le clocher s'agite et qu'il chante à tue-tête,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4045, "fin_caractere_exclue": 4087, "texte": "Et tient dès le matin le village en éveil,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4088, "fin_caractere_exclue": 4137, "texte": "Quand tous, pour entonner l'office qui s'apprête."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4238, "fin_caractere_exclue": 4286, "texte": "S'en vont, jeunes et vieux, en pimpant appareil."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4334, "fin_caractere_exclue": 4380, "texte": "Lors, s'élevant au fond de votre âme mondaine,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4433, "fin_caractere_exclue": 4480, "texte": "Des tons d'orgue mourant et de cloche lointaine"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4528, "fin_caractere_exclue": 4572, "texte": "Vous ont-ils pas tiré malgré vous un soupir."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4627, "fin_caractere_exclue": 4673, "texte": "Cette dévotion des champs, joyeuse et franche."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4726, "fin_caractere_exclue": 4772, "texte": "Ne vous a-t-elle pas, triste et doux souvenir,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4823, "fin_caractere_exclue": 4869, "texte": "Rappelé qu'autrefois vous aimiez le dimanche :"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4987, "fin_caractere_exclue": 5021, "texte": "(Monde illustré, 4 novembre 1871)."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 5071, "fin_caractere_exclue": 5108, "texte": "Le sonnet est précédé de cette note :"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 115, "fin_caractere_exclue": 159, "texte": "« Nous le devons à l'obligeance d'un biblio­"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 216, "fin_caractere_exclue": 257, "texte": "phile émérite, M. Antony Bruno, auquel il"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 314, "fin_caractere_exclue": 355, "texte": "fut donné par l'auteur en 1840. Charmante"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 412, "fin_caractere_exclue": 454, "texte": "de fraîcheur et de sentiment, cette poésie"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 511, "fin_caractere_exclue": 549, "texte": "révèle le Baudelaire du premier âge, —"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 606, "fin_caractere_exclue": 651, "texte": "qu'il eût été grand tort de laisser inconnu.»"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 829, "fin_caractere_exclue": 868, "texte": "Bruxelles moderne. — Les11eet12elivrai­"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 925, "fin_caractere_exclue": 966, "texte": "sons du livre de MM. Henri et Paul Hymans"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 1023, "fin_caractere_exclue": 1063, "texte": "viennent de paraître chez M. Emile Bruy­"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 1120, "fin_caractere_exclue": 1162, "texte": "lant. L'œuvre marche brillamment à sa fin."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 1219, "fin_caractere_exclue": 1264, "texte": "Cinq livraisons l'auront bientôt et définiti­"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 1321, "fin_caractere_exclue": 1338, "texte": "vement complétée."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 1398, "fin_caractere_exclue": 1437, "texte": "Le fascicule nouveau contient la fin du"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 1494, "fin_caractere_exclue": 1536, "texte": "tableau pittoresque du vieux Bruxelles mo­"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 1593, "fin_caractere_exclue": 1635, "texte": "derne, le Bruxelles d'il y a quarante ans."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 1692, "fin_caractere_exclue": 1735, "texte": "Les origines de la Bibliothèque, des Musées"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 1792, "fin_caractere_exclue": 1834, "texte": "et du Conservatoire y sont retracées, avec"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 1891, "fin_caractere_exclue": 1933, "texte": "de curieux détails, ainsi que le mouvement"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 1990, "fin_caractere_exclue": 2034, "texte": "artistique dans la première période de notre"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2091, "fin_caractere_exclue": 2131, "texte": "existence indépendante. Les auteurs pas­"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2188, "fin_caractere_exclue": 2231, "texte": "sent en revue les Salons bruxellois et cro­"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2288, "fin_caractere_exclue": 2330, "texte": "quent des silhouettes intéressantes, parmi"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2387, "fin_caractere_exclue": 2429, "texte": "lesquelles celles de Van Hulthem, le véri­"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2534, "fin_caractere_exclue": 2575, "texte": "table fondateur de la Bibliothèque, et du"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2632, "fin_caractere_exclue": 2673, "texte": "baron de Stassart, de Calamatta, de Fran­"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2730, "fin_caractere_exclue": 2772, "texte": "çois Fétis. Le chapitre se termine par une"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2829, "fin_caractere_exclue": 2872, "texte": "description colorée du quatier du Sablon et"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 2929, "fin_caractere_exclue": 2942, "texte": "des Marolles."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3002, "fin_caractere_exclue": 3041, "texte": "Le chapitre III, dont le fascicule ren­"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3098, "fin_caractere_exclue": 3139, "texte": "ferme les premières pages, est intitulé :"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3246, "fin_caractere_exclue": 3287, "texte": "« Les événements à Bruxelles de 1846 jus­"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3396, "fin_caractere_exclue": 3439, "texte": "qu'à la fin du premier règne. » On y trouve"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3496, "fin_caractere_exclue": 3538, "texte": "le commencement du récit des circonstances"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3641, "fin_caractere_exclue": 3683, "texte": "politiques de 1846 et 1848, avec des plan­"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3740, "fin_caractere_exclue": 3778, "texte": "ches superbes représentant les enfants"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3835, "fin_caractere_exclue": 3877, "texte": "royaux, le duc de Brabant à l'époque de sa"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 3934, "fin_caractere_exclue": 3978, "texte": "majorité et différents faits anecdotiques de"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4035, "fin_caractere_exclue": 4044, "texte": "l'époque."}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4197, "fin_caractere_exclue": 4237, "texte": "La première partie du fascicule est éga­"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4294, "fin_caractere_exclue": 4333, "texte": "lement enrichie de nombreuses illustra­"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4390, "fin_caractere_exclue": 4432, "texte": "tions. Citons des reproductions des œuvres"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4489, "fin_caractere_exclue": 4527, "texte": "marquantes de l'école romantique à nos"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4584, "fin_caractere_exclue": 4626, "texte": "premiers Salons, les portraits de Wappers,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4683, "fin_caractere_exclue": 4725, "texte": "De Keyser, Gallait, Madou, etc., dans leur"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4782, "fin_caractere_exclue": 4822, "texte": "jeunesse; des lithographies reproduisant"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 4926, "fin_caractere_exclue": 4968, "texte": "les aspects de l'ancienne place du Sablon,"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 5025, "fin_caractere_exclue": 5067, "texte": "du couvent de Berlaimont ; un amusant por­"}, {"page_pdf": 469, "page_imprimee": 414, "debut_caractere": 5124, "fin_caractere_exclue": 5165, "texte": "trait de Mattau, un excentrique oublié du"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 50, "fin_caractere_exclue": 92, "texte": "monde musical, et spécialement deux magni­"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 146, "fin_caractere_exclue": 189, "texte": "fiques dessins de M. Titz, exécutés d'après"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 240, "fin_caractere_exclue": 284, "texte": "les plans de l'architecte Schoy et représen­"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 331, "fin_caractere_exclue": 373, "texte": "tant l'église du Sablon telle qu'elle sera"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 414, "fin_caractere_exclue": 455, "texte": "après l'achèvement des travaux de restau­"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 506, "fin_caractere_exclue": 514, "texte": "ration ."}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 586, "fin_caractere_exclue": 627, "texte": "Il y a dans les deux dernières livraisons"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 628, "fin_caractere_exclue": 667, "texte": "de Bruxelles moderne beaucoup à lire et"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 668, "fin_caractere_exclue": 688, "texte": "beaucoup à regarder."}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 874, "fin_caractere_exclue": 909, "texte": "Trois morceaux intéressants au pro­"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 996, "fin_caractere_exclue": 1036, "texte": "gramme de la première soirée musicale du"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 1129, "fin_caractere_exclue": 1173, "texte": "Cercle artistique : une berceuse pour violon"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 1259, "fin_caractere_exclue": 1296, "texte": "de Gabriel Fauré, jouée par M. Johann"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 1384, "fin_caractere_exclue": 1422, "texte": "Smit; deux mélodies : Rêve (étude pour"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 1516, "fin_caractere_exclue": 1556, "texte": "Tristan et Yseult) de Richard Wagner, et"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 1615, "fin_caractere_exclue": 1657, "texte": "la Jeune princesse de Grieg', interprétées"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 1751, "fin_caractere_exclue": 1789, "texte": "par Mlle Aline Bauveroy, qui débuta si"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 1885, "fin_caractere_exclue": 1926, "texte": "artistement au Conservatoire l'année der­"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2018, "fin_caractere_exclue": 2061, "texte": "nière dans le récit de Sieglinde de la Wal­"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2151, "fin_caractere_exclue": 2156, "texte": "küre."}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2341, "fin_caractere_exclue": 2379, "texte": "Mile Aline Bauveroy — une jeune que le"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2430, "fin_caractere_exclue": 2473, "texte": "Conservatoire n'a pas réussi à empailler et"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2520, "fin_caractere_exclue": 2561, "texte": "qui a nettement accusé à plusieurs repri­"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2586, "fin_caractere_exclue": 2627, "texte": "ses, ses tendances modernistes en inscri­"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2683, "fin_caractere_exclue": 2724, "texte": "vant à son programme les meilleures pages"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2773, "fin_caractere_exclue": 2810, "texte": "de Wagner, Borodine, Grieg, Schumann,"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2869, "fin_caractere_exclue": 2911, "texte": "Huberti, vient de débuter au théâtre d'An­"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2929, "fin_caractere_exclue": 2973, "texte": "vers dans le rôle de Léonore de la Favorite."}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3011, "fin_caractere_exclue": 3053, "texte": "La façon passionnée dont elle en a joué le"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3054, "fin_caractere_exclue": 3094, "texte": "quatrième acte promet décidément au dra­"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3095, "fin_caractere_exclue": 3132, "texte": "me lyrique, une interprète de valeur."}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3380, "fin_caractere_exclue": 3418, "texte": "La Sonate du Clair de Lune, tel est le"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3437, "fin_caractere_exclue": 3480, "texte": "titre d'un opéra en un acte que M me Judith"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3481, "fin_caractere_exclue": 3523, "texte": "Gautier vient de remettre à M. Benedictus,"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3524, "fin_caractere_exclue": 3548, "texte": "qui en écrit la musique."}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3645, "fin_caractere_exclue": 3677, "texte": "Beethoven est le héros du poème."}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3980, "fin_caractere_exclue": 4023, "texte": "C'est incroyable ce que M\"1» Patti a pâti !"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 4027, "fin_caractere_exclue": 4065, "texte": "Elle a confié à un reporter du Gaulois"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 4066, "fin_caractere_exclue": 4113, "texte": "ce qu'il lui avait fallu d'efforts pour chanter"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 4114, "fin_caractere_exclue": 4154, "texte": "en français Romeo e Guiletta, comme elle"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 4210, "fin_caractere_exclue": 4255, "texte": "dit, qu'elle n'avait jamais chanté qu'en ita­"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 100, "fin_caractere_exclue": 145, "texte": "lien : « Mais j'ai voulu faire cela, a-t-elle"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 196, "fin_caractere_exclue": 239, "texte": "dit, pour la France, pour l'art français et"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 290, "fin_caractere_exclue": 330, "texte": "pour le grand Gounod ! J'espère qu'on me"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 381, "fin_caractere_exclue": 413, "texte": "tiendra compte de mes efforts »."}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 467, "fin_caractere_exclue": 505, "texte": "Comment donc! On serait bien ingrat..."}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 556, "fin_caractere_exclue": 582, "texte": "le grand Gouniod, surtout."}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 743, "fin_caractere_exclue": 779, "texte": "A propos de la Patti, dont quelqu'un"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 830, "fin_caractere_exclue": 871, "texte": "avait dit qu'elle ne pouvait plus chanter"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 960, "fin_caractere_exclue": 995, "texte": "que devant un public d'Espagnols ou"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 1087, "fin_caractere_exclue": 1128, "texte": "d'Américains, un Espagnol proteste contre"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 1224, "fin_caractere_exclue": 1258, "texte": "l'injure faite à ses compatriotes."}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 1350, "fin_caractere_exclue": 1383, "texte": "Dans une lettre adressée au Monde"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 1473, "fin_caractere_exclue": 1515, "texte": "Artiste et que le Guide reproduit, il con­"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 1607, "fin_caractere_exclue": 1614, "texte": "state :"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 1712, "fin_caractere_exclue": 1750, "texte": "1° Que Mme Nicolini a chanté à Madrid,"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 1840, "fin_caractere_exclue": 1884, "texte": "la saison dernière, six opéras, et qu'elle a"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 1977, "fin_caractere_exclue": 2017, "texte": "eu six fiascos, notamment dans Rigoletto"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2112, "fin_caractere_exclue": 2150, "texte": "et Linda. Dans le Barbier, elle n'a pu"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2207, "fin_caractere_exclue": 2247, "texte": "chanter que la Bacio d'Arditi, une valse"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2298, "fin_caractere_exclue": 2338, "texte": "qu'elle chante partout. 2° Que le public"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2389, "fin_caractere_exclue": 2429, "texte": "de Madrid et de Barcelone ne souffrirait"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2480, "fin_caractere_exclue": 2519, "texte": "pas un moment ce qu'on débite au public"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2570, "fin_caractere_exclue": 2585, "texte": "du Grand-Opéra."}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2640, "fin_caractere_exclue": 2682, "texte": "« Quant aux Américains, ajoute-t-il, c'est"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2733, "fin_caractere_exclue": 2772, "texte": "à eux de se défendre, mais je crois que"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2823, "fin_caractere_exclue": 2868, "texte": "l'heure des étoiles à queue et sans queue est"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2919, "fin_caractere_exclue": 2928, "texte": "passée. »"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 2983, "fin_caractere_exclue": 3008, "texte": "Assez raide, l'Espagnol !"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3148, "fin_caractere_exclue": 3188, "texte": "L'oratorio Lucifer de Peter Benoît, dont"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3239, "fin_caractere_exclue": 3283, "texte": "la première audition eut lieu à Bruxelles en"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3334, "fin_caractere_exclue": 3376, "texte": "1865, sera exécuté à Londres le 18 janvier"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3427, "fin_caractere_exclue": 3436, "texte": "prochain."}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3601, "fin_caractere_exclue": 3641, "texte": "A l'Odéon, on prépare une représentation"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3728, "fin_caractere_exclue": 3765, "texte": "du Marchand de Venise avec musique de"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3816, "fin_caractere_exclue": 3833, "texte": "M. Gabriel Fauré."}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3886, "fin_caractere_exclue": 3920, "texte": "L'adaptation est de M. Edm. Harau­"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 3971, "fin_caractere_exclue": 3977, "texte": "court."}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 4168, "fin_caractere_exclue": 4209, "texte": "Parisis a interviewé M. Renan et, sous ce"}, {"page_pdf": 470, "page_imprimee": 415, "debut_caractere": 4261, "fin_caractere_exclue": 4306, "texte": "titre perfide : Renan et les marionnettes, il"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 51, "fin_caractere_exclue": 94, "texte": "nous fait part des idées du dramaturge-phi­"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 147, "fin_caractere_exclue": 178, "texte": "losophe sur le théâtre moderne."}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 243, "fin_caractere_exclue": 285, "texte": "— A votre avis, quel doit être ce théâtre?"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 330, "fin_caractere_exclue": 366, "texte": "a demandé Parisis, et M. Renan a ré­"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 426, "fin_caractere_exclue": 433, "texte": "pondu :"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 522, "fin_caractere_exclue": 556, "texte": "— Mon Dieu! Je voudrais simplement"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 614, "fin_caractere_exclue": 657, "texte": "qu'on en revînt à l'antiquité, à ces salles"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 706, "fin_caractere_exclue": 746, "texte": "immenses où tout un peuple se réunit. Je"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 802, "fin_caractere_exclue": 845, "texte": "voudrais que la pièce fût annoncée à l'uni­"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 891, "fin_caractere_exclue": 933, "texte": "vers plusieurs années à l'avance et que sa"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 985, "fin_caractere_exclue": 1026, "texte": "représentation fût une solennité incompa­"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1076, "fin_caractere_exclue": 1120, "texte": "rable. Cette représentation serait unique et"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1167, "fin_caractere_exclue": 1207, "texte": "se donnerait devant un public composé de"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1248, "fin_caractere_exclue": 1293, "texte": "tous les grands esprits, de tous les lettrés,"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1339, "fin_caractere_exclue": 1386, "texte": "bref de toutes les aristocraties d'intelligence"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1431, "fin_caractere_exclue": 1473, "texte": "et de race. Et comme alors éclaterait dans"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1523, "fin_caractere_exclue": 1563, "texte": "son entier rayonnement le génie du poète"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1613, "fin_caractere_exclue": 1656, "texte": "dont la lecture seule permet aujourd'hui de"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1705, "fin_caractere_exclue": 1731, "texte": "se faire une faible idée !"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1767, "fin_caractere_exclue": 1805, "texte": "— Il me semble que votre système, s'il"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1854, "fin_caractere_exclue": 1896, "texte": "est praticable pour les chefs-d'œuvre con­"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1921, "fin_caractere_exclue": 1966, "texte": "sacrés, le serait plus difficilement pour les"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 2014, "fin_caractere_exclue": 2045, "texte": "œuvres modernes, a dit Parisis."}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 2094, "fin_caractere_exclue": 2135, "texte": "— Pourquoi donc?... Les anciens ne l'ont-"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 2136, "fin_caractere_exclue": 2180, "texte": "ils pas pratiqué? Et, sans remonter si loin,"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 2181, "fin_caractere_exclue": 2220, "texte": "ne l'avons-nous pas pratiqué nous-mêmes"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 2221, "fin_caractere_exclue": 2261, "texte": "au moyen-âge? Pour les Mystères, il n'en"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 2262, "fin_caractere_exclue": 2306, "texte": "allait pas autrement. Ils étaient l'objet de"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 2307, "fin_caractere_exclue": 2354, "texte": "très longs préparatifs, et le jour de la repré­"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 2355, "fin_caractere_exclue": 2400, "texte": "sentation était jour de grande fête.. Je vou­"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 2401, "fin_caractere_exclue": 2443, "texte": "drais qu'on revînt à ces mœurs, parce que,"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 2444, "fin_caractere_exclue": 2483, "texte": "estimant que la forme dramatique est la"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 101, "fin_caractere_exclue": 146, "texte": "plus belle forme littéraire, je souffre de la"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 197, "fin_caractere_exclue": 239, "texte": "voir rabaissée. Le théâtre devrait être un"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 290, "fin_caractere_exclue": 329, "texte": "des plus puissants véhicules de l'idée,"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 380, "fin_caractere_exclue": 425, "texte": "l'agent le plus efficace de la haute culture."}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 476, "fin_caractere_exclue": 518, "texte": "Seul, il est capable de rendre les doutes,"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 569, "fin_caractere_exclue": 613, "texte": "les demi jours, les audaces et les reculs de"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 664, "fin_caractere_exclue": 705, "texte": "l'âme moderne. Et je crois bien que notre"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 756, "fin_caractere_exclue": 801, "texte": "philosophie aura sa dernière       expression"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 852, "fin_caractere_exclue": 890, "texte": "dans un drame ou plutôt dans un opéra."}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 941, "fin_caractere_exclue": 984, "texte": "Car la musique et les illusions de la scène"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1035, "fin_caractere_exclue": 1075, "texte": "lyrique serviraient admirablement à con­"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1126, "fin_caractere_exclue": 1166, "texte": "tinuer la pensée, au moment où la parole"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1217, "fin_caractere_exclue": 1247, "texte": "deviendrait    insuffisante..."}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1301, "fin_caractere_exclue": 1338, "texte": "— Mais c'est une véritable révolution"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1389, "fin_caractere_exclue": 1430, "texte": "dont vous venez d'esquisser le programme,"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1481, "fin_caractere_exclue": 1522, "texte": "a ajouté Parisis, et M. Renan, avec un de"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1573, "fin_caractere_exclue": 1612, "texte": "ces regards sur l'au delà, comme n'en a"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1663, "fin_caractere_exclue": 1704, "texte": "jamais eu Richard Wagner, a répondu tris­"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1755, "fin_caractere_exclue": 1763, "texte": "tement :"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1816, "fin_caractere_exclue": 1853, "texte": "— Une révolution dont l'heure n'a pas"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1904, "fin_caractere_exclue": 1920, "texte": "encore sonné!..."}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 1973, "fin_caractere_exclue": 2013, "texte": "Si c'est une parodie, avouez qu'elle est"}, {"page_pdf": 471, "page_imprimee": 416, "debut_caractere": 2064, "fin_caractere_exclue": 2090, "texte": "d'un comique irrésistible."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-014", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 417, "page_fin": 420, "titre_corps": "Table alphabétique des matières du tome septième", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Anonyme", "ancre_debut": "TABLE ALPHABÉTIQUE", "ancre_fin": "autre banquet Lemonnier", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": true, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 6, "fin_caractere_exclue": 188, "texte": "TABLE                  ALPHABÉTIQUE\n                           DES MATIÈRES\n               CONTENUES DANS LE TOME SEPTIÈME DE\n\n                         LA JEUNE          BELGIQUE\n\n\n\n"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 193, "fin_caractere_exclue": 227, "texte": "Banville (Théodore de).          I"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 274, "fin_caractere_exclue": 309, "texte": "Le Baiser                        17"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 372, "fin_caractere_exclue": 384, "texte": "Bloy (Léon)."}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 429, "fin_caractere_exclue": 464, "texte": "Les Eunuques du grand sérail.   402"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 511, "fin_caractere_exclue": 529, "texte": "Chainaye (Hector)."}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 656, "fin_caractere_exclue": 673, "texte": "Poèmes en prose :"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 744, "fin_caractere_exclue": 777, "texte": "La vie et le rêve . . . .      jS"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 830, "fin_caractere_exclue": 863, "texte": "Le rêve des eaux. . . .       112"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 891, "fin_caractere_exclue": 910, "texte": "La magie du retour."}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 921, "fin_caractere_exclue": 924, "texte": "112"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 977, "fin_caractere_exclue": 1010, "texte": "Le premier rêve . . . .       192"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1061, "fin_caractere_exclue": 1096, "texte": "La cage aux bêtes . . . .       213"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1161, "fin_caractere_exclue": 1169, "texte": "D. (G.)."}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1233, "fin_caractere_exclue": 1255, "texte": "Chronique littéraire :"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1321, "fin_caractere_exclue": 1354, "texte": "Chants des jours lointains.   201"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1470, "fin_caractere_exclue": 1491, "texte": "Desombiaux (Maurice}."}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1550, "fin_caractere_exclue": 1567, "texte": "Poèmes en prose :"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1638, "fin_caractere_exclue": 1671, "texte": "Consolatrix                   321"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1724, "fin_caractere_exclue": 1757, "texte": "Tristesse                     322"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1796, "fin_caractere_exclue": 1829, "texte": "Soir                          323"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1832, "fin_caractere_exclue": 1865, "texte": "Crépuscule                    324"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1916, "fin_caractere_exclue": 1951, "texte": "Décor                           3g6"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1994, "fin_caractere_exclue": 2012, "texte": "Destrée (Georges)."}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 2072, "fin_caractere_exclue": 2086, "texte": "Dans le rêve :"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 2144, "fin_caractere_exclue": 2178, "texte": "Nocturne                       104"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 2230, "fin_caractere_exclue": 2264, "texte": "Décor de lune                  106"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 232, "fin_caractere_exclue": 273, "texte": "La princesse endormie .       .       107"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 316, "fin_caractere_exclue": 359, "texte": "Sapphiques                              195"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 412, "fin_caractere_exclue": 428, "texte": "Destrée (Jules)."}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 471, "fin_caractere_exclue": 502, "texte": "Notes et silhouettes : Villiers"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 546, "fin_caractere_exclue": 588, "texte": "de l'Isle-Adam      . . . .             21"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 631, "fin_caractere_exclue": 655, "texte": "Chroniques littéraires :"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 700, "fin_caractere_exclue": 741, "texte": "Sous l'œil des barbares . .           i3o"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 786, "fin_caractere_exclue": 827, "texte": "Un brelan d'excommuniés .             410"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 870, "fin_caractere_exclue": 888, "texte": "Chroniques d'art :"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 915, "fin_caractere_exclue": 918, "texte": ". ."}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 933, "fin_caractere_exclue": 974, "texte": "L'Essor.    . . . . .                 168"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1019, "fin_caractere_exclue": 1060, "texte": "Aux Arts décoratifs      . .          202"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1105, "fin_caractere_exclue": 1146, "texte": "Au Cercle artistique.    . .          2o5"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1191, "fin_caractere_exclue": 1232, "texte": "Exposition Verheyden . .              206"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1275, "fin_caractere_exclue": 1318, "texte": "Le retour de Jean Renaud .              320"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1361, "fin_caractere_exclue": 1377, "texte": "Transpositions :"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1422, "fin_caractere_exclue": 1463, "texte": "Stupeur                               392"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1508, "fin_caractere_exclue": 1549, "texte": "Sacrifice                             3g3"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1594, "fin_caractere_exclue": 1635, "texte": "L'atelier du sculpteur . .            394"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1681, "fin_caractere_exclue": 1721, "texte": "Tapisserie                           394"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1771, "fin_caractere_exclue": 1793, "texte": "Devillers (Hippolyte)."}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1872, "fin_caractere_exclue": 1915, "texte": "Péchés véniels : Curieuse .         .   117"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 1967, "fin_caractere_exclue": 1985, "texte": "Eekhoud (Georges)."}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 2028, "fin_caractere_exclue": 2071, "texte": "Hiep-Hioup                                5"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 2114, "fin_caractere_exclue": 2142, "texte": "Lettres pour les illettrés :"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 2187, "fin_caractere_exclue": 2228, "texte": "Passionnette                          141"}, {"page_pdf": 472, "page_imprimee": 417, "debut_caractere": 2271, "fin_caractere_exclue": 2314, "texte": "Les Meininger                           23o"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 38, "fin_caractere_exclue": 49, "texte": "-    4    i"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 97, "texte": "Henri De Braekeleer       .   .   .   296"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 141, "fin_caractere_exclue": 182, "texte": "Francis Nautet                        381"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 314, "fin_caractere_exclue": 322, "texte": "F. (A.)."}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 405, "fin_caractere_exclue": 408, "texte": "261"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 409, "fin_caractere_exclue": 429, "texte": "Chronique musicale :"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 496, "fin_caractere_exclue": 536, "texte": "En mer                               241"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 587, "fin_caractere_exclue": 610, "texte": "Flor O Squarr (Ch.-M.)."}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 733, "fin_caractere_exclue": 777, "texte": "La chanson des eaux       . . .           64"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 873, "fin_caractere_exclue": 892, "texte": "[Fontainas (André)."}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1038, "fin_caractere_exclue": 1077, "texte": "Evocation                            62"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1080, "fin_caractere_exclue": 1119, "texte": "Prière                               63"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1156, "fin_caractere_exclue": 1195, "texte": "L'apparition                        221"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1239, "fin_caractere_exclue": 1278, "texte": "Le supplicié                        222"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1296, "fin_caractere_exclue": 1335, "texte": "La fleur charnelle      .   .   .   224"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1470, "fin_caractere_exclue": 1487, "texte": "Frères (Adolphe)."}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1656, "fin_caractere_exclue": 1695, "texte": "Cléopâtre                           198"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1739, "fin_caractere_exclue": 1778, "texte": "Hérodiade                           199"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1858, "fin_caractere_exclue": 1861, "texte": "32i"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1918, "fin_caractere_exclue": 1926, "texte": "G. (A.)."}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2059, "fin_caractere_exclue": 2079, "texte": "Chronique musicale :"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2164, "fin_caractere_exclue": 2208, "texte": "Jocelyn                                  136"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2224, "fin_caractere_exclue": 2232, "texte": "Giboyer."}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2371, "fin_caractere_exclue": 2413, "texte": "De profundis                            76"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2446, "fin_caractere_exclue": 2488, "texte": "Baisers                                 78"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2537, "fin_caractere_exclue": 2555, "texte": "Galoubet (Firmin)."}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2696, "fin_caractere_exclue": 2713, "texte": "Chronique rimée :"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2800, "fin_caractere_exclue": 2819, "texte": "Autres cornemuses ."}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2836, "fin_caractere_exclue": 2839, "texte": "327"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2898, "fin_caractere_exclue": 2919, "texte": "La pêche à la baleine"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2935, "fin_caractere_exclue": 2938, "texte": "328"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 3025, "fin_caractere_exclue": 3064, "texte": "Progrès                             412"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 3160, "fin_caractere_exclue": 3175, "texte": "Gaucher (Jean)."}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 3233, "fin_caractere_exclue": 3274, "texte": "La mer                                261"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 3317, "fin_caractere_exclue": 3358, "texte": "Sonnet                                365"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 3489, "fin_caractere_exclue": 3503, "texte": "Gilkin (Ivan)."}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 3545, "fin_caractere_exclue": 3590, "texte": "Le miroir magique . . . .                  32"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 50, "fin_caractere_exclue": 53, "texte": "8 -"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 106, "fin_caractere_exclue": 140, "texte": "Hypnotisme                       m"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 191, "fin_caractere_exclue": 215, "texte": "Chroniques littéraires :"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 268, "fin_caractere_exclue": 301, "texte": "Les Soirs                     126"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 375, "fin_caractere_exclue": 402, "texte": "Impressions et sensations ."}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 461, "fin_caractere_exclue": 494, "texte": "Les poèmes d'Edgard Poë.      329"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 545, "fin_caractere_exclue": 580, "texte": "Femina                          290"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 631, "fin_caractere_exclue": 646, "texte": "Rimes d'ombre :"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 699, "fin_caractere_exclue": 732, "texte": "Sur Voreiller                 346"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 830, "fin_caractere_exclue": 863, "texte": "Oraison.                      347"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 916, "fin_caractere_exclue": 949, "texte": "La prière du matin . . .      348"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 950, "fin_caractere_exclue": 1035, "texte": "Vers :                                              Israfel                       35o"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1138, "fin_caractere_exclue": 1153, "texte": "Gille (Valère)."}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1204, "fin_caractere_exclue": 1236, "texte": "Jésus sur la montagne . . .   48"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1287, "fin_caractere_exclue": 1293, "texte": "Vers :"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1346, "fin_caractere_exclue": 1376, "texte": "Martyre                    iq3"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1429, "fin_caractere_exclue": 1459, "texte": "Enfance                    193"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1540, "fin_caractere_exclue": 1570, "texte": "Enchantement               194"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1571, "fin_caractere_exclue": 1653, "texte": "Vers :                                              Profil de lumière.   . . . 195"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1706, "fin_caractere_exclue": 1736, "texte": "Le Songe                   36i"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1789, "fin_caractere_exclue": 1819, "texte": "Holocauste                 362"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1820, "fin_caractere_exclue": 1824, "texte": "Vers"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1872, "fin_caractere_exclue": 1902, "texte": "Rencontre                  364"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 1953, "fin_caractere_exclue": 1985, "texte": "Vers                         255"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2036, "fin_caractere_exclue": 2058, "texte": "Chronique littéraire :"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2132, "fin_caractere_exclue": 2162, "texte": "Les poètes maudits . .     367"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2268, "fin_caractere_exclue": 2284, "texte": "Giraud (Albert)."}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2285, "fin_caractere_exclue": 2368, "texte": "Vers :                                            Bonheur cruel                  20"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2419, "fin_caractere_exclue": 2443, "texte": "Chroniques littéraires :"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2496, "fin_caractere_exclue": 2527, "texte": "Le lys                       79"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2580, "fin_caractere_exclue": 2611, "texte": "Du silence .       . . . .  171"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2664, "fin_caractere_exclue": 2695, "texte": "Le portrait                 108"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2766, "fin_caractere_exclue": 2797, "texte": "Les poètes baudelairiens. . 159"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2828, "fin_caractere_exclue": 2833, "texte": ".   ."}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2890, "fin_caractere_exclue": 2896, "texte": "Vers :"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2927, "fin_caractere_exclue": 2932, "texte": ".   ."}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 2991, "fin_caractere_exclue": 3022, "texte": "Le Missel                   i85"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 3117, "fin_caractere_exclue": 3148, "texte": "Prostitution                186"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 3201, "fin_caractere_exclue": 3232, "texte": "Pentecôte                   187"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 3285, "fin_caractere_exclue": 3316, "texte": "Avertissement               188"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 3367, "fin_caractere_exclue": 3396, "texte": "Monseigneur de Paphos . . 227"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 3447, "fin_caractere_exclue": 3478, "texte": "L'Anthologie subsidiée. . . 245"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 3529, "fin_caractere_exclue": 3544, "texte": "Trois sonnets :"}, {"page_pdf": 473, "page_imprimee": 418, "debut_caractere": 3597, "fin_caractere_exclue": 3628, "texte": "L'horloge .        .    . . 318"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 41, "fin_caractere_exclue": 67, "texte": "Le mort vivant . . . . 3i8"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 136, "fin_caractere_exclue": 163, "texte": "L'Extrême-Onction . . . 319"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 164, "fin_caractere_exclue": 185, "texte": "Chronique théâtrale :"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 211, "fin_caractere_exclue": 241, "texte": "Réouverture de la Monnaie. 335"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 284, "fin_caractere_exclue": 306, "texte": "Chroniques musicales :"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 360, "fin_caractere_exclue": 385, "texte": "Reprise des Maîtres-Chan­"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 436, "fin_caractere_exclue": 463, "texte": "teurs                   372"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 508, "fin_caractere_exclue": 554, "texte": "Milenka. — Le Ballet de                Visions"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 584, "fin_caractere_exclue": 611, "texte": "l'Avenir                406"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 683, "fin_caractere_exclue": 699, "texte": "Goffin (Arnold)."}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 748, "fin_caractere_exclue": 782, "texte": "L'absent . . . . . . . .        41"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 814, "fin_caractere_exclue": 848, "texte": "Hors du siècle                  93"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 892, "fin_caractere_exclue": 926, "texte": "Visions                        108"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1003, "fin_caractere_exclue": 1036, "texte": "Impressions et sensations . . 181"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1113, "fin_caractere_exclue": 1137, "texte": "Chroniques littéraires :"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1212, "fin_caractere_exclue": 1240, "texte": "La Nouvelle Carthage . . 238"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1243, "fin_caractere_exclue": 1274, "texte": "Journal de Stendhal.    . . 270"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1305, "fin_caractere_exclue": 1337, "texte": "Paul Verlaine                368"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1340, "fin_caractere_exclue": 1369, "texte": "Etudes et portraits . . ■ 409"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1414, "fin_caractere_exclue": 1431, "texte": "Proses lyriques :"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1492, "fin_caractere_exclue": 1518, "texte": "A u royaume de la sérénité"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1571, "fin_caractere_exclue": 1600, "texte": "du matin                  291"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1644, "fin_caractere_exclue": 1675, "texte": "Bouffonnerie sinistre   . . 291"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1721, "fin_caractere_exclue": 1778, "texte": "Transsubstantiation.    . . 292  Chronique   littéraire :"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1782, "fin_caractere_exclue": 1813, "texte": "Féerie                      397"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1850, "fin_caractere_exclue": 1881, "texte": "Tesyeux                     3g8"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1912, "fin_caractere_exclue": 1942, "texte": "A Wolkenkukuksheim     . . 398"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1946, "fin_caractere_exclue": 1977, "texte": "La Nuit                     399"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2022, "fin_caractere_exclue": 2053, "texte": "Euthanésia                  400"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2121, "fin_caractere_exclue": 2152, "texte": "Le Convive                  400"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2239, "fin_caractere_exclue": 2256, "texte": "Jenart (Auguste)."}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2258, "fin_caractere_exclue": 2292, "texte": "Lied                           119"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2405, "fin_caractere_exclue": 2457, "texte": "Kaiser (GeorgesV              Chronique littéraire :"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2458, "fin_caractere_exclue": 2480, "texte": "Chronique littéraire :"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2535, "fin_caractere_exclue": 2569, "texte": "Qidllebœuf                     263"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2644, "fin_caractere_exclue": 2662, "texte": "La Jeune Belgique."}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2700, "fin_caractere_exclue": 2735, "texte": "Un scandale                     229"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2771, "fin_caractere_exclue": 2806, "texte": "L'Art et le Code                277"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 116, "fin_caractere_exclue": 134, "texte": "Le Roy (Grégoire)."}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 203, "fin_caractere_exclue": 209, "texte": "Vers :"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 251, "fin_caractere_exclue": 283, "texte": "La maison du malheur . .      3q"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 325, "fin_caractere_exclue": 357, "texte": "La vieille chanson . . .      40"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 399, "fin_caractere_exclue": 431, "texte": "Musique d'ombre. . . .       114"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 473, "fin_caractere_exclue": 505, "texte": "Solitude                     114"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 576, "fin_caractere_exclue": 579, "texte": "115"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 667, "fin_caractere_exclue": 672, "texte": "Lili."}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 712, "fin_caractere_exclue": 747, "texte": "Le Nil                          377"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 791, "fin_caractere_exclue": 813, "texte": "Maeterlinck (Maurice)."}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 885, "fin_caractere_exclue": 891, "texte": "Vers :"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 965, "fin_caractere_exclue": 1002, "texte": "Oraison                           249"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1075, "fin_caractere_exclue": 1112, "texte": "Ame chaude                        249"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1176, "fin_caractere_exclue": 1209, "texte": "Intentions . . .          . . 25o"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1287, "fin_caractere_exclue": 1302, "texte": "Maubel (Henry)."}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1370, "fin_caractere_exclue": 1413, "texte": "Sons de cloches                          33"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1450, "fin_caractere_exclue": 1489, "texte": "Chronique   musicale,     .  .   .  167"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1526, "fin_caractere_exclue": 1565, "texte": "Croquis                             188"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1602, "fin_caractere_exclue": 1641, "texte": "La  mort  de Miette   Stephen    . 283,"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1709, "fin_caractere_exclue": 1717, "texte": "309, 351"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1818, "fin_caractere_exclue": 1846, "texte": "Œuvres de la pensée. . . 3o3"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1894, "fin_caractere_exclue": 1908, "texte": "Mouret (Jean)."}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 1978, "fin_caractere_exclue": 2018, "texte": "L'amour conjugal . . . .              35"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2100, "fin_caractere_exclue": 2117, "texte": "Mourey (Gabriel)."}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2189, "fin_caractere_exclue": 2228, "texte": "Le penseur                          200"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2303, "fin_caractere_exclue": 2320, "texte": "Nautet (Francis)."}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2360, "fin_caractere_exclue": 2395, "texte": "Charles Baudelaire . . . .       53"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2499, "fin_caractere_exclue": 2532, "texte": "L'Immortel                    266"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2621, "fin_caractere_exclue": 2635, "texte": "Nève (Joseph)."}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2676, "fin_caractere_exclue": 2698, "texte": "Chronique artistique :"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2741, "fin_caractere_exclue": 2769, "texte": "L'Exposition des arts rétro­"}, {"page_pdf": 474, "page_imprimee": 419, "debut_caractere": 2814, "fin_caractere_exclue": 2844, "texte": "spectifs                   369"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 61, "fin_caractere_exclue": 65, "texte": "Nox."}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 121, "fin_caractere_exclue": 141, "texte": "Chronique musicale :"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 209, "fin_caractere_exclue": 249, "texte": "Francisais                           331"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 306, "fin_caractere_exclue": 322, "texte": "Pinolet (Suave)."}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 382, "fin_caractere_exclue": 423, "texte": "Bouddhisme                            376"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 471, "fin_caractere_exclue": 476, "texte": "Puck."}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 542, "fin_caractere_exclue": 559, "texte": "Chronique rimée :"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 631, "fin_caractere_exclue": 670, "texte": "Occidentale                         325"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 749, "fin_caractere_exclue": 765, "texte": "Rochefer (Marc)."}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 805, "fin_caractere_exclue": 846, "texte": "Ballade                               412"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 902, "fin_caractere_exclue": 920, "texte": "Roussel (Fernand)."}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 979, "fin_caractere_exclue": 1020, "texte": "Calme                                 260"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1067, "fin_caractere_exclue": 1068, "texte": "S"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1224, "fin_caractere_exclue": 1245, "texte": "Histoires insolites ."}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1257, "fin_caractere_exclue": 1264, "texte": ",   135"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1385, "fin_caractere_exclue": 1403, "texte": "Severin (Fernand)."}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1489, "fin_caractere_exclue": 1530, "texte": "Les orgues                             45"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1574, "fin_caractere_exclue": 1615, "texte": "Soir de race                          148"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1744, "fin_caractere_exclue": 1783, "texte": "Madame Lupar . . . .                271"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1827, "fin_caractere_exclue": 1833, "texte": "Vers :"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1914, "fin_caractere_exclue": 1953, "texte": "Le don de la jeunesse . ,           278"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1956, "fin_caractere_exclue": 1995, "texte": "Convalescence. . . . .              279"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2030, "fin_caractere_exclue": 2069, "texte": "Crépuscules                         281"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2117, "fin_caractere_exclue": 2156, "texte": "L'ange solitaire . . . .            388"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2159, "fin_caractere_exclue": 2198, "texte": "Lys dans la vallée . . .            388"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2227, "fin_caractere_exclue": 2266, "texte": "Bonne mort                          389"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2294, "fin_caractere_exclue": 2333, "texte": "Eldorado                            390"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2381, "fin_caractere_exclue": 2420, "texte": "Le cœur                             391"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2436, "fin_caractere_exclue": 2443, "texte": "Siebel."}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2522, "fin_caractere_exclue": 2537, "texte": "Airs de flûte :"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2605, "fin_caractere_exclue": 2644, "texte": "XXVII. Retour       . . . .          74"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2681, "fin_caractere_exclue": 2704, "texte": "Tabibitte (Télesphore)."}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2757, "fin_caractere_exclue": 2798, "texte": "Hommage à Firmin Galoubet.            377"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2908, "fin_caractere_exclue": 2933, "texte": "Van der Brugghen (Jules)."}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2986, "fin_caractere_exclue": 3027, "texte": "Rédemption                            256"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 96, "fin_caractere_exclue": 120, "texte": "Van Lerberghe (Charles)."}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 165, "fin_caractere_exclue": 207, "texte": "Noël                                    35"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 252, "fin_caractere_exclue": 294, "texte": "Vers                                   102"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 339, "fin_caractere_exclue": 381, "texte": "L'illusoire....                .   .   190"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 438, "fin_caractere_exclue": 454, "texte": "Verlaine (Paul)."}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 499, "fin_caractere_exclue": 541, "texte": "Amour                                   85"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 586, "fin_caractere_exclue": 628, "texte": "Nox benigna                            166"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 730, "fin_caractere_exclue": 738, "texte": "W. (M.)."}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 783, "fin_caractere_exclue": 804, "texte": "Chronique théâtrale :"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 851, "fin_caractere_exclue": 891, "texte": "Un Mâle                              207"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 937, "fin_caractere_exclue": 978, "texte": "Au Théâtre Libre .            .   .   208"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1035, "fin_caractere_exclue": 1048, "texte": "Waller (Max)."}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1093, "fin_caractere_exclue": 1135, "texte": "Pur-pur                                 47"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1136, "fin_caractere_exclue": 1222, "texte": "Chronique littéraire :                      Le thé                                 100"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1253, "fin_caractere_exclue": 1254, "texte": "."}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1267, "fin_caractere_exclue": 1291, "texte": "Chroniques littéraires :"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1338, "fin_caractere_exclue": 1376, "texte": "A cœur perdu                       133"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1450, "fin_caractere_exclue": 1488, "texte": "La côte de Flandre .         .   . 3oi"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1535, "fin_caractere_exclue": 1573, "texte": "Le Rêve                            366"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1620, "fin_caractere_exclue": 1658, "texte": "Istar                              408"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1659, "fin_caractere_exclue": 1741, "texte": "Chronique littéraire :                      Lettres de mon cottage.        . . 225"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1818, "fin_caractere_exclue": 1826, "texte": "251, 294"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 1871, "fin_caractere_exclue": 1911, "texte": "Brigitte Austin                      341"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2007, "fin_caractere_exclue": 2027, "texte": "Warlomont (Charles)."}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2074, "fin_caractere_exclue": 2114, "texte": "Correspondance d'Afrique .           120"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2219, "fin_caractere_exclue": 2224, "texte": "X. X."}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2269, "fin_caractere_exclue": 2291, "texte": "Chronique littéraire :"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2337, "fin_caractere_exclue": 2378, "texte": "La Belgique                       #   174"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2488, "fin_caractere_exclue": 2521, "texte": "Memento. 5o, 81, 138,175,209,243,"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2579, "fin_caractere_exclue": 2602, "texte": "274, 337, 3o6, 378, 413"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2647, "fin_caractere_exclue": 2675, "texte": "Le Parnasse de la Jeune Cas­"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2722, "fin_caractere_exclue": 2756, "texte": "serole                         123"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2801, "fin_caractere_exclue": 2823, "texte": "Chronique littéraire :"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2870, "fin_caractere_exclue": 2904, "texte": "Croquis d'atelier....          272"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 2951, "fin_caractere_exclue": 2985, "texte": "L'Apollonide                   273"}, {"page_pdf": 475, "page_imprimee": 420, "debut_caractere": 3030, "fin_caractere_exclue": 3061, "texte": "L'autre banquet Lemonnier . 374"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-203", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Annonces", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Supplément à la Jeune Belgique", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 476, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 987, "texte": "Supplément à la Jeune Belgique                             de ce jour.\n\n\n\n\n                MONSIEUR^\n\n\n\n\n   Dans       le courant         du mois              d avril paraîtra,          en un\nvolume in-18      de luxe, avec le portrait                         de l auteur, la\n\n\n\n        CORRESPONDANCE D'AFRIQUE\n                                       DE HEU\n\n\n\nLe Lieutenant CHARLES                                        WARLOMONT\n                           nu   RKGiMliXT ni:s    GIÏ!-:NADIKI;S\n\n\n\n\n              avec une Préface de MAX WALLER\n\n\n  ' cJlous avons      lhonneur                   de vous adresser                ci-joint\nun bulletin     de souscription             à cet            ouvrage.\n    Ueu iliez    agréer,         aflonsieur,                l assurance    de     toute\nnotre    considération.\n\n                                                        Vu         MONNOM\n                                                 Bruxelles, 26, Rue de l'Industrie.\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1888-12-15-n12-204", "volume": "ELB-ULB-516421-1888-001-007_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1888-001-007_f.pdf", "ocr_sha256": "87fb914db3d32954795dacffc76e7ac393e5cc7a308c41ed5db881e818e2e3d7", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Annonces", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "BULLETIN DE SOUSCRIPTION", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 478, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1576, "texte": "BULLETIN DE SOUSCRIPTION\n\n\n   Je soussigné          déclare        souscrire      à un         exem­\nplaire de l'ouvrage          :\n\n\n\n        CORRESPONDANCE D'AFRIQUE\n\n\n\n\n                                                                                                                                                            BRUXELLES\n                                                                                A Madame Ve MONNOM\n                                  Par\n\n\n\n\n                                                                                                                                   26, Rue de l'Industrie\nLe L i e u t e n a n t C H A R L E S W A K L O M O N T\n\n\n\n\n                                                                                                     IMPRIMEUR.-ÉD1TEUR\nau prix de trois francs                  cinquante\n\n\n  Le ...\n\n\n                                               (SIGNATURE)\n                                                                                                                          à 1 centime.\n                                                                                  Timbre\n\n\n\n\n                    ADRESSE :\n\n\n\n\n    (1)Ilsera lire vingt-cinq exemplaires spéciaux, dont vingt sur papier de\nHollande Van Gelder, et cinq sur papier impérial du Japon, tous numérotés.\n   I.e pris des exemplaires ordinaires sera porté à quatre francs dès l'appa­\nrition de l'ouvrage en librairie.\n   .V II. — Renvoyer le présent Bulletin, dùment rempli et affranchi d'un\ncentime, au moyen de la bande ci-contre.\n"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 434, "texte": "8e A N N É E .\n                   TOME VII, N° 12.      PRIX :              0-60       15     DÉCEMBRE     1888.\n\n\n\n\n                                              LA\n\nJEUNE BELGIQUE\n                                   SOMMAI RE:\n\n. Francis Nautet                                                        GEORGES EEKHOUD.\n  Vers                                                                  FERNAND SEVERIN.\n  Transpositions                                                        JULES DESTRÉE.\n  Décor                                                                 MAURICE DESOMBIAUX\n  Proses lyriques                                                     ARNOLD GOFFIN.\n  L'Affaire Lemonnier                                                 LÉON BLOY.\n  Chronique musicale. — Milenka                   .      .    .     . ALBERT GIRAUD.\n                                      I. Istar.          .    .     .   MAX W A L L E R .\n                                   II. Études et por­\n   Chroniquc littéraire.                 traits . . . ARNOLD GOFFIN.\n                                  III. Un brelan d'ex­\n                                         communies . JULES DESTRÉE.\n    Progrès                                            FlRMIN GALOUBET.\n    Ballade                                            MARC ROCHEFER.\n    Memento\n    Table des matières.\n\n\n\n\n                                       BRUXELLES\n                   ADMINISTRATION :                                     REDACTION :\n                 26, RUE DE L'INDUSTRIE, 26                         80 RUE BOSQUET, 80\n\n                                              PARIS\n                                  LÉON V A N I E R , ÉDITEUR\n\n                                        19, Quai Saint-Michel\n\n                                                  1888\n"}, {"page_pdf": 435, "texte": "         LA JEUNE BELGIQUE\n                         REVUE MENSUELLE DE LITTÉRATURE ET D'ART\n\n      paraissant   chaque mois et formant    au bout de l'année un superbe      volume.\n\n\n\n    Bruxelles : Administration,   26, rue de l'Industrie. — Rédaction : 80, rue Bosquet.\n\n\n\n                                  ABONNEMENTS :\n   Belgique.       .   7 francs par an. — Union postale .               . fr. 8 - 5 0\n           Les conditions pour les annonces se traitent à forfait.\n\n\nDirecteur      : MAX WALLER. — Administrateur                  : HUBERT VAN DIJK.\n\n\n  La direction rappelle aux lecteurs de La Jeune Belgique qu'elle assume\nseule la responsabilité des articles qui paraissent sans signature dans la\nrevue. Ils n'ont en aucune façon un caractère collectif ou anonyme.\n\n\n   Nous prions nos abonnés de ne pas faire brocher ou relier encore le\nvolume que termine ce numéro. Nous donnerons le mois prochain en\nfeuille volante le frontispice de Léon Dardenne qui doit être placé EN TÊTE\nDU TOME VII.\n\n\n   L'Administration des postes présentera à nos abonnés, avant le1erjan­\nvier prochain, une quittance de réabonnement, à laquelle nous leur prions\nde vouloir réserver le bon accueil habituel.\n                                                       L'ADMINISTRATEUR.\n\n\n\n\n                              BOITE AUX L E T T R E S\n   35. JEAN FUSCO. Nous regrettons vivement qu'un retard dans l'apparition de notre\nnuméro nous prive du plaisir de publier le Toast, qui ne serait plus inédit. Cela nous\napprendra à paraître à l'heure. Et nous gardons une dent contre la revue française qui\nnous a ainsi distancée.\n   36. Louis DELATTRE. Mais non, la forme populaire ne nous déplaît pas trop, et peut\nêtre la publierons-nous, Votre piécette, si vous ne nous envoyez rien de meilleur. Habi­\ntez-vous Bruxelles? Existez-vous réellement? Ne faites vous plus de croquis?\n  37. A UN NATUREL DE GROENENDAEL, TROISIÈME ARBRE A GAUCHE. Tout ça c'est très bien,\nmais renvoyez le parapluie.\n  38. CHARLES TILMAN, Louvain. Le plus beau spécimen de la race porcine, même\ncouvert de festons et de Heurs, conserve les attributs peu propres de sa race. Mais en '\ncôtelettes, il est délicieux. Avons appris avec plaisir que vous êtes le directeur politique\ndu Bâton d'Chaise.\n  36. Louis BESSON, à l'Evénement. Alors, vous avez lu Shakespeare, et décidément\nOthello ne vaut pas Jalousie de M. Auguste Vacquerie ?\n"}, {"page_pdf": 436, "texte": "                 FRANCIS NAUTET\n\nM.                                        Francis Nautet vient de publier une\n                                           deuxième série de Notes sur la\n                                           Littérature moderne, en un beau\n                                         , volume, compact, imprimé avec\n                                           soin, à couverture sévère, d'aspect\n                                           classique. Cette deuxième série\n                                           comporte douze études dont voici\n                                           les titres : La Déification de\n                                           M. Ernest Renan, M. Taine et\n                       Bonaparte, ' les Juifs, l'Art et la Bourgeoise, la\n                       Fin de la Volonté, Caractères de la nouvelle poésie,\n                       Charles Baudelaire, M. Albert Giraud, Shakespeare\n                       et Schiller par les Meininger, M. Georges Eekhoud,\n                       Dostoïevski, le comte Léon Tolstoï.\n                          Il est toujours délicat de faire la critique d'un\n                       critique, surtout quand ce critique est de vos amis,\n                       bien plus quand ce critique a parlé de vous. Aussi,\n                       en assumant cette tâche veux-je oublier, autant que\n                       possible, nos liens d'affection et, pour cela, je com­\n                       mencerai par faire abstraction des pages chaleu­\n                       reuses et réconfortantes qui me concernent dans les\nNotes sur la Littérature moderne.\n  Depuis longtemps M. Nautet, avec M. Gustave Frédérix, applique dans\n\n\n  (1) Notes sur la Littérature moderne (deuxième série), par FRANCIS NAUTET. — Un fort\nvolume de 400 pages. Paris, Savine, Bruxelles, veuve Monnom.\n"}, {"page_pdf": 437, "texte": "                                  — 382 —\n\nla presse quotidienne belge les procédés d'analyse consciencieuse et cour­\ntoise des maîtres de la critique française : les Sainte-Beuve, les Saint-Victor,\nles Gautier, les Renan, les Taine, les Bourget et les Lemaître.\n    Par ses aperçus originaux, son attachante dialectique, sa prose imagée,\nla constante spontanéité et la fréquente profondeur de ses jugements, Fran­\ncis Nautet est arrivé à faire de la critique aussi vivante que les meilleures\nœuvres d'imagination; ses essais ne sont pas de vulgaires résumés, de\nbanals comptes-rendus, de froides dissections, mais de véritables créations,\nparaphrases lumineuses, versions complémentaires ou piquantes transposi­\ntions de l'œuvre analysée.\n    D'aucuns reprocheront au critique la fantaisie qu'il apporte dans ses\nétudes ; nous ne le chicanerons pas à ce propos, car c'est dans les digressions\nqu'il remue souvent le plus d'idées neuves et qu'il se montre penseur\noriginal et très personnel artiste.\n   M. Francis Nautet possède largement ce don indispensable au critique :\nla curiosité. Nautet va sans cesse regardant, goûtant, butinant, scrutant,\ntouchant, interrogeant, essayant de confesser ceux qu'il rencontre, allant\njusqu'à les impatienter pour en tirer la vérité, pour pénétrer jusqu'au\ntréfonds de leur pensée. Il suspecte l'argument de son interlocuteur, il a\ndes sourires de compassion, des regards incrédules, des haussements\nd'épaule, il s'inscrit en faux contre votre opinion avant que vous ayez\nouvert la bouche; si vous l'interpellez il fait la sourde oreille. Ruses et\npièges que tout cela. Question de se faire répéter les choses avec plus de\nsincérité et de précision.\n    Il y a mieux, si, n'étant pas en humeur de discussion, vous lui laissez\nl'avantage, vos concessions l'irriteront. Vous croyez soutenir la même\nthèse que lui. Ah bien oui. Au moment où vous paraissez d'accord il\n reprend contre vous l'argument que vous abandonnez. Et c'est à recom­\nmencer. Les yeux mi-clos, tout en vous écoutant parler, il a l'air de songer\n à autre chose, comme s'il y avait dans vos paroles un sens indéfini que\n vous ne pénétrez pas vous-même. Plus d'une fois, inquisiteur tenace, il\n m'a fait songer à un juge d'instruction de lettres. Mais il se contente\n d'instruire la cause, de la deviner, et laisse aux autres, aux enfonceurs de\n portes ouvertes, le soin de prononcer le jugement. En somme, un vrai tem­\n pérament d'analyste, d'abstracteur de quintessences, comme on disait\n autrefois.\n    Et ceci m'amène à parler d'une autre caractéristique de Nautet. Sa\n grande curiosité se double d'une faculté en apparence contradictoire : la\n haine du fait positif. Il s'insurge contre l'axiome. Pour lui deux et deux\n font cinq.\n"}, {"page_pdf": 438, "texte": "                                  — 383 —\n\n    N'est-ce pas Diderot qui proclamait la région des mathématiques un\nmonde intellectuel où ce que l'on prend pour des vérités rigoureuses, perd\nabsolument cet avantage quand on l'apporte sur notre terre, et qui concluait\nà la nécessité de corriger le calcul géométrique par l'expérience? Le philo­\nsophe avait même trouvé pour la réfutation des sciences exactes ce joli\ntitre : Traité de l'aberration des mesures. Ce livre n'a pas été écrit, mais\nNautet serait de force à l'écrire, en s'en tenant à l'aberration des mesures\nlittéraires, en raillant les « mesureurs » qui n'admettent qu'un seul Beau,\net numérotent et cataloguent les artistes suivant que ces patients s'éloignent\nou se rapprochent de l'étalon unique. Nautet n'a rien de commun avec ces\ncritiques à la Procuste.\n   Nature spéculative, d'ailleurs fortement imbue des idées modernes,\nNautet néglige les procédés connus et les résultats acquis et subodore pour\nainsi dire les procédés et les résultats à venir. Il se préoccupe des tendances\nnouvelles, des écoles embryonnaires, des écritures inédites. Je l'ai vu se\ndésespérer de n'avoir pu déchiffrer un rébus décadent. Non seulement il\nsonde les dessous d'une oeuvre, mais il préjuge l'œuvre qui suivra. Servi par\nune grande impressionnabilité, il subit despotiquement l'influence du milieu\net s'assimile, l'humeur de l'atmosphère. Il est peut-être plus sensible encore\naux qualités fluides d'une œuvre qu'à sa forme tangible et matérielle.\n    La pratique assidue des artistes et des littérateurs; l'observation conti­\nnuelle de ses entours, ont encore affiné et sensibilisé ses dons naturels, ce\npouvoir de compréhension extraordinaire que Socrate appelait son démon\nfamilier. Certes, il lui arrivera de se contredire et de se tromper, mais ses\ncontradictions seront intéressantes et il logera un fond de vérité jusque\ndans ses méprises.\n   Naturellement la répugnance de Nautet pour le fait positif, le fait pesé à\nnos grossiers trébuchets, distillé dans nos impures éprouvettes, s'étend à la\npreuve écrite, au document statistique. Aussi n'est-il pas loin de voir un\nchef de bureau et un rond de cuir dans tout historien. L'axiome historique\nl'irrite et le gêne au moins autant que l'axiome mathématique. Il en veut\naux compilateurs, aux tasseurs de matériaux. Les découvertes de ces béné­\ndictins l'offusquent comme une spoliation. A quoi bon ces preuves pal­\npables, quand il est si simple de pressentir, de deviner? Ces collectionneurs\nde petits papiers sont des gâte-métier. Ils ne lui laissent plus l'honneur de la\ndivination. Gageons qu'à la place de Christophe Colomb, Nautet n'aurait\njamais appareillé pour l'Amérique ; à peine aurait-il eu l'intuition d'un\nnouveau monde qu'il serait rentré au port.\n    Aussi les anachronismes ou les quiproquos qui se glissent souvent dans\n"}, {"page_pdf": 439, "texte": "                                  -   384-\n\nsa conversation, et dont il émaillait autrefois sa prose, en deviennent\npresque logiques et voulus et témoignent, à l'extrême, de son horreur poul­\nies livres de référence.\n    « Aujourd'hui, dit-il dans son étude sur l'Art et la Bourgeoisie, nous\nassistons à la pleine éclosion de l'esprit de précision, seulement ce sera pour\naboutir à de nouvelles synthèses et à de nouvelles abstractions.\n    « On fouille le terrain et les choses, et bientôt des gens viendront qui\ndécouvriront le ferment idéal. Là encore la sélection fera son œuvre. Quand\non aura dépensé beaucoup de génie dans la manipulation des documents,\nquand les forts en paperasse auront fait tout le travail préparatoire et secon­\ndaire, on bâtira sur ces fondements utiles quelque vaste édifice d'art. La\nbourgeoisie aura le mérite d'avoir été la manouvrière, elle a fait les briques\net le ciment dont se serviront les architectes.\n    « De quelque côté qu'on envisage ses mérites, ils sont moyens ou inté­\nressés. Elle a rejeté de son sein les rêveurs, les poètes, les inspirés et les\nintuitifs. Ils ont des horizons trop vastes, ils planent trop haut, ils\nembrassent trop, ils n'ont pas spécialisé, ce sont des aristocrates de la pensée\nqui ne descendent pas à l'office... Coudre, compiler, rassembler, voilà tous\nses mérites. »\n    C'est en haine de la compilation que M. Nautet, authentique intuitif,\npart en guerre contre Taine, l'intuitif d'en face. Dans le Taine des Origines\nde la France contemporaine, M. Nautet affecte de ne voir qu'un de ces\n historiographes potiniers, qui furètent dans les vide-poches des grands\n hommes, et telle est son antipathie pour les pièces justificatives, qu'il en\n devient injuste pour le texte lumineux et artiste qu'elles accompagnent et\nmême pour les autres ouvrages de l'auteur. Comparer la langue byzantine,\ntarabiscotée, ciselée et fouillée jusqu'à la torture, cette langue artiste mais\n tortillée des Goncourt, au style alerte, mordant et comme aciéré de Taine\n me semble tout au moins inopportun. Ces deux grands écrivains n'ont rien\n de commun ni dans l'idée historique, ni dans la mise en œuvre de cette\n idée. Nautet invoque les portraits de Carlyle et de Macaulay, par Taine,\n en attribuant à l'auteur une partialité à l'égard du second de ces historiens\n anglais. J'ai attentivement relu ces portraits et persiste à trouver celui de\n Carlyle plus admiratif et plus vibrant que celui de Macaulay. Taine n'est\n pas l'Anglais de la dernière heure, l'Anglais utilitaire, Taine est l'Anglais\n passionné de la Renaissance et des origines, l'Anglais d'avant la Réforme.\n  L'auteur des Notes sur la Littérature lui attribue gratuitement un grand\n amour pour le régime constitutionnel et parlementaire. M. Nautet n'a-t-il\n pas été frappé par le mépris profond et l'amertume que révèle la conclusion\n"}, {"page_pdf": 440, "texte": "                                 — 385 —\n\ndu tome III de la Révolution? Taine y compare le régime actuel à une\ncaserne. « On n'a jamais fait une plus belle caserne, dit-il, plus symétrique\net plus décorative d'aspect, plus satisfaisante pour la raison superficielle,\nplus acceptable pour le bon sens vulgaire, plus commode pour l'égoïsme\nborné, mieux tenue et plus propre, mieux arrangée pour discipliner les\nparties moyennes et basses de la nature humaine, pour étioler ou gâter\nles parties hautes de la nature humaine. »\n    Quoi qu'en dise M. Nautet, je ne crois pas non plus que Taine prétende\ndénigrer Carlyle et Michelet en les traitant de poètes. Personne n'a parlé\ndes poètes, des poètes de nature et des races poétiques avec l'enthousiasme,\nla ferveur et la compréhension de Taine. Chaque page, chaque ligne de son\nHistoire de la littérature anglaise accuse ses préférences pour le génie\ngermanique. Au cours de ce magnifique ouvrage, il revient plusieurs fois\nsur la comparaison entre l'esprit classique ou latin et l'esprit germanique,\net la comparaison est toujours à l'avantage de ce dernier. Nul n'a si fine­\nment persiflé le grand siècle français et les tragiques de salon à l'époque de\n Louis XIV. Il dit quelque part, en toutes lettres, que le Français est par sa\n nature inapte à la vraie poésie. Rien de moins normalien, me semble-t-il,\nque pareille affirmation.\n    Je relève encore ce reproche de M. Nautet : « Shakespeare inspire à\n M. Taine les pages les moins brillantes de son Histoire de la littérature\n anglaise ».\n    Oui, à ne prendre que le chapitre exclusivement consacré à Shakespeare ;\n non, si on a lu ceux qui précèdent. En effet, toute l'admirable étude con­\nsacrée au théâtre anglais de la Renaissance exalte constamment Shakespeare\net se rapporte autant à lui qu'à ses contemporains ou précurseurs.\n    L'étude de M. Nautet sur Renan, me paraît plus injuste encore que celle\nsur Taine. M. Nautet ne prend Taine à partie qu'au sujet de la « désapo-\n théose » de Bonaparte ; mais c'est tout le Renan qu'il incrimine. Tudieu\n quelles sanglades! L'attrapade est brillante, écrite de verve, mais le ton\n général choque par son acrimonie. Par moments ce n'est plus du badinage\n mais bien du baladinage. La répartition des rôles du Prêtre de Nemi entre\n quelques hommes du jour parisiens n'est que spirituelle. Albert Millaud y\n applaudirait. L'article, car ce n'est qu'un article, — et il détonne dans ce\n livre de haute et profonde analyse, — m'a d'autant plus chiffonné que\n  M. Nautet prend soin de vanter, au début, la politesse de M. Renan.\n Ayant à discuter un homme si bien élevé, cette virulence, cette critique\n  trop épicée produit l'effet d'un abus de la force physique contre un adver­\n  saire délicat. M. Nautet qui, partout ailleurs, dans son livre, le dispute à\n"}, {"page_pdf": 441, "texte": "                                   — 386 —\n\nM. Renan en courtoisie et en modération, et — pourquoi ne pas le dire —\ndont la méthode critique se rapproche souvent, par les subtiles réticences,\nles molles affirmations et les savantes équivoques, de celle de M. Renan,\nabandonne précisément cette belle urbanité et ce style d'allure conciliante\nau moment où il s'occupe de son illustre collègue. Ici, contrairement à la\ntradition, l'un des deux augures n'a pu regarder l'autre sans se fâcher.\n   J'ai constaté l'antipathie de M. Nautet pour le document exact et le fait\nbrutal. Elle est corollaire d'une animadversion plus impérieuse encore,\nentretenue à l'égard du bourgeois utilitaire, pratique et égo'iste; ou bien\nfranchement hostile à l'art, ou bien, ce qui est pire, le corrompant, l'avilis­\nsant, se faisant son intime et son protecteur pour mieux l'étrangler.\n    Et, à ce propos, je m'empresse de constater que cette haine du faux\nartiste, de la dernière incarnation du Philistin, de M. et Mme Jourdain,\ncollectionneurs de croûtes, liseurs de romans d'Ohnet, abohnés des pre­\nmières et spectateurs moutonniers de n'importe quel niais tripatouillage\nparisien, que cette haine caractérise beaucoup d'âmes contemporaines,\nsurtout parmi les nouvelles générations.\n    Cette réprobation commune rapproche même les amants du peuple igno­\nrant et fruste, et les partisans d'un potentat despotique mais raffiné.\n Ecœurés par le régime médiocratique, étouffant dans cette caserne dont\nTaine nous parlait plus haut, les uns halètent après un tyran, comme\n d'autres aspirent à une jacquerie. En somme, ces mécontents souhaitent la\n même chose, puisque celle-ci amènerait fatalement celui-là. Les uns allant\naux illettrés, aux esprits vierges, aux êtres élémentaires ; les autres sollicités\n par les âmes compliquées, d'intelligence supérieure, de goût impeccable,\n de facultés sublimisées ; les premiers fraternisant et prêts à mourir avec les\n plastiques gladiateurs du cirque; les seconds, esthéticiens familiers de\n César, reçus dans la loge impériale et honorant de leurs précieux suffrages\nles condamnés qui tombent en beaux joueurs. Les uns et les autres affiliés\n de ces castes extrêmes entretenant au cœur ou bien la haine fanatique que\n ressentent les gladiateurs et les martyrs ou bien le mépris savant du Néron,\n pour le vil spectateur, pour la galerie profane et badaude.\n   A la rigueur, n'y a-t-il pas un supérieur dandysme, une marque d'aristo­\ncratie suprême, qui consiste à tendre les mains aux rafalés et aux bagaudes\npar dessus la cohue grasse, rassise et thésaurisante des mornes parvenus ; et\nn'infligent-ils pas la dernière flétrissure à nos dirigeants, à notre tiers-état,\nà tous ces castors sordides, ceux qui, ne pouvant s'élever au dessus de cette\nmasse de redingotes opaques, préfèrent aller retrouver, au bas de l'échelle\nsociale, dans les derniers cercles de l'enfer, les mal-vêtus des couches bar.\n"}, {"page_pdf": 442, "texte": "                                  — 387 —\n\nbares et réfractaires, suspects à la symétrie et à l'équilibre banal de ce\nsiècle?\n    Hautement significative et péremptoire cette haine si invétérée, qu'elle\nproscrit le bourgeois de demain autant que le bourgeois d'aujourd'hui,\nqu'elle assimile l'ouvrier notable et politiqueur à une sorte de tétard du\ndirigeant, à un bourgeois en voie de formation, et qu'elle ne désarme, cette\nhaine, qu'au contact des gueux et des parias.\n    Les deux types d'aristocrates si différents et si proches, ne se trouvent-\nils pas précisément incarnés dans cette littérature russe, l'un par la\npoignante et toute humaine désolation de Dostoïevski, l'autre par la presque\ndivine sérénité de Tolstoï? Je me le demandais en relisant les deux études,\nde loin les plus solides et les plus achevées du livre, que Nautet consacre\nà ces géants. Et, de plus, après cette lecture, comme aussi après celle du\ntrop confraternel essai qui me concerne, Nautet me paraît réunir, à un\n même degré, une évangélique sympathie pour les barbares incultes et les\n parias et une admiration presque païenne pour les maîtres raffinés.\n    Toutefois, le génie sombre, le pessimisme noir de Dostoïevski, ces\n romans pleins de cauchemar qui ont l'air de se passer dans des basses-fosses,\n où des rictus grimaçants s'illuminent par taches dans les ténèbres, à je ne\n sais quelles exhalaisons surnaturelles; où des membres se convulsionnent\n comme chez les malades atteints de chorée, ces ivrognes croupissant dans\n leur kabak, ces plaies morales et physiques étalées, cette littérature au\n scalpel, ce réalisme sinistre ne laissent pas de l'effaroucher. Il se sent plus\n à l'aise avec le comte Tolstoï, génie moins heurté, moins frénétique,\n génie dont la douleur prie, pardonne et ne hurle pas de désespoir ;\n génie plus noble, plus élevé; génie sublime mais, quoi qu'en dise\n  M. Nautet, peut-être moins affectif que celui de Dostoïevski, génie si proche\n de Dieu que ses larmes constellent le ciel au lieu d'attendrir la terre, comme\n  celles du grand désespéré, notre semblable, notre frère.\n\n                                                   GEORGES EEKHOUD.\n"}, {"page_pdf": 443, "texte": "                          — 388 —\n\n\n\n\n                         VERS\n                   L'ANGE SOLITAIRE\nSeigneur, voici l'enfant distraite de la terre\nQue n'osaient espérer les races au déclin;\nGardez des vains témoins sa marche solitaire,\nEt quelle aille, avec vous, dans la laine et le lin.\n\nHeureux, dès ici-bas, les simples et les tristes .\nElle a reçu de vous les yeux qui vous verront !\nLe cœur brûlé d'amour de vos évangélistes\nBattra secrètement devant ce jeune front.\n\nCar ses seuls yeux baissés purifieront les âmes ;\nSans qu'un autre Messie ait vécu dans son sein\nElle sera bénie entre toutes les femmes,\nEt le sol, dans ses pas, sera réputé saint.\n\nFleur des fleurs à venir, qui parfumes d'avance\nLe bienheureux jardin où tu t'éveilleras,\nLaisse nous en passant un peu de ton enfance,\nEt que les nouveau-nés reposent dans tes bras.\n\nTon cœur vierge, ton cœur tendre et triste de mère\nS'ouvrira volontiers pour les simples d'esprit,\nEt puis tu t'en iras comme un songe éphémère ;\nL'évangile nouveau ne sera pas écrit.\n\nMais tu te survivras dans les âmes fidèles,\nPur esprit désigné pour un autre destin,\nDans les âmes d'alors, lasses de tout et d'elles,\nComme le souvenir de l'aube et du matin.\n\n                  LYS DANS LA VALLÉE\nEn moi je sens mourir un cœur prédestiné,\nMeurtri de tout l'amour qu'il n'aura pas donné,\n"}, {"page_pdf": 444, "texte": "                          — 389 —\n\nMourir, sans en rien dire, entre les mains des anges,\nA la simple façon d'un enfant dans ses langes,\nA la simple façon d'un tout petit enfant.\n\n0 cœur, donné par Dieu, qu'un bon ange défend,\nToi, rien ne souillera ta robe originelle!\nSois content de la seule étreinte maternelle\nDont t'environneront quelques beaux soirs d'été,\nEt meurs dans ton désir et ta virginité.\nLe silence t'a fait orgueilleux et timide ;\nC'est par lui que ta vie est solitaire et vide,\nToi, fait pour être aimé, toi, qu'on n'aimera pas\n\nMaintes vierges, tes sœurs, t'eussent tendu les bras\nComme au roi désiré de toutes leurs pensées,\nHélas! et tu n'as pas connu ces fiancées,\nTu n'as pas vu venir dans la paix de tes soirs\nCes pensives enfants qu'appelaient tes espoirs,\nEt tu te meurs de tout cet amour inutile,\nCœur battant, cœur meurtri, mon pauvre cœur stérile!\n\n\n\n\n                       BONNE MORT\n\n\n                               I\n\nDans quels jardins fermés me suis-je réveillé?\nAh! rien que les sanglots d'un cœur émerveillé!\nLes mots ne disent plus ce que l'âme veut dire.\n\nLe cœur me pleure! et j'ai ses larmes dans les yeux.\nDes bénédictions me viennent des grands cieux,\nAvec tous ces rayons mirés dans mon sourire.\n\nAprès cette allégresse oubliée ici-bas,\nVers quelles voluptés tendre encore les bras ?\nA y e z pitié, Seigneur, et faites que j'expire.\n"}, {"page_pdf": 445, "texte": "                         — 390 —\n\n\n                            II\nJe n'eusse pas osé les vœux que vous comblez ;\nCest trop vite rouvrir l'Eden aux exilés,\nNous ne sommes pas faits à ces grâces soudaines.\n\nEt toi qui m'amenas et qui ne pleures pas,\nDe quel ange envoyé foulais-tu donc les pas\nQuand tu m'as retiré des présences humaines ?\n\nMais que les frais léthés de ce bocage vert\nFont aisément douter qu'on ait jamais souffert,\nEt que mes guérisons mêmes me sont lointaines !\n\n                            III .\nEnfant dont les beaux yeux me regardent mourir\nSans qu'un pleur imprévu vienne les obscurcir,\nCette félicité ne t'est donc pas nouvelle ?\n\nProfond cœur féminin que rien n'étonne plus,\nPeut-être as-tu vécu dans des soirs révolus\nLe bonheur inouï que ce soir me révèle.\n\nNe me raconte pas quelle nuit vint après !\nMon bonheur me tuera sous ces ombrages frais,\nCar je suis des élus dont la joie est mortelle.\n\n                            IV\nPrépare néanmoins le cher lit parfumé ;\nD'autres ne s'en iront qu'après avoir aimé\nQui ne seront pas morts d'une mort aussi belle.\n\n\n                       ELDORADO\n\n          Les trirèmes de mon rêve\n          Cinglent vers un autre ophir ;\n    Un soir de là-bas chante sur la grève,\nDes hommes inconnus me regardent venir,\n"}, {"page_pdf": 446, "texte": "                         -   391   -\n\n        Ah! c'est la terre que f ai faite\n        Pour mes beaux yeux      intérieurs,\n             Pour mes yeux en fête\n        Des après-midis sur les fleurs.\n        La bonté du soleil s'y repose\n             Sur l'horizon inviolé,\n        Le soir est beau comme une rose\n             Dans ma Thulé.\n        Une humanité toujours ivre\n         Y chante d'une douce voix\n             Un bonheur de vivre\n        Qui mêle son âme à l'âme des bois,\n           Un bonheur mélancolique !\n        Et j'ai fait pleurer dans ses salles d'or\n           Un fabuleux pacifique\n          Beau comme la mer du Nord\n        Le premier soir que je l'ai vue,\n              Un océan divers\n        Fait des beautés des autres mers\nEt dont mes seules nefs labourent l'étendue !\n\n\n                         LE CŒUR\n\nMon cœur, je t'ai gâté comme une fille unique,\n         Une enfant qui ne vivra pas,\n    Qui mire en rêvant sa grâce anémique,\n         Ses beaux yeux lents, ses beaux yeux las,\n             Dans un miroir fidèle,\n                  Amoureux     d'elle!\n         Pauvre cœur plus aimant que les cœurs,\nTu mourras longuement, comme une enfant royale,\n             Las des mêmes douceurs,\n                    Et plus pâle !\n    Dans la vapeur des derniers encensoirs,\n                  Au fond des beaux soirs,\n                  Dis ta prière suprême,\n                  Celle d'autrefois,\nAvec l'accent nouveau qu'on y met quand on aime,\n         Et retrouve ta jeune voix ;\n"}, {"page_pdf": 447, "texte": "                                           392\n\n\n                Car tu faiblis dans les étreintes,\n                     Tu te meurs sous les baisers,\n                       Roi des cœurs brisés,\n     Las de l'amour en pleurs des courtisanes saintes,\n             Hélas! et qui n'aimeras plus!\n             Puisque enfin voilà l'angélus\n         Qui tinte pour toi dans le paysage\n             Si tristement ! si longuement !\n         Le signal d'un suprême voyage\n                  Vers un pays plus charmant,\n                  Meurs, du moins, selon ta race,\n             Las des rêves, las des amours,\n     Dans les bras de l'enfant qui t'aimera toujours,\n                  Meurs, du moins, avec grâce !\n                                                          FERNAND       SEVERIN\n\n\n\n\n                   TRANSPOSITIONS (1)\n                                  I. — STUPEUR\n\n                                          D'après un pastel de M. GEORGES LEMMEN.\n\n              Ce qu'elle a vu ? Dans l'a venir soudain clair, ce qu'elle a vu, si\n               loin, si bas? Pourquoi — ce malheur encore, au malheur de\n               vivre — a-t-elle un instant pensé, la prédestinée, et a-t-elle\n               cédé, yeux ouverts, à l'attirance inférieure?\n   La chemise, de ses épaules était glissée, retenue à peine par un fallacieux\nruban de satin mauve agrafé d'une artificielle rose, vineusement rose en des\nfeuilles vertes, et plus lamentablement flétrie qu'une fleur morte. Et sa\nchair nue s'apercevait : sa chair tavelée et brûlée par le plaisir, sa chair\nardente où que de lèvres s'étaient usées, s'étaient séchées que de larmes,\ndans le vertige des parfums rares mêlés à son parfum tiède.\n\n\n  (1) D'autres suivront, d'après des Japonais, des Primitifs, des Modernes. Égoïste col­\nlection de reflets et de souvenirs d'art, en quelque sorte le musée de mes préférences, et\nque devront, parallèlement, expliquer et compléter, des notes critiques.\n"}, {"page_pdf": 448, "texte": "                                  -   393   -\n\n   Le nez charnu, aux ailes apaisées, les sourcils forts, le menton rude un\npeu et masculin, tous ces souvenirs de la plébéienne origine s'accentuèrent\nfugitivement et donnèrent à sa beauté le dessin cruel d'un Degas.\n   Ses cheveux, ses beaux cheveux splendides, d'un brun fauve aux reflets\nd'automne, dérangés en le désordre de ce dévêtement — l'étrangeté de leur\nfouillis ténébreux griffé d'éclairs roux — semblèrent une forêt que le feu\ndévore, dans la nuit, sous le vent, avec l'horreur, le mystère, l'épouvante et\nla fuite! Et l'on eût dit qu'elle secouait des flammes sur son front pur,\nson réginal front droit de statue qui la sacrait pour l'autorité, et dans les\nplus irrémissibles déchéances, érigeait la tour d'ivoire de sa pensée\ninviolée.\n   Seule, sa bouche était restée féminine, sa bouche aux lèvres pâles d'amou­\nreuse éternelle, ses lèvres minces qui si bien savaient happer le baiser, et\nboire et sucer l'eau des bouches, spasmodiques ventouses aux extraordinaires\ncaresses! Experte en blessures et en consolations également inouïes, cette\nbouche, un souci la crispe...\n    Ce qu'elle a vu, dans l'a venir soudain clair, là-bas, si loin, si bas?...\nCar ses yeux pailletés d'or sombre, ses yeux grands se sont agrandis, et\nleur regard perdu vague, flotte et rêve, en des immensités, vers des choses\n qui ne sont pas d'ici. Et la lassitude effroyable, l'amertume de sa vie, de\n toute la vie, fut en ses mornes prunelles; oh ! ce regard et ce sourire vaincus,\n de tant de tristesse, devant ce siècle d'hommes finis et d'aventures médiocres,\n révélateurs, lents conteurs d'un découragement écrasé, souffrance supé­\n rieure, charme de songe et de douleur, un instant émané de cette fleur de\n sang en feu, fleur superbe aux chairs flambantes, que tous vous avez vue\n passer, méconnaissable, dans le tapage ignoble de ses triomphes et de ses\n débauches en fièvre.\n    Ses yeux, elle les ferma, DEPUIS, docile à l'attirance inférieure.\n\n\n                             II. — SACRIFICE\n\n                                                  D'après une estampe japonaise.\n\n   Calme et décidé, mais voulant paraître paterne pour ne pas trop effrayer\nl'enfant qui tremble, le vieux prêtre, en sa robe noire brodée d'ossements et\nde crânes très blancs : toute une fantaisie macabre de tradition, devant la\ncuve énorme, brune, entourée de fumées et de flammes d'or, légères, dévo-\nratrices,\n   caresse la joue de l'enfant qu'on amène, le pauvret, une inquiétude en\n"}, {"page_pdf": 449, "texte": "                                    394\n\nsa jolie figure ronde de poupée, couvert d'une robe blanche ceinturée de\nbleu pâle, le caresse comme pour l'encourager à l'immolation prochaine,\n  tandis qu'au milieu des guerriers rangés pour la cérémonie, une femme\ndésespérée sanglote et s'éplore, retenue par des lances, et qu'un homme,\nbras croisés, dans une angoisse farouche, attend.\n\n\n                III. — L'ATELIER DU SCULPTEUR\n\n                                                 D'après une estampe japonaise.\n\n    L'atelier du sculpteur est plein d'un peuple étrange, immobile, assem­\n blée silencieuse de sennins et de divinités :\n   Voici le dieu livide qui règne dans les flammes et l'effroi, le dieu de\nsagesse au front élevé, tenant en main le rouleau de toute science, le grand\ndieu rouge à l'écharpe verte, le dieu des enfants au ventre énorme secoué\nd'un gros rire, et la gracieuse déesse qui vole, parée du lotus sacré, sa\nlongue robe ondulant au vent comme un drapeau, et combien d'autres,\nredoutés et fameux !\n   Voici les sennins de la légende, les saints vénérables, vieillards calmes\nà l'impassibilité de momies; celui qui porte une grenouille et celui qui che­\nvauche un poisson, tous; et voici des masques et des monstres, des masques\nde gaieté et de douleur, des masques qui ricanent et qui hurlent, et l'ani­\nmalité fantastique des dragons, des chiens et des tigres — grondantes chi­\nmères.\n   L'impévue réunion de pierre est dominée par un Bouddha colossal aux\nreflets de bronze, assis sur la coupe épanouie de la Fleur sainte, la main\ngauche sur le genou, la droite levée, ouverte, avec l'index plié comme pour\ncommander le recueillement et le silence, la tête nimbée d'or et de rayons,\nles yeux perdus ailleurs dans une songerie que nul ne finira et la bouche\nimperceptiblement souriante aux délices de cet anéantissement extasié.\n   Parfois, le ciseau levé, le sculpteur regarde, avec une ferveur timide, la\nsérénité majestueuse du rêveur éternel.\n\n\n                            IV — TAPISSERIE\n\n                                          Aux murs de la chapelle du Saint-Sang,\n   Pour Mlle Marie d'Ans.                               à Bruges.\n\n   C'est le corps d'un grand Saint qu'on rapporte des lointaines contrées où\njadis il partit, sous les mépris et les injures, annoncer aux peuples atten-\n"}, {"page_pdf": 450, "texte": "                                      395\n\ntifs, son Dieu. Après des siècles, sa parole vibre encore et son œuvre s'éter­\nnise...\n    Là-bas, c'est la mer, là-bas, qui berce les vaisseaux bénits, aux mâtures\nélancées doucement fléchies sous les voiles, si petits et si frêles, là-bas,\ncomme des blancs oiseaux prêts à de nouveaux départs.\n    Et du bord des eaux, s'avance l'auguste théorie. Tous ils sont accourus,\nles hommes d'église et les hommes d'armes, les chevaliers et les prêtres, les\névêques et les princes, ils sont venus, avec leurs fidèles et leurs vassaux,\nsaluer la dépouille sainte et lui faire un cortège de roi !\n    C'est, pendant des lieues, en ce paysage de clarté blanche, si nocturne­\nment, si lunairement étrange, la procession magnifique. De la plage aux\ncollines, à travers les bois sombres et les fleuves bleus, au milieu des prai­\nries, jusqu'à la merveilleuse église, en la ville fière, très lointaine, où attend\n l'apothéose du tombeau.\n     Jeunes seigneurs aux fronts où dorment des désirs de gloire et de combats,\n châtelaines aux beaux yeux qui songent d'amour, insouciants enfants\n charmés auxquels s'enseigne la majesté des choses pieuses, plèbe misérable\n distraite de son angoisse, soldats farouches aux pesantes cuirasses et dont\n les piques levées font comme une forêt qui marche, tous, le cierge à la\n main, prosternés et grandis dans l'exaltation sublime d'un acte de foi; el­\n les petites flammes blanches des cierges, tremblantes au vent qui passe,\n semblent des prières s'envolant vers le ciel.\n     Chants liturgiques des moines blancs, des prêtres en robe noire, des\n évêques et des abbés mitrés, soutenant leurs années de leur ferme crosse\n d'or, et leurs vieux dos pensifs courbés sous les chasubles d'apparat où des\n gemmes radieuses scintillent parmi les broderies.\n     Partout, le Signe sauveur, le vivifiant symbole, promesse de pardon,\n espoir de justice, fontaine de dévouement et de pitié, partout, la Croix,\n couchée sur le cercueil vénéré, sur la pourpre des étoffes sacerdotales, aux\n épées des chevaliers, et sur la gorge des femmes, partout, consolatrice et\n  triomphale, la Croix !\n      Par quel jour, par quel soir, par quelle nuit s'en va la procession splen­\n  dide?\n      Aux lointains, ce sont d'irréelles blancheurs de lune et de rêve; et les\n  rouges des chapes ont éteint leurs fanfares et exquisement pâli ; les tuniques\n  jaunes ont des ombres violettes et les robes bleues ne sont plus bleues qu'en\n  leurs replis. Les faces sont toutes blanches et les yeux sont tout noirs,\n   regards inquiétants de spectres, chanson mélancolique de couleurs qui se\n   meurent...\n"}, {"page_pdf": 451, "texte": "                                   — 396 —\n\n   Et l'église, au loin, la ville entrevue, avec ses tours et ses remparts, qu'elle\nparaît vague, et blanche, et enchantée ! Les hautes fenêtres gothiques illu­\nminées, comme éclairées à l'intérieur, en cette nuit indécise, de pure flamme\nblanche, et les vitraux, et les nervures des arceaux apparaissent en silhouette\nnoire, comme les rameaux d'une végétation fantastique !\n   Par quel soir de lune et de rêve, par quelle blanche nuit étrange, s'en va\nla procession fantôme?...\n                                                          JULES DESTRÉE.\n\n\n\n\n                                 DÉCOR\n               Comme au vitrail d'un oratoire,\n               Casque d'argent, panache blanc,\n               Fraise au col, tunique de moire,\n               La lune sur la nuit descend.\n\n                Dans le parc tout bleu de lumière,\n                Sous les tilleuls silencieux,\n                Les regards levés vers les cieux,\n                Pierrot, à genoux, en prière,\n\n                Rêve. Cierge ! le blanc jet d'eau\n                Pensif dans le soir se dresse au\n                Rhythme lointain de la cascade.\n\n                La lune, d'un rayon d'acier\n                A Pierrot donne l'accolade,\n                L'arme et le sacre chevalier.\n                                                 MAURICE DESOMBIAUX.\n"}, {"page_pdf": 452, "texte": "                                  — 397 —\n\n\n\n                 PROSES LYRIQUES\n                                       I\n\n                                  FÉERIE\n              C'était un gracieux petit théâtre, d'un luxe fragile, mièvre et\n                compliqué, sans afféterie. — Sur la scène minuscule, illuminée\n                par des flammes de bengale, glissaient sans cesse des appari­\n                tions diaphanes et immatérielles ; les décors et les personnages\nconstamment renouvelés, semblaient fluides et volatils et les tableaux à\npeine formés, se dissolvaient en fumées opalines... Forêts verdoyantes où\npleuvaient des clartés, où tremblaient sur le sol comme des nénuphars\nde lumière; archipels et méditerranées orientaux palpitant doucement et\nondulant sous l'éther embaumé ; labyrinthes d'une architecture svelte et\nparadoxale... Parmi cette capricieuse décoration, aux accords aériens d'une\nfantasque et capiteuse musique italienne, voltigeaient, dansaient, s'enla­\nçaient, — vagues reflets d'un songe diffus, — des jeunes filles et de désin­\nvoltes adolescents, revêtus de riches étoffes bigarrées, de soie, de velours\net d'or... Ils se faisaient de nobles et joliment solennelles révérences, se\nparlaient avec des gestes mignards, suppliants et mutins, se souriaient\nlangoureusement et presque aussitôt s'évanouissaient...\n   Et le désir m'attristait, devant ce spectacle féerique, de connaître les\npuérils, pétillants et folâtres propos, les madrigaux musqués et fondants de\nces comédiens exquis. Mais, le souffleur criait d'une voix si terrible et reten­\ntissante qu'on n'entendait plus ni les chanteurs, ni l'orchestre, — et même,\nil entrecoupait sa lecture de doléances et du récit de ses infortunes conju­\ngales.\n   Stupéfait de l'excessive longanimité du' public à l'égard de cet artiste\nsubalterne, je me retournai vers mes voisins pour solliciter une explication :\nils écoutaient d'un air attentif et sans le moindre étonnement.\n   Cependant, tout à coup, abandonnant sa besogne, l'extraordinaire souf­\nfleur se mit à geindre et à larmoyer bruyamment, comme accablé sous le\npoids d'un définitif et intolérable chagrin.\n   Alors, exaspéré et agacé par les hurlements stupides, les grossières et\nindiscrètes lamentations de cet individu, jetant un regard de regret sur le\ncadre, où se déployait toujours la splendeur des fantasmagories, — je\nm'enfuis de ce théâtre singulier.\n                                                                        24\n"}, {"page_pdf": 453, "texte": "                                 — 398 —\n\n\n                                      II\n\n                                TES YEUX\n                                                          A CAMILLE R***\n   Yeux, miroirs sibyllins des ténèbres intimes ; fallaces mirages ; voiles\ncomplaisants des turpitudes ; prismes décevants et parjures qui subornent,\npromettent et trahissent.\n   Abîmes où croupit et d'où émerge la pensée intérieure, où luit et scintille\nle charme des espérances criminelles. — Lagunes marécageuses, engour­\ndies, hantées par le feu-follet nocturne, — où, sous les floraisons bulbeuses\net morbifères, gisent et couvent les félonies, les vaseuses aspirations, les\nluxurieux désirs, les concupiscences maudites.\n   — Cristal translucide, — eaux adamantines, lacs limpides qui s'effarent\nà l'envol léger de l'oiseau, dans lesquels se mirent en tremblant les nym­\nphasas, les asphodèles et les pâles graminées frissonnantes.\n   Proxénètes éhontés, Trésoriers infidèles ; — foyers inépuisables de cha­\nrité et d'humilité : — Yeux, — Inquisiteurs aigus, mystérieux interroga­\nteurs.\n                                      III\n\n                      A WOLKENKUKUKSHEIM\n\n   Un soir, songeant et équilibrant, avant de m'endormir, de magnifiques\nprojets, je résolus fermement de commencer, dès le lendemain, à vivre\ncomme il fallait vivre, ainsi que j'avais toujours ambitionné de vivre.\n   — J'aurai, me disais-je, — une seule chambre, loin du tapage des rues et des\nmultitudes, étroitement close. Ses murs seront magnifiés d'hyperboliques\ntapisseries brodées avec toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, où, sur un fond\nd'argent adorablement terni, des hippogriffes, de fabuleuses licornes, des\nfleurs héraldiques, des arabesques contorsionnées s'enchevêtreront et\nrécréeront la lassitude de mes yeux dont le dégoût alourdit les paupières.\nUne timide veilleuse d'albâtre versera dans la pièce, la clarté justement\nsuffisante, pour me permettre de voir la fumée de ma pipe et un peu —\nmais si vaguement — le brocart chimérique des tentures.\n   Et là serai-je, assis ou couché, fumant d'un tabac dont la saveur me\nparaîtra toujours nouvelle, servi par l'admirable petite fée, qu'entre mille\nj'aurai élue. Elle se tiendra devant moi, sans rien dire, me regardant d'un\nair confiant, soumis, naïf et respectueux, sans rien dire et moi aussi, je\nconsidérerai ma petite fée en silence. Mais, aussitôt qu'elle s'apercevra que\n"}, {"page_pdf": 454, "texte": "                                 — 300 —\n\nje suis non loin de penser à quelque chose, elle devinera que ma pipe est\nprête à s'éteindre et — en allumant vite une autre, — elle me la glissera\nentre les lèvres, avec un sourire duquel vous ne pouvez vous faire la plus\nlointaine idée. Enfin tandis que, paisiblement, je reposerai, ma petite fée,\nvive et alerte, mettra en ordre notre ménage exigu, afin de m'éviter tout\nagacement.\n   Voilà, nous aurons trouvé la liberté authentique, hors des cohues ; —\naffranchis des figures désagréables, des papiers maculés, sereinement igno­\nrants, nous jouirons de cette parfaite béatitude, sans arrière-pensée, ni\nremords, ni envie, — de tout notre cœur !\n   — Le sommeil me saisit sur la lénifiante assurance de la félicité pro­\nchaine, inquiétée pourtant par le léger malaise, la sensation d'avoir omis,\nen ce mirifique arrangement, un détail minuscule mais essentiel.\n   Et soudain, au milieu de la nuit et de l'éblouissement des ténèbres, je\nme réveillai en sursaut : — « Mon Dieu! quadruple buse! ce que tu as\noublié!... Où chercheras-tu l'or qui te permettra d'acquérir et la petite fée\net les étoffes chamarrées et ce tabac délectable et surtout d'acheter le droit\nde ne rien faire, — de ne plus jamais lire ni écrire?... »\n\n\n                                      IV\n\n                                  LA N U I T\n                               L'homme fut solitaire dans un PAYSAGE DE NUIT.\n\n  Oh! qu'elle est épaisse et sombre et lourde, la Ténèbre!\n   Voici, il y avait la lumière et la joie et du bruit, des voix chantantes, des\nparoles humbles ou hautaines, — la Vie enfin, parmi laquelle, dédaigneuse­\nment, je suis passé, pèlerin orgueilleux, hiérophante altier d'un culte trop\nsublime!\n   Et, dans ma haine pour les gloires vulgaires, je pleurais l'aime et monde\nsérénité d'un ermitage lointain. La Puissance combla mes vœux amers,\nau delà de mon espoir car, avec la solitude, elle me donna une nuit inson­\ndable et muette.\n   Oh! la paix souriante et légère du matin!\n   Sans relâche, je marche, droit devant moi, — au travers les forêts et les\nsteppes arides, — je marche, je cours, je me hâte, en priant d'une voix\nhaletante, monotone et lasse, en la suppliant de faire luire, au plus profond\nde l'horizon voilé, une blafarde, froide et souffreteuse aurore.\n   Quelle allégresse illuminerait ce cœur désolé!\n"}, {"page_pdf": 455, "texte": "                                  — 400 —\n\n   Mais l'obscurité se resserre, se condense, m'emprisonne de toutes parts\net rien n'y fulgure, sinon mes songes, l'ombre de mes angoisses, étrange et\nterrifiante. Et toujours déçu, n'osant prendre aucune trêve, car la clart\nsalutaire est, peut-être, si proche, je vais, au milieu du silence insuppor­\ntable et de la nuit tourbillonnante, vers un but qui recule et se dérobe.\n\n\n                                       V\n\n                              EUTHANÉSIA\n\n   Glauques, lymphatiques, crépusculaires dévalent les eaux; silencieuse­\nment ondulent et se submergent les vagues, — sans bruit affluent, glissent\net se refoulent les vagues.\n   Et en suivant d'un regard d'agonie, le fil léthargique des ondes, les cica­\ntrices anciennes lui semblent s'être rouvertes soudain et qu'entre ces calmes\nberges, c'est son sang qui coule et s'épand dans la plaine, — son sang et ses\nsouvenirs, ses chers souvenirs, toutes les douces choses posthumes qu'aux\njours obscurs et troubles il aimait à se remémorer.\n   Avec son sang, les forces l'abandonnent, ruissellent lentement; lente­\nment, le Rêve replie ses intrépides ailes... Et la tendresse sanctifiante et\ngrave de l'heure vespérale proclame le charme ineffable de la mansuétude\net de l'oubli.\n   Les eaux lustrales l'investissent, l'ensevelissent et l'entraînent. Toute\nvolonté lui est étrangère maintenant ; le baptême léthéen a lavé les souil­\nlures; les dernières ambitions charnelles se sont assoupies sur ses lèvres et\ndans son cœur.\n   Qu'importent les fourberies et les tribulations sublunaires ! Tout se dis­\nsout, s'assuavit derrière les brouillards nocturnes ou transmigre avec les flots\nmouvants : la courbe des rives s'allonge, s'efface ; la nappe liquide et lui­\nsante s'étend, écarte nonchalamment les terres, — tout souvenir de la Terre\ndouloureuse et marâtre.\n\n                                      VI\n\n                               LE CONVIVE\n\n   J'ignore, en vérité, par quel concours d'insolites circonstances, je me\ntrouvai, un soir pénible, attablé avec cet homme.\n   Vaguement, je l'avais entrevu, remorquant sa tenace maussaderie parmi\nles foules disparates des solennités artistiques, excommunié des joies envi-\n"}, {"page_pdf": 456, "texte": "                                   — 401 —\n\nronnantes, le cerveau gangrené, pensais-je, par telle incurable et perforante\nide'e fixe.\n   A cette heure, assis vis-à-vis de moi, il mangeait sans mot dire et moi-\nmême, sous l'oppression de je ne sais quelle inquiétude, ne songeais guère\nà briser la glace, — que minaient, peut-être, les flammes étouffées d'une\ngéhenne cérébrale, — par de bienséants préliminaires. Je considérais,\ncurieusement, le commensal qu'un hasard fortuit, m'imposait.\n    Obstinément, son regard se fixait sur la table ; l'évidente et natale noblesse\nde ses traits, ravinés, saccagés maintenant par quelque bien chère et tou­\njours plus impérieuse douleur, me frappa ; ses minces lèvres exsangues par­\n fois se distendaient fébrilement, comme s'il voulait parler,— mais, aussitôt,\n sans doute, un décourageant A quoi bon? mental lui scellait la bouche...\n Dans ses allures indécises et ses moindres mouvements transparaissait un\n embarras singulier et son front semblait s'incliner pour cacher l'invisible\n flétrissure, les corrodants stigmates d'une profonde et infamante déchéance.\n    Enfin, à l'improviste et comme prenant un parti désespéré, fixant lente­\n ment et pesamment sur moi ses yeux pâlis, il articula d'une voix insinuante,\n rauque, timorée, — écho lassé d'obstinées et infécondes méditations : —\n \" Monsieur... — ici, il essaya un humble et grimaçant sourire, — Mon­\n sieur, permettez-moi de vous adresser une bien spécieuse et indiscrète ques­\n tion... \"\n    Il hésita encore, me lança un coup d'œil anxieux, hagard et suppliant :\n    — Monsieur... croyez-vous en... DIEU?\n                                                        ARNOLD GOFFIN.\n"}, {"page_pdf": 457, "texte": "                                  — 402 —\n\n\n\n\n            L'AFFAIRE LEMONNIER\n   Dérogeant à nos habitudes, nous donnons ici un article qui a déjà paru\ndans Gil Blas. Cette étude, venant après la protestation de la Jeune Bel­\ngique contre le procès intenté à Camille Lemonnier, nous semble résumer\net définir exactement et violemment ce que nous pensons nous-mêmes de\ncette ridicule affaire.\n\n          LES EUNUQUES DU GRAND SÉRAIL\n\n              Ils sont fidèles et incorruptibles, je vous en réponds, ces\n                émasculés du cœur, ces castrats du cerveau. Ils ne permet­\n                tront jamais à aucun mâle de coucher, un seul instant, avec\n                la cafarde imbécillité du genre humain dont ils ont le sacré\ndépôt. Il leur repousserait à eux-mêmes des génitoires de gladiateurs avant\nqu'ils oubliassent leur consigne de ne laisser passer aucune idée, aucun\ngénéreux concept d'art pouvant être supposé capable de dépuceler notre\nvomitive innocence!\n   Elevés à l'école de la servitude, nourris du lait de putois des plus vieilles\ntraditions universitaires, amplement drapés dans des toges obsolètes, où\nleur conscience d'albumine peut flotter à l'aise, bavant d'obscures verbosités\ndans cette langue immémorialement décrépite dont les plus sordides huis­\nsiers rougissent, parfois, quand leur canaillerie les a rendus opulents et\nconsidérables, — ils ont un don, néanmoins, ces hongres de la Balance, un\ndon sublime et qui leur fut départi dans les siècles anciens par le Dieu des\npleutres, mais qui ne devait éclater comme une fleur de dégoûtation absolue\nqu'en cette seconde moitié du dix-neuvième.\n   C'est le don canin d'un certain flair infaillible pour discerner une œuvre\nd'art véritable. Je ne suis point élu pour parler politique en cet endroit, du\nmoins aujourd'hui. Cette racine d'amertume et d'ignominie révolte, d'ail­\nleurs, mon pauvre estomac. Je n'ai pas même qualité pour faire de la\npsychologie sociale, comme l'écrit avec faste cet excellent M. Drumont\nqui ne paraît pas s'être enquis fort exactement du sens des mots. Il n'entre\ndonc pas dans mon sujet de rappeler cet amas de purulences, ce Cotopaxi\nde turpitudes dont le témoignage universel accuse la magistrature française.\n   Il se peut, après tout, qu'aux yeux de cette veuve surannée des pouvoirs\ndurables et grands d'autrefois, la prévarication même apparaisse comme le\nplus sacré des devoirs, quand il s'agit d'un maître, quel qu'il soit, capable\nde la gratifier, — ce maître fût-il d'un seul jour, eût-il été lancé au pinacle\npar la botte crottée d'un vidangeur fatidique, pour en retomber, l'instant\nd'après, comme une charogne en déliquescence!\n   Je demande qu'il soit observé que je m'occupe d'art uniquement, exclu-\n"}, {"page_pdf": 458, "texte": "                                 — 403 —\n\nsivement, dans cette chronique, et que cela me suffit tout à fait pour incri­\nminer, à mon tour, la magistrature.\n                                        * *\n    Tout le monde sait, depuis trois jours, que Camille Lemonnier a été\ncondamné à 1,000 francs d'amende par la g\" chambre, pour outrage aux\nmœurs, absolument comme s'il avait vendu des cartes transparentes sur la\nvoie publique ou caressé un jeune typographe dans diverses pissotières.\n    Or, Lemonnier a simplement écrit un article d'art. Un article d'art, hein !\nce n'est pas commun dans les journaux où les ordures surabondent et ne\nsont jamais poursuivies.\n    Mais, voilà, la magistrature a surtout le flair de ce genre de délit contre\nla médiocrité et l'hypocrisie sociales, qu'elle paraît avoir décidément pour\nmission de protéger. Elle est alors tellement ignoble qu'elle en devient\ninfaillible, ainsi que je le disais tout à l'heure.\n    Cette prérogative papale à rebours ne vous semble-t-elle pas prodigieuse?\nNous autres, du bâtiment, nous sommes infiniment exposés à nous tromper.\n Il nous arrive parfois de préférer une œuvre inférieure, parce que nous\navons en vue l'Art seul et que nous pouvons être obstrués momentanément\npar la conception qui nous en est propre.\n    Les magistrats, pour voir clair, n'ont besoin d'aucune conception, ni\nd'aucune notion de l'art. Il leur suffit d'être les tuteurs de la bêtise « au\n front de taureau » qu'aucun art ne peut entamer et dont le signe caracté­\nristique est l'horreur des mots, la panique horreur des mots puissants dont\n l'art est avide, parce qu'eux seuls correspondent à ce besoin d'absolu qui\n est son essence.\n    Une parole audacieuse et forte lancée par un écrivain produit en eux\nl'effet du coup de baguette sur ce tambour oriental d'une sonorité terrible\n dont les vibrations deviennent plus profondes en s'élargissant, jusqu'au\n point d'affoler les nerfs et d'engendrer le tremblement.\n    Comment pourraient-ils s'y tromper? et quelle est la critique littéraire\n qui pourrait se flatter d'un aussi merveilleux discernement? Baudelaire,\n Flaubert, Barbey d'Aurevilly furent incriminés pour d'incontestables chefs-\n d'œuvre, pour des livres qui sont l'honneur, l'unique honneur de la France\n contemporaine et qui continueront de resplendir, quand cette pudique\n société d'avocats fangeux et de sodomites intègres aura sombré pour jamais\n dans les dépotoirs infinis de sa crapuleuse vertu.\n\n                                      ¥   *\n\n\n   Une chose m'afflige et m'inquiète. C'est que Lemonnier n'ait pas pu\nattraper dix ans de bagne.\n   Un instant, j'ai redouté pour lui l'avanie suprême d'un acquittement qui\neût impérieusement nécessité les fastidieuses corvées d'un recours en réha­\nbilitation. Mille francs d'amende, c'est une véritable dérision quand on veut\nchâtier un artiste vraisemblablement pavé d'or. Ne pouvait-on, du moins,\nlui appliquer le maximum d'un copieux emprisonnement ?\n"}, {"page_pdf": 459, "texte": "                                  — 404 —\n\n   Cette miséricordieuse rigueur s'imposait d'autant plus que l'accusé appar­\ntient à la nation belge et passe avec raison pour le plus grand écrivain de\nson pays. Il fallait à la fois obéir aux récentes consignes d'un gouvernement\nd'horribles mufles qui décrètent l'inhospitalité française et punir exemplai­\nrement un incontestable artiste.\n    Le cas de ce criminel était, d'ailleurs, aggravé par la plaidoirie d'Edmond\nPicard, le célèbre avocat de Bruxelles, venu tout exprès pour défendre son\ncompatriote et pour tenter outrageusement l'inoculation de quelques idées\nlittéraires dans les cervelles barrées de nos magistrats.\n    Il est vrai que cette plaidoirie extraordinaire a produit le double effet\nd'être applaudie par tout individu capable de penser et de sentir, et d'être\nprodigieusement inaperçue du Tribunal qui a motivé son arrêt dans une\nignorance invincible des arguments apportés par le défenseur.\n    Le texte de la condamnation est reluisant de crasse et de certitude, et\npassant à côté du plaidoyer négligé comme n'existant pas, court s'ajuster\ncomme un emplâtre au réquisitoire de cet imbécile de substitut, qui ne veut\npas qu'on « blesse le goût », ni que « la liberté dégénère en licence », sous\naucun prétexte, et qui parle sérieusement de « la délicatesse de forme » de\nl'auteur de Pantagruel, de torcheculative mémoire.\n    Enfin, car cette faconde vertueuse est à faire vomir, le tribunal a l'extrême\nbonté de considérer qu'il y a des circonstances atténuantes, qu'il se garde\nsoigneusement de notifier. C'est toute la victoire obtenue par Edmond\nPicard sur ces magistrats d'antichambre qui ont eu l'inconséquence de\ndésirer qu'on ne les accusât pas de vandalisme et qui, privant Lemonnier\nde la prison glorieuse à laquelle il avait un si juste droit, ont tout de même\nvengé la morale de nos plus austères fripouilles en le condamnant au\nmaximum de l'amende.\n\n\n   Mon Dieu ! l'Art est une chose vitale et sainte, pourtant!\n   Dans l'effroyable translation « de l'utérus au sépulcre » qu'on est convenu\nd'appeler cette vie, comblée de misères, de deuils, de mensonges, de décep­\ntions, de trahisons, de puanteurs et de catastrophes; en ce désert à la fois\ntorride et glacé, du monde, où l'œil du mercenaire affamé n'aperçoit, pour\nfortifier son courage, qu'une multitude de croix où pendent, agonisants,\nnon plus les lions de Carthage, mais des ânes et de dérisoires pourceaux\ncrucifiés ; dans ce recul éternel de toute justice, de tout accomplissement\ndes réalités divines ; attiré par l'horrible humus dont ses organes furent\npétris; convoité, comme un aliment précieux, par toutes les germinations\nsouterraines; sous le planement des aigles du charnier et des corbeaux de\nla poésie funèbre et sentant, avec une angoisse sans mesure, ses genoux\nplier à chaque effort ; — que voulez-vous que devienne un malheureux être\nhumain sans cette lueur, sans cet arome subodoré des jubilations futures?\n   Tout nous manque indiciblement. Nous crevons de la nostalgie de\nl'Etre. L'Eglise, qui devrait allaiter en nous le pressentiment de l'Infini,\nagonise, depuis trois cents ans qu'on lui a tranché les mamelles. L'extradi-\n"}, {"page_pdf": 460, "texte": "                                  — 405 —\n\ntion de l'homme par la brute est exercée jusque dans les cieux. Il ne reste\n plus que la louve de l'Art qui pourrait nous réconforter, si on ne lapidait\n pas les derniers téméraires qui vont encore se ravitailler à ses tétines\n d'airain.\n     On a beau dévaliser les âmes et détronquer l'homme ; après tout, il res­\n terait à décréter son abolition pour que disparussent tous les ferments de\n l'incompressible idéal qu'il porte en lui et que la plus sacrilège éducation\n n'élimine pas. Aucun degré d'avilissement ne peut être calculé pour préva­\n loir contre la nature.\n    Aussi longtemps que subsistera la race douloureuse des enfants d'Adam,\n il y aura des hommes affamés de Beau et d'Infini, comme on est affamé de\npain. Ils seront en petit nombre, c'est bien possible. On les persécutera,\nc'est infiniment probable. Nomades éplorés du grand Rêve, ils vagueront\ncomme des Caïns sur la face de la terre, et seront peut-être forcés de com­\npagnonner avec les fauves pour ne pas rester sans asile. Traqués ainsi que\n des incendiaires et des empoisonneurs de fontaines, abhorrés des femmes\n aux yeux charnels qui ne verront en eux que la guenille, invectives par les\n enfants et les chiens, épaves affreuses de la Joie de soixante siècles, roulées\n par le flot de toutes les boues de ce dernier âge, ils agoniseront à la fin, —\n aussi confortablement qu'il leur sera donné de le faire, — dans des excava­\n tions tellement fétides, que les scolopendres et les scarabées de la mort\n n'oseront pas y visiter leurs cadavres !\n    Mais, quand même, ils subsisteront pour désespérer leurs bourreaux ; et\n comme la nature est indestructible et inviolable, il pourrait très bien arriver\n qu'un jour, — par l'occasion de quelque surprenant baiser du soleil ou\n l'influence climatérique d'un astre inconnu, — une exceptionnelle portée\n de ces vagabonds, inondant la terre, submergeât à jamais, dans des ondes\n de ravissement, cette avortonne société de sages goujats qui pensaient avoir\n exterminé l'aristocratie du genre humain !\n\n                                      ***\n    En attendant cette revanche possible, mais humainement inespérable,\nhélas! est-ce que nous n'aurons pas la consolation de la voir finir, quelque\njour, dans le plus insondable mépris, cette Institution décriée qui trouve le\nmoyen de déshonorer un peu plus la France en faisant une guerre si basse\nà la seule grandeur dont nous puissions encore nous enorgueillir?\n   Dire qu'elle a frappé Baudelaire, l'un des deux ou trois poètes du siècle\net que la pécore est fière de cet attentat pour lequel on devrait couper la\nqueue et les oreilles à chacun de ses fonctionnaires et les condamner à\nl'infamante extraction des plus délétères guanos!\n   Il faut vraiment songer à l'effroyable pénurie de l'âme française, après\ndix-huit ans de prostitution républicaine, pour concevoir l'indifférence de\ntout un peuple qui supporte que ceux qui lui font sa dernière gloire soient\ncontaminés par de telles mains !\n   Je n'ai tant parlé de Lemonnier que parce que son affaire est une conti­\nnuation des turpitudes antérieures dont l'éclaboussure atteignit quelques-uns\n"}, {"page_pdf": 461, "texte": "                                  — 406 —\n\nde nos plus grands hommes. Je ne me suis pas imposé la tâche de juger ici\nl'auteur du Mâle que je nomme simplement à la suite des autres, sans aucun\ndessein de comparaison favorable ou défavorable. Quand l'occasion se pré­\nsentera, je lui réglerai son compte, le plus équitablement que je pourrai.\nJusque là je ne veux voir en lui qu'un artiste quelconque, mais un artiste\nassurément, que des bavards en jupons d'eslaves ont eu, ces jours passés,\nl'indicible honneur de juger et de condamner.\n    Mais quand viendra le bienheureux jour où il faudra décidément les\nassommer dans les ténèbres, ces soprani de la Justice, comme il sera bon\nde leur chuchoter auparavant des choses profondes! de leur dire, par\nexemple, que l'Art est un ennemi qui n'admet point de quartier et qui doit\nfinir par dévorer les imbéciles qui le méprisent sans comprendre qu'il leur\nserait indispensable de l'exterminer ; que c'est une force de droit divin au\ndessus des princes de chair qui paissent les hommes dans les temps de\nmonarchie et des princes de boue qui lèchent les émonctoires populaires\ndans le temps des républiques ; que c'est une majesté si sainte qu'aucune\nloi n'est faite pour elle et qu'elle n'a rien à voir aux divers arrangements de\nla vermine humaine pour subsister sur son fumier; qu'elle est, par sa\nnature, éternellement étrangère aux institutions, aux sagesses mercenaires,\naux sales prudences, aux plates pratiques, aux respects, aux convenances\net aux tripotages infinis de ce monde abject ; enfin, que tout lui est dû et\nque le plus considérable des magistrats qui prostituerait sa femme et ses\n filles, et ses fils et jusqu'à sa propre personne, — si, par hasard, elle était\n sortable, — au dernier de tous les artistes, après lui avoir donné toute sa\nfortune, n'accomplirait que le premier de ses devoirs et en recueillerait à\ncoup sûr le plus grand honneur que puisse espérer un bourgeois dans sa\n condition.\n                                                           LÉON BLOY.\n\n\n\n             CHRONIQUE MUSICALE\n          MILENKA.         — LE       BALLET       DE    L'AVENIR.\n\n\n              Les motifs caractéristiques de Milenka étaient connus bien avant\n               que le ballet de MM. Jan Blockx et Paul Berlier ne fût\n               représenté sur le théâtre de la Monnaie. Le public des Con­\n               certs populaires, qui avait naguère applaudi le Kermisdag,\navait fait fête à cette musique savoureuse et pittoresque. L'épreuve de la\nscène a été plus favorable encore que celle de la simple audition à l'orchestre.\nMilenka a remporté un succès franc, décisif et mérité.\n   M. Blockx est aujourd'hui en pleine maturité. Le don et la science se\ncombinent harmonieusement dans les dernières pages qu'il a écrites. Il est\nheureusement doué et il reconnaît la nécessité de fortifier ses qualités\n"}, {"page_pdf": 462, "texte": "                                   -   407 —\n\nnatives par de fortes et profondes études. Il est maître de sa technique, et il\nne se laisse pas entraîner par elle. M. Blockx se trouve donc dans les meil­\nleures conditions voulues pour nous donner des œuvres originales et puis­\nsantes.\n   Ajoutez que l'auteur de Milenka est foncièrement flamand. Il a eu la\nchance de naître et de se développer dans un milieu caractéristique, à l'effi­\ngie de son esprit, et il n'a eu qu'à suivre sa pente instinctive pour faire\njaillir sa personnalité artistique. Nous ne sommes pas fanatique du natio­\nnalisme dans l'art. Nous croyons que la douane est sans aucun droit dans\ncette matière, et nous ne crierions pas au miracle si, à côté du flamand\nJan Blockx et du wallon Erasme Raway, il surgissait un compositeur,\nni flamand ni wallon, et qui eût infiniment de talent quand même. L'indi­\nvidualisme nous a déjà montré de tels phénomènes, et il est probable qu'il\n nous en réserve encore, et de très heureux.\n    M. Blockx a donc la chance — et le mérite, — d'être de sa race. Nous\ndisons la chance, parce qu'il s'évitera, grâce à son nationalisme, le reproche\n banal, un peu facile, et trop inintelligemment prodigué, d'être un musicien\n exotique.\n    De même que chez les peintres de souche flamande, l'organe agissant est\n l'œil, et que les sujets traités valent surtout par la combinaison des cou­\n leurs flatteuses, de même, chez l'auteur de Milenka, la phrase musicale est\n peinte plutôt que dessinée, et si elle a des contours pittoresques, c'est à cause\n de son coloris. Il y a transposition de l'œil à l'oreille, de la vue à l'ouïe. Et\n si nous n'avions pas peur de la bizarrerie de l'expression, nous dirions\n volontiers qu'il entend par les yeux et qu'il nous fait voir par les oreilles.\n    Cette faculté, qui d'ailleurs lui est commune avec d'autres compositeurs\n flamands, prédisposait naturellement M. Blockx à écrire des symphonies\n descriptives et des ballets. Et c'est d'elle, assurément, que vient la belle\n saveur de Milenka.\n    Nous n'étonnerons donc personne en constatant que la musique de.\n M. Blockx est franche, délurée, haute en couleur, avec de belles agitations\n de jeunesse, et qu'elle traduit à merveille l'atmosphère, le décor et les gestes\n des personnages.\n    Milenka, grâce à M. Blockx, et aussi grâce à M. Berlier, sort un peu\n des données du ballet traditionnel. Et il est permis, à ce point de vue, tout\n en rendant pleine justice au musicien, de ne considérer cette tentative heu­\n reuse que comme une œuvre de transition.\n    De même que le grand-opéra et l'opéra-comique ont donné naissance,\n sous le forceps wagnérien, au drame lyrique et à la comédie musicale, le\n ballet classique ne peut tarder à se transformer en mimodrame ou en panto­\n mime.\n    L'opéra italien, qu'était-ce, sinon un assemblage hasardeux de morceaux\n de concert reliés entre eux par des récitatifs quelconques? Chez Bellini,\n chez Donizetti, il y a divorce parfois entre l'action et le texte musical, et\n indifférence toujours. L'héroïne va mourir, et elle vocalise. On s'égorge sur\n un air de valse. Musique de dessert, a-t-on dit avec une spirituelle sévérité.\n"}, {"page_pdf": 463, "texte": "                                       — 408 —\n\n   Tous les reproches formulés contre l'opéra italien ne s'appliquent-ils pas\nau ballet? Les chanteuses vocalisent du gosier et les danseuses vocalisent\ndu pied. Là aussi la douleur, l'agonie et la mort sont exprimées par des\ntrilles — des trilles de l'orteil. Là aussi il y a désaccord ou indifférence entre\nl'action et sa réalisation par le geste et par la musique. Et de même qu'il\nest pénible d'entendre les chanteuses de « l'école du petit chien », comme\ndit Berlioz, il n'est pas agréable de voir une belle femme s'ingénier à imiter\nles derviches tourneurs, les toupies et les processionnaires d'Echternach.\n    Il ne s'agit pas d'exclure la danse du ballet, pas plus qu'on n'a proscrit\nle chant du drame lyrique ou de la comédie musicale. Il faut la remettre à\nsa place, tout simplement. Quand la logique de l'action le commandera, on\ndansera, comme on chante, lorsque le drame l'exige, dans les Maîtres-\nChanteurs de Nuremberg. Et dans les intervalles, les pointes et les jetés-\nbattus seront remplacés par la pantomime, de même que les cantilenes et\nles morceaux de bravoure ont été remplacés par le récitatif et la déclama­\ntion.\n    Cette transformation est fatale, et il dépend d'un compositeur audacieux\nqu'elle soit prochaine.\n    Nous voici loin de Milenka et de M. Blockx, dites-vous? Oh ! pas si loin,\nje vous l'assure.\n                                                              ALBERT GIRAUD.\n\n\n\n\n           CHRONIQUE LITTÉRAIRE\n                Istar, par JOSÉPHIN PÉLADAN. — Un vol. Paris, Edinger.\n\n                                             I\n             Ce que je vais dire de Joséphin Péladan va me brouiller à tout\n               jamais avec un écrivain dont j'admire profondément le Vice\n              suprême et les études esthétiques, mais il dépasse trop la\n              mesure de la plaisanterie permise et ce que tous les lettrés\npensent de sa fabrication littéraire, il faut bien finir par le lui confesser.\nNe nions pas certaines qualités d'un style, qui ne dédaigne pas la faute de\nfrançais (1), admirons certaines pages où le lyrique méridional se laisse\nentraîner, mais disons bien nettement que ce livre, Istar, constitue une\nmalpropreté artistique comme tout livre à clef.\n   Car Istar en est un. La dame que M. Péladan compromet sous ce nom,\nnous l'avons reconnue d'emblée, et ce Nergal aux allures inspirées, c'est\nM. Péladan lui-même qui se pare de toutes les beautés physiques, de toutes\nles puissances passionnelles : « J'ai conquis, à force de talent, peut-être de\n\n\n  (1) Je voudrais que cette M me Istar m'ait lu (p. 105 de l'édition in-16).\n"}, {"page_pdf": 464, "texte": "                                  — 409 —\n\ngénie, le droit de ma pensée pleine, entière, et devant tous. J'ai, six mille\nnuits durant, valeureusement aimé la divine langue française ; je puis tout\ndire en français, j'y suis burgrave sans vasselage aucun, même aux lois. »\nEh bien non! on ne peut pas tout dire en français, — les sottises sont prohi­\nbées et les diffamations interdites. La dame dont M. Péladan fait son\nhéroïne et dont il décrit les hystéries sororales, en attendant sans doute qu'il\nen décrive, au tome II, d'autres moins platoniques, comme dans A Cœur-\nperdu, dont Istar n'est qu'un mauvais démarquage, cette dame est\nun écrivain de talent estimé. M. Péladan n'a pas le droit de dévoiler au\npublic les rapports qu'il a eus avec elle, si tant est qu'il en ait eus, ce Mage!\nUn écrivain a le droit de se déboutonner dans ses livres, non celui d'y\ndégrafer des corsets à initiales.\n   Cela dit, parlons du livre comme œuvre d'art; hélas! il ne rachète rien.\nM. Péladan a écrit le Vice suprême et il le refait; c'est, de volume en\nvolume, un délayage de ce livre étrange, original, inattendu, détraqué sans\ndoute, mais plein de science, de style, de vie dans l'absurde, qui nous sur­\nprit il y a quelques années. C'était une conception neuve que ce transport\ndans la vie contemporaine d'une certaine quantité d'êtres parfaits et tout\npuissants, alchimistes, aux vertus supérieures, beaux à mourir, omniscients,\nd'une aristocratie surélevée, de mages et de Lohengrin en habit noir évo­\nluant avec la sérénité de l'inspiration divine dans la société parisienne. Pour\nceux qui ne savent pas ou ne devinent pas que Daïoud est l'hébreu de\nDavid et Schaoül celui de Sauf, il y avait stupéfaction bourgeoise d'un\ngrand effet ; on convenait volontiers que l'auteur dépasse la norme de l'école\nnormale, possède une somme d'études de poids très lourd; et la science de\nla Kabbale, l'Eliphas Lévysme, les nécromanciers fantastiques, le grand\narcane mis à la portée des familles, ces choses s'enchassaient originalement\ndans une œuvre de souffle humain et d'art raffiné.\n    Mais nous savons à présent que M. Péladan connaît tout cela et il nous\na même rendu service en nous forçant à nous lexiquer son beau livre; mais\nque vient faire ce galimatias hermétique dans l'histoire d'un monsieur qui\nva à Lyon, s'éprend d'une femme, l'appelle ma sœur et retourne chez lui en\nlaissant un chat noir (chat en deuil), comme souvenir?\n    Et que M. Péladan ne vienne pas nous dire que nous sommes profanes\net qu'il plane. Il plane, oui, dans les régions ébahissantes de la fumisterie, il\n n'est que l'Alphonse Allais de la Magie; enfin, lorsqu'il clame sur les toits\nque ses volumes se vendent, malgré les Haines, les Conspirations, etc.,\nnous voulons le croire et le féliciter. Ohnet se vend aussi.\n\n                                                           MAX W A L L E R .\n\n\n                                        II\n         Etudes et Portraits, par PAUL BOURGET. — Paris, Alphonse Lemerre.\n   Ne pourrait-on pas dire, sans trop d'injustice, que Bourget a refait en\njoli ce que Taine avait fait en beau ?\n"}, {"page_pdf": 465, "texte": "                                  — 410 —\n\n   Plus latin, au fond, que l'historien des Origines, il a poli, émoussé le\nsystème de celui-ci, évité ses allures quelquefois dogmatiques et absolues.\nAvec infiniment de talent, il use, en quelque sorte, des procédés des vulga­\nrisateurs, des fabricants de manuels scientifiques à la portée des gens du\nmonde. Son style souple, vague, insinuant, gris-perle délavé, justifie le mot\nde Huysmans : — Bourget écrit avec de la gomme à effacer !\n   Il appartient un peu à cette élite qu'il affectionne : les cosmopolites, et à\nleur exemple, il semble craindre les sensations fortes, les affirmations posi­\ntives, — incorrectes et malsonnantes. Il pense plus ingénieusement que\nfortement; dans André Cornélis, le tragique de l'épilogue déconcertant sa\npsychologie menue et mièvre, l'analyse fait place au mélodrame.\n   La multiplicité des points de vue lui interdit tout jugement net et défi­\nnitif; sa critique et sa philosophie abusent des prétéritions, des réticences\net s'arrêtent toujours à des plausibilités.\n   Il est de ceux auxquels on hésite à appliquer le nom d'artiste, dans le sens\ntrès circonscrit que l'on donne actuellement à ce terme.\n   L'impression est singulière qui ressort de la lecture de ces deux volumes,\noù Bourget étudie les écrivains les plus disparates, de Pascal à Barbey, en\npassant par Rivarol et Vallès et où, enfin, il nous emmène à sa remorque,\nen France, en Angleterre, en Suisse et en Italie.\n   Les Portraits d'écrivains sont évidemment des articles hâtifs et peu\nrevus, et les Etudes anglaises se présentent comme de simples notes de\nvoyage. Ces dernières forment, à notre sens, la partie la plus intéressante\ndu recueil, — les Sensations d'Oxford, surtout, — parsemées d'aquarelles\ndans lesquelles il entre, certes, plus d'eau que de couleur, mais si jolies.\n   Toutes ces pages fines, délicates, élégamment— et sans trop insister —\npessimistes, d'un éclectisme, ou plutôt d'un cosmopolitisme intellectuel par­\nfait, d'un style, pour ainsi dire, blasé, paraissent finalement manquer de\nvigueur, non seulement dans la forme, mais dans la pensée. On croirait\nque Bourget fait subir à ses phrases une opération similaire à celle infligée\npar le magnifique Brummel à ses vêtements neufs.\n   Au reste, l'écriture artiste nous a peut-être rendus inaptes à sainement\napprécier les œuvres de demi-teinte?\n                                                    ARNOLD GOFFIN.\n\n                                      III\n        Un Brelan d'excommuniés, par LÉON BLOY. — Un vol. Paris, Savine.\n\n   L'éditeur Savine met en vente Un Brelan d'excommuniés de Léon Bloy.\nLes excommuniés, ce sont Barbey d'Aurevilly, E. Hello et Paul Verlaine,\ntrois grands écrivains de tradition catholique, dont le peuple imbécile des\nsacristies et des journaux pieux n'a jamais voulu reconnaître la très haute\nvaleur. Alors, le joaillier de malédictions qu'est Bloy s'indigne en vocifé­\nrations éperdues et magnifie, avec des anathèmes et des imprécations, les\ntrois admirables artistes injustement dédaignés. Tant de colère paraît bien\nun peu naïve : l'incompréhension et la haine de l'Art sont loin d'être Tapa-\n"}, {"page_pdf": 466, "texte": "                                — 411 —\n\nnage de la gent dévote et l'infirmité est malheureusement bien plus géné­\nrale ! Comme aussi c'est tant soit peu gobeur que d'accorder aux catholiques\nune suréminence présumée de concepts et de se fâcher en découvrant\nque la présomption, bénévolement admise, ne correspond à aucune réa­\nlité! Mais, qu'importe, au reste! Puisque cela nous a valu ces superbes\nclameurs vengeresses et ces glorifications enthousiastes. Les études sur\nHello et sur Verlaine sont d'une acuité et d'une émotion étonnantes ;\ntoutes trois elles sont écrites en une langue merveilleuse, en belle prose\nfrançaise comme nous n'en avions plus lue depuis longtemps. De tout ce\nque Bloy a publié jusqu'ici, Un Brelan d'excommuniés est de loin l'œuvre\nla plus parfaite: son style mûri, très personnel à présent, donne une allure\nsouveraine de beaux fauves lâchés à ses phrases décisives où l'on trouve,\naussi nombreuses que des coquelicots en un champ de blé, des pensées\n frappées comme celle-ci : « Les œuvres puissantes et belles ont une longé­\n vité prodigieuse qui les fait aïeules des pensées futures ».\n                                                     JULES DESTRÉE.\n"}, {"page_pdf": 467, "texte": "                         — 412 —\n\n\n                      PROGRÈS\nLa galvanoplastie occipitale et glauque\nMatamore un concept d'orfroi     seigneurial,\nGlèbe ! par nul débat de syndics qu'oncial\nTel syllogisme épars insuffla   d'Archiloque.\n\nMince, le faux pipeau qu'idyllique et la loque\nLac et Loch, oui, l'Ecosse implique en général!\nWalter Scott, ta culotte au banal Epinal,\nSi l'honneur d'un Nisard clôt l'inéclos colloque !\n\nHaut ce glaive assumant la foison du futur\nAcclamé d'archivolte en écho pur : Arthur,\nNard hagard qu'ard plus tard l'art d'écart par bagarre !\n\nStatue ! un preux joufflu souffle en le tuyau fol\nSans de locomotive accaparer la gare\nD'où fuit, lui dans la nuit, maint signal cru du sol.\n\n                                                 FIRMIN GALOUBET.\n\n\n\n\n                    BALLADE\n        Clairdelunanl sous le transept\n        Folial des chênes mystiques,\n        Châtelaine aux doux pieds plastiques\n        Conculque les cailloux par sept.\n\n        Hécate, écoute!   U, u, l'orfraie\n         Ulule. Perçois le caduc\n         Madrigal si chouette au grand duc\n        Qu'Offenbach symbolique    effraie.\n\n        La forêt des enchantements.\n         Vois, s'esclarmonde d'émeraude.\n        Le cor sonne aux flammes ! Belle        Aude,\n        Meurs au souffle de tes amants!\n                                                  MARC ROCHEFER.\n"}, {"page_pdf": 468, "texte": "                                             -    413      -\n\n\n\n\n                                    MEMENTO\n  Nous recevons la lettre suivante :                    guère de figurer dans les Ecrits pour l'Arf\n       « MON CHER        W*'*,                          Pas plus d'instrumentation que sur la\n   « Ne me maudissez pas trop. Je ne vous               main. Il y a tromperie sur la nature de la\noublie pas ; mais en plein travail, accablé             marchandise.\npar les planches des Fleurs du mal que me                  Même observation pour la jolie pièce de\nréclame Lemerre et dont trois seulement                 M. Albert Saint-Paul : Mousmé.\nsont achevées, je dois remettre à de meil­                 Et maintenant, attendons l'œuvre com­\nleurs jours le frontispice de la Jeune Bel­             plète de M. René Ghil : I. Dire du mieux.\ngique. Il viendra, je vous le promets; en               II. Dire de la glose. III. Dire de la loi.\nattendant, faites-moi remplacer par un cer­                Parmi les subdivisions, notons la Preuve\ntain Léon Dardenne, un de vos jeunes et de              égoïste, dédiée à M. Paul Bonnetain ; le\nvos meilleurs aquafortistes de là-bas. Je               Geste plein, offert à M. Léon Dardenne et\nvous réponds de sa patte et serre la vôtre.             le Mangue, poème historique où l'auteur\n                          « FÉLICIEN ROPS.              ressuscitera la grande figure d'Abélard.\n  « Amitiés d'André Fontainas.\n     \" Paris, 1 e r décembre.\n  « 2 1 , rue de Grammont. »\n                                                          Le non-pareil de Louvain, M. Charles\n                                                        Tilman, imprime ce qui suit dans la Revue\n                                                        belge :\n   Pour paraître prochainement : les Ker­\n                                                          « La littérature de M. Lemonnier est une\nmesses, 14 compositions d'Am. Lynen,\n                                                        curiosité de spécialiste, devant laquelle\ntexte d'Eugène Demolder. Chez Charles\n                                                        quelques jeunes gens suffisants et dédai­\nVos, éditeur, rue d'Assaut.\n                                                        gneux, qu'on appelle Jeunes-Belgique et\n                                                        qui ne sont qu'une excroissance de fin de\n                                                        siècle, s'extasient sans comprendre, en\n    Le numéro de novembre des Ecrits pour               chœur, les mains jointes, comme un tas de\nl'Art (mensuels) nous apprend des choses                brahmanes stupides devant une idole in­\nfort intéressantes, entre autres que M. René            dienne. Tel est ce cénacle d'esprits obscurs\n                                                        et malfaisants, petits Belges excentriques,\n Ghil accepte les dédicaces publiées et qu'il\n                                                        qui font cortège, en Belgique, à M. Lemon­\n revendique le titre de maître de l'instru­\n                                                        nier, comme des veaux imbéciles traînent\n mentation et de cette philosophie évolutive\n                                                        la patte et se battent les flancs à la queue\n qu'il a apportées. Nous n'y voyons aucun\n                                                        d'un taureau. »\n inconvénient.\n    Nos compliments sincères à M. Albert                  M. Charles fait erreur : nous ne nous\n Mockel, qui écrit déjà le René Ghil cou­               sommes jamais livré à ce dernier exercice\n ramment. Une chicane seulement. Le vers :              avec le Mâle.\n Lourds désirs chevauchant l'Espoir vers la Douleur,\n est un vrai vers, et il est beau. M. Mockel\n doit comprendre qu'il détonne dans l'en­                  Caprice-Revue publie en chacun de ses\n semble de son instrumentation, et nous                 numéros un dessin et un portrait d'artiste.\n l'engageons à être assez philosophe pour le               Ont paru : Camille Lemonnier, Emile\n supprimer. L'unité de l'œuvre y gagnera                Verhaeren, Joséphin Péladan, Villiers de\n beaucoup.                                              l'Isle-Adam, Erasme Raway, A. de Witte,\n     Les vers de M. Stuart Merril ne méritent           Jules Destrée, Henri Simon, Louis Kéfer,\n"}, {"page_pdf": 469, "texte": "                                                  — 414 —\n\n Georges Rodenbach, César Thomson, Oscar                « Nous le devons à l'obligeance d'un biblio­\n Dossin, Ragghianti, Albert Giraud, E.Reyer,            phile émérite, M. Antony Bruno, auquel il\nThéo Hannon, Sully Prudhomme, Mars,                     fut donné par l'auteur en 1840. Charmante\n Henry de Groux, E. Tinel, Edmond Picard,               de fraîcheur et de sentiment, cette poésie\n-Arnold Goffin, Amcdée Lynen, Célcstin                  révèle le Baudelaire du premier âge, —\n Demblon, Félicien Rops, etc.                           qu'il eût été grand tort de laisser inconnu.»\n   A paraître : Catulle Mendès, Caran\n d'Ache, René Maizeroy, Wagner, Alfred\n Stevens, César Franck, James Vandrunen,\nJulien Dillens, Franz Servais, Albert Baert-               Bruxelles moderne. — Les11eet12elivrai­\n soen, Jef Lambeaux, Xavier Mellery, Ivan               sons du livre de MM. Henri et Paul Hymans\n Gilkin, René Ghil, Stéphane Mallarmé,                  viennent de paraître chez M. Emile Bruy­\n Orner Coppens, Léon Frédéric, Borodine,                lant. L'œuvre marche brillamment à sa fin.\n Grieg, Théo Van Rysselberghe, Barbey                   Cinq livraisons l'auront bientôt et définiti­\n d'Aurevilly, Rodin, etc.                               vement complétée.\n                                                           Le fascicule nouveau contient la fin du\n                                                        tableau pittoresque du vieux Bruxelles mo­\n                                                        derne, le Bruxelles d'il y a quarante ans.\n                                                        Les origines de la Bibliothèque, des Musées\n  Un sonnet peu connu de Baudelaire (Beau­              et du Conservatoire y sont retracées, avec\ndelaire, dit le Monde illustré).                        de curieux détails, ainsi que le mouvement\nQuant à moi, si l'avais un beau parc planté d'ifs.      artistique dans la première période de notre\nSi, pour mettre à l'abri mon bonheur dans l'orage,      existence indépendante. Les auteurs pas­\nJ'avais, comme ce riche, un parc au vaste ombrage.      sent en revue les Salons bruxellois et cro­\nDédale, s'égarant sous de sombres massifs ;             quent des silhouettes intéressantes, parmi\nSi j'avais vos bosquets, ô rossignols craintifs,        lesquelles celles de Van Hulthem, le véri­\nO cygnes ! vos bassins ; votre sentier sauvage,\nVers luisants qui le soir étoilez le feuillage ;        table fondateur de la Bibliothèque, et du\nVos prés au grand soleil, petits grillons plaintifs ;   baron de Stassart, de Calamatta, de Fran­\nJe sais que je voudrais cacher sous mes fouillées.      çois Fétis. Le chapitre se termine par une\nAvec qui secouer dans les herbes mouillées              description colorée du quatier du Sablon et\nLes perles que la nuit y verse de ses doigts.           des Marolles.\nAvec qui respirer les odeurs des rivières,                 Le chapitre III, dont le fascicule ren­\nOù dormir à midi dans les chaudes clairières            ferme les premières pages, est intitulé :\nEt tu le sais aussi, belle aux yeux trop adroits.\n                                                        « Les événements à Bruxelles de 1846 jus­\n                 {Monde illustré, 2 décembre 1871).\n                                                        qu'à la fin du premier règne. » On y trouve\n   Un sonnet perdu de Baudelaire :                      le commencement du récit des circonstances\nVous avez, compagnon, dont le cœur est poète,\n                                                        politiques de 1846 et 1848, avec des plan­\nPassé dans quelque bourg tout paré, tout vermeil.       ches superbes représentant les enfants\nQuand le ciel et la terre ont un bel air de fête.       royaux, le duc de Brabant à l'époque de sa\nUn dimanche éclairé par un joyeux soleil ;              majorité et différents faits anecdotiques de\nQuand le clocher s'agite et qu'il chante à tue-tête,    l'époque.\nEt tient dès le matin le village en éveil,\nQuand tous, pour entonner l'office qui s'apprête.\n                                                           La première partie du fascicule est éga­\nS'en vont, jeunes et vieux, en pimpant appareil.        lement enrichie de nombreuses illustra­\nLors, s'élevant au fond de votre âme mondaine,          tions. Citons des reproductions des œuvres\nDes tons d'orgue mourant et de cloche lointaine         marquantes de l'école romantique à nos\nVous ont-ils pas tiré malgré vous un soupir.            premiers Salons, les portraits de Wappers,\nCette dévotion des champs, joyeuse et franche.          De Keyser, Gallait, Madou, etc., dans leur\nNe vous a-t-elle pas, triste et doux souvenir,          jeunesse; des lithographies reproduisant\nRappelé qu'autrefois vous aimiez le dimanche :\n                                                        les aspects de l'ancienne place du Sablon,\n                  (Monde illustré, 4 novembre 1871).    du couvent de Berlaimont ; un amusant por­\n   Le sonnet est précédé de cette note :                trait de Mattau, un excentrique oublié du\n"}, {"page_pdf": 470, "texte": "                                         — 415 —\n\nmonde musical, et spécialement deux magni­        lien : « Mais j'ai voulu faire cela, a-t-elle\nfiques dessins de M. Titz, exécutés d'après       dit, pour la France, pour l'art français et\nles plans de l'architecte Schoy et représen­      pour le grand Gounod ! J'espère qu'on me\ntant l'église du Sablon telle qu'elle sera        tiendra compte de mes efforts ».\naprès l'achèvement des travaux de restau­            Comment donc! On serait bien ingrat...\nration .                                          le grand Gouniod, surtout.\n   Il y a dans les deux dernières livraisons\nde Bruxelles moderne beaucoup à lire et\nbeaucoup à regarder.\n\n                                                     A propos de la Patti, dont quelqu'un\n                                                  avait dit qu'elle ne pouvait plus chanter\n  Trois morceaux intéressants au pro­\n                                                  que devant un public d'Espagnols ou\ngramme de la première soirée musicale du\n                                                  d'Américains, un Espagnol proteste contre\nCercle artistique : une berceuse pour violon\n                                                  l'injure faite à ses compatriotes.\nde Gabriel Fauré, jouée par M. Johann\n                                                     Dans une lettre adressée au Monde\nSmit; deux mélodies : Rêve (étude pour\n                                                  Artiste et que le Guide reproduit, il con­\nTristan et Yseult) de Richard Wagner, et\n                                                  state :\nla Jeune princesse de Grieg', interprétées\n                                                      1° Que Mme Nicolini a chanté à Madrid,\npar Mlle Aline Bauveroy, qui débuta si\n                                                  la saison dernière, six opéras, et qu'elle a\nartistement au Conservatoire l'année der­\n                                                  eu six fiascos, notamment dans Rigoletto\nnière dans le récit de Sieglinde de la Wal­\n                                                  et Linda. Dans le Barbier, elle n'a pu\nküre.\n                                                  chanter que la Bacio d'Arditi, une valse\n                                                  qu'elle chante partout. 2° Que le public\n  Mile Aline Bauveroy — une jeune que le          de Madrid et de Barcelone ne souffrirait\nConservatoire n'a pas réussi à empailler et       pas un moment ce qu'on débite au public\nqui a nettement accusé à plusieurs repri­         du Grand-Opéra.\nses, ses tendances modernistes en inscri­             « Quant aux Américains, ajoute-t-il, c'est\nvant à son programme les meilleures pages         à eux de se défendre, mais je crois que\nde Wagner, Borodine, Grieg, Schumann,             l'heure des étoiles à queue et sans queue est\nHuberti, vient de débuter au théâtre d'An­        passée. »\nvers dans le rôle de Léonore de la Favorite.          Assez raide, l'Espagnol !\n  La façon passionnée dont elle en a joué le\nquatrième acte promet décidément au dra­\nme lyrique, une interprète de valeur.                L'oratorio Lucifer de Peter Benoît, dont\n                                                  la première audition eut lieu à Bruxelles en\n                                                  1865, sera exécuté à Londres le 18 janvier\n   La Sonate du Clair de Lune, tel est le         prochain.\ntitre d'un opéra en un acte que M me Judith\nGautier vient de remettre à M. Benedictus,\nqui en écrit la musique.\n                                                    A l'Odéon, on prépare une représentation\n   Beethoven est le héros du poème.\n                                                  du Marchand de Venise avec musique de\n                                                  M. Gabriel Fauré.\n                                                    L'adaptation est de M. Edm. Harau­\n                                                  court.\n  C'est incroyable ce que M\"1» Patti a pâti !\n   Elle a confié à un reporter du Gaulois\nce qu'il lui avait fallu d'efforts pour chanter\nen français Romeo e Guiletta, comme elle              Parisis a interviewé M. Renan et, sous ce\ndit, qu'elle n'avait jamais chanté qu'en ita­      titre perfide : Renan et les marionnettes, il\n"}, {"page_pdf": 471, "texte": "                                              416\n\nnous fait part des idées du dramaturge-phi­       plus belle forme littéraire, je souffre de la\nlosophe sur le théâtre moderne.                   voir rabaissée. Le théâtre devrait être un\n   — A votre avis, quel doit être ce théâtre?     des plus puissants véhicules de l'idée,\na demandé Parisis, et M. Renan a ré­              l'agent le plus efficace de la haute culture.\npondu :                                           Seul, il est capable de rendre les doutes,\n   — Mon Dieu! Je voudrais simplement             les demi jours, les audaces et les reculs de\nqu'on en revînt à l'antiquité, à ces salles       l'âme moderne. Et je crois bien que notre\nimmenses où tout un peuple se réunit. Je          philosophie aura sa dernière       expression\nvoudrais que la pièce fût annoncée à l'uni­       dans un drame ou plutôt dans un opéra.\nvers plusieurs années à l'avance et que sa        Car la musique et les illusions de la scène\nreprésentation fût une solennité incompa­         lyrique serviraient admirablement à con­\nrable. Cette représentation serait unique et      tinuer la pensée, au moment où la parole\nse donnerait devant un public composé de          deviendrait    insuffisante...\ntous les grands esprits, de tous les lettrés,        — Mais c'est une véritable révolution\nbref de toutes les aristocraties d'intelligence   dont vous venez d'esquisser le programme,\net de race. Et comme alors éclaterait dans        a ajouté Parisis, et M. Renan, avec un de\nson entier rayonnement le génie du poète          ces regards sur l'au delà, comme n'en a\ndont la lecture seule permet aujourd'hui de       jamais eu Richard Wagner, a répondu tris­\nse faire une faible idée !                        tement :\n   — Il me semble que votre système, s'il           — Une révolution dont l'heure n'a pas\nest praticable pour les chefs-d'œuvre con­        encore sonné!...\nsacrés, le serait plus difficilement pour les       Si c'est une parodie, avouez qu'elle est\nœuvres modernes, a dit Parisis.                   d'un comique irrésistible.\n   — Pourquoi donc?... Les anciens ne l'ont-\nils pas pratiqué? Et, sans remonter si loin,\nne l'avons-nous pas pratiqué nous-mêmes\nau moyen-âge? Pour les Mystères, il n'en\nallait pas autrement. Ils étaient l'objet de\ntrès longs préparatifs, et le jour de la repré­\nsentation était jour de grande fête.. Je vou­\ndrais qu'on revînt à ces mœurs, parce que,\nestimant que la forme dramatique est la\n"}, {"page_pdf": 472, "texte": "      TABLE                  ALPHABÉTIQUE\n                           DES MATIÈRES\n               CONTENUES DANS LE TOME SEPTIÈME DE\n\n                         LA JEUNE          BELGIQUE\n\n\n\n     Banville (Théodore de).          I     La princesse endormie .       .       107\nLe Baiser                        17       Sapphiques                              195\n            Bloy (Léon).                            Destrée (Jules).\nLes Eunuques du grand sérail.   402       Notes et silhouettes : Villiers\n        Chainaye (Hector).                 de l'Isle-Adam      . . . .             21\n                                          Chroniques littéraires :\nPoèmes en prose :                           Sous l'œil des barbares . .           i3o\n  La vie et le rêve . . . .      jS         Un brelan d'excommuniés .             410\n  Le rêve des eaux. . . .       112       Chroniques d'art :\n  La magie du retour.     . .   112         L'Essor.    . . . . .                 168\n  Le premier rêve . . . .       192         Aux Arts décoratifs      . .          202\nLa cage aux bêtes . . . .       213         Au Cercle artistique.    . .          2o5\n              D. (G.).                      Exposition Verheyden . .              206\nChronique littéraire :                    Le retour de Jean Renaud .              320\n  Chants des jours lointains.   201       Transpositions :\n                                            Stupeur                               392\n      Desombiaux (Maurice}.                 Sacrifice                             3g3\nPoèmes en prose :                           L'atelier du sculpteur . .            394\n  Consolatrix                   321          Tapisserie                           394\n  Tristesse                     322              Devillers (Hippolyte).\n  Soir                          323\n  Crépuscule                    324       Péchés véniels : Curieuse .         .   117\nDécor                           3g6                Eekhoud (Georges).\n        Destrée (Georges).                Hiep-Hioup                                5\nDans le rêve :                            Lettres pour les illettrés :\n Nocturne                       104         Passionnette                          141\n Décor de lune                  106       Les Meininger                           23o\n"}, {"page_pdf": 473, "texte": "                                      -    4    i 8 -\n\n\nHenri De Braekeleer       .   .   .   296         Hypnotisme                       m\nFrancis Nautet                        381         Chroniques littéraires :\n                                                    Les Soirs                     126\n            F. (A.).\n                                                    Impressions et sensations .   261\nChronique musicale :                                Les poèmes d'Edgard Poë.      329\n En mer                               241         Femina                          290\n      Flor O Squarr (Ch.-M.).                     Rimes d'ombre :\n                                                    Sur Voreiller                 346\nLa chanson des eaux       . . .           64\n                                                    Oraison.                      347\n         [Fontainas (André).                        La prière du matin . . .      348\nVers :                                              Israfel                       35o\n  Evocation                            62\n  Prière                               63                   Gille (Valère).\n  L'apparition                        221         Jésus sur la montagne . . .   48\n  Le supplicié                        222         Vers :\n  La fleur charnelle      .   .   .   224           Martyre                    iq3\n                                                    Enfance                    193\n          Frères (Adolphe).\n                                                    Enchantement               194\nVers :                                              Profil de lumière.   . . . 195\n  Cléopâtre                           198           Le Songe                   36i\n  Hérodiade                           199           Holocauste                 362\nVers                                  32i           Rencontre                  364\n               G. (A.).                           Vers                         255\n                                                  Chronique littéraire :\nChronique musicale :\n                                                    Les poètes maudits . .     367\n Jocelyn                                  136\n               Giboyer.                                    Giraud (Albert).\nVers :                                            Bonheur cruel                  20\n  De profundis                            76      Chroniques littéraires :\n  Baisers                                 78        Le lys                       79\n         Galoubet (Firmin).                         Du silence .       . . . .  171\n                                                    Le portrait                 108\nChronique rimée :\n                                                    Les poètes baudelairiens. . 159\n  Autres cornemuses .         .   .   327\n                                                  Vers :\n La pêche à la baleine        .   .   328\n                                                    Le Missel                   i85\n  Progrès                             412\n                                                    Prostitution                186\n           Gaucher (Jean).                          Pentecôte                   187\nLa mer                                261           Avertissement               188\nSonnet                                365         Monseigneur de Paphos . . 227\n                                                  L'Anthologie subsidiée. . . 245\n          Gilkin (Ivan).                          Trois sonnets :\nLe miroir magique . . . .                  32       L'horloge .        .    . . 318\n"}, {"page_pdf": 474, "texte": "                               — 419 —\n\n Le mort vivant . . . . 3i8\n                                                Le Roy (Grégoire).\n L'Extrême-Onction . . . 319\nChronique théâtrale :                  Vers :\n Réouverture de la Monnaie. 335          La maison du malheur . .      3q\nChroniques musicales :                   La vieille chanson . . .      40\n  Reprise des Maîtres-Chan­              Musique d'ombre. . . .       114\n    teurs                   372          Solitude                     114\n  Milenka. — Le Ballet de                Visions                      115\n    l'Avenir                406\n                                                       Lili.\n          Goffin (Arnold).             Le Nil                          377\nL'absent . . . . . . . .        41         Maeterlinck (Maurice).\nHors du siècle                  93\n                                    Vers :\nVisions                        108\n                                      Oraison                           249\nImpressions et sensations . . 181\n                                      Ame chaude                        249\nChroniques littéraires :\n                                      Intentions . . .          . . 25o\n  La Nouvelle Carthage . . 238\n  Journal de Stendhal.    . . 270             Maubel (Henry).\n  Paul Verlaine                368\n  Etudes et portraits . . ■ 409 Sons de cloches                          33\nProses lyriques :                   Chronique   musicale,     .  .   .  167\n  A u royaume de la sérénité        Croquis                             188\n     du matin                  291  La  mort  de Miette   Stephen    . 283,\n  Bouffonnerie sinistre   . . 291                                  309, 351\n   Transsubstantiation.    . . 292  Chronique   littéraire :\n   Féerie                      397     Œuvres de la pensée. . . 3o3\n   Tesyeux                     3g8             Mouret (Jean).\n   A Wolkenkukuksheim     . . 398\n   La Nuit                     399 L'amour conjugal . . . .              35\n   Euthanésia                  400\n                                              Mourey (Gabriel).\n   Le Convive                  400\n                                    Le penseur                          200\n          Jenart (Auguste).\n Lied                           119           Nautet (Francis).\n                                       Charles Baudelaire . . . .       53\n         Kaiser (GeorgesV              Chronique littéraire :\nChronique littéraire :                   L'Immortel                    266\n  Qidllebœuf                     263\n                                                   Nève (Joseph).\n        La Jeune Belgique.              Chronique artistique :\n Un scandale                     229      L'Exposition des arts rétro­\n L'Art et le Code                277        spectifs                   369\n"}, {"page_pdf": 475, "texte": "                                      — 420 —\n\n              Nox.                               Van Lerberghe (Charles).\nChronique musicale :                        Noël                                    35\n Francisais                           331   Vers                                   102\n           Pinolet (Suave).                 L'illusoire....                .   .   190\nBouddhisme                            376               Verlaine (Paul).\n                Puck.                       Amour                                   85\nChronique rimée :                           Nox benigna                            166\n  Occidentale                         325\n                                                           W. (M.).\n          Rochefer (Marc).                  Chronique théâtrale :\nBallade                               412     Un Mâle                              207\n          Roussel (Fernand).                 Au Théâtre Libre .            .   .   208\nCalme                                 260               Waller (Max).\n                  S                         Pur-pur                                 47\nChronique littéraire :                      Le thé                                 100\n Histoires insolites .        .   ,   135   Chroniques littéraires :\n                                              A cœur perdu                       133\n        Severin (Fernand).\n                                              La côte de Flandre .         .   . 3oi\nLes orgues                             45     Le Rêve                            366\nSoir de race                          148     Istar                              408\nChronique littéraire :                      Lettres de mon cottage.        . . 225\n  Madame Lupar . . . .                271                                   251, 294\nVers :                                      Brigitte Austin                      341\n  Le don de la jeunesse . ,           278\n  Convalescence. . . . .              279            Warlomont (Charles).\n  Crépuscules                         281     Correspondance d'Afrique .           120\n  L'ange solitaire . . . .            388\n  Lys dans la vallée . . .            388                     X. X.\n  Bonne mort                          389   Chronique littéraire :\n  Eldorado                            390    La Belgique                       #   174\n  Le cœur                             391\n               Siebel.\n                                            Memento. 5o, 81, 138,175,209,243,\nAirs de flûte :                                          274, 337, 3o6, 378, 413\n  XXVII. Retour       . . . .          74   Le Parnasse de la Jeune Cas­\n     Tabibitte (Télesphore).                  serole                         123\nHommage à Firmin Galoubet.            377   Chronique littéraire :\n                                              Croquis d'atelier....          272\n   Van der Brugghen (Jules).                  L'Apollonide                   273\nRédemption                            256   L'autre banquet Lemonnier . 374\n"}, {"page_pdf": 476, "texte": "        Supplément à la Jeune Belgique                             de ce jour.\n\n\n\n\n                MONSIEUR^\n\n\n\n\n   Dans       le courant         du mois              d avril paraîtra,          en un\nvolume in-18      de luxe, avec le portrait                         de l auteur, la\n\n\n\n        CORRESPONDANCE D'AFRIQUE\n                                       DE HEU\n\n\n\nLe Lieutenant CHARLES                                        WARLOMONT\n                           nu   RKGiMliXT ni:s    GIÏ!-:NADIKI;S\n\n\n\n\n              avec une Préface de MAX WALLER\n\n\n  ' cJlous avons      lhonneur                   de vous adresser                ci-joint\nun bulletin     de souscription             à cet            ouvrage.\n    Ueu iliez    agréer,         aflonsieur,                l assurance    de     toute\nnotre    considération.\n\n                                                        Vu         MONNOM\n                                                 Bruxelles, 26, Rue de l'Industrie.\n"}, {"page_pdf": 477, "texte": ""}, {"page_pdf": 478, "texte": "BULLETIN DE SOUSCRIPTION\n\n\n   Je soussigné          déclare        souscrire      à un         exem­\nplaire de l'ouvrage          :\n\n\n\n        CORRESPONDANCE D'AFRIQUE\n\n\n\n\n                                                                                                                                                            BRUXELLES\n                                                                                A Madame Ve MONNOM\n                                  Par\n\n\n\n\n                                                                                                                                   26, Rue de l'Industrie\nLe L i e u t e n a n t C H A R L E S W A K L O M O N T\n\n\n\n\n                                                                                                     IMPRIMEUR.-ÉD1TEUR\nau prix de trois francs                  cinquante\n\n\n  Le ...\n\n\n                                               (SIGNATURE)\n                                                                                                                          à 1 centime.\n                                                                                  Timbre\n\n\n\n\n                    ADRESSE :\n\n\n\n\n    (1)Ilsera lire vingt-cinq exemplaires spéciaux, dont vingt sur papier de\nHollande Van Gelder, et cinq sur papier impérial du Japon, tous numérotés.\n   I.e pris des exemplaires ordinaires sera porté à quatre francs dès l'appa­\nrition de l'ouvrage en librairie.\n   .V II. — Renvoyer le présent Bulletin, dùment rempli et affranchi d'un\ncentime, au moyen de la bande ci-contre.\n"}, {"page_pdf": 479, "texte": ""}], "calendrier": {"precision": "jour", "numero_verifie": true, "mois_verifie": true, "date_tri": "1888-12-15", "preuve": "Date et numéro lus sur la couverture, page PDF 434."}}