{"numero_id": "ulb-jeune-effort-1904-07-n14", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "articles": [{"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-07-n14-001", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Couverture", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "JEUNE EFFORT Marcher franc dans la vie", "ancre_fin": "dire ce qu'on pense.", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Sommaire : De la t o lé r a n c e", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 236, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 9, "fin_caractere_exclue": 124, "texte": "JEUNE\n          EFFORT\n    Marcher franc dans la vie.\n  et dire ce qu'on pense.\n\n\n\n\n                               "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-07-n14-002", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Sommaire", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Sommaire : De la t o lé r a n c e", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 236, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 124, "fin_caractere_exclue": 857, "texte": "Sommaire :\n\n De la t o lé r a n c e ..........................G. 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J u il l e t 1904.\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-07-n14-003", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Rédaction, administration et abonnements", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Jeune Effort", "ancre_debut": "J eune E ffo rt M E N S U E L , D 'A R T E T D E L I T T É R A T U R E", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 237, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 5, "fin_caractere_exclue": 782, "texte": "J eune E ffo rt\nM   E N S U E L ,       D 'A R      T         E T        D E       L I T T É R A T U         R E\n\n\n\n\n           Affilié à l’ Union de la Presse périodique belge\n\n\n     O RGAN E D ES JE U N E S, O U VERT A TOUS\n\n\n                            Paraissant le 1er du mois.\n\n\n\n\nFondateurs: G.          P   u l in g s   —        J.   B ock —      L.    d e   C a sem bro o t\n\n\n                                    F.        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G eorges R ency.", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Vers la Simplicité.              Vers la simplicité des g", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 238, "page_imprimee": 231, "debut_caractere": 7, "fin_caractere_exclue": 1544, "texte": "DE            LA TO LÉR A N C E\n\n                 L E T T R E OUVERTE\n         à M . G a s t o n P U L I N G S , r é d a c te u r a u Jeune Effort.\n\n\n\n\n                 M on     cher     G aston,\n\n\n      T u m’as fait l’amitié de m’envoyer un numéro d’une\npetite revue — n’est-ce pas En A rt que cela s’appelle? — où\nun jeune homme me donne une leçon de critique. J e te remercie\nde cette prévenance. Je t ’en remercie d ’autant plus que l’arti­\nculet en question me fournit l'occasion de t ’écrire cette lettre,\npar laquelle j ’acquitterai ma promesse, faite depuis si long­\ntemps, de vous envoyer un article.\n      T u sais combien j ’aime les gens sincères et simples qui\nvont tout droit leur chemin, sans s’occuper de la galerie. Il\nme semble que tes amis et toi, vous êtes de telles gens, et\nc’est pourquoi j ’éprouve à votre égard une si fraternelle\nsympathie.\n     Mais tu n’ignores pas non plus combien je déteste, surtout\nen art, les poseurs qui ne font rien simplement et dont toutes\nles opinions sont calculées en vue de l’effet qu’elles produiront\nsur quelques ingénus. Le jeune homme de cette petite revue\n— c’est bien En A r t, n’est-ce pas? — ne fait qu’imiter un tas\nd ’autres malins qui essayèrent, en Belgique, de se créer une\nrenommée en aboyant aux talons des gens.\n     J ’en ai, pour ma part, connu un qui mériterait de passer\nà la postérité.Je n’ai pas l’habitude de faire des personnalités,\naussi ne le nommerai-je pas. Ceux qui s’en souviennent le\nreconnaîtront aisément. Les autres s’efforceront de voir en lui\n"}, {"page_pdf": 239, "page_imprimee": 232, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2296, "texte": "                               2   3   2   -------\n\n\n\n\nun type : le type de la médiocreté orgueilleuse, de la gre­\nnouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf.\n      C’était un grand gaillard à la laideur bilieuse, au nez\nénorme — à tel point qu’on le prenait pour un j u i f — aux\npetits yeux en vrille, et dont toute la personne respirait un\nsuperbe et inaltérable contentement de soi-méme. Il était\nl'auteur de proses tintamaresques où il nous entretenait, avec\nmille interjections variées, de lui-même d'abord, de sa famille,\nde ses amis, de ses livres et de sa pipe. En ce temps-là, nous\nétions quelques-uns à nous pâmer devant ce galimatias. P our­\ntant, un jour vint où nous nous aperçûmes que la force du\ngaillard en question résidait toute en son toupet infernal, en\nson insolence et en sa hâblerie. Il écrivait comme feu Pied\nlui-même et proclamait que la grammaire, la syntaxe et le\ndictionnaire étaient faits pour ceux qui n’avaient pas de génie!\nCette proclamation eut lieu avec quelque solennité. Nous\nétions réunis en comité pour entendre gravement la lecture\ndes articles que nous comptions insérer dans le prochain\nnuméro de notre revue. Je tenais le crachoir et j ’étais en train\nde m’étendre sur cette vérité prudhommesque que des jeunes\ncomme nous, qui n’avions pas de génie — tu vois que j’étais\nmodeste! — devaient respecter les règles du langage et les\nlois du dictionnaire. Notre ami, à ces mots, bondit et, avec\ndans les yeux une lueur d ’orgueil que Lucifer n’a pas connue,\ns’écria :\n      « S’il vous convient d'avouer publiquement que vous\nn’avez pas de génie, faites-le! Pour moi, je sens le mien qui\nm’enflamme et je ne me lasserai pas de le proclamer! »\n      T a n t de jactance devait piteusement avorter. Je ne sais\n pas trop ce qu’est devenu ce compromettant compagnon. On\nprétend qu’il est entré dans le commerce, on ignore s’il vend\ndes pantouffles ou de la mercerie. Si l’influence du nez n’est\n pas vaine, il fera des affaires!\n      En tous cas, il a laissé des successeurs. L a race des petits\n bravaches n’est pas près d ’être éteinte. Dans notre pauvre\n Belgique, livrée de plus en plus aux intérêts mercantiles et où\n l’idéal est banni de tout, de la politique comme de l’art, dans\n cette Béotie affreuse où nous devrions tous nous serrer, nous\n"}, {"page_pdf": 240, "page_imprimee": 233, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2317, "texte": "                             —   233 —\n\n défendre, nous soutenir, on voit des revues se créer dans le\n but avéré d ’attaquer d ’autres revues, on voit des gamins, à\n l’âge où ils devraient travailler et s’instruire, passer leur temps\n à se gonfler d’une vanité stupide et à invectiver des gens qui\n ont le tort d’être un peu moins inconnus qu’eux-mêmes. Se\n douterait-on, mon cher Gaston, que nous avons pour devise\n nationale : L'Union fa it la Force?\n      Il y a quelque temps s’est constituée une Association des\n écrivains belges, sans préoccupation de coterie, ouverte à tous,\n bienfaisante pour tous. Sans doute, ils allaient tous y entrer,\n ces littérateurs grognons, qui ne sont jamais contents de l’at­\n tention qu’on leur réserve et que tourmente un désir aigu de\n gloire ou d ’argent! Point du tout! Après avoir, durant\n des années, grondé contre l’indifférence belge, au moment\n où l’on crée enfin le seul organisme capable de tuer cette\n indifférence et de contraindre l’E tat à rendre à la Littérature\n la même justice qu’il rend aux autres ressorts de l’activité\n nationale, on a vu soudain ces énergumènes, ces génies éter­\n nellement méconnus, refuser d’entrer dans l’Association et\n protester à l’avance — les raisins sont verts! — contre des\n subsides que l’E tat n’aurait jamais songé à leur offrir.\n      E t ce serait leur faire trop d ’honneur que de s’occuper\nd’eux longuement, si malheureusement leur attitude ne\nfournissait à la malveillance du public — et aussi des pou­\nvoirs publics! — l’occasion de nous refuser nos droits. On fait\nvaloir en haut lieu contre nous la protestation de ces fan­\ntoches! On refuse à nos écrivains sérieux les moyens de vivre\nen se consacrant tout entier à leur art, sous prétexte que\nquelques fainéants, rôdeurs de musées ou de jardins publics,\nou quelques journalistes en mal de copie repoussent l’inter­\nvention de l’Etat!\n      Mon cher Gaston, il y a, chez nous, une besogne d ’assai­\nnissement à accomplir dans la littérature. Il faut que nous\nchassions de nos rangs une foule d’individus qui y jouent le\nrôle de la mouche du coche, avec cette différence que leur\naiguillon pique et qu’il est empoisonné. Tous ces fier-à-bras,\ntous ces bohèmes insolents et braillards, ces gens malpropres\nqui nous déshonorent, ces criticaillons, chercheurs de poux et\n"}, {"page_pdf": 241, "page_imprimee": 234, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1145, "texte": "                               — 234 —\n\nramasseurs de crottin, ces soi-disant idéalistes qui ne veulent\npas du mécénisme de l’Etat, mais qui vivent de quasi-mendi­\ncité, à la porte! A la porte aussi ces Belges marrons qui\npassent à l’ennemi et qui vont à Paris dénigrer ceux des\nnôtres qui n’ont pas eu le triste courage de s’expatrier!\nTâchons enfin, une bonne fois, d’être entre nous. E t si nous\ny réussissons, délivrés des moustiques et des limaces, nous\npourrons enfin travailler tranquilles !\n      C’est parce que vous êtes des jeunes, mon cher ami, que\nje vous écris ces choses. C'est à vous qu’il appartient de régé­\nnérer les mœurs littéraires en Belgique. Gardez vos flèches\npour notre ennemi éternel : l’esprit trivial et mesquin de notre\nbourgeoisie et respectez le labeur de ceux qui sont vos frères\nen art, quelles que soient les divergences esthétiques, philo­\nsophiques ou religieuses qui les séparent de vous.\n      T u me pardonneras cette longue sortie. Intitule-la : De\nla Tolérance, si tu veux, et crois à ma vieille amitié.\n                                                 G eorges     R ency.\n\n\n\n\n                        "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-07-n14-005", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 234, "page_fin": 236, "titre_corps": "Vers la Simplicité", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Franz Hellens", "ancre_debut": "Vers la Simplicité.              Vers la simplicité des g", "ancre_fin": "simplicité ! F ranz H ellens.", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Chanson d'un Soir.    L aisse la p o rte longtem", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 241, "page_imprimee": 234, "debut_caractere": 1145, "fin_caractere_exclue": 1816, "texte": "Vers la Simplicité.\n\n\n           Vers la simplicité des glèbes et des eaux,\n           Sans nul souci des pâles controverses,\n           Mon âme, se pencher comme un roseau\n           E t respirer la paix que le ciel verse.\n\n            Loin des villes, si loin qu'à peine on aperçoit\n            Dans les brumes de vagues silhouettes\n            E t que l'oreille, encore qu’elle soit\n            Attentive, ne peut saisir le bruit des fêtes.\n\n            S i loin que l’être seul en contact avec l’Etre\n            Immole sa pensée aux souffles créateurs,\n            S ’atomise et bientôt se surprend à renaître\n            En les mille avatars des sites enchanteurs!\n"}, {"page_pdf": 242, "page_imprimee": 235, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1530, "texte": "                        —   235 —\n\nOh! les grandes et les petites villes J\nAvec leurs sombres murs pareils à des prisons,\nAvec les rues sans but et les foules serviles\nE t les longs boulevards sans horizons\n\nTout est pierre ou métal, tout fa it bruit, rien ne chante.\nLes souvenirs sont coulés dans l'airain ;\nOn cherche à marteler d’inexorables freins\nE t rien ne peut mater les hontes frémissantes!\n\nLes renommées d’un jour se’rigent en statues\nSur les gran’places, les squares, les trottoirs;\nOn fa it un pas du cirque à l'abattoir :\nIci on se gaudit et là on tue!\n\nL ’hospice et le couvent côtoient le lupanar,\nL a p r iére et la paix se mêlent à l’orgie,\nLe repentir touche à l'apostasie,\nComme en un bois peuplé de loups et de renards.\n\nE t la pensée, dans l'air avare, anémiée,\nTorture les cerveaux de son mal lancinant,\nE t dans la nuit des âmes avariées\nL e désir souteneur flétrit le sentiment.\n\nO h! les grandes et les petites villes!\nOù rien n’est beau de ce qui parle aux yeux,\nOu fusse le chahut des discordances viles,\nOù le rire et le pleur paraissent odieux !\n\nLe ciel, sur ce chaos, se répand en ténèbres,\nE l la nuit n'attend pas l’évasion du jour :\nLes cris que l'ombre étouffe ont des échos funèbres\nDans le halo blafard des carrefours.\n\n\n\nAu loin, vers le lever des clartés naturelles,\nVers les senteurs de glèbe et la fraîcheur des eaux,\nMon âme se pencher comme un roseau,\nS'élancer, fuir, prendre des ailes!...\n\nDe la lumière, enfin, pour les yeux, des chansons\nPour l'oreille et des parfums pour l'âme :\n"}, {"page_pdf": 243, "page_imprimee": 236, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1439, "texte": "                             —   236 —\n\n\n    Voici l’heure où les sens s'éveillent et se p ament\n    Dans la mysticité des vastes horizons.\n\n   Oh! la paix qui soudain coule au cœur l'énergie\n   E t verse un flot de sève en nos membres rongés,\n   Comme si, par l'effet d'une illustre magie,\n   Le prêtre nous donnait la nature à manger!\n\n   Puissant dictante et lumineuse hostie\n   Don le pain malaxe de force et de bonté\n   F ait sourdre en nous l’oubli des affres ressenties\n   E t l'abandon des matérialités.\n\n   Vaguer par monts et vaux, sans soucis, l'esprit libre,\n   E t, comme un son de harpe au bord de l’infini,\n   Sentir une harmonie vibrer en chaque fibre;\n   Aller on ne sait où, partout et rajeuni.\n\n   Laisser flotter la bride au col du rêve,\n   A travers champs, à travers bois, par les chemins,\n   Trotter l'amble et soudain dévaler vers les grèves\n   Où gueusent en chantant la mer et les marins.\n\n   Où t'arrêter, ma blanche haquenée ?\n   Est-ce à la mer, est-ce au-delà, dans quels pays?\n   Qu'importe, vas ton pas et sois abandonnée :\n   Que nul ne vienne à toi des grands, — mais les petits!\n                                                   ♦\n\n   Car il fa u t aujourd’hui que mon âme s’en aille\n   Conclure loin de tout les grandes accordailles,\n   — Par quels pays du monde, en quels divins étés ? —\n   Vers la simplicité !\n                                          F ranz       H ellens.\n\n\n\n\n                    "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-07-n14-006", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 236, "page_fin": 237, "titre_corps": "Chanson d’un Soir", "titre_sommaire": "Chanson du Soir", "rubrique": "", "signature_source": "Pierre Wuille", "ancre_debut": "Chanson d'un Soir.    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O h! garde-toi d ’ou v rir :\nSait-on jam ais qui p e u t v en ir?...\n\n\nL aisse le livre ouvert à cette p ag e aim ée\nQ ui p arle de l’am o u r d o n t ta g râce est charm ée\nE t q u e n o u s lûm es ta n t que n o tre âm e a com pris.\nE n fin , la voix qui chante, au co u ch an t, su r les g rêves,\nL es S ouvenirs et les E sp o irs et to u s les R êves.\nD o n t nos coeurs, d epuis q u an d , so n t à jam ais é p ris...\n\nN e to u rn e p as la page où n o tre âm e se m ire :\nS ait-o n jam ais ce q u ’o n va lire ? ...\n\n\n                                    II.\n\nL aisse le feu m o u rir et la lam pe s’éteindre....\nL a ch am b re, tiède et douce, a des lan g u eu rs d ’adieux\nE t d an s l’om bre en trem b lan t nos espoirs vont se jo in d re ...\n\nP e n c h e ton fro n t rêv eu r su r m on épaule, u n peu,\nE t reste ainsi, p e n d a n t que m a p au v re âm e exhale\nE n de longs m ots tro u b la n t d ’ineffables aveux.\n\nO u p lu tô t taisons-nous. D an s la p aix autom nale,\nN e tro u b lo n s p as la chan so n douce de nos cœ u rs,\nL a chan so n d ’am o u r triste et p u r, la ch an so n p â le ...\n\nL a vie est loin, la vie vaine, et ses vancœ urs\nQ ui c h a rg è ren t nos âm es de m élancolies.\nE n silence aspirons le désir des langueurs.\n\nL e besoin des tristesses, la soif des folies...\n\n                                                P ie r r e   W u il l e .\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-07-n14-007", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 238, "page_fin": 239, "titre_corps": "Impressions", "titre_sommaire": "Malines", "rubrique": "", "signature_source": "M. Angenot", "ancre_debut": "IMPRESSIONS                                 M A L I N E S ( 1904).              D   i m a n c h e   :        n", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 245, "page_imprimee": 238, "debut_caractere": 10, "fin_caractere_exclue": 1525, "texte": "IMPRESSIONS\n\n\n                              M A L I N E S ( 1904).\n\n\n\n          D   i m a n c h e   :\n\n\n     n  sortant de la gare, des cochers; toujours les mêmes et\n E    cupidement respecteux. Un bossu, toujours le même;\n     porte-bonheur dit-on, cheveux d’esthète, pourquoi? Une\nmarchande de victuailles, oranges, couques, poissons, tou­\njours les mêmes, bizarre!...\n     Une place vide, trois personnes me saluent, déjà? et\npourtant si parfaitement inconnues. Rues désertes, trois\nheures, dimanche, province, il pleut, naturellement, et voilà.\n                                        ★\n\n\n\n\n     Quatre heures. - - Il pleut toujours et cependant appari­\ntion obstinée d ’une famille. Père, mère, trois enfants; le\nplus jeune, paternellement porté, les deux autres marchent\ndevant sous un riflard violacé et dégoûtant qui protège, ô si\namplement, ces gosses. L a mère s’ennuie et se désennuie en\nennuyant les autres; observations continuelles sur la m a r ­\nmaille précédente, mais qu’importe, car si amplement pro­\ntégés, pluie ou mots kif-kif. T o u t cela passe, moi aussi.\n     Un chien blanc pantalonné de boue et si tremblant sous\nl’averse; pas de riflard, ô justice!\n     Suivons-le : direction douteuse, queue en point inter­\nrogatif, sans doute traduction fidèle d ’un état d’âme, si tant\nest que les chiens... et pourquoi pas?\n     Un enfant passe en courant, le chien s’étonne et suit,\npourquoi? L a rue est longue, l’enfant court encore, le chien\naussi. Enfin tout là bas, virage — hélas Nevermore.\n"}, {"page_pdf": 246, "page_imprimee": 239, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2002, "texte": "                           —       239 —\n\n     Grand'Place. — Si belle, si évocatoire, si grande — au\ncentre, statue de Marguerite d’Autriche, tournant le dos à\nson ancien palais — assez vu naguère sans doute. Autour d ’elle,\nla main dans la main, on dirait, toutes les petites maisons\nflamandes dansent une ronde sur l’air engageant qui dégrin­\ngole du joyeux carillon de la to ur; oh! ce carillon, si fin, si\nbeau, le plus fin, le plus beau.\n     E t la tour! cette géante, archi-centenaire, qui, pour ne\npas troubler les petites maisons dans leur ronde, semble se\ntenir à l’écart, un peu comme dans un coin et radote pour\nelles des airs d ’autrefois. Tout cela, très pur, très dans la\nnote, enfin cela, belle impression et durable.\n                                *\n                              * *\n     Cinq heures. — Temps aigre-doux, rayons de soleil, pous­\nsière de pluie, sourire de convalescent. Un pigeon sur la tête\nde Marguerite d ’Autriche qui s’en fiche. Trois fritures\nimmuablement à leur place de jadis et de demain; une odeur\nde graillon, encens veule et suffocant monte vers... qui?\nSatan peut-être.\n     Un prêtre, salué par tous et par tous visiblement\ndérangé, traverse la place, vite, commission pressée... l’une\nou l’autre en tous les cas Au fond de la place, hiérati­\nquement rangées, des vigilantes (1) de couleurs différentes;\ncochers somnolents, jamais de clients, alors pourquoi? Drôle,\ndrôle, drôle.\n     Il repleut, le pigeon s’envole, Marguerite s’en fiche.\n     Trois béguines, se dirigeant vers l’église, se réfugier\ncontre la pluie sans doute ou pour prier, qui sait? enfin trois\nbéguines, porte-malheur dit-on, on verra.\n                                *\n                               *    *\n\n     S ix heures. — Diable et mon train ! — courons — arrivé\ngare, manqué train, pourquoi? Ah! les béguines, c’est tout vu.\n                                            M. A n g e n o t .\n                                                M a i 1904.\n\n\n    (1) F ia c r e s .\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-07-n14-008", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 240, "page_fin": 241, "titre_corps": "Les livres", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Jules Bock", "ancre_debut": "LES               LIVRES   La Solitude heureuse, pa", "ancre_fin": "livre. J u les B ock.", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Le Salon de l’Œuvre.        Ceci n ’est réellem ent pa", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 247, "page_imprimee": 240, "debut_caractere": 86, "fin_caractere_exclue": 2669, "texte": "LES               LIVRES\n\n\nLa Solitude heureuse, par Fernand Severin.\n                  T u n e te tr o u v e ra s n u lle p a r t s a u f e n to i...\n                  P o u r a v o ir m é c o n n u l ’u n iq u e e t sim p le loi\n                  Q u e d e p lu s o rg u e ille u x o n t h u m b le m e n t su iv ie\n                  E t c h e r c h é to n p o è m e a ille u r s q u e d a n s la v ie\n                  V o ic i q u e d è s le s e u il tu te p r e n d s à d o u te r.\n\n                  T o n â m e p a r le : il te su ffit d e l’é c o u te r .\n\n       V oilà p a r quels m ots, M. F e rn a n d Severin ouvre son livre. E t to u te\nla suite de poèm es d iscrets — o ù jam ais u n m ot trag iq u e ne fèle le cristal\nde son âm e — est u n ch arm e len t e t fluide qui envahit.\n       O ! le beau , le vrai poète ! Celui qui p arle aux hum bles, avec des m ots\nh u m b les et fait en trer d ans leurs cœ urs ru stres toute sa lénifiante b ea u té !\n       M. F e rn a n d S everin a choisi p o u r ce volum e, le m ètre alex an d rin —\nd o n t il ne se d é p a rt p as u n seul in sta n t — m ais q u ’il disloque, quelque­\nfois au p o in t de d o n n er l’illusion d u vers-libre.\n        L ’idée d u poèm e a p lu tô t l’air de se dégager, après la lecture totale,\nque de so rtir p e u à p eu aux coups de m arteau x des m ots sonores, com m e\nchez E . V erh aeren . Ses vers so n t calm es com m e u n air de flûte. E co u tez :\n                    T a n d i s q u e l’a u b e p â le é c la ire a u lo in les b o is\n                    T u p a r le s co m m e on f a it e n r ê v a n t à m i-v o ix\n                    E t t a v o ix e s t p lu s d o u c e e n c o r q u e ta p a ro le .\n\n     N ’est-ce p as q u ’elle est d iv in e, cette m u s iq u e ?\n\n                                                      *\n                                                  *       *\n\n\nLettres d’Hommes, par P a u l André.\n      ... J ’ai ten té de confesser le secret de quelques âm es so u v en t do u lo u ­\nreuses, ra re m e n t belles, parfois étran g es. Voilà ce que dit u n e p artie de la\ndédicace. E t je m ’a tte n d a is à voir ici des âm es d ’u n p e u toutes sortes.\nJ e m e suis tro m p é. M. P a u l A ndré ne conn aît, ce m e s e m b le — à u n e\nexception près — que l’âm e d ’u n n o ceu r et celle d ’u n e cocotte. Ce n ’est\np as des p lu s rag o û tan t.\n      Ça sent quelquefois le ro m a n feu illeto n — c’est p e u t être la vie ? Q ui\nsait. — E t p u is c’est long u n volum e de 300 p ages, où l’on vous sert des\nâm es pim entées et avariées !\n"}, {"page_pdf": 248, "page_imprimee": 241, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1289, "texte": "                                           —   241 —\n\n\nIntègre, p a r P i e r r e L e R o h n .\n       C 'est l’histoire d u concussio n n aire.\n       P o u r quelques actions il a d o n n é l'a p p u i de son nom et de son titre\nà u n e Société véreuse. T o u t le m onde croit à son h o n n êteté, tous, horm is\nd eux p erso n n es : Sa fem m e, qui le so u p ço n n e et G erval qui possède u n\nreçu signé p a r lui, R avel.\n       G erval aim e Mme R avel — ô chastem ent. — D ans u n e d e rn iè re e n tre ­\nvue, il lui d o n n e le reçu signé p a r son m ari. E t c’est arm ée de cette preuve\nq u ’elle se dresse m ép risan te d evant lui, — le jo u r m êm e où il est envoyé\np a r le p eu p le, à la C ham bre — en lui cra c h a n t ce m ot : V oleur.\n       Il courbe la tête. M ais les acclam ations dans la foule l’appellent.\n       Il sort, e t va d ans cette p o p u larité m alsaine, étouffer ses rem ords\nd ’in tèg re !\n       T o u t cela est d it en u n e langue précise, ennem ie de l’éclat, ne rech er­\nch a n t p a r la force dans le m ot, m ais d an s l’idée. L ’action est m enée de\nm ain m aîtresse et m arche crân em en t au d én o u em en t final.\n       E n to u te sincérité, c’est u n b eau livre.                 J u les B ock.\n\n\n\n\n                           "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-07-n14-009", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 241, "page_fin": 242, "titre_corps": "Le Salon de l’Œuvre", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "M. A.", "ancre_debut": "Le Salon de l’Œuvre.        Ceci n ’est réellem ent pa", "ancre_fin": "o rtio n . M. A.", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Encouragements officiels à la littérature nationale.        U n de nos m eilleurs écri", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 248, "page_imprimee": 241, "debut_caractere": 1289, "fin_caractere_exclue": 2627, "texte": "Le Salon de l’Œuvre.\n       Ceci n ’est réellem ent pas u n e critiq u e ; u n p e u rapidem ent, au m om ent\n de m ettre sous presse, et à reg ret, à cause de l’in té rê t d u S alon, quelques\n m ots dictés à l’éd iteu r.\n       E x p o sitio n d ’une jolie tenue, avec quelques tem péram ents précieux.\n A u h a sa rd d u souvenir, D e lin : fait songer à B ernier, m ais quelle sûreté,\n quelle adresse, quelle fougue. S a toile Libre, s'im pose p a r de rares qualités\n de co loriste; l'Etalon échappé d ’u n bien joli m ouvem ent et deux Impressions\n très b ien observées.\n       J u l e s C r a n : est d écidém ent u n p ein tre d ’u n e rare habileté, son Vieux\n Sergent, la Toilette, la Grand'Route et su rto u t le Portait du peintre Pottier, sont\n des œ uvres brossées avec u n e sim plicité et u n e larg eu r peu com m unes.\n        J a c q m o t t e : expose u n e très b o n n e toile, Les Rochers de Waulsorl et\n Ferme ensoleillée qui est u n e œ uvre de sen tim en t et d ’une atm osphère sincè­\n rem en t com prise.\n        P a u l L e d u c est u n savoureux coloriste ; je citerai p articu lièrem en t :\n  L a Mare, Ville morte, Chemin au loups, et le M atin en novembre.\n        P o t t i e r : n o u s donne u n e série de ch a rm an ts in térie u rs d ’une aim able\n  in tim ité et d ’u n e savante ord o n n an ce.\n"}, {"page_pdf": 249, "page_imprimee": 242, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1111, "texte": "                                        — 242 —\n\n      Stany-Léra évoque évidem m ent R o p s p a r le choix des sujets, on\ns’expose tou jo u rs d a n s ces cas à la com paraison, or ic i... C ep en d an t cela\nest de la très b o n n e illu stratio n , certain es œ uvres sont bellem ent im aginées\net la Foi en fait foi.\n      Mlle Surlemont : T rè s en p ro g rès d ep u is le T rien n a l, où le Coin de\nchapelle et le P rie -D ie u faisaient triste figure, nous donne au jo u rd ’hui\nenfin d eux Intérieurs d ’églises, très réussis ; tou tes nos félicitations.\n     B aes : p o rtra it de Mme D û !\n     Vander Geynst : !!! n° 100, p o rtra it? Le baron bien cam pé et\nvoilà to u t.\n     Van Holsbeeck expose de très bons croquis de chevaux et quelques\ndessins b ien com pris.\n     P o u r la scu lp tu re, rem arq u é l'Emmanuel H iel de Van Hamme, et Le\nVieillard de Léon V ogelaar, qui est u n e très belle œ uvre ; voilà de bonnes\nchoses.\n     E nfin Bochoms Léon expose u n bureau de dame et u n Fauteuil d ’une\ntrès heu reu se com position et d ’agréab le p ro p o rtio n .             M. A.\n\n\n\n\n     "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-07-n14-010", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 242, "page_fin": 242, "titre_corps": "Encouragements officiels à la littérature nationale", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Encouragements officiels à la littérature nationale.        U n de nos m eilleurs écri", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 249, "page_imprimee": 242, "debut_caractere": 1111, "fin_caractere_exclue": 2606, "texte": "Encouragements officiels à la littérature nationale.\n\n      U n de nos m eilleurs écrivains, d o n t le d e rn ie r rom an (une délicieuse\npage de F olklore) vient de recevoir d u M inistère de l’In stru c tio n p u blique\nla lettre su iv an te :\n      « M o n s i e u r . — N o u s avons lu ... (le nom du rom an) et nous ne le\nconsidérons pas com m e p o u v a n t servir à l’in stru c tio n de nos com patriotes.\nA gréez, etc. » L e to u t signé d 'u n nom b u re a u c ratiq u e et illisible.\n      N otez que ce volum e n ’a p as suscité u n e critique n ettem en t défavo­\nrable. Il est vrai que le G ou v ern em en t ne p e u t p as to u t acheter. Il consacre\nparait-il, une som m e im p o rtan te à l’a c h a t de gram m aires, guide de jeu n es\nlittérateu rs, ja rd in s enclos, petites scies, p etits couteaux et au tres in stru ­\nm ents de to rtu re. E t dès lors !...\n                                            ***\n      Q u a n d le conseiller C harles G h eu d e d em an d a a u Conseil provincial\nq u ’on rétab lit le subside de 3 ,000 francs p o u r les littérateu rs, le ra p p o rte u r\nde la section, M. L o icq , d em an d a le re je t, en p ré te x tan t que les écrivains\nn ’avaient nul besoin de secours de la P ro v in ce. M. L o icq pourrait-il nous\ndire com m ent il se fait que lu i, qui se trouve d an s u n e situ atio n de fortune\nau trem e n t florissante que celle de nos hom m es de lettres, consente à jo u ir\nde certain s secours d o n t il n ’a nul besoin.\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-07-n14-011", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 243, "page_fin": 244, "titre_corps": "Nouvelles", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Nouvelles.      N o u s avons ap p ris avec g", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 250, "page_imprimee": 243, "debut_caractere": 84, "fin_caractere_exclue": 2859, "texte": "Nouvelles.\n     N o u s avons ap p ris avec g ran d reg ret la m ort d ’u n de nos jeunes\nconfrères, M. P ie rre de Q uerlon.\n     C ’é ta it u n garçon de talen t et d ’aven ir qui succom be fatalem ent aux\nprem iers com bats.\n     Il avait déjà, q uoique âgé de v in g t-q u atre ans, publié plusieurs\nrom an s d o n t les Joues d'Hélène avait été p articu lièrem en t rem arqué p o u r la\nfinesse des ém otions, la concision et la p u re té d u style.\n                                             ***\n      V oici le som m aire que nous d o n n e le num éro de ju in de E n A rt :\nMargot Jolie, C harles D u lait ; Le Jardin, L iév in L o ts ; A Merilaine, C éla­\ndo n , C rysis ; L'âme provençale (suite), P ie rre B roodcoorens ; R evue du\nm ois, L e ttre de P a ris , revues, th éâtres, ex positions, etc.\n                                             ***\n      L ’éd itio n artistiq u e Paris-Liége, ré u n issan t les m atériaux d ’une vaste\nAnthologie belge des Écrivains d’expressions françaises fait appel à la collabora­\ntion de to u s les écrivains belges — P riè re d ’envoyer les m anuscrits à\nM . L é o n W a u th y , d irecteu r, 35, rue de V isé, à L iége, en se conform ant\naux cond itio n s su ivantes : P oèm es, 150 vers au plus ; p rose, 10 pages de\ntexte, 12 X 18 au p lu s, jo in d re notes b io g rap h iq u es (localité et date de\nnaissan ce) et b ib lio g rap h iq u es (liste des ouvrages p aru s et collaborations\naux revues littéraires), accom pagnées d 'u n e p h o to g rap h ie ou d ’u n cliché.\nIl n e sera plus reçu de m anuscrits passé le 3 1 ju ille t 1904.\n                                             ***\n     Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu'ilsfo n t ! — O ctave M irbeau vient\nde se voir refuser p a r l’A cadém ie française le prix an n u el de littératu re\ndram atiq u e p o u r sa su p erb e pièce : Les affaires sont les affaires. Com m e il n ’y\navait au c u n c ro û ta rd p arm i les co n c u rre n ts, le p rix n ’a pas été décerné.\n                                             ***\n       Mme S ylviane v ien t de créer u n e n ouvelle revue bim ensuelle qui, au\nb u t artistiq u e, jo in t u n b u t p h ila n th ro p iq u e des plus louables : l’am éliora­\ntio n d u sort des p etits in d ig en ts. — R éd actio n -ad m in istratio n : 127, rue\nF ra n c k lin , B ruxelles. — A b onnem ent : 5 fr. l’an ; le n°, fr. 0.10.\n      T o u s nos vœ ux.\n                                            ***\n     Une nouvelle Revue : Mon Recueil, qui s’occupe p rin cip alem en t de\nchoses th éâtrales, p u b lie com édies, d ram es, vaudevilles, m onologues, etc.,\nainsi que des renseignem ents p o u v an t être utiles à ceux qui o n t une pièce\nà faire jo u e r. A dm in istratio n et réd actio n : 28, ru e V an H asselt.\n"}, {"page_pdf": 251, "page_imprimee": 244, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3594, "texte": "                                                    —      244         —\n\n\n\n\n        D ir e c t e u r : M . F r a n z C o p p in . A b o n n e m e n t, 5 fra n c s l ’a n , le n u m é r o ,\n0 ,5 0 c e n tim e s .\n        T o u s nos vœ ux !\n                                                              *\n                                                          *        *\n        Le sieur Remy,                  que nos         le c te u rs       c o n n a is s e n t d é jà ,    nous       ré v è le\na u jo u r d ’h u i u n a u tre c ô té a m u s a n t de s o n e s p rit. D a n s u n n o u v e l a r t ic le ,\nq u i e n fo n c e en é n o rm ité          le p ré c é d e n t, ce m o n s ie u r n o u s r é p o n d                  s o u r­\nn o is e m e n t :\n\n        « J e n e m e p e r m e ttra i p a s de q u a lif ie r d ’a p p r e n tis jo u r n a listes\nje u n e s ge ns q u i s’ e s c rim e n t a ve c t a n t d e c o n v ic t io n d a n s le s p e tite s re v u e s\nm e n s u e lle s . J e n e m e le p e r m e ttr a i p o in t, d ’a b o rd , p a rc e q u e ces je u n e s\ng e n s n ’o n t p a s le d é s ir d e r e c e v o ir de s le ç o n s , m a is d ’e n d o n n e r à le u rs\nd e v a n c ie rs (ça c'est pour nous!) e t e n s u ite p a rc e q u ’ils a ffic h e n t p o u r la p re sse\nd e g r a n d fo r m a t u n m é p ris s o u v e ra in . »\n\n       D ’a b o rd c e tte d e rn iè r e a f f ir m a tio n est fa u sse , e n s u ite n o u s n e p e rm e t­\nto n s p a s à des g e n s de votre espèce de n o u s d o n n e r des le ç o n s ; n o u s p o s ­\nséd on s des m a ître s a u tre m e n t g ra n d s q u e v o u s , c h e r m o n s ie u r, e t q u e n o u s\nv é n é ro n s   et      a c c la m o n s   de   to u te          l ’e x h u b é ra n c e   de     n o tre       je u n e s s e .\nQ u a n t à n o u s , n o tre s e u l vœ u est de n ’ê tre ja m a is u n M o n s ie u r R e m y , c a r\nce s o n t v o u s e t vos s e m b la b le s q u i g â te z le jo u r n a lis m e . V o u s n ’êtes pas\njo u r n a lis te d ’a ille u r s . A h ! ja m a is , ja m a is , p é d ic u r e o u i! A h !                m on pauv'\nv ie u x !\n                                                         * * *\n       Le Jeune Effort, c o n s id é r a n t q u e tr o p de B e lg e s ig n o r e n t n o tre l i t t é ­\nr a tu r e n a tio n a le , se p ro p o s e l a c o m p o s itio n d u Guide biographique belge o ù sera\nm e n tio n n é a v e c le n o m , la d a te e t le lie u d e n a is s a n c e d e n o s é c riv a in s ,\nla n o m e n c la tu r e c o m p lè te d e le u rs œ u vre s, p a r o rd re de p a r u t io n .\n\n                                                           ** *\n       V a p a ra ître trè s p r o c h a in e m e n t,         Missel Païen, de n o tre c o lla b o r a tr ic e ,\nM me L is e d e B e llin g lis e .\n       Ce liv r e se ra illu s t r é p a r le b e l a r tis te q u ’e st F e r d in a n d K n o p f . C ’est\nassez d ir e p o u r le succè s d e ce liv r e , t a n t a u p o in t de v u e litt é r a ir e q u ’a r ­\ntis tiq u e .\n                                                              ***\n       Viennent de p araître : Le Double Jardin , de M a u r ic e                                          M a e te r lin c k ;\nSouvenir des Vertes Saisons, d ’A n d r é T h e u r ie t ; Les Clartés humaines, de F e r ­\nn a n d G re g h ; Fards et Poisons, de J e a n L o r r a in ; Le Troupeau de Clarisse, de\nP aul Adam .\n                                                           ***\n       Accusé de réception. — Le Branle, p a r H e lè n e C a n iv e t.\n"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 236, "texte": "         JEUNE\n          EFFORT\n    Marcher franc dans la vie.\n  et dire ce qu'on pense.\n\n\n\n\n                               Sommaire :\n\n De la t o lé r a n c e ..........................G. R e n c y .\nVers la S im p licité..........................F. H e l l e n s .\nChanson du Soir...............................P. W u ille .\nMalines ............................................................................M. A n g e n o t .\nL iv r e s ............................................................................J . B o c k .\n       La Solitude heureuse.\n       Lettres d'hommes.\n       Intègre.\nLe Salon de l’Œ u v re.....................M. A.\nEncouragements officiels . . . Jeune Effort.\nNouvelles.\n\n\n\n                       L,e n u m é r o : 2 0 cent.\n\n D e u x iè m e A n n é e . N ° 14.                                          J u il l e t 1904.\n"}, {"page_pdf": 237, "texte": "     J eune E ffo rt\nM   E N S U E L ,       D 'A R      T         E T        D E       L I T T É R A T U         R E\n\n\n\n\n           Affilié à l’ Union de la Presse périodique belge\n\n\n     O RGAN E D ES JE U N E S, O U VERT A TOUS\n\n\n                            Paraissant le 1er du mois.\n\n\n\n\nFondateurs: G.          P   u l in g s   —        J.   B ock —      L.    d e   C a sem bro o t\n\n\n                                    F.        B   o r d ie r\n\n\n\n\nCritiques d'art     :    M a rc el           A n gen o t.\n\n\n                         A n d ré        L   iz in .\n\n\n\n        Pour la Critique Artistique et Théâtrale, s’adresser\n\nrue Goffart, 10.\n\n\n\nRédaction et administration :\n\n                            5 , R u e    du       C o u v e n t,   Ix e lle s - B r u x e lle s .\n"}, {"page_pdf": 238, "texte": "       DE            LA TO LÉR A N C E\n\n                 L E T T R E OUVERTE\n         à M . G a s t o n P U L I N G S , r é d a c te u r a u Jeune Effort.\n\n\n\n\n                 M on     cher     G aston,\n\n\n      T u m’as fait l’amitié de m’envoyer un numéro d’une\npetite revue — n’est-ce pas En A rt que cela s’appelle? — où\nun jeune homme me donne une leçon de critique. J e te remercie\nde cette prévenance. Je t ’en remercie d ’autant plus que l’arti­\nculet en question me fournit l'occasion de t ’écrire cette lettre,\npar laquelle j ’acquitterai ma promesse, faite depuis si long­\ntemps, de vous envoyer un article.\n      T u sais combien j ’aime les gens sincères et simples qui\nvont tout droit leur chemin, sans s’occuper de la galerie. Il\nme semble que tes amis et toi, vous êtes de telles gens, et\nc’est pourquoi j ’éprouve à votre égard une si fraternelle\nsympathie.\n     Mais tu n’ignores pas non plus combien je déteste, surtout\nen art, les poseurs qui ne font rien simplement et dont toutes\nles opinions sont calculées en vue de l’effet qu’elles produiront\nsur quelques ingénus. Le jeune homme de cette petite revue\n— c’est bien En A r t, n’est-ce pas? — ne fait qu’imiter un tas\nd ’autres malins qui essayèrent, en Belgique, de se créer une\nrenommée en aboyant aux talons des gens.\n     J ’en ai, pour ma part, connu un qui mériterait de passer\nà la postérité.Je n’ai pas l’habitude de faire des personnalités,\naussi ne le nommerai-je pas. Ceux qui s’en souviennent le\nreconnaîtront aisément. Les autres s’efforceront de voir en lui\n"}, {"page_pdf": 239, "texte": "                               2   3   2   -------\n\n\n\n\nun type : le type de la médiocreté orgueilleuse, de la gre­\nnouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf.\n      C’était un grand gaillard à la laideur bilieuse, au nez\nénorme — à tel point qu’on le prenait pour un j u i f — aux\npetits yeux en vrille, et dont toute la personne respirait un\nsuperbe et inaltérable contentement de soi-méme. Il était\nl'auteur de proses tintamaresques où il nous entretenait, avec\nmille interjections variées, de lui-même d'abord, de sa famille,\nde ses amis, de ses livres et de sa pipe. En ce temps-là, nous\nétions quelques-uns à nous pâmer devant ce galimatias. P our­\ntant, un jour vint où nous nous aperçûmes que la force du\ngaillard en question résidait toute en son toupet infernal, en\nson insolence et en sa hâblerie. Il écrivait comme feu Pied\nlui-même et proclamait que la grammaire, la syntaxe et le\ndictionnaire étaient faits pour ceux qui n’avaient pas de génie!\nCette proclamation eut lieu avec quelque solennité. Nous\nétions réunis en comité pour entendre gravement la lecture\ndes articles que nous comptions insérer dans le prochain\nnuméro de notre revue. Je tenais le crachoir et j ’étais en train\nde m’étendre sur cette vérité prudhommesque que des jeunes\ncomme nous, qui n’avions pas de génie — tu vois que j’étais\nmodeste! — devaient respecter les règles du langage et les\nlois du dictionnaire. Notre ami, à ces mots, bondit et, avec\ndans les yeux une lueur d ’orgueil que Lucifer n’a pas connue,\ns’écria :\n      « S’il vous convient d'avouer publiquement que vous\nn’avez pas de génie, faites-le! Pour moi, je sens le mien qui\nm’enflamme et je ne me lasserai pas de le proclamer! »\n      T a n t de jactance devait piteusement avorter. Je ne sais\n pas trop ce qu’est devenu ce compromettant compagnon. On\nprétend qu’il est entré dans le commerce, on ignore s’il vend\ndes pantouffles ou de la mercerie. Si l’influence du nez n’est\n pas vaine, il fera des affaires!\n      En tous cas, il a laissé des successeurs. L a race des petits\n bravaches n’est pas près d ’être éteinte. Dans notre pauvre\n Belgique, livrée de plus en plus aux intérêts mercantiles et où\n l’idéal est banni de tout, de la politique comme de l’art, dans\n cette Béotie affreuse où nous devrions tous nous serrer, nous\n"}, {"page_pdf": 240, "texte": "                             —   233 —\n\n défendre, nous soutenir, on voit des revues se créer dans le\n but avéré d ’attaquer d ’autres revues, on voit des gamins, à\n l’âge où ils devraient travailler et s’instruire, passer leur temps\n à se gonfler d’une vanité stupide et à invectiver des gens qui\n ont le tort d’être un peu moins inconnus qu’eux-mêmes. Se\n douterait-on, mon cher Gaston, que nous avons pour devise\n nationale : L'Union fa it la Force?\n      Il y a quelque temps s’est constituée une Association des\n écrivains belges, sans préoccupation de coterie, ouverte à tous,\n bienfaisante pour tous. Sans doute, ils allaient tous y entrer,\n ces littérateurs grognons, qui ne sont jamais contents de l’at­\n tention qu’on leur réserve et que tourmente un désir aigu de\n gloire ou d ’argent! Point du tout! Après avoir, durant\n des années, grondé contre l’indifférence belge, au moment\n où l’on crée enfin le seul organisme capable de tuer cette\n indifférence et de contraindre l’E tat à rendre à la Littérature\n la même justice qu’il rend aux autres ressorts de l’activité\n nationale, on a vu soudain ces énergumènes, ces génies éter­\n nellement méconnus, refuser d’entrer dans l’Association et\n protester à l’avance — les raisins sont verts! — contre des\n subsides que l’E tat n’aurait jamais songé à leur offrir.\n      E t ce serait leur faire trop d ’honneur que de s’occuper\nd’eux longuement, si malheureusement leur attitude ne\nfournissait à la malveillance du public — et aussi des pou­\nvoirs publics! — l’occasion de nous refuser nos droits. On fait\nvaloir en haut lieu contre nous la protestation de ces fan­\ntoches! On refuse à nos écrivains sérieux les moyens de vivre\nen se consacrant tout entier à leur art, sous prétexte que\nquelques fainéants, rôdeurs de musées ou de jardins publics,\nou quelques journalistes en mal de copie repoussent l’inter­\nvention de l’Etat!\n      Mon cher Gaston, il y a, chez nous, une besogne d ’assai­\nnissement à accomplir dans la littérature. Il faut que nous\nchassions de nos rangs une foule d’individus qui y jouent le\nrôle de la mouche du coche, avec cette différence que leur\naiguillon pique et qu’il est empoisonné. Tous ces fier-à-bras,\ntous ces bohèmes insolents et braillards, ces gens malpropres\nqui nous déshonorent, ces criticaillons, chercheurs de poux et\n"}, {"page_pdf": 241, "texte": "                               — 234 —\n\nramasseurs de crottin, ces soi-disant idéalistes qui ne veulent\npas du mécénisme de l’Etat, mais qui vivent de quasi-mendi­\ncité, à la porte! A la porte aussi ces Belges marrons qui\npassent à l’ennemi et qui vont à Paris dénigrer ceux des\nnôtres qui n’ont pas eu le triste courage de s’expatrier!\nTâchons enfin, une bonne fois, d’être entre nous. E t si nous\ny réussissons, délivrés des moustiques et des limaces, nous\npourrons enfin travailler tranquilles !\n      C’est parce que vous êtes des jeunes, mon cher ami, que\nje vous écris ces choses. C'est à vous qu’il appartient de régé­\nnérer les mœurs littéraires en Belgique. Gardez vos flèches\npour notre ennemi éternel : l’esprit trivial et mesquin de notre\nbourgeoisie et respectez le labeur de ceux qui sont vos frères\nen art, quelles que soient les divergences esthétiques, philo­\nsophiques ou religieuses qui les séparent de vous.\n      T u me pardonneras cette longue sortie. Intitule-la : De\nla Tolérance, si tu veux, et crois à ma vieille amitié.\n                                                 G eorges     R ency.\n\n\n\n\n                        Vers la Simplicité.\n\n\n           Vers la simplicité des glèbes et des eaux,\n           Sans nul souci des pâles controverses,\n           Mon âme, se pencher comme un roseau\n           E t respirer la paix que le ciel verse.\n\n            Loin des villes, si loin qu'à peine on aperçoit\n            Dans les brumes de vagues silhouettes\n            E t que l'oreille, encore qu’elle soit\n            Attentive, ne peut saisir le bruit des fêtes.\n\n            S i loin que l’être seul en contact avec l’Etre\n            Immole sa pensée aux souffles créateurs,\n            S ’atomise et bientôt se surprend à renaître\n            En les mille avatars des sites enchanteurs!\n"}, {"page_pdf": 242, "texte": "                        —   235 —\n\nOh! les grandes et les petites villes J\nAvec leurs sombres murs pareils à des prisons,\nAvec les rues sans but et les foules serviles\nE t les longs boulevards sans horizons\n\nTout est pierre ou métal, tout fa it bruit, rien ne chante.\nLes souvenirs sont coulés dans l'airain ;\nOn cherche à marteler d’inexorables freins\nE t rien ne peut mater les hontes frémissantes!\n\nLes renommées d’un jour se’rigent en statues\nSur les gran’places, les squares, les trottoirs;\nOn fa it un pas du cirque à l'abattoir :\nIci on se gaudit et là on tue!\n\nL ’hospice et le couvent côtoient le lupanar,\nL a p r iére et la paix se mêlent à l’orgie,\nLe repentir touche à l'apostasie,\nComme en un bois peuplé de loups et de renards.\n\nE t la pensée, dans l'air avare, anémiée,\nTorture les cerveaux de son mal lancinant,\nE t dans la nuit des âmes avariées\nL e désir souteneur flétrit le sentiment.\n\nO h! les grandes et les petites villes!\nOù rien n’est beau de ce qui parle aux yeux,\nOu fusse le chahut des discordances viles,\nOù le rire et le pleur paraissent odieux !\n\nLe ciel, sur ce chaos, se répand en ténèbres,\nE l la nuit n'attend pas l’évasion du jour :\nLes cris que l'ombre étouffe ont des échos funèbres\nDans le halo blafard des carrefours.\n\n\n\nAu loin, vers le lever des clartés naturelles,\nVers les senteurs de glèbe et la fraîcheur des eaux,\nMon âme se pencher comme un roseau,\nS'élancer, fuir, prendre des ailes!...\n\nDe la lumière, enfin, pour les yeux, des chansons\nPour l'oreille et des parfums pour l'âme :\n"}, {"page_pdf": 243, "texte": "                             —   236 —\n\n\n    Voici l’heure où les sens s'éveillent et se p ament\n    Dans la mysticité des vastes horizons.\n\n   Oh! la paix qui soudain coule au cœur l'énergie\n   E t verse un flot de sève en nos membres rongés,\n   Comme si, par l'effet d'une illustre magie,\n   Le prêtre nous donnait la nature à manger!\n\n   Puissant dictante et lumineuse hostie\n   Don le pain malaxe de force et de bonté\n   F ait sourdre en nous l’oubli des affres ressenties\n   E t l'abandon des matérialités.\n\n   Vaguer par monts et vaux, sans soucis, l'esprit libre,\n   E t, comme un son de harpe au bord de l’infini,\n   Sentir une harmonie vibrer en chaque fibre;\n   Aller on ne sait où, partout et rajeuni.\n\n   Laisser flotter la bride au col du rêve,\n   A travers champs, à travers bois, par les chemins,\n   Trotter l'amble et soudain dévaler vers les grèves\n   Où gueusent en chantant la mer et les marins.\n\n   Où t'arrêter, ma blanche haquenée ?\n   Est-ce à la mer, est-ce au-delà, dans quels pays?\n   Qu'importe, vas ton pas et sois abandonnée :\n   Que nul ne vienne à toi des grands, — mais les petits!\n                                                   ♦\n\n   Car il fa u t aujourd’hui que mon âme s’en aille\n   Conclure loin de tout les grandes accordailles,\n   — Par quels pays du monde, en quels divins étés ? —\n   Vers la simplicité !\n                                          F ranz       H ellens.\n\n\n\n\n                    Chanson d'un Soir.\n\n\n\nL aisse la p o rte longtem ps close, ô m on aim ée,\nD em eu ro n s à rêver sous la lam pe allu m ée...\nD ehors, c’est l ’o u rag an qui passe d an s la nu it,\nD eh o rs, j ’en ten d s le v en t se lam en ter d a n s l’om bre\n"}, {"page_pdf": 244, "texte": "                               —   237 —\n\n\nE t la p lu ie , aux carreau x , p le u re r des chose so m bres;\nD ehors, j ’en ten d s u n pas qui rô d e, u n p as qui fuit.\n\nU n p as len t qui se tra în e ... O h! garde-toi d ’ou v rir :\nSait-on jam ais qui p e u t v en ir?...\n\n\nL aisse le livre ouvert à cette p ag e aim ée\nQ ui p arle de l’am o u r d o n t ta g râce est charm ée\nE t q u e n o u s lûm es ta n t que n o tre âm e a com pris.\nE n fin , la voix qui chante, au co u ch an t, su r les g rêves,\nL es S ouvenirs et les E sp o irs et to u s les R êves.\nD o n t nos coeurs, d epuis q u an d , so n t à jam ais é p ris...\n\nN e to u rn e p as la page où n o tre âm e se m ire :\nS ait-o n jam ais ce q u ’o n va lire ? ...\n\n\n                                    II.\n\nL aisse le feu m o u rir et la lam pe s’éteindre....\nL a ch am b re, tiède et douce, a des lan g u eu rs d ’adieux\nE t d an s l’om bre en trem b lan t nos espoirs vont se jo in d re ...\n\nP e n c h e ton fro n t rêv eu r su r m on épaule, u n peu,\nE t reste ainsi, p e n d a n t que m a p au v re âm e exhale\nE n de longs m ots tro u b la n t d ’ineffables aveux.\n\nO u p lu tô t taisons-nous. D an s la p aix autom nale,\nN e tro u b lo n s p as la chan so n douce de nos cœ u rs,\nL a chan so n d ’am o u r triste et p u r, la ch an so n p â le ...\n\nL a vie est loin, la vie vaine, et ses vancœ urs\nQ ui c h a rg è ren t nos âm es de m élancolies.\nE n silence aspirons le désir des langueurs.\n\nL e besoin des tristesses, la soif des folies...\n\n                                                P ie r r e   W u il l e .\n"}, {"page_pdf": 245, "texte": "          IMPRESSIONS\n\n\n                              M A L I N E S ( 1904).\n\n\n\n          D   i m a n c h e   :\n\n\n     n  sortant de la gare, des cochers; toujours les mêmes et\n E    cupidement respecteux. Un bossu, toujours le même;\n     porte-bonheur dit-on, cheveux d’esthète, pourquoi? Une\nmarchande de victuailles, oranges, couques, poissons, tou­\njours les mêmes, bizarre!...\n     Une place vide, trois personnes me saluent, déjà? et\npourtant si parfaitement inconnues. Rues désertes, trois\nheures, dimanche, province, il pleut, naturellement, et voilà.\n                                        ★\n\n\n\n\n     Quatre heures. - - Il pleut toujours et cependant appari­\ntion obstinée d ’une famille. Père, mère, trois enfants; le\nplus jeune, paternellement porté, les deux autres marchent\ndevant sous un riflard violacé et dégoûtant qui protège, ô si\namplement, ces gosses. L a mère s’ennuie et se désennuie en\nennuyant les autres; observations continuelles sur la m a r ­\nmaille précédente, mais qu’importe, car si amplement pro­\ntégés, pluie ou mots kif-kif. T o u t cela passe, moi aussi.\n     Un chien blanc pantalonné de boue et si tremblant sous\nl’averse; pas de riflard, ô justice!\n     Suivons-le : direction douteuse, queue en point inter­\nrogatif, sans doute traduction fidèle d ’un état d’âme, si tant\nest que les chiens... et pourquoi pas?\n     Un enfant passe en courant, le chien s’étonne et suit,\npourquoi? L a rue est longue, l’enfant court encore, le chien\naussi. Enfin tout là bas, virage — hélas Nevermore.\n"}, {"page_pdf": 246, "texte": "                           —       239 —\n\n     Grand'Place. — Si belle, si évocatoire, si grande — au\ncentre, statue de Marguerite d’Autriche, tournant le dos à\nson ancien palais — assez vu naguère sans doute. Autour d ’elle,\nla main dans la main, on dirait, toutes les petites maisons\nflamandes dansent une ronde sur l’air engageant qui dégrin­\ngole du joyeux carillon de la to ur; oh! ce carillon, si fin, si\nbeau, le plus fin, le plus beau.\n     E t la tour! cette géante, archi-centenaire, qui, pour ne\npas troubler les petites maisons dans leur ronde, semble se\ntenir à l’écart, un peu comme dans un coin et radote pour\nelles des airs d ’autrefois. Tout cela, très pur, très dans la\nnote, enfin cela, belle impression et durable.\n                                *\n                              * *\n     Cinq heures. — Temps aigre-doux, rayons de soleil, pous­\nsière de pluie, sourire de convalescent. Un pigeon sur la tête\nde Marguerite d ’Autriche qui s’en fiche. Trois fritures\nimmuablement à leur place de jadis et de demain; une odeur\nde graillon, encens veule et suffocant monte vers... qui?\nSatan peut-être.\n     Un prêtre, salué par tous et par tous visiblement\ndérangé, traverse la place, vite, commission pressée... l’une\nou l’autre en tous les cas Au fond de la place, hiérati­\nquement rangées, des vigilantes (1) de couleurs différentes;\ncochers somnolents, jamais de clients, alors pourquoi? Drôle,\ndrôle, drôle.\n     Il repleut, le pigeon s’envole, Marguerite s’en fiche.\n     Trois béguines, se dirigeant vers l’église, se réfugier\ncontre la pluie sans doute ou pour prier, qui sait? enfin trois\nbéguines, porte-malheur dit-on, on verra.\n                                *\n                               *    *\n\n     S ix heures. — Diable et mon train ! — courons — arrivé\ngare, manqué train, pourquoi? Ah! les béguines, c’est tout vu.\n                                            M. A n g e n o t .\n                                                M a i 1904.\n\n\n    (1) F ia c r e s .\n"}, {"page_pdf": 247, "texte": "                                            — 240 —\n\n\n\n                               LES               LIVRES\n\n\nLa Solitude heureuse, par Fernand Severin.\n                  T u n e te tr o u v e ra s n u lle p a r t s a u f e n to i...\n                  P o u r a v o ir m é c o n n u l ’u n iq u e e t sim p le loi\n                  Q u e d e p lu s o rg u e ille u x o n t h u m b le m e n t su iv ie\n                  E t c h e r c h é to n p o è m e a ille u r s q u e d a n s la v ie\n                  V o ic i q u e d è s le s e u il tu te p r e n d s à d o u te r.\n\n                  T o n â m e p a r le : il te su ffit d e l’é c o u te r .\n\n       V oilà p a r quels m ots, M. F e rn a n d Severin ouvre son livre. E t to u te\nla suite de poèm es d iscrets — o ù jam ais u n m ot trag iq u e ne fèle le cristal\nde son âm e — est u n ch arm e len t e t fluide qui envahit.\n       O ! le beau , le vrai poète ! Celui qui p arle aux hum bles, avec des m ots\nh u m b les et fait en trer d ans leurs cœ urs ru stres toute sa lénifiante b ea u té !\n       M. F e rn a n d S everin a choisi p o u r ce volum e, le m ètre alex an d rin —\nd o n t il ne se d é p a rt p as u n seul in sta n t — m ais q u ’il disloque, quelque­\nfois au p o in t de d o n n er l’illusion d u vers-libre.\n        L ’idée d u poèm e a p lu tô t l’air de se dégager, après la lecture totale,\nque de so rtir p e u à p eu aux coups de m arteau x des m ots sonores, com m e\nchez E . V erh aeren . Ses vers so n t calm es com m e u n air de flûte. E co u tez :\n                    T a n d i s q u e l’a u b e p â le é c la ire a u lo in les b o is\n                    T u p a r le s co m m e on f a it e n r ê v a n t à m i-v o ix\n                    E t t a v o ix e s t p lu s d o u c e e n c o r q u e ta p a ro le .\n\n     N ’est-ce p as q u ’elle est d iv in e, cette m u s iq u e ?\n\n                                                      *\n                                                  *       *\n\n\nLettres d’Hommes, par P a u l André.\n      ... J ’ai ten té de confesser le secret de quelques âm es so u v en t do u lo u ­\nreuses, ra re m e n t belles, parfois étran g es. Voilà ce que dit u n e p artie de la\ndédicace. E t je m ’a tte n d a is à voir ici des âm es d ’u n p e u toutes sortes.\nJ e m e suis tro m p é. M. P a u l A ndré ne conn aît, ce m e s e m b le — à u n e\nexception près — que l’âm e d ’u n n o ceu r et celle d ’u n e cocotte. Ce n ’est\np as des p lu s rag o û tan t.\n      Ça sent quelquefois le ro m a n feu illeto n — c’est p e u t être la vie ? Q ui\nsait. — E t p u is c’est long u n volum e de 300 p ages, où l’on vous sert des\nâm es pim entées et avariées !\n"}, {"page_pdf": 248, "texte": "                                           —   241 —\n\n\nIntègre, p a r P i e r r e L e R o h n .\n       C 'est l’histoire d u concussio n n aire.\n       P o u r quelques actions il a d o n n é l'a p p u i de son nom et de son titre\nà u n e Société véreuse. T o u t le m onde croit à son h o n n êteté, tous, horm is\nd eux p erso n n es : Sa fem m e, qui le so u p ço n n e et G erval qui possède u n\nreçu signé p a r lui, R avel.\n       G erval aim e Mme R avel — ô chastem ent. — D ans u n e d e rn iè re e n tre ­\nvue, il lui d o n n e le reçu signé p a r son m ari. E t c’est arm ée de cette preuve\nq u ’elle se dresse m ép risan te d evant lui, — le jo u r m êm e où il est envoyé\np a r le p eu p le, à la C ham bre — en lui cra c h a n t ce m ot : V oleur.\n       Il courbe la tête. M ais les acclam ations dans la foule l’appellent.\n       Il sort, e t va d ans cette p o p u larité m alsaine, étouffer ses rem ords\nd ’in tèg re !\n       T o u t cela est d it en u n e langue précise, ennem ie de l’éclat, ne rech er­\nch a n t p a r la force dans le m ot, m ais d an s l’idée. L ’action est m enée de\nm ain m aîtresse et m arche crân em en t au d én o u em en t final.\n       E n to u te sincérité, c’est u n b eau livre.                 J u les B ock.\n\n\n\n\n                           Le Salon de l’Œuvre.\n       Ceci n ’est réellem ent pas u n e critiq u e ; u n p e u rapidem ent, au m om ent\n de m ettre sous presse, et à reg ret, à cause de l’in té rê t d u S alon, quelques\n m ots dictés à l’éd iteu r.\n       E x p o sitio n d ’une jolie tenue, avec quelques tem péram ents précieux.\n A u h a sa rd d u souvenir, D e lin : fait songer à B ernier, m ais quelle sûreté,\n quelle adresse, quelle fougue. S a toile Libre, s'im pose p a r de rares qualités\n de co loriste; l'Etalon échappé d ’u n bien joli m ouvem ent et deux Impressions\n très b ien observées.\n       J u l e s C r a n : est d écidém ent u n p ein tre d ’u n e rare habileté, son Vieux\n Sergent, la Toilette, la Grand'Route et su rto u t le Portait du peintre Pottier, sont\n des œ uvres brossées avec u n e sim plicité et u n e larg eu r peu com m unes.\n        J a c q m o t t e : expose u n e très b o n n e toile, Les Rochers de Waulsorl et\n Ferme ensoleillée qui est u n e œ uvre de sen tim en t et d ’une atm osphère sincè­\n rem en t com prise.\n        P a u l L e d u c est u n savoureux coloriste ; je citerai p articu lièrem en t :\n  L a Mare, Ville morte, Chemin au loups, et le M atin en novembre.\n        P o t t i e r : n o u s donne u n e série de ch a rm an ts in térie u rs d ’une aim able\n  in tim ité et d ’u n e savante ord o n n an ce.\n"}, {"page_pdf": 249, "texte": "                                        — 242 —\n\n      Stany-Léra évoque évidem m ent R o p s p a r le choix des sujets, on\ns’expose tou jo u rs d a n s ces cas à la com paraison, or ic i... C ep en d an t cela\nest de la très b o n n e illu stratio n , certain es œ uvres sont bellem ent im aginées\net la Foi en fait foi.\n      Mlle Surlemont : T rè s en p ro g rès d ep u is le T rien n a l, où le Coin de\nchapelle et le P rie -D ie u faisaient triste figure, nous donne au jo u rd ’hui\nenfin d eux Intérieurs d ’églises, très réussis ; tou tes nos félicitations.\n     B aes : p o rtra it de Mme D û !\n     Vander Geynst : !!! n° 100, p o rtra it? Le baron bien cam pé et\nvoilà to u t.\n     Van Holsbeeck expose de très bons croquis de chevaux et quelques\ndessins b ien com pris.\n     P o u r la scu lp tu re, rem arq u é l'Emmanuel H iel de Van Hamme, et Le\nVieillard de Léon V ogelaar, qui est u n e très belle œ uvre ; voilà de bonnes\nchoses.\n     E nfin Bochoms Léon expose u n bureau de dame et u n Fauteuil d ’une\ntrès heu reu se com position et d ’agréab le p ro p o rtio n .             M. A.\n\n\n\n\n     Encouragements officiels à la littérature nationale.\n\n      U n de nos m eilleurs écrivains, d o n t le d e rn ie r rom an (une délicieuse\npage de F olklore) vient de recevoir d u M inistère de l’In stru c tio n p u blique\nla lettre su iv an te :\n      « M o n s i e u r . — N o u s avons lu ... (le nom du rom an) et nous ne le\nconsidérons pas com m e p o u v a n t servir à l’in stru c tio n de nos com patriotes.\nA gréez, etc. » L e to u t signé d 'u n nom b u re a u c ratiq u e et illisible.\n      N otez que ce volum e n ’a p as suscité u n e critique n ettem en t défavo­\nrable. Il est vrai que le G ou v ern em en t ne p e u t p as to u t acheter. Il consacre\nparait-il, une som m e im p o rtan te à l’a c h a t de gram m aires, guide de jeu n es\nlittérateu rs, ja rd in s enclos, petites scies, p etits couteaux et au tres in stru ­\nm ents de to rtu re. E t dès lors !...\n                                            ***\n      Q u a n d le conseiller C harles G h eu d e d em an d a a u Conseil provincial\nq u ’on rétab lit le subside de 3 ,000 francs p o u r les littérateu rs, le ra p p o rte u r\nde la section, M. L o icq , d em an d a le re je t, en p ré te x tan t que les écrivains\nn ’avaient nul besoin de secours de la P ro v in ce. M. L o icq pourrait-il nous\ndire com m ent il se fait que lu i, qui se trouve d an s u n e situ atio n de fortune\nau trem e n t florissante que celle de nos hom m es de lettres, consente à jo u ir\nde certain s secours d o n t il n ’a nul besoin.\n"}, {"page_pdf": 250, "texte": "                                        — 243 —\n\n\n                                  Nouvelles.\n     N o u s avons ap p ris avec g ran d reg ret la m ort d ’u n de nos jeunes\nconfrères, M. P ie rre de Q uerlon.\n     C ’é ta it u n garçon de talen t et d ’aven ir qui succom be fatalem ent aux\nprem iers com bats.\n     Il avait déjà, q uoique âgé de v in g t-q u atre ans, publié plusieurs\nrom an s d o n t les Joues d'Hélène avait été p articu lièrem en t rem arqué p o u r la\nfinesse des ém otions, la concision et la p u re té d u style.\n                                             ***\n      V oici le som m aire que nous d o n n e le num éro de ju in de E n A rt :\nMargot Jolie, C harles D u lait ; Le Jardin, L iév in L o ts ; A Merilaine, C éla­\ndo n , C rysis ; L'âme provençale (suite), P ie rre B roodcoorens ; R evue du\nm ois, L e ttre de P a ris , revues, th éâtres, ex positions, etc.\n                                             ***\n      L ’éd itio n artistiq u e Paris-Liége, ré u n issan t les m atériaux d ’une vaste\nAnthologie belge des Écrivains d’expressions françaises fait appel à la collabora­\ntion de to u s les écrivains belges — P riè re d ’envoyer les m anuscrits à\nM . L é o n W a u th y , d irecteu r, 35, rue de V isé, à L iége, en se conform ant\naux cond itio n s su ivantes : P oèm es, 150 vers au plus ; p rose, 10 pages de\ntexte, 12 X 18 au p lu s, jo in d re notes b io g rap h iq u es (localité et date de\nnaissan ce) et b ib lio g rap h iq u es (liste des ouvrages p aru s et collaborations\naux revues littéraires), accom pagnées d 'u n e p h o to g rap h ie ou d ’u n cliché.\nIl n e sera plus reçu de m anuscrits passé le 3 1 ju ille t 1904.\n                                             ***\n     Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu'ilsfo n t ! — O ctave M irbeau vient\nde se voir refuser p a r l’A cadém ie française le prix an n u el de littératu re\ndram atiq u e p o u r sa su p erb e pièce : Les affaires sont les affaires. Com m e il n ’y\navait au c u n c ro û ta rd p arm i les co n c u rre n ts, le p rix n ’a pas été décerné.\n                                             ***\n       Mme S ylviane v ien t de créer u n e n ouvelle revue bim ensuelle qui, au\nb u t artistiq u e, jo in t u n b u t p h ila n th ro p iq u e des plus louables : l’am éliora­\ntio n d u sort des p etits in d ig en ts. — R éd actio n -ad m in istratio n : 127, rue\nF ra n c k lin , B ruxelles. — A b onnem ent : 5 fr. l’an ; le n°, fr. 0.10.\n      T o u s nos vœ ux.\n                                            ***\n     Une nouvelle Revue : Mon Recueil, qui s’occupe p rin cip alem en t de\nchoses th éâtrales, p u b lie com édies, d ram es, vaudevilles, m onologues, etc.,\nainsi que des renseignem ents p o u v an t être utiles à ceux qui o n t une pièce\nà faire jo u e r. A dm in istratio n et réd actio n : 28, ru e V an H asselt.\n"}, {"page_pdf": 251, "texte": "                                                    —      244         —\n\n\n\n\n        D ir e c t e u r : M . F r a n z C o p p in . A b o n n e m e n t, 5 fra n c s l ’a n , le n u m é r o ,\n0 ,5 0 c e n tim e s .\n        T o u s nos vœ ux !\n                                                              *\n                                                          *        *\n        Le sieur Remy,                  que nos         le c te u rs       c o n n a is s e n t d é jà ,    nous       ré v è le\na u jo u r d ’h u i u n a u tre c ô té a m u s a n t de s o n e s p rit. D a n s u n n o u v e l a r t ic le ,\nq u i e n fo n c e en é n o rm ité          le p ré c é d e n t, ce m o n s ie u r n o u s r é p o n d                  s o u r­\nn o is e m e n t :\n\n        « J e n e m e p e r m e ttra i p a s de q u a lif ie r d ’a p p r e n tis jo u r n a listes\nje u n e s ge ns q u i s’ e s c rim e n t a ve c t a n t d e c o n v ic t io n d a n s le s p e tite s re v u e s\nm e n s u e lle s . J e n e m e le p e r m e ttr a i p o in t, d ’a b o rd , p a rc e q u e ces je u n e s\ng e n s n ’o n t p a s le d é s ir d e r e c e v o ir de s le ç o n s , m a is d ’e n d o n n e r à le u rs\nd e v a n c ie rs (ça c'est pour nous!) e t e n s u ite p a rc e q u ’ils a ffic h e n t p o u r la p re sse\nd e g r a n d fo r m a t u n m é p ris s o u v e ra in . »\n\n       D ’a b o rd c e tte d e rn iè r e a f f ir m a tio n est fa u sse , e n s u ite n o u s n e p e rm e t­\nto n s p a s à des g e n s de votre espèce de n o u s d o n n e r des le ç o n s ; n o u s p o s ­\nséd on s des m a ître s a u tre m e n t g ra n d s q u e v o u s , c h e r m o n s ie u r, e t q u e n o u s\nv é n é ro n s   et      a c c la m o n s   de   to u te          l ’e x h u b é ra n c e   de     n o tre       je u n e s s e .\nQ u a n t à n o u s , n o tre s e u l vœ u est de n ’ê tre ja m a is u n M o n s ie u r R e m y , c a r\nce s o n t v o u s e t vos s e m b la b le s q u i g â te z le jo u r n a lis m e . V o u s n ’êtes pas\njo u r n a lis te d ’a ille u r s . A h ! ja m a is , ja m a is , p é d ic u r e o u i! A h !                m on pauv'\nv ie u x !\n                                                         * * *\n       Le Jeune Effort, c o n s id é r a n t q u e tr o p de B e lg e s ig n o r e n t n o tre l i t t é ­\nr a tu r e n a tio n a le , se p ro p o s e l a c o m p o s itio n d u Guide biographique belge o ù sera\nm e n tio n n é a v e c le n o m , la d a te e t le lie u d e n a is s a n c e d e n o s é c riv a in s ,\nla n o m e n c la tu r e c o m p lè te d e le u rs œ u vre s, p a r o rd re de p a r u t io n .\n\n                                                           ** *\n       V a p a ra ître trè s p r o c h a in e m e n t,         Missel Païen, de n o tre c o lla b o r a tr ic e ,\nM me L is e d e B e llin g lis e .\n       Ce liv r e se ra illu s t r é p a r le b e l a r tis te q u ’e st F e r d in a n d K n o p f . C ’est\nassez d ir e p o u r le succè s d e ce liv r e , t a n t a u p o in t de v u e litt é r a ir e q u ’a r ­\ntis tiq u e .\n                                                              ***\n       Viennent de p araître : Le Double Jardin , de M a u r ic e                                          M a e te r lin c k ;\nSouvenir des Vertes Saisons, d ’A n d r é T h e u r ie t ; Les Clartés humaines, de F e r ­\nn a n d G re g h ; Fards et Poisons, de J e a n L o r r a in ; Le Troupeau de Clarisse, de\nP aul Adam .\n                                                           ***\n       Accusé de réception. — Le Branle, p a r H e lè n e C a n iv e t.\n"}], "calendrier": {"precision": "mois", "ordre_dans_volume": 13, "mois_verifie": true, "numero_verifie": true, "mois_reconstitue": false, "numero_reconstitue": false, "date_tri": "1904-07", "signet_source": "Deuxième année - N°14 - Juillet 1904", "preuve": "Date et numéro lus sur la couverture, PDF 236", "methode_reconstitution": "Date et numéro du signet de l’ULB, contrôlés sur la couverture de la livraison quand elle est conservée."}}