{"numero_id": "ulb-lutte-1895-06-n3", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "articles": [{"article_id": "ulb-lutte-1895-06-n3-001", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Couverture", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Première année, N° 3 — JUIN 1895", "ancre_fin": "La L u tt e", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Revue d'Art & de Sociologie Catholique", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 50, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 163, "texte": "Première année, N° 3 — JUIN 1895.\n\n5frs. l'an.    — Un n° 50 cent.\n\n\n\n   La L u tt e\n                                            "}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-06-n3-002", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Sommaire", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Revue d'Art & de Sociologie Catholique", "ancre_fin": "La Lutte", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "R éd actio n et a d m in istra tio n", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 50, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 163, "fin_caractere_exclue": 1183, "texte": "Revue d'Art & de Sociologie\n                                                                Catholique\n\n\n\n\n                                            — 22 pages de texte —\n                                      L'Occultism e con­\n                                        vertisseur.        .   . J. Delville.\n                                      Rose + Croix, répon­\n                                         se à M . Delville . G. Ramaekers\n                                       Vers pour Z ola .        . P. Mordac\n                                       Thulia    .      . .    .A . Cousin\n                                       Les Violettes       .   . G. Blême\n                                       Les Cerises . .         .G Blême\n                                       Changeons de mode G. Ramaekers\n                                       Çà et Là.        . .    .U ylenspiegel\n                                       Les Livres . . .            La Lutte\n\n\n\n\n                                                      "}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-06-n3-003", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Rédaction et administration", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "R éd actio n et a d m in istra tio n", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 50, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1183, "fin_caractere_exclue": 1419, "texte": "R éd actio n et a d m in istra tio n   :\n\n                                                     15, place Van Meyel, Bruxelles\n\n\n\n\n                          B r u x e lle s\n  IM PRIM ER IE V A N V IN C K E N R O Y, 28, RUE DES R ENTIERS\n"}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-06-n3-004", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "À nos amis !", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "La Rédaction", "ancre_debut": "A     nos A m i s     En fondant cette R evu e — p", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 51, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 74, "fin_caractere_exclue": 1466, "texte": "A     nos A m i s\n\n   En fondant cette R evu e — pourquoi hésiter à le dire?—\nnous restons étrangers à tout m obile intéressé. Ceux qui\nnous ont devancés et qui savent com bien aride et d ésillu ­\nsoire est — en notre pays surtout — une ten tative litté ­\nraire de ce genre peuvent répondre s’il en pouvait être\nautrem ent.\n   N otre but est avant tout de m ontrer qu’ il existe aussi,\nvenus de nos m aisons d’éducations ch rétien nes, de jeun es\nécrivains qui osent porter haut le drapeau de leur credo\net faire de celui-ci la source de leur Idéal.\n   M erci et bien cordial à ceux qui nous ont en cou ragés\ndès la prem ière heure A m is trop rares il est vrai, car\ncom bien d ’indifférents! S era-t-il donc toujours dit que les\ncatholiques se désintéresseront des efforts vers le B eau ?\n   P rop agez La Lutte! vous surtout les jeu n es, les étudiants,\net si votre bourse ne vous perm ettais pas de vous abon­\nner a ch etez au m oins de tem ps à autre un num éro.\n   D éjà, com m e on peut voir, ce troisièm e num éro con­\ntien t 2 2 pages de texte. L e num éro prochain (juillet)\nsera d ouble, sans que le prix en soit au gm en té. N ous\nferons m ieux encore, m ais il faut pour cela que les nôtres\nnous soutiennent. N ous com ptons sur nos am is; puissions\nnous dire à bref délai que notre confiance n’a pas été\ntrom pée.\n                                            L a R é d a ctio n .\n"}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-06-n3-005", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 1, "page_fin": 2, "titre_corps": "L’Occultisme convertisseur", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Jean Delville", "ancre_debut": "L'occultisme convertisseur                                            Forest, 16 mai 1895.            Mon ch", "ancre_fin": "... Jean D e lville .", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "ROSE CROIX ET ORTHODOXIE", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 52, "page_imprimee": 1, "debut_caractere": 52, "fin_caractere_exclue": 1771, "texte": "L'occultisme convertisseur\n\n                                          Forest, 16 mai 1895.\n           Mon cher Confrère,\n  Dans le numéro 2 de la Lutte que vous m ’avez fait\nparvenir, j ’ai lu votre si enthousiaste article sur En Route,\nce récent credo de J.-K. Huysm ans, le converti. A ce\npropos, voulez-vous m ’honorer en insérant dans votre\nprochain exemplaire ces hâtives réflexions? Elles auront,\nje pense, leur raison d ’être dans la Lutte.\n     V ou s savez combien la conversion de l ’auteur de En\nRoute a fait clabauder le monde littéraire, le monde j o u r ­\nnalistique et m êm e le monde scientifique, catholique ou\nnon. L a presse française — et m ême la presse belge! —\ns’est emparée de En Route, et ne comprenant pas — comm e\n toujours! — cette puissante et logique envolée vers\n l’ Église d ’une intelligence qui, ju sq u ’alors, roula sous les\nplus douloureux saccagements du doute, elle ne trouva\nrien de mieux que d ’attribuer à une anomalie héréditaire\net à des prodomes de dégénérescence l’état d'âme rédemp­\nteur du nouveau converti. C ’est vite fait de maxnordaniser\npour les besoins de la cause! L e journalisme se livre\nmaintenant à la pschychie avec la m êm e bonne foi qu’il\nmet à lancer ses canards. J’ai particulièrement étudié à la\nparution de Là Bas, l’ état d’esprit de H u y sm a n s ; il\nn ’avait rien de pathologique; il entrait dans un ordre\nd’investigat:on très spécial et d’où l ’on ne revient qu’avec\nau cœur, de troublants frissons de F oi : la Magie. Je\ndisais alors dans mon étude sur Là-Bus : Huysmans\ntourne autour de L'Occulte comme il tourne autour de la\nReligion catholique. J’avais la certitude que ses curieuses\nmaraudes finiraient par le mettre un jou r sur son chemin\n"}, {"page_pdf": 53, "page_imprimee": 2, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1483, "texte": "                            — 2 —\n\n\nde D am as. En effet, Là-Bus, attestait le trouble incitateur\net fécondant ressenti par le curieux p schycologu e à flairer\nles étranges relents de la magie noire. Il reçut une telle\nstupéfiante bouffée d’occulte que son esprit s ’orienta, for­\ncém en t, m algré lui, et définitivem ent cette fois, vers la\nM ystique. L ’évidence de l ’Au-delà et de l’ in visible\nanéantit son scepticism e. U n voile se d éch ira ; l’art, ce\nm iroir réflecteur des splendeurs divines, aidant la vérité\ndu m ystère entrevu et pressenti décida la conversion\ndevenue inévitable. H uysm ans, on le sait, ne fut jam ais\nun adepte ni de la Magie noire ni de la M agie blanche; il\nn’a fait que passer, en curieux d’abord, en obsédé ensuite,\nà travers la Science Occulte, m ais cette providentielle tra­\nversée l’a sauvé. A u bout de son périple, l’ É g lise lui ou vrit\ntoutes grandes ses im m enses portes de lum ière, pour le\nplus grand bien de son âm e en ce m onde et dans l ’autre!\n    V o ilà donc, cher confrère, ce que je désirais affirm er :\nl ’indubitable influence, la cause prim ordiale de la conver­\nsion catholique de H uysm ans, c ’est l ' Occultisme contempo­\nrain, point sur lequel personne n'a insisté et que, en m a\ndouble qualité d’ adepte et de ch rétien , je m e plais à m ettre\nen évidence dans votre vaillante revue.\n                         A vous, et longue lu tte ...\n                                           Jean   D e lville .\n\n\n\n\n        "}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-06-n3-006", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 2, "page_fin": 8, "titre_corps": "Rose croix et orthodoxie", "titre_sommaire": "Rose + Croix, réponse à M. 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Selon vous, la m agie aurait été la\nchaloupe salvatrice qui « forcément, inévitablement », le\nramena à l’Église « lui ouvrant toutes grandes au bout de\nson périple, ses immenses portes de lumière. »\n    V o u s entendez donc faire de la magie, de la kabbale\nl’ indéviable voie, le vestibule du D og m e catholique! A h !\nque non! cher confrère, ce n’est pas ainsi que l’occultisme\na reconduit Huysm ans jusque dans le Port du salut où la\ngrâce d’en haut lui fit aborder la barque de Simon-Pierre,\nle pêcheur de Galilée. Il l’y a reconduit, oui, ou mieux, il\nl’y a poussé — com m e la saturation pestilentielle d’une\natmosphère d ’hôpital vous pousse vers le dehors pour y\nrespirer à bouffées pleines l’air vivifiant et pur — et par\nce seul chemin qui ramène droit du mal à la vertu : L e\ndégoût.\n  Sans nul doute \" l'évidence de l ’Au-delà et de l’ invisi­\nble anéanti son scepticisme » mais à cela se borne l’opé­\nration de l’ occulte sur l'âme de Georges H uysm ans. Une\nfois vaincu le sceptique, où forcément, logiquement, l’oc­\ncultisme devait conduire son romancier, c’ était à la messe\nnuire d ’un chanoine démoniaque com m e Docre ou à la\nmesse rouge d ’ un défroqué satanique com m e B ou llan ; en\nun mot, à l’ un quelconque des autels de Satan déifié.\n  A v o u e z tout de m êm e qu'il y a loin de la à la vérité\nchristianique.\n   L es vrais convertisseurs de Georges Huysm ans — ne\nl’a-t-il pas lui m êm e assez dit? — sont, avec la grâce dont\nils furent les instruments: L e dégoût, l'écœurement, enva­\nhisseurs de son âme, trop saine, m êm e dans son égare­\nment, pour ne pas vomir bien vite les excréments de la\ncontagion satanique qui de toute part l’ environnait, et\nsurtout, avant tout, l’A r t chrétien, qui soudain, réveillant\nun passé de foi enfantine et l ’âme flamande — je veux dire\ncroyante — d ’ un vol l’emporte des bas-fonds de l ’occul­\ntisme au haut du Calvaire.\n"}, {"page_pdf": 55, "page_imprimee": 4, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1860, "texte": "                                      —    4   —\n\n\n\n  V o u s v o ye z par là com bien diffèrent nos conclusions.\n  D ’où vien t cela?\n  C ’est que vous êtes adepte de la R ose f C roix, cher\nconfrère, tandis que m oi, vo yez-vou s, j e m e « contente »\n— ainsi que je crois vous l ’avoir déjà écrit — d’ être chré­\ntien tout court et adepte de personne autre que Dieu-le-\nChrist, j ’aim e m ieux ç a ... M ais, quelle cécité est la vôtre!\n   D ans une lettre ultérieure vous m e m anifestiez « com ­\nbien grand avait été votre étonnem ent de m e voir m ettre\nen doute votre catholicism e qui éclate (selon vous) dans\nvotre Dialogue.\n   J’ ai depuis lu et relu votre livre, M onsieur, et dussé-\nje vous peiner en disant cela, (la vérité l’exige) j ’y vois\néclater... m ettons : rien m oins que du cath olicism e.\n  J’ouvre et je lis :\n  « L a constitution fondam entale de l’ hom m e est ter­\nn aire; il est corps, âme et esprit (1) ».\n   Qui donc oserait un seul instant soutenir cette doctrine\nconform e à celle de cette É g lise dont vous prétendez\nêtre ?\n   « L ’ hom m e est binaire ; il est coips et âme; âme et esprit\nne sont qu’ un. » V o ilà l’orthodoxie!\n  R elisez donc, cher confrère, l’adm irable livre — tou­\njours trop peu lu — qui s’appelle le catéchism e.\n   E t plus bas : (2)\n  « L a m ort n’est pas plus une fin que la naissance n’ est\nun commencement... L orsqu e l’hom m e m eurt, l’âm e cesse\nson incarnation p a s s a g è r e et m onte vers des sphères\nim pénétrables aux yeu x charnels, j u s q u ’ à n o u v e l l e\nr é in c a r n a tio n .\n   A h ! la voici bel et bien ressuscitée la vieille erreur des\nforêts druidiques la métempsycose qu’ont « m odernisée »\nen ces derniers tem ps les spirites et les satanisants de\n\n  (1) D ia lo g u e entre n ous. — D a v e l u y , B r u g e s . —   P . 12.\n  (2) id ., p a g e s 1 2 e t 1 3 .\n"}, {"page_pdf": 56, "page_imprimee": 5, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2976, "texte": "                                                      — 5 —\n\ntoutes couleurs, avec, à leur tête, le lyonnais D enizart-\nR ivail, sous le pseudonym e d’ A llan-K ardec.\n   L a m étem psycose, les doctrines spirites, est-ce là ce\nque vous appelez votre catholicisme, cher confrère?...\n   Mais il y a plus fort; com m e toujours je cite textu elle­\nm ent : ( 1)\n    « O u i , l ’â m e , d é g a g é e d e s o n e n v e l o p p e , p e u t e n t r e r en c o m m u n i ­\nc a t i o n a v e c le s h o m m e s . . . L a M a g i e , la K a b b a l e , e n u n m o t t o u t ce\nqu i e s t s c i e n c e o c c u l t e , s o n t l a s o u r c e o ù le s ra res i n i t i é s p u i s e n t\nl ’ é v i d e n c e d e c e tt e v é r i t é . L a p s y c h u r g i e p r o f e s s é e d a n s les s a n c ­\ntu a i r e s d e l ’ A n t i q u i t é , é t a i t c e t t e s c i e n c e e x t r a o r d i n a i r e p a r l a q u e l l e\nle s a d e p t e s é v o q u a i e n t l ’â m e des m o r t s , a p p e l é e e n t e r m e s é s o t é ­\nr i q u e s , im a g e a stra le. Q u a n d u n v i v a n t v i e n t à m o u r i r , a u s s i t ô t a p r è s\ns a d i s p a r i t i o n u n e i m a g e i d e n t i q u e à s a f o r m e , m a i s l u m i n e u s e , se\nr é f l è t e d a n s la r é g i o n o c c u l t e a p p e l é e « p l a n a s t r a l ». C e t t e i m a g e de\nl ’ ê tr e d i s p a r u s ’y p r o d u i t , p a r e x e m p l e , c o m m e un r e f l e t d a n s u n e\ng l a c e a v e c c e t t e d if f é r e n c e q u e l ’ im a g e a str a le e s t i n d é p e n d a n t e de\nl ’i m a g e p h y s i q u e . A u m oyen d ’un r itu e l sec re t, l ’ h o m m e i n i t i é p e u t,\ng r â c e à s a s e c o n d e v u e , a p e r c e v o i r le d é f u n t , et, m ê m e p l u s , p e u t\nentrer en c o m m u n ic a tio n av e c celui-ci. C ec i est u n e affirm ation for­\nm e l l e : l ’ â m e d u m o r t p e u t ê tr e é v o q u é e .\n    A nous d 'en rech erch er le p o u v o i r et la p o s s i b i l i t é . »\n  D e m ieux en m ieux! et voici qu’à présent — ou je m ’a­\nbuse fo r t,— votre prosélytism e c de catholique ardent » se\ndépense en faveur de la nécrom ancie !\n   Ignorez vous donc, cher confrère que « d’après la doc­\ntrine chrétienne., si les bienheureux se com m uniquent par­\nfois, c ’est par la seule perm ission d ivin e. On ne peut donc\ncorrespondre avec ceux qui ne sont plus, que par l’ invo­\ncation, par la prière. S i on a recours à des conjurations, aux\npratiques de la nécromancie, qui est proscrite par tous les\nrèglements de l'É g lise, o n e s t h o r s l ’ E g l i s e . »\n   Qui parle ainsi? N on m oi, m ais bien un apôtre de ce\nspiritism e, qui, tout com m e votre orthodoxie (???) Rosi-\nCrucienne préconise la m étem psycose et les pratiques\nnécrom anciennes (2) ; je ne le lui ai pourtant pas fait d ire ....\n\n    (1) D ia lo g u e entre nous, p a g e 26.\n    (2) L o y s d e R é m o r a . L e s doctrin es et les p ra tiq u es d u spiritism e.\n"}, {"page_pdf": 57, "page_imprimee": 6, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2004, "texte": "                                          — 6 —\n\n\n  V o u s vous défendez d ’être Franc-maçon, mon cher\nconfrère, je vous en félicite. Ce qui tenterait d ’ailleurs à\nconfirmer votre dire (si je pouvais jam ais mettre en doute\nvotre loyauté) c ’est cette phrase de votre seconde lettre où\nil est dit : « L a R +C — ce symbole l’indique suffisamment\nj e pense! — fut catholique dès son origine. »\n    Si vous aviez eu quelque jour sous les y eu x un diplôme\nm a ç ... de Prince Rose-Croix, (18e degré du rite écossais)\nvous ne parleriez pas ainsi, car j ’aurais de bons motifs\npour vous répondre : < L a R + C — ce sym bole l’indique\nsuffisamment je pense!                      —      fut     m a çon n ique           dès      son\norigine!\n  N otez que je n’entends nullement établir d’accointances\nentre votre Rose-Croix, celle des Joséphin Peladan et des\nStanislas de Guaïta, et le grade maçonnique de P . -.\nR . .. +, mais seulement vous montrer que votre argum ent\nne tient pas debout, puisque ce m êm e signe par lequel\nvous prétendez prouver « l’ orthodoxie » de votre secte, se\nretrouve dans la paperasserie symbolique des loges. T o u t\nau moins me permettrez vous de trouver la \" coïncidence »\nassez .. bizarre.\n  En cette seconde lettre encore, vous m ’apprenez — car\nvraiment, mon cher confrère, j ’ignorais — que Hugues\ndes Paiens, Joseph d’Arim athie (disciple de Jésus) et\nDante étaient Rose + Croix; à mon tour peut être aussi\nvous apprendrais-je que L uther —                                 vous savez,              saint\nMartin Luther, l ’évangélique patron des concubins et des\npendus — en était pareillement ( 1) ; pareillement encore\n— et ceci vous paraîtra trop fort — les sept fondateurs de\nla Franc-maçonnerie... (que vous détestez tant) A n d e r ­\nson, Calvert, Desaguliers, Elliot, K in g, Lumden-Madden\net P ayne, m ages tous sept de la Rose-Croix com m e L u ­\nth e r... et vous!\n\n\n  (1)   C h a r l e s V i l l e r s . I n flu e n ce d e la R é fo rm a tio n d e L u th e r .\n"}, {"page_pdf": 58, "page_imprimee": 7, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1882, "texte": "                                                 - 7 -\n\n  Pour un ennemi des Franc-maçons, pour « un catholique\nardent » en quelle vilaine com pagnie êtes-vous là tombé,\ncher confrère !\n   Entre-nous, me permettez vous de vous confier que\nvous professez quand m ême dans votre livre une animo­\nsité... extrêmement « mitigée » pour vos ennemis de L a\nL o g e . Cette animosité va m êm e jusqu’à recommander à\nvos lecteurs leurs œuvres et leurs doctrines; à preuve ce\npassage : ( 1)\n   \" Je vous conseille spécialement les traductions litté­\nrales de la Cosmogonie de Moïse par Fabvre d’01ivet(2)\net par Joséphin Peladan, et les études ésotériques de\nPapus et Stanislas de Guaïta. »\n   Ceci serait tout à fait réjouissant, si ce n’était profondé­\nment triste de voir le phénoménal aveuglem ent qui enlize\ndans l'erreur la plus grossière, une intelligence d’artiste,\nde la valeur de Jean Delville.\n   Un hom m e qui se dit catholique ardent conseiller la lec­\nture de Papus et Guaïta!!!\n  Papus! le grand                        maître des . loges Martinistes de\nFrance!\n    En voilà un du moins qui n’ est pas aveugle du tout;\nécoutezle: « Alchim istes, Templiers, Rose-Croix ou Francs-\nmaçons ne tendent qu’à la reconstitution de cette unité\nd’enseignement figurée sous le symbole de l'édification\nd ’un temple universel. »\n    Q u ’en pensez-vous cher confrère?\n    E t Guaïta !\n    Ceci est le comble : se prétendre — com m e vous\nfaites — fils dévoué de l’Église, et prôner le plus abomi-\n\n   (1) D ia lo g u e entre nous, p. 3 5 .\n   (2) L e l e c t e u r s a i t b i e n q u e l ' E g l i s e d é f e n d la l e c t u r e e n l a n g u e\nv u l g a i r e d e la s a i n t e B i b l e , si l a t r a d u c t i o n n ’ en e s t p a s approuvée.\nC e l l e q u e c o n s e i l l e M . J e a n D e l v i l l e (ca th o liq u e ardent) e s t du p r o t e s ­\ntant F a b v re d ’Olivet.\n"}, {"page_pdf": 59, "page_imprimee": 8, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1462, "texte": "                            — 8 —\n\n\nnable blasphémateur qui puisse être; dois-je ici reproduire\nles horreurs que la plume de ce possédé a écrite dans son\nlivre infâme La muse noire (mars 83)!\n   É cou tez :\n   « S ’il est vrai Dieu puissant, ô toi que j ’adorai\n  Q u ’en paradis, où dort ta muette indolence\n  T u te laisses bercer au soupir qui s’élance\n  D e mon corps maladif et de mon cœur n a v r é !...\n  ... Monstre, sois anathème!\n\n  Quant à toi,’ Lucifer, astre tombé des cieux\n  Splendeur intelligente aux ténèbres jetée,\n  A n g e qui portes haut ta colère indomptée\n  E t gonfles tous les seins de cris séditieux;\n\n  Par toi seul, j ’ai connu le mépris oublieux,\n  Du Seigneur et de sa puissance détestée;\n  J'ai ressenti — sceptique et railleur, presque athée, —\n  L es plaisirs inouis de l’amour radieux!\n\n  T u m ’ ouvris l’océan des voluptés profondes,\n  Dont nul n’a su tarir les délirantes ondes;\n  T u m ’appris à goûter les charmes de l’ Enfer\n  On y souffre, il est vrai, l’on y jouit quand m êm e\n  Puisqu’on y peut baver sa bile — O Lucifer\n  Mon bourreau de demain, j e t’honore et je t ’aime. »\n\n  Un peu « suspectes » n’est-ce pas lecteurs les sources\ndes « vérités magico-chrétiennes » que nous propose le\ncatholicisme de M.-Delville?\n  D e vrai, mon cher confrère, votre orthodoxie (?!!) de\nRose f Croix (ne vous en déplaise) pue son hérésie et son\nsatanisme à deux lieues!\n                                    G eorges   R amaekers.\n"}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-06-n3-007", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 9, "page_fin": 10, "titre_corps": "Vers pour Zola", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Paul Mordac", "ancre_debut": "V ER S POUR ZO LA   E s -tu content Z o la ? D a n s t", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 60, "page_imprimee": 9, "debut_caractere": 62, "fin_caractere_exclue": 1531, "texte": "V ER S POUR ZO LA\n\n\nE s -tu content Z o la ? D a n s tes nuits sans som m eil\nN e rois tu p o in t s u r g ir co n fu sém en t dans l'om bre\nL e s hauts spectres vengeurs de tes crim es sans nom bre\nZ o la , hom m e dam né, tern isseu r de s o le il !\n\nI ls se doivent dresser devant tes y e u x in fâm es\nT ou s c e u x que tes écrits ont voués p o u r tou jou rs\nA u x crim es a b horrés em poisonnant leu rs jo u r s\nZ o la , hom m e m audit, o v il co rru p teu r d ’âm es !\n\nQ u els effro y a b les ran gs cond u its p a r L u c ife r :\nP â le s a dolescents f a t ig u é s p a r les veilles\nD es f i l le s de seiz e ans q u i sem blent d éjà vieilles,\nR e g a r d e les p a sse r, Z o la , suppôt d 'e n fe r !\n\nI l te f a u d r a co u rb er le f r o n t sous l'a v a la n ch e :\n V oici c e u x q u i t'on t lu dans le secret, g o u ja t,\nI l te f a u d r a p r ê te r ton visage au cra ch at,\nZ o la , hom m e p er v er s q u i n'a p u voir un ange !\n\n\n\nZ o la , le torse en d e u x , les y e u x h a ga rd s, trem blait;\nC 'é ta it le d é filé des vierges et des m ères :\nE lle s p le u r a ie n t leu rs f i l s , elles p le u r a ie n t leu rs f r è r e s\nE t ch a cu n e en p a ssa n t lu i donn ait un s o u fle t!\n\nL 'h o m m e v o y a it g r a n d ir leu rs long u es théories\nS en ta n t son cœ u r b r o y é se f o n d r e d ans son corps\nS en ta n t a r d r e set c h a ir sous le f e u des rem ords\nE t ses m uscles cra q u er au sein des agonies !\n"}, {"page_pdf": 61, "page_imprimee": 10, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1456, "texte": "                                — 10 —\n\n\nI l v o y a it p r o c é d e r les h ô rrib les visions :\nT o n s les R o u g o n -M a cq u a r t, un à un, p le in s d e j o i e\nS uperbem ent vengeurs en in su lta n t le u r p r o ie\nJ eter le c r i vibra n t d e leu rs m aléd ictio n s !\n\nZ o la , les os rom pus et de cra ch a ts livid e\nV ers le C h rist b a fo u é ten dit a lo rs les bras,\nM a is son g este f u t vain , ca r D ieu ne vo u lu t p a s\nO u v rir à ce m au d it un c ie l q u ’i l d isait v id e !\n\nE t la f o u l e en f u r i e avait ce b ru it des f lo t s\nQ u a n d en som m ets g éa n ts les so u lève la h ou le,\nE t voici que su r g it du sein de cette f o u l e\nUn spectre co lo ssa l p o r té su r des sanglots !\n\nE t lu i, d e ses d e u x p o in g s crispés m asquant sa f a c e\nQ u e l es-tu ? P a r la - t- il. J e su is ton assassin\nE t la V engean ce, h u rla le spectre s y b illin .\nSe déba ttan t en co r , le m au d it cla m a : G r â c e !\n\nL o r s à tra vers la n uit, l ’é c la ir d 'u n cou tela s\nZ é b r a sinistrem ent ces instants d ’anathèm e :\nO r i l vom it la vie avec un n o ir blasphèm e,\nS 'a b a ttit, hoquetant la m ort d 'en tre ses d raps !\n\nE t son âm e im m o rtelle à l'e n fe r destinée\nD a n s un c r i violent, et blêm e, s'envola\nV ers le g o u ffr e du D a n te et n ié p a r Z o la\nP a r a ch e v a n t ainsi sa vile destinée !\n\n                                                    P aul   M ordac.\n"}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-06-n3-008", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 11, "page_fin": 11, "titre_corps": "Thulia", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Alfred Cousin d’On", "ancre_debut": "THULIA                                              A la S e n o r i t a M a r i a C .     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S ’ils étaient moins supe", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 63, "page_imprimee": 12, "debut_caractere": 892, "fin_caractere_exclue": 1329, "texte": "Lescrises\n                                           A Joseph G E O R G E S .\n\n\n\n\nC ’éta it l ’an d e rn ie r au temps des cerises ;\nA v e c M a r g u e r ite a u x lon g s c h ev e u x noirs\nA u x g ra n d s y e u x rêv eu rs com m e les b e a u x soirs\nJ ’a lla is écou ter les d o u x chants des brises.\n\nD an s les cerisiers sans se laisser voir\nL e s p etits o isea u x d în a ien t au com ptoir\n             A u temps des cerises.\n"}, {"page_pdf": 64, "page_imprimee": 13, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 887, "texte": "                                — 13 —\n\n\n  C 'é ta it l ’an d e rn ie r an temps des cerises;\n  L ’a rb re tom bait bas, g r a n d ’p è r e était loin\n  N o u s choisîm es vite un bon p e tit coin,\n  C e f u t p o u r M a r g o t les p re m iè re s p rises.\n\n  J e les lu i c u eilla is tou t en a y a n t soin\n  D e p r e n d r e un baiser q u i venait à p o in t\n                   A u temps des cerises.\n\n  C ’éta it l ’an d e rn ie r au temps des cerises,\n  L e temps d e b on heu r p o u r les a m o u r e u x ...\n  D ep uis lors, l ’h iver, triste oiseau f r i l e u x\n  E m p orta M a r g o t dans ses serres g rises\n\n  L a p a u v r e ! E ll e d o rt a u x cham ps b ie n h e u r e u x ...\n  A h ! N o u s n ’iron s p lu s au v e rg e r à d e u x\n                  C u e illir les cerises !\n                                                G aston     B lêm e.\n\n\n\n\n               "}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-06-n3-011", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 13, "page_fin": 14, "titre_corps": "Changeons de mode !", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Georges Ramaekers", "ancre_debut": "CHANGEONS DE MODE!     S ’ils étaient moins supe", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 64, "page_imprimee": 13, "debut_caractere": 887, "fin_caractere_exclue": 1528, "texte": "CHANGEONS DE MODE!\n\n   S ’ils étaient moins superficiels, beaucoup ne s’ étonne­\nraient pas autant de l ’incohérence apparente où nous\npataugeons. L e s fins de siècles se ressemblent un peu\ntoutes.\n   A v a n t de frapper à la porte de l’A v en ir, la Société\njette aujourd’hui un simple coup d ’œil sur son vêtement,\net elle se dit :\n    « Cent ans je me suis crue bien belle ainsi; on m ’ adu­\nlait. .. Hélas ! ma robe est toute pleine du sang de bouche­\nries idiotes! Sous prétexte de laver les premières taches\nd ’autres m ’ont éclaboussée, puis d’autres, puis d ’autres..\n    » D 'o ù vient que hier encore, grande insensée! j e m ’en\n"}, {"page_pdf": 65, "page_imprimee": 14, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1814, "texte": "                                  — 14 —\n\n\nglorifiais? tandis qu’à présent ces taches me font hor­\nreu r?...\n   » E t mes mains? vo yez donc! elles sont pleines d’ in­\njustices... Dans m a poche s’est changé en boue l’or de\nhonteuses concussions...\n  » D ieu! que m a robe est crasseuse et usée! C om m en t\nn ’ai-je pas vu cela plus tôt? Il est absolument indécent\nque j e me présente au X X e siècle avec ces hideux haillons\nlà, on me chasserait — à bon droit — sans pitié.\n   » Soyons sages, changeons de mode.\n   » A v an t que la violence ne nous y contraigne en nous\naffublant d’une robe nouvelle, mais com m e l'ancienne —\nplus peut être — maculée de sang, allons demander aux\njeunes, les hom mes du X X e, de nous faire un vêtem ent\nnouveau, un vêtem ent selon leurs aspirations et leurs\nbesoins, un vêtement de Justice, qui nous m étam orphose\nen jeunesse, com me eux, non pas d ’habit seulement,\nmais de tendances aussi et de cœ ur, surtout! »\n   V oila ce que dit la Société par la bouche de ses m e m ­\nbres clairvoyants; tel, ce vieillard que le prophète\nd’ A rm ag h ( 1) appelait déjà — voici passés sept siècles —\nLumen in celo. Malheur aux chrétiens qui ne l'entendent\npoint!\n   Les escargots sont innocentes bêtes, ne voulant noise à\npersonne; hélas! leur coquillage les préserve bien mal et\nle pied du passant, quand ils rentrent apeurés la tête, les\nécrase.\n  V o u s faites avec vos lois des digues de fétus de paille\npour arrêter la houle déferlante de l’exaspération popu­\nlaire! Sortez votre drapeau! S u ivez Jésus, l’ouvrier de\nNazareth, entendez l ’appel de son V ic a ire ... ou rentrez\nvos yeux aveugles dans votre coquille, ju squ ’à ce que la\nRévolution vous broie sous ses roues...\n                                           G eorges   R am aekers.\n\n   ( 1) S t - M a l a c h i e .\n"}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-06-n3-012", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 15, "page_fin": 15, "titre_corps": "Çà et là", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Uylenspiegel", "ancre_debut": "ÇA          ET          LA    Bien merci à M. Pol Demade", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 66, "page_imprimee": 15, "debut_caractere": 50, "fin_caractere_exclue": 1480, "texte": "ÇA          ET          LA\n\n  Bien merci à M. Pol Demade pour son aimable lettre.\n                             *\n                           * *\n  Serait-ce en manière de repoussoir? que l’un de nos plus\nsympathiques confrères français, à côté d ’une foison de\nbelles et bonnes œuvres, laisse s ’imprimer ceci :\n      « Un soir tu vins m ’apporter trois fleurs,\n      elles étaient bleues,\n      puis ce furent des lézards sans queues,\n      des cigales que tu tenais par la patte\n      et d’ autres fleurs...\n      N ous nous promenâmes par la main\n      Entre les buis du vieux jardin,\n      puis une fois\n      on sonna à la porte vers trois heures\n      et nous allâmes ouvrir nous tenant par la main\n\n      E t dire qu’il faudra mourir et que tu m eures! »\n                                   H enri de R ég n ier .\n\n    Heureusem ent que l’au teu r a donné pour titre à son\nchef-d’œuvre : Vers. A h ! oui, fallait le dire pour qu’on le\ns û t! ...\n                             *\n                            * *\n    M. A rthur Toisoul a l ’épiderme chatouilleux, mais\nchatouilleux ! et puis M. Arthur aime tant voir son nom\ndans le journal !\n  C ’est là ce qui explique pourquoi M. Arthur nous en­\nvoie une lettre recom m andée!\n  A h ! mes amis quelle épistole!\n   Bien que possédant de bons motifs — ainsi qu’ on va\nvo ir — pour ne rien publier du tout, nous ne sommes\nvraiment pas si égoïstes que d ’empêcher nos lecteurs de\n"}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-06-n3-013", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 16, "page_fin": 17, "titre_corps": "Droit de réponse", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Arthur Toisoul", "ancre_debut": "D RO IT D E R É P O N SE .                                                     A M . Georges Ramaekers.     A u", "ancre_fin": "c’est du blond... * * *", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "P e tite fab le dédiée à M . G rib o u ille", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 67, "page_imprimee": 16, "debut_caractere": 171, "fin_caractere_exclue": 2486, "texte": "D RO IT D E R É P O N SE .\n                                                    A M . Georges Ramaekers.\n    A u temps de la... Rousse, ah oui! peut-être n’était-il\npas permis d’écrire correctement, mais, depuis lors, est\nvenu Larousse (Pierre), et m êm e aussi V an Hollebeke,\nce dernier, auteur d’ une gram m aire française où vous\ntrouverez, au paragraphe 430 une bonne recette pour\nl ’ignorance qui vous mine. (1)\n    Mais soyez plutôt tout yeux, M. le colporteur de « blond\nd’azur » et « d’azur blond » — et aussi, m alheureusement,\nde fumier potachique — car voici la bonne recette en\nquestion :\n  « 4 3 0 . L orsqu’un nom est suivi de deux adjectifs dont\n» le premier est modifié par le second, le premier adjectif\n* est un véritable.nom masculin singulier, et le second ad­\n  jectif doit par conséquent rester invariable. L es deux\n» adjectifs sont souvent unis par un trait d’ union :\n    » Des robes                                                                         bleu foncé.\n    » Des étoffes                        rose tendre.\n                        (qui sont d un)\n    » Des y eu x                         bleu clair.\n    » Des cheveux                         châtain clair.\n    » Quand on se couche on a des pensées qui ne sont\nque gris brun.                                                      (Mme d e          S é v i g n é .) »\n\n    Ta rtig ra d es, d o n c l... Pardon ta rdigrades, (2) com m e\n\n   (1) N o u s f e r o n s r e m a r q u e r à c e g e n t i l h o m m e q u e d a n s le d r o i t d e\nr é p o n s e n e s e c o n f o n d a n t p a s l e d r o i t (?) d e l ’i n s u l t e , ni le d r o i t d e\nfai re i n t e r v e n i r - a v e c i n t e n t i o n m é c h a n t e - u n ti ers n o u s a v i o n s n o u s\nc e lu i d e j e t e r s o n p a p i e r au p a n i e r .\n   (2) Q u e d ’ e s p r it M o n s i e u r ! q u e d ’e s p r i t ! D e g r â c e m o d é r e z d o n c !\nf a u t é p a r g n e r le s m é n i n g i t e s à v o t r e p r é c i e u s e c e r v e l l e ; c a r q u e l\nd e u i l c e s e r a i t , B o n D i e u ! d a n s le s l e t t r e s . b e l g e s , si j a m a i s l u i p r e ­\nn a i t f a n t a i s i e à la d ite c e r v e l l e d e    d iv agu e r,      h o rs v otre boite c r â ­\nn ie n n e , v ers les a im e s r é g io n s du b lon d -a z u r!\n"}, {"page_pdf": 68, "page_imprimee": 17, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1115, "texte": "                                           — 17 —\n\n\nvous dites si bien, ah ! oui Monsieur, vous en êtes assuré­\nment de cette grande famille! (Ici nous su p p rim o n s une\npage « d’esprit » à l’adresse d’ un tiers. M. Arthur parle\nde notre ignorance, mais oublie qu’en ce qui concerne le\ndroit de réponse, tout com m e dans sa réponse... à côté de\nla question, il fait preuve d’une crasse malice).\n    Je vous som m e, en vertu du droit de réponse (sic)\nd’ insérer in té g r a le m e n t cette lettre en le prochain\nnuméro, à l’endroit m êm e où vous m ’a vez si spirituelle­\nment ( 1) attaqué.\n                                                              A rthur           T o iso u l.\n\n   Ainsi donc, pour nous prouver que très réellement\nl’azur (synonyme, en français, de b leu -d e -cie l) est b lon d,\nla vaste intelligence qui a fait cette précieuse découverte\nnous renvoie... au paragraphe 430 de la gram m aire de\nM. V an Hollebeke.\n   Si après ça, vous n’êtes pas convaincus que du b leu\nc’est du blond...\n                              *\n                                                *    *\n\n          "}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-06-n3-014", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 17, "page_fin": 18, "titre_corps": "Petite fable dédiée à M. Gribouille", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Uylenspiegel", "ancre_debut": "P e tite fab le dédiée à M . G rib o u ille                    Q u a n d l ’a b s u r d e e s t o u t r", "ancre_fin": "n sp ie g e l.", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Les Livres         E N S Y M B O L E V E R S L ’A P O S T O", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 68, "page_imprimee": 17, "debut_caractere": 1115, "fin_caractere_exclue": 2008, "texte": "P e tite fab le dédiée à M . G rib o u ille\n                   Q u a n d l ’a b s u r d e e s t o u t r é l ’ o n l u i fa i t t r o p d ’ h o n n e u r\n                   D e v o u lo ir par raison com b a ttre son erreur\n                   R e n c h é r ir est p lus cou rt, sa n s s’ écha uffer la bile.\n                                                                J.   de    la    F o n ta in e.\n\n  (Dans l’atelier). L e 1p eintre : — E h bien, mon bon,\nque dis-tu de ma jeune nym phe pour le prochain salon?\n  L ’ami : — Mais, m alheureux! tu lui as fait des cheveux\nbleus!\n   L e peintre (furieux) — Ça, ça du bleu ! mais soyez donc\ntout yeu x Môsieu! c ’est du blond vous dis-je, et du blond\nd’azur encore!\n   L 'am i (ahuri) — Hein?\n\n  (1)      T r o p d u m o i n s p o u r v o t r e e s p r i t , c h e r M o n s i e u r , p u i s q u ’il n ’a\nrien c o m p r is à notre critique.\n"}, {"page_pdf": 69, "page_imprimee": 18, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 464, "texte": "                             — 1   8 —\n\n\n\n  (Cramoisi, le peintre s’élance vers un tiroir, en retire\nla gram m aire de M. V a n Hollebeke et s’ écrie :)\n    « A h vous doutez, faut-il donc une bonne recette pour\nl’ ignorance qui vous mine, môsieu! une preuve écra­\nsante, eh ! bien, lisez là ! !\n    L'ami (lisant) § 430 : L o rs q u ’un nom est suivi de deux\nadjectifs...\n                                             U y l e n sp ie g e l.\n\n\n\n\n                   "}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-06-n3-015", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 18, "page_fin": 20, "titre_corps": "Les Livres", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Les Livres         E N S Y M B O L E V E R S L ’A P O S T O", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 69, "page_imprimee": 18, "debut_caractere": 464, "fin_caractere_exclue": 1554, "texte": "Les Livres\n        E N S Y M B O L E V E R S L ’A P O S T O L A T\n\n                       par M a x Elskam p\n                                         L a c o m b le z , éd ., B rux.\n\n\n\n\n    L e triptyque de la L o u a n g e à la V ie , selon l ’A m o u r,\nl’ Espérance et la Foi, s’achève par « E n symbole. » L a\nsource de l’inspiration première du poète est la Religion.\n  En elle il a puisé cette divine candeur du verbe, dont il\nsemble qu’à lui seul Elle ait, en récompense sans doute\nde sa grande foi, révélé les précieux secrets.\n  O h! les petits vers naïfs, inachevés dirait-on, à l’allure\ndrôle et découvrant des horizons charmeurs!\n   D a n s le u r forme archaïquement moderne ils ressuscitent\nla vieille chanson d’Antan ; son livre c’ est en effet :\n             les ornements de tout son cœur\n             dits en le simple et vieux langage\n             qui nomme les saints par leurs fleurs.\n    A h ! les litanies, les églisettes de Flandre! les canaux!\n les carillons ! tout y est.\n   Mais surtout ses matelots! « ses bons cousins les pê­\n cheurs » ainsi qu’il les appelle.\n"}, {"page_pdf": 70, "page_imprimee": 19, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1590, "texte": "                          —   19 —\n\n\n\n         E l lors chantez, Sainte Cécile\n         E t dites nous en fêtes claires\n         Jésus acquis aux gens de mer,\n         lors, hosanna, Sainte Cécile,\n\n\n           Car déjà les flots en concert\n           D isent aujourd’ hui mes paroles,\n           E t les voiles font des étoles\n           à Christ en marche sur la mer.\n   Il y a des choses exquises dans ce livre, des cantiques à\nciter en entier :\n      M arie pleine de grâce! É toile de la mer!\n         Car ma route est finie et voici mon pays\n         Avec l'air peint en bleu au-dessus de mes villes\n         Comme si l'on vouait tout le ciel à M arie.\n  Pour louanger la vie, le poète s’adresse aux cinq sens,\navec une simplicité de texte évangélique :\n         M ais joie de mon cœur réjoui\n         E lle est si bonne cette année\n         M ais joie, pour la faim, f a i des fruits.\n\n\n          Comme aux fêtes ici l ’on mange\n          Les jeunes à côté des vieux\n            P ou r que vos cœurs n'aient plus de doute\n            E t que les mots que je vous dits\n           Soient vraiment ceux que l'on écoute.\n  L a s ! voici la fin du livre admirable!\n, S ’ écartant soudain de la note coutumière, la religion de\nl’artiste se réveille fièrement à la pensée que le crétinisme\n incroyant bavera sur son chef-d’œuvre :\n            Car, à présent c'est en pâture\n            M on âme à tous et sans merci\n            Pour les pauvres mots que j'a i dits\n            Dans ma croyance aux joies futures,\n    Déjà entend-il d’avance :\n          ... les bouches haut qui s'exhortent\n"}, {"page_pdf": 71, "page_imprimee": 20, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1735, "texte": "                            — 20 —\n\n\n         à rire, dans leurs entretiens,\n         de sa foi simple qu'on apporte\n         à P ilate qui, sous sa porte,\n         l ’ayant jugé, lave ses mains.\n  Plus triom phale est la strophe du IIIe cantique aux\nm ains :\n         E t lors voici sur mon église,\n         A u m ilieu des oiseaux de jo ie,\n         M a tour, enfin, avec sa croix\n         Chantant sa foi sur mon église.\n  O ui, M ax E lskam p se peut à bon droit en orgueillir de\nson : « travail où tout est bien, depuis le toit ju sq u ’aux\nassises. »\n  H onneur à l ’écrivain qui a enrichi de E n symbole les\nlettres belges en honorant la foi catholique.\n   Son livre ne s ’analyse pas, il se sent.\n                                                   P . M.\n\n\n                 \"P a r    le s   C h e m in s\n\n                       par P aul Arden.\n                                       Lacomblez, é d .,B ru x .\n\n  D e m enues historiettes cueillies de ci de là ; trop sou­\nven t peut-être le dénoûm ent n’e s t ... qu’ en lacu n es. P eut-\nêtre aussi le style n ’est-il pas assez tra v a illé; pourtant le\nlivre de M. Paul Arden n’en contient pas m oins de petites\npièces adm irables, tel Le Déserteur et Les adieux de la S t-\nP ierre; com m e m orale, ce dernier conte est un peu repro­\nchable. E n lui se synthétise — m alheureusem ent, disons-\nle — les qualités m aîtresses de l ’œ uvre : la vie, l’obser­\nvation, et surtout le décor w allon de la scène.\n  E spérons retrouver bientôt M. Paul A rden dans une\nœ uvre plus personnelle et dès m aintenant souhaitons\nbonne venue à la Vie littéraire que l ’auteur de P a r les\nchemins va bientôt publier avec quelques confrères d e\nw allon ie.                               G. R.\n"}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-06-n3-016", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 21, "page_fin": 21, "titre_corps": "Reçu :", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "R   E   Ç   U    :      L e s jou rnau x   Durandal (B", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 72, "page_imprimee": 21, "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 1846, "texte": "R   E   Ç   U    :\n     L e s jou rnau x\n  Durandal (Bruxelles), num éro d’avril, avec un excellent\narticle de Pol D em ade sur H uysm ans.\n   La Chronique estudiantine (L iège), nos 14 et 15.\n   La Revue littéraire indépendante (Genève) n° 2.\n   Le Caducée (A n vers), n° 5. Bien reconnaissants pour\nl’article si bienveillant sur Lu Lutte.\n  La Justice sociale (B ruxelles), nos 15, 16 et 17. A u n° 15\nune très ju ste et prérem ptoire réponse à la question :\nPourquoi une fédération dém ocratique autonome?\n    Les Temps nouveaux (Paris), nos 1, 2, 3, 4, 5. Pleine de\ndéductions tr è s ... su ggestives cette notule du n° 3, sous\nl ’article d’ E lisée R eclu s, l’Anarchie. « L e travail que nous\npublions devait form er le sujet d ’une conférence qui de­\nvait être faite, l’année d ernière, dans uneloge maçonnique. »\n    L 'E scholier (B ruxelles), n° 14. B ravo C im m y! tapé çà!\n    Essais de jeunes (Toulouse), mai n° 6. U ne fois de plus\nM aurice M agre s’est m ontré bien digne de soi dans son\nadm irable pièce : Poète.\n  Galerie contemporaine (Bruxelles), publication biogra­\nphique récente, m agnifiquem ent illustrée; texte de G eor­\nges B osterhaut. B rillan te carrière au nouveau né!\n     L e s livres :\n  D e M ax E lskam p : E n symbole vers l'apostolat.\n  D e Jean D elville, l’artiste peintre de m érite et l’écrivain\ndes « H orizon s hantés » : Dialogue entre nous.\n  D e Paul Arden : P a r les chemins.\n  D e H enri M aubel : A m es de couleur.\n  D e T h . B raun : L e congrès des poètes.\n  D e V icto r R em oucham ps : Vers l'âme.\n  D e F . S evrin : Un chant dans l'ombre.\n  (Com pte-rendu de ces quatre derniers ouvrages au pro­\nchain).\n\n  N ous pouvons dès à présent annoncer pour notre\nnum éro d o u b l e du m ois de ju illet la collaboration de\nnotabilités littéraires belges et françaises.\n"}]}, {"article_id": "ulb-lutte-1895-06-n3-017", "volume": "ELB-ULB-a084-1895-1896-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a084-1895-1896-000.pdf", "ocr_sha256": "ccd6ea604a8e38ec0f1e7e63dc927b819c68049303c7514df8ff689b6f2fa0ed", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Annonces", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "LA LUTTE R E V U E D ’ A R T E T D E S O C IO L O G IE C A T H O L IQ U E", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 73, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1495, "texte": "LA                    LUTTE\n        R E V U E D ’ A R T E T D E S O C IO L O G IE C A T H O L IQ U E\n                                 D ir e c t e u r : G . R A M A E K E R S\n\n\n\n\nB elgiq u e, 5 francs l ’an. — E tran ger, port en sus (5 fr. 60)\n                                 50 centim es le num éro.\n     A N N O N C É S : 20 c e n t im e s la lig n e — R é c la m e s à fo r fa it.\n\n\n\n                      B R O D E R IE A R T IS T IQ U E\n   J e u n e h o m m e d é s ir e d o n n e r d e s le ç o n s d e B R O D E R I E D ’O R . —\nS ’ a d r e s s e r p o u r c o n d it io n s , ru e du C e r c le , 8, E t t e r b e e k - B r u x e lle s .\n\n\n\n   I l s e r a r e n d u c o m p t e de tou t ou vrage dont un exem ­\nplaire sera com m uniqué à la R édaction .\n\n\n    L a L U T T E est eu vente :\n   A B r u x e lle s , ch ez L a R ose, rue des P aroissien s;\nch ez Istace, au P assa g e; chez W a ttia u x , rue de L on gu e-\nV ie , etc.\n    A G an d, ch ez A d . H oste, rue des C ham ps.\n    A L i ége, ch ez G n u sé, rue du P on t d’île , 5 1 .\n    A L o u v a in , ch ez P eeters, rue de N am u r, 22.\n    A P aris, ch ez C hérié, B oulevard M ontparnasse, 166.\n\n\n\n                IMPRIMERIE TY P O GRAP HIQU E\n                                    E T    L IT H O G R A P H IQ U E\n\n\n\n\n   V. V A N V I N C K E N R O Y\n                  28,         Rue           des          R e n tie r s ,               28\n\n                                           BRUXELLES\n"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 50, "texte": "                                  Première année, N° 3 — JUIN 1895.\n\n5frs. l'an.    — Un n° 50 cent.\n\n\n\n   La L u tt e\n                                            Revue d'Art & de Sociologie\n                                                                Catholique\n\n\n\n\n                                            — 22 pages de texte —\n                                      L'Occultism e con­\n                                        vertisseur.        .   . J. Delville.\n                                      Rose + Croix, répon­\n                                         se à M . Delville . G. Ramaekers\n                                       Vers pour Z ola .        . P. Mordac\n                                       Thulia    .      . .    .A . Cousin\n                                       Les Violettes       .   . G. Blême\n                                       Les Cerises . .         .G Blême\n                                       Changeons de mode G. Ramaekers\n                                       Çà et Là.        . .    .U ylenspiegel\n                                       Les Livres . . .            La Lutte\n\n\n\n\n                                                      R éd actio n et a d m in istra tio n   :\n\n                                                     15, place Van Meyel, Bruxelles\n\n\n\n\n                          B r u x e lle s\n  IM PRIM ER IE V A N V IN C K E N R O Y, 28, RUE DES R ENTIERS\n"}, {"page_pdf": 51, "texte": "     Ce num éro co n tie n t 2 2 p a g e s de te x te .\n\n\n\n\n              A     nos A m i s\n\n   En fondant cette R evu e — pourquoi hésiter à le dire?—\nnous restons étrangers à tout m obile intéressé. Ceux qui\nnous ont devancés et qui savent com bien aride et d ésillu ­\nsoire est — en notre pays surtout — une ten tative litté ­\nraire de ce genre peuvent répondre s’il en pouvait être\nautrem ent.\n   N otre but est avant tout de m ontrer qu’ il existe aussi,\nvenus de nos m aisons d’éducations ch rétien nes, de jeun es\nécrivains qui osent porter haut le drapeau de leur credo\net faire de celui-ci la source de leur Idéal.\n   M erci et bien cordial à ceux qui nous ont en cou ragés\ndès la prem ière heure A m is trop rares il est vrai, car\ncom bien d ’indifférents! S era-t-il donc toujours dit que les\ncatholiques se désintéresseront des efforts vers le B eau ?\n   P rop agez La Lutte! vous surtout les jeu n es, les étudiants,\net si votre bourse ne vous perm ettais pas de vous abon­\nner a ch etez au m oins de tem ps à autre un num éro.\n   D éjà, com m e on peut voir, ce troisièm e num éro con­\ntien t 2 2 pages de texte. L e num éro prochain (juillet)\nsera d ouble, sans que le prix en soit au gm en té. N ous\nferons m ieux encore, m ais il faut pour cela que les nôtres\nnous soutiennent. N ous com ptons sur nos am is; puissions\nnous dire à bref délai que notre confiance n’a pas été\ntrom pée.\n                                            L a R é d a ctio n .\n"}, {"page_pdf": 52, "texte": "                              -   I   —\n\n\n\n\n        L'occultisme convertisseur\n\n                                          Forest, 16 mai 1895.\n           Mon cher Confrère,\n  Dans le numéro 2 de la Lutte que vous m ’avez fait\nparvenir, j ’ai lu votre si enthousiaste article sur En Route,\nce récent credo de J.-K. Huysm ans, le converti. A ce\npropos, voulez-vous m ’honorer en insérant dans votre\nprochain exemplaire ces hâtives réflexions? Elles auront,\nje pense, leur raison d ’être dans la Lutte.\n     V ou s savez combien la conversion de l ’auteur de En\nRoute a fait clabauder le monde littéraire, le monde j o u r ­\nnalistique et m êm e le monde scientifique, catholique ou\nnon. L a presse française — et m ême la presse belge! —\ns’est emparée de En Route, et ne comprenant pas — comm e\n toujours! — cette puissante et logique envolée vers\n l’ Église d ’une intelligence qui, ju sq u ’alors, roula sous les\nplus douloureux saccagements du doute, elle ne trouva\nrien de mieux que d ’attribuer à une anomalie héréditaire\net à des prodomes de dégénérescence l’état d'âme rédemp­\nteur du nouveau converti. C ’est vite fait de maxnordaniser\npour les besoins de la cause! L e journalisme se livre\nmaintenant à la pschychie avec la m êm e bonne foi qu’il\nmet à lancer ses canards. J’ai particulièrement étudié à la\nparution de Là Bas, l’ état d’esprit de H u y sm a n s ; il\nn ’avait rien de pathologique; il entrait dans un ordre\nd’investigat:on très spécial et d’où l ’on ne revient qu’avec\nau cœur, de troublants frissons de F oi : la Magie. Je\ndisais alors dans mon étude sur Là-Bus : Huysmans\ntourne autour de L'Occulte comme il tourne autour de la\nReligion catholique. J’avais la certitude que ses curieuses\nmaraudes finiraient par le mettre un jou r sur son chemin\n"}, {"page_pdf": 53, "texte": "                            — 2 —\n\n\nde D am as. En effet, Là-Bus, attestait le trouble incitateur\net fécondant ressenti par le curieux p schycologu e à flairer\nles étranges relents de la magie noire. Il reçut une telle\nstupéfiante bouffée d’occulte que son esprit s ’orienta, for­\ncém en t, m algré lui, et définitivem ent cette fois, vers la\nM ystique. L ’évidence de l ’Au-delà et de l’ in visible\nanéantit son scepticism e. U n voile se d éch ira ; l’art, ce\nm iroir réflecteur des splendeurs divines, aidant la vérité\ndu m ystère entrevu et pressenti décida la conversion\ndevenue inévitable. H uysm ans, on le sait, ne fut jam ais\nun adepte ni de la Magie noire ni de la M agie blanche; il\nn’a fait que passer, en curieux d’abord, en obsédé ensuite,\nà travers la Science Occulte, m ais cette providentielle tra­\nversée l’a sauvé. A u bout de son périple, l’ É g lise lui ou vrit\ntoutes grandes ses im m enses portes de lum ière, pour le\nplus grand bien de son âm e en ce m onde et dans l ’autre!\n    V o ilà donc, cher confrère, ce que je désirais affirm er :\nl ’indubitable influence, la cause prim ordiale de la conver­\nsion catholique de H uysm ans, c ’est l ' Occultisme contempo­\nrain, point sur lequel personne n'a insisté et que, en m a\ndouble qualité d’ adepte et de ch rétien , je m e plais à m ettre\nen évidence dans votre vaillante revue.\n                         A vous, et longue lu tte ...\n                                           Jean   D e lville .\n\n\n\n\n        ROSE CROIX ET ORTHODOXIE\n                               Réponse à M . Jean Delville.\n\n\n\n  A v ec vous, cher confrère, j ’affirm e et je dis « que Joris-\nK arl H uysm ans n’a fait que passer, en curieux d'abord,\nen obsédé ensuite, à travers la science occulte, m ais que\ne n t e providentielle traversée l ’a sauvé » ; oui sauvé, m ais\n"}, {"page_pdf": 54, "texte": "                           — 3 —\n\n\ncomment sauvé?... Selon vous, la m agie aurait été la\nchaloupe salvatrice qui « forcément, inévitablement », le\nramena à l’Église « lui ouvrant toutes grandes au bout de\nson périple, ses immenses portes de lumière. »\n    V o u s entendez donc faire de la magie, de la kabbale\nl’ indéviable voie, le vestibule du D og m e catholique! A h !\nque non! cher confrère, ce n’est pas ainsi que l’occultisme\na reconduit Huysm ans jusque dans le Port du salut où la\ngrâce d’en haut lui fit aborder la barque de Simon-Pierre,\nle pêcheur de Galilée. Il l’y a reconduit, oui, ou mieux, il\nl’y a poussé — com m e la saturation pestilentielle d’une\natmosphère d ’hôpital vous pousse vers le dehors pour y\nrespirer à bouffées pleines l’air vivifiant et pur — et par\nce seul chemin qui ramène droit du mal à la vertu : L e\ndégoût.\n  Sans nul doute \" l'évidence de l ’Au-delà et de l’ invisi­\nble anéanti son scepticisme » mais à cela se borne l’opé­\nration de l’ occulte sur l'âme de Georges H uysm ans. Une\nfois vaincu le sceptique, où forcément, logiquement, l’oc­\ncultisme devait conduire son romancier, c’ était à la messe\nnuire d ’un chanoine démoniaque com m e Docre ou à la\nmesse rouge d ’ un défroqué satanique com m e B ou llan ; en\nun mot, à l’ un quelconque des autels de Satan déifié.\n  A v o u e z tout de m êm e qu'il y a loin de la à la vérité\nchristianique.\n   L es vrais convertisseurs de Georges Huysm ans — ne\nl’a-t-il pas lui m êm e assez dit? — sont, avec la grâce dont\nils furent les instruments: L e dégoût, l'écœurement, enva­\nhisseurs de son âme, trop saine, m êm e dans son égare­\nment, pour ne pas vomir bien vite les excréments de la\ncontagion satanique qui de toute part l’ environnait, et\nsurtout, avant tout, l’A r t chrétien, qui soudain, réveillant\nun passé de foi enfantine et l ’âme flamande — je veux dire\ncroyante — d ’ un vol l’emporte des bas-fonds de l ’occul­\ntisme au haut du Calvaire.\n"}, {"page_pdf": 55, "texte": "                                      —    4   —\n\n\n\n  V o u s v o ye z par là com bien diffèrent nos conclusions.\n  D ’où vien t cela?\n  C ’est que vous êtes adepte de la R ose f C roix, cher\nconfrère, tandis que m oi, vo yez-vou s, j e m e « contente »\n— ainsi que je crois vous l ’avoir déjà écrit — d’ être chré­\ntien tout court et adepte de personne autre que Dieu-le-\nChrist, j ’aim e m ieux ç a ... M ais, quelle cécité est la vôtre!\n   D ans une lettre ultérieure vous m e m anifestiez « com ­\nbien grand avait été votre étonnem ent de m e voir m ettre\nen doute votre catholicism e qui éclate (selon vous) dans\nvotre Dialogue.\n   J’ ai depuis lu et relu votre livre, M onsieur, et dussé-\nje vous peiner en disant cela, (la vérité l’exige) j ’y vois\néclater... m ettons : rien m oins que du cath olicism e.\n  J’ouvre et je lis :\n  « L a constitution fondam entale de l’ hom m e est ter­\nn aire; il est corps, âme et esprit (1) ».\n   Qui donc oserait un seul instant soutenir cette doctrine\nconform e à celle de cette É g lise dont vous prétendez\nêtre ?\n   « L ’ hom m e est binaire ; il est coips et âme; âme et esprit\nne sont qu’ un. » V o ilà l’orthodoxie!\n  R elisez donc, cher confrère, l’adm irable livre — tou­\njours trop peu lu — qui s’appelle le catéchism e.\n   E t plus bas : (2)\n  « L a m ort n’est pas plus une fin que la naissance n’ est\nun commencement... L orsqu e l’hom m e m eurt, l’âm e cesse\nson incarnation p a s s a g è r e et m onte vers des sphères\nim pénétrables aux yeu x charnels, j u s q u ’ à n o u v e l l e\nr é in c a r n a tio n .\n   A h ! la voici bel et bien ressuscitée la vieille erreur des\nforêts druidiques la métempsycose qu’ont « m odernisée »\nen ces derniers tem ps les spirites et les satanisants de\n\n  (1) D ia lo g u e entre n ous. — D a v e l u y , B r u g e s . —   P . 12.\n  (2) id ., p a g e s 1 2 e t 1 3 .\n"}, {"page_pdf": 56, "texte": "                                                      — 5 —\n\ntoutes couleurs, avec, à leur tête, le lyonnais D enizart-\nR ivail, sous le pseudonym e d’ A llan-K ardec.\n   L a m étem psycose, les doctrines spirites, est-ce là ce\nque vous appelez votre catholicisme, cher confrère?...\n   Mais il y a plus fort; com m e toujours je cite textu elle­\nm ent : ( 1)\n    « O u i , l ’â m e , d é g a g é e d e s o n e n v e l o p p e , p e u t e n t r e r en c o m m u n i ­\nc a t i o n a v e c le s h o m m e s . . . L a M a g i e , la K a b b a l e , e n u n m o t t o u t ce\nqu i e s t s c i e n c e o c c u l t e , s o n t l a s o u r c e o ù le s ra res i n i t i é s p u i s e n t\nl ’ é v i d e n c e d e c e tt e v é r i t é . L a p s y c h u r g i e p r o f e s s é e d a n s les s a n c ­\ntu a i r e s d e l ’ A n t i q u i t é , é t a i t c e t t e s c i e n c e e x t r a o r d i n a i r e p a r l a q u e l l e\nle s a d e p t e s é v o q u a i e n t l ’â m e des m o r t s , a p p e l é e e n t e r m e s é s o t é ­\nr i q u e s , im a g e a stra le. Q u a n d u n v i v a n t v i e n t à m o u r i r , a u s s i t ô t a p r è s\ns a d i s p a r i t i o n u n e i m a g e i d e n t i q u e à s a f o r m e , m a i s l u m i n e u s e , se\nr é f l è t e d a n s la r é g i o n o c c u l t e a p p e l é e « p l a n a s t r a l ». C e t t e i m a g e de\nl ’ ê tr e d i s p a r u s ’y p r o d u i t , p a r e x e m p l e , c o m m e un r e f l e t d a n s u n e\ng l a c e a v e c c e t t e d if f é r e n c e q u e l ’ im a g e a str a le e s t i n d é p e n d a n t e de\nl ’i m a g e p h y s i q u e . A u m oyen d ’un r itu e l sec re t, l ’ h o m m e i n i t i é p e u t,\ng r â c e à s a s e c o n d e v u e , a p e r c e v o i r le d é f u n t , et, m ê m e p l u s , p e u t\nentrer en c o m m u n ic a tio n av e c celui-ci. C ec i est u n e affirm ation for­\nm e l l e : l ’ â m e d u m o r t p e u t ê tr e é v o q u é e .\n    A nous d 'en rech erch er le p o u v o i r et la p o s s i b i l i t é . »\n  D e m ieux en m ieux! et voici qu’à présent — ou je m ’a­\nbuse fo r t,— votre prosélytism e c de catholique ardent » se\ndépense en faveur de la nécrom ancie !\n   Ignorez vous donc, cher confrère que « d’après la doc­\ntrine chrétienne., si les bienheureux se com m uniquent par­\nfois, c ’est par la seule perm ission d ivin e. On ne peut donc\ncorrespondre avec ceux qui ne sont plus, que par l’ invo­\ncation, par la prière. S i on a recours à des conjurations, aux\npratiques de la nécromancie, qui est proscrite par tous les\nrèglements de l'É g lise, o n e s t h o r s l ’ E g l i s e . »\n   Qui parle ainsi? N on m oi, m ais bien un apôtre de ce\nspiritism e, qui, tout com m e votre orthodoxie (???) Rosi-\nCrucienne préconise la m étem psycose et les pratiques\nnécrom anciennes (2) ; je ne le lui ai pourtant pas fait d ire ....\n\n    (1) D ia lo g u e entre nous, p a g e 26.\n    (2) L o y s d e R é m o r a . L e s doctrin es et les p ra tiq u es d u spiritism e.\n"}, {"page_pdf": 57, "texte": "                                          — 6 —\n\n\n  V o u s vous défendez d ’être Franc-maçon, mon cher\nconfrère, je vous en félicite. Ce qui tenterait d ’ailleurs à\nconfirmer votre dire (si je pouvais jam ais mettre en doute\nvotre loyauté) c ’est cette phrase de votre seconde lettre où\nil est dit : « L a R +C — ce symbole l’indique suffisamment\nj e pense! — fut catholique dès son origine. »\n    Si vous aviez eu quelque jour sous les y eu x un diplôme\nm a ç ... de Prince Rose-Croix, (18e degré du rite écossais)\nvous ne parleriez pas ainsi, car j ’aurais de bons motifs\npour vous répondre : < L a R + C — ce sym bole l’indique\nsuffisamment je pense!                      —      fut     m a çon n ique           dès      son\norigine!\n  N otez que je n’entends nullement établir d’accointances\nentre votre Rose-Croix, celle des Joséphin Peladan et des\nStanislas de Guaïta, et le grade maçonnique de P . -.\nR . .. +, mais seulement vous montrer que votre argum ent\nne tient pas debout, puisque ce m êm e signe par lequel\nvous prétendez prouver « l’ orthodoxie » de votre secte, se\nretrouve dans la paperasserie symbolique des loges. T o u t\nau moins me permettrez vous de trouver la \" coïncidence »\nassez .. bizarre.\n  En cette seconde lettre encore, vous m ’apprenez — car\nvraiment, mon cher confrère, j ’ignorais — que Hugues\ndes Paiens, Joseph d’Arim athie (disciple de Jésus) et\nDante étaient Rose + Croix; à mon tour peut être aussi\nvous apprendrais-je que L uther —                                 vous savez,              saint\nMartin Luther, l ’évangélique patron des concubins et des\npendus — en était pareillement ( 1) ; pareillement encore\n— et ceci vous paraîtra trop fort — les sept fondateurs de\nla Franc-maçonnerie... (que vous détestez tant) A n d e r ­\nson, Calvert, Desaguliers, Elliot, K in g, Lumden-Madden\net P ayne, m ages tous sept de la Rose-Croix com m e L u ­\nth e r... et vous!\n\n\n  (1)   C h a r l e s V i l l e r s . I n flu e n ce d e la R é fo rm a tio n d e L u th e r .\n"}, {"page_pdf": 58, "texte": "                                                 - 7 -\n\n  Pour un ennemi des Franc-maçons, pour « un catholique\nardent » en quelle vilaine com pagnie êtes-vous là tombé,\ncher confrère !\n   Entre-nous, me permettez vous de vous confier que\nvous professez quand m ême dans votre livre une animo­\nsité... extrêmement « mitigée » pour vos ennemis de L a\nL o g e . Cette animosité va m êm e jusqu’à recommander à\nvos lecteurs leurs œuvres et leurs doctrines; à preuve ce\npassage : ( 1)\n   \" Je vous conseille spécialement les traductions litté­\nrales de la Cosmogonie de Moïse par Fabvre d’01ivet(2)\net par Joséphin Peladan, et les études ésotériques de\nPapus et Stanislas de Guaïta. »\n   Ceci serait tout à fait réjouissant, si ce n’était profondé­\nment triste de voir le phénoménal aveuglem ent qui enlize\ndans l'erreur la plus grossière, une intelligence d’artiste,\nde la valeur de Jean Delville.\n   Un hom m e qui se dit catholique ardent conseiller la lec­\nture de Papus et Guaïta!!!\n  Papus! le grand                        maître des . loges Martinistes de\nFrance!\n    En voilà un du moins qui n’ est pas aveugle du tout;\nécoutezle: « Alchim istes, Templiers, Rose-Croix ou Francs-\nmaçons ne tendent qu’à la reconstitution de cette unité\nd’enseignement figurée sous le symbole de l'édification\nd ’un temple universel. »\n    Q u ’en pensez-vous cher confrère?\n    E t Guaïta !\n    Ceci est le comble : se prétendre — com m e vous\nfaites — fils dévoué de l’Église, et prôner le plus abomi-\n\n   (1) D ia lo g u e entre nous, p. 3 5 .\n   (2) L e l e c t e u r s a i t b i e n q u e l ' E g l i s e d é f e n d la l e c t u r e e n l a n g u e\nv u l g a i r e d e la s a i n t e B i b l e , si l a t r a d u c t i o n n ’ en e s t p a s approuvée.\nC e l l e q u e c o n s e i l l e M . J e a n D e l v i l l e (ca th o liq u e ardent) e s t du p r o t e s ­\ntant F a b v re d ’Olivet.\n"}, {"page_pdf": 59, "texte": "                            — 8 —\n\n\nnable blasphémateur qui puisse être; dois-je ici reproduire\nles horreurs que la plume de ce possédé a écrite dans son\nlivre infâme La muse noire (mars 83)!\n   É cou tez :\n   « S ’il est vrai Dieu puissant, ô toi que j ’adorai\n  Q u ’en paradis, où dort ta muette indolence\n  T u te laisses bercer au soupir qui s’élance\n  D e mon corps maladif et de mon cœur n a v r é !...\n  ... Monstre, sois anathème!\n\n  Quant à toi,’ Lucifer, astre tombé des cieux\n  Splendeur intelligente aux ténèbres jetée,\n  A n g e qui portes haut ta colère indomptée\n  E t gonfles tous les seins de cris séditieux;\n\n  Par toi seul, j ’ai connu le mépris oublieux,\n  Du Seigneur et de sa puissance détestée;\n  J'ai ressenti — sceptique et railleur, presque athée, —\n  L es plaisirs inouis de l’amour radieux!\n\n  T u m ’ ouvris l’océan des voluptés profondes,\n  Dont nul n’a su tarir les délirantes ondes;\n  T u m ’appris à goûter les charmes de l’ Enfer\n  On y souffre, il est vrai, l’on y jouit quand m êm e\n  Puisqu’on y peut baver sa bile — O Lucifer\n  Mon bourreau de demain, j e t’honore et je t ’aime. »\n\n  Un peu « suspectes » n’est-ce pas lecteurs les sources\ndes « vérités magico-chrétiennes » que nous propose le\ncatholicisme de M.-Delville?\n  D e vrai, mon cher confrère, votre orthodoxie (?!!) de\nRose f Croix (ne vous en déplaise) pue son hérésie et son\nsatanisme à deux lieues!\n                                    G eorges   R amaekers.\n"}, {"page_pdf": 60, "texte": "                                     —   9   —\n\n\n\n\n           V ER S POUR ZO LA\n\n\nE s -tu content Z o la ? D a n s tes nuits sans som m eil\nN e rois tu p o in t s u r g ir co n fu sém en t dans l'om bre\nL e s hauts spectres vengeurs de tes crim es sans nom bre\nZ o la , hom m e dam né, tern isseu r de s o le il !\n\nI ls se doivent dresser devant tes y e u x in fâm es\nT ou s c e u x que tes écrits ont voués p o u r tou jou rs\nA u x crim es a b horrés em poisonnant leu rs jo u r s\nZ o la , hom m e m audit, o v il co rru p teu r d ’âm es !\n\nQ u els effro y a b les ran gs cond u its p a r L u c ife r :\nP â le s a dolescents f a t ig u é s p a r les veilles\nD es f i l le s de seiz e ans q u i sem blent d éjà vieilles,\nR e g a r d e les p a sse r, Z o la , suppôt d 'e n fe r !\n\nI l te f a u d r a co u rb er le f r o n t sous l'a v a la n ch e :\n V oici c e u x q u i t'on t lu dans le secret, g o u ja t,\nI l te f a u d r a p r ê te r ton visage au cra ch at,\nZ o la , hom m e p er v er s q u i n'a p u voir un ange !\n\n\n\nZ o la , le torse en d e u x , les y e u x h a ga rd s, trem blait;\nC 'é ta it le d é filé des vierges et des m ères :\nE lle s p le u r a ie n t leu rs f i l s , elles p le u r a ie n t leu rs f r è r e s\nE t ch a cu n e en p a ssa n t lu i donn ait un s o u fle t!\n\nL 'h o m m e v o y a it g r a n d ir leu rs long u es théories\nS en ta n t son cœ u r b r o y é se f o n d r e d ans son corps\nS en ta n t a r d r e set c h a ir sous le f e u des rem ords\nE t ses m uscles cra q u er au sein des agonies !\n"}, {"page_pdf": 61, "texte": "                                — 10 —\n\n\nI l v o y a it p r o c é d e r les h ô rrib les visions :\nT o n s les R o u g o n -M a cq u a r t, un à un, p le in s d e j o i e\nS uperbem ent vengeurs en in su lta n t le u r p r o ie\nJ eter le c r i vibra n t d e leu rs m aléd ictio n s !\n\nZ o la , les os rom pus et de cra ch a ts livid e\nV ers le C h rist b a fo u é ten dit a lo rs les bras,\nM a is son g este f u t vain , ca r D ieu ne vo u lu t p a s\nO u v rir à ce m au d it un c ie l q u ’i l d isait v id e !\n\nE t la f o u l e en f u r i e avait ce b ru it des f lo t s\nQ u a n d en som m ets g éa n ts les so u lève la h ou le,\nE t voici que su r g it du sein de cette f o u l e\nUn spectre co lo ssa l p o r té su r des sanglots !\n\nE t lu i, d e ses d e u x p o in g s crispés m asquant sa f a c e\nQ u e l es-tu ? P a r la - t- il. J e su is ton assassin\nE t la V engean ce, h u rla le spectre s y b illin .\nSe déba ttan t en co r , le m au d it cla m a : G r â c e !\n\nL o r s à tra vers la n uit, l ’é c la ir d 'u n cou tela s\nZ é b r a sinistrem ent ces instants d ’anathèm e :\nO r i l vom it la vie avec un n o ir blasphèm e,\nS 'a b a ttit, hoquetant la m ort d 'en tre ses d raps !\n\nE t son âm e im m o rtelle à l'e n fe r destinée\nD a n s un c r i violent, et blêm e, s'envola\nV ers le g o u ffr e du D a n te et n ié p a r Z o la\nP a r a ch e v a n t ainsi sa vile destinée !\n\n                                                    P aul   M ordac.\n"}, {"page_pdf": 62, "texte": "                              — II —\n\n\n\n                   THULIA\n                                             A la S e n o r i t a M a r i a C .\n\n\n\n\nS u r ses longs c h ev e u x noirs, som bre voile de nuit,\nT r a n ch e ton b la n c visage, a lcée adam antine,\nE t sa lèvre rieu se, a rd en te co rn a lin e\nQ u i p a r a ît, com m e au cie l une éto ile q u i luit.\n\nA u to u r de son beau bras un c er cle d 'o r relu it;\nD ressé su r son f r o n t b la n c, un saphir bleu f u lm in e ;\nP o u r en tou rer sa ta ille, une p o u r p r e crépine\nE p lo ie en p lis sa ng la n ts, le v o ile q u i séduit.\n\nQ u a n d T h u lia p a r a ît, le r u d e g u e r r ie r C elte\nS e n t s 'é cla ir e r son âm e et s 'a llu m e r son sa n g\nA u g la iv e du R om ain p o u r cette f o r m e svelte,\n\nSan s cra in te et sans d o u leu r il o ffrira it son fla n c .\nM a is tous sont d éd a ig n és, T h u lia la très b elle\nN e veut que M é r o v é : lu i seu l est d ign e d 'elle.\n                                        A lfred       C ou sin d 'O n .\n\n\n\n\n                  L e s      V i o le t t e s\n\n                                   Pour G eorges B O S T E R H A U T .\n\n\n\n\n         E lle s nous sont réapparues\n         P re m iè re s f le u r s du renouveau,\n         D a n s les g ra n d s p a n ie rs en berceau\n         D es m a rch an d es au coin des rues.\n"}, {"page_pdf": 63, "texte": "                            —   12   —\n\n\n\n\n        S u r les corsages a u x contours\n        R ia n ts et cla ir s d e satin m aure,\n        L e s violettes au cœ u r f a u v e\n        M etten t leu r baiser de velou rs.\n\n        S o u s le g r a n d so leil q u i rou geoie\n        L 'o n va bras-dessus, bras-dessous,\n        E t l'on achète p o u r d e u x sous\n        D e p rin tem p s, de f le u r s et de jo ie .\n\n        E t les tim ides, les p e u r e u x\n        D o n n en t à la f le u r p a r fu m é e\n        P o u r les r ed ire à le u r aim ée\n        L e u r s confidences d 'a m o u reu x .\n\n         C a r les p a r fu m s ont des p a r o le s\n        E n iv ra n tes d e volu pté\n        M o n ta n t en leu r su b tilité\n        D es lèvres ch au d es des co ro lles.\n                                                G aston    B lême.\n\n\n\n\n                                Lescrises\n                                           A Joseph G E O R G E S .\n\n\n\n\nC ’éta it l ’an d e rn ie r au temps des cerises ;\nA v e c M a r g u e r ite a u x lon g s c h ev e u x noirs\nA u x g ra n d s y e u x rêv eu rs com m e les b e a u x soirs\nJ ’a lla is écou ter les d o u x chants des brises.\n\nD an s les cerisiers sans se laisser voir\nL e s p etits o isea u x d în a ien t au com ptoir\n             A u temps des cerises.\n"}, {"page_pdf": 64, "texte": "                                — 13 —\n\n\n  C 'é ta it l ’an d e rn ie r an temps des cerises;\n  L ’a rb re tom bait bas, g r a n d ’p è r e était loin\n  N o u s choisîm es vite un bon p e tit coin,\n  C e f u t p o u r M a r g o t les p re m iè re s p rises.\n\n  J e les lu i c u eilla is tou t en a y a n t soin\n  D e p r e n d r e un baiser q u i venait à p o in t\n                   A u temps des cerises.\n\n  C ’éta it l ’an d e rn ie r au temps des cerises,\n  L e temps d e b on heu r p o u r les a m o u r e u x ...\n  D ep uis lors, l ’h iver, triste oiseau f r i l e u x\n  E m p orta M a r g o t dans ses serres g rises\n\n  L a p a u v r e ! E ll e d o rt a u x cham ps b ie n h e u r e u x ...\n  A h ! N o u s n ’iron s p lu s au v e rg e r à d e u x\n                  C u e illir les cerises !\n                                                G aston     B lêm e.\n\n\n\n\n               CHANGEONS DE MODE!\n\n   S ’ils étaient moins superficiels, beaucoup ne s’ étonne­\nraient pas autant de l ’incohérence apparente où nous\npataugeons. L e s fins de siècles se ressemblent un peu\ntoutes.\n   A v a n t de frapper à la porte de l’A v en ir, la Société\njette aujourd’hui un simple coup d ’œil sur son vêtement,\net elle se dit :\n    « Cent ans je me suis crue bien belle ainsi; on m ’ adu­\nlait. .. Hélas ! ma robe est toute pleine du sang de bouche­\nries idiotes! Sous prétexte de laver les premières taches\nd ’autres m ’ont éclaboussée, puis d’autres, puis d ’autres..\n    » D 'o ù vient que hier encore, grande insensée! j e m ’en\n"}, {"page_pdf": 65, "texte": "                                  — 14 —\n\n\nglorifiais? tandis qu’à présent ces taches me font hor­\nreu r?...\n   » E t mes mains? vo yez donc! elles sont pleines d’ in­\njustices... Dans m a poche s’est changé en boue l’or de\nhonteuses concussions...\n  » D ieu! que m a robe est crasseuse et usée! C om m en t\nn ’ai-je pas vu cela plus tôt? Il est absolument indécent\nque j e me présente au X X e siècle avec ces hideux haillons\nlà, on me chasserait — à bon droit — sans pitié.\n   » Soyons sages, changeons de mode.\n   » A v an t que la violence ne nous y contraigne en nous\naffublant d’une robe nouvelle, mais com m e l'ancienne —\nplus peut être — maculée de sang, allons demander aux\njeunes, les hom mes du X X e, de nous faire un vêtem ent\nnouveau, un vêtem ent selon leurs aspirations et leurs\nbesoins, un vêtement de Justice, qui nous m étam orphose\nen jeunesse, com me eux, non pas d ’habit seulement,\nmais de tendances aussi et de cœ ur, surtout! »\n   V oila ce que dit la Société par la bouche de ses m e m ­\nbres clairvoyants; tel, ce vieillard que le prophète\nd’ A rm ag h ( 1) appelait déjà — voici passés sept siècles —\nLumen in celo. Malheur aux chrétiens qui ne l'entendent\npoint!\n   Les escargots sont innocentes bêtes, ne voulant noise à\npersonne; hélas! leur coquillage les préserve bien mal et\nle pied du passant, quand ils rentrent apeurés la tête, les\nécrase.\n  V o u s faites avec vos lois des digues de fétus de paille\npour arrêter la houle déferlante de l’exaspération popu­\nlaire! Sortez votre drapeau! S u ivez Jésus, l’ouvrier de\nNazareth, entendez l ’appel de son V ic a ire ... ou rentrez\nvos yeux aveugles dans votre coquille, ju squ ’à ce que la\nRévolution vous broie sous ses roues...\n                                           G eorges   R am aekers.\n\n   ( 1) S t - M a l a c h i e .\n"}, {"page_pdf": 66, "texte": "                          — 15 —\n\n\n\n              ÇA          ET          LA\n\n  Bien merci à M. Pol Demade pour son aimable lettre.\n                             *\n                           * *\n  Serait-ce en manière de repoussoir? que l’un de nos plus\nsympathiques confrères français, à côté d ’une foison de\nbelles et bonnes œuvres, laisse s ’imprimer ceci :\n      « Un soir tu vins m ’apporter trois fleurs,\n      elles étaient bleues,\n      puis ce furent des lézards sans queues,\n      des cigales que tu tenais par la patte\n      et d’ autres fleurs...\n      N ous nous promenâmes par la main\n      Entre les buis du vieux jardin,\n      puis une fois\n      on sonna à la porte vers trois heures\n      et nous allâmes ouvrir nous tenant par la main\n\n      E t dire qu’il faudra mourir et que tu m eures! »\n                                   H enri de R ég n ier .\n\n    Heureusem ent que l’au teu r a donné pour titre à son\nchef-d’œuvre : Vers. A h ! oui, fallait le dire pour qu’on le\ns û t! ...\n                             *\n                            * *\n    M. A rthur Toisoul a l ’épiderme chatouilleux, mais\nchatouilleux ! et puis M. Arthur aime tant voir son nom\ndans le journal !\n  C ’est là ce qui explique pourquoi M. Arthur nous en­\nvoie une lettre recom m andée!\n  A h ! mes amis quelle épistole!\n   Bien que possédant de bons motifs — ainsi qu’ on va\nvo ir — pour ne rien publier du tout, nous ne sommes\nvraiment pas si égoïstes que d ’empêcher nos lecteurs de\n"}, {"page_pdf": 67, "texte": "                                                —     16 —\n\n\n\nse désopiler la rate à la lecture de cet incomparable m or­\nceau d’éloquence :\n                              D RO IT D E R É P O N SE .\n                                                    A M . Georges Ramaekers.\n    A u temps de la... Rousse, ah oui! peut-être n’était-il\npas permis d’écrire correctement, mais, depuis lors, est\nvenu Larousse (Pierre), et m êm e aussi V an Hollebeke,\nce dernier, auteur d’ une gram m aire française où vous\ntrouverez, au paragraphe 430 une bonne recette pour\nl ’ignorance qui vous mine. (1)\n    Mais soyez plutôt tout yeux, M. le colporteur de « blond\nd’azur » et « d’azur blond » — et aussi, m alheureusement,\nde fumier potachique — car voici la bonne recette en\nquestion :\n  « 4 3 0 . L orsqu’un nom est suivi de deux adjectifs dont\n» le premier est modifié par le second, le premier adjectif\n* est un véritable.nom masculin singulier, et le second ad­\n  jectif doit par conséquent rester invariable. L es deux\n» adjectifs sont souvent unis par un trait d’ union :\n    » Des robes                                                                         bleu foncé.\n    » Des étoffes                        rose tendre.\n                        (qui sont d un)\n    » Des y eu x                         bleu clair.\n    » Des cheveux                         châtain clair.\n    » Quand on se couche on a des pensées qui ne sont\nque gris brun.                                                      (Mme d e          S é v i g n é .) »\n\n    Ta rtig ra d es, d o n c l... Pardon ta rdigrades, (2) com m e\n\n   (1) N o u s f e r o n s r e m a r q u e r à c e g e n t i l h o m m e q u e d a n s le d r o i t d e\nr é p o n s e n e s e c o n f o n d a n t p a s l e d r o i t (?) d e l ’i n s u l t e , ni le d r o i t d e\nfai re i n t e r v e n i r - a v e c i n t e n t i o n m é c h a n t e - u n ti ers n o u s a v i o n s n o u s\nc e lu i d e j e t e r s o n p a p i e r au p a n i e r .\n   (2) Q u e d ’ e s p r it M o n s i e u r ! q u e d ’e s p r i t ! D e g r â c e m o d é r e z d o n c !\nf a u t é p a r g n e r le s m é n i n g i t e s à v o t r e p r é c i e u s e c e r v e l l e ; c a r q u e l\nd e u i l c e s e r a i t , B o n D i e u ! d a n s le s l e t t r e s . b e l g e s , si j a m a i s l u i p r e ­\nn a i t f a n t a i s i e à la d ite c e r v e l l e d e    d iv agu e r,      h o rs v otre boite c r â ­\nn ie n n e , v ers les a im e s r é g io n s du b lon d -a z u r!\n"}, {"page_pdf": 68, "texte": "                                           — 17 —\n\n\nvous dites si bien, ah ! oui Monsieur, vous en êtes assuré­\nment de cette grande famille! (Ici nous su p p rim o n s une\npage « d’esprit » à l’adresse d’ un tiers. M. Arthur parle\nde notre ignorance, mais oublie qu’en ce qui concerne le\ndroit de réponse, tout com m e dans sa réponse... à côté de\nla question, il fait preuve d’une crasse malice).\n    Je vous som m e, en vertu du droit de réponse (sic)\nd’ insérer in té g r a le m e n t cette lettre en le prochain\nnuméro, à l’endroit m êm e où vous m ’a vez si spirituelle­\nment ( 1) attaqué.\n                                                              A rthur           T o iso u l.\n\n   Ainsi donc, pour nous prouver que très réellement\nl’azur (synonyme, en français, de b leu -d e -cie l) est b lon d,\nla vaste intelligence qui a fait cette précieuse découverte\nnous renvoie... au paragraphe 430 de la gram m aire de\nM. V an Hollebeke.\n   Si après ça, vous n’êtes pas convaincus que du b leu\nc’est du blond...\n                              *\n                                                *    *\n\n          P e tite fab le dédiée à M . G rib o u ille\n                   Q u a n d l ’a b s u r d e e s t o u t r é l ’ o n l u i fa i t t r o p d ’ h o n n e u r\n                   D e v o u lo ir par raison com b a ttre son erreur\n                   R e n c h é r ir est p lus cou rt, sa n s s’ écha uffer la bile.\n                                                                J.   de    la    F o n ta in e.\n\n  (Dans l’atelier). L e 1p eintre : — E h bien, mon bon,\nque dis-tu de ma jeune nym phe pour le prochain salon?\n  L ’ami : — Mais, m alheureux! tu lui as fait des cheveux\nbleus!\n   L e peintre (furieux) — Ça, ça du bleu ! mais soyez donc\ntout yeu x Môsieu! c ’est du blond vous dis-je, et du blond\nd’azur encore!\n   L 'am i (ahuri) — Hein?\n\n  (1)      T r o p d u m o i n s p o u r v o t r e e s p r i t , c h e r M o n s i e u r , p u i s q u ’il n ’a\nrien c o m p r is à notre critique.\n"}, {"page_pdf": 69, "texte": "                             — 1   8 —\n\n\n\n  (Cramoisi, le peintre s’élance vers un tiroir, en retire\nla gram m aire de M. V a n Hollebeke et s’ écrie :)\n    « A h vous doutez, faut-il donc une bonne recette pour\nl’ ignorance qui vous mine, môsieu! une preuve écra­\nsante, eh ! bien, lisez là ! !\n    L'ami (lisant) § 430 : L o rs q u ’un nom est suivi de deux\nadjectifs...\n                                             U y l e n sp ie g e l.\n\n\n\n\n                   Les Livres\n        E N S Y M B O L E V E R S L ’A P O S T O L A T\n\n                       par M a x Elskam p\n                                         L a c o m b le z , éd ., B rux.\n\n\n\n\n    L e triptyque de la L o u a n g e à la V ie , selon l ’A m o u r,\nl’ Espérance et la Foi, s’achève par « E n symbole. » L a\nsource de l’inspiration première du poète est la Religion.\n  En elle il a puisé cette divine candeur du verbe, dont il\nsemble qu’à lui seul Elle ait, en récompense sans doute\nde sa grande foi, révélé les précieux secrets.\n  O h! les petits vers naïfs, inachevés dirait-on, à l’allure\ndrôle et découvrant des horizons charmeurs!\n   D a n s le u r forme archaïquement moderne ils ressuscitent\nla vieille chanson d’Antan ; son livre c’ est en effet :\n             les ornements de tout son cœur\n             dits en le simple et vieux langage\n             qui nomme les saints par leurs fleurs.\n    A h ! les litanies, les églisettes de Flandre! les canaux!\n les carillons ! tout y est.\n   Mais surtout ses matelots! « ses bons cousins les pê­\n cheurs » ainsi qu’il les appelle.\n"}, {"page_pdf": 70, "texte": "                          —   19 —\n\n\n\n         E l lors chantez, Sainte Cécile\n         E t dites nous en fêtes claires\n         Jésus acquis aux gens de mer,\n         lors, hosanna, Sainte Cécile,\n\n\n           Car déjà les flots en concert\n           D isent aujourd’ hui mes paroles,\n           E t les voiles font des étoles\n           à Christ en marche sur la mer.\n   Il y a des choses exquises dans ce livre, des cantiques à\nciter en entier :\n      M arie pleine de grâce! É toile de la mer!\n         Car ma route est finie et voici mon pays\n         Avec l'air peint en bleu au-dessus de mes villes\n         Comme si l'on vouait tout le ciel à M arie.\n  Pour louanger la vie, le poète s’adresse aux cinq sens,\navec une simplicité de texte évangélique :\n         M ais joie de mon cœur réjoui\n         E lle est si bonne cette année\n         M ais joie, pour la faim, f a i des fruits.\n\n\n          Comme aux fêtes ici l ’on mange\n          Les jeunes à côté des vieux\n            P ou r que vos cœurs n'aient plus de doute\n            E t que les mots que je vous dits\n           Soient vraiment ceux que l'on écoute.\n  L a s ! voici la fin du livre admirable!\n, S ’ écartant soudain de la note coutumière, la religion de\nl’artiste se réveille fièrement à la pensée que le crétinisme\n incroyant bavera sur son chef-d’œuvre :\n            Car, à présent c'est en pâture\n            M on âme à tous et sans merci\n            Pour les pauvres mots que j'a i dits\n            Dans ma croyance aux joies futures,\n    Déjà entend-il d’avance :\n          ... les bouches haut qui s'exhortent\n"}, {"page_pdf": 71, "texte": "                            — 20 —\n\n\n         à rire, dans leurs entretiens,\n         de sa foi simple qu'on apporte\n         à P ilate qui, sous sa porte,\n         l ’ayant jugé, lave ses mains.\n  Plus triom phale est la strophe du IIIe cantique aux\nm ains :\n         E t lors voici sur mon église,\n         A u m ilieu des oiseaux de jo ie,\n         M a tour, enfin, avec sa croix\n         Chantant sa foi sur mon église.\n  O ui, M ax E lskam p se peut à bon droit en orgueillir de\nson : « travail où tout est bien, depuis le toit ju sq u ’aux\nassises. »\n  H onneur à l ’écrivain qui a enrichi de E n symbole les\nlettres belges en honorant la foi catholique.\n   Son livre ne s ’analyse pas, il se sent.\n                                                   P . M.\n\n\n                 \"P a r    le s   C h e m in s\n\n                       par P aul Arden.\n                                       Lacomblez, é d .,B ru x .\n\n  D e m enues historiettes cueillies de ci de là ; trop sou­\nven t peut-être le dénoûm ent n’e s t ... qu’ en lacu n es. P eut-\nêtre aussi le style n ’est-il pas assez tra v a illé; pourtant le\nlivre de M. Paul Arden n’en contient pas m oins de petites\npièces adm irables, tel Le Déserteur et Les adieux de la S t-\nP ierre; com m e m orale, ce dernier conte est un peu repro­\nchable. E n lui se synthétise — m alheureusem ent, disons-\nle — les qualités m aîtresses de l ’œ uvre : la vie, l’obser­\nvation, et surtout le décor w allon de la scène.\n  E spérons retrouver bientôt M. Paul A rden dans une\nœ uvre plus personnelle et dès m aintenant souhaitons\nbonne venue à la Vie littéraire que l ’auteur de P a r les\nchemins va bientôt publier avec quelques confrères d e\nw allon ie.                               G. R.\n"}, {"page_pdf": 72, "texte": "                        R   E   Ç   U    :\n     L e s jou rnau x\n  Durandal (Bruxelles), num éro d’avril, avec un excellent\narticle de Pol D em ade sur H uysm ans.\n   La Chronique estudiantine (L iège), nos 14 et 15.\n   La Revue littéraire indépendante (Genève) n° 2.\n   Le Caducée (A n vers), n° 5. Bien reconnaissants pour\nl’article si bienveillant sur Lu Lutte.\n  La Justice sociale (B ruxelles), nos 15, 16 et 17. A u n° 15\nune très ju ste et prérem ptoire réponse à la question :\nPourquoi une fédération dém ocratique autonome?\n    Les Temps nouveaux (Paris), nos 1, 2, 3, 4, 5. Pleine de\ndéductions tr è s ... su ggestives cette notule du n° 3, sous\nl ’article d’ E lisée R eclu s, l’Anarchie. « L e travail que nous\npublions devait form er le sujet d ’une conférence qui de­\nvait être faite, l’année d ernière, dans uneloge maçonnique. »\n    L 'E scholier (B ruxelles), n° 14. B ravo C im m y! tapé çà!\n    Essais de jeunes (Toulouse), mai n° 6. U ne fois de plus\nM aurice M agre s’est m ontré bien digne de soi dans son\nadm irable pièce : Poète.\n  Galerie contemporaine (Bruxelles), publication biogra­\nphique récente, m agnifiquem ent illustrée; texte de G eor­\nges B osterhaut. B rillan te carrière au nouveau né!\n     L e s livres :\n  D e M ax E lskam p : E n symbole vers l'apostolat.\n  D e Jean D elville, l’artiste peintre de m érite et l’écrivain\ndes « H orizon s hantés » : Dialogue entre nous.\n  D e Paul Arden : P a r les chemins.\n  D e H enri M aubel : A m es de couleur.\n  D e T h . B raun : L e congrès des poètes.\n  D e V icto r R em oucham ps : Vers l'âme.\n  D e F . S evrin : Un chant dans l'ombre.\n  (Com pte-rendu de ces quatre derniers ouvrages au pro­\nchain).\n\n  N ous pouvons dès à présent annoncer pour notre\nnum éro d o u b l e du m ois de ju illet la collaboration de\nnotabilités littéraires belges et françaises.\n"}, {"page_pdf": 73, "texte": "                           LA                    LUTTE\n        R E V U E D ’ A R T E T D E S O C IO L O G IE C A T H O L IQ U E\n                                 D ir e c t e u r : G . R A M A E K E R S\n\n\n\n\nB elgiq u e, 5 francs l ’an. — E tran ger, port en sus (5 fr. 60)\n                                 50 centim es le num éro.\n     A N N O N C É S : 20 c e n t im e s la lig n e — R é c la m e s à fo r fa it.\n\n\n\n                      B R O D E R IE A R T IS T IQ U E\n   J e u n e h o m m e d é s ir e d o n n e r d e s le ç o n s d e B R O D E R I E D ’O R . —\nS ’ a d r e s s e r p o u r c o n d it io n s , ru e du C e r c le , 8, E t t e r b e e k - B r u x e lle s .\n\n\n\n   I l s e r a r e n d u c o m p t e de tou t ou vrage dont un exem ­\nplaire sera com m uniqué à la R édaction .\n\n\n    L a L U T T E est eu vente :\n   A B r u x e lle s , ch ez L a R ose, rue des P aroissien s;\nch ez Istace, au P assa g e; chez W a ttia u x , rue de L on gu e-\nV ie , etc.\n    A G an d, ch ez A d . H oste, rue des C ham ps.\n    A L i ége, ch ez G n u sé, rue du P on t d’île , 5 1 .\n    A L o u v a in , ch ez P eeters, rue de N am u r, 22.\n    A P aris, ch ez C hérié, B oulevard M ontparnasse, 166.\n\n\n\n                IMPRIMERIE TY P O GRAP HIQU E\n                                    E T    L IT H O G R A P H IQ U E\n\n\n\n\n   V. V A N V I N C K E N R O Y\n                  28,         Rue           des          R e n tie r s ,               28\n\n                                           BRUXELLES\n"}], "calendrier": {"precision": "mois", "ordre_dans_volume": 3, "mois_verifie": true, "numero_verifie": true, "mois_reconstitue": false, "numero_reconstitue": false, "date_tri": "1895-06", "signet_source": "Première année - N°3 - Juin 1895", "preuve": "Date et numéro lus sur la couverture, PDF 50", "methode_reconstitution": "Date et numéro du signet de l’ULB, contrôlés sur la couverture de la livraison quand elle est conservée."}}