{"numero_id": "ulb-lutte-1895-04-n1", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "articles": [{"article_id": "ulb-lutte-1895-04-n1-001", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Couverture", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Première année, N ° 1 — A V R IL 1895. L A L U T T E", "ancre_fin": "A V R IL 1895. L A L U T T E", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "N otre programme . 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Pierrot\n                                  Çà et là - M gr M eu ­\n                                   t in et les gredins sa ­\n                                   tanisants de Port-\n                                   Louis         . . . G. Ramaokers\n                                  Les livres : Les v il ­\n                                   la g es illusoires . R. Halloys\n                                  Les salonnets      .     . Pictor\n\n\n\n\n                                                R é d a c tio n e t A d m in is t r a t io n :\n                                                15, Place Van Meyel, Bruxelles\n\n\n\n\n                        B r u x e lle s\nIM PRIM ERIE V A N V IN C K E N R O Y, 28, RUE DES RENTIERS\n"}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-04-n1-003", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Les Salonnets", "titre_sommaire": "Les salonnets", "rubrique": "", "signature_source": "Pictor.", "ancre_debut": "S u p p lém e n t illu s tr é :           M gr M E U R I N , Archevêque de Port-Louis                            Les Salonnets    A u c e r c l e", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 1354, "texte": "S u p p lém e n t illu s tr é :\n\n         M gr M E U R I N , Archevêque de Port-Louis\n\n\n\n\n                       Les Salonnets\n\n  A u c e r c l e a r t i s t i q u e ju sq u ’en fin m ars ont afflué les\nadm irateurs — à bon droit — des Velasquez et des vivants\nportraits du sym pathique jeun e artiste H erm an R ichir\n« dont l’ éloge n ’est plus à faire » pour em ployer l'heureuse\nvérité d’ un cliché bien vieux.\n  C ela fait du bien, rencontrer enfin un trop rare vrai\npeintre ém ergeant du grouillem ent des nullités assassines\nde notre peinture nationale.\n   A d m irés surtout : Portrait de M . G . de L . . . et le super­\nbe portrait en pied de M me       déjà vu au salon passé. —\nL e modèle, pastel d’ un beau velou té, outre quoi quatre\n« sanguines » où se d écèlent la puissance de dessin\ndu m aître bruxellois.\n   Co-exposait la aussi M. E m ile V an D oren, épris —\ncom m e notre adm irable paysagiste E . B eern aert — des\nlandes m aritim es et cam pinoises aux désolances si p o é­\ntiques; m entionnons\n   Soir calme — Le vallon, où le « ch ez soi » de l’ om bre,\npercée d’ un rire de soleil, vous invite à vous asseo ir...\nn'était la dim ension de la toile.\n   C itons enfin Derniers rayons expirants rouges dans le\nzinzolin d’un soir estival.\n                                                             P ic t o r .\n"}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-04-n1-004", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 1, "page_fin": 3, "titre_corps": "Notre Programme", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "La Rédaction.", "ancre_debut": "Notre Programme    Nouveau né de la jeun e gé", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": 1, "debut_caractere": 124, "fin_caractere_exclue": 1656, "texte": "Notre Programme\n\n  Nouveau né de la jeun e génération littéraire La Lutte\ndoit à ses premiers lecteurs — ses premiers amis l’exposé\nnet et franc de son programme.\n   En art notre revue, littéraire surtout, sera La Lutte — et\nvigoureuse ! — aux outrances folles de ces certains écer­\nvelés qui posent à la fantasmagorie, au faire fou, à\nl’excentricité voulue;\n   Montagnes d’insenséisme vaniteux qui accouchent à\ngrands cris d’ un charabia nègre ou de croûtes. .. im m or­\ntelles ;\n   Dont j a m ais nous n’eussions voulu devoir n o u s occuper,\nsi, sous l'égide sainte de l’A r t — qu’ils baffouent en s’affu­\nblant d 'e lle— ils n’attiraient en les abusant par l eur clow ­\nneries, l’ unanime risée des jugem ents sains sur m êm e les\ngénéreux efforts de la vaillante jeunesse artiste d ’à-présent.\n    Disons le bien vite pour que les jeunes — dont fière­\nment nous sommes — nous entendent bien. A côté de nos\njeunes aînés, des premiers nous nous élevons et non\nmoins contre les grâces à Dieu de jour en jour plus\nrares encroûtés dans l’exclusivism e.\n    De toute notre âme enthousiastes de la liberté dans\n l'A rt, nous certes crions aussi :\n    A ssez de ces enamourés mordicus du systèm e de l’ad­\nmiration obligatoire!\n    A ssez de tous ceux-là qui prétendent assigner l’ étau de\nleur étroitesse d’esprit pour l ’unique carrière des talents,\net rabâchent sans répit leur « non ultra » à nos oreilles\neufîn lassées ! . . . A ssez de ces dogmatisants qui des alti­\ntudes de leur gâtisme s’opiniâtrent à vinculer les juvéniles\n"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": 2, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1949, "texte": "                           —       2       —\n\n\n\nélans, les envols plus osés vers les étendues inexplorées\nde l’ idéal ! . . .\n  Oui! montrons à toute âme altérée du Beau que, n’en\ndéplaise à ces doctes et séniles « laudateurs tempores acti »,\net sans leur permission (ô crime!) pourraient bien être\néclos des talents réels et très hauts ailleurs que dans\nRo m e païenne ou chez Louis X I V !\n   A u diable les fabricants d’A rt tiré au cordeau, et vive\nles artistes Belges : les V an Hasselt, les Pirm ez, les\nGallait, les Tinel, les Verhaeren et tous ces autres —\net ces illustres — que nous taisons ! . . .\n   Mais, pour l ’amour du B eau! la Liberté dans l’A r t est-\nce donc synonym e de liberté de la folie?\n   Oui, l'A r t doit être libre.\n   Mais l’Art, pour être, veut qu’à l ’idéal géniteur soit\npour guides ces Mentor qui sont le bon sens et la morale.\n   E t ne vo yez-vou s pas que cette recherche de la bizarre­\nrie, cette aberration qui fait se pâmer devant d’ineptes\nsottises prises pour de nobles hardiesses, cette épidémie\nd ’incohérence et de préciosité ridicule (dont la contagion\net c’ est là précisément ce qui nous attriste, déjà gangrène\nnos plus magnifiques jeunes talents) bientôt, si l’on ne se\nhâte de la conjurer, amènera la « Restauration », plus\ntyrannique sur le retour, de la vieille école réactionnaire?\n   V oilà pourquoi combattre, pourquoi inexorables, ban­\nnir de nos rangs toute extravagance est le meilleur apport\npour le triomphe de l ’A r t nouveau!\n  Cet apport sera le nôtre.\n                                   *\n                               *       *\n   Sur le terrain social, sans nul systèm e préconisé, ar­\nd em m ent démocratique, notre R evue sera aussi La Lutte\nà tous les égoïsmes. N ous lancerons à cette veulerie, à ces\ncriminels non-vouloir (mais à ceux-là seuls) leur condam ­\nnation, qui est dans la doctrine de l ’ unique vrai chef\nsocialiste : l ’ouvrier charpentier le va-nu-pieds Jésus!\n"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": 3, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1426, "texte": "                           - 3   -\n\n\n\n  Nous montrerons à la jeune génération chrétienne, la\nnôtre, le péril Hébreux, ce premier péril social.\n  Enfin, nous suivrons un peu nous aussi la mode qui est\nà « l ’esotérism e » en démasquant à plein ciel le but réel\nmais inavoué de ces péladanesqueries soi-disant littéraires,\net de vrai : maçonniques et satanisantes.\n   Voilà notre programme.\n   Y applaudis-tu lecteur?\n   Si oui, si tu nous approuves, ami lecteur, lecteur ami,\nla main dans la main.\n   Aide-nous à faire triompher en A rt com m e en sociolo­\ngie notre Idéal le Christ.\n   E t vive le C h r i s t . . .\n   Mais si non, si tu ne nous approuves pas en tout ou du\ntout, sache que sont ouvertes les pages de La Lutte à tout\nsincère idéal d 'A r t ou d’économie sociale.\n   Nous sommes des convaincus; com m e nous dois-tu\nl’être pour tes idéals, viens les exposer ici au grand jour\nsi tu ne redoutes pour eux les coups de la critique.\n   Que si suspecte t’apparaît tant grande tolérance chez\ngens approbateurs — oui Monsieur! — de la Ste-Inquisi­\ntion rom aine et des Jésuites,\n    Cette tolérance est un défi.\n    Relève le lecteur, tu verras.\n    Pour nous, par dessus la coterie de R evues ou\nd ’Ecoles nous saurons reconnaître le Beau où qu'il se\ntrouve : Fleurs découvertes au sein du fumier d’Ennius ou\nlarges moissons, gerbées aux champs sans bornes de\nl’ Idéal chrétien.                       L a R édaction.\n"}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-04-n1-005", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 4, "page_fin": 5, "titre_corps": "Les Pinsons aveugles", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Robert Halloys.", "ancre_debut": "L e s P in s o n s A v e u g le s      « K o ri! k o r i ! . . . » Chant em baum é", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": 4, "debut_caractere": 45, "fin_caractere_exclue": 1825, "texte": "L e s P in s o n s A v e u g le s\n\n\n   « K o ri! k o r i ! . . . » Chant em baum é de sons et de p a r ­\nfum s__\n  Q ue c ’est gai de voir le sautil v if d’ un pinson dans la\nb ranchée__\n   D ans la rue déserte où j ’habite — c ’est en province —\nvit un savetier-m archand de pinsons. D ès le m atin il\nattache leurs petites cages carrées et vertes tou t le lon g du\njardin de l’hôpital qui chauffe au m idi ses vieux m urs\nlézard és; et desqu’au printem ps le soleil risque un rayon,\nde toutes les petites cages part un clair bonjour à l ’astre\nqui naît, tous les pinsons chantent, rient et crien t avec un\nentraînant ensem ble au réchauffant soleil. Ce sera ainsi\ntout l’avant-m idi ju squ ’à ce que vers les 10 heures,\nl’hom m e, de peur des chaleurs trop fortes, vienne\nenlever les petites cages qui chantent. — Parfois, le\ndim anche, ce sont de longues discussions sous le m ur,\nprès des oiseaux. C ’est un m ineur venu du pays noir pour\nacheter un de ses oiselets qui chantera tout le jo u r près du\ncorot. Il hésite, écoute, regarde les cages étroites où les\noisillons s’agitent et fringottent à qui m ieux m ieux. Il veut\nen avoir un bon, très bon qui battra tous les autres au\nconcours. L e cordonnier, dans un argot m i flam and mi\nw allon, — c ’est sur la frontière des langues — conclut\navec lui le m arché de ce petit oiseau qui ne vo it pas, de ce\npinson aveu gle.\n   A veu g le? Oui ils le sont tous, les pauvres, privés de\nvo ir, dans leur étroite prison où une au gette leur sert\nl'eau près des graines nourricières.\n   V o ici com m en t cela s ’est passé. U n m atin l ’ hom m e a\nem porté tout une ch arge de m âles pétulants et vifs dans\ndes cages plates, il est parti à l ’aurore d ’un jo u r de prin­\ntem ps quand les oiseaux chantent l’am our. E t dans un\n"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": 5, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1533, "texte": "                           — 5 —\n\nblanc verger plein de pommiers en fleurs, il a déposé ses\ncages sur l’ herbe humide du pré. Lors entre les branches\nde neige ont surgi de pépiantes femelles appelant l ’am our;\nles mâles se sont enivrés de cette musique éclose dans la\ncandeur matinale, ils\" ont vu des ailes vibrantes voleter\ndans les fleurs et tous chantent, chantent à se casser la\nvoix.\n  Libres, les amoureuses oiselles de toutes parts sont\nvenues chantant l’appel entre les b r a n c h e s ... entre les\nbranches fleuries dont la troublante senteur effleure les\ncaptifs.\n   Puis le méchant hom m e est venu, a jeté un voile sur\ntoutes les cages, et revenu chez lui, d’une aiguille rougie\nau feu, a brûlé les yeux, leurs pauvres yeux de petits pin­\nsons!\n   Tou t est fini, ils conserveront l’image dernière de\nce verger, de ce printemps, de cette aurore, de cet amour.\nIls chanteront toujours maintenant, leur vie entière!\nAveugles, ils chanteront près de mes fenêtres, loin du\nverger, au mur d’hôpital, croyant toujours à l’amoureux\nappel entre les branches des pommiers fleuris.\n   Ils s'en iront mettre un peu de vie à la maisonnette du\nmineur, là bas, au pays noir en trillant le cantique d ’a­\nmour ; kori, k o r i... et vieux, ils chanteront encore, mais\nce sera bientôt une plainte sénile, chevrotante, qui redira\npar instant l’appel entre les branches des pommiers fleu­\nris, par une aurore de printemps .. .\n   Tiens, il y a une larme sur mon papier . . .\n\n                                        R obert   H allo ys.\n"}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-04-n1-006", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 6, "page_fin": 9, "titre_corps": "Fleurs de tombe : Heure de prière", "titre_sommaire": "Fleurs de tombe, heure de prière", "rubrique": "", "signature_source": "Alf. 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T o u t se f a i t so lita ire :\n le S eig n eu r est tout seu l au f o n d du sa n ctu a ire\n                                    * •\n\n\n0 cette heu re d ivin e ! 0 cette h eu re d 'a m o u r\noù com m ence la n u it et s'a ch èv e le j o u r ! ...\n0 ce m om ent béni, p ro p ic e à la p r i è r e ! ...\nC ’est l ’instant où vers D ieu , d e la n a tu re en tière\nm onte un h y m n e de g lo ir e en la f r a îc h e u r des nuits;\noù tout chan te et repose; où se f o n d e n t les bru its ;\noù le C ie l et la terre a d o ren t; où dans l'o m bre,\ndes astres incon nus apparaissent sans n o m b r e l...\nC 'est l ’heu re où l ’on en tend dans le p a r v is ob scu r\ndes ailes en f r ô l a n t p a sser le lo n g du m u r;\noù l ’on sen t l'E tr e vivre et — dans l'a ir de l'ég lise,\nsous la voûte étoilée où la n u it s'est assise,\ndans le bleu d e l'en cen s q u i f u m e et p la n e en cor,\n d e rr ièr e les p ilie r s , su r le cin a b re et l ’or,\n dans les v itr a u x p lo m b és, m osdiques étranges\n que fo r m e n t les habits d e la V ierg e et des anges —\n"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": 7, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2138, "texte": "                                    — 7 —\n\n ineffablem ent d o u x , ca lm e et m y s té r ie u x ,\n q u elq u e chose tom ber d e l'In fin i des d e u x\n                                        *\n\n P e r d u dans la d o u le u r , abîm ant ma p en sée,\nj e chercha is le repos p o u r mon âm e blessée\n et j ’a ccou ra is D ieu — c a r n u l d ans l'u n iv ers\n n 'a u ra it su m esurer ce que j'a v a is s o u ffe r t...\n\nP r è s de l ’a u te l, là-bas où la veilleu se trem ble\nnous venions a u trefo is sou ven t p r ie r en se m b le ...\net sa p la c e a u jo u r d ’hui, j e l ’occup ais en d e u il ! . . .\n Q u a n d on vient d e f e r m e r p o u r tou jou rs un cercu e il\ni l f a i t si bon p r i e r ! Q u a n d sous la f r o i d e terre,\nd orm a n t son g r a n d som m eil, on sa it que d o r t un p è r e\nil est si consolant de ren co n trer un lieu\np o u r p le u r e r sa d o u leu r — et de p a r le r à D ie u ...\nL e m onde n'est p lu s rien , tou t y c ro u le et su ccom be ;\nla g lo ir e p a sse; l'hom m e a boutit à la tom be ;\nle temps m arche to u jo u r s ... Q u e m ettre dans le cœ ur\np o u r r elev e r l ’espoir devan t la m o rt v a in q u eu r!'...\n Un vide a ffr e u x se f a i t q u i ra p p elle et p o ig n a r d e,\nà p e in e le p a ssa n t vous p la in t- il et r e g a r d e !...\n C onnaissan t n o ire m al, D ie u seu l le p e u t g u é r ir\ndans l ’âm e q u i s'en d o rt ne sa ch a n t p lu s so u ffrir.\n\n\n V oila p o u r q u o i j'a im a is, le ca lm e et le silen ce\np o u r q u o i j e m 'en venais d em a n d er l'espérance,\nle coura g e, la f o r c e , auprès du C h r ist en C r o ix\net su rtou t le p r ie r de p o u v o ir « ses lois\nm e co u rb er r é s ig n é ... L a dem ande éta it d u r e ! ...\nm ais j e sentais dans mon insond a b le b lessu re —\nô baum e s a lu ta ir e ! ô su rh u m ain r a y o n —\ndu C h r ist descen d re un p eu de résig n a tio n ...\n O p r iè r e ! ô so u tien ! qu a n d de notre d em eure ,\np a r t qu elq u 'u n p o u r to u jo u r s... p u is q u ’il f a u t que l ’on\n                                                                [m e u r e !...\n"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": 8, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2313, "texte": "                                     -       8       —\n\n\n\nle d e u il se f a i t m oins lo u r d ; au cœ u r l ’espoir revien t;\nun instant la d o u leu r s'o u b lie : on se so u rien t !...\n                                             *\n                                         *       *\n\nP e n d a n t qu'à l'a u tr e fo is j'a b a n d o n n a is m on âm e\net qu'au ch œ u r s éteig n a it une d ern ière fla m m e ,\nj'e n te n d a is au d ehors, ô contraste b r u ta l!\n la f o u l e q u i p a ssa it : c'éta it le c a r n a v a l!...\n In so u cia n te et f o l l e , e lle a lla it en d é lir e\n sem ant su r son chem in de g ra n d s écla ts de r ir e :\nj'e n te n d a is sa ru m eu r q u i m ontait à l'a u te l\n com m e un som bre rica n em en t : à l ’E te r n e l,\nm oqueuse, e lle je t a it le b ru it de son p a ssa g e\net mon m a lh eu r c r o y a it y tro u v er un o u tra g e :\nc 'e st que — qu a n d p r è s de nous com m e d e tristes f le u r s\ns ’en tr'ou vren t des to m b ea u x où d o n n e n t d a n s nos p le u r s\nc e u x là q u e nous aim ons — l ’a m usem ent des a utres\nen rép ondant a u x d eu ils, vient ra v iver les nôtres ;\nc ’est q u ’on sem ble esseu lé p o u r g é m ir et p le u r e r ,\nc ’est q u ’on p rê te a u x p assa nts de v o u lo ir to rtu rer\n                                             *\n\nL a f o u l e ainsi ce soir, iro n iq u e et b ru y a n te,\np a r a issa it in su lte r à ma p r iè r e a rd ente.\nP o u r q u o i p e n s e r a it-e lle a u x m orts dans leu r lin c e u l?\nL e tom beau, c'est l'o u b li...\n                                            Q u e lle m e laisse Seul\nca r j e n 'en ten d ra is p lu s d ans les om bres étran ges\ndoucem en t voleter des âm es et des a nges;\nleu rs harpes s'étein d ra ien t et j'o u v r ir a is les y e u x . . .\net p o u r l'o b scu rité, j'é c h a n g e r a is les d e u x ...\nQ u e lle ne vienne p o in t p o u r élo ig n e r le rêve\nq u i berce mon esp rit': j e sens q u 'il m e r e lè v e !...\nQ u ’e lle laisse éc o u ter ! D e m êm e q u 'a u trefo is,\nil vient j o y e u x ! . . C ’est lu i! .. M o n p è r e ! .. l e le v o is!..\nQ u ’im porte la p e n s é e ! ...\n                                    E ll e est p o ig n a n te et som bre\nmais c'est le so u ven ir q u i s'é v e ille dans l ’om bre !\n"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": 9, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 590, "texte": "                                   — 9 —\n\nC 'est ce que le S eig n eu r m 'a la issé du b onheur,\nce que com m e un trésor j'e n fe r m e dans mon c œ u r !...\n\n                                        *\n\nP assez f o u l e ! tou t s e u l j e f e r a i mon ca lv a ire :\nle p r i x de mes sanglots, c'est d 'a lle r à mon p è r e ...\nP assez !laissez m oi se u l ! j e p r ie r a i bien m ie u x :\nmon cœ ur est dans la tom be et mon âm e est a u x d e u x . ..\n                                                   A l f . L em aire.\n   M a r d i g ra s - 26 f é v r i e r 1 8 9 5 .\n\n\n\n\n      "}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-04-n1-007", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 9, "page_fin": 10, "titre_corps": "Veillée d’Orient", "titre_sommaire": "Veillée d’Orient", "rubrique": "", "signature_source": "Georges Ramaekers.", "ancre_debut": "V E IL L É E                    D ’O R I E N T w S u r la terrasse où d a rd", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": 9, "debut_caractere": 590, "fin_caractere_exclue": 1739, "texte": "V E IL L É E                    D ’O R I E N T w\nS u r la terrasse où d a rd e un s o le il ru bescend ,\nD es éventails tou t g ra n d s ouverts de p a lm ie rs som bres,\nC o m m e su r un f o n d d ’o r, en den telles, les om bres\nS 'éten d en t, p o u r p r é lu d e au so ir f r a i s q u i descend.\n\nT o u t à l ’heu re vien dra l ’ou vrier — là s'asseoir\nP o u r a d m irer, le f r o n t su in ta n t en co r la p ein e,\nL a p la ie au f la n c du c ie l en san gla ntan t la p la in e\nA lo r s q u ’il n ’est p lu s j o u r et n ’est p a s en co r soir ;\nE t q u a n d dans N a za reth tou t b ru it sera f in i\nP o u r nom brer , sous la p a i x q u i tom be de la lune,\nL e s étoiles, rêveusem ent l'u n e après l'u n e\nO u v ra n t leu rs p â le s y e u x d e f e u dans l ’In fin i.\n\nM a is tou t soudain voici dans la sa n g la n ce a stra le\nL a je u n e épouse, b e lle !.. O p lu s q u ’un ange a u x d e u x !\nI d é a le beauté, dou ce et baissant les y e u x ,\nSes y e u x fla m m e s d ’a m ou r, ses y e u x d ’o r ie n ta le...\nA l'om bre tou jou rs p lu s croissante des p a lm ie rs\n\n  (1) De Verbum caro, œuvre en préparation.\n"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": 10, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1920, "texte": "                                 — 10 —\n\n\nE ll e éten d le tapis ch a to ya n t, m et les urnes\nS elo n la lo i serva n t a u x ablu tions n octurn es,\nC ep en dan t que su r son épa u le les ram iers\nF a m ilière m e n t se p osen t, quêta nt d 'e lle\nL e m il a ccou tu m é, le m il d e l ’ O rien t\nQ u ’e lle leu r je t t e p a r p o ig n é e en sou ria n t,\nN a ïv e et contem plant le u r f o l battem ent d 'a ile ...\nL à -b a s serpente ig n é le co n to u r du T a b o r ...\n\nE t voici que la je u n e fe m m e s ’a g e n o u ille\nP o u r rem ercier D ie u , là p rè s de sa q u en o u ille\nD e ce j o u r q u i s 'e x h a le en un d ern ier j e t d 'o r ! ...\n\n\nE n fin ! les revoilà harassés des c h a leu rs,\nO ! ses p a u v re s aim és ! épuisés à la tâ c h e ...\nC 'e s t trop f a i r e ! . . . et tou t tend rem ent e lle se f ach e\nL e u r versa nt le vin f r a i s q u i rem et des labeu rs.\n\n\nSon f i l s en sou ria n t, p o u r tou t m erci l'em b ra sse , .\nO com bien am oureusem ent n u l ne d ira ,\nD isa n t : “ M è r e , le D ieu d u C ie l vous b én ira. “\nL 'é p o u x l'em brasse aussi ; p u is là, su r la terrasse,\nD a n s la n u it co n stellée o m bra n t, tou t à l'en to u r,\nT o u s trois b ercen t leu rs cœ u rs a u x saintes rêveries\nS ca n d a n t de loin en loin , d e brèves causeries\nC es longs silen ces, p le in s de vibrants chan ts d ’a m o u r !..\n\n\nC ’est a in si que Joseph et la V ierge, vêtue\nD 'u n e robe c o u le u r d e ly s orien ta l\nSo u s un m anteau d ’a z u r coupé du cie l na tal,\n— D e l ’ex ta se céleste, id éa le statue\nQ u i f i t l'esp rit divin s'ép ren d re à sa bea u té, —\nContem plent tou t rav is le u r en fa n t, q u 'en v iro n n en t\nD a n s l ’o b scu r de bla ncs je t s de fla m m e et que cou ron nent\nL e s astres p ro c la m a n t là -h a u t sa R o y a u té !...\n                                            G eorges      R am aekers.\n"}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-04-n1-009", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 11, "page_fin": 11, "titre_corps": "Bravo !", "titre_sommaire": "Bravo !", "rubrique": "", "signature_source": "Edouard Drumont.", "ancre_debut": "Monsieur et cher Confrère, J’applaudis de grand cœur", "ancre_fin": "E douard D r u m on t.", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "R EGRETS DE P lE R R O T (ÉCHO DE C A R N A V A L )", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": 11, "debut_caractere": 48, "fin_caractere_exclue": 1065, "texte": "Monsieur et cher Confrère,\n   J’applaudis de grand cœur à votre courageuse entre­\nprise et je fais des vœ ux bien sincères pour le succès de\nvotre journal L a Lutte.\n   V otre œ uvre m ’ intéresse doublement : elle est l ’œuvre\nde jeunes et c’est la nouvelle génération, la génération à\nlaquelle vous appartenez ainsi que vos amis, qui aura la\ngloire de faire passer dans les faits les idées que nous nous\nefforçons de répandre et de propager.\n   V o tre œuvre, en outre, va naître sur la terre de B el­\ngique et j e n ’ai pas oublié, croyez le bien, l’aimable et\nbienveillante hospitalité que j ’ai reçue pendant quelques\nmois chez un peuple qui a vraiment le goût et les mœurs\nde la lib e rté    Je ne puis que vous adresser tous mes\nsouhaits pour votre succès et toutes mes félicitations aussi\npour votre courageuse initiative.\n  V eu illez être mon interprête près de vos amis et les\nassurer de toute ma sympathie et agréer l’expression de\nmes meilleurs sentiments.         E douard D r u m on t.\n\n\n\n\n            "}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-04-n1-010", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 11, "page_fin": 13, "titre_corps": "Regrets de Pierrot", "titre_sommaire": "Regrets de Pierrot", "rubrique": "", "signature_source": "Pierrot.", "ancre_debut": "R EGRETS DE P lE R R O T (ÉCHO DE C A R N A V A L )", "ancre_fin": "IE R R O T .", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "ÇA             ET             LA      D e l ’ a v e u m ê m e des rares H", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": 11, "debut_caractere": 1065, "fin_caractere_exclue": 1507, "texte": "R   EGRETS        DE     P lE R R O T\n\n                  (ÉCHO DE C A R N A V A L )\n\n\n\n\n        J e me rap pelle, ô C olom bine,\n        du c a rn a v a l un certain so ir *\n        C ’é t a it ... c ’éta it on le devine\n        qu a n d tu ria is sous ton loup noir.\n\n        Com m e en ce soir, aussi rieuse\n        S o u ven t en core dans mon som m eil\n        J e te revois, f r ê l e danseuse\n        et tu t’en fu is à mon r é v e il!\n"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": 12, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1137, "texte": "                      — 12 —\n\n\nP o u r q u o i t'e n fu ir q u a n d vient l'a u ro re'!\nI l f a i t s i bon au sein d u bal\nU n se u l instant dansons en co r e ...\nS 'en sera f a i t du ca r n a v a l...\n\n\nJ e rêve hélas ! o ma m ignonne\nJ e crois te voir en core tou jo u rs\nE t com m e au bal j e t’abandonne\nC h a q u e m om ent de tous m es jo u r s .\n\n\nO u i, j e rêve depuis la f ê t e\nQ u i m 'apparaît a u x y e u x p a r fo is\nJ ’a i le cœ u r g ro s, l'â m e inquiète\nJ e te rech erch e en vain , j e c r o is !\n\n\nB ie n p eu d ’espoir berce mon être :\nJ e t’ai p e r d u e avec reg ret\nC om m ent v o u lo ir te reco n n a ître\nA u bal, ton loup éta it d iscret\n\n\nI l ne laissait v oir ton visage\net le ca ch a it à tous les y e u x\nm ais sous ce loup, c'éta it j e g ag e\nun m inois je u n e et g r a c ie u x ...\n\n\n O ù d o n c es-tu, ma C olom bine\n depuis ce so ir, depuis ce b a l!\n U n m ot, un rien , que j e d ev in e...\n N e p a r a is-tu q u'au c a r n a v a l!\n\n\n Q u ’il éta it d o u x su r mon épa u le\nde te sen tir bien doucem ent\np o se r ta tête a im a ble et f o l l e\n et l ’y laisser p o u r un m om ent\n"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": 13, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1079, "texte": "                               — 13 -\n\n\n          Q u ’il éta it bon après la danse\n          d e te sa v o ir p r e n d r e mon bras\n          ou p a r ta g e r en confiance\n          ton f r a i s bouquet d e m im osas.\n\n         T o u t f u t f i n i q u a n d les étoiles\n         e x p ir èr en t au fir m a m e n t\n         et q u a n d la n u it p lia ses voiles\n         se term ina l'enchan tem ent.\n\n         S ’en éta it f a i t de ton so u rire\n         tu t ’en a lla s avec le j o u r\n         et m oi, j e p u s a lo rs me d ire :\n         C olom bine, c ’est sans reto u r !\n\n          E t j ’a i d it v ra i. D ep u is la f ê t e\n         j e te ch erch e m ais bien en vain\n          U ne chose j e m e souhaite\n          C 'e st d e te v oir su r mon chem in.\n\n         F a is d o n c en sorte, ô C olom bine\n         Q u 'a u ca rn a v a l un p ro c h a in so ir\n         T o u jo u r s f r a î c h e j e te devine\n         A tes y e u x bleus sous ton loup n o ir !\n                                                         P IE R R O T .\n\n\n\n\n                "}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-04-n1-011", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 13, "page_fin": 17, "titre_corps": "Çà et là", "titre_sommaire": "Çà et là : Mgr Meurin et les gredins satanisants de Port-Louis", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "ÇA             ET             LA      D e l ’ a v e u m ê m e des rares H", "ancre_fin": "troun de l’ air » !...", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "L E S V I L L A G E S ILL USO IRES                              (1 v o l u m e , c o l le c t io n du R", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": 13, "debut_caractere": 1079, "fin_caractere_exclue": 1369, "texte": "ÇA             ET             LA\n\n    D e l ’ a v e u m ê m e des rares Hébreux que l’athéisme n’a\nn' a pas faits indifférents tout à quelqu’idée religieuse, le\nT a lm u n d — non plus la Bible, est la norme, la loi « sainte »\nà qui se conforme leur conduite :\n   Car n ’est-il pas écrit :\n"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": 14, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2162, "texte": "                                                     — 14 —\n\n\n  « Si un rabbin te dit que ta main droite est la gauche et\nque la gauche est la droite, il faut ajouter foi à ses paro­\nles. »                    (Rasi, ad. Deuteronomion X V I I , 1 1 ).\n    Or çà, Chrétiens, écoutez ce qu'enseigne cette loi tal­\nmudique aux Juifs qui vivent au milieu de nous, et de\nnous : « L ’étranger est celui qui n ’est pas circoncis et\nl’ étranger et le païen sont synonym es. »\n                                     *\n                                    * *\n    A l a m é d i t a t i o n de ces excellents bons F F . -, athées\net matérialistes ces quelques mots textuels du discours du\nF .- . Joseph V an Schoor 33e 1erg d. S u rv eill.. . ffons de\ng d. . . M . .. (1) afin qu’ils sachent dorénavant qu’on ne les\naccepte dans les L L . .. qu’en communion de haine contre\nl ’ Église autant presque qu’en amour de leur porte-monnaie\net que jamais ne leur sera dévolu le grade de K a dosch ni\nles grades à lui supérieurs pour l’initiation desquels il faut\nconnaître le secret des secrets, savoir : que Lucifer-Satan\nest le Dieu qu’adore la Haute-Maçonnerie.\n   « L e chevalier Kadosch a trois croyances : D ieu unique\ncréateur et conservateur de toutes choses, l'immortalité de\nl'âme et les perfectionnements de l’esprit humain.\n   « Cette sublime institution n’accepte pas d'atliée et repousse\nle matérialisme. »\n   E st-ce clair? dites...\n                               *\n                              * *\n   On nous apprend qu’une « chapelle » du culte protes­\ntant sise à Anvers est toute à la joie.\n   L e motif?\n  Son ancien prédicant qui fut quelque temps — en com ­\npagnie de son frère — le voisin de villégiature du capi­\ntaine Judas-Dreyfus à l'île de Ré, vient de recevoir son\ncongé de M. F élix Faure.\n\n   (1) C e disco u rs fut p r o n o n c é lo rs de la c é r é m o n i e f u n è b r e c é lé b r é e\na u g d . - . O r i e n t d e B r u x e l l e s e n m é m o i r e d u F . -. L é o p o l d d e S a x e\nC o b o u r g , p r e m i e r ro i d e s B e l g e s , c h e v a l i e r K a d o s c h , 30 e d e g r é et\np r o t e c t e u r d e l a M a ç . -. b e l g e .\n"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": 15, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1798, "texte": "                          — 15 —\n\n\n   Manifestes sont, en effet, les preuves de son innocence.\nN ’est-ce donc pas, de vrai, le fait de tout honnête homme,\nde tout qui n'a rien à se reprocher de prendre tour à tour\nles faux noms de Georges Du V ernier ou de Rorique\nquand on s’appelle de son vrai nom Léonce De Graeve?\n   Oui oui, nous savons il s ’est bien trouvé outre le cuisi­\nnier Mirey, MM. Chasier et P asq u ier... mais, vois-tu lec­\nteur, ceux-là ne sont pas com m e les journaux philoprotes­\ntants et maçonniques belges à m êm e de trancher de la\nchose.\n  Que si tu me fais observer :\n  Pourquoi donc ne s’est-il pas formé pour l’abbé B ru ­\nneau com m e pour les frères D e G raeve 250 sociétés de\ndéfense ?\n  L e malheureux pourtant n’ est-il pas mort dans le plus\ncroyablement vrai des repentir, dans l’aveu spontané et\npublic de toutes ses excessives fautes à l ’exception de\ncelle-là seule — non la plus grande — pour laquelle il\nmontait sur l’ échafaud?\n   D ’où vient que — contraste étrange — la foule, cette\npaisible foule des campagnes, rit bestialement, applaudit\nà voir rouler sa tête sous le tranchant!\n   Je te répondrai que L éon ce De Graeve fut prédicant\nprotestant tandis que l’abbé Bruneau était prêtre catho­\nlique. A lo rs...\n                            *\n                    M gr M E U R IN\n    et les gre d in s satan isan ts de P o r t-L o u is\n   N ous donnons dès ce premier numéro, un portrait à la\nplume de Mgr Meurin, archevêque de Port-Louis, capitale\nde l’île africaine de Maurice, bien que nous eussions com p­\nter parler plus tard et spécialement de l ’éminent et coura­\ngeux auteur de L a Franc-Maçonnerie synagogue de Satan,\nce livre que tous les catholiques intellects devraient se\nprocurer.\n  L à , ils se convaincront de la trop réelle exactitude des\n"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": 16, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2158, "texte": "                                               — 16 —\n\n\ndivulgations de notre J .-K . H u y sm a ns, le romancier de\nl’occultisme, dont au numéro prochain, nous donnerons\naussi le portrait.\n     Mais les infâmes qui sont les élus de Satan là-bus dans\nl ’île africaine viennent de faire éclater leur rabisme sacri­\nlège, tisonné soudain par les révélations du vaillant pré­\nlat, en des atrocités telles et si récentes qu’encore ignorées\nde la masse elles donnent à cette sympathique et grande\nfigure de pontife, hélas com m e un surcroît d’a ctu alité!...\n   V oici ce que les journaux nous ont froidement appris :\n   « N e u f églises ( 1) ont été pillées à l'île Maurice dans\nla nuit antérieure au départ de la dernière malle.\nL es tabernacles ont été défoncés, les vases sacrés enlevés,\nles divines espèces jonchaient le sol, donnant des traces\ncertaines de piétinement. L es gredins satanistes, dans la\ncapitale ont rempli du sang d’un, chat trouvé mort sur\nl’A utel le Saint Ciboire après avoir renversé les Hosties\nque leur épilepsie infernale a lacérées ensuite de coups et\nsouillées d ’o r d u re !...\n  Catholiques, vous entendez d’ici les cris de porcs é c o r ­\nchés qui demain révolutionneraient les cinq parties du\nm onde, si nous allions nous en manière de riposte, —\nirruptant soudain dans quelqu’antre luciférien — flanquer\nà bas de son piédestal à coups de pieds l ’idole du B ap h o ­\nmet, cette hideuse et bien démoniaque caricature devant\nquoi s’agenouillent ces maîtres idiots et ces parfaits c o ­\nq u i n s ! . . . N ’importe! il serait intéressant en plus d'un\np oint le rapport que feront au suprême directoire satani­\nque de R o m e les F F . .. de Maurice, grands anathémiseurs\nd’inquisitions : les H orace de Cayla (souverain sous-di­\nrecteur), les Edouard V irieu x, les E dgard Mayer, les\nPastourel et les Sm ith, sur ces nobles exploits, sur cette\nprédication en acte des vrais apôtres de la T o l é r a n c e __\nsa tan iq u e.                                                G eorges           R am aekers.\n\n  (i ) C e n o m b r e 9 e s t s i g n i f i c a t i f ; 9 e s t n o m b r e s a c r é c h e z l e s s a t a ­\nnisants.\n"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": 17, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 516, "texte": "  C u e i l l i clans Stella (qui vient de disparaître!) ces\n« perles » de M. C h arles-L ou is P hilippe :\n    « C a r le s a g la c é s v e r s lu i — h o rs D ie u , d u s o ir m o n te ! L e g la c is\nl a v é fr a is d e l ’ h e u r e , q u i s ’ en v a L à       OÙ , o h ! le n t d e c e m al ! u n\ns ile n c e v a e t c . (!!!!???)\n   Si après çà on ne nom m e pas ce m onsieur président\nd’honneur de la G rande H arm onie! c'est que l ’on entend\nrien à l'A rt en B elgiqu e « troun de l’ air » !...\n\n        "}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-04-n1-012", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 17, "page_fin": 17, "titre_corps": "Les villages illusoires", "titre_sommaire": "Les livres : Les villages illusoires", "rubrique": "", "signature_source": "R. Halloys.", "ancre_debut": "L E S V I L L A G E S ILL USO IRES                              (1 v o l u m e , c o l le c t io n du R", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": 17, "debut_caractere": 516, "fin_caractere_exclue": 3599, "texte": "L E S V I L L A G E S ILL USO IRES\n                             (1 v o l u m e , c o l le c t io n du R é v e il.)\n    E n v e rs lib r e s , é t o n n a m m e n t fa n t a s t iq u e         la ré c e n te      œ u v re   de\nM    E m ile V e r h a e r e n . Q u e lq u e s P a r n a s s ie n s s ’ é m e u v e n t ; n e v e rrait-\no n p lu s le t r io m p h a n t p o è t e d es M o in es r e v e n ir a u x c o u p e s m a g is ­\ntr a le s d e l ’a l e x a n d r in , q u 'il    m a n ia s u p e r b e m e n t.      Q u o i q u ’ il s o it,\nd a n s le s « V i l l a g e s illu s o ir e s », l ’a u te u r t o rtio n n e s o u v e r a in e m e n t ce s\nc a m p a g n e s q u ’o n d e v in e c a m p in o is e s . L e p o è te le s a v u e s h o r r ib le s ,\np a r à tr a v e r s le s r o n g e s é c la ir s d e l ’ in c e n d ie « d e s m e u le s q u i b r u ­\nle n t ». P a r fo is o n c r o ir a it v o ir d e c e s v e r r e r ie s d e c e s ta b le a u x s in is ­\ntre s e t n a ïfs p e in ts p a r u n m o in e h a llu c in é à la m y s tiq u e lu e u r du\nm oyen -â ge :                A u c o in d u b o is e s t u n c e r c u e il\n                              A v e c u n m o r t q u i tie n t so n œ il\n                              A v e c u n m o r t q u i tie n t s o n c œ u r\n                              C o m m e u n e p ie r r e e n s a m a in d ro ite\nL e p a s s e u r d ’ e au e s t\n                               « C o m m e q u e lq u ’ u n d ’a ir a in\n                              p la n t é d a n s la te m p ê te b lê m e »\nL a p lu ie           « r a c le le s c a r r e a u x v e rts a v e c s e s o n g le s g r is »\nL e s p ê c h e u r s e t le s c o r d ie r s s o n t p r o d ig ie u x .\n L e m e u n ie r                     d em eu ré seu l\n                              5e m it à c o u d r e s o n lin c e u l\n                              au t ic - ta c d u r d u m o u lin n o ir\n                               q u i fa it s a c r o ix s u r fo n d d e s o ir .\n L e s ile n c e e s t c o l o s s a l , la F e r m e a r d e n t e v o u s é c r a s e .\n L e sonneur                     s o n n e si fo r t q u ’il p e u t\n                           c o m m e si le s fla m m e s b r û la ie n t s o n D ie u !\n L e F o r g e r o n é n o r m e e t g o u r d c r o it d a n s l ’ a v e n ir o ù\n                               L e s s a c s v e n t r u s d e l ’o r s e r o n t s a ig n é s\n                               U n s o ir d ’a r d e n te e t la r g e é q u it é r o u g e .\n N 'e s t - il p a s a ff lig e a n t d e t r o u v e r c h e z u n te l t a le n t d e s « m a c h in e s »\n    c o m m e c e lle - c i :                          . . . l'â m e\n                                   in fâ m e d e s a fe m m e . (! !!)\n                                                                                     R. H A L L O Y S .\n M in n e a o r n é (??!!) le te x te d e q u a tre « d e s s in s » au m a n c h e - à - b a la is .\n                                                                                     (N . D . L . R .)\n"}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-04-n1-013", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Avis et annonces", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "LA LUTTE R E V U E D ’ A R T E T D E S O C IO L O G IE C A T H O L IQ U E", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 1527, "texte": "LA                    LUTTE\n       R E V U E D ’ A R T E T D E S O C IO L O G IE C A T H O L IQ U E\n                                D ir e c t e u r : G . R A M A E K E R 9\n\n\n\n\nB elgiq u e, 5 francs l’an. — E tran ger, port en sus (5 fr. 60)\n                                 50 centim es le num éro.\n     A N N O N C E S : 20 c e n t im e s la lig n e — R é c la m e s à fo rfa it.\n\n\n\n\n                      B R O D E R IE A R T IS T IQ U E\n   J e u n e h o m m e d é s ir e d o n n e r d e s le ç o n s d e B R O D E R I E D ’ O R . —\nS ’ a d r e s s e r p o u r c o n d it io n s , ru e du C e r c le , 8, E t t e r b e e k - B r u x e lle s .\n\n\n\n\n    Au       pro ch ain           :   Portrait de J .- K . Huysm ans, e t u n e\né tu d e su r l’œ u v r e o c c u ltiste et litté ra ire du g ra n d r o m a n ­\ncier b e lg e .\n\n\n   N os l e c t e u r s com prendront que le restreint de notre\nR evu e nous oblige à négliger dans ce prem ier num éro\nquelques points capitaux de notre program m e. L a partie\nsociologique sera dédom m agée au num éro prochain.\n\n\n   I l s e r a r e n d u c o m p t e de tout ou vrage dont un ex em ­\nplaire sera com m uniqué à la R édaction .\n\n\n\n                IMPRIMERIE                          TY POGR A PHI QUE\n                                      ET    L IT H O G R A P H IQ U E\n\n\n\n\n     V. V A N V I N C K E N R O Y\n                   2 8 , Rue des Rentiers,                                              28\n                                             BRUXELLES\n"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 6, "texte": "                             Première année, N ° 1 — A V R IL 1895.\n\n\n\n\n        L A               L U T T E\n\n\n\n                                  N otre programme . La Rédaction\n                                  L es Pinsons aveu­\n                                    gles    .    .    .    . R. Halloys\n                                  F leurs de tombe —\n                                    heure de prière . A. Lemalre\n                                  V eillée d'O rient       . G. Ramaekers\n                                  Bravo ! .     .     .    . E. Drumont\n                                  Regrets de P ier r o t. Pierrot\n                                  Çà et là - M gr M eu ­\n                                   t in et les gredins sa ­\n                                   tanisants de Port-\n                                   Louis         . . . G. Ramaokers\n                                  Les livres : Les v il ­\n                                   la g es illusoires . R. Halloys\n                                  Les salonnets      .     . Pictor\n\n\n\n\n                                                R é d a c tio n e t A d m in is t r a t io n :\n                                                15, Place Van Meyel, Bruxelles\n\n\n\n\n                        B r u x e lle s\nIM PRIM ERIE V A N V IN C K E N R O Y, 28, RUE DES RENTIERS\n"}, {"page_pdf": 7, "texte": "                    S u p p lém e n t illu s tr é :\n\n         M gr M E U R I N , Archevêque de Port-Louis\n\n\n\n\n                       Les Salonnets\n\n  A u c e r c l e a r t i s t i q u e ju sq u ’en fin m ars ont afflué les\nadm irateurs — à bon droit — des Velasquez et des vivants\nportraits du sym pathique jeun e artiste H erm an R ichir\n« dont l’ éloge n ’est plus à faire » pour em ployer l'heureuse\nvérité d’ un cliché bien vieux.\n  C ela fait du bien, rencontrer enfin un trop rare vrai\npeintre ém ergeant du grouillem ent des nullités assassines\nde notre peinture nationale.\n   A d m irés surtout : Portrait de M . G . de L . . . et le super­\nbe portrait en pied de M me       déjà vu au salon passé. —\nL e modèle, pastel d’ un beau velou té, outre quoi quatre\n« sanguines » où se d écèlent la puissance de dessin\ndu m aître bruxellois.\n   Co-exposait la aussi M. E m ile V an D oren, épris —\ncom m e notre adm irable paysagiste E . B eern aert — des\nlandes m aritim es et cam pinoises aux désolances si p o é­\ntiques; m entionnons\n   Soir calme — Le vallon, où le « ch ez soi » de l’ om bre,\npercée d’ un rire de soleil, vous invite à vous asseo ir...\nn'était la dim ension de la toile.\n   C itons enfin Derniers rayons expirants rouges dans le\nzinzolin d’un soir estival.\n                                                             P ic t o r .\n"}, {"page_pdf": 8, "texte": "                                                                   52191\n                             -   I   —\n\n\n\n\n        Notre Programme\n\n  Nouveau né de la jeun e génération littéraire La Lutte\ndoit à ses premiers lecteurs — ses premiers amis l’exposé\nnet et franc de son programme.\n   En art notre revue, littéraire surtout, sera La Lutte — et\nvigoureuse ! — aux outrances folles de ces certains écer­\nvelés qui posent à la fantasmagorie, au faire fou, à\nl’excentricité voulue;\n   Montagnes d’insenséisme vaniteux qui accouchent à\ngrands cris d’ un charabia nègre ou de croûtes. .. im m or­\ntelles ;\n   Dont j a m ais nous n’eussions voulu devoir n o u s occuper,\nsi, sous l'égide sainte de l’A r t — qu’ils baffouent en s’affu­\nblant d 'e lle— ils n’attiraient en les abusant par l eur clow ­\nneries, l’ unanime risée des jugem ents sains sur m êm e les\ngénéreux efforts de la vaillante jeunesse artiste d ’à-présent.\n    Disons le bien vite pour que les jeunes — dont fière­\nment nous sommes — nous entendent bien. A côté de nos\njeunes aînés, des premiers nous nous élevons et non\nmoins contre les grâces à Dieu de jour en jour plus\nrares encroûtés dans l’exclusivism e.\n    De toute notre âme enthousiastes de la liberté dans\n l'A rt, nous certes crions aussi :\n    A ssez de ces enamourés mordicus du systèm e de l’ad­\nmiration obligatoire!\n    A ssez de tous ceux-là qui prétendent assigner l’ étau de\nleur étroitesse d’esprit pour l ’unique carrière des talents,\net rabâchent sans répit leur « non ultra » à nos oreilles\neufîn lassées ! . . . A ssez de ces dogmatisants qui des alti­\ntudes de leur gâtisme s’opiniâtrent à vinculer les juvéniles\n"}, {"page_pdf": 9, "texte": "                           —       2       —\n\n\n\nélans, les envols plus osés vers les étendues inexplorées\nde l’ idéal ! . . .\n  Oui! montrons à toute âme altérée du Beau que, n’en\ndéplaise à ces doctes et séniles « laudateurs tempores acti »,\net sans leur permission (ô crime!) pourraient bien être\néclos des talents réels et très hauts ailleurs que dans\nRo m e païenne ou chez Louis X I V !\n   A u diable les fabricants d’A rt tiré au cordeau, et vive\nles artistes Belges : les V an Hasselt, les Pirm ez, les\nGallait, les Tinel, les Verhaeren et tous ces autres —\net ces illustres — que nous taisons ! . . .\n   Mais, pour l ’amour du B eau! la Liberté dans l’A r t est-\nce donc synonym e de liberté de la folie?\n   Oui, l'A r t doit être libre.\n   Mais l’Art, pour être, veut qu’à l ’idéal géniteur soit\npour guides ces Mentor qui sont le bon sens et la morale.\n   E t ne vo yez-vou s pas que cette recherche de la bizarre­\nrie, cette aberration qui fait se pâmer devant d’ineptes\nsottises prises pour de nobles hardiesses, cette épidémie\nd ’incohérence et de préciosité ridicule (dont la contagion\net c’ est là précisément ce qui nous attriste, déjà gangrène\nnos plus magnifiques jeunes talents) bientôt, si l’on ne se\nhâte de la conjurer, amènera la « Restauration », plus\ntyrannique sur le retour, de la vieille école réactionnaire?\n   V oilà pourquoi combattre, pourquoi inexorables, ban­\nnir de nos rangs toute extravagance est le meilleur apport\npour le triomphe de l ’A r t nouveau!\n  Cet apport sera le nôtre.\n                                   *\n                               *       *\n   Sur le terrain social, sans nul systèm e préconisé, ar­\nd em m ent démocratique, notre R evue sera aussi La Lutte\nà tous les égoïsmes. N ous lancerons à cette veulerie, à ces\ncriminels non-vouloir (mais à ceux-là seuls) leur condam ­\nnation, qui est dans la doctrine de l ’ unique vrai chef\nsocialiste : l ’ouvrier charpentier le va-nu-pieds Jésus!\n"}, {"page_pdf": 10, "texte": "                           - 3   -\n\n\n\n  Nous montrerons à la jeune génération chrétienne, la\nnôtre, le péril Hébreux, ce premier péril social.\n  Enfin, nous suivrons un peu nous aussi la mode qui est\nà « l ’esotérism e » en démasquant à plein ciel le but réel\nmais inavoué de ces péladanesqueries soi-disant littéraires,\net de vrai : maçonniques et satanisantes.\n   Voilà notre programme.\n   Y applaudis-tu lecteur?\n   Si oui, si tu nous approuves, ami lecteur, lecteur ami,\nla main dans la main.\n   Aide-nous à faire triompher en A rt com m e en sociolo­\ngie notre Idéal le Christ.\n   E t vive le C h r i s t . . .\n   Mais si non, si tu ne nous approuves pas en tout ou du\ntout, sache que sont ouvertes les pages de La Lutte à tout\nsincère idéal d 'A r t ou d’économie sociale.\n   Nous sommes des convaincus; com m e nous dois-tu\nl’être pour tes idéals, viens les exposer ici au grand jour\nsi tu ne redoutes pour eux les coups de la critique.\n   Que si suspecte t’apparaît tant grande tolérance chez\ngens approbateurs — oui Monsieur! — de la Ste-Inquisi­\ntion rom aine et des Jésuites,\n    Cette tolérance est un défi.\n    Relève le lecteur, tu verras.\n    Pour nous, par dessus la coterie de R evues ou\nd ’Ecoles nous saurons reconnaître le Beau où qu'il se\ntrouve : Fleurs découvertes au sein du fumier d’Ennius ou\nlarges moissons, gerbées aux champs sans bornes de\nl’ Idéal chrétien.                       L a R édaction.\n"}, {"page_pdf": 11, "texte": "                             —4—\n\n           L e s P in s o n s A v e u g le s\n\n\n   « K o ri! k o r i ! . . . » Chant em baum é de sons et de p a r ­\nfum s__\n  Q ue c ’est gai de voir le sautil v if d’ un pinson dans la\nb ranchée__\n   D ans la rue déserte où j ’habite — c ’est en province —\nvit un savetier-m archand de pinsons. D ès le m atin il\nattache leurs petites cages carrées et vertes tou t le lon g du\njardin de l’hôpital qui chauffe au m idi ses vieux m urs\nlézard és; et desqu’au printem ps le soleil risque un rayon,\nde toutes les petites cages part un clair bonjour à l ’astre\nqui naît, tous les pinsons chantent, rient et crien t avec un\nentraînant ensem ble au réchauffant soleil. Ce sera ainsi\ntout l’avant-m idi ju squ ’à ce que vers les 10 heures,\nl’hom m e, de peur des chaleurs trop fortes, vienne\nenlever les petites cages qui chantent. — Parfois, le\ndim anche, ce sont de longues discussions sous le m ur,\nprès des oiseaux. C ’est un m ineur venu du pays noir pour\nacheter un de ses oiselets qui chantera tout le jo u r près du\ncorot. Il hésite, écoute, regarde les cages étroites où les\noisillons s’agitent et fringottent à qui m ieux m ieux. Il veut\nen avoir un bon, très bon qui battra tous les autres au\nconcours. L e cordonnier, dans un argot m i flam and mi\nw allon, — c ’est sur la frontière des langues — conclut\navec lui le m arché de ce petit oiseau qui ne vo it pas, de ce\npinson aveu gle.\n   A veu g le? Oui ils le sont tous, les pauvres, privés de\nvo ir, dans leur étroite prison où une au gette leur sert\nl'eau près des graines nourricières.\n   V o ici com m en t cela s ’est passé. U n m atin l ’ hom m e a\nem porté tout une ch arge de m âles pétulants et vifs dans\ndes cages plates, il est parti à l ’aurore d ’un jo u r de prin­\ntem ps quand les oiseaux chantent l’am our. E t dans un\n"}, {"page_pdf": 12, "texte": "                           — 5 —\n\nblanc verger plein de pommiers en fleurs, il a déposé ses\ncages sur l’ herbe humide du pré. Lors entre les branches\nde neige ont surgi de pépiantes femelles appelant l ’am our;\nles mâles se sont enivrés de cette musique éclose dans la\ncandeur matinale, ils\" ont vu des ailes vibrantes voleter\ndans les fleurs et tous chantent, chantent à se casser la\nvoix.\n  Libres, les amoureuses oiselles de toutes parts sont\nvenues chantant l’appel entre les b r a n c h e s ... entre les\nbranches fleuries dont la troublante senteur effleure les\ncaptifs.\n   Puis le méchant hom m e est venu, a jeté un voile sur\ntoutes les cages, et revenu chez lui, d’une aiguille rougie\nau feu, a brûlé les yeux, leurs pauvres yeux de petits pin­\nsons!\n   Tou t est fini, ils conserveront l’image dernière de\nce verger, de ce printemps, de cette aurore, de cet amour.\nIls chanteront toujours maintenant, leur vie entière!\nAveugles, ils chanteront près de mes fenêtres, loin du\nverger, au mur d’hôpital, croyant toujours à l’amoureux\nappel entre les branches des pommiers fleuris.\n   Ils s'en iront mettre un peu de vie à la maisonnette du\nmineur, là bas, au pays noir en trillant le cantique d ’a­\nmour ; kori, k o r i... et vieux, ils chanteront encore, mais\nce sera bientôt une plainte sénile, chevrotante, qui redira\npar instant l’appel entre les branches des pommiers fleu­\nris, par une aurore de printemps .. .\n   Tiens, il y a une larme sur mon papier . . .\n\n                                        R obert   H allo ys.\n"}, {"page_pdf": 13, "texte": "                                _   6   —\n\n\n\n\n             FLEURS DE TOMBE\n                     H E U R E DE PR IÈ R E\n\nL e j o u r s'e n fu it et m eurt ; l'é g lise devient som bre;\nle tab ern a cle d 'o r d éjà s'étein t dans l'o m b r e ...\nA travers les v itr a u x q u i s'a llu m e n t du so ir,\ndans le bleu f u g i t i f qu'a la issé l'en cen so ir —\n et q u i f lo t t e e t qu i m onte en un n u a g e p â le\n az u r teinté d e n a cre et n a cre f a i t d 'o p a le —\n les Saints nim bés d 'a rg en t, fr a p p é s p a r le so leil\n se dressent dans les p lis de leu r m anteau verm eil,\nfa n tô m e s lu m in e u x su r la m u r a ille b la n che\n où s'a ccro ch e la nu it dans l'o g iv e q u i p en c h e ...\n L e ch œ u r s'é cla ir e en co r des fla m m e s du co u ch a n t :\n un bouquet de ra y o n s s'é la n ce triom pha nt\n et s éteint dans la n e f . .. T o u t se f a i t so lita ire :\n le S eig n eu r est tout seu l au f o n d du sa n ctu a ire\n                                    * •\n\n\n0 cette heu re d ivin e ! 0 cette h eu re d 'a m o u r\noù com m ence la n u it et s'a ch èv e le j o u r ! ...\n0 ce m om ent béni, p ro p ic e à la p r i è r e ! ...\nC ’est l ’instant où vers D ieu , d e la n a tu re en tière\nm onte un h y m n e de g lo ir e en la f r a îc h e u r des nuits;\noù tout chan te et repose; où se f o n d e n t les bru its ;\noù le C ie l et la terre a d o ren t; où dans l'o m bre,\ndes astres incon nus apparaissent sans n o m b r e l...\nC 'est l ’heu re où l ’on en tend dans le p a r v is ob scu r\ndes ailes en f r ô l a n t p a sser le lo n g du m u r;\noù l ’on sen t l'E tr e vivre et — dans l'a ir de l'ég lise,\nsous la voûte étoilée où la n u it s'est assise,\ndans le bleu d e l'en cen s q u i f u m e et p la n e en cor,\n d e rr ièr e les p ilie r s , su r le cin a b re et l ’or,\n dans les v itr a u x p lo m b és, m osdiques étranges\n que fo r m e n t les habits d e la V ierg e et des anges —\n"}, {"page_pdf": 14, "texte": "                                    — 7 —\n\n ineffablem ent d o u x , ca lm e et m y s té r ie u x ,\n q u elq u e chose tom ber d e l'In fin i des d e u x\n                                        *\n\n P e r d u dans la d o u le u r , abîm ant ma p en sée,\nj e chercha is le repos p o u r mon âm e blessée\n et j ’a ccou ra is D ieu — c a r n u l d ans l'u n iv ers\n n 'a u ra it su m esurer ce que j'a v a is s o u ffe r t...\n\nP r è s de l ’a u te l, là-bas où la veilleu se trem ble\nnous venions a u trefo is sou ven t p r ie r en se m b le ...\net sa p la c e a u jo u r d ’hui, j e l ’occup ais en d e u il ! . . .\n Q u a n d on vient d e f e r m e r p o u r tou jou rs un cercu e il\ni l f a i t si bon p r i e r ! Q u a n d sous la f r o i d e terre,\nd orm a n t son g r a n d som m eil, on sa it que d o r t un p è r e\nil est si consolant de ren co n trer un lieu\np o u r p le u r e r sa d o u leu r — et de p a r le r à D ie u ...\nL e m onde n'est p lu s rien , tou t y c ro u le et su ccom be ;\nla g lo ir e p a sse; l'hom m e a boutit à la tom be ;\nle temps m arche to u jo u r s ... Q u e m ettre dans le cœ ur\np o u r r elev e r l ’espoir devan t la m o rt v a in q u eu r!'...\n Un vide a ffr e u x se f a i t q u i ra p p elle et p o ig n a r d e,\nà p e in e le p a ssa n t vous p la in t- il et r e g a r d e !...\n C onnaissan t n o ire m al, D ie u seu l le p e u t g u é r ir\ndans l ’âm e q u i s'en d o rt ne sa ch a n t p lu s so u ffrir.\n\n\n V oila p o u r q u o i j'a im a is, le ca lm e et le silen ce\np o u r q u o i j e m 'en venais d em a n d er l'espérance,\nle coura g e, la f o r c e , auprès du C h r ist en C r o ix\net su rtou t le p r ie r de p o u v o ir « ses lois\nm e co u rb er r é s ig n é ... L a dem ande éta it d u r e ! ...\nm ais j e sentais dans mon insond a b le b lessu re —\nô baum e s a lu ta ir e ! ô su rh u m ain r a y o n —\ndu C h r ist descen d re un p eu de résig n a tio n ...\n O p r iè r e ! ô so u tien ! qu a n d de notre d em eure ,\np a r t qu elq u 'u n p o u r to u jo u r s... p u is q u ’il f a u t que l ’on\n                                                                [m e u r e !...\n"}, {"page_pdf": 15, "texte": "                                     -       8       —\n\n\n\nle d e u il se f a i t m oins lo u r d ; au cœ u r l ’espoir revien t;\nun instant la d o u leu r s'o u b lie : on se so u rien t !...\n                                             *\n                                         *       *\n\nP e n d a n t qu'à l'a u tr e fo is j'a b a n d o n n a is m on âm e\net qu'au ch œ u r s éteig n a it une d ern ière fla m m e ,\nj'e n te n d a is au d ehors, ô contraste b r u ta l!\n la f o u l e q u i p a ssa it : c'éta it le c a r n a v a l!...\n In so u cia n te et f o l l e , e lle a lla it en d é lir e\n sem ant su r son chem in de g ra n d s écla ts de r ir e :\nj'e n te n d a is sa ru m eu r q u i m ontait à l'a u te l\n com m e un som bre rica n em en t : à l ’E te r n e l,\nm oqueuse, e lle je t a it le b ru it de son p a ssa g e\net mon m a lh eu r c r o y a it y tro u v er un o u tra g e :\nc 'e st que — qu a n d p r è s de nous com m e d e tristes f le u r s\ns ’en tr'ou vren t des to m b ea u x où d o n n e n t d a n s nos p le u r s\nc e u x là q u e nous aim ons — l ’a m usem ent des a utres\nen rép ondant a u x d eu ils, vient ra v iver les nôtres ;\nc ’est q u ’on sem ble esseu lé p o u r g é m ir et p le u r e r ,\nc ’est q u ’on p rê te a u x p assa nts de v o u lo ir to rtu rer\n                                             *\n\nL a f o u l e ainsi ce soir, iro n iq u e et b ru y a n te,\np a r a issa it in su lte r à ma p r iè r e a rd ente.\nP o u r q u o i p e n s e r a it-e lle a u x m orts dans leu r lin c e u l?\nL e tom beau, c'est l'o u b li...\n                                            Q u e lle m e laisse Seul\nca r j e n 'en ten d ra is p lu s d ans les om bres étran ges\ndoucem en t voleter des âm es et des a nges;\nleu rs harpes s'étein d ra ien t et j'o u v r ir a is les y e u x . . .\net p o u r l'o b scu rité, j'é c h a n g e r a is les d e u x ...\nQ u e lle ne vienne p o in t p o u r élo ig n e r le rêve\nq u i berce mon esp rit': j e sens q u 'il m e r e lè v e !...\nQ u ’e lle laisse éc o u ter ! D e m êm e q u 'a u trefo is,\nil vient j o y e u x ! . . C ’est lu i! .. M o n p è r e ! .. l e le v o is!..\nQ u ’im porte la p e n s é e ! ...\n                                    E ll e est p o ig n a n te et som bre\nmais c'est le so u ven ir q u i s'é v e ille dans l ’om bre !\n"}, {"page_pdf": 16, "texte": "                                   — 9 —\n\nC 'est ce que le S eig n eu r m 'a la issé du b onheur,\nce que com m e un trésor j'e n fe r m e dans mon c œ u r !...\n\n                                        *\n\nP assez f o u l e ! tou t s e u l j e f e r a i mon ca lv a ire :\nle p r i x de mes sanglots, c'est d 'a lle r à mon p è r e ...\nP assez !laissez m oi se u l ! j e p r ie r a i bien m ie u x :\nmon cœ ur est dans la tom be et mon âm e est a u x d e u x . ..\n                                                   A l f . L em aire.\n   M a r d i g ra s - 26 f é v r i e r 1 8 9 5 .\n\n\n\n\n      V E IL L É E                    D ’O R I E N T w\nS u r la terrasse où d a rd e un s o le il ru bescend ,\nD es éventails tou t g ra n d s ouverts de p a lm ie rs som bres,\nC o m m e su r un f o n d d ’o r, en den telles, les om bres\nS 'éten d en t, p o u r p r é lu d e au so ir f r a i s q u i descend.\n\nT o u t à l ’heu re vien dra l ’ou vrier — là s'asseoir\nP o u r a d m irer, le f r o n t su in ta n t en co r la p ein e,\nL a p la ie au f la n c du c ie l en san gla ntan t la p la in e\nA lo r s q u ’il n ’est p lu s j o u r et n ’est p a s en co r soir ;\nE t q u a n d dans N a za reth tou t b ru it sera f in i\nP o u r nom brer , sous la p a i x q u i tom be de la lune,\nL e s étoiles, rêveusem ent l'u n e après l'u n e\nO u v ra n t leu rs p â le s y e u x d e f e u dans l ’In fin i.\n\nM a is tou t soudain voici dans la sa n g la n ce a stra le\nL a je u n e épouse, b e lle !.. O p lu s q u ’un ange a u x d e u x !\nI d é a le beauté, dou ce et baissant les y e u x ,\nSes y e u x fla m m e s d ’a m ou r, ses y e u x d ’o r ie n ta le...\nA l'om bre tou jou rs p lu s croissante des p a lm ie rs\n\n  (1) De Verbum caro, œuvre en préparation.\n"}, {"page_pdf": 17, "texte": "                                 — 10 —\n\n\nE ll e éten d le tapis ch a to ya n t, m et les urnes\nS elo n la lo i serva n t a u x ablu tions n octurn es,\nC ep en dan t que su r son épa u le les ram iers\nF a m ilière m e n t se p osen t, quêta nt d 'e lle\nL e m il a ccou tu m é, le m il d e l ’ O rien t\nQ u ’e lle leu r je t t e p a r p o ig n é e en sou ria n t,\nN a ïv e et contem plant le u r f o l battem ent d 'a ile ...\nL à -b a s serpente ig n é le co n to u r du T a b o r ...\n\nE t voici que la je u n e fe m m e s ’a g e n o u ille\nP o u r rem ercier D ie u , là p rè s de sa q u en o u ille\nD e ce j o u r q u i s 'e x h a le en un d ern ier j e t d 'o r ! ...\n\n\nE n fin ! les revoilà harassés des c h a leu rs,\nO ! ses p a u v re s aim és ! épuisés à la tâ c h e ...\nC 'e s t trop f a i r e ! . . . et tou t tend rem ent e lle se f ach e\nL e u r versa nt le vin f r a i s q u i rem et des labeu rs.\n\n\nSon f i l s en sou ria n t, p o u r tou t m erci l'em b ra sse , .\nO com bien am oureusem ent n u l ne d ira ,\nD isa n t : “ M è r e , le D ieu d u C ie l vous b én ira. “\nL 'é p o u x l'em brasse aussi ; p u is là, su r la terrasse,\nD a n s la n u it co n stellée o m bra n t, tou t à l'en to u r,\nT o u s trois b ercen t leu rs cœ u rs a u x saintes rêveries\nS ca n d a n t de loin en loin , d e brèves causeries\nC es longs silen ces, p le in s de vibrants chan ts d ’a m o u r !..\n\n\nC ’est a in si que Joseph et la V ierge, vêtue\nD 'u n e robe c o u le u r d e ly s orien ta l\nSo u s un m anteau d ’a z u r coupé du cie l na tal,\n— D e l ’ex ta se céleste, id éa le statue\nQ u i f i t l'esp rit divin s'ép ren d re à sa bea u té, —\nContem plent tou t rav is le u r en fa n t, q u 'en v iro n n en t\nD a n s l ’o b scu r de bla ncs je t s de fla m m e et que cou ron nent\nL e s astres p ro c la m a n t là -h a u t sa R o y a u té !...\n                                            G eorges      R am aekers.\n"}, {"page_pdf": 18, "texte": "                                                                  Supplément à L A L U T T E du 10 avril 1895.\n\n\n\n\n                                            Mg\n                                             r ME URIN\n                                                        ARC H EV EQ U E DE PONT -LO U IS\n                                                               ( IL E M A U R IC E)\n\n\n                                   A u t e u r d u liv r e : « L a F .    M .-. S y n a g o g u e d e S a ta n »\n\n\n\n\n     D e s s i n à la p l u m e\nde    M. G . R a m a e k e r s .\n"}, {"page_pdf": 19, "texte": ""}, {"page_pdf": 20, "texte": "                            — II —\n\n\n           Monsieur et cher Confrère,\n   J’applaudis de grand cœur à votre courageuse entre­\nprise et je fais des vœ ux bien sincères pour le succès de\nvotre journal L a Lutte.\n   V otre œ uvre m ’ intéresse doublement : elle est l ’œuvre\nde jeunes et c’est la nouvelle génération, la génération à\nlaquelle vous appartenez ainsi que vos amis, qui aura la\ngloire de faire passer dans les faits les idées que nous nous\nefforçons de répandre et de propager.\n   V o tre œuvre, en outre, va naître sur la terre de B el­\ngique et j e n ’ai pas oublié, croyez le bien, l’aimable et\nbienveillante hospitalité que j ’ai reçue pendant quelques\nmois chez un peuple qui a vraiment le goût et les mœurs\nde la lib e rté    Je ne puis que vous adresser tous mes\nsouhaits pour votre succès et toutes mes félicitations aussi\npour votre courageuse initiative.\n  V eu illez être mon interprête près de vos amis et les\nassurer de toute ma sympathie et agréer l’expression de\nmes meilleurs sentiments.         E douard D r u m on t.\n\n\n\n\n            R   EGRETS        DE     P lE R R O T\n\n                  (ÉCHO DE C A R N A V A L )\n\n\n\n\n        J e me rap pelle, ô C olom bine,\n        du c a rn a v a l un certain so ir *\n        C ’é t a it ... c ’éta it on le devine\n        qu a n d tu ria is sous ton loup noir.\n\n        Com m e en ce soir, aussi rieuse\n        S o u ven t en core dans mon som m eil\n        J e te revois, f r ê l e danseuse\n        et tu t’en fu is à mon r é v e il!\n"}, {"page_pdf": 21, "texte": "                      — 12 —\n\n\nP o u r q u o i t'e n fu ir q u a n d vient l'a u ro re'!\nI l f a i t s i bon au sein d u bal\nU n se u l instant dansons en co r e ...\nS 'en sera f a i t du ca r n a v a l...\n\n\nJ e rêve hélas ! o ma m ignonne\nJ e crois te voir en core tou jo u rs\nE t com m e au bal j e t’abandonne\nC h a q u e m om ent de tous m es jo u r s .\n\n\nO u i, j e rêve depuis la f ê t e\nQ u i m 'apparaît a u x y e u x p a r fo is\nJ ’a i le cœ u r g ro s, l'â m e inquiète\nJ e te rech erch e en vain , j e c r o is !\n\n\nB ie n p eu d ’espoir berce mon être :\nJ e t’ai p e r d u e avec reg ret\nC om m ent v o u lo ir te reco n n a ître\nA u bal, ton loup éta it d iscret\n\n\nI l ne laissait v oir ton visage\net le ca ch a it à tous les y e u x\nm ais sous ce loup, c'éta it j e g ag e\nun m inois je u n e et g r a c ie u x ...\n\n\n O ù d o n c es-tu, ma C olom bine\n depuis ce so ir, depuis ce b a l!\n U n m ot, un rien , que j e d ev in e...\n N e p a r a is-tu q u'au c a r n a v a l!\n\n\n Q u ’il éta it d o u x su r mon épa u le\nde te sen tir bien doucem ent\np o se r ta tête a im a ble et f o l l e\n et l ’y laisser p o u r un m om ent\n"}, {"page_pdf": 22, "texte": "                               — 13 -\n\n\n          Q u ’il éta it bon après la danse\n          d e te sa v o ir p r e n d r e mon bras\n          ou p a r ta g e r en confiance\n          ton f r a i s bouquet d e m im osas.\n\n         T o u t f u t f i n i q u a n d les étoiles\n         e x p ir èr en t au fir m a m e n t\n         et q u a n d la n u it p lia ses voiles\n         se term ina l'enchan tem ent.\n\n         S ’en éta it f a i t de ton so u rire\n         tu t ’en a lla s avec le j o u r\n         et m oi, j e p u s a lo rs me d ire :\n         C olom bine, c ’est sans reto u r !\n\n          E t j ’a i d it v ra i. D ep u is la f ê t e\n         j e te ch erch e m ais bien en vain\n          U ne chose j e m e souhaite\n          C 'e st d e te v oir su r mon chem in.\n\n         F a is d o n c en sorte, ô C olom bine\n         Q u 'a u ca rn a v a l un p ro c h a in so ir\n         T o u jo u r s f r a î c h e j e te devine\n         A tes y e u x bleus sous ton loup n o ir !\n                                                         P IE R R O T .\n\n\n\n\n                ÇA             ET             LA\n\n    D e l ’ a v e u m ê m e des rares Hébreux que l’athéisme n’a\nn' a pas faits indifférents tout à quelqu’idée religieuse, le\nT a lm u n d — non plus la Bible, est la norme, la loi « sainte »\nà qui se conforme leur conduite :\n   Car n ’est-il pas écrit :\n"}, {"page_pdf": 23, "texte": "                                                     — 14 —\n\n\n  « Si un rabbin te dit que ta main droite est la gauche et\nque la gauche est la droite, il faut ajouter foi à ses paro­\nles. »                    (Rasi, ad. Deuteronomion X V I I , 1 1 ).\n    Or çà, Chrétiens, écoutez ce qu'enseigne cette loi tal­\nmudique aux Juifs qui vivent au milieu de nous, et de\nnous : « L ’étranger est celui qui n ’est pas circoncis et\nl’ étranger et le païen sont synonym es. »\n                                     *\n                                    * *\n    A l a m é d i t a t i o n de ces excellents bons F F . -, athées\net matérialistes ces quelques mots textuels du discours du\nF .- . Joseph V an Schoor 33e 1erg d. S u rv eill.. . ffons de\ng d. . . M . .. (1) afin qu’ils sachent dorénavant qu’on ne les\naccepte dans les L L . .. qu’en communion de haine contre\nl ’ Église autant presque qu’en amour de leur porte-monnaie\net que jamais ne leur sera dévolu le grade de K a dosch ni\nles grades à lui supérieurs pour l’initiation desquels il faut\nconnaître le secret des secrets, savoir : que Lucifer-Satan\nest le Dieu qu’adore la Haute-Maçonnerie.\n   « L e chevalier Kadosch a trois croyances : D ieu unique\ncréateur et conservateur de toutes choses, l'immortalité de\nl'âme et les perfectionnements de l’esprit humain.\n   « Cette sublime institution n’accepte pas d'atliée et repousse\nle matérialisme. »\n   E st-ce clair? dites...\n                               *\n                              * *\n   On nous apprend qu’une « chapelle » du culte protes­\ntant sise à Anvers est toute à la joie.\n   L e motif?\n  Son ancien prédicant qui fut quelque temps — en com ­\npagnie de son frère — le voisin de villégiature du capi­\ntaine Judas-Dreyfus à l'île de Ré, vient de recevoir son\ncongé de M. F élix Faure.\n\n   (1) C e disco u rs fut p r o n o n c é lo rs de la c é r é m o n i e f u n è b r e c é lé b r é e\na u g d . - . O r i e n t d e B r u x e l l e s e n m é m o i r e d u F . -. L é o p o l d d e S a x e\nC o b o u r g , p r e m i e r ro i d e s B e l g e s , c h e v a l i e r K a d o s c h , 30 e d e g r é et\np r o t e c t e u r d e l a M a ç . -. b e l g e .\n"}, {"page_pdf": 24, "texte": "                          — 15 —\n\n\n   Manifestes sont, en effet, les preuves de son innocence.\nN ’est-ce donc pas, de vrai, le fait de tout honnête homme,\nde tout qui n'a rien à se reprocher de prendre tour à tour\nles faux noms de Georges Du V ernier ou de Rorique\nquand on s’appelle de son vrai nom Léonce De Graeve?\n   Oui oui, nous savons il s ’est bien trouvé outre le cuisi­\nnier Mirey, MM. Chasier et P asq u ier... mais, vois-tu lec­\nteur, ceux-là ne sont pas com m e les journaux philoprotes­\ntants et maçonniques belges à m êm e de trancher de la\nchose.\n  Que si tu me fais observer :\n  Pourquoi donc ne s’est-il pas formé pour l’abbé B ru ­\nneau com m e pour les frères D e G raeve 250 sociétés de\ndéfense ?\n  L e malheureux pourtant n’ est-il pas mort dans le plus\ncroyablement vrai des repentir, dans l’aveu spontané et\npublic de toutes ses excessives fautes à l ’exception de\ncelle-là seule — non la plus grande — pour laquelle il\nmontait sur l’ échafaud?\n   D ’où vient que — contraste étrange — la foule, cette\npaisible foule des campagnes, rit bestialement, applaudit\nà voir rouler sa tête sous le tranchant!\n   Je te répondrai que L éon ce De Graeve fut prédicant\nprotestant tandis que l’abbé Bruneau était prêtre catho­\nlique. A lo rs...\n                            *\n                    M gr M E U R IN\n    et les gre d in s satan isan ts de P o r t-L o u is\n   N ous donnons dès ce premier numéro, un portrait à la\nplume de Mgr Meurin, archevêque de Port-Louis, capitale\nde l’île africaine de Maurice, bien que nous eussions com p­\nter parler plus tard et spécialement de l ’éminent et coura­\ngeux auteur de L a Franc-Maçonnerie synagogue de Satan,\nce livre que tous les catholiques intellects devraient se\nprocurer.\n  L à , ils se convaincront de la trop réelle exactitude des\n"}, {"page_pdf": 25, "texte": "                                               — 16 —\n\n\ndivulgations de notre J .-K . H u y sm a ns, le romancier de\nl’occultisme, dont au numéro prochain, nous donnerons\naussi le portrait.\n     Mais les infâmes qui sont les élus de Satan là-bus dans\nl ’île africaine viennent de faire éclater leur rabisme sacri­\nlège, tisonné soudain par les révélations du vaillant pré­\nlat, en des atrocités telles et si récentes qu’encore ignorées\nde la masse elles donnent à cette sympathique et grande\nfigure de pontife, hélas com m e un surcroît d’a ctu alité!...\n   V oici ce que les journaux nous ont froidement appris :\n   « N e u f églises ( 1) ont été pillées à l'île Maurice dans\nla nuit antérieure au départ de la dernière malle.\nL es tabernacles ont été défoncés, les vases sacrés enlevés,\nles divines espèces jonchaient le sol, donnant des traces\ncertaines de piétinement. L es gredins satanistes, dans la\ncapitale ont rempli du sang d’un, chat trouvé mort sur\nl’A utel le Saint Ciboire après avoir renversé les Hosties\nque leur épilepsie infernale a lacérées ensuite de coups et\nsouillées d ’o r d u re !...\n  Catholiques, vous entendez d’ici les cris de porcs é c o r ­\nchés qui demain révolutionneraient les cinq parties du\nm onde, si nous allions nous en manière de riposte, —\nirruptant soudain dans quelqu’antre luciférien — flanquer\nà bas de son piédestal à coups de pieds l ’idole du B ap h o ­\nmet, cette hideuse et bien démoniaque caricature devant\nquoi s’agenouillent ces maîtres idiots et ces parfaits c o ­\nq u i n s ! . . . N ’importe! il serait intéressant en plus d'un\np oint le rapport que feront au suprême directoire satani­\nque de R o m e les F F . .. de Maurice, grands anathémiseurs\nd’inquisitions : les H orace de Cayla (souverain sous-di­\nrecteur), les Edouard V irieu x, les E dgard Mayer, les\nPastourel et les Sm ith, sur ces nobles exploits, sur cette\nprédication en acte des vrais apôtres de la T o l é r a n c e __\nsa tan iq u e.                                                G eorges           R am aekers.\n\n  (i ) C e n o m b r e 9 e s t s i g n i f i c a t i f ; 9 e s t n o m b r e s a c r é c h e z l e s s a t a ­\nnisants.\n"}, {"page_pdf": 26, "texte": "  C u e i l l i clans Stella (qui vient de disparaître!) ces\n« perles » de M. C h arles-L ou is P hilippe :\n    « C a r le s a g la c é s v e r s lu i — h o rs D ie u , d u s o ir m o n te ! L e g la c is\nl a v é fr a is d e l ’ h e u r e , q u i s ’ en v a L à       OÙ , o h ! le n t d e c e m al ! u n\ns ile n c e v a e t c . (!!!!???)\n   Si après çà on ne nom m e pas ce m onsieur président\nd’honneur de la G rande H arm onie! c'est que l ’on entend\nrien à l'A rt en B elgiqu e « troun de l’ air » !...\n\n        L E S V I L L A G E S ILL USO IRES\n                             (1 v o l u m e , c o l le c t io n du R é v e il.)\n    E n v e rs lib r e s , é t o n n a m m e n t fa n t a s t iq u e         la ré c e n te      œ u v re   de\nM    E m ile V e r h a e r e n . Q u e lq u e s P a r n a s s ie n s s ’ é m e u v e n t ; n e v e rrait-\no n p lu s le t r io m p h a n t p o è t e d es M o in es r e v e n ir a u x c o u p e s m a g is ­\ntr a le s d e l ’a l e x a n d r in , q u 'il    m a n ia s u p e r b e m e n t.      Q u o i q u ’ il s o it,\nd a n s le s « V i l l a g e s illu s o ir e s », l ’a u te u r t o rtio n n e s o u v e r a in e m e n t ce s\nc a m p a g n e s q u ’o n d e v in e c a m p in o is e s . L e p o è te le s a v u e s h o r r ib le s ,\np a r à tr a v e r s le s r o n g e s é c la ir s d e l ’ in c e n d ie « d e s m e u le s q u i b r u ­\nle n t ». P a r fo is o n c r o ir a it v o ir d e c e s v e r r e r ie s d e c e s ta b le a u x s in is ­\ntre s e t n a ïfs p e in ts p a r u n m o in e h a llu c in é à la m y s tiq u e lu e u r du\nm oyen -â ge :                A u c o in d u b o is e s t u n c e r c u e il\n                              A v e c u n m o r t q u i tie n t so n œ il\n                              A v e c u n m o r t q u i tie n t s o n c œ u r\n                              C o m m e u n e p ie r r e e n s a m a in d ro ite\nL e p a s s e u r d ’ e au e s t\n                               « C o m m e q u e lq u ’ u n d ’a ir a in\n                              p la n t é d a n s la te m p ê te b lê m e »\nL a p lu ie           « r a c le le s c a r r e a u x v e rts a v e c s e s o n g le s g r is »\nL e s p ê c h e u r s e t le s c o r d ie r s s o n t p r o d ig ie u x .\n L e m e u n ie r                     d em eu ré seu l\n                              5e m it à c o u d r e s o n lin c e u l\n                              au t ic - ta c d u r d u m o u lin n o ir\n                               q u i fa it s a c r o ix s u r fo n d d e s o ir .\n L e s ile n c e e s t c o l o s s a l , la F e r m e a r d e n t e v o u s é c r a s e .\n L e sonneur                     s o n n e si fo r t q u ’il p e u t\n                           c o m m e si le s fla m m e s b r û la ie n t s o n D ie u !\n L e F o r g e r o n é n o r m e e t g o u r d c r o it d a n s l ’ a v e n ir o ù\n                               L e s s a c s v e n t r u s d e l ’o r s e r o n t s a ig n é s\n                               U n s o ir d ’a r d e n te e t la r g e é q u it é r o u g e .\n N 'e s t - il p a s a ff lig e a n t d e t r o u v e r c h e z u n te l t a le n t d e s « m a c h in e s »\n    c o m m e c e lle - c i :                          . . . l'â m e\n                                   in fâ m e d e s a fe m m e . (! !!)\n                                                                                     R. H A L L O Y S .\n M in n e a o r n é (??!!) le te x te d e q u a tre « d e s s in s » au m a n c h e - à - b a la is .\n                                                                                     (N . D . L . R .)\n"}, {"page_pdf": 27, "texte": "                          LA                    LUTTE\n       R E V U E D ’ A R T E T D E S O C IO L O G IE C A T H O L IQ U E\n                                D ir e c t e u r : G . R A M A E K E R 9\n\n\n\n\nB elgiq u e, 5 francs l’an. — E tran ger, port en sus (5 fr. 60)\n                                 50 centim es le num éro.\n     A N N O N C E S : 20 c e n t im e s la lig n e — R é c la m e s à fo rfa it.\n\n\n\n\n                      B R O D E R IE A R T IS T IQ U E\n   J e u n e h o m m e d é s ir e d o n n e r d e s le ç o n s d e B R O D E R I E D ’ O R . —\nS ’ a d r e s s e r p o u r c o n d it io n s , ru e du C e r c le , 8, E t t e r b e e k - B r u x e lle s .\n\n\n\n\n    Au       pro ch ain           :   Portrait de J .- K . Huysm ans, e t u n e\né tu d e su r l’œ u v r e o c c u ltiste et litté ra ire du g ra n d r o m a n ­\ncier b e lg e .\n\n\n   N os l e c t e u r s com prendront que le restreint de notre\nR evu e nous oblige à négliger dans ce prem ier num éro\nquelques points capitaux de notre program m e. L a partie\nsociologique sera dédom m agée au num éro prochain.\n\n\n   I l s e r a r e n d u c o m p t e de tout ou vrage dont un ex em ­\nplaire sera com m uniqué à la R édaction .\n\n\n\n                IMPRIMERIE                          TY POGR A PHI QUE\n                                      ET    L IT H O G R A P H IQ U E\n\n\n\n\n     V. V A N V I N C K E N R O Y\n                   2 8 , Rue des Rentiers,                                              28\n                                             BRUXELLES\n"}], "calendrier": {"precision": "mois", "ordre_dans_volume": 1, "mois_verifie": true, "numero_verifie": true, "mois_reconstitue": false, "numero_reconstitue": false, "date_tri": "1895-04", "signet_source": "Première année - N°1 - Avril 1895", "preuve": "Date et numéro lus sur la couverture, PDF 6", "methode_reconstitution": "Date et numéro du signet de l’ULB, contrôlés sur la couverture de la livraison quand elle est conservée."}}