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E m ile yfckfrlH fcK Efl\n\n Tragique histoire d'un Cor                                     . JV19FC61 f l f l G E f l O T\n\n\nL 'I n é v i t a b l e .........................................H* !*• K R H FT 'FO P P ER\n\nL ’Humble Destin .                      .           .           . P a u l IY IU S S C H E\n\n          , ,• ( Salon Triennal . lYIareel ANGEHOT\nChronique Artistique| Labenr    . f i n d r é Ü IZ IH\n\nChronique Théâtrale .                           .           .     H F lE a n d D E P rç lJïS\n\nLivres et Choses               .    .       .           .         uEUNE EFFO R T\n\n\n\n\n P rem ière        A nnée                   Le Numér»                       NO VEM BRE\n           n° 6                             20 cent, j                             1903\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1903-11-n6-003", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Rédaction et administration", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Jeune Effort", "ancre_debut": "JEUNE EFFORT MENSUEL", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 95, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1177, "texte": "JEUNE EFFORT\nMENSUEL            D ’ART            ET      DE      LITTÉRATURE\n\n            Affilié à l’Union de la P resse périodique belge\n\n     ORGANE D ES JE U N E S OUVERT A TOUS\n\n                  P araissant le 1cr de chaque mois\n\n\n           Sera publié par souscriptions volontaires\n Fondateurs : G. P u l i n g s — J. B o c k              L. d e C a s e m b r o o t\n                                F. B o r d i e r\n\n\n\nRédaction et adm inistration :\n\n                     5,   R   u e   d u   C o u ven t,   Ix e l l e s -B r u x e l l e s\n\n   Pour la Critique d 'art et les Théâtres,                        adresser         les\ncommunications rue d ’Edim bourg, 2 3 .\n\n\n\n     Toute souscription d ’au moins 2 francs donne droit à\nun service de douze numéros.\n\n\n\n     Il sera rendu compte de tout ouvrage littéraire ou\nartistique que nous recevrons.\n     Les manuscrits non insérés ne sont pas rendus.\n    Nous autorisons la reproduction ne nos articles sous\nla condition expresse d'en indiquer la source et le nom\nde l’auteur.\n\n\n     La Revue laissant la plus grande liberté à ses colla­\nborateurs, ne prend pas la responsabilité des articles q u ’elle\ninsère\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1903-11-n6-004", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 89, "page_fin": 90, "titre_corps": "Les Autels Renaissance", "titre_sommaire": "Les Autels Renaissance", "rubrique": "", "signature_source": "Émile Verhaeren", "ancre_debut": "Les Autels R enaissance  Dans le silence et la gra", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 96, "page_imprimee": 89, "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 1250, "texte": "Les Autels R enaissance\n\nDans le silence et la grandeur des cathédrales,\nLa cité riche avait, jadis, dressé vers Dieu\nDe merveilleux autels tordus comme des feux,\nPalmes, niches, marbres, cartels, spirales.\n\n\nLes amiraux vainqueurs et leurs soldais\nY suspendaient les vieux drapeaux de guerre\n         Et les autels éclatants d’or,\n                       Alors,\n         A pparaissaient de h au t en bas,\n         Comme un arrière immense de galère.\n\n\n              Trom pettes et buccins !\n     Des bouches violentes d ’anges farouches\nEn un jaillissement de la gorge et des seins,\n          Sonnaient, vers les vents de la gloire,\n          La vie ardente et la victoire.\n\n\n     Des chandeliers géants semblaient des gens\n     Debout avec des hampes enflammées;\n     Les encensoirs volaient dans les fumées;\n Les ex-voto luisaient, comme un fourmillement\n     D ’yeux et de cœurs dans l’ombre;\n L ’orgue, ainsi qu’une marée, immensément,\n                         G rondait;\n          Des raffales de voix sans nombre,\n      Battaient les m urs — et l’évêque, vêtu d’orfroi,\n      T enant d ’une main faible et hagarde\n      L ’épée au clair, traçait, avec la garde,\n      Sur le peuple ployé, le signe de la croix.\n"}, {"page_pdf": 97, "page_imprimee": 90, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1362, "texte": "                           —   90 —\n\n\n  C ’étaient les temps faits pour l ’orgueil et pour l'histoire\n  L hôtel en était le trophée — et les piliers,\n Ht les courbes et les guirlandes entortillées\n       En décrivaient la force ostentatoire.\n    O ces autels pareils à des brasiers sculptés,\n Avec leurs feux tordus, leurs ors et leurs méandres!\n Ils sont en France et on Espagne — mais c’est en Flandre\n      Dans les vieilles et torpides cités,\n                Que plus encore j’en aime\n Le ru t d ’architecture enflé jusqu’au poème !\n Massifs et violents, exorbitants et fous\nIls demeurent, là-bas, parmi ces villes mortes,\n                          Debout,\nAlors q u ’on n ’entend plus les chefs de leurs escortes\n          — Clairons, soleil, drapeaux, tambours —\n                  Passer par les faubourgs\nEt revenir, comme autrefois, au cœur des places,\nPlanter leur étendard q u ’illumine l ’espace.\n\n\n          La gloire est loin et ses miracles !\nLes archanges qui couronnent le tabernacle\n         Comme autant d’énormes Renommées\n         Ne sonnent plus pour les armées,\n         Avec prudence, on a réfugié\n         Le rouge et colossal lion\n         Dans le blason de la cité\n         E t vers midi, le carillon\n   Ne laisse plus danser que sur un pied,\n   Dans l’espace, un petit air estropié.\n\n\n\n                               É mile VERHAEREN,\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1903-11-n6-005", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 91, "page_fin": 93, "titre_corps": "Tragique histoire d’un cor", "titre_sommaire": "Tragique histoire d’un Cor", "rubrique": "", "signature_source": "Marcel Angenot", "ancre_debut": "Tragique Histoire d ’u n Cor                               J ’aime le son du 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Il ne s ’agit donc, ni du petit durillon insolent et inutile\nque la plupart de vous, ô lecteurs, subissez d ’un, si touchant\naccord, ni de la petite corne du bois d'un cerf qu’une fatalité\ncoïncidente fait néanmoins se trouver aussi : le soir au fond\ndes bois. Mais de cet instrum ent de musique qu’un raffinement\nd ’harmonie imitative à fait se nommer cor, et plus éloquemment\ncor de chasse en vertu du principe qui fait, que partout où il\ns ’impose, les voisins font chorus et fraternisent afin de\nchasser l ’importun ; de ce cor, qui depuis le vers précité ne\npeut qu’avantageusem ent se jouer\n                     « Le soir au fond des bois »\n\n     Or le héros de cette aventure avait sans doute lu et retenu\noù plus probablem ent, entendu lire et relire le vers en question\net fort du bagage littéraire il se complut dans un cadre ad­\nhoc, à donner aux étoiles dans toute l’innovation de son\nprogram m e hétérogène et corsé l’audition au cent millième, du\nbon roi D agobert et de la Dame Blanche. « Pour ceux que la\njuxtaposition de ces noms quasiment inséparables, et cette\nunion curieuse et tantôt proverbial, tenterait de songer à des\nparangons d ’amour, je les préviens qu’il n ’en est rien et\nqu ’Aloïs et A bélard non moins que Roméo et Juliette n ’ont\naucun rapport avec le précédent ménage : mais telle est\ncependant le cours des évolutions qu'aucun élément ne pourra\ndésormais séparer cet autre nœud gordien.\n"}, {"page_pdf": 99, "page_imprimee": 92, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2200, "texte": "                              —   92    —\n\n\n                                  II\n\n     Cependant les étoiles ne devaient pas seules jouir d ’un si\ntouchant hommage, et je ne sais pourquoi ni comment, je me\ntrouvais dernièrem ent à minuit dans un bois, au fond duquel\nle son d ’un cor se fit entendre. Hélas je n ’étais pas seul,\net mon ami, que par une immodestie impardonnable j ’oublie\nde vous présenter eut l ’id é e, bien innocente d ’ailleurs, d ’aller\ndévisager le talentueux soliste......\n   Nous partîmes donc, nous dirigeant selon le son; nous\narrêtant aussitôt que, sans doute essouflé, l'homme au cor\nreprenait haleine. Mais ce jeu, tout à l’heure encore honnête\net candide, nous incite une pensée diabolique : nous n ’allons\nplus franchement vers l'innoffensif musicien, ni biaisons tels\ndes crabes et, pour n ’avoir plus forme humaine nous nous\nsuivons côte à côte afin de donner à notre silhouette un galbe\nhétéroclite et redoutable. Mon ami (qui est énorme) se tenait\ndebout, les deux bras écartés, et devait présenter une\ntrès sincère reconstitution de la télégraphie aérienne; je\nme pelotonnai contre lui et vous dirai-je le bizarre animal que\ndès lors nous créâmes. A notre approche, le cor se tut.\n     Au bout de quelques instants, n'entendant plus rien\net notre victime apparem m ent enfuie, nous nous décidâmes un\npeu déçus de voir, m algré nos ruses indiennes, s ’envoler\nde telles espérances.\n\n                                  III\n\n       Tout à coup : hein! quoi! q u ’est-ce ? il ose, il\nrecommencer E t nous voilà fonçant en une chevauchée\nW alkyrienne vers le cor, qui sem blait avoir pris cette fois une\n  e inte de défi   Il cesse     Nous stoppons......\n       Une lueur pareille à la timide incandescence du ver-\n luisant se révêle à dix pas de nous, c’est un éclair de\nson cuivre, il avait son cor au pied, et le voilà donc près de\n nous et dans l’ombre, je distingue bientôt une forme grise qui\n se déplace, rampe prudem ment, et se retire à reculons. Nous\nrisquons vers lui un pas brusque : alors, cependant que le\nb ru it sec d'un chien de revolver qu'on lève se fait entendre,\nune voie émue, que l’on entendait moins, venait de balbutier\nces mots : « Ah mais ».\n"}, {"page_pdf": 100, "page_imprimee": 93, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1146, "texte": "                                         —   9 3   —\n\n\n\n\n    E t ta n t fu t n otre jo ie , qu e n o u s r e s tâ m e s là , c o llé s, selo n\nl'e x p re s s io n d e R ic h e p in , « com m e d e s p o u x c o llé s à la loque\nd ’un g u e u x , p r ê ts à n ’y p lu s te n ir ».\n        S o u d a in , p a r un p h én o m èn e d ’a u to -s u g g e s tio n qu e n otre\nin tim ité       m o ra le se u le e x p liq u e ,          n ous     n ous la is s â m e s\nb ru sq u e m e n t ch o ir.\n        Ja m a is v o u s n 'a s s is tâ te s , ô le c te u r s , à p lu s é p o u v a n ta b le\nd é ro u te . L e c o r, qu e la c o m p a c ité de la fo rê t e m p ê c h a it d a n s\n s a fu ite , re n c o n tra it à to u s m om en ts l ’o b sta c le d 'u n a r b r e , et\n r e n d a it à c h a q u e com m otion un son si p la in tif e t si re p ro c h a n t\n q u e m on am i, d a n s un rire h o m é riq u e , c r ia c e tte é p ilo g u e\n im m o rte l :\n               « Dieu! que le son du cor est triste au fond des bois ».\n\n\n                                                            M arcel A N G E N O T .\n\n\n\n\n                                  L"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1903-11-n6-006", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 93, "page_fin": 95, "titre_corps": "L’Inévitable (suite)", "titre_sommaire": "L’Inévitable", "rubrique": "", "signature_source": "H. 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D u r a n t m on\n   s é jo u r d a n s la p ro v in c e fr a n ç a is e je m ’é ta is lié d ’a m itié a v e c\n   un e fa m ille n o b le : L e s d e B u s a c h tr è s , fr a n ç a is e de cœ u r et\n    d ’id é e s, q u o iq u e d ’o r ig in e a lle m a n d e . U n lien é tro it m ’a tta c h a\n    b ie n tô t à ces c h a rm a n te s g e n s . P o u rq u o i ne ré flé c h it-o n p a s\n    m ie u x a v a n t d e c o m m ettre le m o in d re a c te d ’a p p a re n c e in si­\n    g n ifia n t, en c e tte v i e ? P o u rq u o i fa u t-il a u ssi qu e to u jo u rs,\n    l ’am o u r se m êle à ta n t de b o n h e u r p o u r en fa ire d u m a lh e u r, d e\n    la d é s e s p é r a n c e ? J u s q u ’a lo rs je n ’a v a is ja m a is la is s é au cu n e\n    fe m m e p re n d re p la c e en m on c œ u r ; je p o rta is en moi l 'i m a g e\n    r ê v é e d e c e lle qui s e r a it l ’Y s e u lt d e m on âm e. J e la v o y a is\n    in té rie u re m e n t l ’im a g e q u e c h a q u e h o m m e c ré e p o u r son id éal\n    et q u e si ra re m e n t il e st c o n v ié d e c o n te m p le r. Oh c e tte v isio n\n    q u i s ’a c c ro c h a it en m oi, ju s q u 'a m e fa ir e p le u re r d 'a n g o is s e !\n        * (Voir n° 5 .)\n"}, {"page_pdf": 101, "page_imprimee": 94, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2513, "texte": "                               — 94 —\n\nComme je sentais en moi pleurer le thème du désir quand je\nl ’évoquais, les cheveux éployés sur une robe blanche, l’œil\nd ’azur limpide, où brillait une chaste ardeur; oh, cette vision!\n    Quand on me présenta Marcelle de Brisach ce fut comme\n si la vision se m atérialisait; c ’était bien cela : elle leva sur moi\nles mêmes yeux clairs, bleus comme la pervenche sous l'ar­\ncadre sombre des sourcils; vêtue de blanc, les cheveux de\nmétal fluide ignescents de la lumière poudroyante d ’un chaud\nsoleil. C’était bien mon Yseult ! Sans doute des hommes ont\nrencontré leur idéal, mais combien en furent aim és? Marcelle\nne put réussir à cacher son amour naissant et alors ce furent\ndes heures inoubliables. Les rendez-vous secrets, passés sous\nles feuillages discrets aux ombres m ystérieuses; elle arrivait\nà l’endroit fixé toute frissonnante ; elle se sentait coupable\nd ’aimer en cachette des siens; sa nature franche lui disait\nd ’éviter une liaison cachée ; mais, comme elle me le répétait\nsouvent, : Vois-tu mon Reinold quand ton image passe en\nmoi, c’en est fait de toutes ces idées, il y a une force qui me\npousse vers toi et qui renverse mes plus sages résolutions. Je\nne sais qu'une chose : je t ’aime et rien ne me séparerait de\ntoi... » Elle me regardait alors droit dans les yeux puis en­\ncore elle affirmait avec volonté : « ......... rien! » et sa bouche\nardem m ent se collait à mes lèvres. Je sentis bien lorsque je\nvis Marcelle pour la première fois que le thème d ’amour qui\nchantait en mon cœur s ’y enfonçait lentement, inévitablement,\nparfumé d ’extase hypnotique ; et il nous enlaçait Marcelle et\nmoi lorsqu’il nous jeta dans les bras l ’un de l ’autre, sanglot­\ntants, éperdus de bonheur, de la joie de vivre et d ’aimer.\n  Hélas, mon cher Hans, comme en la tragique idylle que\nchanta W agner, le thèm e d ’amour, devait aussi se changer en\nthème de mort. C’est de ce moment que je sentis plus que\njamais la force inévitable, s ’accrocher en moi et me guider\nvers un destin fatal. Une pensée horrible me traversa\ncomme le froid d'une lame acérée : Je ne pouvais pas épouser\nMarcelle.\n   Ma mère était empreinte des vieux préjugés des héritiers\nde vieille noblesse. Jamais elle n ’eut consenti à l ’union d ’un\ncatholique allemand de ma noblesse avec une simple petite\nprotestante alsacienne, dont les blasons tout neufs sentaient\nencore le B onapar te.   Enfreindre la stupide loi des diver­\ngences de sang, de races, de religion eut été la cause de la\n"}, {"page_pdf": 102, "page_imprimee": 95, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2079, "texte": "                             —   9 5   —\n\n\n\n\nmort de ma mère. Un fils a-tl le droit de faire cela? D'autre\npart les Brisach ancrés dans leur luthérianisme portant\nencore dans leur cœur la haine des ennemis de Napoléon, la\nhaine des A lliés de W aterloo, s’opposeraient aussi à notre\nmariage.\n   Durant ces douloureuses journées pendant lesquelles je\nruminais ces pensées, arriva comme un coup de foudre un\nordre d ’ambassade m ’expédiant à Londres, endéant les trois\njours. Navré, j ’allai faire mes adieux aux Brisach ; ils les\nreçurent froidement; puis ils m'apprirent que la guerre était\ndéclarée entre la Prusse et la France et toute leur vieille\nhaine leur remontant du cœur aux lèvres, ils prononcèrent\ncontre ma patrie et mes compatriotes des paroles telles, que si\nMarcelle n’eut été là, je les aurais violemment relevées. Je\nsortis de chez eux bouleversé : ainsi, tout était fini, bien fini !\nJe ne pouvais m ’imaginer pareil désastre. En rentrant chez\nmoi j'aperçus, sur la table, l'ordre formel du départ inexora­\nble. A h oui! J’étais trop heureux! Le malheur s’abattait sur\nma tête. J’entrais dans la vie marqué de son sceau fatal, Il fal­\nlait partir sans même avoir reçu l ’adieu de celle que j ’avais si\nlongtemps souhaitée. Alors me vint la pensée de l ’enlever et de\nmourir avec elle; pour la première fois l ’idée de mort m’enlaça\ntentatrice, voluptueuse, puisque Marcelle exhalerait son âme\navec la mienne, lèvre à lèvre. Mais la pensée de ma pauvre\nmère veuve, me traversa : je la vis là-bas seule en son\nchâteau, pleurant un fils ingrat. « Non je ne peux même\npas mourir ! ! ! m’écriai-je, transporté... ma voix s’étrangla dans\nla gorge : la porte s’était ouverte, et à deux pas de moi,\nMarcelle s’avançait souriante et me prenant la tête dans ses\nmains blanches elle me mit un baiser au front : « Vous parlez\nde mourir, ami, dit-elle, mais tout sourit autour de vous.....\nmourir, mais non! il faut vivre! »\n\n                                       H.   L. K R A F T -F O P P E R\n  (A suivre)                                Traduction de A . D É P R I N S .\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1903-11-n6-007", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 96, "page_fin": 97, "titre_corps": "L’Humble Destin", "titre_sommaire": "L’Humble Destin", "rubrique": "", "signature_source": "Paul Mussche", "ancre_debut": "L’Humble Destin Maîtrise les transport", "ancre_fin": "e) au Salon T r iennal", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Sans doute il est trop tard pour parler encore d’ell", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 103, "page_imprimee": 96, "debut_caractere": 45, "fin_caractere_exclue": 1572, "texte": "L’Humble Destin\nMaîtrise les transports d’un cœur ambitieux,\nToi q u ’un destin sans gloire attache sur la rive\nHt qui regardes fuir vers la terre des dieux;\nLes tragiques vaisseaux où ton âme est captive.\n\nMords ta lèvre crispée et tords tes poings ds chair;\nC ’est en vain que ton bras, du haut du cap sonore,\nBrandit l’espoir tardif de partir sur la mer\nAvec ces m âts aventureux hantés d’aurore.\n\nLa voile s ’est enflée aux rayons du matin\nHt les grands quais du port où grouille un peuple en fête\nO nt vu les blanches nefs disparaître au lointain,\nSans que tu sois admis au hasard des conquêtes.\n\nTes cris désespérés n ’ont point fléchi le sort.\nLes m arins dédaigneux n ’ont point tourné la tête\nAu milieu des rum eurs, des cris et des efforts,\nA ttentifs seulement à dompter la tempête.\n\nTu ne les suivras point, affamé de l ’azur,\nVers l’archipel doré des îles fabuleuses\nHt ton désir vaincu, pareil au flot obscur\nQue fend d ' un sùr élan la proue audacieuse,\n\nSe lamente et gémit comme un oiseau blessé ;\nT u ne connaîtras pas l ’ivresse du voyage,\nLe coup de vent salin dans les cheveux dressés,\nLe bon repos conquis après l’appareillage.\n\nLà-bas, à l’horizon, qui recule toujours,\nAvec des compagnons qui vibrent de jeunesse\nTu ne cueilleras point les roses de l’am our;\nLe langoureux accueil d’un golfe de mollesse,\n\nDont les palmiers en fleurs s ’inclinent sous le vent,\nNe bercera jamais dans ses bras chimériques\nTon pauvre cœ ur où pleure un appel décevant —\nCor ténébreux et fier    dans un soir nostalgique.\n"}, {"page_pdf": 104, "page_imprimee": 97, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 748, "texte": "                                           - 97 -\n\n\n\n             Le navire déjà s ’enfonce dans les eaux.\n             Seul, le triton joufflu qui s ’accroche à la poupe\n             Emerge encor, mais va disparaître bientôt ;\n             Un instant sur le ciel en fleur il se découpe...\n\n             L ’adolescent pensif quitte le rocher nu\n             — Muet témoin de son m alheur irréparable —\n             E t se sentant au monde oublié, méconnu;\n            Contemple avec horreur l’avenir misérable.\n\n\n                                                      P a u L.   MUSSCHE.\n\n\n\n\n          L’E x p o s i t i o n d e s R e f u s é s ( G o d e e h a r l e)\n                             au Salon T r iennal\n\n                                "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1903-11-n6-008", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 97, "page_fin": 98, "titre_corps": "L’Exposition des Refusés (Godecharle) au Salon triennal", "titre_sommaire": "Salon Triennal", "rubrique": "", "signature_source": "Marcel Angenot", "ancre_debut": "Sans doute il est trop tard pour parler encore d’ell", "ancre_fin": "G E N O T .", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "S alo n du L a b e u r*        Ce salon a un mérite : l ’esp", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 104, "page_imprimee": 97, "debut_caractere": 748, "fin_caractere_exclue": 2488, "texte": "Sans doute il est trop tard pour parler encore d’elle ;\n                                                                         « A. De M u s s e t .   »\n\n\n       Ce     n ’e st   c e rte s   pas      sa n s     une       v é r ita b le   gêne,         qu e\nj ’e n tre p re n d s la tr è s p é rille u se tâ c h e d ’un e c ritiq u e d e ce s a lo n e t,\nd e rn ie r v e n u , et d é jà te lle m e n t c ritiq u é . L a c ritiq u e a p p e lle en\ne ffe t ou le p a n é g y r iq u e ou la c e n su re et l ’un ou l ’a u tre ici m e\nc o n tra rie . J e ne s a lu e ra i donc q u e q u e lq u e s te n d a n c e s et\nq u e lq u e s h a r d ie s s e s qu e le p u b lic (et nul m oin s q u e m oi\nne d a ig n e lui en v o u lo ir) se m b le p eu s ’a s s im ille r et p o u r c a u se .\nIl ne fa u t c e p e n d a n t p a s se d issim u le r q u ’il e st in fin im e n t\np r é fé r a b le qu e l ’im p re ssio n g é n é r a le p ro d u ite , fu t c e tte su ite\nd ’é to n n é m e n ts et de m a lic ie u x s o u rire s q u e le « B o u r g e o is » du\nS a lo n T rie n n a l p r o d ig u a si c h a r ita b le m e n t à la fo u g u e in n o ­\nv a t r ic e et in té re ss a n te d e nos je u n e s p e in tre s. J e s a is , n ous\ns a v o n s q u e de ci d e là se p r é la s s e une to ile q u i ne m érité\np a s l ’h o n n eu r d ’un b lâ m e e t q u e n ou s p ré fé ro n s o u b lie r. J ’ai\nd é cid é d e ne n om m er p e rso n n e e t v o ilà qu e m a p lu m e d é m a n g e\net q u e je ré s iste à p ein e au d é sir d e v o u s p a r le r de c e rta in e\nœ u v re a u x a llu r e s Jo r d a e n e s q u e s d o n t le c a r a c tè r e q u o iq u e\nem p ru n té a c c u se ch ez l ’a u te u r un e v irtu o s ité p eu n é g lig e a b le\n"}, {"page_pdf": 105, "page_imprimee": 98, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 682, "texte": "                             —   98   —\n\n\n\n\ndigne d ’une particulière attention et p artant indigne du refus\nsubi. Puis d ’autres encore      mais la place me manque et ne\npuis sensément, d ’ailleurs, m 'appesentir davantage sur ce\nsalonet bientôt défunt et q u ’il serait peut-être fastidieux\nde déranger encore dans le receuillement de sa prochaine\nagonie. E t pourtant, avant que tout à fait l’impitoyable\nfaucheuse du Deux Novembre nous le cache à jamais je veux lui\nfaire déjà l'hommage anticipé de mon entière sympathie pour\nses louables tendances et ses précieux sentiments de jeunesse.\n\n                                          M arcel A N G E N O T .\n\n\n\n\n                 "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1903-11-n6-009", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 98, "page_fin": 99, "titre_corps": "Salon du Labeur", "titre_sommaire": "Labeur", "rubrique": "", "signature_source": "André Lizin", "ancre_debut": "S alo n du L a b e u r*        Ce salon a un mérite : l ’esp", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 105, "page_imprimee": 98, "debut_caractere": 682, "fin_caractere_exclue": 1937, "texte": "S alo n du L a b e u r*\n\n      Ce salon a un mérite : l ’espoir. On y sent voler comme un\nsouffle de vie jeune et active, plein de rêves d ’or, de hardiesses\n naïves. On en sort un peu triste, avec une pointe d ’admiration\npour tant d ’efforts vers l ’art qui fuit ; parmi les tâtonnem ents,\nquelques jolis tableaux, les uns em preints de poésie, d ’autres\nd ’un réalisme effrayant.\n      Sur le chemin de la croix qui mène à l’art, les artistes\ns ’échelonnent, gravissant péniblement la pente où croissent les\népines. Les uns se sont arrêtés au bas et ils ont peint les\nréalités de la vie présente. C ’est T hysebaert avec ses scènes\n sociales poignantes; c’est D audrenghien et ses hâleurs\népuisés       Les symbolistes, arrivés à mi-côte, ont perdu, la\nsynthèse des plaines éloignées; seul, l’artiste divin a continué,\ncontinué jusqu’au calvaire où l’on doit souffrir et pleurer. Seuls\ny parviennent ceux qui mêlent les larmes de la poésie à\nla pensée. Delaunoy dans son tableau « Vers les bourgs »\nl’atteint, tête haute; Robert de Baugnier dans son « Sous bois\nen Automne » a su rendre cette impression de lassitude inquiète\net morose des bois à cette saison, quand un léger soleil tamise\n ses rayons blonds par les feuilles clairsemées. Thomas, dont\n"}, {"page_pdf": 106, "page_imprimee": 99, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1700, "texte": "                            — 99 —\n\nles œuvres sont tan t discutées en ce moment, a été inspiré dans\nson portrait de jeune fille, une jeune fille quelque peu timide,\nen robe claire et qui regarde le sol en jouant de son éventail.\n       Dans quelle catégorie placerais-je l’huile de H. Cambier,\nreprésentant une route au milieu de sapins avec un troupeau\nde m outon? De la poésie, un peu, mais manque d'air absolu.\nDois-je en accuser le colori quelque peu sombre et triste?\nDe Binart, une jolie étude « Paysage antartique » pleine\nde gracieuses couleurs et de légèreté blonde.... D 'A ndré\nCollin, un champ de genêts, mouvementé, vivant, débor­\ndant de vie. M. Collin a voulu saisir avant tout la tâche,\nl’impression et il est arrivé à un effet. Pourtant, on n ’y\ndécouvre aucun procédé. Ceci est en mesure de faire crou­\nler toutes les prétentions des derniers pointillés, et des\nartistes qui recherchent le nouveau par le procédé nou­\nveau. Enfin, restent quelques illuminés qui ont trouvé — par\nhasard ou par malheur — un genre. Ils en sont tout trans­\nportés de joie, qu’ils m ettent tous les sujets à la même\nsauce de genre, sans se douter que ce procédé, poussé à\nl ’extrême est ridicule, sinon grotesque. « De la mesure avant\ntoute chose » se serait écrié Verlaine dans son langage doré et\nléger. De la mesure! Vous avez le bonheur d ’avoir saisi\nle moyen de vous rendre original; gardez-le précieusement\navec des faveurs roses et sans le boire au risque de vous\nenivrer! De cette manière, si votre procédé est mauvais,\nen l ’employant à petite dose, on le rem arquera moins; s'il est\nbon, il durera encore de longues années....\n\n                                              A ndré L IZ IN .\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1903-11-n6-010", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 100, "page_fin": 100, "titre_corps": "Le Mois théâtral", "titre_sommaire": "Chronique Théâtrale", "rubrique": "", "signature_source": "Armand Deprins", "ancre_debut": "Le M ois T h éâtral     M o n n a i e .         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Le Roi Arthus.\n    P a rc .    -   Joujou, n ’ a p o in t jo u ï d ’ une g ra n d e fa v e u r a u p rè s des b ru xe llo is\net l ' A u tre danger a sem blé bien lo n g da n s ses tro is p re m ie rs a c te s , tan d is que\nle q u a triè m e a p a ru bie n cou r t , car il est s u p é rie u re m e n t m e n é .               L ’im p re s s io n\ng énérale est celle-ci : P o u r q u o i n ’ y           a -t - il q ue    q u a tre   actes ? O n        de m ande la\ns u ite .\n   M o l i è r e . — Il y a un e s in g u liè re coïncidence de fa its dans M a Bergère et\nPetite Mère. D a n s l ’ u n e et l ’ a u tre pièce o n v o i t un e co co tte a b a n d o n n a n t u n\nbé g u in p o u r le laisser c h é rir u n e p e tite âm e p u re et n e u v e . P o u r q u o i M a Bergère,\nto u te c h a r m a n te e t très sé rie u s e m e n t fo u illée         n ’ a -t-e lle te n u   l ’ a ffic h e q u e d ix\njo u rs ? O n ne t r o u v a it p e u t-ê tre pas cette com édie assez rosse p e u t-ê tre et tro p\na rtis tiq u e ? E t l ’ a u d ite u r a vid e de m o d e rn e rosserie tro u v e ra p lu s de s a tis fa c tio n\nd a n s Petite M ère; q u a n t à m o i je p réte nds q u e la seconde                       est m o in s       cru e lle ,\nq u o i q u ’ o n d is e , q u e la p re m iè re . O n y a tr o u v é in fin im e n t de p la is ir da n s les\nfe u x d ’ a rtific e s de s p iritu e lle s rép a rtie s et le p iq u a n t a s s a is o n n e m e n t de m o ts\nv ifs et ju s te s . E n m ê m e te m p s q ue Petite Mère se jo u a it                   Crainquebil le, q u i est\nu n fa it d iv e rs b a n a l, m a is h a u ss é à la h a u te u r d ’ u n d ra m e , illu s tré           de carica­\ntures de p rim e -à -b o rd         p la is a n te s , b ie n tô t p o ig n a n te s à force de v é rité e t de\nc a u s tiq u e o b s e r v a tio n . Q u a n t a u x a rtis te s , o n ne p e u t q u e les fé lic ite r sincère­\nm e n t et le p u b lic l ’ a bien p ro u v é p a r ses n o m b re u x et c o rd ia u x ra p p e ls .\n    R o b i n i è r e . — M . P . R o b in chasse à co up s d ’ éclats de rire la G u ig n e no ire q u i\na v a it élu d o m ic ile passage d u N o r d . T o u t le m o n d e c o n n a ît m a in te n a n t les\nc h a n s o n n ie rs -a c te u rs d a n s le u r ré p e rto ire jo y e u x . N o u s s e rio n s c e p e n d a n t h e u ­\nr e u x de v o ir s 'e ffa c e r de l ’ a ffic h e des titre s s o u v e n t lu s , ce rta in s q u ’ ils s e ra ien t\nrem placés p a r d ’ a u tre s d ’ u n in té rê t é p u iv a le n t , e t         du c h o ix ju d ic ie u x ,      dont\nF ra n c is R o b in a to u jo u rs     fa it p r e u v e . A P a r is    où    est née la R o b in iè re o n y\na v a it in a u g u ré u n    s y s tè m e d ’ in te rm è d e s d u r a n t lesquels les a u te u rs lis a ie n t\nle urs pièces in é d ite s . N ’ y a u r a it-il pas m o y e n , da n s u n e ce rta in e m e s u re , d ’ a p p li­\nq u e r u n ré g im e p are il ici ? A v e c la fu tu r e re v u e p a rig o -b ru x e llo is e de C h a m p a ­\nv e r t , v o ilà q u i p o u r r a it chasser p o u r t o u t de b o n la p ré n o m m é e G u ig n e n o ir e .\n   C ir q u e W u l f f . —          B rilla n te ré o u v e rtu r e é qu estre m a rd i passé en a tte n d a n t\nla re v u e    p r o m is e . P lu s    il y a de r e v u e s , p lu s o n y            c o u r t . C ’ en fera cin q\ncette année : S c a la , O l y m p i a , G a le r ie s , R o b in iè r e , C ir q u e , ch a c u n e d ’ u n cach et\nd iffé r e n t. R e v u e équ estre de G a n ir et D e W a t t in e a n n o n c e -t-o n . Q ue p o u rra it-c e\nêtre ?\n\n                                                                            A rm akd      D E P R IN S .\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1903-11-n6-011", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 101, "page_fin": 102, "titre_corps": "Livres et Choses", "titre_sommaire": "Livres et Choses", "rubrique": "", "signature_source": "Jeune Effort", "ancre_debut": "L iv r es et C h oses    E rratu m . — Nous compléton", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 108, "page_imprimee": 101, "debut_caractere": 73, "fin_caractere_exclue": 1777, "texte": "L iv r es et C h oses\n\n  E rratu m . — Nous complétons la liste de nos collaborateurs du mois dernier.\nMlle Paulle Cernière, MM. Octave Maus, Léon W ery, Pierre Bautier, Marcel\nAngenot, Henri Liebrecht.\n\n\n\n\n   Salut au nouveau confrère le Roseau Vert organe des jeunes universitaires.\nL ’apparition du premier numéro dénote une assurance pour l'avenir. Notre\néminent collaborateur, Georges Rency, quoique souffrant a bien voulu leur\ndonner l’appui de sa plume en leur envoyant un charm ant conte. La direction\ndu Roseau Vert est composée d’étudiants nam urois ce qui nous permet de\nredire : « Vive Nameur po-tot », courage, succès et longue vie à la nouvelle\npublication des jeunes.\n\n\n\n   Jeudi dernier 22 octobre, notre très honoré m aître et très éminent collabora­\nteur Camille Lemonnier donnait une conférence au « Labeur » sur un Homme\nde lettres, Souvenirs personnels, au complet nous avons assisté à cette superbe\nconférence pour prouver au père que ses petits enfants lui sont aussi fidèles que\nses fils. Lemonnier nous a parlé de lui en nous parlant (comme il le disait lui-\nmême) des autres. Il nous a parlé des cénacles littéraires de son jeune temps,\nnous faisant comprendre la joie vibrante de ces réunions. Aussi l'avons nous\nbien compris car n ’était-ce point un véritable cénacle d ’artistes que la salle du\nLabeur, où parlait notre maître.\n\n\n\n\n  A paraître le 5 novembre chez Deman, Charles Beaudelaire, par Féli Gautier.\nPris 12 francs.\n\n\n\n\n   Des réclamations d’immoralité se sont fait entendre au sujet de la pubication\nde l' Inévitable.\n  L ’auteur tient à rassurer pleinement nos lecteurs, et nous mêmes faisons\nremarquer au public que l ’auteur est seul responsable de ses écrits.\n"}, {"page_pdf": 109, "page_imprimee": 102, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1445, "texte": "                                                    102\n\n   Le 9 novembre, à la salle Erard, à 8 h. 1/ 2 du soir, première séance artistique\norgarnisée par notre revue.\n   L ’abonnement de 2 francs donne droit d’entrée pour toute une famille aux\nséances que nous organiserons.\n\n\n\n\n   Nous félicitons vivement notre collaborateur Bouserez des succès qu'il a\nobtenus au Triennal. La première fois il fut vivement applaudi avec son père,\nle violoncelliste bien connu; la seconde fois il exécuta avec une réelle maestria\ndes œuvres belges inédites. Nos amis et abonnés auront la bonne fortune d'en­\ntendre à notre fête musicale du 9 novembre prochain le jeune et talentueux\npianiste-compositeur.\n\n\n\n\n   Notre collaborateur G. Cohen a fait paraître récemment un délicieux recueil\nde vers : Jardins de Rêve dont nous avons extrait “ la Pluie » le mois passé :\nC ’est un livre berceur et d’un charme poétique dont on rêve souvent.\n\n\n\n\n    A l ’une de nos prochaines réunions artistiques on jouera E l voilà comment,\ncomédie de notre nouveau critique d ’art M. Angenot. Cette piécette étince­\nlante de verve et d ’esprit a valu à notre ami les félicitations de hautes sommités\nlittéraires. Nous serons heureux d’offrir à nos abonnés la première de cette\nfraîche idylle.\n\n                                                                    JEUNE EFFORT.\n\n\n\n\n                lm p . B E R N A R D &. V E R S E L L E , 57, ru e P o ta g èrc, B ru x e llés.\n"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 94, "texte": "Jeu ne\n     M archer franc d ans la vie,\ne t d ire ce qu'oïl pense.\n                                            Effort\n\n                          S 0 M JW A I H H\n\n\n\nLes Autels Renaissance                                  .       . E m ile yfckfrlH fcK Efl\n\n Tragique histoire d'un Cor                                     . JV19FC61 f l f l G E f l O T\n\n\nL 'I n é v i t a b l e .........................................H* !*• K R H FT 'FO P P ER\n\nL ’Humble Destin .                      .           .           . P a u l IY IU S S C H E\n\n          , ,• ( Salon Triennal . lYIareel ANGEHOT\nChronique Artistique| Labenr    . f i n d r é Ü IZ IH\n\nChronique Théâtrale .                           .           .     H F lE a n d D E P rç lJïS\n\nLivres et Choses               .    .       .           .         uEUNE EFFO R T\n\n\n\n\n P rem ière        A nnée                   Le Numér»                       NO VEM BRE\n           n° 6                             20 cent, j                             1903\n"}, {"page_pdf": 95, "texte": "        JEUNE EFFORT\nMENSUEL            D ’ART            ET      DE      LITTÉRATURE\n\n            Affilié à l’Union de la P resse périodique belge\n\n     ORGANE D ES JE U N E S OUVERT A TOUS\n\n                  P araissant le 1cr de chaque mois\n\n\n           Sera publié par souscriptions volontaires\n Fondateurs : G. P u l i n g s — J. B o c k              L. d e C a s e m b r o o t\n                                F. B o r d i e r\n\n\n\nRédaction et adm inistration :\n\n                     5,   R   u e   d u   C o u ven t,   Ix e l l e s -B r u x e l l e s\n\n   Pour la Critique d 'art et les Théâtres,                        adresser         les\ncommunications rue d ’Edim bourg, 2 3 .\n\n\n\n     Toute souscription d ’au moins 2 francs donne droit à\nun service de douze numéros.\n\n\n\n     Il sera rendu compte de tout ouvrage littéraire ou\nartistique que nous recevrons.\n     Les manuscrits non insérés ne sont pas rendus.\n    Nous autorisons la reproduction ne nos articles sous\nla condition expresse d'en indiquer la source et le nom\nde l’auteur.\n\n\n     La Revue laissant la plus grande liberté à ses colla­\nborateurs, ne prend pas la responsabilité des articles q u ’elle\ninsère\n"}, {"page_pdf": 96, "texte": "                    — 89 —\n\n\n\n\n  Les Autels R enaissance\n\nDans le silence et la grandeur des cathédrales,\nLa cité riche avait, jadis, dressé vers Dieu\nDe merveilleux autels tordus comme des feux,\nPalmes, niches, marbres, cartels, spirales.\n\n\nLes amiraux vainqueurs et leurs soldais\nY suspendaient les vieux drapeaux de guerre\n         Et les autels éclatants d’or,\n                       Alors,\n         A pparaissaient de h au t en bas,\n         Comme un arrière immense de galère.\n\n\n              Trom pettes et buccins !\n     Des bouches violentes d ’anges farouches\nEn un jaillissement de la gorge et des seins,\n          Sonnaient, vers les vents de la gloire,\n          La vie ardente et la victoire.\n\n\n     Des chandeliers géants semblaient des gens\n     Debout avec des hampes enflammées;\n     Les encensoirs volaient dans les fumées;\n Les ex-voto luisaient, comme un fourmillement\n     D ’yeux et de cœurs dans l’ombre;\n L ’orgue, ainsi qu’une marée, immensément,\n                         G rondait;\n          Des raffales de voix sans nombre,\n      Battaient les m urs — et l’évêque, vêtu d’orfroi,\n      T enant d ’une main faible et hagarde\n      L ’épée au clair, traçait, avec la garde,\n      Sur le peuple ployé, le signe de la croix.\n"}, {"page_pdf": 97, "texte": "                           —   90 —\n\n\n  C ’étaient les temps faits pour l ’orgueil et pour l'histoire\n  L hôtel en était le trophée — et les piliers,\n Ht les courbes et les guirlandes entortillées\n       En décrivaient la force ostentatoire.\n    O ces autels pareils à des brasiers sculptés,\n Avec leurs feux tordus, leurs ors et leurs méandres!\n Ils sont en France et on Espagne — mais c’est en Flandre\n      Dans les vieilles et torpides cités,\n                Que plus encore j’en aime\n Le ru t d ’architecture enflé jusqu’au poème !\n Massifs et violents, exorbitants et fous\nIls demeurent, là-bas, parmi ces villes mortes,\n                          Debout,\nAlors q u ’on n ’entend plus les chefs de leurs escortes\n          — Clairons, soleil, drapeaux, tambours —\n                  Passer par les faubourgs\nEt revenir, comme autrefois, au cœur des places,\nPlanter leur étendard q u ’illumine l ’espace.\n\n\n          La gloire est loin et ses miracles !\nLes archanges qui couronnent le tabernacle\n         Comme autant d’énormes Renommées\n         Ne sonnent plus pour les armées,\n         Avec prudence, on a réfugié\n         Le rouge et colossal lion\n         Dans le blason de la cité\n         E t vers midi, le carillon\n   Ne laisse plus danser que sur un pied,\n   Dans l’espace, un petit air estropié.\n\n\n\n                               É mile VERHAEREN,\n"}, {"page_pdf": 98, "texte": "        Tragique Histoire d ’u n Cor\n                              J ’aime le son du cor, le soir au fond des bois.\n                                                             A . b E V ig n y.\n\n\n\n\n                                   I\n\n      Si je rappelle en exergue le vers fameux d ’Alfred de\nVigny, c ’est surtout parceque j’ai craint une trop légitime\nméprise au sujet de ce cor, dont la tragique histoire et le sens\nhomographe devait évidemment évoquer une poussée d ’homo­\nnymes. Il ne s ’agit donc, ni du petit durillon insolent et inutile\nque la plupart de vous, ô lecteurs, subissez d ’un, si touchant\naccord, ni de la petite corne du bois d'un cerf qu’une fatalité\ncoïncidente fait néanmoins se trouver aussi : le soir au fond\ndes bois. Mais de cet instrum ent de musique qu’un raffinement\nd ’harmonie imitative à fait se nommer cor, et plus éloquemment\ncor de chasse en vertu du principe qui fait, que partout où il\ns ’impose, les voisins font chorus et fraternisent afin de\nchasser l ’importun ; de ce cor, qui depuis le vers précité ne\npeut qu’avantageusem ent se jouer\n                     « Le soir au fond des bois »\n\n     Or le héros de cette aventure avait sans doute lu et retenu\noù plus probablem ent, entendu lire et relire le vers en question\net fort du bagage littéraire il se complut dans un cadre ad­\nhoc, à donner aux étoiles dans toute l’innovation de son\nprogram m e hétérogène et corsé l’audition au cent millième, du\nbon roi D agobert et de la Dame Blanche. « Pour ceux que la\njuxtaposition de ces noms quasiment inséparables, et cette\nunion curieuse et tantôt proverbial, tenterait de songer à des\nparangons d ’amour, je les préviens qu’il n ’en est rien et\nqu ’Aloïs et A bélard non moins que Roméo et Juliette n ’ont\naucun rapport avec le précédent ménage : mais telle est\ncependant le cours des évolutions qu'aucun élément ne pourra\ndésormais séparer cet autre nœud gordien.\n"}, {"page_pdf": 99, "texte": "                              —   92    —\n\n\n                                  II\n\n     Cependant les étoiles ne devaient pas seules jouir d ’un si\ntouchant hommage, et je ne sais pourquoi ni comment, je me\ntrouvais dernièrem ent à minuit dans un bois, au fond duquel\nle son d ’un cor se fit entendre. Hélas je n ’étais pas seul,\net mon ami, que par une immodestie impardonnable j ’oublie\nde vous présenter eut l ’id é e, bien innocente d ’ailleurs, d ’aller\ndévisager le talentueux soliste......\n   Nous partîmes donc, nous dirigeant selon le son; nous\narrêtant aussitôt que, sans doute essouflé, l'homme au cor\nreprenait haleine. Mais ce jeu, tout à l’heure encore honnête\net candide, nous incite une pensée diabolique : nous n ’allons\nplus franchement vers l'innoffensif musicien, ni biaisons tels\ndes crabes et, pour n ’avoir plus forme humaine nous nous\nsuivons côte à côte afin de donner à notre silhouette un galbe\nhétéroclite et redoutable. Mon ami (qui est énorme) se tenait\ndebout, les deux bras écartés, et devait présenter une\ntrès sincère reconstitution de la télégraphie aérienne; je\nme pelotonnai contre lui et vous dirai-je le bizarre animal que\ndès lors nous créâmes. A notre approche, le cor se tut.\n     Au bout de quelques instants, n'entendant plus rien\net notre victime apparem m ent enfuie, nous nous décidâmes un\npeu déçus de voir, m algré nos ruses indiennes, s ’envoler\nde telles espérances.\n\n                                  III\n\n       Tout à coup : hein! quoi! q u ’est-ce ? il ose, il\nrecommencer E t nous voilà fonçant en une chevauchée\nW alkyrienne vers le cor, qui sem blait avoir pris cette fois une\n  e inte de défi   Il cesse     Nous stoppons......\n       Une lueur pareille à la timide incandescence du ver-\n luisant se révêle à dix pas de nous, c’est un éclair de\nson cuivre, il avait son cor au pied, et le voilà donc près de\n nous et dans l’ombre, je distingue bientôt une forme grise qui\n se déplace, rampe prudem ment, et se retire à reculons. Nous\nrisquons vers lui un pas brusque : alors, cependant que le\nb ru it sec d'un chien de revolver qu'on lève se fait entendre,\nune voie émue, que l’on entendait moins, venait de balbutier\nces mots : « Ah mais ».\n"}, {"page_pdf": 100, "texte": "                                         —   9 3   —\n\n\n\n\n    E t ta n t fu t n otre jo ie , qu e n o u s r e s tâ m e s là , c o llé s, selo n\nl'e x p re s s io n d e R ic h e p in , « com m e d e s p o u x c o llé s à la loque\nd ’un g u e u x , p r ê ts à n ’y p lu s te n ir ».\n        S o u d a in , p a r un p h én o m èn e d ’a u to -s u g g e s tio n qu e n otre\nin tim ité       m o ra le se u le e x p liq u e ,          n ous     n ous la is s â m e s\nb ru sq u e m e n t ch o ir.\n        Ja m a is v o u s n 'a s s is tâ te s , ô le c te u r s , à p lu s é p o u v a n ta b le\nd é ro u te . L e c o r, qu e la c o m p a c ité de la fo rê t e m p ê c h a it d a n s\n s a fu ite , re n c o n tra it à to u s m om en ts l ’o b sta c le d 'u n a r b r e , et\n r e n d a it à c h a q u e com m otion un son si p la in tif e t si re p ro c h a n t\n q u e m on am i, d a n s un rire h o m é riq u e , c r ia c e tte é p ilo g u e\n im m o rte l :\n               « Dieu! que le son du cor est triste au fond des bois ».\n\n\n                                                            M arcel A N G E N O T .\n\n\n\n\n                                  Li’ln é vitab le *\n                                             (S u ite .)\n\n       D e tm u n d s ’a r r ê ta un in sta n t p u is, a p rè s un r e g a r d en co re\n   à l ’é m e ra u d e , il re p rit : « J 'a v a is à p e in e 20 an s lo rsq u e j e d us\n   ac c o m p lir une p e tite m issio n en A ls a c e , p ré lim in a ire à m a\n   lo in ta in e n om in atio n d ’a tta c h é d ’a m b a s sa d e . D u r a n t m on\n   s é jo u r d a n s la p ro v in c e fr a n ç a is e je m ’é ta is lié d ’a m itié a v e c\n   un e fa m ille n o b le : L e s d e B u s a c h tr è s , fr a n ç a is e de cœ u r et\n    d ’id é e s, q u o iq u e d ’o r ig in e a lle m a n d e . U n lien é tro it m ’a tta c h a\n    b ie n tô t à ces c h a rm a n te s g e n s . P o u rq u o i ne ré flé c h it-o n p a s\n    m ie u x a v a n t d e c o m m ettre le m o in d re a c te d ’a p p a re n c e in si­\n    g n ifia n t, en c e tte v i e ? P o u rq u o i fa u t-il a u ssi qu e to u jo u rs,\n    l ’am o u r se m êle à ta n t de b o n h e u r p o u r en fa ire d u m a lh e u r, d e\n    la d é s e s p é r a n c e ? J u s q u ’a lo rs je n ’a v a is ja m a is la is s é au cu n e\n    fe m m e p re n d re p la c e en m on c œ u r ; je p o rta is en moi l 'i m a g e\n    r ê v é e d e c e lle qui s e r a it l ’Y s e u lt d e m on âm e. J e la v o y a is\n    in té rie u re m e n t l ’im a g e q u e c h a q u e h o m m e c ré e p o u r son id éal\n    et q u e si ra re m e n t il e st c o n v ié d e c o n te m p le r. Oh c e tte v isio n\n    q u i s ’a c c ro c h a it en m oi, ju s q u 'a m e fa ir e p le u re r d 'a n g o is s e !\n        * (Voir n° 5 .)\n"}, {"page_pdf": 101, "texte": "                               — 94 —\n\nComme je sentais en moi pleurer le thème du désir quand je\nl ’évoquais, les cheveux éployés sur une robe blanche, l’œil\nd ’azur limpide, où brillait une chaste ardeur; oh, cette vision!\n    Quand on me présenta Marcelle de Brisach ce fut comme\n si la vision se m atérialisait; c ’était bien cela : elle leva sur moi\nles mêmes yeux clairs, bleus comme la pervenche sous l'ar­\ncadre sombre des sourcils; vêtue de blanc, les cheveux de\nmétal fluide ignescents de la lumière poudroyante d ’un chaud\nsoleil. C’était bien mon Yseult ! Sans doute des hommes ont\nrencontré leur idéal, mais combien en furent aim és? Marcelle\nne put réussir à cacher son amour naissant et alors ce furent\ndes heures inoubliables. Les rendez-vous secrets, passés sous\nles feuillages discrets aux ombres m ystérieuses; elle arrivait\nà l’endroit fixé toute frissonnante ; elle se sentait coupable\nd ’aimer en cachette des siens; sa nature franche lui disait\nd ’éviter une liaison cachée ; mais, comme elle me le répétait\nsouvent, : Vois-tu mon Reinold quand ton image passe en\nmoi, c’en est fait de toutes ces idées, il y a une force qui me\npousse vers toi et qui renverse mes plus sages résolutions. Je\nne sais qu'une chose : je t ’aime et rien ne me séparerait de\ntoi... » Elle me regardait alors droit dans les yeux puis en­\ncore elle affirmait avec volonté : « ......... rien! » et sa bouche\nardem m ent se collait à mes lèvres. Je sentis bien lorsque je\nvis Marcelle pour la première fois que le thème d ’amour qui\nchantait en mon cœur s ’y enfonçait lentement, inévitablement,\nparfumé d ’extase hypnotique ; et il nous enlaçait Marcelle et\nmoi lorsqu’il nous jeta dans les bras l ’un de l ’autre, sanglot­\ntants, éperdus de bonheur, de la joie de vivre et d ’aimer.\n  Hélas, mon cher Hans, comme en la tragique idylle que\nchanta W agner, le thèm e d ’amour, devait aussi se changer en\nthème de mort. C’est de ce moment que je sentis plus que\njamais la force inévitable, s ’accrocher en moi et me guider\nvers un destin fatal. Une pensée horrible me traversa\ncomme le froid d'une lame acérée : Je ne pouvais pas épouser\nMarcelle.\n   Ma mère était empreinte des vieux préjugés des héritiers\nde vieille noblesse. Jamais elle n ’eut consenti à l ’union d ’un\ncatholique allemand de ma noblesse avec une simple petite\nprotestante alsacienne, dont les blasons tout neufs sentaient\nencore le B onapar te.   Enfreindre la stupide loi des diver­\ngences de sang, de races, de religion eut été la cause de la\n"}, {"page_pdf": 102, "texte": "                             —   9 5   —\n\n\n\n\nmort de ma mère. Un fils a-tl le droit de faire cela? D'autre\npart les Brisach ancrés dans leur luthérianisme portant\nencore dans leur cœur la haine des ennemis de Napoléon, la\nhaine des A lliés de W aterloo, s’opposeraient aussi à notre\nmariage.\n   Durant ces douloureuses journées pendant lesquelles je\nruminais ces pensées, arriva comme un coup de foudre un\nordre d ’ambassade m ’expédiant à Londres, endéant les trois\njours. Navré, j ’allai faire mes adieux aux Brisach ; ils les\nreçurent froidement; puis ils m'apprirent que la guerre était\ndéclarée entre la Prusse et la France et toute leur vieille\nhaine leur remontant du cœur aux lèvres, ils prononcèrent\ncontre ma patrie et mes compatriotes des paroles telles, que si\nMarcelle n’eut été là, je les aurais violemment relevées. Je\nsortis de chez eux bouleversé : ainsi, tout était fini, bien fini !\nJe ne pouvais m ’imaginer pareil désastre. En rentrant chez\nmoi j'aperçus, sur la table, l'ordre formel du départ inexora­\nble. A h oui! J’étais trop heureux! Le malheur s’abattait sur\nma tête. J’entrais dans la vie marqué de son sceau fatal, Il fal­\nlait partir sans même avoir reçu l ’adieu de celle que j ’avais si\nlongtemps souhaitée. Alors me vint la pensée de l ’enlever et de\nmourir avec elle; pour la première fois l ’idée de mort m’enlaça\ntentatrice, voluptueuse, puisque Marcelle exhalerait son âme\navec la mienne, lèvre à lèvre. Mais la pensée de ma pauvre\nmère veuve, me traversa : je la vis là-bas seule en son\nchâteau, pleurant un fils ingrat. « Non je ne peux même\npas mourir ! ! ! m’écriai-je, transporté... ma voix s’étrangla dans\nla gorge : la porte s’était ouverte, et à deux pas de moi,\nMarcelle s’avançait souriante et me prenant la tête dans ses\nmains blanches elle me mit un baiser au front : « Vous parlez\nde mourir, ami, dit-elle, mais tout sourit autour de vous.....\nmourir, mais non! il faut vivre! »\n\n                                       H.   L. K R A F T -F O P P E R\n  (A suivre)                                Traduction de A . D É P R I N S .\n"}, {"page_pdf": 103, "texte": "                      —   96   —\n\n\n\n\n        L’Humble Destin\nMaîtrise les transports d’un cœur ambitieux,\nToi q u ’un destin sans gloire attache sur la rive\nHt qui regardes fuir vers la terre des dieux;\nLes tragiques vaisseaux où ton âme est captive.\n\nMords ta lèvre crispée et tords tes poings ds chair;\nC ’est en vain que ton bras, du haut du cap sonore,\nBrandit l’espoir tardif de partir sur la mer\nAvec ces m âts aventureux hantés d’aurore.\n\nLa voile s ’est enflée aux rayons du matin\nHt les grands quais du port où grouille un peuple en fête\nO nt vu les blanches nefs disparaître au lointain,\nSans que tu sois admis au hasard des conquêtes.\n\nTes cris désespérés n ’ont point fléchi le sort.\nLes m arins dédaigneux n ’ont point tourné la tête\nAu milieu des rum eurs, des cris et des efforts,\nA ttentifs seulement à dompter la tempête.\n\nTu ne les suivras point, affamé de l ’azur,\nVers l’archipel doré des îles fabuleuses\nHt ton désir vaincu, pareil au flot obscur\nQue fend d ' un sùr élan la proue audacieuse,\n\nSe lamente et gémit comme un oiseau blessé ;\nT u ne connaîtras pas l ’ivresse du voyage,\nLe coup de vent salin dans les cheveux dressés,\nLe bon repos conquis après l’appareillage.\n\nLà-bas, à l’horizon, qui recule toujours,\nAvec des compagnons qui vibrent de jeunesse\nTu ne cueilleras point les roses de l’am our;\nLe langoureux accueil d’un golfe de mollesse,\n\nDont les palmiers en fleurs s ’inclinent sous le vent,\nNe bercera jamais dans ses bras chimériques\nTon pauvre cœ ur où pleure un appel décevant —\nCor ténébreux et fier    dans un soir nostalgique.\n"}, {"page_pdf": 104, "texte": "                                           - 97 -\n\n\n\n             Le navire déjà s ’enfonce dans les eaux.\n             Seul, le triton joufflu qui s ’accroche à la poupe\n             Emerge encor, mais va disparaître bientôt ;\n             Un instant sur le ciel en fleur il se découpe...\n\n             L ’adolescent pensif quitte le rocher nu\n             — Muet témoin de son m alheur irréparable —\n             E t se sentant au monde oublié, méconnu;\n            Contemple avec horreur l’avenir misérable.\n\n\n                                                      P a u L.   MUSSCHE.\n\n\n\n\n          L’E x p o s i t i o n d e s R e f u s é s ( G o d e e h a r l e)\n                             au Salon T r iennal\n\n                                Sans doute il est trop tard pour parler encore d’elle ;\n                                                                         « A. De M u s s e t .   »\n\n\n       Ce     n ’e st   c e rte s   pas      sa n s     une       v é r ita b le   gêne,         qu e\nj ’e n tre p re n d s la tr è s p é rille u se tâ c h e d ’un e c ritiq u e d e ce s a lo n e t,\nd e rn ie r v e n u , et d é jà te lle m e n t c ritiq u é . L a c ritiq u e a p p e lle en\ne ffe t ou le p a n é g y r iq u e ou la c e n su re et l ’un ou l ’a u tre ici m e\nc o n tra rie . J e ne s a lu e ra i donc q u e q u e lq u e s te n d a n c e s et\nq u e lq u e s h a r d ie s s e s qu e le p u b lic (et nul m oin s q u e m oi\nne d a ig n e lui en v o u lo ir) se m b le p eu s ’a s s im ille r et p o u r c a u se .\nIl ne fa u t c e p e n d a n t p a s se d issim u le r q u ’il e st in fin im e n t\np r é fé r a b le qu e l ’im p re ssio n g é n é r a le p ro d u ite , fu t c e tte su ite\nd ’é to n n é m e n ts et de m a lic ie u x s o u rire s q u e le « B o u r g e o is » du\nS a lo n T rie n n a l p r o d ig u a si c h a r ita b le m e n t à la fo u g u e in n o ­\nv a t r ic e et in té re ss a n te d e nos je u n e s p e in tre s. J e s a is , n ous\ns a v o n s q u e de ci d e là se p r é la s s e une to ile q u i ne m érité\np a s l ’h o n n eu r d ’un b lâ m e e t q u e n ou s p ré fé ro n s o u b lie r. J ’ai\nd é cid é d e ne n om m er p e rso n n e e t v o ilà qu e m a p lu m e d é m a n g e\net q u e je ré s iste à p ein e au d é sir d e v o u s p a r le r de c e rta in e\nœ u v re a u x a llu r e s Jo r d a e n e s q u e s d o n t le c a r a c tè r e q u o iq u e\nem p ru n té a c c u se ch ez l ’a u te u r un e v irtu o s ité p eu n é g lig e a b le\n"}, {"page_pdf": 105, "texte": "                             —   98   —\n\n\n\n\ndigne d ’une particulière attention et p artant indigne du refus\nsubi. Puis d ’autres encore      mais la place me manque et ne\npuis sensément, d ’ailleurs, m 'appesentir davantage sur ce\nsalonet bientôt défunt et q u ’il serait peut-être fastidieux\nde déranger encore dans le receuillement de sa prochaine\nagonie. E t pourtant, avant que tout à fait l’impitoyable\nfaucheuse du Deux Novembre nous le cache à jamais je veux lui\nfaire déjà l'hommage anticipé de mon entière sympathie pour\nses louables tendances et ses précieux sentiments de jeunesse.\n\n                                          M arcel A N G E N O T .\n\n\n\n\n                 S alo n du L a b e u r*\n\n      Ce salon a un mérite : l ’espoir. On y sent voler comme un\nsouffle de vie jeune et active, plein de rêves d ’or, de hardiesses\n naïves. On en sort un peu triste, avec une pointe d ’admiration\npour tant d ’efforts vers l ’art qui fuit ; parmi les tâtonnem ents,\nquelques jolis tableaux, les uns em preints de poésie, d ’autres\nd ’un réalisme effrayant.\n      Sur le chemin de la croix qui mène à l’art, les artistes\ns ’échelonnent, gravissant péniblement la pente où croissent les\népines. Les uns se sont arrêtés au bas et ils ont peint les\nréalités de la vie présente. C ’est T hysebaert avec ses scènes\n sociales poignantes; c’est D audrenghien et ses hâleurs\népuisés       Les symbolistes, arrivés à mi-côte, ont perdu, la\nsynthèse des plaines éloignées; seul, l’artiste divin a continué,\ncontinué jusqu’au calvaire où l’on doit souffrir et pleurer. Seuls\ny parviennent ceux qui mêlent les larmes de la poésie à\nla pensée. Delaunoy dans son tableau « Vers les bourgs »\nl’atteint, tête haute; Robert de Baugnier dans son « Sous bois\nen Automne » a su rendre cette impression de lassitude inquiète\net morose des bois à cette saison, quand un léger soleil tamise\n ses rayons blonds par les feuilles clairsemées. Thomas, dont\n"}, {"page_pdf": 106, "texte": "                            — 99 —\n\nles œuvres sont tan t discutées en ce moment, a été inspiré dans\nson portrait de jeune fille, une jeune fille quelque peu timide,\nen robe claire et qui regarde le sol en jouant de son éventail.\n       Dans quelle catégorie placerais-je l’huile de H. Cambier,\nreprésentant une route au milieu de sapins avec un troupeau\nde m outon? De la poésie, un peu, mais manque d'air absolu.\nDois-je en accuser le colori quelque peu sombre et triste?\nDe Binart, une jolie étude « Paysage antartique » pleine\nde gracieuses couleurs et de légèreté blonde.... D 'A ndré\nCollin, un champ de genêts, mouvementé, vivant, débor­\ndant de vie. M. Collin a voulu saisir avant tout la tâche,\nl’impression et il est arrivé à un effet. Pourtant, on n ’y\ndécouvre aucun procédé. Ceci est en mesure de faire crou­\nler toutes les prétentions des derniers pointillés, et des\nartistes qui recherchent le nouveau par le procédé nou­\nveau. Enfin, restent quelques illuminés qui ont trouvé — par\nhasard ou par malheur — un genre. Ils en sont tout trans­\nportés de joie, qu’ils m ettent tous les sujets à la même\nsauce de genre, sans se douter que ce procédé, poussé à\nl ’extrême est ridicule, sinon grotesque. « De la mesure avant\ntoute chose » se serait écrié Verlaine dans son langage doré et\nléger. De la mesure! Vous avez le bonheur d ’avoir saisi\nle moyen de vous rendre original; gardez-le précieusement\navec des faveurs roses et sans le boire au risque de vous\nenivrer! De cette manière, si votre procédé est mauvais,\nen l ’employant à petite dose, on le rem arquera moins; s'il est\nbon, il durera encore de longues années....\n\n                                              A ndré L IZ IN .\n"}, {"page_pdf": 107, "texte": "                                                     —     IO O   —\n\n\n\n\n                              Le M ois T h éâtral\n    M o n n a ie .         L a série des reprises d u v ie u x ré p e rto ire c o n tin u e en a tte n d a n t\nles n o u v e a u té s . M mo G e r v ille R é a c h e s ’ e st encore a ffirm é e a rtis te a cco m p lie dans\nSamson et Dalila. T r è s h e u re u s e m e n t M mn P a q u o t a rem placé M me S tra c h o s c h\nda n s A ida en n o u s d é liv r a n t d ’ u n m a s q u e o b sé d a n t de créole g rim a ç a n te . — O n\na tte n d Sapho. Le Roi Arthus.\n    P a rc .    -   Joujou, n ’ a p o in t jo u ï d ’ une g ra n d e fa v e u r a u p rè s des b ru xe llo is\net l ' A u tre danger a sem blé bien lo n g da n s ses tro is p re m ie rs a c te s , tan d is que\nle q u a triè m e a p a ru bie n cou r t , car il est s u p é rie u re m e n t m e n é .               L ’im p re s s io n\ng énérale est celle-ci : P o u r q u o i n ’ y           a -t - il q ue    q u a tre   actes ? O n        de m ande la\ns u ite .\n   M o l i è r e . — Il y a un e s in g u liè re coïncidence de fa its dans M a Bergère et\nPetite Mère. D a n s l ’ u n e et l ’ a u tre pièce o n v o i t un e co co tte a b a n d o n n a n t u n\nbé g u in p o u r le laisser c h é rir u n e p e tite âm e p u re et n e u v e . P o u r q u o i M a Bergère,\nto u te c h a r m a n te e t très sé rie u s e m e n t fo u illée         n ’ a -t-e lle te n u   l ’ a ffic h e q u e d ix\njo u rs ? O n ne t r o u v a it p e u t-ê tre pas cette com édie assez rosse p e u t-ê tre et tro p\na rtis tiq u e ? E t l ’ a u d ite u r a vid e de m o d e rn e rosserie tro u v e ra p lu s de s a tis fa c tio n\nd a n s Petite M ère; q u a n t à m o i je p réte nds q u e la seconde                       est m o in s       cru e lle ,\nq u o i q u ’ o n d is e , q u e la p re m iè re . O n y a tr o u v é in fin im e n t de p la is ir da n s les\nfe u x d ’ a rtific e s de s p iritu e lle s rép a rtie s et le p iq u a n t a s s a is o n n e m e n t de m o ts\nv ifs et ju s te s . E n m ê m e te m p s q ue Petite Mère se jo u a it                   Crainquebil le, q u i est\nu n fa it d iv e rs b a n a l, m a is h a u ss é à la h a u te u r d ’ u n d ra m e , illu s tré           de carica­\ntures de p rim e -à -b o rd         p la is a n te s , b ie n tô t p o ig n a n te s à force de v é rité e t de\nc a u s tiq u e o b s e r v a tio n . Q u a n t a u x a rtis te s , o n ne p e u t q u e les fé lic ite r sincère­\nm e n t et le p u b lic l ’ a bien p ro u v é p a r ses n o m b re u x et c o rd ia u x ra p p e ls .\n    R o b i n i è r e . — M . P . R o b in chasse à co up s d ’ éclats de rire la G u ig n e no ire q u i\na v a it élu d o m ic ile passage d u N o r d . T o u t le m o n d e c o n n a ît m a in te n a n t les\nc h a n s o n n ie rs -a c te u rs d a n s le u r ré p e rto ire jo y e u x . N o u s s e rio n s c e p e n d a n t h e u ­\nr e u x de v o ir s 'e ffa c e r de l ’ a ffic h e des titre s s o u v e n t lu s , ce rta in s q u ’ ils s e ra ien t\nrem placés p a r d ’ a u tre s d ’ u n in té rê t é p u iv a le n t , e t         du c h o ix ju d ic ie u x ,      dont\nF ra n c is R o b in a to u jo u rs     fa it p r e u v e . A P a r is    où    est née la R o b in iè re o n y\na v a it in a u g u ré u n    s y s tè m e d ’ in te rm è d e s d u r a n t lesquels les a u te u rs lis a ie n t\nle urs pièces in é d ite s . N ’ y a u r a it-il pas m o y e n , da n s u n e ce rta in e m e s u re , d ’ a p p li­\nq u e r u n ré g im e p are il ici ? A v e c la fu tu r e re v u e p a rig o -b ru x e llo is e de C h a m p a ­\nv e r t , v o ilà q u i p o u r r a it chasser p o u r t o u t de b o n la p ré n o m m é e G u ig n e n o ir e .\n   C ir q u e W u l f f . —          B rilla n te ré o u v e rtu r e é qu estre m a rd i passé en a tte n d a n t\nla re v u e    p r o m is e . P lu s    il y a de r e v u e s , p lu s o n y            c o u r t . C ’ en fera cin q\ncette année : S c a la , O l y m p i a , G a le r ie s , R o b in iè r e , C ir q u e , ch a c u n e d ’ u n cach et\nd iffé r e n t. R e v u e équ estre de G a n ir et D e W a t t in e a n n o n c e -t-o n . Q ue p o u rra it-c e\nêtre ?\n\n                                                                            A rm akd      D E P R IN S .\n"}, {"page_pdf": 108, "texte": "                                   —    101   —\n\n\n\n\n                     L iv r es et C h oses\n\n  E rratu m . — Nous complétons la liste de nos collaborateurs du mois dernier.\nMlle Paulle Cernière, MM. Octave Maus, Léon W ery, Pierre Bautier, Marcel\nAngenot, Henri Liebrecht.\n\n\n\n\n   Salut au nouveau confrère le Roseau Vert organe des jeunes universitaires.\nL ’apparition du premier numéro dénote une assurance pour l'avenir. Notre\néminent collaborateur, Georges Rency, quoique souffrant a bien voulu leur\ndonner l’appui de sa plume en leur envoyant un charm ant conte. La direction\ndu Roseau Vert est composée d’étudiants nam urois ce qui nous permet de\nredire : « Vive Nameur po-tot », courage, succès et longue vie à la nouvelle\npublication des jeunes.\n\n\n\n   Jeudi dernier 22 octobre, notre très honoré m aître et très éminent collabora­\nteur Camille Lemonnier donnait une conférence au « Labeur » sur un Homme\nde lettres, Souvenirs personnels, au complet nous avons assisté à cette superbe\nconférence pour prouver au père que ses petits enfants lui sont aussi fidèles que\nses fils. Lemonnier nous a parlé de lui en nous parlant (comme il le disait lui-\nmême) des autres. Il nous a parlé des cénacles littéraires de son jeune temps,\nnous faisant comprendre la joie vibrante de ces réunions. Aussi l'avons nous\nbien compris car n ’était-ce point un véritable cénacle d ’artistes que la salle du\nLabeur, où parlait notre maître.\n\n\n\n\n  A paraître le 5 novembre chez Deman, Charles Beaudelaire, par Féli Gautier.\nPris 12 francs.\n\n\n\n\n   Des réclamations d’immoralité se sont fait entendre au sujet de la pubication\nde l' Inévitable.\n  L ’auteur tient à rassurer pleinement nos lecteurs, et nous mêmes faisons\nremarquer au public que l ’auteur est seul responsable de ses écrits.\n"}, {"page_pdf": 109, "texte": "                                                    102\n\n   Le 9 novembre, à la salle Erard, à 8 h. 1/ 2 du soir, première séance artistique\norgarnisée par notre revue.\n   L ’abonnement de 2 francs donne droit d’entrée pour toute une famille aux\nséances que nous organiserons.\n\n\n\n\n   Nous félicitons vivement notre collaborateur Bouserez des succès qu'il a\nobtenus au Triennal. La première fois il fut vivement applaudi avec son père,\nle violoncelliste bien connu; la seconde fois il exécuta avec une réelle maestria\ndes œuvres belges inédites. Nos amis et abonnés auront la bonne fortune d'en­\ntendre à notre fête musicale du 9 novembre prochain le jeune et talentueux\npianiste-compositeur.\n\n\n\n\n   Notre collaborateur G. Cohen a fait paraître récemment un délicieux recueil\nde vers : Jardins de Rêve dont nous avons extrait “ la Pluie » le mois passé :\nC ’est un livre berceur et d’un charme poétique dont on rêve souvent.\n\n\n\n\n    A l ’une de nos prochaines réunions artistiques on jouera E l voilà comment,\ncomédie de notre nouveau critique d ’art M. Angenot. Cette piécette étince­\nlante de verve et d ’esprit a valu à notre ami les félicitations de hautes sommités\nlittéraires. Nous serons heureux d’offrir à nos abonnés la première de cette\nfraîche idylle.\n\n                                                                    JEUNE EFFORT.\n\n\n\n\n                lm p . B E R N A R D &. V E R S E L L E , 57, ru e P o ta g èrc, B ru x e llés.\n"}], "calendrier": {"precision": "mois", "ordre_dans_volume": 6, "mois_verifie": true, "numero_verifie": true, "mois_reconstitue": false, "numero_reconstitue": false, "date_tri": "1903-11", "signet_source": "Première année - N°6 - Novembre 1903", "preuve": "Date et numéro lus sur la couverture, PDF 94", "methode_reconstitution": "Date et numéro du signet de l’ULB, contrôlés sur la couverture de la livraison quand elle est conservée."}}