{"numero_id": "ulb-jeune-effort-1904-12-n19", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "articles": [{"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-12-n19-001", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Couverture", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "JEUNE EFFORT Marcher franc dans la vie", "ancre_fin": "dire ce qu’on pense.", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Sommaire :", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 316, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 9, "fin_caractere_exclue": 131, "texte": "JEUNE\n          EFFORT\n     Marcher franc dans la vie.\n  e t dire ce qu’on pense.\n\n\n\n\n                                    "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-12-n19-002", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Sommaire", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Sommaire : L a v e n g e a n c e d 'U g è n e", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 316, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 131, "fin_caractere_exclue": 1332, "texte": "Sommaire :\n\nL a v e n g e a n c e d 'U g è n e .                                      . M . d e s O m bia u x .\nP r in c e s s e de L a n l a i r e ........................... ' M a r c e l A n g e n o t\nL e s T r o is A u b e r g e s ........................................... F r a n z I I e l l e n s .\nE x p o s it io n : Le Sillon . . .                        . .           .    M. A.\n                               N otre première séance.                      .    .                   —\n\nL iv r e s :\n    T ra ité de l'Occident ( A . M i t h o u a h d ) . . .                              Ed. N ed.\n    Contes de Sam bre et Meuse ( M . DES O MBIAUX).                                     F.     B OR DI ER .\n    A Travers le V itr a il ( F . - C H . M ORIS SE AUX).                               M A RCEL A NG ENOT\n\nP la t e C a s e ..................................................................Jeune E ffort.\nN o u v e l l e s ......................................................................... Jeune E ffort.\n\n\n\n\n                           Le n u m é r o : 2 0 cent.\n\n  D e u x iè m e            A n n ée.           N° 19.                            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P   u l in g s   —    J.   B o c k —     L.    d e   C asem broot\n\n                                   F.    B   o r d ie r\n\n\n\n\nR édaction et adm in istra tio n :\n                           5 , R u e    du    C o u v e n t,   I x e lle s - B r u x e lle s .\n\n\n   Pour la Critique d ’art et les Théâtres, adresser les\ncommunications rue Goffart, 10.\n\n\n\n     T oute souscription d ’au moins 2 francs pour la Belgique,\n3 francs pour l’étranger, donne droit à un service de douze\nnuméros.\n\n\n     Il sera rendu compte de tout ouvrage littéraire ou\nartistique que nous recevrons.\n     Les manuscrits non insérés ne sont pas rendus.\n     Nous autorisons la reproduction de nos articles sous la\ncondition expresse d’en indiquer la source et le nom de\nl’auteur.\n\n\n     L a Revue, laissant la plus grande liberté à ses collabora­\nteurs, ne prend pas la responsabilité des articles qu’elle insère.\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-12-n19-004", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 311, "page_fin": 316, "titre_corps": "La vengeance d’Ugène", "titre_sommaire": "La vengeance d’Ugène", "rubrique": "", "signature_source": "Maurice des Ombiaux.", "ancre_debut": "LA VENGEANCE D’UGÈNE es paroisses de Baucell", "ancre_fin": "M aurice des O m biaux.", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "princesse fce Xanlaîre.", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 318, "page_imprimee": 311, "debut_caractere": 15, "fin_caractere_exclue": 1596, "texte": "LA VENGEANCE D’UGÈNE\n\n\n\n     es  paroisses de Baucelles et de Villers n’étaient pas en\n L     guerre ; aux ducasses les Baucellois et les Villersiens\n      ne cherchaient pas à se colleter ; on ne se haïssait point mais\n on se jalousait ; les rivalités entre les deux bourgades écla­\n taient à tout propos.\n      Pour ceux de Baucelles, rien ne valait que ce qui était\n de Baucelles, de même pour Villers. Mais à la grande joie\ndes Baucellois, au dépit des Villersiens, Baucelles avait sur\nVillers une supériorité incontestable, c’était son curé.\n      Quand un Baucellois rencontrait un Villersien la dis­\ncussion s’élevait.\n      — Est-ce on curé qu’ vos avo à Villers. Il est sec comme\none perche à mougne tôt et si on li tapait one pougnie di\npois à 1’ frimousse, i s’ i d ’ meureraient tortos. A la bonne\nheure li nosse, il est bia, il est cra, il est lugeant, on pou dire\nqui c’est on homme.\n      Les Villersiens n’avaient rien à répondre et se rongaient\nde dépit. L eur curé n’était en effet pas beau : petit, maigri­\nchon, avec un visage troué par la petite vérole. T andis que\ncelui de Baucelles était gras comme un cochon de Noël.\nSes joues rouges luisaient et ses trois mentons faisaient sur\nson rabat une imposante cascade. Sa bedaine avait la\nmajesté d’une tonne, un sourire de contentement perpétuel\nfleurissait ses lèvres.\n     — Li nosse, disaient ceux de Baucelles, ni s’accrache\nnin à letchi des fouilles. Nos 1’ sognons bin nosse curé !\n     Les Villersiens, humiliés, avaient beau porter au leur du\nlard, du jambon, des lapins, des chapons et des lièvres, des\n"}, {"page_pdf": 319, "page_imprimee": 312, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2252, "texte": "                            — 3 1 2 —\n\n\nvautes, des crêpes, des gauffres et des galettes pour lui faire\nprendre quelqu’embonpoint, il restait d’une maigreur déses­\npérante, « ça ne profitait pas ». Ce qu’ils enrageaient !\n     Les Baucellois, tout à leur enthousiasme, ne pensaient\npas qu’une supériorité si vaine put leur échapper un jour, ils\nse plaisaient trop à ravaler les gens de Villers. Aussi furent-ils\nbien déconfits quand leur curé fut appelé par l’évêque à faire\nla gloire d’une autre bourgade.\n      Mais leur mine s'allongea bien davantage quand ils\nvirent par qui était remplacé celui dont ils tiraient tant de\nvanité. Ce fut une consternation générale lorsque le nouveau\ncuré se présenta à ses ouailles. Si celui de Villers n’était pas\nbeau, c’était encore un adonis en comparaison de l’arrivant.\nUn tel délabrement chez un prêtre était sans exemple dans\nle pays. Une mauvaise perruque brunâtre couvrait son crâne,\nnon sans laisser passer les quelques cheveux qui restaient,\nd ’une oreille à l’autre, du côté de la nuque. Ces cheveux,\nblancs à la racine, devenaient vers le bout d ’un roux sale, de\nsorte que le pasteur offrait un chef tricolore aux regards\nétonnés de ses administrés. Son teint était terreux, ses yeux\nfatigués et chassieux. Sa soutane, graisseuse sur un corps\ncontrefait, avait l’air d ’une loque informe. E t pour comble de\ndisgrâce, le malheureux, à la suite d’on ne savait quel\naccident, était affublé d’une jam be de caoutchouc.\n      Ceux de Villers triomphaient.\n     — Les Baucellois pouvaient bin fai d ’ leu gueule. Leu\nnouvia curé c’ n’est ni on homme ça. Il a one perruque et one\nd ’jam be de caoutchouc. Si 1’ noss n’est n’in bia, sti ci est laid\nà fait sauver les sauverdiats. On 1’ mettra din les cortils\npour warder les cerèges.\n      Malgré cela les Baucellois s’accomodèrent vite de leur\nabbé. Sa bonté fit oublier sa laideur. C’était un saint. Tous\nses revenus passaient en aumônes et en bonnes œuvres. Pour\nlui-même il ne gardait rien. Si sa servante n’avait point\nprélevé d’autorité ce qui était nécessaire au ménage, on aurait\nsouvent, à la cure, dîné de vieilles croûtes. Il ne buvait\nque de l’eau. Les quelques bouteilles de vin dont se\ncomposait sa cave, il les gardait pour ses confrères des\n"}, {"page_pdf": 320, "page_imprimee": 313, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2177, "texte": "                           —   3 1 3 —\n\n\nenvirons. E t sans doute ceux-ci s’en méfiaient-ils, car après\nl’avoir goûté une fois s’étaient bien gardés de recommencer.\n      Il jouissait d ’un grand renom de piété. Cela consolait un\npeu les Baucellois qui devaient en voir bien d ’autres. Le curé,\nen allant chercher un mort dans un hameau, avait fait un faux\npas et était tombé. Dans la chute, l’articulation de la jam be\nde caoutchouc s’était brisée; il avait dû monter sur le char\npour revenir jusque l’église ; on l’avait vu, proférant ses\noremus, à cheval sur les planches de sapin qui enfermaient\nle machabée.\n      T o u t Baucelles avait été désolé de ce manque de prestige,\nexploité aussitôt par les Villersiens. Mais le pire, c’est que le\nprêtre, qui se faisait scrupule de dépenser quelqu’argent pour\nlui-même, alors que sa paroisse comptait tan t de malheureux\nà secourir, trouvant que la réparation de la jam be de caout ­\n           chouc coûterait trop cher, se contenta tout bonnement d ’une\njam be de bois !\n      — On n’a jamais intindu parler d’in curé avé one\nd’jam be de bo, il faut d ’aller à Baucelles pour voir ça.\n      Les Villersiens se vengaient. Débarassés m aintenant de\nleur curé maigrichon, ils en possédaient un, robuste comme\nun garçon brasseur.\n      — A Baucelles, ils n ’ont qu’on curé postiche ! disaient-\nils chaque fois qu’un Baucellois se trouvait en leur présence.\n      Mais les Baucellois semblaient faire fi m aintenant de la\ncorpulence et des charmes physiques d ’un pasteur.\n      — C’n’est ni à l’carcasse qui faut weti, répondaient-ils à\nleurs antogonistes, c’est à l’âme, et noss curé n'a ni s’pareil\ndin tout l’diocèse. L ’évêque l’a co dit l’aute d’jou au mayeur\nqu’asté avou Mossieu l’baron.\n      — Vos n’digie nin ça du temps d ’vo n’aute curé.\n      Mais le saint homme, par son zèle apostolique et sa\ncharité eut désarmé des rancunes plus terribles que celles\ndes Villersiens.\n      Les infortunes de son corps ne l’avaient pas empêché\nd ’acquérir une grande autorité sur ses paroissiens. E t pour­\ntan t ce n'était point par la condescendance qu’il avait conquis\nleurs sympathies. Non, il ne leur ménageait pas la vérité,\n"}, {"page_pdf": 321, "page_imprimee": 314, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2140, "texte": "                             — 314 —\n\naux riches et aux pauvres sans distinction. Un dimanche,\ncomme on sonnait à messe pour la seconde fois, il avait vu le\ncensier d ’al copette qui, tout en se délestant d’un trop plein de\nboissons, à la porte de l’estaminet de la place, criait déjà à la\ncabaretière de remplir sa pinte.\n      Ce jour là, il comptait précisément entretenir ses\nparoissiens d ’un sujet qui leur était familier : l’intempérance.\nAussi, quand il fut monté en chaire, entreprit-il son sermon\nsans grand préambule et surtout sans les clichés qui font\nd’ordinaire l’ennui des homélies dominicales. T a m b o u r battant,\nil attaqua le vice dans un langage populaire et imagé.\n      Puis il s’offrit comme exemple.\n      — Moi, s’écria-t-il, je n ’bois qu’de l’eau. Je ne vous\ndemande pas de faire autant que votre curé, ce serait trop\nexiger de vous, mais faites un pas vers moi et tout ira bien,\nvous m’épargnerez ce que j ’ai vu tout à l’heure ! Ce que j’ai\nvu ? J ’ai vu à l’huche de chez Cadie on homme qui tout en\nlachant les écluses recommandait déjà une pinte. I n’aurait\nni su attende d ’awé fini s’commission, télemint qu’il asté\npressé d’boère. E t c'n’homme là, c’est né in t ’chinisse, c’est\nonque des premiers cinsies du villatche, poun ’ n’in dire el\npus gros, et il est ici pas d ’so, dit-il en désignant son homme\nau bas de la chaire de vérité. E t c’qui nia co d ’ pu pire c’est\nqu’on avait sonné l’deuxième coup à messe.\n      Une voix s’éleva :\n      — Non fait ça Mossieu l’Curé on n’avait né co sonné\nl’deuxième coup.\n      — Taijo vo, Ugène, vo n’avo rin à dire véci. L ’deuxième\ncoup aste sonné et vos n’avi né co fini de widi sque vos avi\nbu qu’vos d’mandi à Cadie d ’remplir vosse chope. Elle est là\npou l’dire. Mais non, elle n’est nin là, c’est vrai, elle est v’nue\nà basse messe.\n      Mes chers paroissiens conduisez-vous bien à l’avenir et\nn’buvez plus autant, c’est l’bonheur que je vous souhaite.\nAinsi soit-il.\n      Il regagna le chœur et la messe s’acheva dans l ’émotion\nde cet incident. Tous les regards se portaient vers le censier\nqui était dans un grand embarras. Cette apostrophe avait\n"}, {"page_pdf": 322, "page_imprimee": 315, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1916, "texte": "                            —3 1 5 —\n\n\n d ’autant plus d’importance que celui qui venait d ’en être\n l’objet était président du conseil de fabrique !\n       Ugène, ne voulant pas rester sous le coup d’une telle\n accusation, attendit que l'église se fut vidée pour parler\n au curé.\n      S ur la place on était anxieux.\n      — L ’cinsi qui rattend l’curé pou li parler.\n       Cela fit le tour du village en un instant. De tous les\ncabarets on observa la porte.\n       Mais le prêtre était sorti avec Ugène par la sacristie et\navait gagné la cure.\n      — Mossieu l’Curé, disait le fermier, j ’nai pas voulu\nrépliquer pindant messe, mais j’tiens à vous dire qu’on avait\nné co sonné l’deuxième coup.\n      — Dites tout d’un coup, Ugène, qui voss curé a minti.\n      — Si vo l’purdo comme ça, Mossieu l’Curé, ji n’dis\npu rin.\n       — D ’j ’lé bé intindu, d ’ji n’su nin sourd.\n      — Si vos l’avo oïu, Mossieu l’Curé, c’est bon comme ça,\nmais y m’chenait pourtant qu’on n’avait né sonné. N ’in\nparlons pu.\n      — A la bonne heure.\n      — Mais pou m’prouver qu’vos n’asté pu mouais après mi,\nMossieu l’curé, vos m’fro l’plaigi di vnu c’t après-midi\nà nosse maugeon po consolé l’cinsière et boère one boteille\ndi bourgogne.\n      Le curé, content de voir qu’Ugène, malgré son impor­\ntance, s’était incliné de bonne grâce devant l'autorité\npastorale, ne voulut pas aggraver par un refus l'admonestation\ndu matin. Contrairement à ses habitudes, il accepta. Il vou­\nlait montrer que, s’il savait sévir, il savait aussi pardonner.\n      Il alla à la ferme après les vêpres.\n      Mais quel ne fut pas l’étonnement du village quand on\nvit passer quelques heures plus tard, soutenu par le fermier,\nle curé qui titubait sur sa jambe de bois !\n      Ugène l’avait fait boire plus que de raison et jouissait\nintérieurement du plaisir de montrer à toute la paroisse, ce\nque valent les discours sur la tempérance. Nul ne sait,\n"}, {"page_pdf": 323, "page_imprimee": 316, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 847, "texte": "                                —3 1 6 —\n\n\npensait-il malicieusement, en m aintenant d ’un bras ferme son\ncompagnon chancelant, ce qu’on sera l’après-midi, même\nquand on a pris le matin les meilleures résolutions du monde.\n       E t a toutes les fenêtres, sur tous les seuils, les paysans\nébahis regardaient Ugène reconduisant le curé ébriet.\n       Ceux de Villers ayant appris la vengeance d ’Ugène\ncrurent triompher.\n   — Voss curé qu’est si saint, dirent-ils, il attrape bé s’pitite\nchique tout de même à l’occasion,\n      — In saint qui n’boireu nin, répondirent les Baucellois\nq u ’on ne prenait jamais au dépourvu, mais malheureux ! in\nsaint qui n’aurait jam ais ieu s’pitite chique, l’bon Dieu\nn' d’aurait né dandgi au Paradis et il aurait raison.\n                                       M aurice   des   O m biaux.\n\n\n\n\n                   "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-12-n19-005", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 316, "page_fin": 318, "titre_corps": "Princesse de Lanlaire", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Marcel Angenot.", "ancre_debut": "princesse fce Xanlaîre. Quand tu vas par le Monde", "ancre_fin": "M arcel A ngenot . 1904.", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Les T rois Huberges. Trois auberges sur le chemin.", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 323, "page_imprimee": 316, "debut_caractere": 847, "fin_caractere_exclue": 1553, "texte": "princesse fce Xanlaîre.\n\n\n          Quand tu vas par le Monde et qu'enfin tu violes,\n          D'une adorable cabriole,\n          Les platitudes qu'on L u i doit :\n          T u t'arrêtes soudain et te mordant le doigt\n          T u me regardes et t'imagines\n          Que je pourrais aussi m'en formaliser moi.\n\n          E t tu promets, et tu me jures\n          Que tu vas changer tes allures,\n          E t dès lors rester sage et coite\n          Comme un pupazzo dans sa boite.\n\n          E t tu te forces et tu te guindés\n          E t tu te fais petite dinde,\n          Avec des sourires aimables,\n          Pour échapper décidément\n          A tous les regards innommables\n          De ces déments.\n"}, {"page_pdf": 324, "page_imprimee": 317, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1361, "texte": "                      — 3   1   7\n\n\nE t tout de toi se banalise et se confond,\nE t tu fais maintenant comme les autres fout.\n\n0 ! petite, ô ! divine, ô ! chère incorrigible,\nReste encore s’il est possible\nDécidément, divinement et simplement,\nL a formidable et minuscule cible\nDe ces déments.\n\nPrincesse de Lanlaire,\nFlûte au nez de ce monde\nSur un rythme insolent ta chanson vagabonde;\nVa, ne ménage rien qui leur puisse déplaire,\nArbore ton mépris et fais comme tu fais,\nSi tu consens encore à faire\nComme tu sais...\nQuand tu me plais.\n\n Vois-tu, le Monde est si petit,\nE t trop grande était notre joie,\nEnfant, pour qu'il y consentit.\n\nQue nous importe s’i l n’aboie\nQu’à la lune, à nous et au reste;\nMon bonheur est Son ennemi\nE t le débraillé de ton geste\nEst une pâture indigeste\nQ u 'Il ne digère qu’à demi.\n\nMais laissons faire encore, il faut aimer la haine,\nJ ’aime sentir ainsi, quand joyeux nous allons,\nQu’une meute d'envie sur nos talons\nSe traîne,\n\nJ ’aime te voir aller par les foules laïques,\nSouple élégante et fière ainsi qu’un jeune érable,\nPortant pieusement, ta belle âme adorable,\nComme un saint viatique.\n\nReste comme tu es, c’est ainsi que je t’aime,\nTu ne peux rien gagner à n'être pas toi-méme.\n\nPrincesse de Lanlaire,\nFlûte au nez de ce monde\nSur un rythme insolent ta chanson vagabonde;\nVa, ne ménage rien qui leur puisse déplaire,\n"}, {"page_pdf": 325, "page_imprimee": 318, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 714, "texte": "                    —   318   —\n\n\nArbore ton mépris et fais comme tu fa is\nS i tu consens toujours à faire\nComme tu sais...\nQuand tu me plais.\n\nTon âme comme Achille a trempé dans le Styx,\nMais mieux que lui totalement invulnérable,\nDure et fine comme l’onyx,\nElle ignore l'ennui d ’une plaie incurable.\n\nPuis enfin, quand la Haine, au sourire narquois,\nPour te punir des préjugés que tu talonnes,\nChoisit dans l'horrible carquois\nUn trait que sa bave empoisonne,\nLaisse la faire encore et même lui pardonne,\nCar la flèche ricoche et ne sait où te prendre,\nTu n’as pas comme Achille un talon aussi tendre.\n\n                              M arcel A ngenot .\n                                       1904.\n\n\n\n\n         "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-12-n19-006", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 318, "page_fin": 319, "titre_corps": "Les Trois Auberges", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Franz Hellens.", "ancre_debut": "Les T rois Huberges. Trois auberges sur le chemin.", "ancre_fin": "F ranz H e l l e n s.", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "EXPOSITION L E S I L L O N (X I e S alon)", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 325, "page_imprimee": 318, "debut_caractere": 714, "fin_caractere_exclue": 1439, "texte": "Les T rois Huberges.\n     Trois auberges sur le chemin.\n     L a route est maussade et sans fins,\n     E t pas de fleurs ni d'ombre fraîche;\n     Le soleil est pesant, mes pas\n     Comptent les germes du trépas\n     S ur le chemin qui se dessèche.\n\n     L a première, — un rêve trop court —\n     Porte jusqu’au ciel une tour ;\n     Des palombes aux ailes vierges\n     Comme les âmes des élus\n     Y fo n t des nids pour les Jésus :\n     Leurs yeux ont des reflets de cierges...\n     Dans la deuxième, il est un puits\n     Où pleure une dîne jours et nuits.\n     Des corbeaux noirs, des hyènes grises\n     Repus de sang clignent de l'œil;\n     Les cierges bruns clouent des cercueils\n     E t l'on entend des chants d'église.\n"}, {"page_pdf": 326, "page_imprimee": 319, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1081, "texte": "                                                                 —         3 1 9 —\n\n\n                                  J 'a i peur de la troisième — Peur ! —\n                                  Quelle est cette clarté, mon cœur?\n                                  Toi qui tantôt maudis la vie,\n                                  Vois ces cierges blancs aux yeux d'or,\n                                  Demande leur de vivre encor\n                                  Puisque leurs yeux te font envie...\n\n                                  Peur ! — Dans l'autre chambre il fa it soir,\n                                  Comme un charnier lugubre et noir.\n                                  Les cierges sont des yeux de fauves.\n                                  J 'a i peur du feu des cierges roux,\n                                  J 'a i peur du vide atroce et doux...\n\n                                  O Dieu ! que ta clarté nous sauve !\n\n                                                                                  F ranz H e l l e n s.\n\n\n\n\n                                          "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-12-n19-007", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 319, "page_fin": 320, "titre_corps": "Exposition", "titre_sommaire": "Exposition : Le Sillon ; Notre première séance", "rubrique": "", "signature_source": "M. 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C ’e s t à v o l d ’o is e a u o u d e c r itiq u e q u e j ’e x a m i­\nn e r a i c e tte fo is la c o n s is ta n te e x p o s itio n d u S illo n , q u i n e la iss e p a s                                      que de            su r­\np re n d re u n p e u p o u r            s o n é v id e n te      e t b r u s q u e te n d a n c e à                  l’é c la ir c is s e m e n t,       si je\np u is d ir e , d e s a p a le tte . L e s to n s c h a n te n t p lu s c la ir s , le s d iv e rs ta le n ts se p a r t i ­\nc u la r is e n t e t se d é g a g e n t p o u r a r r iv e r p a r fo is m ê m e à la p e r s o n n a lité .\n       U n e ch ose           r e s te d é p lo r a b le p o u r ta n t,          à c ô té         de       l ’h a b ile té       c o n s c ie n c ie u s e     de\nc e r ta in s a rtis te s ,     c o m b ie n   a rb o re n t sa n s            s c r u p u le       u n e h a b ile té            c o m m e rc ia le a v e c\nla q u e lle l ’A r t n ’a e t n e p e u t a v o ir q u e d e v a g u e s r a p p o r ts .\n      J ’a i p r o m is d e         ne     c ite r     p e rs o n n e ,      et        si     je    le      r e g re tte      pour        q u e lq u e s -u n s ,\na u x q u e ls o n p e n s e à p e in e , e t q u i m é r ite r a ie n t                       si b ie n d ’ê tr e s a u v é s d e la d é p lo ­\nr a b le e n g e a n c e o u        agence,       je     m ’e n fé lic ite                  pour    q u e lq u e s a u tr e s , s u r le c o m p te\nd e s q u e ls il v a u t m ie u x se ta ir e .                                                                                                M . A.\n\n\n\n                                      NOTRE                P R E M IÈ R E                          SÉA N CE\n\n      C ercle d ’A r t : T r è s r é u s s ie (v o ir n o tr e d ev ise) la s o iré e d u m a r d i 29, à la\nS a lle G a v e a u . A u p r o g ra m m e , u n e jo lie c o n f é r e n c e d e M . F r i t z V a n                                       der      L in d e n\ns u r C h . V a n L e rb e r g h e , s u iv ie            d ’u n e        p a r ti e        m u s ic a le      c o n s a c ré e      aux       œ u v re s d e\nM. F . B e a u c k . Mlle C h o l e t , la g r a c ie u s e v io lo n iste , p r ê t a i t s o n ta le n tu e u x c o n c o u rs ,\n"}, {"page_pdf": 327, "page_imprimee": 320, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2171, "texte": "                                                                     — 320 —\n\n le f rè r e d u c o m p o s ite u r , M . A . B eauck , (té n o r a u th é â tr e fla m a n d d A n v e r s ) a te n u\n a v e c u n e b e lle c o n s c ie n c e la p a r ti e , trè s a r d u e d u c h a n t. I l y a v a it a u p r o g ra m m e\n e n tr e a u tr e s c h o s e s, le c h o r a l d u 1er a c te d u P etit homme de Dieu d e Ca m ille L emon ­\n n ie r . L e         m a îtr e     nous       a       f a it l'h o n n e u r          d ’a s s is te r     à    n o tr e s o iré e ,          à      la q u e lle o n\n e x é c u ta it     a u s si     K ling -K lang          (la    chanson                   d e la fau lx ), e x tr a ite d e s o n ro m a n : Le\n Vent        dans      les      M oulins. C e tte           œ u v re         e n le v é e ,         m a g is tra le m e n t,          par          M lle         C h o let,\nM M . A.            B eauck et          F.      B eauck           a é té          r e d e m a n d é e p a r M . L e m o n n ie r                            au     g ran d\nc o n te n te m e n t d e s        a u d ite u r s .     La      s a lle é t a it a r c h i-c o m b le               et     le        p u b lic             é lé g a n t e t\nc h o is i. N o u s re g re tto n s d e n e p o u v o ir (d a n s                              le    feu d e ce p e t i t a r tic le , é c r it s u r\nu n g e n o u g r e lo tta n t à la s o rtie                    de   n o tr e sé a n c e ), n o u s                a p e s a n tir s u r le t a le n t d u\nh é ro s d e la fête M . F . B e a u c k , d o n t le je u , l ’in s p ir a tio n e t l'o r ig in a lité o n t s é d u it u n\np u b lic d ’a ille u r s fo rt in te llig e n t q u i a f a it à l'a r tis te u n e v é r ita b le o v a tio n .\n          C eci d i r a m ie u x         que       d e s m o ts,       c e q u e n o u s a u s si, n o u s p e n s o n s tr è s s in c è r e ­\nm ent de M . F . B eauck.                                                                                                                               M. A.\n\n\n\n\n                                                          "}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-12-n19-008", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 320, "page_fin": 321, "titre_corps": "Livres", "titre_sommaire": "Livres", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "LIVRES T r a it é de l ’O ccid en t, p a r", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 327, "page_imprimee": 320, "debut_caractere": 2171, "fin_caractere_exclue": 5963, "texte": "LIVRES\n\nT r a it é de l ’O ccid en t, p a r A drien M ith o ua rd . — P a r is , P e r r i n e t C ie, 1 v o lu m e ,\n        P r i x : fr. 3.5o.\n        T o u t le      m o n d e c o n n a it l'a d m ir a b le                 p o è te d e s           Frères     marcheurs                et        du        Pauvre\nPêcheur e t so n             a d m ir a b le r e v u e l 'Occident, d a n s le q u e l il s'effo rce d e r e c h e r c h e r , d e\nd é v o ile r le v é r ita b le se n s d e la te r r e o c c id e n ta le , la s ig n if ic a tio n e s th é tiq u e d e ses\np la in e s e t d e ses m o n ta g n e s ; d e se s c lo c h e r s e t d e ses to m b e a u x .\n        M . A . M ith o u a r d a r é u n i d a n s                   ce         liv re        T ra ité         de l'Occident           to u te         une           s é rie\nd 'a r tic le s d ’o ù se d ég a g e u n e in té r e s s a n te d o c tr in e d 'a r t.                            S’a p p a r e n t a n t            aux          T a in e\ne t a u x B a r r é s , M . M ith o u a r d p u is e                   au             so l, lu i-m ê m e ,         la     v e r tu      qui          donne              une\nv a le u r a u x h o m m e s e t a u x c h o s e s, la v e r tu q u i h a r m o n is a                                    to u s       le s        a r ts        de     nos\np a y s , p o u r e n fo rm e r l’u n ité o c c id e n ta le ,                        p u is s a n te e t v a rié e .\n        C e liv re e s t à lire , à r e lire , e t à m é d ite r .                                                         G aston P u lin g s .\n                                                                                 j*                   '\n                                                                             *         *\nC on tes d e S a m b r e e t M e u se , p a r M a u ric e                                      des        O mbiaux .\n        A p rè s M ihien d'Avéne, c e b e a u c o n te , e n v o ic i to u t u n r e c e u il. M . d e s O m b ia u x\nré a lis e le ty p e d u p a r f a it c o n te u r .                 I l p r e n d p la is ir à ses                     r é c its ,     il         en        est        to u t\nim p ré g n é , il les v it e t d a n s c h a c u n d ’e u x n o u s tro u v o n s la                                      m a r q u e d e so n                       o rig i­\nn a lité . I l s e m b le y c r o ire lu i-m ê m e , to u t co m m e les c o n te u r s d e s v e illé e s . C 'e s t a v e c\nu n e g r a v ité n a ïv e q u e , d a n s le s Abeilles de Meuse                                     il n o u s affirm e l ’a u th e n tic ité d e s\np lu s e x tr a o r d in a ir e s lé g e n d e s . C 'e st a v e c u n e e x q u is e d é lic a te s s e q u ’il n o u s r a c o n te\nc e tte     d é lic ie u s e h is to ir e l'Horloger. S o n im a g in a tio n s ’y a t t a r d e a u x m o in d re s d é ta ils ,\ne lle      p é tille , e lle s 'y       d é p e n s e fo lle m e n t.             Le          Berger des étoiles               est       m é la n c o liq u e e t\ns o n g e u r.     N o u s y re tro u v o n s M ih ie n d 'A v é n e q u i, r e fu g ié d a n s la                                      m o n ta g n e ,              v ie n t\nle s o ir é c o u te r          u n v ie u x b e r g e r , q u i lu i e x p liq u e les lé g e n d e s d e s é to ile s.\n        L es       r é jo u is s a n ts é p is o d e s A z o r et le Bugle,                     le s Sorcières des               T rieu x            e t a u s si          le\nCharmeur, c e d e r n ie r ,              iv ro g n e      in v é té r é ,        m a is        d 'u n      si    bon      cœ u r,            v ie n n e n t           f a ire\nd iv e rs io n e t n o u s b ie n a m u s e r.\n"}, {"page_pdf": 328, "page_imprimee": 321, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 6223, "texte": "                                                                              — 3 2 1 —\n\n\n       P lu s lo in           l'a u te u r       s ’a p ito y e s u r le s o r t m a lh e u r e u x d e l a                          Vieille aux M yosotis,\nque         l'in g r a titu d e       de         se s     p e tits - e n f a n ts           p o u sse        au      d é s e s p o ir,     au       s u ic id e .      Et\nM.          des     O m b ia u x        te r m in e p a r             u n e r ê v e r ie            p o é tiq u e si p u is s a m m e n t             : re n d u e :\nl'Emotideur. C e t                h o m m e s e m b le p r é p a r e r                 la      v e n u e d e r e n o u v e a u , il f a it la to ile tte\nd e s a r b r e s e t le so le il v e n u , il sig n a le                           so n a r r iv é e a u x b ê te s e t                  aux g en s         «      q u i,\ns a is is      d ’u n     fris so n        r e lig ie u x ,        vont        au     so m m e t             des    m o n ts ,      c o n te m p le r      la       fa c e\nd u so le il. »                                                                                                                F k r n a n d B o r d ie r .\n\n                                                                                    ***\nA T r a v e r s le V it r a il, p a r F .- C h .                              M o r is s e a u x .\n\n\n                                           M o n c h e r M o riss e a u x ,\n\n       V o u s, q u i d a n s la p r é fa c e d e                           ce liv re ,          p r é v e n e z si c h a r ita b le m e n t le le c te u r ,\nq u e v o u s q u a lifie re z à'Indulgents                            le s      b ra v e s      q u i d ir o n t : Evidem m ent ceci n'est pas\ntrés f o r t ; seulement, il fa u t excuser                           la jeunesse, ne                  pas la          décourager maladroitement, lui\ndonner des conseils p lu tô t...                        c o m m e n t m 'a lle z -v o u s q u a lif ie r, m o i, q u i                        c o m p te         m ie u x\nd ir e e n c o re .        E t p u is , n ’e st-c e p a s                   vous      l'in d u lg e n t e t          tro u v e rie z -v o u s       s in c è re m e n t\nf la tte u r q u ’o n v o u s c r i tiq u â t c o m m e v o u s se m b le z le d é s ire r.\n       A llo n s,         m on        c h e r,      c ré e z        une        n o u v e lle        c a té g o rie ,      c e lle    des      « s in c è re s » e t\nc o m p te z m o i d o n c p a r m i eu x .\n       Q u e la f ra n c h is e q u e                    je      v o u s p ro m e ts ,         ne       s o it     pas      c o m p ro m is e         par        une\nb ie n tô t v ie ille          a m itié          q u i n o u s r a p p r o c h e , e t q u e m a c r itiq u e                            ne     d o iv e    r ie n      à\nn o tr e b o n n e c o n f r a te r n ité ,              vous vous en                     d o u te z b ie n u n p e u . M a is,                     u n coup de\nb a g u e tte ,      d e v o tre fée               au         v i tr a il     va     su ffire.         Et        pour       a u jo u r d 'h u i ,    m a is         pour\na u jo u r d ’h u i s e u le m e n t (c’e s t e n te n d u                       n 'e s t-c e p a s ?) j e c o n g é d ie                d 'u n g este s in c è re\ne t v o u lu to u te s            n o s r é c ip r o c ité s s e n tim e n ta le s q u i p o u r r a ie n t a t te n te r à la lib e r té\nd e m o n d ir e .\n       V o tr e liv re , a v a n t q u e d e n'être pas très fo r t,                                    e s t l ’œ u v r e d ’u n s e n s itif d is tin g u é .\nL es        c h a n te r e lle s ,     q u e je           d e v in e        te n d u e s d e            v o tr e     âm e à         v o tre c œ u r , v ib r e n t\ns a v a m m e n t à c h a q u e p a g e a v e c p a r fo is le p e t i t b r u i t se c e t d é c e v a n t d 'u n e d 'elles\nq u i se b r is e . V o u s se m b le z , m o n c h e r                             M o rriss e a u x , a v o ir d é jà d û m e n t p a y é v o tre\nd îm e a u x la rm e s e t s ’il e s t v r a i q u e n u l n e se c o n n a ît t a n t q u 'il n 'a p a s so u ffe rt,\nv ous devez vous                     c o n n a îtr e .         M a is         à ce        ta le n t     d 'u n e       p e r s o n n e lle c o m p r é h e n s io n ,\nv o u s a jo u te z c e lu i d e c o n n a îtr e                      a u s si      les       a u tr e s ,    et     v o u s se m b le z , p o u r           donner\ne n c o re u n e fois r a is o n à M u s se t, a v o ir so u ffe rt le u r s so u ffra n c e s.\n       V o tre œ u v r e g a r d e r a , s e rr é e n tr e le s p é ta le s d e se s p a g e s , le p a r fu m                                                   d 'u n e\nv ie s in c è re m e n t co n fessée.\n       S i j e l ’o sa is, e t             je     l'o se d é c id é m e n t, j e                 v o u s d ir a is         que vous             y   a v e z c o n té\np a r fo is d e s c h o se s, q u i p o u r                    n 'in té r e s s e r q u e v o u s,               d e v a ie n t, n o n p a s im p o r tu n e r ,\nm a is la is s e r p r e s q u e in d iffé re n t le le c te u r .\n       E st-il n é c e s s a ir e , q u e j e m e c o a lis e à v o s c o n c lu s io n s d e p r é fa c e , e t q u e j ’affirm e\na v e c v o u s q u 'u ne chose est certaine : ce livre a été vécu en majeure partie, aucune pensée\nn'a     été fardée,            chacune exprime de son m ieux                                  des      sensations          ressenties : cela            vaut        bien\nquelque chose.\n       E h ! o u i, m o n               c h e r,        c e la      vaut         q u e lq u e         ch ose e t         ce n ’e s t p a s r ie n e t c ’e s t\nd é jà b e a u c o u p e t c ’e s t to u t.\n                                                                                                                                B ie n v ô tre\n                                                                                                                               M . A nG e n o t .\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-12-n19-009", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 322, "page_fin": 323, "titre_corps": "Plate case", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Jeune Effort.", "ancre_debut": "PL A T E CASE l y a cinq ou six ans, M. Maur", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 329, "page_imprimee": 322, "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 1767, "texte": "PL A T E CASE\n\n\n    l y a cinq ou six ans, M. Maurice des Ombiaux publiait\nI    l'Histoire mirifique de saint Dodon.\n      Ce livre, accueilli en France par une sympathie vive,\ndéchainait en Belgique la férocité des médiocres de la\nlittérature. M. des Ombiaux avait trouvé dans Bandello,\nauteur italien de la Renaissance, une anecdote, que l'on\nconte dans la Thiérache et l’Entre Sambre et Meuse Cette\nanecdote, soit dit en passant, se retrouve en maints endroits,\nelle a servi à plusieurs écrivains ; Bandello lui-même n’avait\nfait que la recueillir de la tradition orale; donc M. des\nOmbiaux s’en était servi, comme de tant d ’historiettes\nwallones.\n      M. G. Rency a expliqué le cas dans l’Idée libre, il y a\nplusieurs années, et a démontré la bonne foi de M. des\nOmbiaux. M. Léon Souguenet, dont on connaît la parfaite\nloyauté, a reparlé de cette affaire dans la Chronique, l’été\npassé, reconnaissant le droit de M. des Ombiaux, comme de\ntout écrivain, de se documenter ainsi qu’il lui convient,\npourvu que l’œuvre porte la marque de sa personnalité.\n      Ajoutons qu’il s’agissait d ’un petit chapitre dans un\nvolume de trois cents pages. Bref, les médiocres se mirent\nà hurler comme des putois.\n      Or, l’un de ces farceurs         publiait quelques temps\naprès une nouvelle qui n'était que la transposition, en fran­\nçais approximatif, d ’une œuvrette wallonne : L ’histoire de\ndeux Vieux et d'une Veilleuse, qui avait traîné dans les\nArmonaques de N am ur et autres lieux. Il s’en était emparé\nsans vergogne, y collant son nom sans plus. Un autre prome­\nnait dans des cercles de province une conférence sur L a\nJeunesse de Lamartine qu’il se contentait de lire dans le livre\nd’Emile Deschanel.\n"}, {"page_pdf": 330, "page_imprimee": 323, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2856, "texte": "                                         — 323 —\n\n         U n t r o is iè m e , c e lu i q u i c r ia it le p lu s fo rt, q u i e m p li s s a i t\nto u s le s c a n a r d s d e so n i n d i g n a t i o n d e c o m m a n d e , q u i\nse p o s a i t en a r c h a n g e v e n g e u r d e s le ttre s b e lg e s ir rité e s,\nM . P a u l A n d r é , p u i s q u ’il fa u t l’a p p e le r p a r so n n o m , v ie n t\nd e p u b l i e r d a n s le p r e m ie r n u m é r o d u Florilège d ’A n v e r s ,\nu n e n o u v e lle q u i n ’est q u ’un e m a u v a i s e a m p li f i c a t i o n d ’un\ne x e r c ic e q u i se tr o u v e d a n s Le cours élémentaire de langue\nanglaise par Plate revu par J. Bayard et H . Plate , p a g e 1 74 !\n       N o u s ne n o u s liv r e r o n s p a s , c o m m e M . A n d r é , au je u fa c ile\nd e s t e x te s m is en r e g a r d : c e u x q u e la c h o s e in té r e s se\np o u r r o n t c o n s u lte r le d o c u m e n t en q u e s t io n . N o u s n ous\nc o n te n te ro n s d ’é t a b li r ce d i l e m m e : ou M . P . A n d r é et ses\nd e u x a c o ly t e s é ta ie n t d e b o n n e foi en a t t a q u a n t M . d e s\nO m b i a u x ; ou ils ne l ’é ta ie n t p a s.\n           S ’ils é ta ie n t d e b o n n e foi, les fa its q u e n o u s v e n o n s d e\ns i g n a l e r so n t s a n s e x c u s e . I l s o n t t r o m p é le p u b l i c a v e c la\np lu s a b s o lu e d e s m a u v a i s e s fo is. S ’ils é ta ie n t d e m a u v a i s e\nf o i . . . il n ’y a rien d ’a u tr e à d ire .\n         N o u s n ’é p ilo g u e r o n s p a s d a v a n t a g e s u r ces in c id e n ts ;\nq u e M . A n d r é n ’a it rie n d ’a u t r e à d é v e lo p p e r q u e les\ne x e r c ic e s d e P l a t e c’est so n a ffa ir e , on fa it ce q u ’on p e u t.\nM a i s a lo r s on ne s e p o s e p a s en g e n d a r m e d e la litté r a tu r e .\n         S i n o u s s ig n a lo n s le Plate Case c’est q u e n o u s ten o n s\nà r é p r o u v e r le s o d ie u x p r o c é d é s d e p o l é m i q u e s e m p l o y é s p a r\nles p e r s o n n a g e s d o n t n o u s v e n o n s d e p a r le r .\n         N o u s , J e u n e s , n ou s a v o n s n os a m i t ié s et nos a n t i p a t h i e s\nlit t é r a ir e s ; n o u s les c la m o n s fo rte m e n t c h a q u e fo is q u e\nn o u s en a v o n s l’o c c a s io n . M a i s , si n o u s r e c o n n a is s o n s un\nj o u r q u e n o u s n o u s s o m m e s t r o m p é s n ou s n ’a u r o n s p a s à\nr o u g i r d e s m o y e n s d o n t n o u s n o u s s o m m e s s e r v is . N o u s\na u r o n s été d e b o n n e fo i, n o u s ne n o u s se r o n s p o in t a v i li s\nd a n s d e sa le s b e s o g n e s, n o u s n ’a u r o n s à n o u s r e p r o c h e r\na u c u n e m a lp r o p r e té .\n                                                                J eune       E ffort,\n"}]}, {"article_id": "ulb-jeune-effort-1904-12-n19-010", "volume": "ELB-KBR-a093-1903-1905-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-KBR-a093-1903-1905-000.pdf", "ocr_sha256": "0581f671ec22c332778f17d77b6734ce4047d575d2a05e90b5eb04f92bc105ad", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 324, "page_fin": 324, "titre_corps": "Nouvelles", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Jeune Effort.", "ancre_debut": "Nouvelles. 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C e s b u lle tin s\nn e s e ro n t la n c é s q u e lo rs q u 'o n n o u s a u r a c o m m u n iq u é to u te s les a d re s s e s .\n\n      A u D ia b le -a u x -C o r p s. — U n e re v u e d e M M . W ic h e le e r e t E n th o v e n , s p ir i­\ntu e lle m e n t in titu lé e : Bruxelles au diable. C e                         titr e       n ’e s t     pas        se u le m e n t          un     o r d re ,\nm a is u n e r é a lité . E n effet, to u t B ru x e lle s a défilé (!) d a n s la sa lle d e la Louve,                                                       si\nc o q u e tte m e n t d é c o ré e .\n      L a r e v u e e s t d ia b le m e n t e n le v é e p a r M lle G ilb e r t,                         u n e c o m m è re e n d ia b lé e e t\np a r u n c o m p è re M . T h ir y q u i b r û le les p la n c h e s d ’u n feu d 'e n fe r. L a r e v u e f o u r ­\nm ille d e c e t e s p r it        d e te r r o ir o u le s          a u te u r s e x c e lle n t e t d e c e t                  h u m o u r si           fla t­\nte u s e m e n t a p p r é c ié p a r     le s h a b itu é s        de     la     b o îte .      N ous         en g a g e o n s           v iv e m e n t les\nr e t a r d a ta ir e s à n e p a s m a n q u e r d 'a lle r a p p la u d i r l a c o u ra g e u s e c o m p a g n ie .\n\n      M M . A lfr e d             R u y t in x        et        E rn est        B a s t in         ont        o u v e rt       une          in té r e s s a n te\ne x p o s itio n d e le u rs œ u v re s à la Galerie Royale (R u b e n s -C lu b ), r u e R o y a le ,                                            198.\n\n      I n s t it u t d ’E tu d e s lit t é r a ir e s ,             3 , im p a s s e          du         P a rc ,      B ru x e lle s .         — Lundi\n5 d é c e m b r e , à 8 h e u r e s d u so ir, c o n fé re n c e p a r V a lè re G ille s u r A lbert G iraud. —\nL u n d i 12 d é c e m b r e , à 8 h e u r e s d u s o ir , le c tu r e p a r E d m .                               P ic a r d       de      s a Désespé­\nrance de F a u st, p r é c é d é e d 'u n e c a u s e r ie s u r le                th é â tr e       b e lg e .      —       L u n d i i ç décembre,\nà h e u re s d u       s o ir ,   c o n fé re n c e       par     E d . N e d s u r M aurice                      Barrés          et      l'Energie.        —-\nE n tr é e : 50 c e n tim e s .\n\n      A c c u s é s de r é c e p tio n : L 'A m a n t passionné, p a r C a m ille L e m o n n ie r (c h e z F a s -\nq u e lle , fr. 3.50).\n      A m bidextre Journaliste, p a r E d m .                     P ic a r d ( L a c o m b le z , B ru x e lle s ).\n      Crime, châtiment, contagion ; F oire et kermesse ; H istoire du Théâtre à L ouvain, p a r\nE m ile P e ls .\n      Le Coeur de F raçois Remy (ro m a n ) p a r E d m . G le s e n e r ( F . J u v e n , P a r i s ) .\n\n      A u T h é â tr e M o liè r e.                   —     M aternité.         T o u te s n o s            f é lic ita tio n s à M . M u n ié ,\nl'in te llig e n t d ir e c te u r , p o u r n o u s a v o ir         p r o c u r é l ’o c c a s io n d ’a p p la u d i r                  c e tte    auda­\nc ie u s e e t p o ig n a n te p la id o ir ie        d ’E u g . B rie u x .        A u ssi to u te               n o tr e       a d m ir a tio n à          la\ntr o u p e d u th é â tr e q u i n o u s a p r é s e n té                M a te rn ité        a v e c u n e h o m o g é n é ité p a r f a ite ,\nu n ta le n t c o n so m m é , e t u n e c o m p r é h e n s io n d ig n e d e l ’œ u v re\n\n      — C ’e s t le je u d i 1er D é c e m b re q u e s ’o u v r ir a                     le       S alon           des      A q u a r e l l i s t e s au\nM u sé e M o d e rn e .\n\n     Maison DAMHAY ; papeterie de la poste, rue de l’Arbre-Bénit, 109,\nIxelles, Ag-ence Postale 10.\n"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 316, "texte": "         JEUNE\n          EFFORT\n     Marcher franc dans la vie.\n  e t dire ce qu’on pense.\n\n\n\n\n                                    Sommaire :\n\nL a v e n g e a n c e d 'U g è n e .                                      . M . d e s O m bia u x .\nP r in c e s s e de L a n l a i r e ........................... ' M a r c e l A n g e n o t\nL e s T r o is A u b e r g e s ........................................... F r a n z I I e l l e n s .\nE x p o s it io n : Le Sillon . . .                        . .           .    M. A.\n                               N otre première séance.                      .    .                   —\n\nL iv r e s :\n    T ra ité de l'Occident ( A . M i t h o u a h d ) . . .                              Ed. N ed.\n    Contes de Sam bre et Meuse ( M . DES O MBIAUX).                                     F.     B OR DI ER .\n    A Travers le V itr a il ( F . - C H . M ORIS SE AUX).                               M A RCEL A NG ENOT\n\nP la t e C a s e ..................................................................Jeune E ffort.\nN o u v e l l e s ......................................................................... Jeune E ffort.\n\n\n\n\n                           Le n u m é r o : 2 0 cent.\n\n  D e u x iè m e            A n n ée.           N° 19.                            D écem bre                 1904.\n"}, {"page_pdf": 317, "texte": "    J eune E ffort\nM   E N S U E L       D ’A R      T     E T        D E         L I T T E R A T U        R E\n\n          Affilié à l’Association de s J o u r n a u x pério diqu e s belges.\n    O RG A N E D ES JE U N E S , O U V ERT A                                  TOUS\n                           Paraissant le ler du mois.\n\n\n\n\nF ondateurs: G.        P   u l in g s   —    J.   B o c k —     L.    d e   C asem broot\n\n                                   F.    B   o r d ie r\n\n\n\n\nR édaction et adm in istra tio n :\n                           5 , R u e    du    C o u v e n t,   I x e lle s - B r u x e lle s .\n\n\n   Pour la Critique d ’art et les Théâtres, adresser les\ncommunications rue Goffart, 10.\n\n\n\n     T oute souscription d ’au moins 2 francs pour la Belgique,\n3 francs pour l’étranger, donne droit à un service de douze\nnuméros.\n\n\n     Il sera rendu compte de tout ouvrage littéraire ou\nartistique que nous recevrons.\n     Les manuscrits non insérés ne sont pas rendus.\n     Nous autorisons la reproduction de nos articles sous la\ncondition expresse d’en indiquer la source et le nom de\nl’auteur.\n\n\n     L a Revue, laissant la plus grande liberté à ses collabora­\nteurs, ne prend pas la responsabilité des articles qu’elle insère.\n"}, {"page_pdf": 318, "texte": "               LA VENGEANCE D’UGÈNE\n\n\n\n     es  paroisses de Baucelles et de Villers n’étaient pas en\n L     guerre ; aux ducasses les Baucellois et les Villersiens\n      ne cherchaient pas à se colleter ; on ne se haïssait point mais\n on se jalousait ; les rivalités entre les deux bourgades écla­\n taient à tout propos.\n      Pour ceux de Baucelles, rien ne valait que ce qui était\n de Baucelles, de même pour Villers. Mais à la grande joie\ndes Baucellois, au dépit des Villersiens, Baucelles avait sur\nVillers une supériorité incontestable, c’était son curé.\n      Quand un Baucellois rencontrait un Villersien la dis­\ncussion s’élevait.\n      — Est-ce on curé qu’ vos avo à Villers. Il est sec comme\none perche à mougne tôt et si on li tapait one pougnie di\npois à 1’ frimousse, i s’ i d ’ meureraient tortos. A la bonne\nheure li nosse, il est bia, il est cra, il est lugeant, on pou dire\nqui c’est on homme.\n      Les Villersiens n’avaient rien à répondre et se rongaient\nde dépit. L eur curé n’était en effet pas beau : petit, maigri­\nchon, avec un visage troué par la petite vérole. T andis que\ncelui de Baucelles était gras comme un cochon de Noël.\nSes joues rouges luisaient et ses trois mentons faisaient sur\nson rabat une imposante cascade. Sa bedaine avait la\nmajesté d’une tonne, un sourire de contentement perpétuel\nfleurissait ses lèvres.\n     — Li nosse, disaient ceux de Baucelles, ni s’accrache\nnin à letchi des fouilles. Nos 1’ sognons bin nosse curé !\n     Les Villersiens, humiliés, avaient beau porter au leur du\nlard, du jambon, des lapins, des chapons et des lièvres, des\n"}, {"page_pdf": 319, "texte": "                            — 3 1 2 —\n\n\nvautes, des crêpes, des gauffres et des galettes pour lui faire\nprendre quelqu’embonpoint, il restait d’une maigreur déses­\npérante, « ça ne profitait pas ». Ce qu’ils enrageaient !\n     Les Baucellois, tout à leur enthousiasme, ne pensaient\npas qu’une supériorité si vaine put leur échapper un jour, ils\nse plaisaient trop à ravaler les gens de Villers. Aussi furent-ils\nbien déconfits quand leur curé fut appelé par l’évêque à faire\nla gloire d’une autre bourgade.\n      Mais leur mine s'allongea bien davantage quand ils\nvirent par qui était remplacé celui dont ils tiraient tant de\nvanité. Ce fut une consternation générale lorsque le nouveau\ncuré se présenta à ses ouailles. Si celui de Villers n’était pas\nbeau, c’était encore un adonis en comparaison de l’arrivant.\nUn tel délabrement chez un prêtre était sans exemple dans\nle pays. Une mauvaise perruque brunâtre couvrait son crâne,\nnon sans laisser passer les quelques cheveux qui restaient,\nd ’une oreille à l’autre, du côté de la nuque. Ces cheveux,\nblancs à la racine, devenaient vers le bout d ’un roux sale, de\nsorte que le pasteur offrait un chef tricolore aux regards\nétonnés de ses administrés. Son teint était terreux, ses yeux\nfatigués et chassieux. Sa soutane, graisseuse sur un corps\ncontrefait, avait l’air d ’une loque informe. E t pour comble de\ndisgrâce, le malheureux, à la suite d’on ne savait quel\naccident, était affublé d’une jam be de caoutchouc.\n      Ceux de Villers triomphaient.\n     — Les Baucellois pouvaient bin fai d ’ leu gueule. Leu\nnouvia curé c’ n’est ni on homme ça. Il a one perruque et one\nd ’jam be de caoutchouc. Si 1’ noss n’est n’in bia, sti ci est laid\nà fait sauver les sauverdiats. On 1’ mettra din les cortils\npour warder les cerèges.\n      Malgré cela les Baucellois s’accomodèrent vite de leur\nabbé. Sa bonté fit oublier sa laideur. C’était un saint. Tous\nses revenus passaient en aumônes et en bonnes œuvres. Pour\nlui-même il ne gardait rien. Si sa servante n’avait point\nprélevé d’autorité ce qui était nécessaire au ménage, on aurait\nsouvent, à la cure, dîné de vieilles croûtes. Il ne buvait\nque de l’eau. Les quelques bouteilles de vin dont se\ncomposait sa cave, il les gardait pour ses confrères des\n"}, {"page_pdf": 320, "texte": "                           —   3 1 3 —\n\n\nenvirons. E t sans doute ceux-ci s’en méfiaient-ils, car après\nl’avoir goûté une fois s’étaient bien gardés de recommencer.\n      Il jouissait d ’un grand renom de piété. Cela consolait un\npeu les Baucellois qui devaient en voir bien d ’autres. Le curé,\nen allant chercher un mort dans un hameau, avait fait un faux\npas et était tombé. Dans la chute, l’articulation de la jam be\nde caoutchouc s’était brisée; il avait dû monter sur le char\npour revenir jusque l’église ; on l’avait vu, proférant ses\noremus, à cheval sur les planches de sapin qui enfermaient\nle machabée.\n      T o u t Baucelles avait été désolé de ce manque de prestige,\nexploité aussitôt par les Villersiens. Mais le pire, c’est que le\nprêtre, qui se faisait scrupule de dépenser quelqu’argent pour\nlui-même, alors que sa paroisse comptait tan t de malheureux\nà secourir, trouvant que la réparation de la jam be de caout ­\n           chouc coûterait trop cher, se contenta tout bonnement d ’une\njam be de bois !\n      — On n’a jamais intindu parler d’in curé avé one\nd’jam be de bo, il faut d ’aller à Baucelles pour voir ça.\n      Les Villersiens se vengaient. Débarassés m aintenant de\nleur curé maigrichon, ils en possédaient un, robuste comme\nun garçon brasseur.\n      — A Baucelles, ils n ’ont qu’on curé postiche ! disaient-\nils chaque fois qu’un Baucellois se trouvait en leur présence.\n      Mais les Baucellois semblaient faire fi m aintenant de la\ncorpulence et des charmes physiques d ’un pasteur.\n      — C’n’est ni à l’carcasse qui faut weti, répondaient-ils à\nleurs antogonistes, c’est à l’âme, et noss curé n'a ni s’pareil\ndin tout l’diocèse. L ’évêque l’a co dit l’aute d’jou au mayeur\nqu’asté avou Mossieu l’baron.\n      — Vos n’digie nin ça du temps d ’vo n’aute curé.\n      Mais le saint homme, par son zèle apostolique et sa\ncharité eut désarmé des rancunes plus terribles que celles\ndes Villersiens.\n      Les infortunes de son corps ne l’avaient pas empêché\nd ’acquérir une grande autorité sur ses paroissiens. E t pour­\ntan t ce n'était point par la condescendance qu’il avait conquis\nleurs sympathies. Non, il ne leur ménageait pas la vérité,\n"}, {"page_pdf": 321, "texte": "                             — 314 —\n\naux riches et aux pauvres sans distinction. Un dimanche,\ncomme on sonnait à messe pour la seconde fois, il avait vu le\ncensier d ’al copette qui, tout en se délestant d’un trop plein de\nboissons, à la porte de l’estaminet de la place, criait déjà à la\ncabaretière de remplir sa pinte.\n      Ce jour là, il comptait précisément entretenir ses\nparoissiens d ’un sujet qui leur était familier : l’intempérance.\nAussi, quand il fut monté en chaire, entreprit-il son sermon\nsans grand préambule et surtout sans les clichés qui font\nd’ordinaire l’ennui des homélies dominicales. T a m b o u r battant,\nil attaqua le vice dans un langage populaire et imagé.\n      Puis il s’offrit comme exemple.\n      — Moi, s’écria-t-il, je n ’bois qu’de l’eau. Je ne vous\ndemande pas de faire autant que votre curé, ce serait trop\nexiger de vous, mais faites un pas vers moi et tout ira bien,\nvous m’épargnerez ce que j ’ai vu tout à l’heure ! Ce que j’ai\nvu ? J ’ai vu à l’huche de chez Cadie on homme qui tout en\nlachant les écluses recommandait déjà une pinte. I n’aurait\nni su attende d ’awé fini s’commission, télemint qu’il asté\npressé d’boère. E t c'n’homme là, c’est né in t ’chinisse, c’est\nonque des premiers cinsies du villatche, poun ’ n’in dire el\npus gros, et il est ici pas d ’so, dit-il en désignant son homme\nau bas de la chaire de vérité. E t c’qui nia co d ’ pu pire c’est\nqu’on avait sonné l’deuxième coup à messe.\n      Une voix s’éleva :\n      — Non fait ça Mossieu l’Curé on n’avait né co sonné\nl’deuxième coup.\n      — Taijo vo, Ugène, vo n’avo rin à dire véci. L ’deuxième\ncoup aste sonné et vos n’avi né co fini de widi sque vos avi\nbu qu’vos d’mandi à Cadie d ’remplir vosse chope. Elle est là\npou l’dire. Mais non, elle n’est nin là, c’est vrai, elle est v’nue\nà basse messe.\n      Mes chers paroissiens conduisez-vous bien à l’avenir et\nn’buvez plus autant, c’est l’bonheur que je vous souhaite.\nAinsi soit-il.\n      Il regagna le chœur et la messe s’acheva dans l ’émotion\nde cet incident. Tous les regards se portaient vers le censier\nqui était dans un grand embarras. Cette apostrophe avait\n"}, {"page_pdf": 322, "texte": "                            —3 1 5 —\n\n\n d ’autant plus d’importance que celui qui venait d ’en être\n l’objet était président du conseil de fabrique !\n       Ugène, ne voulant pas rester sous le coup d’une telle\n accusation, attendit que l'église se fut vidée pour parler\n au curé.\n      S ur la place on était anxieux.\n      — L ’cinsi qui rattend l’curé pou li parler.\n       Cela fit le tour du village en un instant. De tous les\ncabarets on observa la porte.\n       Mais le prêtre était sorti avec Ugène par la sacristie et\navait gagné la cure.\n      — Mossieu l’Curé, disait le fermier, j ’nai pas voulu\nrépliquer pindant messe, mais j’tiens à vous dire qu’on avait\nné co sonné l’deuxième coup.\n      — Dites tout d’un coup, Ugène, qui voss curé a minti.\n      — Si vo l’purdo comme ça, Mossieu l’Curé, ji n’dis\npu rin.\n       — D ’j ’lé bé intindu, d ’ji n’su nin sourd.\n      — Si vos l’avo oïu, Mossieu l’Curé, c’est bon comme ça,\nmais y m’chenait pourtant qu’on n’avait né sonné. N ’in\nparlons pu.\n      — A la bonne heure.\n      — Mais pou m’prouver qu’vos n’asté pu mouais après mi,\nMossieu l’curé, vos m’fro l’plaigi di vnu c’t après-midi\nà nosse maugeon po consolé l’cinsière et boère one boteille\ndi bourgogne.\n      Le curé, content de voir qu’Ugène, malgré son impor­\ntance, s’était incliné de bonne grâce devant l'autorité\npastorale, ne voulut pas aggraver par un refus l'admonestation\ndu matin. Contrairement à ses habitudes, il accepta. Il vou­\nlait montrer que, s’il savait sévir, il savait aussi pardonner.\n      Il alla à la ferme après les vêpres.\n      Mais quel ne fut pas l’étonnement du village quand on\nvit passer quelques heures plus tard, soutenu par le fermier,\nle curé qui titubait sur sa jambe de bois !\n      Ugène l’avait fait boire plus que de raison et jouissait\nintérieurement du plaisir de montrer à toute la paroisse, ce\nque valent les discours sur la tempérance. Nul ne sait,\n"}, {"page_pdf": 323, "texte": "                                —3 1 6 —\n\n\npensait-il malicieusement, en m aintenant d ’un bras ferme son\ncompagnon chancelant, ce qu’on sera l’après-midi, même\nquand on a pris le matin les meilleures résolutions du monde.\n       E t a toutes les fenêtres, sur tous les seuils, les paysans\nébahis regardaient Ugène reconduisant le curé ébriet.\n       Ceux de Villers ayant appris la vengeance d ’Ugène\ncrurent triompher.\n   — Voss curé qu’est si saint, dirent-ils, il attrape bé s’pitite\nchique tout de même à l’occasion,\n      — In saint qui n’boireu nin, répondirent les Baucellois\nq u ’on ne prenait jamais au dépourvu, mais malheureux ! in\nsaint qui n’aurait jam ais ieu s’pitite chique, l’bon Dieu\nn' d’aurait né dandgi au Paradis et il aurait raison.\n                                       M aurice   des   O m biaux.\n\n\n\n\n                   princesse fce Xanlaîre.\n\n\n          Quand tu vas par le Monde et qu'enfin tu violes,\n          D'une adorable cabriole,\n          Les platitudes qu'on L u i doit :\n          T u t'arrêtes soudain et te mordant le doigt\n          T u me regardes et t'imagines\n          Que je pourrais aussi m'en formaliser moi.\n\n          E t tu promets, et tu me jures\n          Que tu vas changer tes allures,\n          E t dès lors rester sage et coite\n          Comme un pupazzo dans sa boite.\n\n          E t tu te forces et tu te guindés\n          E t tu te fais petite dinde,\n          Avec des sourires aimables,\n          Pour échapper décidément\n          A tous les regards innommables\n          De ces déments.\n"}, {"page_pdf": 324, "texte": "                      — 3   1   7\n\n\nE t tout de toi se banalise et se confond,\nE t tu fais maintenant comme les autres fout.\n\n0 ! petite, ô ! divine, ô ! chère incorrigible,\nReste encore s’il est possible\nDécidément, divinement et simplement,\nL a formidable et minuscule cible\nDe ces déments.\n\nPrincesse de Lanlaire,\nFlûte au nez de ce monde\nSur un rythme insolent ta chanson vagabonde;\nVa, ne ménage rien qui leur puisse déplaire,\nArbore ton mépris et fais comme tu fais,\nSi tu consens encore à faire\nComme tu sais...\nQuand tu me plais.\n\n Vois-tu, le Monde est si petit,\nE t trop grande était notre joie,\nEnfant, pour qu'il y consentit.\n\nQue nous importe s’i l n’aboie\nQu’à la lune, à nous et au reste;\nMon bonheur est Son ennemi\nE t le débraillé de ton geste\nEst une pâture indigeste\nQ u 'Il ne digère qu’à demi.\n\nMais laissons faire encore, il faut aimer la haine,\nJ ’aime sentir ainsi, quand joyeux nous allons,\nQu’une meute d'envie sur nos talons\nSe traîne,\n\nJ ’aime te voir aller par les foules laïques,\nSouple élégante et fière ainsi qu’un jeune érable,\nPortant pieusement, ta belle âme adorable,\nComme un saint viatique.\n\nReste comme tu es, c’est ainsi que je t’aime,\nTu ne peux rien gagner à n'être pas toi-méme.\n\nPrincesse de Lanlaire,\nFlûte au nez de ce monde\nSur un rythme insolent ta chanson vagabonde;\nVa, ne ménage rien qui leur puisse déplaire,\n"}, {"page_pdf": 325, "texte": "                    —   318   —\n\n\nArbore ton mépris et fais comme tu fa is\nS i tu consens toujours à faire\nComme tu sais...\nQuand tu me plais.\n\nTon âme comme Achille a trempé dans le Styx,\nMais mieux que lui totalement invulnérable,\nDure et fine comme l’onyx,\nElle ignore l'ennui d ’une plaie incurable.\n\nPuis enfin, quand la Haine, au sourire narquois,\nPour te punir des préjugés que tu talonnes,\nChoisit dans l'horrible carquois\nUn trait que sa bave empoisonne,\nLaisse la faire encore et même lui pardonne,\nCar la flèche ricoche et ne sait où te prendre,\nTu n’as pas comme Achille un talon aussi tendre.\n\n                              M arcel A ngenot .\n                                       1904.\n\n\n\n\n         Les T rois Huberges.\n     Trois auberges sur le chemin.\n     L a route est maussade et sans fins,\n     E t pas de fleurs ni d'ombre fraîche;\n     Le soleil est pesant, mes pas\n     Comptent les germes du trépas\n     S ur le chemin qui se dessèche.\n\n     L a première, — un rêve trop court —\n     Porte jusqu’au ciel une tour ;\n     Des palombes aux ailes vierges\n     Comme les âmes des élus\n     Y fo n t des nids pour les Jésus :\n     Leurs yeux ont des reflets de cierges...\n     Dans la deuxième, il est un puits\n     Où pleure une dîne jours et nuits.\n     Des corbeaux noirs, des hyènes grises\n     Repus de sang clignent de l'œil;\n     Les cierges bruns clouent des cercueils\n     E t l'on entend des chants d'église.\n"}, {"page_pdf": 326, "texte": "                                                                 —         3 1 9 —\n\n\n                                  J 'a i peur de la troisième — Peur ! —\n                                  Quelle est cette clarté, mon cœur?\n                                  Toi qui tantôt maudis la vie,\n                                  Vois ces cierges blancs aux yeux d'or,\n                                  Demande leur de vivre encor\n                                  Puisque leurs yeux te font envie...\n\n                                  Peur ! — Dans l'autre chambre il fa it soir,\n                                  Comme un charnier lugubre et noir.\n                                  Les cierges sont des yeux de fauves.\n                                  J 'a i peur du feu des cierges roux,\n                                  J 'a i peur du vide atroce et doux...\n\n                                  O Dieu ! que ta clarté nous sauve !\n\n                                                                                  F ranz H e l l e n s.\n\n\n\n\n                                          EXPOSITION\n\n\n                                               L E S I L L O N (X I e S alon)\n\n       J e n e p u is , à c a u s e d e              l'e x ig u ïté d u           c a d re de ce               jo u r n a l, e t à            c a u s e au ssi\nd ’u n e e x c e ssiv e a b o n d a n c e        de     m a tiè r e ,        m e p e r m e ttr e s u r les d iv e r s ta le n ts d e c e\nS a lo n , d e s a p p r é c ia tio n s d é ta illé e s . C ’e s t à v o l d ’o is e a u o u d e c r itiq u e q u e j ’e x a m i­\nn e r a i c e tte fo is la c o n s is ta n te e x p o s itio n d u S illo n , q u i n e la iss e p a s                                      que de            su r­\np re n d re u n p e u p o u r            s o n é v id e n te      e t b r u s q u e te n d a n c e à                  l’é c la ir c is s e m e n t,       si je\np u is d ir e , d e s a p a le tte . L e s to n s c h a n te n t p lu s c la ir s , le s d iv e rs ta le n ts se p a r t i ­\nc u la r is e n t e t se d é g a g e n t p o u r a r r iv e r p a r fo is m ê m e à la p e r s o n n a lité .\n       U n e ch ose           r e s te d é p lo r a b le p o u r ta n t,          à c ô té         de       l ’h a b ile té       c o n s c ie n c ie u s e     de\nc e r ta in s a rtis te s ,     c o m b ie n   a rb o re n t sa n s            s c r u p u le       u n e h a b ile té            c o m m e rc ia le a v e c\nla q u e lle l ’A r t n ’a e t n e p e u t a v o ir q u e d e v a g u e s r a p p o r ts .\n      J ’a i p r o m is d e         ne     c ite r     p e rs o n n e ,      et        si     je    le      r e g re tte      pour        q u e lq u e s -u n s ,\na u x q u e ls o n p e n s e à p e in e , e t q u i m é r ite r a ie n t                       si b ie n d ’ê tr e s a u v é s d e la d é p lo ­\nr a b le e n g e a n c e o u        agence,       je     m ’e n fé lic ite                  pour    q u e lq u e s a u tr e s , s u r le c o m p te\nd e s q u e ls il v a u t m ie u x se ta ir e .                                                                                                M . A.\n\n\n\n                                      NOTRE                P R E M IÈ R E                          SÉA N CE\n\n      C ercle d ’A r t : T r è s r é u s s ie (v o ir n o tr e d ev ise) la s o iré e d u m a r d i 29, à la\nS a lle G a v e a u . A u p r o g ra m m e , u n e jo lie c o n f é r e n c e d e M . F r i t z V a n                                       der      L in d e n\ns u r C h . V a n L e rb e r g h e , s u iv ie            d ’u n e        p a r ti e        m u s ic a le      c o n s a c ré e      aux       œ u v re s d e\nM. F . B e a u c k . Mlle C h o l e t , la g r a c ie u s e v io lo n iste , p r ê t a i t s o n ta le n tu e u x c o n c o u rs ,\n"}, {"page_pdf": 327, "texte": "                                                                     — 320 —\n\n le f rè r e d u c o m p o s ite u r , M . A . B eauck , (té n o r a u th é â tr e fla m a n d d A n v e r s ) a te n u\n a v e c u n e b e lle c o n s c ie n c e la p a r ti e , trè s a r d u e d u c h a n t. I l y a v a it a u p r o g ra m m e\n e n tr e a u tr e s c h o s e s, le c h o r a l d u 1er a c te d u P etit homme de Dieu d e Ca m ille L emon ­\n n ie r . L e         m a îtr e     nous       a       f a it l'h o n n e u r          d ’a s s is te r     à    n o tr e s o iré e ,          à      la q u e lle o n\n e x é c u ta it     a u s si     K ling -K lang          (la    chanson                   d e la fau lx ), e x tr a ite d e s o n ro m a n : Le\n Vent        dans      les      M oulins. C e tte           œ u v re         e n le v é e ,         m a g is tra le m e n t,          par          M lle         C h o let,\nM M . A.            B eauck et          F.      B eauck           a é té          r e d e m a n d é e p a r M . L e m o n n ie r                            au     g ran d\nc o n te n te m e n t d e s        a u d ite u r s .     La      s a lle é t a it a r c h i-c o m b le               et     le        p u b lic             é lé g a n t e t\nc h o is i. N o u s re g re tto n s d e n e p o u v o ir (d a n s                              le    feu d e ce p e t i t a r tic le , é c r it s u r\nu n g e n o u g r e lo tta n t à la s o rtie                    de   n o tr e sé a n c e ), n o u s                a p e s a n tir s u r le t a le n t d u\nh é ro s d e la fête M . F . B e a u c k , d o n t le je u , l ’in s p ir a tio n e t l'o r ig in a lité o n t s é d u it u n\np u b lic d ’a ille u r s fo rt in te llig e n t q u i a f a it à l'a r tis te u n e v é r ita b le o v a tio n .\n          C eci d i r a m ie u x         que       d e s m o ts,       c e q u e n o u s a u s si, n o u s p e n s o n s tr è s s in c è r e ­\nm ent de M . F . B eauck.                                                                                                                               M. A.\n\n\n\n\n                                                          LIVRES\n\nT r a it é de l ’O ccid en t, p a r A drien M ith o ua rd . — P a r is , P e r r i n e t C ie, 1 v o lu m e ,\n        P r i x : fr. 3.5o.\n        T o u t le      m o n d e c o n n a it l'a d m ir a b le                 p o è te d e s           Frères     marcheurs                et        du        Pauvre\nPêcheur e t so n             a d m ir a b le r e v u e l 'Occident, d a n s le q u e l il s'effo rce d e r e c h e r c h e r , d e\nd é v o ile r le v é r ita b le se n s d e la te r r e o c c id e n ta le , la s ig n if ic a tio n e s th é tiq u e d e ses\np la in e s e t d e ses m o n ta g n e s ; d e se s c lo c h e r s e t d e ses to m b e a u x .\n        M . A . M ith o u a r d a r é u n i d a n s                   ce         liv re        T ra ité         de l'Occident           to u te         une           s é rie\nd 'a r tic le s d ’o ù se d ég a g e u n e in té r e s s a n te d o c tr in e d 'a r t.                            S’a p p a r e n t a n t            aux          T a in e\ne t a u x B a r r é s , M . M ith o u a r d p u is e                   au             so l, lu i-m ê m e ,         la     v e r tu      qui          donne              une\nv a le u r a u x h o m m e s e t a u x c h o s e s, la v e r tu q u i h a r m o n is a                                    to u s       le s        a r ts        de     nos\np a y s , p o u r e n fo rm e r l’u n ité o c c id e n ta le ,                        p u is s a n te e t v a rié e .\n        C e liv re e s t à lire , à r e lire , e t à m é d ite r .                                                         G aston P u lin g s .\n                                                                                 j*                   '\n                                                                             *         *\nC on tes d e S a m b r e e t M e u se , p a r M a u ric e                                      des        O mbiaux .\n        A p rè s M ihien d'Avéne, c e b e a u c o n te , e n v o ic i to u t u n r e c e u il. M . d e s O m b ia u x\nré a lis e le ty p e d u p a r f a it c o n te u r .                 I l p r e n d p la is ir à ses                     r é c its ,     il         en        est        to u t\nim p ré g n é , il les v it e t d a n s c h a c u n d ’e u x n o u s tro u v o n s la                                      m a r q u e d e so n                       o rig i­\nn a lité . I l s e m b le y c r o ire lu i-m ê m e , to u t co m m e les c o n te u r s d e s v e illé e s . C 'e s t a v e c\nu n e g r a v ité n a ïv e q u e , d a n s le s Abeilles de Meuse                                     il n o u s affirm e l ’a u th e n tic ité d e s\np lu s e x tr a o r d in a ir e s lé g e n d e s . C 'e st a v e c u n e e x q u is e d é lic a te s s e q u ’il n o u s r a c o n te\nc e tte     d é lic ie u s e h is to ir e l'Horloger. S o n im a g in a tio n s ’y a t t a r d e a u x m o in d re s d é ta ils ,\ne lle      p é tille , e lle s 'y       d é p e n s e fo lle m e n t.             Le          Berger des étoiles               est       m é la n c o liq u e e t\ns o n g e u r.     N o u s y re tro u v o n s M ih ie n d 'A v é n e q u i, r e fu g ié d a n s la                                      m o n ta g n e ,              v ie n t\nle s o ir é c o u te r          u n v ie u x b e r g e r , q u i lu i e x p liq u e les lé g e n d e s d e s é to ile s.\n        L es       r é jo u is s a n ts é p is o d e s A z o r et le Bugle,                     le s Sorcières des               T rieu x            e t a u s si          le\nCharmeur, c e d e r n ie r ,              iv ro g n e      in v é té r é ,        m a is        d 'u n      si    bon      cœ u r,            v ie n n e n t           f a ire\nd iv e rs io n e t n o u s b ie n a m u s e r.\n"}, {"page_pdf": 328, "texte": "                                                                              — 3 2 1 —\n\n\n       P lu s lo in           l'a u te u r       s ’a p ito y e s u r le s o r t m a lh e u r e u x d e l a                          Vieille aux M yosotis,\nque         l'in g r a titu d e       de         se s     p e tits - e n f a n ts           p o u sse        au      d é s e s p o ir,     au       s u ic id e .      Et\nM.          des     O m b ia u x        te r m in e p a r             u n e r ê v e r ie            p o é tiq u e si p u is s a m m e n t             : re n d u e :\nl'Emotideur. C e t                h o m m e s e m b le p r é p a r e r                 la      v e n u e d e r e n o u v e a u , il f a it la to ile tte\nd e s a r b r e s e t le so le il v e n u , il sig n a le                           so n a r r iv é e a u x b ê te s e t                  aux g en s         «      q u i,\ns a is is      d ’u n     fris so n        r e lig ie u x ,        vont        au     so m m e t             des    m o n ts ,      c o n te m p le r      la       fa c e\nd u so le il. »                                                                                                                F k r n a n d B o r d ie r .\n\n                                                                                    ***\nA T r a v e r s le V it r a il, p a r F .- C h .                              M o r is s e a u x .\n\n\n                                           M o n c h e r M o riss e a u x ,\n\n       V o u s, q u i d a n s la p r é fa c e d e                           ce liv re ,          p r é v e n e z si c h a r ita b le m e n t le le c te u r ,\nq u e v o u s q u a lifie re z à'Indulgents                            le s      b ra v e s      q u i d ir o n t : Evidem m ent ceci n'est pas\ntrés f o r t ; seulement, il fa u t excuser                           la jeunesse, ne                  pas la          décourager maladroitement, lui\ndonner des conseils p lu tô t...                        c o m m e n t m 'a lle z -v o u s q u a lif ie r, m o i, q u i                        c o m p te         m ie u x\nd ir e e n c o re .        E t p u is , n ’e st-c e p a s                   vous      l'in d u lg e n t e t          tro u v e rie z -v o u s       s in c è re m e n t\nf la tte u r q u ’o n v o u s c r i tiq u â t c o m m e v o u s se m b le z le d é s ire r.\n       A llo n s,         m on        c h e r,      c ré e z        une        n o u v e lle        c a té g o rie ,      c e lle    des      « s in c è re s » e t\nc o m p te z m o i d o n c p a r m i eu x .\n       Q u e la f ra n c h is e q u e                    je      v o u s p ro m e ts ,         ne       s o it     pas      c o m p ro m is e         par        une\nb ie n tô t v ie ille          a m itié          q u i n o u s r a p p r o c h e , e t q u e m a c r itiq u e                            ne     d o iv e    r ie n      à\nn o tr e b o n n e c o n f r a te r n ité ,              vous vous en                     d o u te z b ie n u n p e u . M a is,                     u n coup de\nb a g u e tte ,      d e v o tre fée               au         v i tr a il     va     su ffire.         Et        pour       a u jo u r d 'h u i ,    m a is         pour\na u jo u r d ’h u i s e u le m e n t (c’e s t e n te n d u                       n 'e s t-c e p a s ?) j e c o n g é d ie                d 'u n g este s in c è re\ne t v o u lu to u te s            n o s r é c ip r o c ité s s e n tim e n ta le s q u i p o u r r a ie n t a t te n te r à la lib e r té\nd e m o n d ir e .\n       V o tr e liv re , a v a n t q u e d e n'être pas très fo r t,                                    e s t l ’œ u v r e d ’u n s e n s itif d is tin g u é .\nL es        c h a n te r e lle s ,     q u e je           d e v in e        te n d u e s d e            v o tr e     âm e à         v o tre c œ u r , v ib r e n t\ns a v a m m e n t à c h a q u e p a g e a v e c p a r fo is le p e t i t b r u i t se c e t d é c e v a n t d 'u n e d 'elles\nq u i se b r is e . V o u s se m b le z , m o n c h e r                             M o rriss e a u x , a v o ir d é jà d û m e n t p a y é v o tre\nd îm e a u x la rm e s e t s ’il e s t v r a i q u e n u l n e se c o n n a ît t a n t q u 'il n 'a p a s so u ffe rt,\nv ous devez vous                     c o n n a îtr e .         M a is         à ce        ta le n t     d 'u n e       p e r s o n n e lle c o m p r é h e n s io n ,\nv o u s a jo u te z c e lu i d e c o n n a îtr e                      a u s si      les       a u tr e s ,    et     v o u s se m b le z , p o u r           donner\ne n c o re u n e fois r a is o n à M u s se t, a v o ir so u ffe rt le u r s so u ffra n c e s.\n       V o tre œ u v r e g a r d e r a , s e rr é e n tr e le s p é ta le s d e se s p a g e s , le p a r fu m                                                   d 'u n e\nv ie s in c è re m e n t co n fessée.\n       S i j e l ’o sa is, e t             je     l'o se d é c id é m e n t, j e                 v o u s d ir a is         que vous             y   a v e z c o n té\np a r fo is d e s c h o se s, q u i p o u r                    n 'in té r e s s e r q u e v o u s,               d e v a ie n t, n o n p a s im p o r tu n e r ,\nm a is la is s e r p r e s q u e in d iffé re n t le le c te u r .\n       E st-il n é c e s s a ir e , q u e j e m e c o a lis e à v o s c o n c lu s io n s d e p r é fa c e , e t q u e j ’affirm e\na v e c v o u s q u 'u ne chose est certaine : ce livre a été vécu en majeure partie, aucune pensée\nn'a     été fardée,            chacune exprime de son m ieux                                  des      sensations          ressenties : cela            vaut        bien\nquelque chose.\n       E h ! o u i, m o n               c h e r,        c e la      vaut         q u e lq u e         ch ose e t         ce n ’e s t p a s r ie n e t c ’e s t\nd é jà b e a u c o u p e t c ’e s t to u t.\n                                                                                                                                B ie n v ô tre\n                                                                                                                               M . A nG e n o t .\n"}, {"page_pdf": 329, "texte": "                           —   322 —\n\n\n\n\n                   PL A T E CASE\n\n\n    l y a cinq ou six ans, M. Maurice des Ombiaux publiait\nI    l'Histoire mirifique de saint Dodon.\n      Ce livre, accueilli en France par une sympathie vive,\ndéchainait en Belgique la férocité des médiocres de la\nlittérature. M. des Ombiaux avait trouvé dans Bandello,\nauteur italien de la Renaissance, une anecdote, que l'on\nconte dans la Thiérache et l’Entre Sambre et Meuse Cette\nanecdote, soit dit en passant, se retrouve en maints endroits,\nelle a servi à plusieurs écrivains ; Bandello lui-même n’avait\nfait que la recueillir de la tradition orale; donc M. des\nOmbiaux s’en était servi, comme de tant d ’historiettes\nwallones.\n      M. G. Rency a expliqué le cas dans l’Idée libre, il y a\nplusieurs années, et a démontré la bonne foi de M. des\nOmbiaux. M. Léon Souguenet, dont on connaît la parfaite\nloyauté, a reparlé de cette affaire dans la Chronique, l’été\npassé, reconnaissant le droit de M. des Ombiaux, comme de\ntout écrivain, de se documenter ainsi qu’il lui convient,\npourvu que l’œuvre porte la marque de sa personnalité.\n      Ajoutons qu’il s’agissait d ’un petit chapitre dans un\nvolume de trois cents pages. Bref, les médiocres se mirent\nà hurler comme des putois.\n      Or, l’un de ces farceurs         publiait quelques temps\naprès une nouvelle qui n'était que la transposition, en fran­\nçais approximatif, d ’une œuvrette wallonne : L ’histoire de\ndeux Vieux et d'une Veilleuse, qui avait traîné dans les\nArmonaques de N am ur et autres lieux. Il s’en était emparé\nsans vergogne, y collant son nom sans plus. Un autre prome­\nnait dans des cercles de province une conférence sur L a\nJeunesse de Lamartine qu’il se contentait de lire dans le livre\nd’Emile Deschanel.\n"}, {"page_pdf": 330, "texte": "                                         — 323 —\n\n         U n t r o is iè m e , c e lu i q u i c r ia it le p lu s fo rt, q u i e m p li s s a i t\nto u s le s c a n a r d s d e so n i n d i g n a t i o n d e c o m m a n d e , q u i\nse p o s a i t en a r c h a n g e v e n g e u r d e s le ttre s b e lg e s ir rité e s,\nM . P a u l A n d r é , p u i s q u ’il fa u t l’a p p e le r p a r so n n o m , v ie n t\nd e p u b l i e r d a n s le p r e m ie r n u m é r o d u Florilège d ’A n v e r s ,\nu n e n o u v e lle q u i n ’est q u ’un e m a u v a i s e a m p li f i c a t i o n d ’un\ne x e r c ic e q u i se tr o u v e d a n s Le cours élémentaire de langue\nanglaise par Plate revu par J. Bayard et H . Plate , p a g e 1 74 !\n       N o u s ne n o u s liv r e r o n s p a s , c o m m e M . A n d r é , au je u fa c ile\nd e s t e x te s m is en r e g a r d : c e u x q u e la c h o s e in té r e s se\np o u r r o n t c o n s u lte r le d o c u m e n t en q u e s t io n . N o u s n ous\nc o n te n te ro n s d ’é t a b li r ce d i l e m m e : ou M . P . A n d r é et ses\nd e u x a c o ly t e s é ta ie n t d e b o n n e foi en a t t a q u a n t M . d e s\nO m b i a u x ; ou ils ne l ’é ta ie n t p a s.\n           S ’ils é ta ie n t d e b o n n e foi, les fa its q u e n o u s v e n o n s d e\ns i g n a l e r so n t s a n s e x c u s e . I l s o n t t r o m p é le p u b l i c a v e c la\np lu s a b s o lu e d e s m a u v a i s e s fo is. S ’ils é ta ie n t d e m a u v a i s e\nf o i . . . il n ’y a rien d ’a u tr e à d ire .\n         N o u s n ’é p ilo g u e r o n s p a s d a v a n t a g e s u r ces in c id e n ts ;\nq u e M . A n d r é n ’a it rie n d ’a u t r e à d é v e lo p p e r q u e les\ne x e r c ic e s d e P l a t e c’est so n a ffa ir e , on fa it ce q u ’on p e u t.\nM a i s a lo r s on ne s e p o s e p a s en g e n d a r m e d e la litté r a tu r e .\n         S i n o u s s ig n a lo n s le Plate Case c’est q u e n o u s ten o n s\nà r é p r o u v e r le s o d ie u x p r o c é d é s d e p o l é m i q u e s e m p l o y é s p a r\nles p e r s o n n a g e s d o n t n o u s v e n o n s d e p a r le r .\n         N o u s , J e u n e s , n ou s a v o n s n os a m i t ié s et nos a n t i p a t h i e s\nlit t é r a ir e s ; n o u s les c la m o n s fo rte m e n t c h a q u e fo is q u e\nn o u s en a v o n s l’o c c a s io n . M a i s , si n o u s r e c o n n a is s o n s un\nj o u r q u e n o u s n o u s s o m m e s t r o m p é s n ou s n ’a u r o n s p a s à\nr o u g i r d e s m o y e n s d o n t n o u s n o u s s o m m e s s e r v is . N o u s\na u r o n s été d e b o n n e fo i, n o u s ne n o u s se r o n s p o in t a v i li s\nd a n s d e sa le s b e s o g n e s, n o u s n ’a u r o n s à n o u s r e p r o c h e r\na u c u n e m a lp r o p r e té .\n                                                                J eune       E ffort,\n"}, {"page_pdf": 331, "texte": "                                                                 —3 2 4 —\n\n\n\n\n                                                 Nouvelles.\n      L e s e r v ic e de la p o s te se f a is a n t fo r t ir r é g u liè r e m e n t le 1 er j a n ­\nv ie r , n o u s a v o n s d é c id é d e n e fa ir e p a r a ît r e n o tr e n u m éro q u e q u in ze\njo u r s p lu s ta r d , e t d e le co m b in e r a v e c c e lu i d u m o is de fé v r ie r .\n\n      N o u s p r io n s le s é c r iv a in s b e lg e s q u i s o llic ite n t                 l ’e n v o i d e          n o tr e        q u e s tio n n a ir e\np o u r le Guide Bio-Bibliographique                       d e p a tie n te r e n c o re q u e lq u e s te m p s . C e s b u lle tin s\nn e s e ro n t la n c é s q u e lo rs q u 'o n n o u s a u r a c o m m u n iq u é to u te s les a d re s s e s .\n\n      A u D ia b le -a u x -C o r p s. — U n e re v u e d e M M . W ic h e le e r e t E n th o v e n , s p ir i­\ntu e lle m e n t in titu lé e : Bruxelles au diable. C e                         titr e       n ’e s t     pas        se u le m e n t          un     o r d re ,\nm a is u n e r é a lité . E n effet, to u t B ru x e lle s a défilé (!) d a n s la sa lle d e la Louve,                                                       si\nc o q u e tte m e n t d é c o ré e .\n      L a r e v u e e s t d ia b le m e n t e n le v é e p a r M lle G ilb e r t,                         u n e c o m m è re e n d ia b lé e e t\np a r u n c o m p è re M . T h ir y q u i b r û le les p la n c h e s d ’u n feu d 'e n fe r. L a r e v u e f o u r ­\nm ille d e c e t e s p r it        d e te r r o ir o u le s          a u te u r s e x c e lle n t e t d e c e t                  h u m o u r si           fla t­\nte u s e m e n t a p p r é c ié p a r     le s h a b itu é s        de     la     b o îte .      N ous         en g a g e o n s           v iv e m e n t les\nr e t a r d a ta ir e s à n e p a s m a n q u e r d 'a lle r a p p la u d i r l a c o u ra g e u s e c o m p a g n ie .\n\n      M M . A lfr e d             R u y t in x        et        E rn est        B a s t in         ont        o u v e rt       une          in té r e s s a n te\ne x p o s itio n d e le u rs œ u v re s à la Galerie Royale (R u b e n s -C lu b ), r u e R o y a le ,                                            198.\n\n      I n s t it u t d ’E tu d e s lit t é r a ir e s ,             3 , im p a s s e          du         P a rc ,      B ru x e lle s .         — Lundi\n5 d é c e m b r e , à 8 h e u r e s d u so ir, c o n fé re n c e p a r V a lè re G ille s u r A lbert G iraud. —\nL u n d i 12 d é c e m b r e , à 8 h e u r e s d u s o ir , le c tu r e p a r E d m .                               P ic a r d       de      s a Désespé­\nrance de F a u st, p r é c é d é e d 'u n e c a u s e r ie s u r le                th é â tr e       b e lg e .      —       L u n d i i ç décembre,\nà h e u re s d u       s o ir ,   c o n fé re n c e       par     E d . N e d s u r M aurice                      Barrés          et      l'Energie.        —-\nE n tr é e : 50 c e n tim e s .\n\n      A c c u s é s de r é c e p tio n : L 'A m a n t passionné, p a r C a m ille L e m o n n ie r (c h e z F a s -\nq u e lle , fr. 3.50).\n      A m bidextre Journaliste, p a r E d m .                     P ic a r d ( L a c o m b le z , B ru x e lle s ).\n      Crime, châtiment, contagion ; F oire et kermesse ; H istoire du Théâtre à L ouvain, p a r\nE m ile P e ls .\n      Le Coeur de F raçois Remy (ro m a n ) p a r E d m . G le s e n e r ( F . J u v e n , P a r i s ) .\n\n      A u T h é â tr e M o liè r e.                   —     M aternité.         T o u te s n o s            f é lic ita tio n s à M . M u n ié ,\nl'in te llig e n t d ir e c te u r , p o u r n o u s a v o ir         p r o c u r é l ’o c c a s io n d ’a p p la u d i r                  c e tte    auda­\nc ie u s e e t p o ig n a n te p la id o ir ie        d ’E u g . B rie u x .        A u ssi to u te               n o tr e       a d m ir a tio n à          la\ntr o u p e d u th é â tr e q u i n o u s a p r é s e n té                M a te rn ité        a v e c u n e h o m o g é n é ité p a r f a ite ,\nu n ta le n t c o n so m m é , e t u n e c o m p r é h e n s io n d ig n e d e l ’œ u v re\n\n      — C ’e s t le je u d i 1er D é c e m b re q u e s ’o u v r ir a                     le       S alon           des      A q u a r e l l i s t e s au\nM u sé e M o d e rn e .\n\n     Maison DAMHAY ; papeterie de la poste, rue de l’Arbre-Bénit, 109,\nIxelles, Ag-ence Postale 10.\n"}], "calendrier": {"precision": "mois", "ordre_dans_volume": 18, "mois_verifie": true, "numero_verifie": true, "mois_reconstitue": false, "numero_reconstitue": false, "date_tri": "1904-12", "signet_source": "Deuxième année - N°19 - Décembre 1904", "preuve": "Date et numéro lus sur la couverture, PDF 316", "methode_reconstitution": "Date et numéro du signet de l’ULB, contrôlés sur la couverture de la livraison quand elle est conservée."}}