{"numero_id": "ulb-jeune-belgique-1890-12-n12", "volume": "ELB-ULB-516421-1890-001-009_f", "ocr_sha256": "c7e087206b8e72a42fef7ff9e7af5604be881f96766d010f18359861851a644f", "articles": [{"article_id": "ulb-jeune-belgique-1890-12-n12-201", "volume": "ELB-ULB-516421-1890-001-009_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1890-001-009_f.pdf", "ocr_sha256": "c7e087206b8e72a42fef7ff9e7af5604be881f96766d010f18359861851a644f", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Couverture", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Décembre 1890", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "SOMMAIRE", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 480, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 180, "texte": "Décembre 1890.                     TOME IX. — N° 12                   10me                  Année.\n\n\n\n\nLA\n     JEUNE\n                  BELGIQUE\n                                    "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1890-12-n12-202", "volume": "ELB-ULB-516421-1890-001-009_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1890-001-009_f.pdf", "ocr_sha256": "c7e087206b8e72a42fef7ff9e7af5604be881f96766d010f18359861851a644f", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Sommaire", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "SOMMAIRE", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 480, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 180, "fin_caractere_exclue": 1524, "texte": "SOMMAIRE:\n         La proscription des « Concerts populaires » .    GEORGES EEKHOUD.\n         Nocturnes                                        IWAN GILKIN.\n         Retour d'exil                                    CHARLES BUET.\n         Cruces                                           EDGAR B O N E H I L L .\n         Le jardin. — La forêt                            BERNARD         LAZARE.\n\n         Chronique littéraire :\n           Œuvres d'Ephraïm Mikhaël                       FERNAND         SEVERIN.\n           Max Wallcr                                     V. G.\n        Memento                                            NEMO.\n         Table alphabétique des matières contenues dans\n           le tome neuvième de la « Jeune Belgique ».\n\n\n\n\n                                                                  BRUXELLES\n          RÉDACTION                                        PAUL LACOMBLEZ, ÉDITEUR\n55, BOULEVARD DANDERLECHT, BRUXELLES.                            3I, rue des Paroissiens.\n                                                                       PARIS\n                                                          LIBRAIRIE DE l'Art       Indépendant\n      PRIX DU NUMÉRO                                          11, rue de la Chaussée d'Antin\n\n             F r . 0-75                                                  1890\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1890-12-n12-011", "volume": "ELB-ULB-516421-1890-001-009_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1890-001-009_f.pdf", "ocr_sha256": "c7e087206b8e72a42fef7ff9e7af5604be881f96766d010f18359861851a644f", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Notre banquet", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Anonyme", "ancre_debut": "NOTRE BANQUET", "ancre_fin": "l histoire des Lettres", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "LA JEUNE BELGIQUE est en vente", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 481, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 719, "fin_caractere_exclue": 1382, "texte": "NOTRE BANQUET\n  C'est pour le 15 janvier que nous convions tous nos amis!\n  Ils recevront, dans quelques jours, la circulaire explicative\nqu'ils nous renverront tous le plus tôt possible.\n  Que ce banquet soit une manifestation d'art qui entraînera\navec nous les derniers hésitants.\n  Au 15 janvier donc !\n\n   En même temps qu'aura lieu cette fête de l'art nous ferons\nparaître un numéro extraordinaire orné d'un dessin de James\nEnsor. Tous nos collaborateurs y seront représentés, à côté\nde nos invités.\n  La Jeune Belgique mieux que jamais tiendra ses lecteurs\nau courant des différents mouvements littéraires qui ont leur\nplace dans l'histoire des Lettres.\n\n  "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1890-12-n12-001", "volume": "ELB-ULB-516421-1890-001-009_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1890-001-009_f.pdf", "ocr_sha256": "c7e087206b8e72a42fef7ff9e7af5604be881f96766d010f18359861851a644f", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 421, "page_fin": 427, "titre_corps": "La Proscription des Concerts populaires", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Georges Eekhoud ; G. E.", "ancre_debut": "LA PROSCRIPTION", "ancre_fin": "G E", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 482, "page_imprimee": 421, "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 1779, "texte": "LA PROSCRIPTION\n      DES « CONCERTS P O P U L A I R E S »\n\n\n\n\n                                    Le monde artiste et les amateurs de musique\n                                 sont encore sous le coup de l'inique sentence\n                                 de mort prononcée contre les « Concerts\n                                 Populaires » par le collège des bourgmestre\n                                  et églefins de Bruxelles.\n                                      Au lieu de se calmer, l'indignation ne fait\n                                        qu'accroître. Plus on réfléchit à l'inqua-\n                                        lifiable attentat commis par nos cuis-\n                   treux suffètes sur une des deux seules institutions vrai-\n                   ment musicales que nous possédions (l'autre est celle des\n                   concerts du Conservatoire, heureusement à l'abri de l'hu-\n                   meur rancunière et bilieuse des André et des De Mot) et\n                   plus on demeure confondu de tant de vandalisme et d'ar-\n                   bitraire !\n                    Les Concerts populaires allaient célébrer le 25e anniver-\n                saire de leur fondation ; c'est ce moment que les Pleins de\n                Soupe de l'Hôtel de Ville ont choisi pour les abolir !\n                   Ces Concerts furent toujours, non une entreprise mercan-\n                tile et industrielle, mais un moyen de propagande artistique.\n                Dirigés successivement par Adolphe Samuel, Henri Vieux-\ntemps, et Joseph Dupont ; soutenus par le dévouement désintéressé d'ar-\ntistes et d'amateurs, ils initièrent le publie aux grandes œuvres symphoni-\n                                                                        27\n"}, {"page_pdf": 483, "page_imprimee": 422, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2775, "texte": "                                 — 422 —\n\nques, à la musique de Berlioz, de Schumann, de Brahms, de Richard\nWagner, et plus récemment à celle des nouvelles écoles russe et française.\n   C'est surtout sous la direction de Joseph Dupont, ce musicien enthou-\nsiaste et fervent, ce chef d'orchestre génial, que les « Concerts Populaires »\nprirent une importance capitale et exercèrent sur le goût et l'esprit du\npublic l'influence salutaire dont les résultats sont si sensibles aujourd'hui.\n   Joseph Dupont forma et disciplina cet admirable orchestre de la\nMonnaie, le rompit non seulement aux difficultés techniques des colos-\nsales partitions de Wagner, mais lui en fit pénétrer et traduire les splen-\ndeurs. On peut dire que Dupont fut à Bruxelles l'âme et le principal\npromoteur du mouvement musical.\n   Nous nous rappelons avec regret et aussi avec gratitude les mémorables\nmatinées ou soirées de ces dernières années : la musique de Wagner,\nd'abord jouée et répétée aux « Concerts Populaires », puis, en partie, exé-\ncutée au théâtre par le même orchestre et sous la même direction; les\nfiévreuses et passionnantes représentations des Maîtres Chanteurs, de la\n Walkyrie, de Lohengrin ; les magnifiques séances consacrées aux Russes,\nnotamment aux symphonies de Borodine et les non moins prestigieuses\ninterprétations de nos maîtres à nous, les Benoit, les Tinel, les Blockx,\nles Raway, les Huberti et les Mathieu.\n   Quel admirable élan, quelle vitalité, quelle cohésion dans ce mouvement !\nDevenu directeur de la Monnaie, Joseph Dupont qui a fait connaître les\nmeilleures partitions de nos compatriotes au public de ses concerts, leur\nouvre aussi les portes de son théâtre, et, avec le concours de Lapissida,\nson intelligent et ingénieux associé, metteur en scène d'autant de goût que\nd'initiative, il assure à Richilde d'Emile Mathieu et à Milenka de Jan\nBlockx, une série de représentations triomphales, et détruit de ce coup les\nstupides préventions ancrées dans le public contre le théâtre national.\n   Et ceci n'est que le prélude de la gestion de ces directeurs artistes. Ils\nnourrissent d'autres projets, vraiment grandioses : ils monteront la tétra-\nlogie de Wagner au complet; Siegfried, dont ils font entendre le premier\nacte aux Concerts Populaires, avec Engel, Seguin et Gandubert, aurait été\ndonné l'année dernière ; puis seraient venus le Rheingold et le Crépuscule\ndes Dieux, de manière à pouvoir enfin jouer l'œuvre intégralement en\nquatre soirées consécutives, auxquelles on serait accouru de l'étranger\ncomme à un autre Bayreuth.\n   Ce n'est pas tout. Etroitement lié avec le maître Gevaert, l'éminent\ndirecteur du Conservatoire royal, qui l'aida de son expérience sans pareille,\nde sa prodigieuse érudition, de son goût impeccable, Joseph Dupont vient\n"}, {"page_pdf": 484, "page_imprimee": 423, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2840, "texte": "                                  — 423 —\n\nde remettre à la scène le Fidelio de Beethoven, reprise pour laquelle l'auteur\nde Quentin Durward et de la cantate Jacques d'Artevelde a écrit des\nrécitatifs et raccords absolument adéquats à la conception et au style\nbeethoveniens, pour la plupart puisés dans les œuvres mêmes du sublime\nmaître. Encouragés par la réussite de cette tentative, qui a pris les pro-\nportions d'un événement musical européen, une manifestation artistique\nde tout premier ordre, Gevaert, Dupont et Lapissida se proposent de repré-\nsenter aussi, avec le même fini, la même religion et le même souci du style\net de la pensée de l'œuvre, les grandes tragédies lyriques de Gluck, les\nopéras héroïques de Spontini, les délicates comédies de Mozart. Par cette\nalliance du Conservatoire et de notre Opéra, celui-ci acquiert une impor-\ntance artistique jusqu'à présent inconnue et devient une véritable académie\nde musique. L'une institution complète l'autre. Là-bas, la théorie; ici,\nl'application. A Dupont la haute main sur le répertoire moderne et nou-\nveau ; à Gevaert le soin de nous restituer dans toute leur pureté esthétique,\nles chefs-d'œuvre du passé. Ces restitutions auront pour le public toute la\nsaveur, tout l'inédit de productions nouvelles. Et, de même que les repré-\nsentations wagnériennes ont été préparées aux Concerts Populaires, les\nreprésentations de Gluck seront mûries au Conservatoire. Enfin, nous\nentrons dans une ère de haute culture musicale, et notre ville va devenir le\nparadis des artistes et des connaisseurs délicats\n   Ah! ouiche! On avait compté sans les épiciers, les grainetiers, les apo-\nthicaires et les pions du Conseil communal. Il n'y a pas à dire, ces mes-\nsieurs sont propriétaires, pour la Ville, de l'immeuble de la Monnaie. Et,\njaloux de leur mandat, ils n'entendent pas qu'on assainisse et qu'on restaure\nla maison. Décidément, elle devenait trop propre, trop décente, trop aristo-\ncratique pour ce monde de compréhension étroite, d'appétit trivial, d'intel-\nligence fainéante et routinière. Instigués par quelques abonnés de leur\nespèce qui ne s'accommodent pas, eux non plus, de cette épuration et\nregrettent les platitudes et les exhibitions canailles d'antan, — par une\ncoterie de provinciaux de' Bruxelles, humiliés et dépaysés dans ce milieu\nrégénéré, contrariés de ne plus compter pour rien dans cet établissement où\nils étalaient avec suffisance le débraillé de leur éducation artistique, jouaient\nau Mécène, tranchaient du connaisseur, en se pâmant devant des tortil-\nlements de chorégraphes de barrières et des grimaces de cabotins; —\nfortement pressés par cette élite de spectateurs, les administrateurs com-\nmunaux ourdirent une conspiration sourde contre les rénovateurs et\nprofitèrent d'un acte de probité de ceux-ci pour leur retirer cyniquement\nle privilège.\n"}, {"page_pdf": 485, "page_imprimee": 424, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2839, "texte": "                                  — 424 —\n\n    Inutile de rentrer dans les détails de cette conspiration. Nos lecteurs ne\nles auront pas encore oubliés. Constatons seulement qu'ayant consommé\nleur idiote et sournoise besogne et jeté pour ainsi dire à la porte de l'établis-\nsement qui leur devait son prestige et sa rapide apogée au premier rang des\nthéâtres lyriques, deux personnalités d'un mérite si retentissant, ils hési-\ntèrent devant le tollé et la réprobation soulevés dans le public, à assumer\nla responsabilité de cette brutale éviction et se la rejetèrent à la tête l'un de\nl'autre. Rapportons aussi ce simple trait, caractéristique édifiante de ce\nconclave d'ignards et de lyrophobes qui dispose, à Bruxelles, des destinées\nde l'art : un des principaux griefs qu'ils articulèrent dans leurs huis-clos\ncontre les directeurs Dupont et Lapissida, fut d'avoir exécuté, au théâtre de\nla Monnaie, une œuvre aussi entachée de « cléricalisme » que le Saint-\nFrançois, ce magistral oratorio d'Edgar Tinel, qui vient de rencontrer à\nFrancfort un accueil triomphal\n    On se souvient aussi des imposantes démonstrations de regret et de sym-\npathie qui accompagnèrent la retraite des directeurs victimes et flétrirent les\nmachinations de leurs expulseurs; on n'oubliera pas de si tôt le noble\nexemple de solidarité et de communion artistique donné, à cette occasion,\npar Gevaert, qui quitta la Monnaie en même temps que ses amis et envoya\nsur le champ, aux mandarins de l'hôtel de ville, sa démission d'inspecteur\nd'un théâtre qu'il prévoyait devoir retomber en quelques mois au rang des\nplus médiocres scènes départementales. Cette leçon, infligée par le maître\nGevaert à ces affligeants mêle-tout de l'hôtel de ville, honore autant que\nl'illustre artiste, le caractère droit et de trempe supérieure.\n    Mais le coup était porté, et les témoignages mêmes d'admiration et\nd'estime prodigués à leurs victimes ne firent que confirmer les tyranneaux\ndans leur haine béotienne. Ils ne devaient pas s'en tenir à cette première\nmesure de proscription. Il fallait empêcher Joseph Dupont de se produire\nencore en public et de déchaîner des salves d'applaudissements qui, par rico-\nchet, allaient les souffleter en plein visage.\n    On apprit bientôt que le collège retirait, sous prétexte d'économie, le\nmaigre subside de trois mille francs, alloué tous les ans, depuis un temps\nimmémorial, aux Concerts populaires.\n    Naturellement, ni le public, ni la presse ne furent dupes du motif invo-\nqué par le magistrat. Ils n'avouaient une honteuse lésine que pour dissi-\nmuler un mobile plus inavouable et plus sordide encore.\n    Alors que nos comptables communaux gaspillent sans cesse des milliers\net des milliers de francs pour l'organisation de « festivités » tellement\nmacabres et d' « attractions » d'une vulgarité et d'une veulerie si lamen-\n"}, {"page_pdf": 486, "page_imprimee": 425, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2799, "texte": "                                  — 425 —\n\ntables que, loin d'attirer à Bruxelles les curieux de la province et de l'étran-\nger, ces déduits écœurent et mettent en fuite les Marolliens les plus endurcis ;\nalors qu'ils n'ont pas assez de faveurs, de complaisances et de subventions\npour la moindre « chocheté » de vogelpik ou de pêche à la ligne, que la plus\ndiscordante des fanfares, le plus enroué des orphéons, la plus empotée des\nmaatschappij sont l'objet de leur faromineuse sollicitude, ils faisaient preuve\nd'une avarice crasse à l'égard d'une œuvre digne de tous les encouragements,\nd'une œuvre à laquelle Bruxelles doit l'hégémonie musicale en Belgique et\nson plus beau titre de capitale !\n   Grâce aux sacrifices du comité, de généreux dilettanti et de vrais patri-\nciens placés à leur tête, à la persévérance et au zèle de leur directeur Joseph\nDupont et à l'appui fidèle de leurs habitués, ce retrait de la subvention\nofficielle n'entraîna point la disparition des concerts.\n   Ceci se passait l'hiver dernier. Sachant que c'était particulièrement lui\nque poursuivait la rage échevinale et voulant détourner de l'œuvre même les\neffets de cette haine personnelle portée à son auteur, Joseph Dupont réso-\nlut, malgré les instances de ses amis et de ses bailleurs de fonds, de ne pré-\nsider qu'au travail des répétitions de ses concerts, et de céder, pour l'exécu-\ntion, le bâton de mesure à l'un ou l'autre confrère renommé. C'est ainsi que\nnos compatriotes Edgar Tinel et Emile Mathieu dirigèrent l'exécution d'un\nprogramme composé de leurs œuvres, que Grieg présida à une séance\ndéfrayée par des fragments de sa composition, que Rimsky-Korsakoff con-\nduisit une brillante audition symphonique consacrée à l'école russe, enfin,\nque Hans Richter, l'illustre wagnériste, nous procura cette prodigieuse\nsoirée réservée aux partitions de son maître et ami. Ces quatre concerts\nfurent, avec les grandes matinées du Conservatoire, les seuls véritables évé-\nnements de la saison musicale.\n   Ils avaient eu lieu au théâtre de la Monnaie et y avaient déchaîné des\napplaudissements et des rafales d'enthousiasme fort crispants et fort humi-\nliants pour les Salammbô et les Esclarmonde chères aux fermiers du\nthéâtre. Joseph Dupont ne s'était pas montré, il est vrai, mais une grande\npart de ces vivats délirants lui étaient adressés et l'exaltaient dans la maison\nmême d'où on l'avait délogé.\n   En appelant à Bruxelles les directeurs du théâtre de Marseille, le con-\nseil communal, cédant à un reste de pudeur et de vergogne, avait inséré\ndans le cahier des charges une clause en vertu de laquelle la Ville se réser-\nvait le droit de céder la salle de la Monnaie, quatre fois par hiver, à la\nSociété des Concerts populaires.\n   Au commencement de cette saison, MM. Stoumon et Calabrési écrivirent\n"}, {"page_pdf": 487, "page_imprimee": 426, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2674, "texte": "                                  —    426   —\n\n\nau collège que s'il continuait à prêter le théâtre à ces concerts, ils renon-\nceraient au renouvellement de leur privilège.\n   Or, ce collège des bourgmestre et églefins si hautain, si infatué de ses\nlumières, si expéditif, si jaloux de ses prérogatives et de son autorité lors-\nqu'il se trouve en présence d'artistes désintéressés et sincères, est paraît-il\ncoulant et souple à l'extrême dans ses rapports avec de simples entrepre-\nneurs de spectacles.\n   Au lieu d'opposer une fin de non recevoir à cet outrecuidant ultimatum\net de rappeler ses protégés, ses favoris, ses obligés à l'observation pure et\nsimple du cahier des charges, il a passé bien humblement sous leur joug\net, plus que jamais oublieux de son rôle d'administrateur d'une grande\ncapitale, il a sacrifié l'intérêt de l'art et des artistes à une misérable consi-\ndération de personnes.\n   Dieu merci, il ne manque pas de directeurs du genre de ceux dont il\ns'imagine devoir conjurer la retraite au prix de sa propre dignité entamée\npar un acte de telle faiblesse et de si mesquine partialité! Il suffisait\nd'écrire à la moindre agence, il s'en fût présenté cent pour un, tout aussi\ncapables, tout aussi inféodés à la mauvaise musique et aux traditions cabo-\ntines et provinciales. (Car si MM. Stoumon et Calabrési semblèrent mériter\nautrefois quelque estime artistique, leur présente gestion prouve qu'ils la\ndevaient à leurs auxiliaires Dupont et Lapissida.)\n   Mais on pense bien que tout ceci était prévu et concerté entre les bail-\nleurs et leurs locataires, et qu'il s'agissait de trouver un prétexte devant\nl'opinion publique.\n   Malheureusement, l'excuse est plus maladroite que toutes celles inventées\njusqu'à présent pour justifier la révoltante partialité de nos édiles dans sa\ngestion des intérêts artistiques de Bruxelles. On ne fera jamais avaler au\npublic que le collège se fût soumis avec cet empressement et cette docilité\nà cette cavalière mise en demeure de ses directeurs providentiels, si lui-\nmême n'eût été l'instigateur de la chose.\n   La vérité est que nous nous trouvons en présence d'une franc-maçonnerie\n— on dirait mieux d'une franc-goujaterie — rassemblant dans une même\nhaine de l'art, les fermiers et les propriétaires de la Monnaie.\n   Il s'agissait de porter le coup de mort aux Concerts populaires. C'est\nfait. Toutes nos félicitations à l'échevin de l'instruction publique et\ndes... Beaux-Arts.\n   Dans le but d'attirer à la Monnaie, exploitée selon leurs échevinales pré-\ndilections, un public trop vivant pour mordre encore à des opéras aussi\nfossiles ou aussi frelatés que ceux découverts par le paléontologue Barwolf,\n"}, {"page_pdf": 488, "page_imprimee": 427, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2745, "texte": "                                  — 427 —\n\nil n'a pas suffi à notre édilité de décréter la démolition de l'Eden, ce\nbijou d'architecture, et d'empêcher la reconstruction de la Bourse, cette\nautre jolie salle, non; elle veut empêcher à tout prix que le public récalci-\ntrant et réfractaire entende encore de la bonne musique et que la compa-\nraison l'éloigné de plus en plus de cette Monnaie — absolument démo-\nnétisée!\n   Pas logique notre bonne administration, elle a fermé tant de beuglants\nau nom de la morale, et cela au profit du beuglant par excellence, d'un\nmusico que Bordenave lui-même rougirait bientôt d'exploiter!\n   Comme le disait très bien l'Art moderne, il ne reste plus aux directeurs\nactuels de la Monnaie qu'à demander la tête de Joseph Dupont. Cette\nsuprême faveur pourra être arrachée aux Hérode municipaux à la pro-\nchaine reprise des Sorrentines. Plus séduisant, plus irrésistible que la\nlégendaire Salomé, l'auteur de cette partition, essentiellement capiteuse et\ntroublante, se ferait délivrer, dans un bassin d'or, le chef du Grand Empê-\ncheur de Cabotiner en Rond.\n   Mais il faut qu'Hérodiade et Salomé se dépêchent, car la famille Hérode\npourrait payer de son pouvoir ses trop séniles complaisances pour la direc-\ntion de son coeur,\n                                                  GEORGES EEKHOUD.\n\n\n   P. S. — Cet article était écrit et imprimé, lorsque, dans sa dernière\nséance, le conseil communal a voté, par 13 voix contre 7, la résolution de\ncéder aux Concerts populaires, la salle de la Monnaie, comme par le passé,\ncassant ainsi l'arrêt du collège et infligeant à ces méchants barbacoles une\nleçon et un désaveu bien mérités.\n   Le collège, interpellé par M. le conseiller Steens, a, d'ailleurs, fait dans\nla discussion la figure la plus piteuse et la plus penaude. Il ne savait vrai-\nment plus à quel Stoumon se vouer !\n   Tenu sans merci sur la sellette, lâché même par les partisans des\ndirecteurs actuels de la Monnaie, entre autres par M. Martiny, ce pauv'\ncollège a même songé un moment à se retirer pour ne pas s'entendre dire\nles vérités les plus désagréables.\n   Voyez-vous ce méchant conseil qui fait bobo à ce petit amour de collège !\n   Félicitons, de tout notre cœur, MM. Steens, Delannoy, Vauthier, à qui\nnous sommes surtout redevables de cet acte d'équité et de cette solution\nfavorable aux intérêts artistiques de la capitale.\n   D'ailleurs, en communion avec tout ce que ce conseil compte d'éléments\nvivants et au courant des choses de l'Art, ces messieurs avaient défendu, dès\nl'origine, MM. Dupont et Lapissida contre les Philistins, les ganaches et\nles pions qui composent la majorité de notre conclave municipal.\n                                                                   G. E."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1890-12-n12-002", "volume": "ELB-ULB-516421-1890-001-009_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1890-001-009_f.pdf", "ocr_sha256": "c7e087206b8e72a42fef7ff9e7af5604be881f96766d010f18359861851a644f", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 428, "page_fin": 434, "titre_corps": "Nocturnes", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Iwan Gilkin", "ancre_debut": "NOCTURNES", "ancre_fin": "IWAN GILKIN", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "RETOUR D EXIL", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 489, "page_imprimee": 428, "debut_caractere": 54, "fin_caractere_exclue": 1328, "texte": "NOCTURNES\n                      REQUIESCAT\n\n— Interroge les Sphinx, va combattre les guivres\nEt cueillir les fruits d'or des baisers défendus.\n— A quoi bon? Je reviens des paradis perdus.\nJe me meurs du dégoût des lèvres et des livres.\n\n— N'entends-tu pas le choc des glaives et les cuivres\nSonnant la charge aux cœurs par la gloire attendus\n— Que de cerveaux fêlés et de crânes fendus!\nJe n'ai rien de commun avec ces brutes ivres.\n\nMes yeux se sont brûlés à fixer le soleil.\nDes corbeaux furieux viennent, dans mon sommeil,\nPlonger leur bec goulu dans mon vieux corps sans âme.\n\nMais rien ne me torture autant que les efforts\nDes caresses cherchant dans ma cendre une flamme\nPour réveiller mon cœur pourri d'entre les morts.\n\n\n                        LA PENSÉE\n\nL'ange noir m'a tendu la coupe d'onyx noir\nOù bout sinistrement la liqueur cérébrale.\nJ'ai versé la mort dans ma bouche sépulcrale :\nO charme des terreurs! Splendeurs du désespoir!\n\nPensée, acre poison, rongeur des énergies,\nQui détruis le bonheur, l'amour et la santé,\nTu dissous tout espoir et toute volonté\nDans les cœurs altérés de tes sombres magies.\n\nQuelle odeur de cadavre en cet horrible vin!\n— J'ai vu. J'ai lu. J'ai su. Je sais que tout est vain.\nTous les plaisirs pour moi meurent avant de naître.\n"}, {"page_pdf": 490, "page_imprimee": 429, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1283, "texte": "                         — 429 —\n\nQu'importent les printemps à mon âme d'hiver\nQui ne peut plus jouir et ne veut plus connaître,\nEt qui préfère aux fleurs l'acier d'un revolver!\n\n\n                       EN WAGON\n\n        Un triste enfant se meurt de voir\n        Du coin du wagon qui l'exile,\n        Fuir, fuir l'inexorable file\n        Des paysages dans le soir.\n\n        Site élu d'un poignant vouloir,\n        Palpite un Eden qui rutile...\n        Passé! Mon extase inutile\n        Sombre dans l'ombre sans espoir.\n\n        Quel crime pourrait, quel courage,\n        Arrêter le brutal voyage\n        Qui nous voue aux sorts inconnus\n\n        Quand l'heure décevante abdique\n        Les chers paradis entrevus\n        Par l'étroit carreau tantalique?\n\n\n                    CHEZ    PUTIPHAR\n\nCes baisers dangereux dont tu voulais repaître\nTes appétits malsains malgré ma volonté,\nTu convoitais leur charme étrange et redouté,\nDans mon secret suprême espérant me connaître.\n\nMais ma pensée est close et nul doigt ne pénètre\nLes replis douloureux de sa perversité.\nJ'ai dédaigneusement trompé ta volupté\nEt tu ne m'as jamais si peu compris, peut-être !\n\nAvec mon hypocrite et sagace froideur\nSi j'accablai tes sens d'une brusque impudeur,\nTu n'as point vu passer en ce moment infâme\n"}, {"page_pdf": 491, "page_imprimee": 430, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1325, "texte": "                         — 430 —\n\nDerrière le cristal de mon œil palpitant\nL'effroyable projet qui plongeait dans mon âme\nComme un poulpe rusé qui t'observe et t'attend.\n\n\n                      LE SORCIER\n\n        Pour punir de lâches injures\n        Et venger d'un monde cruel\n        Le sang royal de mes blessures,\n        Selon grimoire et rituel\n\n        Au chaudron qui bout sur la flamme,\n        Cuisez, cervelles des hiboux,\n        Pomme épineuse, jusquiame,\n        Et vous, génitoires des loups !\n\n        Cuisez, chanvre vert,   mandragore,\n        Cantharides, cœur de crapaud,\n        Flux menstruel de vieille gore,\n        Graisse d'enfant et sperme chaud.\n\n        Ma main experte vous arrose\n        D'un sang frais de chauve-souris.\n        Cuisent Puis voici du vin rose,\n        Du cumin et de l'ambre gris.\n\n        Ah! vous boirez le philtre immonde,\n        Vous, vierges vibrantes   d'orgueil,\n        Vous, fers enfants, joyaux du monde,\n        Qui serez sa honte et son deuil !\n\n        Vous boirez le vertige obscène,\n        L'élixir des ruts monstrueux,\n        Le sang du stupre et de la haine\n        Et des grands viols incestueux !\n\n        Et le soir, sous la cheminée,\n        Vous oindrez votre douce chair,\n        Nue et splendidement damnée,\n        De l'onguent qui mène à l'enfer.\n"}, {"page_pdf": 492, "page_imprimee": 431, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1388, "texte": "                          -   431    -\n\n        Triple Hécate! Mes mains amères\n        Servent mes courroux triomphants.\n        Gorgo ! Mormo ! Bombo ! les pères\n        Seront punis dans leurs enfants!\n\n\n\n\n                              RÊVE\n\n\nAprès ton départ, pauvre écolier pâle et frêle,\nMes yeux ont pris leur vol dans les vents ténébreux,\nAu fond d'un Orient nocturne et dangereux,\nVers de profonds déserts, touffus d'herbe éternelle.\n\nAngoisse, la stagnante angoisse du désert\nOù la lune se meurt d'espace et de silence!\nUn ciel, immensément le ciel! La plaine immense,\nOù se perd la lumière au lointain pâle et vert.\n\nSous la froide douceur de ces clartés obscures\nMoutonne, monotone, avec de longs sanglots,\nUne eau sinistre et sombre et s'argentent les flots\nQui fatiguent le ciel de douloureux    murmures.\n\nFarouche enfant, ta chair vierge s'épanouit\nAu bord du fleuve étrange, où, sur la berge plate,\nLes lys rouges, brûlants de pourpre et d'écarlate,\nElargissent leurs fleurs géantes dans la nuit.\n\nLes vents mystiques ont parfumé ta poitrine\nEt le feu sidéral qui brûle dans tes yeux\nSemble flotter parfois dans l'or de tes cheveux\nEt luire et fuir encor sur ta peau colubrine.\n\nDes animaux muets, des oiseaux singuliers,\nEt de roses poissons, dans la fraîcheur de l'onde\nFrôleurs craintifs et doux de ta nudité blonde,\nT'observent tendrement de leurs yeux    familiers.\n"}, {"page_pdf": 493, "page_imprimee": 432, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1577, "texte": "                           - 4 3 2 -\n\n\nToi, sauvage rêveur, tu ne sais point, sans doute,\nQue depuis deux mille ans d'étranges     pèlerins\nJe cherchent à travers les périls   transmarins,\nLes plaines et les monts, sans boussole ni route;\n\nMais leurs os dédaignés par l'aigle et le condor\nEngraissent tristement de leur moelle amoureuse,\nEn ce désert, jaloux de ta chair savoureuse,\nTes grands lys martagons tigrés de sang et d'or.\n\nLève-toi! Lève-toi! Hâte-toi vers la ville!\nD'autres temps vont venir, qui n'étaient point   prédits.\nTerrible Précurseur des nouveaux Paradis,\nTraverse sans la voir la multitude vile.\n\nDans l'énorme palais de marbre noir et vert\nOù, sous les lourds plafonds d'ébène et d'améthyste,\nAux langueurs des flambeaux, maint prince jeune et triste\nAttend, le cœur en feu, l'Envoyé du Désert,\n\nLà, devant les seigneurs, les pages et les reines,\nParés, pour célébrer les cruelles amours,\nDe bijoux vénéneux et de fourbes velours,\nDevant le roi hagard des voluptés humaines\n\nQui, les lèvres en fièvre et l'œil épouvanté,\nVers un désir nouveau sent palpiter ses rêves,\nSous les éclairs glacés des miroirs et des glaives,\nAu son des instruments qui chantent ta beauté,\n\nSecouant tes colliers ardents de chrysoprase\nEt leurs grelots d'or clair, qui tintent sur tes seins\nTordant d'un geste fier tes reins onduleux, ceints\nD'un torrent de rubis, qui serpente et s'embrase,\n\nDanse, danse et triomphe, ô Prince des Baisers,\nFrappe les dalles de tes sonores sandales,\nEt foule, triomphal, par les salles royales,\nComme des raisins mûrs, tous ces cœurs écrasés!\n"}, {"page_pdf": 494, "page_imprimee": 433, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1561, "texte": "                         — 433 —\n\nTes pieds blancs sont pareils à deux blanches colombes\nQui caressent le sol de leur doux vol d'amour;\nTes genoux font pâlir les lys ivres du jour ;\nEt quel soleil de flamme a l'éclat de tes lombes?\n\nTa poitrine sublime est le temple de chair\nOù les baisers iront en long pèlerinage.\nUn rire éblouissant sur ton divin visage\nPasse comme le vent lumineux sur la mer.\n\nTes yeux purs sont plus bleus que l'eau d'un lac limpide\nOù, comme des poissons d'or, de pourpre et d'argent,\nNagent tous les désirs d'un cœur jeune et changeant\nEt les hardis vouloirs de ton âme intrépide.\n\nMais ta bouche, oh! ta bouche, ô large rose en feu,\nDe vin rouge et de sang enivrant ses pétales,\nO plaie aux blancs éclairs de cruelles dents pâles,\nC'est l'holocauste en flamme où saigne et règne un dieu'.\n\nJe te salue, enfant plein de grâces fatales.\nLes bouches t'ont maudit; les cœurs sont avec toi.\nO bel ange stérile, ô précurseur de quoi?\nQuel règne annonces-tu parmi nos capitales?\n\nDanse, danse et triomphe, ô Prince des Baisers,\nEt brandis d'un poing fort, dans le palais en fête,\nPar ses cheveux royaux l'épouvantable tête\nQui souille d'un sang noir tes rubis embrasés!\n\nCelle qui fit tomber les têtes prophétiques,\nLa Reine bestiale aux plaisirs assassins,\nLe glaive l'a frappée, et de ses larges seins\nTes pieds foulent, vainqueurs, les chairs aromatiques.\n\nAutour de toi les yeux battent comme des cœurs,\nDes orages de sang soulèvent les chairs folles,\nEt des soupirs brisés et de molles paroles\nTe caressent de leurs haletantes ardeurs.\n"}, {"page_pdf": 495, "page_imprimee": 434, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 349, "texte": "                                  — 434 —\n\n    Danse et triomphe encor ! Dans le palais en fête\n    Nous t'offrons à genoux des lys éblouissants.\n    Sois béni dans les fleurs, la musique et l'encens,\n    Toi, l'éternel Vengeur du Prêtre et du Poète !\n                                                            IWAN GILKIN\n\n\n\n\n                     "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1890-12-n12-003", "volume": "ELB-ULB-516421-1890-001-009_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1890-001-009_f.pdf", "ocr_sha256": "c7e087206b8e72a42fef7ff9e7af5604be881f96766d010f18359861851a644f", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 434, "page_fin": 439, "titre_corps": "Retour d’exil", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Charles Buet", "ancre_debut": "RETOUR D EXIL", "ancre_fin": "CHARLES BUET", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "CRUCES", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 495, "page_imprimee": 434, "debut_caractere": 349, "fin_caractere_exclue": 2260, "texte": "RETOUR D'EXIL\n                                                         A EMILE POUVILLON.\n\n\n               Un beau matin, las de la vie de Paris, las des ennemis bêtes e\n                des amis trop intelligents, las de faire de son logis une auberge,\n                ou d'errer chez les autres comme on erre dans une auberge,\n                las des faux dévouements, des poignées de main banales, des\nmensonges, des paradoxes, des fêtes fastidieuses, des brutalités du sort, las\nde tout enfin ! et de lui-même, Ethelred Mainfroy s'en alla.\n   Il s'en alla comme s'en va Œdipe aveugle dans la tragédie de Sophocle,\ntout droit devant lui, un bâton à la main, très loin, sans but, ne sachant\nsur quelle rive il aborderait, ni quel naufrage probable lui réservait\nle sort.\n    Et tout ainsi que don César de Bazan, autre gueux sans sou ni maille,\nmais spirituel à l'excès, il visita les pays les plus extravagants.\n    Il fouilla des poussières séculaires dans la vieille Egypte, navigua en\nmer Rouge, courut d'Aden à Lahadj, se divertit aux Maldives, vagabonda\ndans l'Indoustan, passa à Ceylan, sauta d'une Philippine à l'autre, explora\nle Cambodge, se battit au Tonkin, traversa l'Annam, entrevit l'Empire du\nMilieu, échoua au Japon, et s'y fit, pour un temps, Japonais, à seule\nfin de rapporter en Europe quelque scénario de beau drame plaintif\net naïf.\n    Puis au bout de trois ou quatre ans, il revint comme il était parti, sans\ntambours ni trompettes, et se mit en tête de découvrir Paris, son Paris, à\nlui, le Paris d'antan, de sa jeunesse et de ses beaux jours.\n   La revit-il aussi belle qu'il la rêvait, cette ville tant aimée aux heures\njoyeuses du passé? On ne sait.\n   Un soir, il fut trouvé, ensanglanté, gisant sur la berge du quai, entre le\npont des Invalides et le pont de l'Aima. Il n'était ni vivant ni mort, ce qui\nfit qu'on le mit à Sainte-Anne. Mais on trouva sur lui un carnet, aux pages\n"}, {"page_pdf": 496, "page_imprimee": 435, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2589, "texte": "                                  — 435 —\n\ncouvertes d'une écriture grosse et ronde, une écriture de moine. On y\nchercha vainement l'explication de l'inexplicable problème que la police\nne put jamais résoudre.\n   Au surplus, quel problème peut résoudre une police qui s'occupe infini-\nment plus des lunettes bleues d'un général ou des papiers secrets d'une\nmarchande de sourires, que de la sécurité des citoyens assez bénévoles pour\nlui départir une somme considérable, destinée à alimenter ses loisirs?\n   Voici quelques pages extraites du carnet d'Ethelred Mainfroy, qui avait\nécrit, à l'encre verte, sur la première page du petit cahier, ce titre mélanco-\nlique : Retour d'exil.\n\n\n                                       I\n\n   PARIS, 13 MAI. —Vendredi 13! un jour qui ne m'a jamais porté bon-\nheur. Je devais arriver hier, avant minuit. Il a fallu un accident ridicule\npour infliger sept heures de retard au rapide : une collision, je ne sais où,\nau sortir d'un tunnel. Faites donc le tour du monde cinq ou six fois, sans\nune égratignure, pour risquer, au retour, d'être bêtement écrasé au fond\nd'une caverne!... Enfin, je suis sauf. On parle de vingt morts, et mon\nvoisin de wagon supputait, en route, quelle somme ces vingt cadavres\ncoûteraient à la Compagnie... Puissance de l'argent, qui brille même sur\nles deuils.\n   L'arrivée est triste. Un ciel blafard, d'un gris zébré de bleu. Un fiacre à\nmoitié disloqué. On traverse les avenues larges d'un faubourg populeux.\nPourquoi les cochers s'obstinent-ils à cahoter leurs antiques sapins sur les\nrails des tramways? C'est à donner le mal de mer au plus fin gabier, — Les\nquais. Là bas, le splendide chevet de Notre-Dame, avec les contreforts de\nl'abside, élégants et déliés : avec les crêtes fleuronnées des toits, avec les\ntours et la flèche... Un gigantesque vaisseau, renversé. Tout au bas, un\npoint blanc sale : la Morgue. On laisse, pourquoi? cette pustule, accrochée\nau flanc du plus noble monument de la grand'ville...\n   Des camions, des charrettes, des fiacres, un roulement perpétuel, un tor-\nrent de véhicules, de bêtes, de gens qui vont... Où vont-ils, si matin, sous\nce ciel opaque, au long de ce fleuve glauque sillonné de petits vapeurs, de\nbateaux, de gros chalands? C'est bien le Paris qui s'éveille, lent, fatigué,\nmorne des ennuis de la veille, en proie aux craintes de la journée qui\ncommence. Ils ne rient pas ces gens là, ils ne rient pas au grand soleil\nvivifiant dont les rayons incendient l'azur, boivent aux feuilles de velours\nles dernières gouttes de rosée, redressent altièrement les fleurs alanguies !...\n"}, {"page_pdf": 497, "page_imprimee": 436, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2523, "texte": "                                  — 436 —\n\nLes feuilles sont dans les immondices, et les fleurs fagotées en bouquets\nlourds, s'en vont, fanées, dans les tombereaux...\n   L'hôtel. Une petite chambre tout en haut, bien étroite, sombre, tapissée\nd'un antique papier à dessins géométriques, vert sur brun pisseux. Des\nrideaux en indienne, propres mais laids. Ce gîte coûte cent francs par\nmois : le prix qu'on paie un palais à Jeypore ou à Yokohama. C'est aussi\nconfortable qu'une cabine de navire, et un peu plus qu'une tente. Le sage\ndoit se contenter de moins.\n\n\n                                       II\n\n   14 MAI. — Il était convenable de commencer par les anciens amis, les\npréférés, ceux dont l'on est certain de recevoir bon accueil. Le quartier\nrappelle tant de souvenirs. Que de fois j'ai monté ce boulevard aux arbres\npoussiéreux! Tantôt le cœur gai, tantôt avec une tristesse amère dans\nl'âme. Autrefois, je prenais l'absinthe à ce petit café blanc ; il est fermé :\nfaillite... Je la voyais passer, frêle et mince, dans sa robe à petits carreaux;\nun grand col blanc rabattu sur ses épaules, et ses cheveux crépus frisant\nsous le velours tanné de son chapeau. Où est-elle? Mariée. Mère. Si elle\navait su!...\n   A l'angle, près du poste, le bureau de tabac où j'allumais mon cigare.\nLe houka, le chibouque, le narghileh, la pipe d'opium ont émoussé mon\ngoût pour le tabac. Le seul plaisir, c'est d'avoir de beaux havanes, bien\ndorés, d'en tirer une bouffée, puis de les jeter, afin que les ramassent\nles tristes hères qui vont, piquant les mégots, du bout ferré de leurs\ncannes.\n   Je sonne à la porte de l'atelier. La porte jaune, où les rapins ont ébauché\navec des raclures de palette l'apothéose du père Thiers. C'est madame\nRoseau qui vient m'ouvrir : toujours fraîche, jolie sous ses bandeaux\nblancs, gaie et coquette. Et derrière elle, massive, la taille corpulente du\nbon papa Roseau. Embrassades, rires et pleurs. Ceux-là aiment sincère-\nment. D'ailleurs, pourquoi m'en voudraient-ils? Je ne leur ai jamais rendu\naucun service. « Comme vous êtes changé! Bruni! Hâlé! C'est la mer qui\ngerce la peau? Et ramenez-vous des bayadères? Avez-vous assez fait pierre\nqui roule? » Et des questions à n'en plus finir. Je me tais. Puis-je leur dire\nqu'ils ont vieilli? Au cœur, on n'a jamais de rides. Ils sont bons, le vieux\npeintre et sa petite bonne femme aux tendres yeux noirs, Je les aime...\nPeut-être aurais-je mieux fait de ne pas venir !\n   Le soir il y a une première aux Français. Un jeune poète de soixante-\n"}, {"page_pdf": 498, "page_imprimee": 437, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2815, "texte": "                                  — 437 —\n\n dix ans, chante sénilement l'amour juvénile... Un poète de trente ans met\n en scène des bûcherons, très vieux et trop loquaces, dans une forêt très\n vieille. On bâille beaucoup dans la salle, mais dans les coulisses, on rit.\n   A la sortie, devant la Régence, on me frappe sur l'épaule. Je me retourne.\nC'est Gabriel Thierry... Un ami, aussi, qui n'emprunte pas.\n   Les passants se moquent de nous, parce que nous nous embrassons. Et\naprès ! est-il plus ridicule de toucher de sa joue la joue d'un homme sincère,\nque de mettre ses lèvres sur les plâtres et le fard d'une actrice? Vite, à cette\ntable libre. On apporte des breuvages. Que ne puis-je, Gabriel, t'offrir les\nbons dictâmes indiens, les étranges liqueurs d'Orient ! Ces alcools sont insi-\npides, cette eau, saumâtre et tiède. On parle des anciens. — « Georges?...\n— Mort! — Albert François? A l'hospice des fous : la manie des gran-\ndeurs! — Lucy Bell, cette blonde pour qui notre paisible Siméon faillit se\nruiner? — Lucy, à Saint-Lazare, Siméon, rôdeur de barrières, toujours ivre,\net gueux. Il finira en cour d'assises. — Lucien? — Le poète? mort dans\nla gloire... — Jacques Sébas, le peintre. — Décoré! fabrique des allégories\npour le gouvernement. — Etienne Verneuil? — Il fut ministre. Divorcé.\nUn retentissant adultère : sa femme surprise avec un laquais. — Le baron?\n— S'est pendu. — Gontran? — Toujours vicomte : pas un sou de rentes,\net vit en nabab. — Et pourquoi es-tu en deuil, mon Gabriel? — Je viens\nde l'enterrement de la belle madame Fröhbel, morte il y a trois jours. Son\nmari en avait assez... Elle aussi... La morphine en a eu raison ».\n   C'est donc toujours le même dénouement, pour tous : la ruine, la folie,\nle crime ou la mort ?\n\n                                      III\n   15 MAI. — « Nous nous verrons, seul à seul, chez Barbin! » Cette\nphrase me vient à l'esprit, au moment où je pénètre dans la boutique, à\nl'enseigne de l'Homme qui bêche. Il y a beaucoup de monde, mais pas un\npoète décadent. Quelques académiciens, les uns très ridés et très chauves,\nles autres jeunes et gros. Tous décorés. Le docteur, bénin et doux; Cali-\nban, très en verve. Des néophytes, assez timides, fanfarons de vice pour faire\ncroire qu'ils n'ont pas peur. Le patron, souriant, fin, gracieux, calculant\nce qu'il va vendre d'exemplaires du prochain livre de Paul. Coppée, riant\net narquois, conférant avec un critique. Des piles de volumes, un déluge de\nrevues, étalées. On bavarde, sans conséquence. De temps à autre, un type\ndisparaît par une petite porte, puis sort très animé, gesticulant, les yeux\nun peu égarés, le teint monté en couleur. Distribution de poignées de main ;\nC'est le triomphe de la Normandie sur le Midi.\n                                                                        28\n"}, {"page_pdf": 499, "page_imprimee": 438, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2672, "texte": "                                  - 4 3 8 -\n\n   « Vous n'êtes pas du Midi, disait à quelqu'un Alphonse Daudet. Alors,\nqu'est-ce que vous venez f     aire à Paris? » La Normandie exulte... et\ntempère.\n   Course au Chien Rouge. Landolphe a changé. Il ne dit plus : « Mes-\nseigneurs ! » Il n'est plus truculent, empaqueté d'un pourpoint de satin\nmordoré, à têtes de chiens tissées dans l'étoffe. Il se range, il est bourgeois.\nIl a du bien au soleil et s'est donné des héritiers. Déjà il pressent la\nretraite : un logis sous bois, au bord d'un étang. Ses poètes ne sont plus\nchevelus, ni rutilants. Pas encore du Jockey-Club, mais déjà d'un club où\nl'on se gante, où le nœud de cravate est exigé correct, où les vareuses d'an-\ntan ne sont plus de mise. Ils ont des éditeurs, qui les paient. Et ils gagnen\nde l'argent, pour faire enrager Théodore de Banville.\n\n\n                                      IV\n\n   16 MAI. — Chez la marquise. Un petit salon, tendu de satin noir à bro-\nderies japonaises, or, argent et soie. Une infinité de cadres en laque rouge,\net de bibelots. Un nègre, en bois sculpté et peint, soutenant un candé-\nlabre en cristal de Venise. Demi-jour très discret. La marquise en atours de\ngrande dame du dix-neuvième : point de Chantilly sur taffetas citron. Des\nfleurs, en auréole, autour des cheveux blancs, poudrés à la maréchale : un\nsourire exquis, le plus doux regard distillé par des yeux vifs, malicieux ;\nune voix musicale, pénétrante, la bienveillance indifférente pour le vulgum\npecus, une raillerie de duchesse Louis XV, chansonnant la cour et la ville,\nune pointe de scepticisme, l'esprit le plus délicat, et, sous tout un ensemble\nde choses et d'idées frivoles ou superficielles, le plus excellent cœur, l'âme\nloyale et franche d'un soldat. Telle cette femme, âgée sans être vieille, et\nqui devait être reine, si les couronnes se donnaient à celles qui les savent\nporter. Souveraine, elle l'est quand même, car elle parle des impératrices\ncomme de ses sœurs, et pour un peu on lui donnerait de l'Altesse...\n   Près d'elle, diverses dames du faubourg. Descendantes des croisés... par\nles fenêtres. Trop occupées de leurs falbalas, des grands mariages et des\npetites histoires. Linottes fort emplumées, vicomtesses de bon aloi, qui ont\nsu lire quand elles allaient à l'école. Assurément les maris sont mieux. Un\npeu dégarnis, mais encore décoratifs. Un avocat, fils d'avocat, grandiloque,\nverbeux, diseur de bons mots péchés dans les journaux du matin, malade,\naussi, et de ces maladies qui ne vous font pas grâce d'un accès de fièvre,\nd'une pulsation ou d'un cataplasme.\n   Le soir, Faust, à l'Opéra, chanté par des « doublures ». Médiocre ténor.\n"}, {"page_pdf": 500, "page_imprimee": 439, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 993, "texte": "                                 — 439 —\n\nUn Méphisto de province cherchant des effets de maillot. Une Marguerite\ncamarde, fausse blonde et grassouillette. La scène du jardin est ratée. Décor\ntrop vaste. Un Siebel ridicule de formes et par les formes. Le diable l'aime-\nrait, mais Gretchen ne vient pas de Lesbos. Je suis entre un abbé, déguisé\nen laïque, et qui passe tout son temps à rejeter des mèches de cheveux\nrebelles sur sa tonsure, et un étudiant en droit, qui rêve à une Marguerite\nbrune, laquelle n'a malheureusement pas de jardin. Anges purs les fait\npâmer. Celui-là songe au rachat des peines, aux absolutions finales; celui-ci\npense qu'avant le repentir il y a le péché. Il en est au préambule. Tous\ndeux pâlissent et l'apothéose avec ses danseuses accrochées à des fermes,\nleur laisse une vision du Paradis. « Ce n'était pas pour vous qu'était la\nsérénade! »\n                                                     CHARLES BUET.\n     (A   suivre).\n\n\n\n\n                             "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1890-12-n12-004", "volume": "ELB-ULB-516421-1890-001-009_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1890-001-009_f.pdf", "ocr_sha256": "c7e087206b8e72a42fef7ff9e7af5604be881f96766d010f18359861851a644f", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 439, "page_fin": 440, "titre_corps": "Cruces", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Edgar Bonehill", "ancre_debut": "CRUCES", "ancre_fin": "EDGAR BONEHILL", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "LE JARDIN", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 500, "page_imprimee": 439, "debut_caractere": 993, "fin_caractere_exclue": 1895, "texte": "CRUCES\n    Comme des flambeaux d'or les ramures pâlies\n    Songent vers le ciel rouge et d'étranges bras noirs\n    Bougent avec les corps pendus. Feuilles salies\n    Vous avez des lueurs de cierges dans les soirs.\n    Aux lointains, sur le sang et la folle tristesse\n    Du nuage, la croix de Golgotha, debout,\n    Regarde se mourir le soleil. La rudesse\n    Du vent s'endort avec son frère le hibou.\n    Cette mort du soleil a des douceurs de lune.\n    O mirage ! Voici se jouer dans les ors\n    Une pâleur de vierge et se pâmer des corps\n    Sur les chênes figés. Voici du doigt fier une\n    Flèche voler, mortelle, aux cœurs crucifiés.\n    — Ces dards que leurs désirs fous avaient défiés,\n    Sur la neige des chairs font un stigmate rouge.\n    Le nuage affolé, s'enfuit. Le soleil bouge\n    Pour mieux voir l'agonie. Oh! les soudains reflux\n    De leur sang vers le cœur du soleil par ses veines,\n"}, {"page_pdf": 501, "page_imprimee": 440, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 405, "texte": "                                      — 440 —\n\n    — Les rayons! —\n                         Cette croix des horizons n'est plus.\n     A la nuit, le mirage éteint ses âmes vaines.\n     Ainsi, que la forêt est noire, après des feux.\n     Je songe aux morts d'amours et je saigne comme eux.\n\n                                                           EDGAR B O N E H I L L .\n\n\n\n\n                             "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1890-12-n12-005", "volume": "ELB-ULB-516421-1890-001-009_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1890-001-009_f.pdf", "ocr_sha256": "c7e087206b8e72a42fef7ff9e7af5604be881f96766d010f18359861851a644f", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 440, "page_fin": 441, "titre_corps": "Le Jardin", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Bernard Lazare", "ancre_debut": "LE JARDIN 1", "ancre_fin": "Avalions et des blanches Thulés", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 501, "page_imprimee": 440, "debut_caractere": 405, "fin_caractere_exclue": 2166, "texte": "LE JARDIN(1)\n                                        Mais mon désir s'en va toujours vers le mystère\n                                        Du pays merveilleux que je n'ai pas foulé.\n                                                                   EPHRAÏM MIKHAÊL.\n\n\n              Le Jardin n'est pas fermé à jamais des mystérieux Avalions et\n               des blanches Thulés ; les portes n'en sont point irrémissible-\n               ment closes.\n                  Toi, que dans les plaisirs troublent des visions pâles, fuis\nles cités où tu traînas ton cœur, ton pauvre cœur enténebré. Toi qui es\nlas des voix banales, quitte les foules bruissantes et sonorement vides et va\npar les chemins détestables pour tous. Tu trouveras le jardin des Avalions\nmystérieux et des Thulés blanches.\n   Si ton âme est pure, sa propre lumière te guidera, loin des orées que\npolluent les faux pèlerins, à travers les buissons fleuris de larges fleurs\nvénéneuses aux impies, vers les vantails verrouillés que gardent les dra-\ngons et les chimères, et les guivres : vers les vantails des Avalions et des\nThulés.\n   Si tu es épris des gloires abolies, si tu as craché sur les festins où, soûls\nde liqueurs malignes, tes frères misérables sont attablés. Si ton rêve est\nlointain, si tes désirs sont hauts, tends quand même tes mains débiles, sois\nimpavide, et les bêtes magiciennes qui veillent au seuil des contrées bien-\nheureuses, lècheront tes pieds et t'ouvriront la route, la route des Thulés\net des Avalions.\n   Alors, derrière les murailles rugueuses, hérissées de lances, tu apercevras\n\n\n  (1) Le Jardin est le poème liminaire et la Forêt le poème épilogue du prochain livre\nde Bernard Lazare à paraître en janvier sous ce titre : Le Miroir des légendes, N. D. L. R.\n"}, {"page_pdf": 502, "page_imprimee": 441, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2875, "texte": "                                  — 44i —\n\nla frémissante cime des arbres amis. Les feuilles des branches étincellent,\ntels de candides émaux, et leur éclat te sera doux. Les frondaisons indul-\ngentes épandront sur toi leurs arômes subtils ; leurs bienveillantes odeurs\néparses berceront tous tes sens. Le murmure clément de la forêt bientôt\nconquise, saluera l'amant nouveau des Avalions et des Thulés.\n   Et tu entendras le chant des vierges qui filent à l'ombre des rosiers\nhâtifs, tandis que d'invisibles oiseaux en des cantilenes puériles célèbrent\nles infaillibles joies : Ecoute les vierges qui filent à l'ombre des hâtifs\nrosiers, les vierges des Thulés et des Avalions.\n   « Voyageur, voyageur dépris, salut! Pour toi ont résonné nos voix fra-\nternelles, tu as répondu à notre appel évocateur. Tu as gémi par les voies\nmauvaises; captif aux bords de fleuves ennemis, tu as souffert. Nos frêles\ndoigts ont effeuillé sur ton front des corolles claires, et ces exilées t'annon-\ncèrent les fabuleux pays rêyés. Tu es recru comme un faon que les chas-\nseurs traquèrent, et dans ton âme encore obscure, nous lisons les transes et\nles effrois coutumiers. Ne crains rien : tu as franchi déjà les invisibles por-\ntiques que les profanes ne peuvent atteindre. Viens vers nous, les révéla-\ntrices. Tu as laissé l'or impur, les fanges sordides, tu auras désormais des\nravissements inéprouvés. Tu dédaignas les acclamations abjectes, et les\nbuccins des triomphes bas, tu les as repoussés ; tu renonças les socles con-\nsécrateurs des malfaisantes renommées, tu contempleras ton image éternelle\net véritable au miroir des lacs purs. Viens! ici la mollesse des pelouses\ns'étoile d'étranges calices, aux rameaux des vergers pendent des fruits écla-\ntants, des parfums mélodieux essorent des venelles, les vagues des ruisseaux\nprofèrent des mots inentendus. Viens ! Une onduleuse et paisible lumière\ncaressera tes yeux; regarde : elle a l'enfantine candeur des aurores, l'atti-\nrante mélancolie des crépuscules, l'infinie douceur des soirs bleus. Viens !\nTu sauras l'éternité du Verbe. Les sistres d'or sont prêts, sous les plectres\nvibrent les cordes, l'air frémit des paroles latentes, des rhythmes dorment\ndans le vent, des pensées se recueillent au fond des grottes. Entre, tu éveil-\nleras ce monde qui t'attend. »\n   Ainsi tu entendras chanter les fileuses virginales qui foulent la jonchée\nde mousse, sous les roses épanouies : les fileuses des Avalions et des\nThulés.\n   Touché, de ta droite intrépide, l'émeraude qui scelle les lourds battants,\net les battants s'ouvriront. Vois, elle palpite, la gemme impollue, elle\nt'appelle : « Toi dont l'âme est pure, cœur endolori, entends-moi! Epris\ndes gloires abolies, amant nouveau, entends-moi ! Les portes ne sont point\nirrémissiblement closes, il n'est pas à jamais fermé le jardin des mystérieux\nAvalions et des blanches Thulés."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1890-12-n12-006", "volume": "ELB-ULB-516421-1890-001-009_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1890-001-009_f.pdf", "ocr_sha256": "c7e087206b8e72a42fef7ff9e7af5604be881f96766d010f18359861851a644f", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 442, "page_fin": 444, "titre_corps": "La Forêt", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Bernard Lazare", "ancre_debut": "LA FORÊT", "ancre_fin": "BERNARD LAZARE", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "CHRONIQUE LITTÉRAIRE", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 503, "page_imprimee": 442, "debut_caractere": 78, "fin_caractere_exclue": 2607, "texte": "LA F O R Ê T\n\n                                        Ecoute : la forêt, au loin, là-bas, s'émeut...\n                                                           F.   VIELÉ-GRIFFIN.\n\n\n   Ame triste, cœur déçu, épris des chimères divines qui galopent en des\ndeux rougis d'aurores inviolées ou embrumés de tendres crépuscules, tu as\nfranchi le seuil et tes pieds intrépides n'hésitèrent pas. Les voix virginales\net annonciatrices t'appelèrent, et tu vins, cœur dolent, âme lasse.\n   Tu vins, tu entras foulant le parvis de sardoine où s'incrustent des escar-\nboucles magiciennes et, derrière toi, se referma la porte avec un bruit évoca-\nteur. Tu sentis loin le monde ennemi, loin les paroles malsaines qui trop\navaient affligé ton cœur morose et ton âme blessée.\n   Tu te crus libéré, et, fier de ton courage, tu chantas le paean en l'honneur\ndes fileuses qui t'attirèrent. Mais en vain, tu les cherchas d'une âme émue,\nd'un cœur impatient. Seule, devant toi, s'étendait la forêt lugubre, la forêt\nqu'attristait l'absence des oiseaux familiers et des nymphes bocagères, la\nforêt touffue et vide, la forêt emplie d'arbres et de fleurs étranges, la forêt\npeuplée d'esprits prisonniers.\n   Encore retentissaient les chansons qui t'excitèrent, mais lointaines et\nvagues, et l'on aurait dit un chœur surnaturel de vierges descendant des\ncollines inaperçues. Alors, guidé par les sons aimés, tu pénétras dans les\nhalliers pour vaincre les ronces farouches et, la face et les mains sanglantes,\ntu t'avanças le cœur résolu, l'âme forte.\n   Soudain, tomba le linceul de silence, le bois s'anima, tes oreilles closes\ns'ouvrirent, tu entendis le murmure des fourrés, la clameur des chênes, le\nvagissement des mousses, le frémissement des roseaux, la rumeur des\ntroënes et des lauriers roses, la cantilene des lys géants et des clairs jasmins.\nTu entendis l'hymne proféré :\n   « Fraternel voyageur que chassèrent les foules, fugitif aventureux nous\nte saluons. Tu as reconnu la vanité des terrestres gloires, tu as honni le los\nbanal des hommes, le los que chèrement conquièrent les trahisons et les\nfélonies. Héros, sois salué ! Nous t'accueillons à l'entrée de tes demeures\nnouvelles, tels des serviteurs fidèles accueillent un maître attendu, et tels\naussi des hiérophantes assis sur les degrés d'un temple pour instruire les\nmystes ignorants. Ecoute : nous sommes les initiateurs.\n   o Tu as vécu au milieu des barbares, et le songe captif en ton être, le songe,\nressouvenir des pays perdus, te fit douloureux les chemins familiers à tous.\n"}, {"page_pdf": 504, "page_imprimee": 443, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2892, "texte": "                                  — 443 —\n\nTandis que sonnaient à tes oreilles les paroles nocturnes de ceux-là qui\ntriomphent, tu allais, sans entendre ; au désert de tes sens brillaient des\nflambeaux amis, et tu suivais de chères lumières méprisées. Mais, seul, tu les\nvoyais, et tes frères t'accusèrent de folie, et ta mère se retira de toi, et les\nindifférents ricanèrent, car tu marchais le regard haut, les lèvres proféra-\ntrices. Un soir que las des insultes, le visage souillé de boue, les membres\nrompus par les pierres, tu t'étais assis au rebord d'un fossé, tu vis dans les\nchamps dépeuplés venir à toi de blancs fantômes : ils te vêtirent de riches\nétoffes, ils t'encensèrent de précieux parfums, ils t'éjouirent de mots spécieux\net prometteurs, et tu vins vers les vantails qui ferment les Avalions et les\nThulés. Les monstres gardiens s'abaissèrent et la sigillaire émeraude, tou-\nchée par tes doigts impavides, te livra l'entrée des jardins que tu croyais\ndoux. Te voilà maintenant, pèlerin dont l'âme tressaille, dont le cœur\ns'émeut. Les formes qui te hantèrent, les idées, mères et reines, qui domi-\nnèrent ton inessentielle existence, tu les attends, tu les veux conquérir.\nHélas! elles vont fuir, princesses illusoires, et les rancœurs des jours\nanciens, tu vas les retrouver. Eternel fugitif des apparences, tu les verras\ntoujours surgir à tes yeux, et les visions, qui seules sont réelles, perpétuelle-\nment s'envoleront hors de tes atteintes, colombes mystiques échappant au\npourchas de l'oiseleur. Reste auprès de nous, ne poursuis pas ta route, nous\nte donnerons le seul bien réel : la mort des rêves. Reste, tu t'endormiras\ndans la paix sereine des ignorances, dans l'abolissement délectable des\ndésirs, et les roses ferventes te feront un lit de repos et d'oubli. »\n   Comme jadis, tu t'arrêtais aux carrefours des villes, séduit par le son des\nlyres éparses pour toi dans l'air, ainsi tu t'arrêtas gagné par les voix insi-\ndieuses. L'arôme vénéneux des arbres te pénétra de mollesse, tes genoux\nfléchirent, et volontairement tu t'inclinais vers la jonchée des alliciantes\ncorolles, quand de nouveau tu perçus le chœur mourant des vierges\nfilandières :\n   « Entends-nous, dépris du monde; garde-toi des lacs meurtriers. Vain-\nqueur des dragons et des guivres, garde-toi des plus subtils ennemis. »\n   Au suprême appel, tes yeux se dessillèrent, tu vis, tu reconnus ceux qui te\nretenaient. Les branches des chênes se fleurirent de mains âpres, les rameaux\ndes hêtres s'aiguisèrent d'ongles rigides, les calices des fleurs s'émurent de\nbouches perverses, leurs pistils se cimèrent de prunelles louches, de lourdes\nchevelures s'agitèrent au front des ormes, les saules incurvèrent leurs troncs\nen des croupes redoutables, et les mousses s'étoilèrent de seins blancs et de\ntoisons rousses.\n   « Reconnais-les, clamèrent les fileuses, les adversaires antiques, les faux\n"}, {"page_pdf": 505, "page_imprimee": 444, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1159, "texte": "                                    — 444 —\n\n servants du Verbe, les tueurs d'idéal, les amants des glorioles, les adorateurs\n de la bête, les glorificateurs du métal et de la chair. Ils ont cru gagner les\n certaines délices, et ceux qui, vivants, les saluèrent, les célébraient comme\n de très heureux initiés. Mais s'ils ont pu, félons, franchir les murailles, à\n jamais leurs seront fermées les plaines des mystérieux Avalions et des\n Thulés blanches. Courage, ô vagabond de la mortelle vie, triomphe des\n embûches dernières : Viens à nous. Les sistres d'or sont prêts, sous le\n plectre vibrent les cordes, l'air frémit de paroles latentes, des rhythmes dor-\n ment dans le vent, des pensées se recueillent au fond des grottes. Viens, tu\n éveilleras ce monde qui t'attend. »\n    Et ranimé par les sœurs divines, tu franchis les fourrés d'un ferme pied.\n Tu t'arrachas aux lianes langoureuses, à l'appel voluptueux des rosiers\n empourprés, et tu vis enfin briller les pelouses surnaturelles, et s'épanouir\n les lacs solennels sous la lumière purifiante du ciel révélateur.\n\n                                                      BERNARD LAZARE.\n\n\n\n\n           "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1890-12-n12-007", "volume": "ELB-ULB-516421-1890-001-009_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1890-001-009_f.pdf", "ocr_sha256": "c7e087206b8e72a42fef7ff9e7af5604be881f96766d010f18359861851a644f", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 444, "page_fin": 446, "titre_corps": "Chronique littéraire : Œuvres d’Éphraïm Mikhaël", "titre_sommaire": "", "rubrique": "Chronique littéraire", "signature_source": "Fernand Severin", "ancre_debut": "CHRONIQUE LITTÉRAIRE", "ancre_fin": "FERNAND SEVERIN", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "II Max Waller", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 505, "page_imprimee": 444, "debut_caractere": 1159, "fin_caractere_exclue": 2505, "texte": "CHRONIQUE LITTÉRAIRE\n                                        I\n\n                  Œuvres d'Ephraïm Mikhaël. — Paris, Lemerre.\n\n On              ne peut lire sans mélancolie l'œuvre d'un poète mort aussi\n jeune                 Tous les beaux vers que vous rencontrez semblent vous\n               reprocher d'arriver trop tard ! Il eût fallu suivre dans son évo-\n               lution ce talent rare, il eût fallu apporter au poète la pure\ngloire qu'il méritait.' Et, maintenant, c'en est fait : Ephraïm Mikhaël ne\nsaura pas notre amour et notre admiration.\n   Et pourtant, à qui tressaillit de la joie divine de faire un beau vers,\nqu'importe la gloire que ce beau vers lui vaudra?\n   Ce poète était des mieux doués. Une magnifique imagination éclate dans\nses vers ; il a les splendeurs du coloris et les élégances du dessin. Il est\napparenté à de beaux peintres : ce sont les Moreau, les Puvis, les Burne-\nJones, les Crane ; ce sont les primitifs florentins, ce sont les coloristes véni-\ntiens. On ne peut lire certains de ses poèmes, le Solitaire, par exemple,\nsans se l'imaginer illustré par quelqu'un de ces artistes.\n   Mais cette imagination est réglée par le discernement, par le goût (comme\ndisaient nos aïeux, les classiques), qui fait seul les vrais poètes. Les pre-\nmières œuvres de Mikhaël, qui fut très précoce, trahissent déjà cette\n"}, {"page_pdf": 506, "page_imprimee": 445, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2805, "texte": "                                  — 445 —\n\nsagesse. Le Magasin aux jouets, un poème qu'il écrivit à dix-neuf ans, est\nd'une sobriété presque définitive et qu'il n'a jamais surpassée.\n   Ephraïm Mikhaël a d'autres dons que cette imagination picturale, que\ncette faculté de satisfaire nos yeux intérieurs. Il a le don d'enfance : une\nâme noble est sous la magnifique enveloppe de ses poèmes ; et l'on ne sait\nce qu'il y a de plus beau chez lui, de ses majestueuses pensées ou de sa vir-\nginale pudeur. Car ce livre dénonce une tristesse si profonde et si discrète !\nSans doute, le poète pressentait sa fin prématurée; il était bien jeune\nencore, quand il écrivit ces vers :\n\n               Mais je n'endormirai jamais mon âme triste\n               Dans la sérénité des rêves accomplis.\n\n  On voit partout qu'il s'était reclus dans la tour d'ivoire de son rêve, hors\nde la vie et hors du siècle. Il songe bien un instant à vivre, en ces admi-\nrables vers :\n               Je veux aussi ma part dans le péché de vivre;\n               Seigneur, conduisez-moi parmi les étrangers.\n\n   Mais il y renonce bientôt, « ivre de légende et dédaigneux de vivre ».\nEt, même quand il parle de « souvenirs de blondes », il semble ne parler\nque d'un rêve.\n   Cette réclusion, qui est celle de bien des artistes d'aujourd'hui, nous vaut\ndes poèmes en vers et en prose aussi fiers que le Mage, l'Etrangère, Flo-\nrimond, Miracles, l'Evocateur, le Solitaire,        Armentaria.\n   Nous avouons préférer les poèmes en prose : les vers qui, pris à part,\nsont parfois superbes, pêchent par une monotonie toute parnassienne. Tels\nquels, c'est-à-dire sans rien d'imprévu, et toujours répartis en quatrains, ils\nn'ont, le plus souvent, nulle raison d'être, et gênent même fréquemment le\npoète, qui se fût exprimé plus librement en prose. Evidemment, ceci n'a\nrien d'absolu, et le livre de Mikhaè'l contient de sublimes vers, qu'une ligne\nde prose ne saurait remplacer.\n   Nous devons aux poètes parnassiens bien des poèmes mort-nés, quoique\nmatériellement parfaits. La forme y commande au rêve, quand le rêve\ndevrait commander à la forme. Et tant d'ornements d'une séduction passa-\ngère y voilent la pure image de l'âme, que nous délaissons aujourd'hui ces\nœuvres savantes, pour des poèmes plus simples, et que la seule beauté d'une\nâme révélée illumine de sa douce splendeur.\n   Ephraïm Mikhaël n'est pas exempt des défauts parnassiens : ses poèmes\nne sont beaux que malgré cela, et ils seraient plus beaux sans cela. Il son-\ngeait d'ailleurs à secouer la tyrannie des formes immuables ; il y a, parmi\nles fragments laissés, une pièce en vers inégaux qui le prouve suffisam-\nment.\n   Mais la mort l'a surpris dans le noble labeur, et nous n'avons d'Ephraïm\nMikhaël, mort à vingt-trois ans, que des opera interrupta, d'admirables et\n"}, {"page_pdf": 507, "page_imprimee": 446, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 271, "texte": "                                    — 446 —\n\nmélancoliques fragments qui disent à quelle hauteur l'Œuvre eût atteint, et\nqui, tels quels, méritent de rester.\n                                                      FERNAND SEVERIN.\n\n\n                                        "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1890-12-n12-008", "volume": "ELB-ULB-516421-1890-001-009_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1890-001-009_f.pdf", "ocr_sha256": "c7e087206b8e72a42fef7ff9e7af5604be881f96766d010f18359861851a644f", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 446, "page_fin": 446, "titre_corps": "Chronique littéraire : Max Waller", "titre_sommaire": "", "rubrique": "Chronique littéraire", "signature_source": "V. G.", "ancre_debut": "II Max Waller", "ancre_fin": "Prix 1 franc", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 507, "page_imprimee": 446, "debut_caractere": 271, "fin_caractere_exclue": 1805, "texte": "II\n\n                       Max   Waller, par HENRR MAUBEL (I).\n\n   Au moment où nous nous préparons à fêter notre dixième anniversaire,\nnotre pensée, pleine de souvenirs, se reporte naturellement vers le passé et\nvoici que, près de nous encore, apparaît le profil spirituel, impertinent et\nmoqueur de Max Waller, souriant, ironiquement un peu, aux autres, pour\nne point songer à lui-même. Ce profil, Henry Maubel vient de le tracer à\npetits traits, à petits traits de vie dérobés, au hasard des souvenirs, dans\nl'œuvre, si adorablement capricieuse avec des échappées de tristesse, comme\nune confession de jeune fille, de cet artiste sensitif, exilé d'un pays natal\ntout bleu que parfois il se rappelait encore.\n   Henry Maubel, mieux que personne, pouvait fixer ce souvenir. Lui, l'un\ndes plus écrivain parmi nous, l'éplucheur délicat et flegmatique par persua-\nsion de Miette, qui transcrit une âme avec des gestes, psychologue comme\nun abbé de cour diplomate, par beaucoup d'analogies devait pénétrer Max\nWaller.\n   Dans cette biographie il feuillette rapidement tous les contes charmants\nque Fauteur de la Flûte à Siebel disait si bien, les épingle d'un mot, retrace\nla fondation de la Jeune Belgique, les premiers combats, et tout cela dans\nun style pressé qui se précipite, s'arrête, se reprend, mais évoque en tous\nses jeux la physionomie animée, triste d'un rêve envolé, de Max Waller.\n                                                                   V. G.\n\n\n\n (1) Imprimerie Monnom; en vente chez Lacomblez. Prix : 1 franc.\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1890-12-n12-009", "volume": "ELB-ULB-516421-1890-001-009_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1890-001-009_f.pdf", "ocr_sha256": "c7e087206b8e72a42fef7ff9e7af5604be881f96766d010f18359861851a644f", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 447, "page_fin": 448, "titre_corps": "Memento", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Nemo", "ancre_debut": "MEMENTO", "ancre_fin": "qu il y a des écrivains parmi nous", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": true, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 84, "fin_caractere_exclue": 91, "texte": "MEMENTO"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 95, "fin_caractere_exclue": 137, "texte": "Si nous avons omis de citer dans l'article"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 183, "fin_caractere_exclue": 220, "texte": "de tête du dernier numéro de la Jeune"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 253, "fin_caractere_exclue": 296, "texte": "Belgique, parmi les revues qui luttent pour"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 345, "fin_caractere_exclue": 391, "texte": "la centralisation de l'art dans notre pays, la"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 419, "fin_caractere_exclue": 461, "texte": "Société nouvelle, c'est que, habitués à la"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 511, "fin_caractere_exclue": 550, "texte": "considérer comme de la famille, il nous"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 601, "fin_caractere_exclue": 642, "texte": "semblait qu'en parlant de la Jeune Belgi-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 693, "fin_caractere_exclue": 734, "texte": "que, nous parlions aussi d'elle. Tous nos"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 784, "fin_caractere_exclue": 829, "texte": "lutteurs auront, bien certainement, en lisant"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 876, "fin_caractere_exclue": 919, "texte": "notre article, songé à cette revue hospita-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 970, "fin_caractere_exclue": 1013, "texte": "lière à laquelle presque tous nous collabo-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1044, "fin_caractere_exclue": 1083, "texte": "rons. N'est-ce pas cette même année que"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1136, "fin_caractere_exclue": 1179, "texte": "parurent : les Fusillés de Malines de Geor-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1227, "fin_caractere_exclue": 1266, "texte": "ges Eekhoud ; la Princesse Maleine; Ma-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1321, "fin_caractere_exclue": 1362, "texte": "xime de Goffin ; la Légende du Jésus fla-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1410, "fin_caractere_exclue": 1447, "texte": "mand d'Eugène Demolder; Notes et sil-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1502, "fin_caractere_exclue": 1541, "texte": "houettes de J. Destrée; A l'Aventure de"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1598, "fin_caractere_exclue": 1636, "texte": "Vandrunen; puis les chroniques et nou-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1692, "fin_caractere_exclue": 1734, "texte": "velles de Delattre, Maubél, Nautet, Hubert"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1754, "fin_caractere_exclue": 1768, "texte": "Krains, etc. ?"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1863, "fin_caractere_exclue": 1903, "texte": "C'est la Société nouvelle aussi qui nous"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1928, "fin_caractere_exclue": 1967, "texte": "donna les traductions des chefs-d'œuvre"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2019, "fin_caractere_exclue": 2057, "texte": "étrangers et qui s'efforce de répandre"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2109, "fin_caractere_exclue": 2154, "texte": "parmi le public une littérature qui lui était"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2198, "fin_caractere_exclue": 2207, "texte": "inconnue."}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2477, "fin_caractere_exclue": 2513, "texte": "La Wallonie consacre son dernier nu-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2566, "fin_caractere_exclue": 2608, "texte": "méro à Pierre Quillard. Les vers, et parmi"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2660, "fin_caractere_exclue": 2702, "texte": "ceux-ci de fort beaux, sont extraits de la"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2750, "fin_caractere_exclue": 2788, "texte": "Gloire du Verbe, qui vient de paraître"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2841, "fin_caractere_exclue": 2853, "texte": "chez Bailly."}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3079, "fin_caractere_exclue": 3091, "texte": "LES LIVRES :"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3170, "fin_caractere_exclue": 3207, "texte": "La théorie de l'auteur du Maître, qui"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3257, "fin_caractere_exclue": 3299, "texte": "remporta un plein succès à Paris et à Bru-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3335, "fin_caractere_exclue": 3378, "texte": "xelles était, certes, curieuse à connaître."}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3428, "fin_caractere_exclue": 3466, "texte": "Jean Jullien a voulu nous contenter en"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3516, "fin_caractere_exclue": 3556, "texte": "faisant paraître, en tête de sa nouvelle"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3609, "fin_caractere_exclue": 3649, "texte": "étude psychologique l'Echéance, un Essai"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3702, "fin_caractere_exclue": 3724, "texte": "sur le Théâtre Vivant."}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3795, "fin_caractere_exclue": 3836, "texte": "Voici quelques propositions de cette pré-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 141, "fin_caractere_exclue": 182, "texte": "face : « Le théâtre sérieux est une image"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 232, "fin_caractere_exclue": 252, "texte": "vivante de la vie »."}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 305, "fin_caractere_exclue": 344, "texte": "« Une pièce est une tranche de vie mise"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 394, "fin_caractere_exclue": 418, "texte": "sur la scène avec art »."}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 471, "fin_caractere_exclue": 510, "texte": "Mais M. Jullien a bien soin de prévenir"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 560, "fin_caractere_exclue": 600, "texte": "l'objection de ceux qui, non contents de"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 650, "fin_caractere_exclue": 692, "texte": "voir découper la vie en tranches, comme on"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 742, "fin_caractere_exclue": 783, "texte": "découpe un melon, citeraient Aristophane,"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 833, "fin_caractere_exclue": 875, "texte": "Eschyle, Shakespeare ou Calderon, en écri-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 925, "fin_caractere_exclue": 969, "texte": "vant tout d'abord : « Le théâtre ne doit pas"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1019, "fin_caractere_exclue": 1043, "texte": "être seulement la vie »."}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1096, "fin_caractere_exclue": 1135, "texte": "On voit donc que le but de l'écrivain a"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1185, "fin_caractere_exclue": 1226, "texte": "été d'animer sincèrement la scène conven-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1276, "fin_caractere_exclue": 1320, "texte": "tionnelle et momifiée où des pantins de zinc"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1370, "fin_caractere_exclue": 1409, "texte": "s'animent rigidement au moyen de toutes"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1459, "fin_caractere_exclue": 1501, "texte": "les vieilles ficelles habituelles. En toul"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1551, "fin_caractere_exclue": 1597, "texte": "cas, ce serait un grand pas de fait dans l'Art"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1647, "fin_caractere_exclue": 1691, "texte": "théâtral, mais d'autres suivront, nous l'es-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1741, "fin_caractere_exclue": 1753, "texte": "pérons bien."}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1821, "fin_caractere_exclue": 1860, "texte": "Sourires pinces,      par Jules Renard."}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1910, "fin_caractere_exclue": 1927, "texte": "Lemerre, éditeur."}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 1980, "fin_caractere_exclue": 2018, "texte": "Jules Renard est un des collaborateurs"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2068, "fin_caractere_exclue": 2108, "texte": "de notre confrère parisien le Mercure de"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2158, "fin_caractere_exclue": 2197, "texte": "France, qui eut la primeur de plusieurs"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2247, "fin_caractere_exclue": 2286, "texte": "chapitres. Le titre du volume en résume"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2336, "fin_caractere_exclue": 2381, "texte": "fort bien le sens général : C'est de l'obser-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2431, "fin_caractere_exclue": 2474, "texte": "vation ou plutôt de la transcription ironi-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2524, "fin_caractere_exclue": 2565, "texte": "que d'un coin de réalité qui aurait l'air"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2615, "fin_caractere_exclue": 2659, "texte": "absolument banal, si le fait même de choisir"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2709, "fin_caractere_exclue": 2749, "texte": "le détail n'était déjà du sourire pincé."}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2802, "fin_caractere_exclue": 2840, "texte": "Les Psychoses. Douze sonnets, pourquoi"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2890, "fin_caractere_exclue": 2927, "texte": "pas vingt ou trente? nous n'en savons"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 2977, "fin_caractere_exclue": 3019, "texte": "rien, par Arsène Reynaud. Ils sont parfois"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3069, "fin_caractere_exclue": 3076, "texte": "drôles."}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3129, "fin_caractere_exclue": 3166, "texte": "Contes et Nouvelles, par Alfred Lava-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3216, "fin_caractere_exclue": 3256, "texte": "chery, grande édition de luxe illustrée,"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3306, "fin_caractere_exclue": 3334, "texte": "chez Bénard, éditeur, Liége."}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3387, "fin_caractere_exclue": 3427, "texte": "En une toilette du plus grand ton, irré-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3477, "fin_caractere_exclue": 3515, "texte": "prochable, d'un goût délicat, M. Lava-"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3565, "fin_caractere_exclue": 3608, "texte": "chery nous livre, aujourd'hui, une suite de"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3658, "fin_caractere_exclue": 3701, "texte": "contes, gracieux, simples ou mélancoliques."}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3751, "fin_caractere_exclue": 3791, "texte": "Ils sont soigneusement racontés avec une"}, {"page_pdf": 508, "page_imprimee": 447, "debut_caractere": 3841, "fin_caractere_exclue": 3883, "texte": "propreté toute hollandaise, et un maintien"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 54, "fin_caractere_exclue": 94, "texte": "parfait. Cela donne même parfois trop de"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 138, "fin_caractere_exclue": 181, "texte": "froideur. Mais c'est un léger défaut que la"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 226, "fin_caractere_exclue": 268, "texte": "vive ordonnance du dialogue sauve souvent."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 318, "fin_caractere_exclue": 359, "texte": "L'impression typographique est ce qu'elle"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 408, "fin_caractere_exclue": 445, "texte": "devait être pour ce livre, patiemment"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 464, "fin_caractere_exclue": 505, "texte": "épluchée et d'un soin minutieux. Ainsi le"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 506, "fin_caractere_exclue": 546, "texte": "tout forme une œuvre du plus grand luxe,"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 593, "fin_caractere_exclue": 637, "texte": "illustrée de charmantes vignettes en noir et"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 680, "fin_caractere_exclue": 686, "texte": "rouge."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 933, "fin_caractere_exclue": 968, "texte": "Nous sommes forcés, mais avec quels"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1014, "fin_caractere_exclue": 1054, "texte": "regrets ! de remettre au prochain numéro"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1185, "fin_caractere_exclue": 1223, "texte": "l'Album à Toto. Notre petit ami nous a"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1270, "fin_caractere_exclue": 1312, "texte": "encore envoyé quelques pièces ravissantes,"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1313, "fin_caractere_exclue": 1353, "texte": "qu'avec amour il dédie à Gramadoch. Nous"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1354, "fin_caractere_exclue": 1397, "texte": "ne doutons pas que cette marque d'affection"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1442, "fin_caractere_exclue": 1484, "texte": "d'une âme si innocente et pure n'apaise la"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1530, "fin_caractere_exclue": 1565, "texte": "colère achyllienne de notre ennemi."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1711, "fin_caractere_exclue": 1745, "texte": "On nous annonce qu'à la demande de"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1798, "fin_caractere_exclue": 1839, "texte": "Lorand, de la Réforme, à la suite de nom-"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1866, "fin_caractere_exclue": 1904, "texte": "breux jurons de Godreferendum, la Mon-"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1955, "fin_caractere_exclue": 1995, "texte": "s'est décidée à monter Guillaume Tell et"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2015, "fin_caractere_exclue": 2025, "texte": "le Chalet."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2206, "fin_caractere_exclue": 2246, "texte": "A PARAÎTRE : Les dernières fêtes, volume"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2265, "fin_caractere_exclue": 2304, "texte": "de vers, par Albert Giraud. Chez Lacom-"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2355, "fin_caractere_exclue": 2360, "texte": "blez."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2426, "fin_caractere_exclue": 2461, "texte": "Le Miroir des Légendes, par Bernard"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2462, "fin_caractere_exclue": 2469, "texte": "Lazare."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2472, "fin_caractere_exclue": 2508, "texte": "Les Fusillés de Malines, par Georges"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2557, "fin_caractere_exclue": 2581, "texte": "Eekhoud. Chez Lacomblez."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2647, "fin_caractere_exclue": 2684, "texte": "De Maeterlinck : L'Ornement des Noces"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2726, "fin_caractere_exclue": 2767, "texte": "spirituelles, par Ruysbroeck l'Admirable."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2815, "fin_caractere_exclue": 2830, "texte": "Chez Lacomblez."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2909, "fin_caractere_exclue": 2947, "texte": "La Flûte à Siebel, par MaxWaller. Chez"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2995, "fin_caractere_exclue": 3005, "texte": "Lacomblez."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3062, "fin_caractere_exclue": 3099, "texte": "De Georges Destrée : Dans le Rêve, un"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3149, "fin_caractere_exclue": 3184, "texte": "volume de poèmes en prose. A Paris."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3238, "fin_caractere_exclue": 3279, "texte": "Les Grandpié, d'après une famille sous la"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3302, "fin_caractere_exclue": 3337, "texte": "monarchie constitutionnelle. Paris."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3392, "fin_caractere_exclue": 3427, "texte": "Les Galeries de peintres modernes à"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3477, "fin_caractere_exclue": 3498, "texte": "Bruxelles. Bruxelles."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3570, "fin_caractere_exclue": 3607, "texte": "A l'Office de publicité, un volume de"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3656, "fin_caractere_exclue": 3700, "texte": "contes pour les enfants, titre : Histoire du"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3742, "fin_caractere_exclue": 3781, "texte": "Chat, du Coq et du Trombone, par Hubert"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3831, "fin_caractere_exclue": 3870, "texte": "Stiernet, illustrations d'Amédée Lynen."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 103, "fin_caractere_exclue": 137, "texte": "— Nous recommandons à la bienveil-"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 185, "fin_caractere_exclue": 225, "texte": "lante attention de nos amis notre pauvre"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 273, "fin_caractere_exclue": 317, "texte": "oncle Gramadoch. Il n'est pas difficile : un"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 365, "fin_caractere_exclue": 407, "texte": "seul exemplaire, retour après lecture, non"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 455, "fin_caractere_exclue": 463, "texte": "découpé."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 556, "fin_caractere_exclue": 592, "texte": "Connaissez-vous François Fabié? Non?"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 640, "fin_caractere_exclue": 679, "texte": "Eh bien, François s'est débarrassé, non"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 727, "fin_caractere_exclue": 768, "texte": "sans difficulté, semble-t-il, de quelques"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 816, "fin_caractere_exclue": 852, "texte": "poèmes. Ecoutez avec ravissement; il"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 900, "fin_caractere_exclue": 929, "texte": "s'adresse aux pauv's poètes :"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 984, "fin_caractere_exclue": 1013, "texte": "Va ! tu trouveras sur ta voie"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1068, "fin_caractere_exclue": 1099, "texte": "Et la faim et les noirs hivers,"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1154, "fin_caractere_exclue": 1184, "texte": "Et bien des critiques de proie"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1239, "fin_caractere_exclue": 1269, "texte": "Embusqués pour tuer tes vers !"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1403, "fin_caractere_exclue": 1441, "texte": "La Revue Belge illustrée, annoncée de-"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1489, "fin_caractere_exclue": 1529, "texte": "puis si longtemps, vient de paraître aux"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1577, "fin_caractere_exclue": 1615, "texte": "bureaux de l'Anthologie contemporaine."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1668, "fin_caractere_exclue": 1707, "texte": "Les Jeunes. La revue Namur-Jeunes s'est"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1755, "fin_caractere_exclue": 1797, "texte": "transformée, elle a raccourci son titre et"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1845, "fin_caractere_exclue": 1865, "texte": "augmenté son format."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 1916, "fin_caractere_exclue": 1954, "texte": "Bonne confraternité là-bas et vogue la"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2002, "fin_caractere_exclue": 2014, "texte": "littérature."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2076, "fin_caractere_exclue": 2117, "texte": "Deux vrais artistes viennent d'être reçus"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2165, "fin_caractere_exclue": 2202, "texte": "membres des XX; ce sont MM. Signac et"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2250, "fin_caractere_exclue": 2264, "texte": "Georges Minne."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2315, "fin_caractere_exclue": 2354, "texte": "Nous adressons nos félicitations aux XX"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2402, "fin_caractere_exclue": 2423, "texte": "et aux nouveaux élus."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2520, "fin_caractere_exclue": 2556, "texte": "Albert Giraud et Georges Eekhoud ont"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2604, "fin_caractere_exclue": 2643, "texte": "été invités par le Cercle artistique de"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2691, "fin_caractere_exclue": 2725, "texte": "Bruxelles à donner une conférence."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2776, "fin_caractere_exclue": 2814, "texte": "Le premier a choisi comme sujet : « Un"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2862, "fin_caractere_exclue": 2906, "texte": "livre posthume de Max Waller » ; le second :"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 2954, "fin_caractere_exclue": 2994, "texte": "« Les prédécesseurs et les contemporains"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3042, "fin_caractere_exclue": 3059, "texte": "de Shakespeare »."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3110, "fin_caractere_exclue": 3148, "texte": "Albert Giraud donnera sa conférence le"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3196, "fin_caractere_exclue": 3235, "texte": "20 décembre et, Georges Eekhoud vers le"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3283, "fin_caractere_exclue": 3301, "texte": "milieu de février."}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3352, "fin_caractere_exclue": 3389, "texte": "Comme conséquence de la lettre qu'en-"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3437, "fin_caractere_exclue": 3476, "texte": "voyèrent nos deux amis, il y a quelques"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3524, "fin_caractere_exclue": 3567, "texte": "mois, pour remercier le Cercle de son invi-"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3615, "fin_caractere_exclue": 3655, "texte": "tation au fameux raout artistique, c'est"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3703, "fin_caractere_exclue": 3741, "texte": "amusant. Tant mieux quand même, si les"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3789, "fin_caractere_exclue": 3830, "texte": "vieux ménages du parc s'aperçoivent enfin"}, {"page_pdf": 509, "page_imprimee": 448, "debut_caractere": 3878, "fin_caractere_exclue": 3913, "texte": "qu'il y a des écrivains parmi nous."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1890-12-n12-010", "volume": "ELB-ULB-516421-1890-001-009_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1890-001-009_f.pdf", "ocr_sha256": "c7e087206b8e72a42fef7ff9e7af5604be881f96766d010f18359861851a644f", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 449, "page_fin": 452, "titre_corps": "Table alphabétique des matières contenues dans le tome neuvième", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Anonyme", "ancre_debut": "TABLE ALPHABÉTIQUE", "ancre_fin": "447", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": true, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 7, "fin_caractere_exclue": 18, "texte": "TABLE A L P"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 71, "texte": "DES MATIÈRES"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 84, "fin_caractere_exclue": 101, "texte": "CONTENUES DANS LE"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 141, "fin_caractere_exclue": 149, "texte": "LA JEUNE"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 180, "fin_caractere_exclue": 195, "texte": "Arnay (Albert)."}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 233, "fin_caractere_exclue": 267, "texte": "Roses de neige                  67"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 302, "fin_caractere_exclue": 308, "texte": "Vers :"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 368, "fin_caractere_exclue": 401, "texte": "Les voix d'en l'âme . .   .   118"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 404, "fin_caractere_exclue": 462, "texte": "Cœur d'automne . . .      .   118   Chronique littéraire :"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 463, "fin_caractere_exclue": 472, "texte": "Sonnets :"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 540, "fin_caractere_exclue": 598, "texte": "La Nymphe captive . .     .   283   Chronique artistique :"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 601, "fin_caractere_exclue": 634, "texte": "Venue                         283"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 664, "fin_caractere_exclue": 686, "texte": "Chronique artistique :"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 731, "fin_caractere_exclue": 762, "texte": "Le Salon de l'Essor . .   . 250"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 815, "fin_caractere_exclue": 832, "texte": "Arnoux (Jacques)."}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 871, "fin_caractere_exclue": 893, "texte": "Chronique artistique :"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1014, "fin_caractere_exclue": 1043, "texte": "Le Salon des XX de 1890 . 122"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1092, "fin_caractere_exclue": 1112, "texte": "Berrichon (Paterne)."}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1145, "fin_caractere_exclue": 1178, "texte": "La Voûte                      339"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1227, "fin_caractere_exclue": 1240, "texte": "Boels (Jean)."}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1276, "fin_caractere_exclue": 1309, "texte": "Le Réveil de la reine. . . .   80"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1329, "fin_caractere_exclue": 1362, "texte": "L'Hôte des ténèbres . . . .   238"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1394, "fin_caractere_exclue": 1421, "texte": "Révolte. . . '. . . . . 315"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1457, "fin_caractere_exclue": 1490, "texte": "Veillée d'hiver               336"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1605, "fin_caractere_exclue": 1622, "texte": "Bonehill (Edgar)."}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1686, "fin_caractere_exclue": 1719, "texte": "Cruces                        439"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1801, "fin_caractere_exclue": 1816, "texte": "Buet (Charles)."}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1852, "fin_caractere_exclue": 1881, "texte": "Les dimanches de la rue Rous»"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1919, "fin_caractere_exclue": 1947, "texte": "selet                    137"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1983, "fin_caractere_exclue": 2016, "texte": "Retour d'exil                 434"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 2056, "fin_caractere_exclue": 2073, "texte": "Chapaux (Albert)."}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 2094, "fin_caractere_exclue": 2116, "texte": "Chronique littéraire :"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 2165, "fin_caractere_exclue": 2196, "texte": "Sous-Offs . . . » . .        90"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 36, "texte": "H A B É T I Q U E"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 102, "fin_caractere_exclue": 118, "texte": "TOME NEUVIÈME DE"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 158, "fin_caractere_exclue": 166, "texte": "BELGIQUE"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 220, "fin_caractere_exclue": 232, "texte": "Cudoye (On)."}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 271, "fin_caractere_exclue": 301, "texte": "Vénerie esthétique . . . . 160"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 350, "fin_caractere_exclue": 365, "texte": "Dardenne (Léon)"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 503, "fin_caractere_exclue": 537, "texte": "La Victoire du m a r i . . .    92"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 639, "fin_caractere_exclue": 663, "texte": "Au sujet de l'Exposition"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 706, "fin_caractere_exclue": 728, "texte": "d'affiches au Musée du"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 771, "fin_caractere_exclue": 803, "texte": "Nord                         319"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 853, "fin_caractere_exclue": 870, "texte": "Delattre (Louis)."}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 909, "fin_caractere_exclue": 936, "texte": "La confession de Jérôme Ba-"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 979, "fin_caractere_exclue": 1011, "texte": "dot                      76, 106"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1050, "fin_caractere_exclue": 1082, "texte": "Christine de Landelies . . . 268"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1126, "fin_caractere_exclue": 1144, "texte": "Demolder (Eugène)."}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1179, "fin_caractere_exclue": 1213, "texte": "Noce             flamande       42"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1248, "fin_caractere_exclue": 1275, "texte": "La légende du Jésus flamand"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1315, "fin_caractere_exclue": 1328, "texte": "(fragments) :"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1365, "fin_caractere_exclue": 1393, "texte": "Jésus,  guérissant des mala-"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1433, "fin_caractere_exclue": 1456, "texte": "des et ressuscitant une"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1496, "fin_caractere_exclue": 1525, "texte": "morte                     208"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1562, "fin_caractere_exclue": 1593, "texte": "Jésus contant des paraboles 213"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1664, "fin_caractere_exclue": 1685, "texte": "Desombiaux (Maurice)."}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1754, "fin_caractere_exclue": 1788, "texte": "Le triomphe du Verbe . . .      45"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1823, "fin_caractere_exclue": 1851, "texte": "La ballade de l'ancien marin"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1891, "fin_caractere_exclue": 1913, "texte": "de Samuel Taylor Cole-"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 1953, "fin_caractere_exclue": 1982, "texte": "ridge                     119"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 2026, "fin_caractere_exclue": 2044, "texte": "Destrée (Georges)."}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 2079, "fin_caractere_exclue": 2093, "texte": "Dans le Rêve :"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 2130, "fin_caractere_exclue": 2162, "texte": "Agnès                         61"}, {"page_pdf": 510, "page_imprimee": 449, "debut_caractere": 2199, "fin_caractere_exclue": 2231, "texte": "Orgueil                       63"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 81, "fin_caractere_exclue": 87, "texte": "Vers :"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 91, "fin_caractere_exclue": 109, "texte": "Les Aquarellistes."}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 126, "fin_caractere_exclue": 128, "texte": "93"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 172, "fin_caractere_exclue": 195, "texte": "VIIe Exposition des XX."}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 254, "fin_caractere_exclue": 285, "texte": "— Xavier Mellery        . . 125"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 331, "fin_caractere_exclue": 367, "texte": "Le Salon éternel . . . .         373"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 421, "fin_caractere_exclue": 437, "texte": "Destrée (Jules)."}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 569, "fin_caractere_exclue": 594, "texte": "Transpositions modernes :"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 633, "fin_caractere_exclue": 669, "texte": "Cirque                           155"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 721, "fin_caractere_exclue": 739, "texte": "Eekhoud (Georges)."}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 792, "fin_caractere_exclue": 820, "texte": "Lettres pour les illettrés :"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 865, "fin_caractere_exclue": 890, "texte": "V. Transposition d'un air"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 949, "fin_caractere_exclue": 983, "texte": "connu                            8"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1022, "fin_caractere_exclue": 1041, "texte": "Cycle patibulaire :"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1095, "fin_caractere_exclue": 1129, "texte": "I. Le moulin-horloge       . . 165"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1173, "fin_caractere_exclue": 1201, "texte": "La proscription des Concerts"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1255, "fin_caractere_exclue": 1281, "texte": "populaires . . . . . . 421"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1332, "fin_caractere_exclue": 1354, "texte": "Chronique littéraire :"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1413, "fin_caractere_exclue": 1449, "texte": "Impressions d ' a r t . . . .     87"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1492, "fin_caractere_exclue": 1528, "texte": "Maxime                           345"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1560, "fin_caractere_exclue": 1622, "texte": "Chronique musicale :                    Chronique littéraire :"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1626, "fin_caractere_exclue": 1650, "texte": "MM. Edg. Tinel et E. Ma-"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1709, "fin_caractere_exclue": 1731, "texte": "thieu au Concert popu-"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1788, "fin_caractere_exclue": 1815, "texte": "laire. — L' « O R P H É E »"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1854, "fin_caractere_exclue": 1875, "texte": "de Gluck au Conserva-"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1925, "fin_caractere_exclue": 1948, "texte": "toire . . . . . . . 190"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2001, "fin_caractere_exclue": 2024, "texte": "Les Russes aux Concerts"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2067, "fin_caractere_exclue": 2100, "texte": "populaires                    219"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2141, "fin_caractere_exclue": 2159, "texte": "Fontainas (André)."}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2205, "fin_caractere_exclue": 2211, "texte": "Vers :"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2278, "fin_caractere_exclue": 2314, "texte": "Le désir du voyage .         ,.   58"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2318, "fin_caractere_exclue": 2363, "texte": "Le roi Cophétua . . . .           60  Vers  :"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2364, "fin_caractere_exclue": 2373, "texte": "Sonnets :"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2447, "fin_caractere_exclue": 2482, "texte": "Terre promise.      . . . .     105"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2527, "fin_caractere_exclue": 2562, "texte": "Vers le nord                    106"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2603, "fin_caractere_exclue": 2635, "texte": "La Volupté de souffrir . . . 261"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2654, "fin_caractere_exclue": 2685, "texte": "L'Impératrice Félise. . . . 396"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2733, "fin_caractere_exclue": 2755, "texte": "Chronique littéraire :"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2814, "fin_caractere_exclue": 2839, "texte": "Poèmes anciens et roma- '"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2894, "fin_caractere_exclue": 2927, "texte": "nesques                       216"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3056, "fin_caractere_exclue": 3073, "texte": "Frères (Adolphe)."}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3123, "fin_caractere_exclue": 3162, "texte": "Femme                                66"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3201, "fin_caractere_exclue": 3239, "texte": "Irène                              142"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3370, "fin_caractere_exclue": 3384, "texte": "Gilkin (Iwan),"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3435, "fin_caractere_exclue": 3474, "texte": "Le Portrait                          71"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3496, "fin_caractere_exclue": 3534, "texte": "Lucifer                            136"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3575, "fin_caractere_exclue": 3603, "texte": "La Douleur du mage . . . 230"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3653, "fin_caractere_exclue": 3691, "texte": "Sanctus                            330"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 41, "fin_caractere_exclue": 63, "texte": "Chronique artistique :"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 115, "fin_caractere_exclue": 120, "texte": ". . ."}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 133, "fin_caractere_exclue": 167, "texte": "Requiescat .                   428"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 212, "fin_caractere_exclue": 247, "texte": "La Pensée . .                   428"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 292, "fin_caractere_exclue": 327, "texte": "En wagon . .                    429"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 372, "fin_caractere_exclue": 407, "texte": "Chez Putiphar.                  429"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 452, "fin_caractere_exclue": 487, "texte": "Le   Sorcier   .  .             430"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 532, "fin_caractere_exclue": 567, "texte": "Rêve . . . .                    431"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 609, "fin_caractere_exclue": 629, "texte": "Chronique littéraire"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 674, "fin_caractere_exclue": 709, "texte": "A x e l . . . .                 185"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 754, "fin_caractere_exclue": 789, "texte": "Le   Possédé.     .             343"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 846, "fin_caractere_exclue": 861, "texte": "Gille (Valère)."}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 903, "fin_caractere_exclue": 942, "texte": "Aux Jeunes                            5"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 984, "fin_caractere_exclue": 1020, "texte": "Le Messie suprême         . . . . 8l"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1062, "fin_caractere_exclue": 1091, "texte": "Stéphane Mallarmé . . . . 152"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1130, "fin_caractere_exclue": 1171, "texte": "Les Sirènes                           206"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1213, "fin_caractere_exclue": 1251, "texte": "Au matin                           370"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1282, "fin_caractere_exclue": 1330, "texte": "Jardin d'amour                               407"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1372, "fin_caractere_exclue": 1409, "texte": "Innocence                         408"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1450, "fin_caractere_exclue": 1488, "texte": "Renoncement                        409"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1529, "fin_caractere_exclue": 1558, "texte": "Le Château enchanté . . . 410"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1667, "fin_caractere_exclue": 1702, "texte": "Joies                            91"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1747, "fin_caractere_exclue": 1781, "texte": "Double                         128"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1826, "fin_caractere_exclue": 1847, "texte": "Aux XX. Conférence de"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1894, "fin_caractere_exclue": 1918, "texte": "M. Edm. Picard . . . 155"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 1962, "fin_caractere_exclue": 1997, "texte": "Max Waller                      446"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2039, "fin_caractere_exclue": 2061, "texte": "Chronique artistique :"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2105, "fin_caractere_exclue": 2129, "texte": "Exposition de C. Meunier"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2176, "fin_caractere_exclue": 2204, "texte": "au Cercle artistique . . 193"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2258, "fin_caractere_exclue": 2274, "texte": "Giraud (Albert)."}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2407, "fin_caractere_exclue": 2443, "texte": "Allégorie      . . .              23"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2487, "fin_caractere_exclue": 2523, "texte": "Ladislas Laski (1573)             25"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2568, "fin_caractere_exclue": 2602, "texte": "Tableau anonyme                172"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2636, "fin_caractere_exclue": 2653, "texte": "Seizième siècle :"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2697, "fin_caractere_exclue": 2732, "texte": "Louis de Condé. .               296"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2776, "fin_caractere_exclue": 2810, "texte": "Marie Stuart .                 296"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2854, "fin_caractere_exclue": 2888, "texte": "Mauvais sommeil                297"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 2932, "fin_caractere_exclue": 2966, "texte": "La Médicis enfant              297"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3010, "fin_caractere_exclue": 3044, "texte": "Henri de Béarn                 298"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3088, "fin_caractere_exclue": 3122, "texte": "Déclin .                       298"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3166, "fin_caractere_exclue": 3200, "texte": "La Fraise .                    299"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3244, "fin_caractere_exclue": 3278, "texte": "Initiation    .                299"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3322, "fin_caractere_exclue": 3356, "texte": "A Olainville .                 300"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3400, "fin_caractere_exclue": 3434, "texte": "Le rêve de Henri III           300"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3475, "fin_caractere_exclue": 3495, "texte": "Chronique littéraire"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3539, "fin_caractere_exclue": 3574, "texte": "La Damnation de l'artiste        83"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3618, "fin_caractere_exclue": 3652, "texte": "Chez les Passants              127"}, {"page_pdf": 511, "page_imprimee": 450, "debut_caractere": 3696, "fin_caractere_exclue": 3730, "texte": "Miette . . . .                 370"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 80, "texte": "Chronique théâtrale :"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 142, "fin_caractere_exclue": 161, "texte": "Le Vaisseau Fantôme"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 185, "fin_caractere_exclue": 188, "texte": "188"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 227, "fin_caractere_exclue": 247, "texte": "Chronique musicale :"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 322, "fin_caractere_exclue": 368, "texte": "Salammbô                                   158"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 426, "fin_caractere_exclue": 442, "texte": "Goffin (Arnold)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 496, "fin_caractere_exclue": 543, "texte": "Notes cursives                               27"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 590, "fin_caractere_exclue": 618, "texte": "La Procession de pénitence :"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 686, "fin_caractere_exclue": 731, "texte": "Notes cursives                            337"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 778, "fin_caractere_exclue": 800, "texte": "Chronique littéraire :"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 803, "fin_caractere_exclue": 848, "texte": "L'Ame des choses.      . . .              246"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 882, "fin_caractere_exclue": 908, "texte": "Les vieux quartiers de Pa-"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 978, "fin_caractere_exclue": 1021, "texte": "ris.— La Bièvre . . .                   348"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1175, "fin_caractere_exclue": 1189, "texte": "Hannon (Théo)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1190, "fin_caractere_exclue": 1237, "texte": "Nostalgies                                   41"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1372, "fin_caractere_exclue": 1389, "texte": "Huysmans (J.-K.)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1390, "fin_caractere_exclue": 1419, "texte": "Les dessins de Victor H u g o"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1434, "fin_caractere_exclue": 1437, "texte": "135"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1556, "fin_caractere_exclue": 1564, "texte": "Interim."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1638, "fin_caractere_exclue": 1658, "texte": "Chronique musicale :"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1733, "fin_caractere_exclue": 1760, "texte": "Quatrième   Concert   popu-"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1830, "fin_caractere_exclue": 1850, "texte": "laire.— Hans Richter"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1869, "fin_caractere_exclue": 1872, "texte": "255"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1921, "fin_caractere_exclue": 1942, "texte": "Le Concert Lamoureux."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1963, "fin_caractere_exclue": 1966, "texte": "416"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2049, "fin_caractere_exclue": 2069, "texte": "Jeune Belgique (La)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2149, "fin_caractere_exclue": 2195, "texte": "Un raout artistique . . . .                294"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2290, "fin_caractere_exclue": 2317, "texte": "Une nouvelle croisade . . ."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2333, "fin_caractere_exclue": 2336, "texte": "325"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2418, "fin_caractere_exclue": 2447, "texte": "Le dixième anniversaire de la"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2516, "fin_caractere_exclue": 2542, "texte": "fondation de la Jeune Bel-"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2547, "fin_caractere_exclue": 2590, "texte": "gique                                  3.89"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2636, "fin_caractere_exclue": 2652, "texte": "Jhouney (Alber)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2814, "fin_caractere_exclue": 2825, "texte": "Madeleine ."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2857, "fin_caractere_exclue": 2860, "texte": "404"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2949, "fin_caractere_exclue": 2965, "texte": "Keiler (George)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3060, "fin_caractere_exclue": 3075, "texte": "L'Eau du Rêve :"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3158, "fin_caractere_exclue": 3202, "texte": "Voix.                                    308"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3299, "fin_caractere_exclue": 3343, "texte": "Désespérance                             308"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3432, "fin_caractere_exclue": 3448, "texte": "Krains (Hubert)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3543, "fin_caractere_exclue": 3589, "texte": "Le Bohême                                  115"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3590, "fin_caractere_exclue": 3636, "texte": "Le Bonheur des autres . . .                301"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3676, "fin_caractere_exclue": 3693, "texte": "Lazare (Bernard)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3726, "fin_caractere_exclue": 3772, "texte": "La Venue                                   201"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3820, "fin_caractere_exclue": 3866, "texte": "La Gloire de Judas . . . .                 364"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3914, "fin_caractere_exclue": 3960, "texte": "Le Jardin                                  440"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3971, "fin_caractere_exclue": 4017, "texte": "La Forêt                                   442"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 4169, "fin_caractere_exclue": 4184, "texte": "Leune (Albert)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 4218, "fin_caractere_exclue": 4264, "texte": "La Synthèse                                147"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 118, "fin_caractere_exclue": 140, "texte": "Maeterlinck (Maurice)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 176, "fin_caractere_exclue": 181, "texte": ".   ."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 194, "fin_caractere_exclue": 226, "texte": "La Princesse Maleine (acte I I ,"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 282, "fin_caractere_exclue": 320, "texte": "scène VI                            68"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 374, "fin_caractere_exclue": 414, "texte": "Le Théâtre. Menus propos .           331"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 475, "fin_caractere_exclue": 495, "texte": "Mallarmé (Stéphane)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 549, "fin_caractere_exclue": 589, "texte": "Eventail                               7"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 643, "fin_caractere_exclue": 683, "texte": "La Déclaration foraine . . .         101"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 737, "fin_caractere_exclue": 777, "texte": "Réminiscence                         230"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 864, "fin_caractere_exclue": 879, "texte": "Maubel (Henry)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 933, "fin_caractere_exclue": 973, "texte": "Fragment sans titre . . . .           34"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1027, "fin_caractere_exclue": 1067, "texte": "In Memoriam                          133"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1121, "fin_caractere_exclue": 1161, "texte": "Lettres à u n ouistiti. . . .        175"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1251, "fin_caractere_exclue": 1268, "texte": "Mirbeau (Octave)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1322, "fin_caractere_exclue": 1362, "texte": "Maurice Maeterlinck . .          .   341"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1429, "fin_caractere_exclue": 1430, "texte": "."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1456, "fin_caractere_exclue": 1472, "texte": "Moris (Delzire)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1526, "fin_caractere_exclue": 1543, "texte": "Proses lyriques :"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1599, "fin_caractere_exclue": 1637, "texte": "I, II, I I I                       242"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1693, "fin_caractere_exclue": 1731, "texte": "IV. Le Pauvre        . . . .       244"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1788, "fin_caractere_exclue": 1825, "texte": "V- La Voix                        245"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1853, "fin_caractere_exclue": 1854, "texte": "."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1881, "fin_caractere_exclue": 1919, "texte": "V I . Le Toast                     245"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 1947, "fin_caractere_exclue": 1948, "texte": "."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2035, "fin_caractere_exclue": 2040, "texte": "Puck."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2120, "fin_caractere_exclue": 2148, "texte": "L'annuaire du Caveau vervié-"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2248, "fin_caractere_exclue": 2289, "texte": "tois                                  248"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2319, "fin_caractere_exclue": 2320, "texte": "."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2387, "fin_caractere_exclue": 2417, "texte": "A notre bon oncle L. M. (de la"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2470, "fin_caractere_exclue": 2511, "texte": "Revue générale)  . . . .              316"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2604, "fin_caractere_exclue": 2625, "texte": "Régnier (de) (Henri)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2676, "fin_caractere_exclue": 2719, "texte": "Sonnets                                  32"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2770, "fin_caractere_exclue": 2813, "texte": "Le Château de Lucile .         .    .   198"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2829, "fin_caractere_exclue": 2850, "texte": ".   .   .   .   .   ."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 2922, "fin_caractere_exclue": 2938, "texte": "Rops (Félicien)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3016, "fin_caractere_exclue": 3059, "texte": "Fable                                   155"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3126, "fin_caractere_exclue": 3155, "texte": "Fable ropsienne pour la Jeune"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3255, "fin_caractere_exclue": 3296, "texte": "Belgique                              215"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3402, "fin_caractere_exclue": 3422, "texte": "Roy (le) (Grégoire)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3499, "fin_caractere_exclue": 3542, "texte": "Maurice Maeterlinck . .             .   358"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3648, "fin_caractere_exclue": 3666, "texte": "Severin (Fernand)."}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3717, "fin_caractere_exclue": 3725, "texte": "Poèmes :"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3778, "fin_caractere_exclue": 3819, "texte": "Les bons propos . . . .                65"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3872, "fin_caractere_exclue": 3913, "texte": "La sœur qui n'est plus . .             65"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 3964, "fin_caractere_exclue": 3970, "texte": "Vers :"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 4023, "fin_caractere_exclue": 4064, "texte": "Octobre au pavs . . . .               113"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 4117, "fin_caractere_exclue": 4158, "texte": "La chanson d'un pauvre   .            114"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 4209, "fin_caractere_exclue": 4217, "texte": "Poèmes :"}, {"page_pdf": 512, "page_imprimee": 451, "debut_caractere": 4270, "fin_caractere_exclue": 4311, "texte": "La mort des enfants.   . .            266"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 42, "fin_caractere_exclue": 72, "texte": "L'hôpital                  267"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 106, "fin_caractere_exclue": 136, "texte": "La dame au voile .         36o"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 181, "fin_caractere_exclue": 190, "texte": "Solitude."}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 208, "fin_caractere_exclue": 211, "texte": "361"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 246, "fin_caractere_exclue": 276, "texte": "L'aveu trop tendre         362"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 279, "fin_caractere_exclue": 309, "texte": "Scène nuptiale.            362"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 405, "fin_caractere_exclue": 435, "texte": "La Sonate à Kreutzer .     412"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 480, "fin_caractere_exclue": 509, "texte": "Œuvres d'Ephra'im Mikhaël 444"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 647, "fin_caractere_exclue": 670, "texte": "Au Palais du Cinquante-"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 751, "fin_caractere_exclue": 778, "texte": "naire                   414"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 831, "fin_caractere_exclue": 849, "texte": "Stiernet (Hubert)."}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 908, "fin_caractere_exclue": 940, "texte": "Défi du rêve . . .           284"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1017, "fin_caractere_exclue": 1022, "texte": "Toto."}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1076, "fin_caractere_exclue": 1108, "texte": "Album                        411"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1151, "fin_caractere_exclue": 1183, "texte": "Souris blanche               419"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1287, "fin_caractere_exclue": 1304, "texte": "Tréderne (Louis)."}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1352, "fin_caractere_exclue": 1384, "texte": "Le portrait                  309"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1425, "fin_caractere_exclue": 1447, "texte": "Van Arenbergh (Emile)."}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1491, "fin_caractere_exclue": 1526, "texte": "Sonnet                           44"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1534, "fin_caractere_exclue": 1558, "texte": "Van Lerberghe (Charles)."}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1659, "fin_caractere_exclue": 1686, "texte": "L'eau promise . . . . . 233"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1742, "fin_caractere_exclue": 1759, "texte": "\"Vanor (Georges)."}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1760, "fin_caractere_exclue": 1795, "texte": "Floramye                        151"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1833, "fin_caractere_exclue": 1851, "texte": "Verhaeren (Emile)."}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1897, "fin_caractere_exclue": 1903, "texte": "Vers :"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1906, "fin_caractere_exclue": 1939, "texte": "Les nombres                   179"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1975, "fin_caractere_exclue": 2002, "texte": "La dame en noir . . . . 181"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 87, "fin_caractere_exclue": 103, "texte": "Verlaine (Paul)."}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 141, "fin_caractere_exclue": 178, "texte": "Assomption                        394"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 194, "fin_caractere_exclue": 199, "texte": ". . ."}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 226, "fin_caractere_exclue": 243, "texte": "Verlant (Ernest)."}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 314, "fin_caractere_exclue": 336, "texte": "Chronique artistique :"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 337, "fin_caractere_exclue": 402, "texte": "Chronique littéraire :                 Exposition de portraits de"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 445, "fin_caractere_exclue": 477, "texte": "maîtres du siècle . . .      221"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 522, "fin_caractere_exclue": 546, "texte": "Vielé-Griffin (Francis)."}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 547, "fin_caractere_exclue": 569, "texte": "Chronique artistique :"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 607, "fin_caractere_exclue": 644, "texte": "Strophe. . . . . . . .             33"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 708, "fin_caractere_exclue": 745, "texte": "Au tombeau d'Hélène . . .         200"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 783, "fin_caractere_exclue": 820, "texte": "Laissons une heure mourir         395"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 905, "fin_caractere_exclue": 907, "texte": "X."}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 978, "fin_caractere_exclue": 1000, "texte": "Chronique littéraire :"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1040, "fin_caractere_exclue": 1075, "texte": "Dédicaces                       218"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1115, "fin_caractere_exclue": 1150, "texte": "AU' Avanguardia       . . .     372"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1188, "fin_caractere_exclue": 1210, "texte": "Chronique artistique :"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1250, "fin_caractere_exclue": 1276, "texte": "L'Exposition du Cercle des"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1318, "fin_caractere_exclue": 1351, "texte": "Femmes Peintres.        . .   289"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1391, "fin_caractere_exclue": 1417, "texte": "L'Exposition de l'Ecran et"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1459, "fin_caractere_exclue": 1490, "texte": "de l'Eventail    .          289"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1563, "fin_caractere_exclue": 1585, "texte": "Chronique littéraire :"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1624, "fin_caractere_exclue": 1658, "texte": "Dire du mieux .                157"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1697, "fin_caractere_exclue": 1731, "texte": "Futura     . . . .             219"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1796, "fin_caractere_exclue": 1823, "texte": "La Pléiade et la Jeune Bel-"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1862, "fin_caractere_exclue": 1896, "texte": "gique                          393"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 1940, "fin_caractere_exclue": 1972, "texte": "Memento, 95, 129, 161, 194, 225,"}, {"page_pdf": 513, "page_imprimee": 452, "debut_caractere": 2011, "fin_caractere_exclue": 2045, "texte": "257, 290, 32i, 349, 379, 418, 447."}]}, {"article_id": "ulb-jeune-belgique-1890-12-n12-203", "volume": "ELB-ULB-516421-1890-001-009_f", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/ELB-ULB-516421-1890-001-009_f.pdf", "ocr_sha256": "c7e087206b8e72a42fef7ff9e7af5604be881f96766d010f18359861851a644f", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Catalogue de la librairie Paul Lacomblez", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Paul LACOMBLEZ", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 514, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 4949, "texte": "Paul LACOMBLEZ\n     É D I T E U R D E LA « J E U N E B E L G I Q U E »\n                              31, rue des Paroissiens\n                                      BRUXELLES.\n\n\n\nCatalogue des livres de fonds et en n o m b r e d'auteurs belges :\nBAUDOUX (Fernand)     .   .    Rythmes vieux, gris et roses, un volume in-16. . fr. 3 50\nCHAINAYE (Hector) .   .   .    L'Ame des choses                                         2 »\nDELATTRE (Louis) .    .   .    Contes de mon village, avec une introduction de\n                                  Georges Eekhoud, un volume in-18                      3 »\nEEKHOUD (Georges). . .         Nouvelles Kermesses, avec frontispice de Léon Dar-\n                                  denne, 1 volume in-8° (quelques exemplaires) . . 7 50\n       —                       La Nouvelle Carthage, un volume in-16              - . 3 50\n                               (Les autres ouvrages du même auteur sont épuisés).\n       —                       Les Fusillés de Malines (sous presse)                    3 50\nGILKIN (Iwan) . . . .          La Damnation de l'artiste                               15 »\nGIRAUD ( A l b e r t ) . . . . Hors du Siècle, un volume in-8\"                          3 50\n       —                       Pierrot lunaire, un volume petit in-12                   2 »\n       —                       Pierrot Narcisse (épuisé).\nGOFFIN (Arnold). . . . Journal d'André (1885) (épuisé).\n                               Delzire Maris (1887) (épuisé)                            3 »\n       —                       Impressions et Sensations (1888)                         3 »\n       —                       Maxime (1890)                                   • • • 3 \"\nITIBERÈ DA CUNHA (J.) . . Préludes, poésies; un vol. in-16 raisin                       3 »\nJEUNE BELGIQUE (Le Parnasse de la), pièces diverses de dix-huit poètes belges, un\n                                  fort volume in-8°                                     7 50\nLACOMBLEZ (Paul) . . .         Un Baptême, pièce à dire pour jeunes filles. . . .       o 25\n       —                       Les Confitures, monologue pour jeunes tilles . . .       1 »\n       —                       Pensionnaires,                 id.              . . .    1 «\n       —                       Romanesque!...                 id.              . . .    o 75\n       —                       Skating,                       id.              . . .    o 75\n       —                       Jeunes filles, monologues et pièces à dire (plaquettes,\n                                  in-16)                                                2 »\n       —                       Loth et ses filles, poème-drame en trois tableaux (en\n                                  préparation).\nLAVACHERY (Alfred) . .         Contes et Nouvelles, avec illustrations de L. Bauês.\n                                  E. Bcrchmans, E. de Baré, E. Delpérée, etc., un\n                                   volume grand in-8° carré                             5 \"\nLEMONNIER (Camille) . .        En Brabant, contes, un volume in-18                       060\n       —                       Les bons amis, conte,          id.                       o 60\n                               Trois contes,                  id.                       o 60\n                                Les Charniers (Sedan),        id.                       3 50\n       —                       Ceux de la Glèbe (la Genèse, la Glèbe, les Concu-\n                                  bins, etc.), 1 volume in-18                           3 50\n       —                       En Allemagne, 1 volume in-18                             3 50\n                               Happe-Chair,             id.                             3 50\n       —                       L'Hystérique,            ici,                            3 50\n       —                       Madame Lupar,            id.                             3 50\n       —                       Le Mort, nouvelles,      id.                             1 25\n                               Un Mâle, avec dessin de X. Mellcry, 1 volume in-18. 3 50\n       —                       Thérèse Monique, 1 volume in-18                          3 50\nI.E ROY (Grégoire). . .        Mon cœur pleure d'autrefois, un volume in-8\" avec\n                                  un frontispice de Fernand Khnopff                    10 »\nMAETERLINCK (Maurice) .        Les Aveugles (L'Intruse. Les Aveugles), un volume\n                                  in-18                                                 3 »\n       —                       La Princesse Maleine, un volume in-18                    3 50\n       —                       Serres chaudes, un volume in-18                          3 »\n                               (Il a été tiré de chaque ouvrage 3 exemplaires sur\n                                  Japon à 15 francs et 7 exemplaires sur Hollande à\n                                  fr. 6-00).\n"}, {"page_pdf": 515, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3741, "texte": "MAETERLINCK (Maurice)     .   L'Ornement des noces spirituelles, par Ruysbroeck,\n                                 l'Admirable, traduit du flamand sur les textes au-\n                                 thentiques retrouvés au cloître du Val-Vert, et\n                                 précédé d'une Introduction (sous presse) . . . .\nMAUBEL (Henry) . . .           Max Waller, une plaquette in-8°                        1 »\n      —                       Miette, un volume in-16                                 2 50\nNAUTET (Francis) . . .        Notes sur la littérature moderne, deux séries. Chaque\n                                 série en un volume in-16                             3 50\nNYST (Raymond) . . .          Volume ayant pour titre une épigraphe, avec un fron-\n                                 tispice colorié et un dessin de Nestor Outer    . . 5 »\nPLÉIADE (La), journal littéraire mensuel.\n                              Première année (1889), les douze numéros . . . .        3 »\n                              Chaque numéro séparément                                o 30\n                              Seconde année, les douze numéros (très rare) . . .      5 »\nRODENBACII (Georges) . .      L'Art en exil, roman, un volume in-18                   3 50\n      —                        L'Hiver mondain, poésies, un volume in-18 . . .        5 »\n      —                       La Jeunesse blanche, id.             id.     . . . .    3 »\n      —                       La Mer élégante,          id.        id.     . . . .    3 »\n      —                       Du silence,               id. un volume in-16 . . .     1 50\n      —                        Les tristesses,          id. un volume in-18 . . . 3 »»\nSEVERIN (Fernand) . . .       Le Lys, poésies, avec une eau-forte de Henry De\n                                 Groux, un volume                   in-16             2 »\n                              (Il a été tiré 5 exemplaires sur Japon et 25 exem-\n                                 plaires sur Hollande).\n      —                       Le Don d'Enfance, poèmes ; un volume in-16 raisin . 2 »\n                              (II a été tiré 8 exemplaires sur Japon et 32 exem-\n                                 plaires sur Hollande).\nSLUYTS (Charles) . . .         L'appel des voix, poésies, un volume grand in-16. . 2 »\n                              (Il a été tiré 1 exemplaire sur Japon et 25 exem-\n                                 plaires sur Hollande).\nVAN LERBERGHE (Charles).      Les Flaireurs, drame, une plaquette grand in-16 . . 1 »\n                              (Il a été tiré 25 exemplaires sur Hollande à 2 francs).\nWAI.LER (Max) . . . .         La Flûte à Siebel (sous presse).\n                              (Les autres ouvrages de Max Waller sont épuisés).\n\n\n\n                          A LA MÊME LIBRAIRIE :\n   Tous les ouvrages de nos collaborateurs français : Charles Buet, Henri de Régnier,\nJ.-K. Huysmans, Stéphane Mallarmé, Francis Vielé-Griffin, Paul Verlaine, etc., etc.\n   L'éditeur P a u l Lacomblez prie les j e u n e s écrivains belges, désireux de voir\nleur nom figurer dans son catalogue, de se mettre en rapport avec lui et de lui\nd o n n e r en dépôt quelques exemplaires de leurs ouvrages.\n\n\n   La librairie P. Lacomblez ouvrira un compte à toute personne notoirement solvable,\npour la fourniture des ouvrages portés au catalogue ci-dessus et, en général, de toute la\nlibrairie littéraire.\n   Ces comptes pourront être soldés en dix paiements mensuels, dont le premier s'effec-\ntuera à la livraison des volumes.\n   11 sera répondu à toute demande de renseignements bibliographiques accompagnée\nd'un timbre pour la réponse.\n\n\n\n\n                   Bruxelles. — Imprimerie A'* monnom. 'M, rue il<* l'Industrie.\n"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 480, "texte": "Décembre 1890.                     TOME IX. — N° 12                   10me                  Année.\n\n\n\n\nLA\n     JEUNE\n                  BELGIQUE\n                                    SOMMAIRE:\n         La proscription des « Concerts populaires » .    GEORGES EEKHOUD.\n         Nocturnes                                        IWAN GILKIN.\n         Retour d'exil                                    CHARLES BUET.\n         Cruces                                           EDGAR B O N E H I L L .\n         Le jardin. — La forêt                            BERNARD         LAZARE.\n\n         Chronique littéraire :\n           Œuvres d'Ephraïm Mikhaël                       FERNAND         SEVERIN.\n           Max Wallcr                                     V. G.\n        Memento                                            NEMO.\n         Table alphabétique des matières contenues dans\n           le tome neuvième de la « Jeune Belgique ».\n\n\n\n\n                                                                  BRUXELLES\n          RÉDACTION                                        PAUL LACOMBLEZ, ÉDITEUR\n55, BOULEVARD DANDERLECHT, BRUXELLES.                            3I, rue des Paroissiens.\n                                                                       PARIS\n                                                          LIBRAIRIE DE l'Art       Indépendant\n      PRIX DU NUMÉRO                                          11, rue de la Chaussée d'Antin\n\n             F r . 0-75                                                  1890\n"}, {"page_pdf": 481, "texte": "     BELGIQUE\n\n\n\n\n                                                                   BELGIQUE\n                              NE      CRAINS\n\n\n\n\n                                                           JEUNE\n                JEUNE\n                        LA\n\n\n\n\n                                                      LA\n                             NE      CRAINS\n        Revue mensuelle de littérature et d'art,\n                         PARAISSANT LE 5 DE CHAQUE MOIS\n\n  Fondateur    : M A X W A L L E R (MAURICE W A R L O M O N T )\n                      Directeur : VALÈRE GILLE.\n            Rédaction : 55, Boulevard d'Anderlecht, Bruxelles.\n              7 francs par an — Union postale, fr. 8-5o.\n\n\n\n                NOTRE BANQUET\n  C'est pour le 15 janvier que nous convions tous nos amis!\n  Ils recevront, dans quelques jours, la circulaire explicative\nqu'ils nous renverront tous le plus tôt possible.\n  Que ce banquet soit une manifestation d'art qui entraînera\navec nous les derniers hésitants.\n  Au 15 janvier donc !\n\n   En même temps qu'aura lieu cette fête de l'art nous ferons\nparaître un numéro extraordinaire orné d'un dessin de James\nEnsor. Tous nos collaborateurs y seront représentés, à côté\nde nos invités.\n  La Jeune Belgique mieux que jamais tiendra ses lecteurs\nau courant des différents mouvements littéraires qui ont leur\nplace dans l'histoire des Lettres.\n\n  LA J E U N E B E L G I Q U E est en vente à Bruxelles: Chez Lacom-\nblez, 33, rue des Paroissiens, chez Rozez, et à l'Office de Publicité.\n  A Gand ; Chez Hoste, rue des Champs.\n  A Paris : Chez Bailly, u , rue de la Chaussée d'Antin.\n\n   G I L B L A S , journal quotidien français, boulevard           des Capu-\ncines, 16, à Paris, publie l'Argent, d'EMILE ZOLA.\n"}, {"page_pdf": 482, "texte": "                  LA PROSCRIPTION\n      DES « CONCERTS P O P U L A I R E S »\n\n\n\n\n                                    Le monde artiste et les amateurs de musique\n                                 sont encore sous le coup de l'inique sentence\n                                 de mort prononcée contre les « Concerts\n                                 Populaires » par le collège des bourgmestre\n                                  et églefins de Bruxelles.\n                                      Au lieu de se calmer, l'indignation ne fait\n                                        qu'accroître. Plus on réfléchit à l'inqua-\n                                        lifiable attentat commis par nos cuis-\n                   treux suffètes sur une des deux seules institutions vrai-\n                   ment musicales que nous possédions (l'autre est celle des\n                   concerts du Conservatoire, heureusement à l'abri de l'hu-\n                   meur rancunière et bilieuse des André et des De Mot) et\n                   plus on demeure confondu de tant de vandalisme et d'ar-\n                   bitraire !\n                    Les Concerts populaires allaient célébrer le 25e anniver-\n                saire de leur fondation ; c'est ce moment que les Pleins de\n                Soupe de l'Hôtel de Ville ont choisi pour les abolir !\n                   Ces Concerts furent toujours, non une entreprise mercan-\n                tile et industrielle, mais un moyen de propagande artistique.\n                Dirigés successivement par Adolphe Samuel, Henri Vieux-\ntemps, et Joseph Dupont ; soutenus par le dévouement désintéressé d'ar-\ntistes et d'amateurs, ils initièrent le publie aux grandes œuvres symphoni-\n                                                                        27\n"}, {"page_pdf": 483, "texte": "                                 — 422 —\n\nques, à la musique de Berlioz, de Schumann, de Brahms, de Richard\nWagner, et plus récemment à celle des nouvelles écoles russe et française.\n   C'est surtout sous la direction de Joseph Dupont, ce musicien enthou-\nsiaste et fervent, ce chef d'orchestre génial, que les « Concerts Populaires »\nprirent une importance capitale et exercèrent sur le goût et l'esprit du\npublic l'influence salutaire dont les résultats sont si sensibles aujourd'hui.\n   Joseph Dupont forma et disciplina cet admirable orchestre de la\nMonnaie, le rompit non seulement aux difficultés techniques des colos-\nsales partitions de Wagner, mais lui en fit pénétrer et traduire les splen-\ndeurs. On peut dire que Dupont fut à Bruxelles l'âme et le principal\npromoteur du mouvement musical.\n   Nous nous rappelons avec regret et aussi avec gratitude les mémorables\nmatinées ou soirées de ces dernières années : la musique de Wagner,\nd'abord jouée et répétée aux « Concerts Populaires », puis, en partie, exé-\ncutée au théâtre par le même orchestre et sous la même direction; les\nfiévreuses et passionnantes représentations des Maîtres Chanteurs, de la\n Walkyrie, de Lohengrin ; les magnifiques séances consacrées aux Russes,\nnotamment aux symphonies de Borodine et les non moins prestigieuses\ninterprétations de nos maîtres à nous, les Benoit, les Tinel, les Blockx,\nles Raway, les Huberti et les Mathieu.\n   Quel admirable élan, quelle vitalité, quelle cohésion dans ce mouvement !\nDevenu directeur de la Monnaie, Joseph Dupont qui a fait connaître les\nmeilleures partitions de nos compatriotes au public de ses concerts, leur\nouvre aussi les portes de son théâtre, et, avec le concours de Lapissida,\nson intelligent et ingénieux associé, metteur en scène d'autant de goût que\nd'initiative, il assure à Richilde d'Emile Mathieu et à Milenka de Jan\nBlockx, une série de représentations triomphales, et détruit de ce coup les\nstupides préventions ancrées dans le public contre le théâtre national.\n   Et ceci n'est que le prélude de la gestion de ces directeurs artistes. Ils\nnourrissent d'autres projets, vraiment grandioses : ils monteront la tétra-\nlogie de Wagner au complet; Siegfried, dont ils font entendre le premier\nacte aux Concerts Populaires, avec Engel, Seguin et Gandubert, aurait été\ndonné l'année dernière ; puis seraient venus le Rheingold et le Crépuscule\ndes Dieux, de manière à pouvoir enfin jouer l'œuvre intégralement en\nquatre soirées consécutives, auxquelles on serait accouru de l'étranger\ncomme à un autre Bayreuth.\n   Ce n'est pas tout. Etroitement lié avec le maître Gevaert, l'éminent\ndirecteur du Conservatoire royal, qui l'aida de son expérience sans pareille,\nde sa prodigieuse érudition, de son goût impeccable, Joseph Dupont vient\n"}, {"page_pdf": 484, "texte": "                                  — 423 —\n\nde remettre à la scène le Fidelio de Beethoven, reprise pour laquelle l'auteur\nde Quentin Durward et de la cantate Jacques d'Artevelde a écrit des\nrécitatifs et raccords absolument adéquats à la conception et au style\nbeethoveniens, pour la plupart puisés dans les œuvres mêmes du sublime\nmaître. Encouragés par la réussite de cette tentative, qui a pris les pro-\nportions d'un événement musical européen, une manifestation artistique\nde tout premier ordre, Gevaert, Dupont et Lapissida se proposent de repré-\nsenter aussi, avec le même fini, la même religion et le même souci du style\net de la pensée de l'œuvre, les grandes tragédies lyriques de Gluck, les\nopéras héroïques de Spontini, les délicates comédies de Mozart. Par cette\nalliance du Conservatoire et de notre Opéra, celui-ci acquiert une impor-\ntance artistique jusqu'à présent inconnue et devient une véritable académie\nde musique. L'une institution complète l'autre. Là-bas, la théorie; ici,\nl'application. A Dupont la haute main sur le répertoire moderne et nou-\nveau ; à Gevaert le soin de nous restituer dans toute leur pureté esthétique,\nles chefs-d'œuvre du passé. Ces restitutions auront pour le public toute la\nsaveur, tout l'inédit de productions nouvelles. Et, de même que les repré-\nsentations wagnériennes ont été préparées aux Concerts Populaires, les\nreprésentations de Gluck seront mûries au Conservatoire. Enfin, nous\nentrons dans une ère de haute culture musicale, et notre ville va devenir le\nparadis des artistes et des connaisseurs délicats\n   Ah! ouiche! On avait compté sans les épiciers, les grainetiers, les apo-\nthicaires et les pions du Conseil communal. Il n'y a pas à dire, ces mes-\nsieurs sont propriétaires, pour la Ville, de l'immeuble de la Monnaie. Et,\njaloux de leur mandat, ils n'entendent pas qu'on assainisse et qu'on restaure\nla maison. Décidément, elle devenait trop propre, trop décente, trop aristo-\ncratique pour ce monde de compréhension étroite, d'appétit trivial, d'intel-\nligence fainéante et routinière. Instigués par quelques abonnés de leur\nespèce qui ne s'accommodent pas, eux non plus, de cette épuration et\nregrettent les platitudes et les exhibitions canailles d'antan, — par une\ncoterie de provinciaux de' Bruxelles, humiliés et dépaysés dans ce milieu\nrégénéré, contrariés de ne plus compter pour rien dans cet établissement où\nils étalaient avec suffisance le débraillé de leur éducation artistique, jouaient\nau Mécène, tranchaient du connaisseur, en se pâmant devant des tortil-\nlements de chorégraphes de barrières et des grimaces de cabotins; —\nfortement pressés par cette élite de spectateurs, les administrateurs com-\nmunaux ourdirent une conspiration sourde contre les rénovateurs et\nprofitèrent d'un acte de probité de ceux-ci pour leur retirer cyniquement\nle privilège.\n"}, {"page_pdf": 485, "texte": "                                  — 424 —\n\n    Inutile de rentrer dans les détails de cette conspiration. Nos lecteurs ne\nles auront pas encore oubliés. Constatons seulement qu'ayant consommé\nleur idiote et sournoise besogne et jeté pour ainsi dire à la porte de l'établis-\nsement qui leur devait son prestige et sa rapide apogée au premier rang des\nthéâtres lyriques, deux personnalités d'un mérite si retentissant, ils hési-\ntèrent devant le tollé et la réprobation soulevés dans le public, à assumer\nla responsabilité de cette brutale éviction et se la rejetèrent à la tête l'un de\nl'autre. Rapportons aussi ce simple trait, caractéristique édifiante de ce\nconclave d'ignards et de lyrophobes qui dispose, à Bruxelles, des destinées\nde l'art : un des principaux griefs qu'ils articulèrent dans leurs huis-clos\ncontre les directeurs Dupont et Lapissida, fut d'avoir exécuté, au théâtre de\nla Monnaie, une œuvre aussi entachée de « cléricalisme » que le Saint-\nFrançois, ce magistral oratorio d'Edgar Tinel, qui vient de rencontrer à\nFrancfort un accueil triomphal\n    On se souvient aussi des imposantes démonstrations de regret et de sym-\npathie qui accompagnèrent la retraite des directeurs victimes et flétrirent les\nmachinations de leurs expulseurs; on n'oubliera pas de si tôt le noble\nexemple de solidarité et de communion artistique donné, à cette occasion,\npar Gevaert, qui quitta la Monnaie en même temps que ses amis et envoya\nsur le champ, aux mandarins de l'hôtel de ville, sa démission d'inspecteur\nd'un théâtre qu'il prévoyait devoir retomber en quelques mois au rang des\nplus médiocres scènes départementales. Cette leçon, infligée par le maître\nGevaert à ces affligeants mêle-tout de l'hôtel de ville, honore autant que\nl'illustre artiste, le caractère droit et de trempe supérieure.\n    Mais le coup était porté, et les témoignages mêmes d'admiration et\nd'estime prodigués à leurs victimes ne firent que confirmer les tyranneaux\ndans leur haine béotienne. Ils ne devaient pas s'en tenir à cette première\nmesure de proscription. Il fallait empêcher Joseph Dupont de se produire\nencore en public et de déchaîner des salves d'applaudissements qui, par rico-\nchet, allaient les souffleter en plein visage.\n    On apprit bientôt que le collège retirait, sous prétexte d'économie, le\nmaigre subside de trois mille francs, alloué tous les ans, depuis un temps\nimmémorial, aux Concerts populaires.\n    Naturellement, ni le public, ni la presse ne furent dupes du motif invo-\nqué par le magistrat. Ils n'avouaient une honteuse lésine que pour dissi-\nmuler un mobile plus inavouable et plus sordide encore.\n    Alors que nos comptables communaux gaspillent sans cesse des milliers\net des milliers de francs pour l'organisation de « festivités » tellement\nmacabres et d' « attractions » d'une vulgarité et d'une veulerie si lamen-\n"}, {"page_pdf": 486, "texte": "                                  — 425 —\n\ntables que, loin d'attirer à Bruxelles les curieux de la province et de l'étran-\nger, ces déduits écœurent et mettent en fuite les Marolliens les plus endurcis ;\nalors qu'ils n'ont pas assez de faveurs, de complaisances et de subventions\npour la moindre « chocheté » de vogelpik ou de pêche à la ligne, que la plus\ndiscordante des fanfares, le plus enroué des orphéons, la plus empotée des\nmaatschappij sont l'objet de leur faromineuse sollicitude, ils faisaient preuve\nd'une avarice crasse à l'égard d'une œuvre digne de tous les encouragements,\nd'une œuvre à laquelle Bruxelles doit l'hégémonie musicale en Belgique et\nson plus beau titre de capitale !\n   Grâce aux sacrifices du comité, de généreux dilettanti et de vrais patri-\nciens placés à leur tête, à la persévérance et au zèle de leur directeur Joseph\nDupont et à l'appui fidèle de leurs habitués, ce retrait de la subvention\nofficielle n'entraîna point la disparition des concerts.\n   Ceci se passait l'hiver dernier. Sachant que c'était particulièrement lui\nque poursuivait la rage échevinale et voulant détourner de l'œuvre même les\neffets de cette haine personnelle portée à son auteur, Joseph Dupont réso-\nlut, malgré les instances de ses amis et de ses bailleurs de fonds, de ne pré-\nsider qu'au travail des répétitions de ses concerts, et de céder, pour l'exécu-\ntion, le bâton de mesure à l'un ou l'autre confrère renommé. C'est ainsi que\nnos compatriotes Edgar Tinel et Emile Mathieu dirigèrent l'exécution d'un\nprogramme composé de leurs œuvres, que Grieg présida à une séance\ndéfrayée par des fragments de sa composition, que Rimsky-Korsakoff con-\nduisit une brillante audition symphonique consacrée à l'école russe, enfin,\nque Hans Richter, l'illustre wagnériste, nous procura cette prodigieuse\nsoirée réservée aux partitions de son maître et ami. Ces quatre concerts\nfurent, avec les grandes matinées du Conservatoire, les seuls véritables évé-\nnements de la saison musicale.\n   Ils avaient eu lieu au théâtre de la Monnaie et y avaient déchaîné des\napplaudissements et des rafales d'enthousiasme fort crispants et fort humi-\nliants pour les Salammbô et les Esclarmonde chères aux fermiers du\nthéâtre. Joseph Dupont ne s'était pas montré, il est vrai, mais une grande\npart de ces vivats délirants lui étaient adressés et l'exaltaient dans la maison\nmême d'où on l'avait délogé.\n   En appelant à Bruxelles les directeurs du théâtre de Marseille, le con-\nseil communal, cédant à un reste de pudeur et de vergogne, avait inséré\ndans le cahier des charges une clause en vertu de laquelle la Ville se réser-\nvait le droit de céder la salle de la Monnaie, quatre fois par hiver, à la\nSociété des Concerts populaires.\n   Au commencement de cette saison, MM. Stoumon et Calabrési écrivirent\n"}, {"page_pdf": 487, "texte": "                                  —    426   —\n\n\nau collège que s'il continuait à prêter le théâtre à ces concerts, ils renon-\nceraient au renouvellement de leur privilège.\n   Or, ce collège des bourgmestre et églefins si hautain, si infatué de ses\nlumières, si expéditif, si jaloux de ses prérogatives et de son autorité lors-\nqu'il se trouve en présence d'artistes désintéressés et sincères, est paraît-il\ncoulant et souple à l'extrême dans ses rapports avec de simples entrepre-\nneurs de spectacles.\n   Au lieu d'opposer une fin de non recevoir à cet outrecuidant ultimatum\net de rappeler ses protégés, ses favoris, ses obligés à l'observation pure et\nsimple du cahier des charges, il a passé bien humblement sous leur joug\net, plus que jamais oublieux de son rôle d'administrateur d'une grande\ncapitale, il a sacrifié l'intérêt de l'art et des artistes à une misérable consi-\ndération de personnes.\n   Dieu merci, il ne manque pas de directeurs du genre de ceux dont il\ns'imagine devoir conjurer la retraite au prix de sa propre dignité entamée\npar un acte de telle faiblesse et de si mesquine partialité! Il suffisait\nd'écrire à la moindre agence, il s'en fût présenté cent pour un, tout aussi\ncapables, tout aussi inféodés à la mauvaise musique et aux traditions cabo-\ntines et provinciales. (Car si MM. Stoumon et Calabrési semblèrent mériter\nautrefois quelque estime artistique, leur présente gestion prouve qu'ils la\ndevaient à leurs auxiliaires Dupont et Lapissida.)\n   Mais on pense bien que tout ceci était prévu et concerté entre les bail-\nleurs et leurs locataires, et qu'il s'agissait de trouver un prétexte devant\nl'opinion publique.\n   Malheureusement, l'excuse est plus maladroite que toutes celles inventées\njusqu'à présent pour justifier la révoltante partialité de nos édiles dans sa\ngestion des intérêts artistiques de Bruxelles. On ne fera jamais avaler au\npublic que le collège se fût soumis avec cet empressement et cette docilité\nà cette cavalière mise en demeure de ses directeurs providentiels, si lui-\nmême n'eût été l'instigateur de la chose.\n   La vérité est que nous nous trouvons en présence d'une franc-maçonnerie\n— on dirait mieux d'une franc-goujaterie — rassemblant dans une même\nhaine de l'art, les fermiers et les propriétaires de la Monnaie.\n   Il s'agissait de porter le coup de mort aux Concerts populaires. C'est\nfait. Toutes nos félicitations à l'échevin de l'instruction publique et\ndes... Beaux-Arts.\n   Dans le but d'attirer à la Monnaie, exploitée selon leurs échevinales pré-\ndilections, un public trop vivant pour mordre encore à des opéras aussi\nfossiles ou aussi frelatés que ceux découverts par le paléontologue Barwolf,\n"}, {"page_pdf": 488, "texte": "                                  — 427 —\n\nil n'a pas suffi à notre édilité de décréter la démolition de l'Eden, ce\nbijou d'architecture, et d'empêcher la reconstruction de la Bourse, cette\nautre jolie salle, non; elle veut empêcher à tout prix que le public récalci-\ntrant et réfractaire entende encore de la bonne musique et que la compa-\nraison l'éloigné de plus en plus de cette Monnaie — absolument démo-\nnétisée!\n   Pas logique notre bonne administration, elle a fermé tant de beuglants\nau nom de la morale, et cela au profit du beuglant par excellence, d'un\nmusico que Bordenave lui-même rougirait bientôt d'exploiter!\n   Comme le disait très bien l'Art moderne, il ne reste plus aux directeurs\nactuels de la Monnaie qu'à demander la tête de Joseph Dupont. Cette\nsuprême faveur pourra être arrachée aux Hérode municipaux à la pro-\nchaine reprise des Sorrentines. Plus séduisant, plus irrésistible que la\nlégendaire Salomé, l'auteur de cette partition, essentiellement capiteuse et\ntroublante, se ferait délivrer, dans un bassin d'or, le chef du Grand Empê-\ncheur de Cabotiner en Rond.\n   Mais il faut qu'Hérodiade et Salomé se dépêchent, car la famille Hérode\npourrait payer de son pouvoir ses trop séniles complaisances pour la direc-\ntion de son coeur,\n                                                  GEORGES EEKHOUD.\n\n\n   P. S. — Cet article était écrit et imprimé, lorsque, dans sa dernière\nséance, le conseil communal a voté, par 13 voix contre 7, la résolution de\ncéder aux Concerts populaires, la salle de la Monnaie, comme par le passé,\ncassant ainsi l'arrêt du collège et infligeant à ces méchants barbacoles une\nleçon et un désaveu bien mérités.\n   Le collège, interpellé par M. le conseiller Steens, a, d'ailleurs, fait dans\nla discussion la figure la plus piteuse et la plus penaude. Il ne savait vrai-\nment plus à quel Stoumon se vouer !\n   Tenu sans merci sur la sellette, lâché même par les partisans des\ndirecteurs actuels de la Monnaie, entre autres par M. Martiny, ce pauv'\ncollège a même songé un moment à se retirer pour ne pas s'entendre dire\nles vérités les plus désagréables.\n   Voyez-vous ce méchant conseil qui fait bobo à ce petit amour de collège !\n   Félicitons, de tout notre cœur, MM. Steens, Delannoy, Vauthier, à qui\nnous sommes surtout redevables de cet acte d'équité et de cette solution\nfavorable aux intérêts artistiques de la capitale.\n   D'ailleurs, en communion avec tout ce que ce conseil compte d'éléments\nvivants et au courant des choses de l'Art, ces messieurs avaient défendu, dès\nl'origine, MM. Dupont et Lapissida contre les Philistins, les ganaches et\nles pions qui composent la majorité de notre conclave municipal.\n                                                                   G. E.\n"}, {"page_pdf": 489, "texte": "                         — 428 —\n\n\n\n\n                 NOCTURNES\n                      REQUIESCAT\n\n— Interroge les Sphinx, va combattre les guivres\nEt cueillir les fruits d'or des baisers défendus.\n— A quoi bon? Je reviens des paradis perdus.\nJe me meurs du dégoût des lèvres et des livres.\n\n— N'entends-tu pas le choc des glaives et les cuivres\nSonnant la charge aux cœurs par la gloire attendus\n— Que de cerveaux fêlés et de crânes fendus!\nJe n'ai rien de commun avec ces brutes ivres.\n\nMes yeux se sont brûlés à fixer le soleil.\nDes corbeaux furieux viennent, dans mon sommeil,\nPlonger leur bec goulu dans mon vieux corps sans âme.\n\nMais rien ne me torture autant que les efforts\nDes caresses cherchant dans ma cendre une flamme\nPour réveiller mon cœur pourri d'entre les morts.\n\n\n                        LA PENSÉE\n\nL'ange noir m'a tendu la coupe d'onyx noir\nOù bout sinistrement la liqueur cérébrale.\nJ'ai versé la mort dans ma bouche sépulcrale :\nO charme des terreurs! Splendeurs du désespoir!\n\nPensée, acre poison, rongeur des énergies,\nQui détruis le bonheur, l'amour et la santé,\nTu dissous tout espoir et toute volonté\nDans les cœurs altérés de tes sombres magies.\n\nQuelle odeur de cadavre en cet horrible vin!\n— J'ai vu. J'ai lu. J'ai su. Je sais que tout est vain.\nTous les plaisirs pour moi meurent avant de naître.\n"}, {"page_pdf": 490, "texte": "                         — 429 —\n\nQu'importent les printemps à mon âme d'hiver\nQui ne peut plus jouir et ne veut plus connaître,\nEt qui préfère aux fleurs l'acier d'un revolver!\n\n\n                       EN WAGON\n\n        Un triste enfant se meurt de voir\n        Du coin du wagon qui l'exile,\n        Fuir, fuir l'inexorable file\n        Des paysages dans le soir.\n\n        Site élu d'un poignant vouloir,\n        Palpite un Eden qui rutile...\n        Passé! Mon extase inutile\n        Sombre dans l'ombre sans espoir.\n\n        Quel crime pourrait, quel courage,\n        Arrêter le brutal voyage\n        Qui nous voue aux sorts inconnus\n\n        Quand l'heure décevante abdique\n        Les chers paradis entrevus\n        Par l'étroit carreau tantalique?\n\n\n                    CHEZ    PUTIPHAR\n\nCes baisers dangereux dont tu voulais repaître\nTes appétits malsains malgré ma volonté,\nTu convoitais leur charme étrange et redouté,\nDans mon secret suprême espérant me connaître.\n\nMais ma pensée est close et nul doigt ne pénètre\nLes replis douloureux de sa perversité.\nJ'ai dédaigneusement trompé ta volupté\nEt tu ne m'as jamais si peu compris, peut-être !\n\nAvec mon hypocrite et sagace froideur\nSi j'accablai tes sens d'une brusque impudeur,\nTu n'as point vu passer en ce moment infâme\n"}, {"page_pdf": 491, "texte": "                         — 430 —\n\nDerrière le cristal de mon œil palpitant\nL'effroyable projet qui plongeait dans mon âme\nComme un poulpe rusé qui t'observe et t'attend.\n\n\n                      LE SORCIER\n\n        Pour punir de lâches injures\n        Et venger d'un monde cruel\n        Le sang royal de mes blessures,\n        Selon grimoire et rituel\n\n        Au chaudron qui bout sur la flamme,\n        Cuisez, cervelles des hiboux,\n        Pomme épineuse, jusquiame,\n        Et vous, génitoires des loups !\n\n        Cuisez, chanvre vert,   mandragore,\n        Cantharides, cœur de crapaud,\n        Flux menstruel de vieille gore,\n        Graisse d'enfant et sperme chaud.\n\n        Ma main experte vous arrose\n        D'un sang frais de chauve-souris.\n        Cuisent Puis voici du vin rose,\n        Du cumin et de l'ambre gris.\n\n        Ah! vous boirez le philtre immonde,\n        Vous, vierges vibrantes   d'orgueil,\n        Vous, fers enfants, joyaux du monde,\n        Qui serez sa honte et son deuil !\n\n        Vous boirez le vertige obscène,\n        L'élixir des ruts monstrueux,\n        Le sang du stupre et de la haine\n        Et des grands viols incestueux !\n\n        Et le soir, sous la cheminée,\n        Vous oindrez votre douce chair,\n        Nue et splendidement damnée,\n        De l'onguent qui mène à l'enfer.\n"}, {"page_pdf": 492, "texte": "                          -   431    -\n\n        Triple Hécate! Mes mains amères\n        Servent mes courroux triomphants.\n        Gorgo ! Mormo ! Bombo ! les pères\n        Seront punis dans leurs enfants!\n\n\n\n\n                              RÊVE\n\n\nAprès ton départ, pauvre écolier pâle et frêle,\nMes yeux ont pris leur vol dans les vents ténébreux,\nAu fond d'un Orient nocturne et dangereux,\nVers de profonds déserts, touffus d'herbe éternelle.\n\nAngoisse, la stagnante angoisse du désert\nOù la lune se meurt d'espace et de silence!\nUn ciel, immensément le ciel! La plaine immense,\nOù se perd la lumière au lointain pâle et vert.\n\nSous la froide douceur de ces clartés obscures\nMoutonne, monotone, avec de longs sanglots,\nUne eau sinistre et sombre et s'argentent les flots\nQui fatiguent le ciel de douloureux    murmures.\n\nFarouche enfant, ta chair vierge s'épanouit\nAu bord du fleuve étrange, où, sur la berge plate,\nLes lys rouges, brûlants de pourpre et d'écarlate,\nElargissent leurs fleurs géantes dans la nuit.\n\nLes vents mystiques ont parfumé ta poitrine\nEt le feu sidéral qui brûle dans tes yeux\nSemble flotter parfois dans l'or de tes cheveux\nEt luire et fuir encor sur ta peau colubrine.\n\nDes animaux muets, des oiseaux singuliers,\nEt de roses poissons, dans la fraîcheur de l'onde\nFrôleurs craintifs et doux de ta nudité blonde,\nT'observent tendrement de leurs yeux    familiers.\n"}, {"page_pdf": 493, "texte": "                           - 4 3 2 -\n\n\nToi, sauvage rêveur, tu ne sais point, sans doute,\nQue depuis deux mille ans d'étranges     pèlerins\nJe cherchent à travers les périls   transmarins,\nLes plaines et les monts, sans boussole ni route;\n\nMais leurs os dédaignés par l'aigle et le condor\nEngraissent tristement de leur moelle amoureuse,\nEn ce désert, jaloux de ta chair savoureuse,\nTes grands lys martagons tigrés de sang et d'or.\n\nLève-toi! Lève-toi! Hâte-toi vers la ville!\nD'autres temps vont venir, qui n'étaient point   prédits.\nTerrible Précurseur des nouveaux Paradis,\nTraverse sans la voir la multitude vile.\n\nDans l'énorme palais de marbre noir et vert\nOù, sous les lourds plafonds d'ébène et d'améthyste,\nAux langueurs des flambeaux, maint prince jeune et triste\nAttend, le cœur en feu, l'Envoyé du Désert,\n\nLà, devant les seigneurs, les pages et les reines,\nParés, pour célébrer les cruelles amours,\nDe bijoux vénéneux et de fourbes velours,\nDevant le roi hagard des voluptés humaines\n\nQui, les lèvres en fièvre et l'œil épouvanté,\nVers un désir nouveau sent palpiter ses rêves,\nSous les éclairs glacés des miroirs et des glaives,\nAu son des instruments qui chantent ta beauté,\n\nSecouant tes colliers ardents de chrysoprase\nEt leurs grelots d'or clair, qui tintent sur tes seins\nTordant d'un geste fier tes reins onduleux, ceints\nD'un torrent de rubis, qui serpente et s'embrase,\n\nDanse, danse et triomphe, ô Prince des Baisers,\nFrappe les dalles de tes sonores sandales,\nEt foule, triomphal, par les salles royales,\nComme des raisins mûrs, tous ces cœurs écrasés!\n"}, {"page_pdf": 494, "texte": "                         — 433 —\n\nTes pieds blancs sont pareils à deux blanches colombes\nQui caressent le sol de leur doux vol d'amour;\nTes genoux font pâlir les lys ivres du jour ;\nEt quel soleil de flamme a l'éclat de tes lombes?\n\nTa poitrine sublime est le temple de chair\nOù les baisers iront en long pèlerinage.\nUn rire éblouissant sur ton divin visage\nPasse comme le vent lumineux sur la mer.\n\nTes yeux purs sont plus bleus que l'eau d'un lac limpide\nOù, comme des poissons d'or, de pourpre et d'argent,\nNagent tous les désirs d'un cœur jeune et changeant\nEt les hardis vouloirs de ton âme intrépide.\n\nMais ta bouche, oh! ta bouche, ô large rose en feu,\nDe vin rouge et de sang enivrant ses pétales,\nO plaie aux blancs éclairs de cruelles dents pâles,\nC'est l'holocauste en flamme où saigne et règne un dieu'.\n\nJe te salue, enfant plein de grâces fatales.\nLes bouches t'ont maudit; les cœurs sont avec toi.\nO bel ange stérile, ô précurseur de quoi?\nQuel règne annonces-tu parmi nos capitales?\n\nDanse, danse et triomphe, ô Prince des Baisers,\nEt brandis d'un poing fort, dans le palais en fête,\nPar ses cheveux royaux l'épouvantable tête\nQui souille d'un sang noir tes rubis embrasés!\n\nCelle qui fit tomber les têtes prophétiques,\nLa Reine bestiale aux plaisirs assassins,\nLe glaive l'a frappée, et de ses larges seins\nTes pieds foulent, vainqueurs, les chairs aromatiques.\n\nAutour de toi les yeux battent comme des cœurs,\nDes orages de sang soulèvent les chairs folles,\nEt des soupirs brisés et de molles paroles\nTe caressent de leurs haletantes ardeurs.\n"}, {"page_pdf": 495, "texte": "                                  — 434 —\n\n    Danse et triomphe encor ! Dans le palais en fête\n    Nous t'offrons à genoux des lys éblouissants.\n    Sois béni dans les fleurs, la musique et l'encens,\n    Toi, l'éternel Vengeur du Prêtre et du Poète !\n                                                            IWAN GILKIN\n\n\n\n\n                     RETOUR D'EXIL\n                                                         A EMILE POUVILLON.\n\n\n               Un beau matin, las de la vie de Paris, las des ennemis bêtes e\n                des amis trop intelligents, las de faire de son logis une auberge,\n                ou d'errer chez les autres comme on erre dans une auberge,\n                las des faux dévouements, des poignées de main banales, des\nmensonges, des paradoxes, des fêtes fastidieuses, des brutalités du sort, las\nde tout enfin ! et de lui-même, Ethelred Mainfroy s'en alla.\n   Il s'en alla comme s'en va Œdipe aveugle dans la tragédie de Sophocle,\ntout droit devant lui, un bâton à la main, très loin, sans but, ne sachant\nsur quelle rive il aborderait, ni quel naufrage probable lui réservait\nle sort.\n    Et tout ainsi que don César de Bazan, autre gueux sans sou ni maille,\nmais spirituel à l'excès, il visita les pays les plus extravagants.\n    Il fouilla des poussières séculaires dans la vieille Egypte, navigua en\nmer Rouge, courut d'Aden à Lahadj, se divertit aux Maldives, vagabonda\ndans l'Indoustan, passa à Ceylan, sauta d'une Philippine à l'autre, explora\nle Cambodge, se battit au Tonkin, traversa l'Annam, entrevit l'Empire du\nMilieu, échoua au Japon, et s'y fit, pour un temps, Japonais, à seule\nfin de rapporter en Europe quelque scénario de beau drame plaintif\net naïf.\n    Puis au bout de trois ou quatre ans, il revint comme il était parti, sans\ntambours ni trompettes, et se mit en tête de découvrir Paris, son Paris, à\nlui, le Paris d'antan, de sa jeunesse et de ses beaux jours.\n   La revit-il aussi belle qu'il la rêvait, cette ville tant aimée aux heures\njoyeuses du passé? On ne sait.\n   Un soir, il fut trouvé, ensanglanté, gisant sur la berge du quai, entre le\npont des Invalides et le pont de l'Aima. Il n'était ni vivant ni mort, ce qui\nfit qu'on le mit à Sainte-Anne. Mais on trouva sur lui un carnet, aux pages\n"}, {"page_pdf": 496, "texte": "                                  — 435 —\n\ncouvertes d'une écriture grosse et ronde, une écriture de moine. On y\nchercha vainement l'explication de l'inexplicable problème que la police\nne put jamais résoudre.\n   Au surplus, quel problème peut résoudre une police qui s'occupe infini-\nment plus des lunettes bleues d'un général ou des papiers secrets d'une\nmarchande de sourires, que de la sécurité des citoyens assez bénévoles pour\nlui départir une somme considérable, destinée à alimenter ses loisirs?\n   Voici quelques pages extraites du carnet d'Ethelred Mainfroy, qui avait\nécrit, à l'encre verte, sur la première page du petit cahier, ce titre mélanco-\nlique : Retour d'exil.\n\n\n                                       I\n\n   PARIS, 13 MAI. —Vendredi 13! un jour qui ne m'a jamais porté bon-\nheur. Je devais arriver hier, avant minuit. Il a fallu un accident ridicule\npour infliger sept heures de retard au rapide : une collision, je ne sais où,\nau sortir d'un tunnel. Faites donc le tour du monde cinq ou six fois, sans\nune égratignure, pour risquer, au retour, d'être bêtement écrasé au fond\nd'une caverne!... Enfin, je suis sauf. On parle de vingt morts, et mon\nvoisin de wagon supputait, en route, quelle somme ces vingt cadavres\ncoûteraient à la Compagnie... Puissance de l'argent, qui brille même sur\nles deuils.\n   L'arrivée est triste. Un ciel blafard, d'un gris zébré de bleu. Un fiacre à\nmoitié disloqué. On traverse les avenues larges d'un faubourg populeux.\nPourquoi les cochers s'obstinent-ils à cahoter leurs antiques sapins sur les\nrails des tramways? C'est à donner le mal de mer au plus fin gabier, — Les\nquais. Là bas, le splendide chevet de Notre-Dame, avec les contreforts de\nl'abside, élégants et déliés : avec les crêtes fleuronnées des toits, avec les\ntours et la flèche... Un gigantesque vaisseau, renversé. Tout au bas, un\npoint blanc sale : la Morgue. On laisse, pourquoi? cette pustule, accrochée\nau flanc du plus noble monument de la grand'ville...\n   Des camions, des charrettes, des fiacres, un roulement perpétuel, un tor-\nrent de véhicules, de bêtes, de gens qui vont... Où vont-ils, si matin, sous\nce ciel opaque, au long de ce fleuve glauque sillonné de petits vapeurs, de\nbateaux, de gros chalands? C'est bien le Paris qui s'éveille, lent, fatigué,\nmorne des ennuis de la veille, en proie aux craintes de la journée qui\ncommence. Ils ne rient pas ces gens là, ils ne rient pas au grand soleil\nvivifiant dont les rayons incendient l'azur, boivent aux feuilles de velours\nles dernières gouttes de rosée, redressent altièrement les fleurs alanguies !...\n"}, {"page_pdf": 497, "texte": "                                  — 436 —\n\nLes feuilles sont dans les immondices, et les fleurs fagotées en bouquets\nlourds, s'en vont, fanées, dans les tombereaux...\n   L'hôtel. Une petite chambre tout en haut, bien étroite, sombre, tapissée\nd'un antique papier à dessins géométriques, vert sur brun pisseux. Des\nrideaux en indienne, propres mais laids. Ce gîte coûte cent francs par\nmois : le prix qu'on paie un palais à Jeypore ou à Yokohama. C'est aussi\nconfortable qu'une cabine de navire, et un peu plus qu'une tente. Le sage\ndoit se contenter de moins.\n\n\n                                       II\n\n   14 MAI. — Il était convenable de commencer par les anciens amis, les\npréférés, ceux dont l'on est certain de recevoir bon accueil. Le quartier\nrappelle tant de souvenirs. Que de fois j'ai monté ce boulevard aux arbres\npoussiéreux! Tantôt le cœur gai, tantôt avec une tristesse amère dans\nl'âme. Autrefois, je prenais l'absinthe à ce petit café blanc ; il est fermé :\nfaillite... Je la voyais passer, frêle et mince, dans sa robe à petits carreaux;\nun grand col blanc rabattu sur ses épaules, et ses cheveux crépus frisant\nsous le velours tanné de son chapeau. Où est-elle? Mariée. Mère. Si elle\navait su!...\n   A l'angle, près du poste, le bureau de tabac où j'allumais mon cigare.\nLe houka, le chibouque, le narghileh, la pipe d'opium ont émoussé mon\ngoût pour le tabac. Le seul plaisir, c'est d'avoir de beaux havanes, bien\ndorés, d'en tirer une bouffée, puis de les jeter, afin que les ramassent\nles tristes hères qui vont, piquant les mégots, du bout ferré de leurs\ncannes.\n   Je sonne à la porte de l'atelier. La porte jaune, où les rapins ont ébauché\navec des raclures de palette l'apothéose du père Thiers. C'est madame\nRoseau qui vient m'ouvrir : toujours fraîche, jolie sous ses bandeaux\nblancs, gaie et coquette. Et derrière elle, massive, la taille corpulente du\nbon papa Roseau. Embrassades, rires et pleurs. Ceux-là aiment sincère-\nment. D'ailleurs, pourquoi m'en voudraient-ils? Je ne leur ai jamais rendu\naucun service. « Comme vous êtes changé! Bruni! Hâlé! C'est la mer qui\ngerce la peau? Et ramenez-vous des bayadères? Avez-vous assez fait pierre\nqui roule? » Et des questions à n'en plus finir. Je me tais. Puis-je leur dire\nqu'ils ont vieilli? Au cœur, on n'a jamais de rides. Ils sont bons, le vieux\npeintre et sa petite bonne femme aux tendres yeux noirs, Je les aime...\nPeut-être aurais-je mieux fait de ne pas venir !\n   Le soir il y a une première aux Français. Un jeune poète de soixante-\n"}, {"page_pdf": 498, "texte": "                                  — 437 —\n\n dix ans, chante sénilement l'amour juvénile... Un poète de trente ans met\n en scène des bûcherons, très vieux et trop loquaces, dans une forêt très\n vieille. On bâille beaucoup dans la salle, mais dans les coulisses, on rit.\n   A la sortie, devant la Régence, on me frappe sur l'épaule. Je me retourne.\nC'est Gabriel Thierry... Un ami, aussi, qui n'emprunte pas.\n   Les passants se moquent de nous, parce que nous nous embrassons. Et\naprès ! est-il plus ridicule de toucher de sa joue la joue d'un homme sincère,\nque de mettre ses lèvres sur les plâtres et le fard d'une actrice? Vite, à cette\ntable libre. On apporte des breuvages. Que ne puis-je, Gabriel, t'offrir les\nbons dictâmes indiens, les étranges liqueurs d'Orient ! Ces alcools sont insi-\npides, cette eau, saumâtre et tiède. On parle des anciens. — « Georges?...\n— Mort! — Albert François? A l'hospice des fous : la manie des gran-\ndeurs! — Lucy Bell, cette blonde pour qui notre paisible Siméon faillit se\nruiner? — Lucy, à Saint-Lazare, Siméon, rôdeur de barrières, toujours ivre,\net gueux. Il finira en cour d'assises. — Lucien? — Le poète? mort dans\nla gloire... — Jacques Sébas, le peintre. — Décoré! fabrique des allégories\npour le gouvernement. — Etienne Verneuil? — Il fut ministre. Divorcé.\nUn retentissant adultère : sa femme surprise avec un laquais. — Le baron?\n— S'est pendu. — Gontran? — Toujours vicomte : pas un sou de rentes,\net vit en nabab. — Et pourquoi es-tu en deuil, mon Gabriel? — Je viens\nde l'enterrement de la belle madame Fröhbel, morte il y a trois jours. Son\nmari en avait assez... Elle aussi... La morphine en a eu raison ».\n   C'est donc toujours le même dénouement, pour tous : la ruine, la folie,\nle crime ou la mort ?\n\n                                      III\n   15 MAI. — « Nous nous verrons, seul à seul, chez Barbin! » Cette\nphrase me vient à l'esprit, au moment où je pénètre dans la boutique, à\nl'enseigne de l'Homme qui bêche. Il y a beaucoup de monde, mais pas un\npoète décadent. Quelques académiciens, les uns très ridés et très chauves,\nles autres jeunes et gros. Tous décorés. Le docteur, bénin et doux; Cali-\nban, très en verve. Des néophytes, assez timides, fanfarons de vice pour faire\ncroire qu'ils n'ont pas peur. Le patron, souriant, fin, gracieux, calculant\nce qu'il va vendre d'exemplaires du prochain livre de Paul. Coppée, riant\net narquois, conférant avec un critique. Des piles de volumes, un déluge de\nrevues, étalées. On bavarde, sans conséquence. De temps à autre, un type\ndisparaît par une petite porte, puis sort très animé, gesticulant, les yeux\nun peu égarés, le teint monté en couleur. Distribution de poignées de main ;\nC'est le triomphe de la Normandie sur le Midi.\n                                                                        28\n"}, {"page_pdf": 499, "texte": "                                  - 4 3 8 -\n\n   « Vous n'êtes pas du Midi, disait à quelqu'un Alphonse Daudet. Alors,\nqu'est-ce que vous venez f     aire à Paris? » La Normandie exulte... et\ntempère.\n   Course au Chien Rouge. Landolphe a changé. Il ne dit plus : « Mes-\nseigneurs ! » Il n'est plus truculent, empaqueté d'un pourpoint de satin\nmordoré, à têtes de chiens tissées dans l'étoffe. Il se range, il est bourgeois.\nIl a du bien au soleil et s'est donné des héritiers. Déjà il pressent la\nretraite : un logis sous bois, au bord d'un étang. Ses poètes ne sont plus\nchevelus, ni rutilants. Pas encore du Jockey-Club, mais déjà d'un club où\nl'on se gante, où le nœud de cravate est exigé correct, où les vareuses d'an-\ntan ne sont plus de mise. Ils ont des éditeurs, qui les paient. Et ils gagnen\nde l'argent, pour faire enrager Théodore de Banville.\n\n\n                                      IV\n\n   16 MAI. — Chez la marquise. Un petit salon, tendu de satin noir à bro-\nderies japonaises, or, argent et soie. Une infinité de cadres en laque rouge,\net de bibelots. Un nègre, en bois sculpté et peint, soutenant un candé-\nlabre en cristal de Venise. Demi-jour très discret. La marquise en atours de\ngrande dame du dix-neuvième : point de Chantilly sur taffetas citron. Des\nfleurs, en auréole, autour des cheveux blancs, poudrés à la maréchale : un\nsourire exquis, le plus doux regard distillé par des yeux vifs, malicieux ;\nune voix musicale, pénétrante, la bienveillance indifférente pour le vulgum\npecus, une raillerie de duchesse Louis XV, chansonnant la cour et la ville,\nune pointe de scepticisme, l'esprit le plus délicat, et, sous tout un ensemble\nde choses et d'idées frivoles ou superficielles, le plus excellent cœur, l'âme\nloyale et franche d'un soldat. Telle cette femme, âgée sans être vieille, et\nqui devait être reine, si les couronnes se donnaient à celles qui les savent\nporter. Souveraine, elle l'est quand même, car elle parle des impératrices\ncomme de ses sœurs, et pour un peu on lui donnerait de l'Altesse...\n   Près d'elle, diverses dames du faubourg. Descendantes des croisés... par\nles fenêtres. Trop occupées de leurs falbalas, des grands mariages et des\npetites histoires. Linottes fort emplumées, vicomtesses de bon aloi, qui ont\nsu lire quand elles allaient à l'école. Assurément les maris sont mieux. Un\npeu dégarnis, mais encore décoratifs. Un avocat, fils d'avocat, grandiloque,\nverbeux, diseur de bons mots péchés dans les journaux du matin, malade,\naussi, et de ces maladies qui ne vous font pas grâce d'un accès de fièvre,\nd'une pulsation ou d'un cataplasme.\n   Le soir, Faust, à l'Opéra, chanté par des « doublures ». Médiocre ténor.\n"}, {"page_pdf": 500, "texte": "                                 — 439 —\n\nUn Méphisto de province cherchant des effets de maillot. Une Marguerite\ncamarde, fausse blonde et grassouillette. La scène du jardin est ratée. Décor\ntrop vaste. Un Siebel ridicule de formes et par les formes. Le diable l'aime-\nrait, mais Gretchen ne vient pas de Lesbos. Je suis entre un abbé, déguisé\nen laïque, et qui passe tout son temps à rejeter des mèches de cheveux\nrebelles sur sa tonsure, et un étudiant en droit, qui rêve à une Marguerite\nbrune, laquelle n'a malheureusement pas de jardin. Anges purs les fait\npâmer. Celui-là songe au rachat des peines, aux absolutions finales; celui-ci\npense qu'avant le repentir il y a le péché. Il en est au préambule. Tous\ndeux pâlissent et l'apothéose avec ses danseuses accrochées à des fermes,\nleur laisse une vision du Paradis. « Ce n'était pas pour vous qu'était la\nsérénade! »\n                                                     CHARLES BUET.\n     (A   suivre).\n\n\n\n\n                             CRUCES\n    Comme des flambeaux d'or les ramures pâlies\n    Songent vers le ciel rouge et d'étranges bras noirs\n    Bougent avec les corps pendus. Feuilles salies\n    Vous avez des lueurs de cierges dans les soirs.\n    Aux lointains, sur le sang et la folle tristesse\n    Du nuage, la croix de Golgotha, debout,\n    Regarde se mourir le soleil. La rudesse\n    Du vent s'endort avec son frère le hibou.\n    Cette mort du soleil a des douceurs de lune.\n    O mirage ! Voici se jouer dans les ors\n    Une pâleur de vierge et se pâmer des corps\n    Sur les chênes figés. Voici du doigt fier une\n    Flèche voler, mortelle, aux cœurs crucifiés.\n    — Ces dards que leurs désirs fous avaient défiés,\n    Sur la neige des chairs font un stigmate rouge.\n    Le nuage affolé, s'enfuit. Le soleil bouge\n    Pour mieux voir l'agonie. Oh! les soudains reflux\n    De leur sang vers le cœur du soleil par ses veines,\n"}, {"page_pdf": 501, "texte": "                                      — 440 —\n\n    — Les rayons! —\n                         Cette croix des horizons n'est plus.\n     A la nuit, le mirage éteint ses âmes vaines.\n     Ainsi, que la forêt est noire, après des feux.\n     Je songe aux morts d'amours et je saigne comme eux.\n\n                                                           EDGAR B O N E H I L L .\n\n\n\n\n                             LE JARDIN(1)\n                                        Mais mon désir s'en va toujours vers le mystère\n                                        Du pays merveilleux que je n'ai pas foulé.\n                                                                   EPHRAÏM MIKHAÊL.\n\n\n              Le Jardin n'est pas fermé à jamais des mystérieux Avalions et\n               des blanches Thulés ; les portes n'en sont point irrémissible-\n               ment closes.\n                  Toi, que dans les plaisirs troublent des visions pâles, fuis\nles cités où tu traînas ton cœur, ton pauvre cœur enténebré. Toi qui es\nlas des voix banales, quitte les foules bruissantes et sonorement vides et va\npar les chemins détestables pour tous. Tu trouveras le jardin des Avalions\nmystérieux et des Thulés blanches.\n   Si ton âme est pure, sa propre lumière te guidera, loin des orées que\npolluent les faux pèlerins, à travers les buissons fleuris de larges fleurs\nvénéneuses aux impies, vers les vantails verrouillés que gardent les dra-\ngons et les chimères, et les guivres : vers les vantails des Avalions et des\nThulés.\n   Si tu es épris des gloires abolies, si tu as craché sur les festins où, soûls\nde liqueurs malignes, tes frères misérables sont attablés. Si ton rêve est\nlointain, si tes désirs sont hauts, tends quand même tes mains débiles, sois\nimpavide, et les bêtes magiciennes qui veillent au seuil des contrées bien-\nheureuses, lècheront tes pieds et t'ouvriront la route, la route des Thulés\net des Avalions.\n   Alors, derrière les murailles rugueuses, hérissées de lances, tu apercevras\n\n\n  (1) Le Jardin est le poème liminaire et la Forêt le poème épilogue du prochain livre\nde Bernard Lazare à paraître en janvier sous ce titre : Le Miroir des légendes, N. D. L. R.\n"}, {"page_pdf": 502, "texte": "                                  — 44i —\n\nla frémissante cime des arbres amis. Les feuilles des branches étincellent,\ntels de candides émaux, et leur éclat te sera doux. Les frondaisons indul-\ngentes épandront sur toi leurs arômes subtils ; leurs bienveillantes odeurs\néparses berceront tous tes sens. Le murmure clément de la forêt bientôt\nconquise, saluera l'amant nouveau des Avalions et des Thulés.\n   Et tu entendras le chant des vierges qui filent à l'ombre des rosiers\nhâtifs, tandis que d'invisibles oiseaux en des cantilenes puériles célèbrent\nles infaillibles joies : Ecoute les vierges qui filent à l'ombre des hâtifs\nrosiers, les vierges des Thulés et des Avalions.\n   « Voyageur, voyageur dépris, salut! Pour toi ont résonné nos voix fra-\nternelles, tu as répondu à notre appel évocateur. Tu as gémi par les voies\nmauvaises; captif aux bords de fleuves ennemis, tu as souffert. Nos frêles\ndoigts ont effeuillé sur ton front des corolles claires, et ces exilées t'annon-\ncèrent les fabuleux pays rêyés. Tu es recru comme un faon que les chas-\nseurs traquèrent, et dans ton âme encore obscure, nous lisons les transes et\nles effrois coutumiers. Ne crains rien : tu as franchi déjà les invisibles por-\ntiques que les profanes ne peuvent atteindre. Viens vers nous, les révéla-\ntrices. Tu as laissé l'or impur, les fanges sordides, tu auras désormais des\nravissements inéprouvés. Tu dédaignas les acclamations abjectes, et les\nbuccins des triomphes bas, tu les as repoussés ; tu renonças les socles con-\nsécrateurs des malfaisantes renommées, tu contempleras ton image éternelle\net véritable au miroir des lacs purs. Viens! ici la mollesse des pelouses\ns'étoile d'étranges calices, aux rameaux des vergers pendent des fruits écla-\ntants, des parfums mélodieux essorent des venelles, les vagues des ruisseaux\nprofèrent des mots inentendus. Viens ! Une onduleuse et paisible lumière\ncaressera tes yeux; regarde : elle a l'enfantine candeur des aurores, l'atti-\nrante mélancolie des crépuscules, l'infinie douceur des soirs bleus. Viens !\nTu sauras l'éternité du Verbe. Les sistres d'or sont prêts, sous les plectres\nvibrent les cordes, l'air frémit des paroles latentes, des rhythmes dorment\ndans le vent, des pensées se recueillent au fond des grottes. Entre, tu éveil-\nleras ce monde qui t'attend. »\n   Ainsi tu entendras chanter les fileuses virginales qui foulent la jonchée\nde mousse, sous les roses épanouies : les fileuses des Avalions et des\nThulés.\n   Touché, de ta droite intrépide, l'émeraude qui scelle les lourds battants,\net les battants s'ouvriront. Vois, elle palpite, la gemme impollue, elle\nt'appelle : « Toi dont l'âme est pure, cœur endolori, entends-moi! Epris\ndes gloires abolies, amant nouveau, entends-moi ! Les portes ne sont point\nirrémissiblement closes, il n'est pas à jamais fermé le jardin des mystérieux\nAvalions et des blanches Thulés.\n"}, {"page_pdf": 503, "texte": "                                  — 442 —\n\n\n\n                                 LA F O R Ê T\n\n                                        Ecoute : la forêt, au loin, là-bas, s'émeut...\n                                                           F.   VIELÉ-GRIFFIN.\n\n\n   Ame triste, cœur déçu, épris des chimères divines qui galopent en des\ndeux rougis d'aurores inviolées ou embrumés de tendres crépuscules, tu as\nfranchi le seuil et tes pieds intrépides n'hésitèrent pas. Les voix virginales\net annonciatrices t'appelèrent, et tu vins, cœur dolent, âme lasse.\n   Tu vins, tu entras foulant le parvis de sardoine où s'incrustent des escar-\nboucles magiciennes et, derrière toi, se referma la porte avec un bruit évoca-\nteur. Tu sentis loin le monde ennemi, loin les paroles malsaines qui trop\navaient affligé ton cœur morose et ton âme blessée.\n   Tu te crus libéré, et, fier de ton courage, tu chantas le paean en l'honneur\ndes fileuses qui t'attirèrent. Mais en vain, tu les cherchas d'une âme émue,\nd'un cœur impatient. Seule, devant toi, s'étendait la forêt lugubre, la forêt\nqu'attristait l'absence des oiseaux familiers et des nymphes bocagères, la\nforêt touffue et vide, la forêt emplie d'arbres et de fleurs étranges, la forêt\npeuplée d'esprits prisonniers.\n   Encore retentissaient les chansons qui t'excitèrent, mais lointaines et\nvagues, et l'on aurait dit un chœur surnaturel de vierges descendant des\ncollines inaperçues. Alors, guidé par les sons aimés, tu pénétras dans les\nhalliers pour vaincre les ronces farouches et, la face et les mains sanglantes,\ntu t'avanças le cœur résolu, l'âme forte.\n   Soudain, tomba le linceul de silence, le bois s'anima, tes oreilles closes\ns'ouvrirent, tu entendis le murmure des fourrés, la clameur des chênes, le\nvagissement des mousses, le frémissement des roseaux, la rumeur des\ntroënes et des lauriers roses, la cantilene des lys géants et des clairs jasmins.\nTu entendis l'hymne proféré :\n   « Fraternel voyageur que chassèrent les foules, fugitif aventureux nous\nte saluons. Tu as reconnu la vanité des terrestres gloires, tu as honni le los\nbanal des hommes, le los que chèrement conquièrent les trahisons et les\nfélonies. Héros, sois salué ! Nous t'accueillons à l'entrée de tes demeures\nnouvelles, tels des serviteurs fidèles accueillent un maître attendu, et tels\naussi des hiérophantes assis sur les degrés d'un temple pour instruire les\nmystes ignorants. Ecoute : nous sommes les initiateurs.\n   o Tu as vécu au milieu des barbares, et le songe captif en ton être, le songe,\nressouvenir des pays perdus, te fit douloureux les chemins familiers à tous.\n"}, {"page_pdf": 504, "texte": "                                  — 443 —\n\nTandis que sonnaient à tes oreilles les paroles nocturnes de ceux-là qui\ntriomphent, tu allais, sans entendre ; au désert de tes sens brillaient des\nflambeaux amis, et tu suivais de chères lumières méprisées. Mais, seul, tu les\nvoyais, et tes frères t'accusèrent de folie, et ta mère se retira de toi, et les\nindifférents ricanèrent, car tu marchais le regard haut, les lèvres proféra-\ntrices. Un soir que las des insultes, le visage souillé de boue, les membres\nrompus par les pierres, tu t'étais assis au rebord d'un fossé, tu vis dans les\nchamps dépeuplés venir à toi de blancs fantômes : ils te vêtirent de riches\nétoffes, ils t'encensèrent de précieux parfums, ils t'éjouirent de mots spécieux\net prometteurs, et tu vins vers les vantails qui ferment les Avalions et les\nThulés. Les monstres gardiens s'abaissèrent et la sigillaire émeraude, tou-\nchée par tes doigts impavides, te livra l'entrée des jardins que tu croyais\ndoux. Te voilà maintenant, pèlerin dont l'âme tressaille, dont le cœur\ns'émeut. Les formes qui te hantèrent, les idées, mères et reines, qui domi-\nnèrent ton inessentielle existence, tu les attends, tu les veux conquérir.\nHélas! elles vont fuir, princesses illusoires, et les rancœurs des jours\nanciens, tu vas les retrouver. Eternel fugitif des apparences, tu les verras\ntoujours surgir à tes yeux, et les visions, qui seules sont réelles, perpétuelle-\nment s'envoleront hors de tes atteintes, colombes mystiques échappant au\npourchas de l'oiseleur. Reste auprès de nous, ne poursuis pas ta route, nous\nte donnerons le seul bien réel : la mort des rêves. Reste, tu t'endormiras\ndans la paix sereine des ignorances, dans l'abolissement délectable des\ndésirs, et les roses ferventes te feront un lit de repos et d'oubli. »\n   Comme jadis, tu t'arrêtais aux carrefours des villes, séduit par le son des\nlyres éparses pour toi dans l'air, ainsi tu t'arrêtas gagné par les voix insi-\ndieuses. L'arôme vénéneux des arbres te pénétra de mollesse, tes genoux\nfléchirent, et volontairement tu t'inclinais vers la jonchée des alliciantes\ncorolles, quand de nouveau tu perçus le chœur mourant des vierges\nfilandières :\n   « Entends-nous, dépris du monde; garde-toi des lacs meurtriers. Vain-\nqueur des dragons et des guivres, garde-toi des plus subtils ennemis. »\n   Au suprême appel, tes yeux se dessillèrent, tu vis, tu reconnus ceux qui te\nretenaient. Les branches des chênes se fleurirent de mains âpres, les rameaux\ndes hêtres s'aiguisèrent d'ongles rigides, les calices des fleurs s'émurent de\nbouches perverses, leurs pistils se cimèrent de prunelles louches, de lourdes\nchevelures s'agitèrent au front des ormes, les saules incurvèrent leurs troncs\nen des croupes redoutables, et les mousses s'étoilèrent de seins blancs et de\ntoisons rousses.\n   « Reconnais-les, clamèrent les fileuses, les adversaires antiques, les faux\n"}, {"page_pdf": 505, "texte": "                                    — 444 —\n\n servants du Verbe, les tueurs d'idéal, les amants des glorioles, les adorateurs\n de la bête, les glorificateurs du métal et de la chair. Ils ont cru gagner les\n certaines délices, et ceux qui, vivants, les saluèrent, les célébraient comme\n de très heureux initiés. Mais s'ils ont pu, félons, franchir les murailles, à\n jamais leurs seront fermées les plaines des mystérieux Avalions et des\n Thulés blanches. Courage, ô vagabond de la mortelle vie, triomphe des\n embûches dernières : Viens à nous. Les sistres d'or sont prêts, sous le\n plectre vibrent les cordes, l'air frémit de paroles latentes, des rhythmes dor-\n ment dans le vent, des pensées se recueillent au fond des grottes. Viens, tu\n éveilleras ce monde qui t'attend. »\n    Et ranimé par les sœurs divines, tu franchis les fourrés d'un ferme pied.\n Tu t'arrachas aux lianes langoureuses, à l'appel voluptueux des rosiers\n empourprés, et tu vis enfin briller les pelouses surnaturelles, et s'épanouir\n les lacs solennels sous la lumière purifiante du ciel révélateur.\n\n                                                      BERNARD LAZARE.\n\n\n\n\n           CHRONIQUE LITTÉRAIRE\n                                        I\n\n                  Œuvres d'Ephraïm Mikhaël. — Paris, Lemerre.\n\n On              ne peut lire sans mélancolie l'œuvre d'un poète mort aussi\n jeune                 Tous les beaux vers que vous rencontrez semblent vous\n               reprocher d'arriver trop tard ! Il eût fallu suivre dans son évo-\n               lution ce talent rare, il eût fallu apporter au poète la pure\ngloire qu'il méritait.' Et, maintenant, c'en est fait : Ephraïm Mikhaël ne\nsaura pas notre amour et notre admiration.\n   Et pourtant, à qui tressaillit de la joie divine de faire un beau vers,\nqu'importe la gloire que ce beau vers lui vaudra?\n   Ce poète était des mieux doués. Une magnifique imagination éclate dans\nses vers ; il a les splendeurs du coloris et les élégances du dessin. Il est\napparenté à de beaux peintres : ce sont les Moreau, les Puvis, les Burne-\nJones, les Crane ; ce sont les primitifs florentins, ce sont les coloristes véni-\ntiens. On ne peut lire certains de ses poèmes, le Solitaire, par exemple,\nsans se l'imaginer illustré par quelqu'un de ces artistes.\n   Mais cette imagination est réglée par le discernement, par le goût (comme\ndisaient nos aïeux, les classiques), qui fait seul les vrais poètes. Les pre-\nmières œuvres de Mikhaël, qui fut très précoce, trahissent déjà cette\n"}, {"page_pdf": 506, "texte": "                                  — 445 —\n\nsagesse. Le Magasin aux jouets, un poème qu'il écrivit à dix-neuf ans, est\nd'une sobriété presque définitive et qu'il n'a jamais surpassée.\n   Ephraïm Mikhaël a d'autres dons que cette imagination picturale, que\ncette faculté de satisfaire nos yeux intérieurs. Il a le don d'enfance : une\nâme noble est sous la magnifique enveloppe de ses poèmes ; et l'on ne sait\nce qu'il y a de plus beau chez lui, de ses majestueuses pensées ou de sa vir-\nginale pudeur. Car ce livre dénonce une tristesse si profonde et si discrète !\nSans doute, le poète pressentait sa fin prématurée; il était bien jeune\nencore, quand il écrivit ces vers :\n\n               Mais je n'endormirai jamais mon âme triste\n               Dans la sérénité des rêves accomplis.\n\n  On voit partout qu'il s'était reclus dans la tour d'ivoire de son rêve, hors\nde la vie et hors du siècle. Il songe bien un instant à vivre, en ces admi-\nrables vers :\n               Je veux aussi ma part dans le péché de vivre;\n               Seigneur, conduisez-moi parmi les étrangers.\n\n   Mais il y renonce bientôt, « ivre de légende et dédaigneux de vivre ».\nEt, même quand il parle de « souvenirs de blondes », il semble ne parler\nque d'un rêve.\n   Cette réclusion, qui est celle de bien des artistes d'aujourd'hui, nous vaut\ndes poèmes en vers et en prose aussi fiers que le Mage, l'Etrangère, Flo-\nrimond, Miracles, l'Evocateur, le Solitaire,        Armentaria.\n   Nous avouons préférer les poèmes en prose : les vers qui, pris à part,\nsont parfois superbes, pêchent par une monotonie toute parnassienne. Tels\nquels, c'est-à-dire sans rien d'imprévu, et toujours répartis en quatrains, ils\nn'ont, le plus souvent, nulle raison d'être, et gênent même fréquemment le\npoète, qui se fût exprimé plus librement en prose. Evidemment, ceci n'a\nrien d'absolu, et le livre de Mikhaè'l contient de sublimes vers, qu'une ligne\nde prose ne saurait remplacer.\n   Nous devons aux poètes parnassiens bien des poèmes mort-nés, quoique\nmatériellement parfaits. La forme y commande au rêve, quand le rêve\ndevrait commander à la forme. Et tant d'ornements d'une séduction passa-\ngère y voilent la pure image de l'âme, que nous délaissons aujourd'hui ces\nœuvres savantes, pour des poèmes plus simples, et que la seule beauté d'une\nâme révélée illumine de sa douce splendeur.\n   Ephraïm Mikhaël n'est pas exempt des défauts parnassiens : ses poèmes\nne sont beaux que malgré cela, et ils seraient plus beaux sans cela. Il son-\ngeait d'ailleurs à secouer la tyrannie des formes immuables ; il y a, parmi\nles fragments laissés, une pièce en vers inégaux qui le prouve suffisam-\nment.\n   Mais la mort l'a surpris dans le noble labeur, et nous n'avons d'Ephraïm\nMikhaël, mort à vingt-trois ans, que des opera interrupta, d'admirables et\n"}, {"page_pdf": 507, "texte": "                                    — 446 —\n\nmélancoliques fragments qui disent à quelle hauteur l'Œuvre eût atteint, et\nqui, tels quels, méritent de rester.\n                                                      FERNAND SEVERIN.\n\n\n                                        II\n\n                       Max   Waller, par HENRR MAUBEL (I).\n\n   Au moment où nous nous préparons à fêter notre dixième anniversaire,\nnotre pensée, pleine de souvenirs, se reporte naturellement vers le passé et\nvoici que, près de nous encore, apparaît le profil spirituel, impertinent et\nmoqueur de Max Waller, souriant, ironiquement un peu, aux autres, pour\nne point songer à lui-même. Ce profil, Henry Maubel vient de le tracer à\npetits traits, à petits traits de vie dérobés, au hasard des souvenirs, dans\nl'œuvre, si adorablement capricieuse avec des échappées de tristesse, comme\nune confession de jeune fille, de cet artiste sensitif, exilé d'un pays natal\ntout bleu que parfois il se rappelait encore.\n   Henry Maubel, mieux que personne, pouvait fixer ce souvenir. Lui, l'un\ndes plus écrivain parmi nous, l'éplucheur délicat et flegmatique par persua-\nsion de Miette, qui transcrit une âme avec des gestes, psychologue comme\nun abbé de cour diplomate, par beaucoup d'analogies devait pénétrer Max\nWaller.\n   Dans cette biographie il feuillette rapidement tous les contes charmants\nque Fauteur de la Flûte à Siebel disait si bien, les épingle d'un mot, retrace\nla fondation de la Jeune Belgique, les premiers combats, et tout cela dans\nun style pressé qui se précipite, s'arrête, se reprend, mais évoque en tous\nses jeux la physionomie animée, triste d'un rêve envolé, de Max Waller.\n                                                                   V. G.\n\n\n\n (1) Imprimerie Monnom; en vente chez Lacomblez. Prix : 1 franc.\n"}, {"page_pdf": 508, "texte": "                                        — 447 —\n\n\n\n\n                                MEMENTO\n   Si nous avons omis de citer dans l'article    face : « Le théâtre sérieux est une image\nde tête du dernier numéro de la Jeune            vivante de la vie ».\nBelgique, parmi les revues qui luttent pour         « Une pièce est une tranche de vie mise\nla centralisation de l'art dans notre pays, la   sur la scène avec art ».\nSociété nouvelle, c'est que, habitués à la          Mais M. Jullien a bien soin de prévenir\nconsidérer comme de la famille, il nous          l'objection de ceux qui, non contents de\nsemblait qu'en parlant de la Jeune Belgi-        voir découper la vie en tranches, comme on\nque, nous parlions aussi d'elle. Tous nos        découpe un melon, citeraient Aristophane,\nlutteurs auront, bien certainement, en lisant    Eschyle, Shakespeare ou Calderon, en écri-\nnotre article, songé à cette revue hospita-      vant tout d'abord : « Le théâtre ne doit pas\nlière à laquelle presque tous nous collabo-      être seulement la vie ».\nrons. N'est-ce pas cette même année que             On voit donc que le but de l'écrivain a\nparurent : les Fusillés de Malines de Geor-      été d'animer sincèrement la scène conven-\nges Eekhoud ; la Princesse Maleine; Ma-          tionnelle et momifiée où des pantins de zinc\nxime de Goffin ; la Légende du Jésus fla-        s'animent rigidement au moyen de toutes\nmand d'Eugène Demolder; Notes et sil-            les vieilles ficelles habituelles. En toul\nhouettes de J. Destrée; A l'Aventure de          cas, ce serait un grand pas de fait dans l'Art\nVandrunen; puis les chroniques et nou-           théâtral, mais d'autres suivront, nous l'es-\nvelles de Delattre, Maubél, Nautet, Hubert       pérons bien.\nKrains, etc. ?\n                                                    Sourires pinces,      par Jules Renard.\n  C'est la Société nouvelle aussi qui nous       Lemerre, éditeur.\ndonna les traductions des chefs-d'œuvre             Jules Renard est un des collaborateurs\nétrangers et qui s'efforce de répandre           de notre confrère parisien le Mercure de\nparmi le public une littérature qui lui était    France, qui eut la primeur de plusieurs\ninconnue.                                        chapitres. Le titre du volume en résume\n                                                 fort bien le sens général : C'est de l'obser-\n                                                 vation ou plutôt de la transcription ironi-\n  La Wallonie consacre son dernier nu-           que d'un coin de réalité qui aurait l'air\nméro à Pierre Quillard. Les vers, et parmi       absolument banal, si le fait même de choisir\nceux-ci de fort beaux, sont extraits de la       le détail n'était déjà du sourire pincé.\nGloire du Verbe, qui vient de paraître              Les Psychoses. Douze sonnets, pourquoi\nchez Bailly.                                     pas vingt ou trente? nous n'en savons\n                                                 rien, par Arsène Reynaud. Ils sont parfois\n                                                 drôles.\n  LES LIVRES :                                      Contes et Nouvelles, par Alfred Lava-\n   La théorie de l'auteur du Maître, qui         chery, grande édition de luxe illustrée,\nremporta un plein succès à Paris et à Bru-       chez Bénard, éditeur, Liége.\nxelles était, certes, curieuse à connaître.         En une toilette du plus grand ton, irré-\nJean Jullien a voulu nous contenter en           prochable, d'un goût délicat, M. Lava-\nfaisant paraître, en tête de sa nouvelle         chery nous livre, aujourd'hui, une suite de\nétude psychologique l'Echéance, un Essai         contes, gracieux, simples ou mélancoliques.\nsur le Théâtre Vivant.                           Ils sont soigneusement racontés avec une\n   Voici quelques propositions de cette pré-     propreté toute hollandaise, et un maintien\n"}, {"page_pdf": 509, "texte": "                                       -   448     -\n\nparfait. Cela donne même parfois trop de         — Nous recommandons à la bienveil-\nfroideur. Mais c'est un léger défaut que la    lante attention de nos amis notre pauvre\nvive ordonnance du dialogue sauve souvent.     oncle Gramadoch. Il n'est pas difficile : un\nL'impression typographique est ce qu'elle      seul exemplaire, retour après lecture, non\ndevait être pour ce livre, patiemment          découpé.\népluchée et d'un soin minutieux. Ainsi le\ntout forme une œuvre du plus grand luxe,          Connaissez-vous François Fabié? Non?\nillustrée de charmantes vignettes en noir et   Eh bien, François s'est débarrassé, non\nrouge.                                         sans difficulté, semble-t-il, de quelques\n                                               poèmes. Ecoutez avec ravissement; il\n                                               s'adresse aux pauv's poètes :\n   Nous sommes forcés, mais avec quels                Va ! tu trouveras sur ta voie\nregrets ! de remettre au prochain numéro              Et la faim et les noirs hivers,\n                                                      Et bien des critiques de proie\nl'Album à Toto. Notre petit ami nous a                Embusqués pour tuer tes vers !\nencore envoyé quelques pièces ravissantes,\nqu'avec amour il dédie à Gramadoch. Nous\nne doutons pas que cette marque d'affection      La Revue Belge illustrée, annoncée de-\nd'une âme si innocente et pure n'apaise la     puis si longtemps, vient de paraître aux\ncolère achyllienne de notre ennemi.            bureaux de l'Anthologie contemporaine.\n\n\n                                                  Les Jeunes. La revue Namur-Jeunes s'est\n   On nous annonce qu'à la demande de          transformée, elle a raccourci son titre et\nLorand, de la Réforme, à la suite de nom-      augmenté son format.\nbreux jurons de Godreferendum, la Mon-            Bonne confraternité là-bas et vogue la\ns'est décidée à monter Guillaume Tell et       littérature.\nle Chalet.\n                                                  Deux vrais artistes viennent d'être reçus\n                                               membres des XX; ce sont MM. Signac et\n   A PARAÎTRE : Les dernières fêtes, volume    Georges Minne.\nde vers, par Albert Giraud. Chez Lacom-           Nous adressons nos félicitations aux XX\nblez.                                          et aux nouveaux élus.\n  Le Miroir des Légendes, par Bernard\nLazare.\n  Les Fusillés de Malines, par Georges            Albert Giraud et Georges Eekhoud ont\nEekhoud. Chez Lacomblez.                       été invités par le Cercle artistique de\n   De Maeterlinck : L'Ornement des Noces       Bruxelles à donner une conférence.\nspirituelles, par Ruysbroeck l'Admirable.         Le premier a choisi comme sujet : « Un\nChez Lacomblez.                                livre posthume de Max Waller » ; le second :\n  La Flûte à Siebel, par MaxWaller. Chez       « Les prédécesseurs et les contemporains\nLacomblez.                                     de Shakespeare ».\n  De Georges Destrée : Dans le Rêve, un           Albert Giraud donnera sa conférence le\nvolume de poèmes en prose. A Paris.            20 décembre et, Georges Eekhoud vers le\n  Les Grandpié, d'après une famille sous la    milieu de février.\nmonarchie constitutionnelle. Paris.               Comme conséquence de la lettre qu'en-\n  Les Galeries de peintres modernes à          voyèrent nos deux amis, il y a quelques\nBruxelles. Bruxelles.                          mois, pour remercier le Cercle de son invi-\n  A l'Office de publicité, un volume de        tation au fameux raout artistique, c'est\ncontes pour les enfants, titre : Histoire du   amusant. Tant mieux quand même, si les\nChat, du Coq et du Trombone, par Hubert        vieux ménages du parc s'aperçoivent enfin\nStiernet, illustrations d'Amédée Lynen.        qu'il y a des écrivains parmi nous.\n"}, {"page_pdf": 510, "texte": "       TABLE A L P H A B É T I Q U E\n                      DES MATIÈRES\n            CONTENUES DANS LE TOME NEUVIÈME DE\n\n                     LA JEUNE         BELGIQUE\n\n\n\n          Arnay (Albert).                         Cudoye (On).\nRoses de neige                  67    Vénerie esthétique . . . . 160\nVers :                                          Dardenne (Léon)\n  Les voix d'en l'âme . .   .   118\n  Cœur d'automne . . .      .   118   Chronique littéraire :\nSonnets :                               La Victoire du m a r i . . .    92\n  La Nymphe captive . .     .   283   Chronique artistique :\n  Venue                         283     Au sujet de l'Exposition\nChronique artistique :                    d'affiches au Musée du\n  Le Salon de l'Essor . .   . 250         Nord                         319\n           Arnoux (Jacques).                     Delattre (Louis).\nChronique artistique :                La confession de Jérôme Ba-\n                                          dot                      76, 106\n  Le Salon des XX de 1890 . 122       Christine de Landelies . . . 268\n         Berrichon (Paterne).              Demolder (Eugène).\nLa Voûte                      339 Noce             flamande       42\n             Boels (Jean).        La légende du Jésus flamand\nLe Réveil de la reine. . . .   80      (fragments) :\nL'Hôte des ténèbres . . . .   238   Jésus,  guérissant des mala-\nRévolte. . . '. . . . . 315            des et ressuscitant une\nVeillée d'hiver               336      morte                     208\n                                    Jésus contant des paraboles 213\n           Bonehill (Edgar).\n                                         Desombiaux (Maurice).\nCruces                        439\n                                  Le triomphe du Verbe . . .      45\n            Buet (Charles).       La ballade de l'ancien marin\nLes dimanches de la rue Rous»          de Samuel Taylor Cole-\n     selet                    137      ridge                     119\nRetour d'exil                 434          Destrée (Georges).\n           Chapaux (Albert).      Dans le Rêve :\nChronique littéraire :              Agnès                         61\n  Sous-Offs . . . » . .        90   Orgueil                       63\n"}, {"page_pdf": 511, "texte": "                                  —450—\n Chronique artistique :                  Vers :\n   Les Aquarellistes.      . . .      93     Requiescat .                   428\n    VIIe Exposition des XX.                 La Pensée . .                   428\n      — Xavier Mellery        . . 125       En wagon . .                    429\n   Le Salon éternel . . . .         373     Chez Putiphar.                  429\n             Destrée (Jules).               Le   Sorcier   .  .             430\n                                            Rêve . . . .                    431\n Transpositions modernes :               Chronique littéraire\n   Cirque                           155     A x e l . . . .                 185\n           Eekhoud (Georges).               Le   Possédé.     .             343\n\n Lettres pour les illettrés :                          Gille (Valère).\n   V. Transposition d'un air             Aux Jeunes                            5\n      connu                            8 Le Messie suprême         . . . . 8l\n Cycle patibulaire :                     Stéphane Mallarmé . . . . 152\n   I. Le moulin-horloge       . . 165 Les Sirènes                           206\n La proscription des Concerts            Au matin                           370\n   populaires . . . . . . 421 Jardin d'amour                               407\n Chronique littéraire :                  Innocence                         408\n   Impressions d ' a r t . . . .     87 Renoncement                        409\n   Maxime                           345 Le Château enchanté . . . 410\n Chronique musicale :                    Chronique littéraire :\n   MM. Edg. Tinel et E. Ma-                 Joies                            91\n      thieu au Concert popu-                Double                         128\n      laire. — L' « O R P H É E »           Aux XX. Conférence de\n      de Gluck au Conserva-                   M. Edm. Picard . . . 155\n      toire . . . . . . . 190              Max Waller                      446\n   Les Russes aux Concerts               Chronique artistique :\n     populaires                    219     Exposition de C. Meunier\n           Fontainas (André).                 au Cercle artistique . . 193\nVers :                                               Giraud (Albert).\n   Le désir du voyage .         ,.   58\n   Le roi Cophétua . . . .           60  Vers  :\nSonnets :                                  Allégorie      . . .              23\n   Terre promise.      . . . .     105     Ladislas Laski (1573)             25\n   Vers le nord                    106      Tableau anonyme                172\nLa Volupté de souffrir . . . 261 Seizième siècle :\nL'Impératrice Félise. . . . 396            Louis de Condé. .               296\nChronique littéraire :                     Marie Stuart .                 296\n   Poèmes anciens et roma- '               Mauvais sommeil                297\n     nesques                       216     La Médicis enfant              297\n                                           Henri de Béarn                 298\n           Frères (Adolphe).               Déclin .                       298\nFemme                                66    La Fraise .                    299\nIrène                              142     Initiation    .                299\n                                           A Olainville .                 300\n             Gilkin (Iwan),                Le rêve de Henri III           300\nLe Portrait                          71 Chronique littéraire\nLucifer                            136     La Damnation de l'artiste        83\nLa Douleur du mage . . . 230               Chez les Passants              127\nSanctus                            330     Miette . . . .                 370\n"}, {"page_pdf": 512, "texte": "                                           - 4 5 1      -\n\nChronique théâtrale :                                      Maeterlinck (Maurice).\n Le Vaisseau Fantôme               .   .    188      La Princesse Maleine (acte I I ,\nChronique musicale :                                   scène VI                            68\n Salammbô                                   158      Le Théâtre. Menus propos .           331\n           Goffin (Arnold).                                 Mallarmé (Stéphane).\nNotes cursives                               27      Eventail                               7\nLa Procession de pénitence :                         La Déclaration foraine . . .         101\n  Notes cursives                            337      Réminiscence                         230\nChronique littéraire :\n  L'Ame des choses.      . . .              246                Maubel (Henry).\n  Les vieux quartiers de Pa-                         Fragment sans titre . . . .           34\n    ris.— La Bièvre . . .                   348      In Memoriam                          133\n                                                     Lettres à u n ouistiti. . . .        175\n             Hannon (Théo).\nNostalgies                                   41              Mirbeau (Octave).\n                                                     Maurice Maeterlinck . .          .   341\n         Huysmans (J.-K.).\nLes dessins de Victor H u g o          .    135                   Moris (Delzire).\n                                                     Proses lyriques :\n            Interim.                                   I, II, I I I                       242\nChronique musicale :                                   IV. Le Pauvre        . . . .       244\n Quatrième   Concert   popu-                            V- La Voix                        245\n    laire.— Hans Richter   .               255         V I . Le Toast                     245\n Le Concert Lamoureux.     .               416\n                                                                    Puck.\n        Jeune Belgique (La).\n                                                  L'annuaire du Caveau vervié-\nUn raout artistique . . . .                294\n                                                    tois                                  248\nUne nouvelle croisade . . .  .             325\n                                                  A notre bon oncle L. M. (de la\nLe dixième anniversaire de la                       Revue générale)  . . . .              316\n    fondation de la Jeune Bel-\n    gique                                  3.89              Régnier (de) (Henri).\n          Jhouney (Alber).                        Sonnets                                  32\n                                                  Le Château de Lucile .         .    .   198\nMadeleine .    .   .   .   .   .   .       404\n                                                             Rops (Félicien).\n          Keiler (George).\n                                                  Fable                                   155\nL'Eau du Rêve :\n                                                  Fable ropsienne pour la Jeune\n  Voix.                                    308\n                                                    Belgique                              215\n  Désespérance                             308\n                                                          Roy (le) (Grégoire).\n         Krains (Hubert).\n                                                  Maurice Maeterlinck . .             .   358\nLe Bohême                                  115\nLe Bonheur des autres . . .                301            Severin (Fernand).\n         Lazare (Bernard).                        Poèmes :\nLa Venue                                   201      Les bons propos . . . .                65\nLa Gloire de Judas . . . .                 364      La sœur qui n'est plus . .             65\nLe Jardin                                  440    Vers :\nLa Forêt                                   442      Octobre au pavs . . . .               113\n                                                    La chanson d'un pauvre   .            114\n          Leune (Albert).                         Poèmes :\nLa Synthèse                                147      La mort des enfants.   . .            266\n"}, {"page_pdf": 513, "texte": "                               — 452 —\n\n  L'hôpital                  267               Verlaine (Paul).\n  La dame au voile .         36o     Assomption                        394\n  Solitude.    . . .         361               Verlant (Ernest).\n  L'aveu trop tendre         362\n  Scène nuptiale.            362     Chronique artistique :\nChronique littéraire :                 Exposition de portraits de\n  La Sonate à Kreutzer .     412          maîtres du siècle . . .      221\n  Œuvres d'Ephra'im Mikhaël 444             Vielé-Griffin (Francis).\nChronique artistique :\n                                     Strophe. . . . . . . .             33\n  Au Palais du Cinquante-\n                                     Au tombeau d'Hélène . . .         200\n     naire                   414     Laissons une heure mourir         395\n          Stiernet (Hubert).\n                                                       X.\nDéfi du rêve . . .           284\n                                     Chronique littéraire :\n                Toto.                  Dédicaces                       218\nAlbum                        411       AU' Avanguardia       . . .     372\nSouris blanche               419     Chronique artistique :\n                                       L'Exposition du Cercle des\n          Tréderne (Louis).              Femmes Peintres.        . .   289\nLe portrait                  309       L'Exposition de l'Ecran et\n       Van Arenbergh (Emile).            de l'Eventail    .          289\nSonnet                           44\n       Van Lerberghe (Charles).     Chronique littéraire :\n                                      Dire du mieux .                157\nL'eau promise . . . . . 233           Futura     . . . .             219\n          \"Vanor (Georges).\nFloramye                        151 La Pléiade et la Jeune Bel-\n         Verhaeren (Emile).           gique                          393\nVers :\n  Les nombres                   179 Memento, 95, 129, 161, 194, 225,\n  La dame en noir . . . . 181         257, 290, 32i, 349, 379, 418, 447.\n"}, {"page_pdf": 514, "texte": "                   Paul LACOMBLEZ\n     É D I T E U R D E LA « J E U N E B E L G I Q U E »\n                              31, rue des Paroissiens\n                                      BRUXELLES.\n\n\n\nCatalogue des livres de fonds et en n o m b r e d'auteurs belges :\nBAUDOUX (Fernand)     .   .    Rythmes vieux, gris et roses, un volume in-16. . fr. 3 50\nCHAINAYE (Hector) .   .   .    L'Ame des choses                                         2 »\nDELATTRE (Louis) .    .   .    Contes de mon village, avec une introduction de\n                                  Georges Eekhoud, un volume in-18                      3 »\nEEKHOUD (Georges). . .         Nouvelles Kermesses, avec frontispice de Léon Dar-\n                                  denne, 1 volume in-8° (quelques exemplaires) . . 7 50\n       —                       La Nouvelle Carthage, un volume in-16              - . 3 50\n                               (Les autres ouvrages du même auteur sont épuisés).\n       —                       Les Fusillés de Malines (sous presse)                    3 50\nGILKIN (Iwan) . . . .          La Damnation de l'artiste                               15 »\nGIRAUD ( A l b e r t ) . . . . Hors du Siècle, un volume in-8\"                          3 50\n       —                       Pierrot lunaire, un volume petit in-12                   2 »\n       —                       Pierrot Narcisse (épuisé).\nGOFFIN (Arnold). . . . Journal d'André (1885) (épuisé).\n                               Delzire Maris (1887) (épuisé)                            3 »\n       —                       Impressions et Sensations (1888)                         3 »\n       —                       Maxime (1890)                                   • • • 3 \"\nITIBERÈ DA CUNHA (J.) . . Préludes, poésies; un vol. in-16 raisin                       3 »\nJEUNE BELGIQUE (Le Parnasse de la), pièces diverses de dix-huit poètes belges, un\n                                  fort volume in-8°                                     7 50\nLACOMBLEZ (Paul) . . .         Un Baptême, pièce à dire pour jeunes filles. . . .       o 25\n       —                       Les Confitures, monologue pour jeunes tilles . . .       1 »\n       —                       Pensionnaires,                 id.              . . .    1 «\n       —                       Romanesque!...                 id.              . . .    o 75\n       —                       Skating,                       id.              . . .    o 75\n       —                       Jeunes filles, monologues et pièces à dire (plaquettes,\n                                  in-16)                                                2 »\n       —                       Loth et ses filles, poème-drame en trois tableaux (en\n                                  préparation).\nLAVACHERY (Alfred) . .         Contes et Nouvelles, avec illustrations de L. Bauês.\n                                  E. Bcrchmans, E. de Baré, E. Delpérée, etc., un\n                                   volume grand in-8° carré                             5 \"\nLEMONNIER (Camille) . .        En Brabant, contes, un volume in-18                       060\n       —                       Les bons amis, conte,          id.                       o 60\n                               Trois contes,                  id.                       o 60\n                                Les Charniers (Sedan),        id.                       3 50\n       —                       Ceux de la Glèbe (la Genèse, la Glèbe, les Concu-\n                                  bins, etc.), 1 volume in-18                           3 50\n       —                       En Allemagne, 1 volume in-18                             3 50\n                               Happe-Chair,             id.                             3 50\n       —                       L'Hystérique,            ici,                            3 50\n       —                       Madame Lupar,            id.                             3 50\n       —                       Le Mort, nouvelles,      id.                             1 25\n                               Un Mâle, avec dessin de X. Mellcry, 1 volume in-18. 3 50\n       —                       Thérèse Monique, 1 volume in-18                          3 50\nI.E ROY (Grégoire). . .        Mon cœur pleure d'autrefois, un volume in-8\" avec\n                                  un frontispice de Fernand Khnopff                    10 »\nMAETERLINCK (Maurice) .        Les Aveugles (L'Intruse. Les Aveugles), un volume\n                                  in-18                                                 3 »\n       —                       La Princesse Maleine, un volume in-18                    3 50\n       —                       Serres chaudes, un volume in-18                          3 »\n                               (Il a été tiré de chaque ouvrage 3 exemplaires sur\n                                  Japon à 15 francs et 7 exemplaires sur Hollande à\n                                  fr. 6-00).\n"}, {"page_pdf": 515, "texte": "MAETERLINCK (Maurice)     .   L'Ornement des noces spirituelles, par Ruysbroeck,\n                                 l'Admirable, traduit du flamand sur les textes au-\n                                 thentiques retrouvés au cloître du Val-Vert, et\n                                 précédé d'une Introduction (sous presse) . . . .\nMAUBEL (Henry) . . .           Max Waller, une plaquette in-8°                        1 »\n      —                       Miette, un volume in-16                                 2 50\nNAUTET (Francis) . . .        Notes sur la littérature moderne, deux séries. Chaque\n                                 série en un volume in-16                             3 50\nNYST (Raymond) . . .          Volume ayant pour titre une épigraphe, avec un fron-\n                                 tispice colorié et un dessin de Nestor Outer    . . 5 »\nPLÉIADE (La), journal littéraire mensuel.\n                              Première année (1889), les douze numéros . . . .        3 »\n                              Chaque numéro séparément                                o 30\n                              Seconde année, les douze numéros (très rare) . . .      5 »\nRODENBACII (Georges) . .      L'Art en exil, roman, un volume in-18                   3 50\n      —                        L'Hiver mondain, poésies, un volume in-18 . . .        5 »\n      —                       La Jeunesse blanche, id.             id.     . . . .    3 »\n      —                       La Mer élégante,          id.        id.     . . . .    3 »\n      —                       Du silence,               id. un volume in-16 . . .     1 50\n      —                        Les tristesses,          id. un volume in-18 . . . 3 »»\nSEVERIN (Fernand) . . .       Le Lys, poésies, avec une eau-forte de Henry De\n                                 Groux, un volume                   in-16             2 »\n                              (Il a été tiré 5 exemplaires sur Japon et 25 exem-\n                                 plaires sur Hollande).\n      —                       Le Don d'Enfance, poèmes ; un volume in-16 raisin . 2 »\n                              (II a été tiré 8 exemplaires sur Japon et 32 exem-\n                                 plaires sur Hollande).\nSLUYTS (Charles) . . .         L'appel des voix, poésies, un volume grand in-16. . 2 »\n                              (Il a été tiré 1 exemplaire sur Japon et 25 exem-\n                                 plaires sur Hollande).\nVAN LERBERGHE (Charles).      Les Flaireurs, drame, une plaquette grand in-16 . . 1 »\n                              (Il a été tiré 25 exemplaires sur Hollande à 2 francs).\nWAI.LER (Max) . . . .         La Flûte à Siebel (sous presse).\n                              (Les autres ouvrages de Max Waller sont épuisés).\n\n\n\n                          A LA MÊME LIBRAIRIE :\n   Tous les ouvrages de nos collaborateurs français : Charles Buet, Henri de Régnier,\nJ.-K. Huysmans, Stéphane Mallarmé, Francis Vielé-Griffin, Paul Verlaine, etc., etc.\n   L'éditeur P a u l Lacomblez prie les j e u n e s écrivains belges, désireux de voir\nleur nom figurer dans son catalogue, de se mettre en rapport avec lui et de lui\nd o n n e r en dépôt quelques exemplaires de leurs ouvrages.\n\n\n   La librairie P. Lacomblez ouvrira un compte à toute personne notoirement solvable,\npour la fourniture des ouvrages portés au catalogue ci-dessus et, en général, de toute la\nlibrairie littéraire.\n   Ces comptes pourront être soldés en dix paiements mensuels, dont le premier s'effec-\ntuera à la livraison des volumes.\n   11 sera répondu à toute demande de renseignements bibliographiques accompagnée\nd'un timbre pour la réponse.\n\n\n\n\n                   Bruxelles. — Imprimerie A'* monnom. 'M, rue il<* l'Industrie.\n"}], "calendrier": {"precision": "mois", "numero_verifie": true, "mois_verifie": true, "date_tri": "1890-12-01", "preuve": "Décembre 1890, numéro 12, couverture PDF 480 ; aucun jour imprimé."}}