{"numero_id": "ulb-stella-1895-02-n2", "volume": "ELB-ULB-a085-1894-000", "ocr_sha256": "66699e144cf6db5760c93d11e0eb490343c7741564db771aaea0f68034fc2d53", "articles": [{"article_id": "ulb-stella-1895-02-n2-001", "volume": "ELB-ULB-a085-1894-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a085-1894-000.pdf", "ocr_sha256": "66699e144cf6db5760c93d11e0eb490343c7741564db771aaea0f68034fc2d53", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Couverture", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "2e A n n é e N° 2.", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 278, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 4, "fin_caractere_exclue": 536, "texte": "2e A n n é e\n\nN° 2. -   FÉVRIER\n                                       Stella,\n      1895\n                           Revue mensuelle d’A rt et de Littérature.\nle numéro : 50 cent.\n\n                                           Direction : Rue Vautier, 3 8 , Bruxelles.\n\n\n\n\n                       S cin tille e t m onte p lu s a v a n t    D essin d e A u g . L e v é q u e\n                       d a n s l ’E th e r, b ie n a u d elà\n                       d e s b ru m e s e t d es ém an atio n s\n                       d e la fange.\n"}]}, {"article_id": "ulb-stella-1895-02-n2-002", "volume": "ELB-ULB-a085-1894-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a085-1894-000.pdf", "ocr_sha256": "66699e144cf6db5760c93d11e0eb490343c7741564db771aaea0f68034fc2d53", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Sommaire", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "S O M M A IR E", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 279, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 498, "texte": "S O M M A IR E\n\n\n\n\nE m il e V e r h a e r e n . — Vers l’am our.\nF er n a n d R o u s s e l . — L e délicieux égoïsme.\n\nA r t h u r D a x h e l e t . — Simple pensée.\n\nG e o r g e s R e n c y . — A z u r.\nA n d r é - R u y t e r s . — A u c la ir d e lu n e ,\n\nA r t h u r T o is o u l . — Depuis toujours.\n\nA l b e r t O l iv ie r . —   Folle.\nA u g u s t e L e v ê q u e . — Exposition « P o u r l’A rt\n\nP a u l F e r t é et R u y t e r s . — Les livres.\n***. — Broutilles.\n"}]}, {"article_id": "ulb-stella-1895-02-n2-003", "volume": "ELB-ULB-a085-1894-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a085-1894-000.pdf", "ocr_sha256": "66699e144cf6db5760c93d11e0eb490343c7741564db771aaea0f68034fc2d53", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 17, "page_fin": 19, "titre_corps": "Vers l’amour", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Emile Verhaeren", "ancre_debut": "VERS L ’AMOUR  A u x fleu rs rouges des pa", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", 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"debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1188, "texte": "18                             Stella\n\n\n     E t je t ’aime d ’autant que je te fa is du m al\n     E t que je souffre aussi, m a tant martyrisée,\n     P a r tes regards et tes pensées.\n\n     O nos cœurs mutuels dont nous sommes la proie,\n     Sont-ils pauvres et violents\n     Avec leurs cris soudains et pantelants.\n\n     On p a rt, ailes dardées, .\n     L es cœurs unis, m ais les idées\n     Inaccordées.\n\n     0 tes deux y e u x si doux et si funestes,\n     Tes y eu x irresponsables de la mort,\n     Tes yeu x si clairs m ais qui s’attestent\n     Ceux que darde vers moi le sort.\n\n     O leur ardente et frém issante joie,\n     Parfois, sous le m iroir tout à coup clair d u fr o n t;\n     Ou bien leur si humble misère\n     Tels soirs, quand à genoux nous demandons pardon\n     L ’un à l ’autre, d ’être su r terre.\n\n\n\n\n     P ourtant comme l’amour nous f u t triomphe et réconfort,\n      Comme nous nous sommes grandis nous-mêmes\n      P a r l ’ineffable baptême\n      Dont cet amour f u t le flo t d'or.\n\n      Comme u n envol d ’êtres nouveaux et clairs\n      S ’est tout à coup désincarné de m u s,\n      Sous la form e de penser s fo u s\n      E t de désirs en coups d ’éclair.\n"}, {"page_pdf": 282, "page_imprimee": 19, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 752, "texte": "                    F é v r ie r 1895\n\n\nComme notre cerveau et notre torse\nSe sont comme élargis en force\nP our contenir le merveilleux effroi\nDes lacs d ’am our qu’on sent s’illim iter en soi.\n\nComme nous tendons toujours plus loin nos bras,\nNos inlassables bras éreintés d'impossible,\nE t comme à des clous d ’or nous attachons la cible\nToujours plus haut vers les grands buts inaccessibles.\n\nE t qu’importe s e perdre en des tortures\nE t se tant torturer et s’aim er tant pourtant\nE t raviver toujours l’agonissante aventure,\nS i c’est pour s’éprouver p lu s fortem ent battant\nA u rythm e haletant\nQui f a i t volter et ferm enter le sang\nP a r à travers l ’éternité de la nature ?\n\n\n                                           E m ile   VERHAEREN.\n"}]}, {"article_id": "ulb-stella-1895-02-n2-004", "volume": "ELB-ULB-a085-1894-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a085-1894-000.pdf", "ocr_sha256": "66699e144cf6db5760c93d11e0eb490343c7741564db771aaea0f68034fc2d53", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 20, "page_fin": 23, "titre_corps": "Le délicieux égoïsme", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Fernand Roussel", "ancre_debut": "LE D ÉLICIEU X ÉGOÏSME                                            A H enry Maubel,                                                  sympathi", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 283, "page_imprimee": 20, "debut_caractere": 53, "fin_caractere_exclue": 1805, "texte": "LE D ÉLICIEU X ÉGOÏSME\n                                           A H enry Maubel,\n                                                 sympathiquement.\n\n  L ’ombre tom bait en cendre fine dans la lum ière m ourante et\npâlie, tandis que langoureusem ent argentée, l’eau du fleuve coulait\ndans u n songe de paix et de silence. Sous les clartés d ’un couchant\nrose et tendrem ent bleuté, les arbres tachaient le ciel de leurs\ncimes éthérées, tan t la lum ière les pénétrait en jo u a n t dans leurs\nfeuilles.\n  Nul bruit profane ne venait troubler la religiosité du silence,\nque seule ry th m ait la lente coulée du beau fleuve, sinuant au\nmilieu de m ystérieux massifs et qui, graduellem ent pourpre, était\nenglouti par l’orbe du grand soleil co uchant.\n   E t l’ombre piane-piane, en frissons plus rapides et foncés, s’al­\no u rd issait sur terre, m ettant en linceul les cimes végétales tantôt\nsi roses et si tendrem ent bleues. L a voix étrange du fleuve s'at­\ntristait m aintenant dans la som nolence des choses.\n  Mon âme s’en était allée, ce soir de mélancolie, studieuse de sa\npeine, avec un fol et bon espoir q u ’elle n ’osait s’avouer, vers le\nlointain, vers toute cette lum ière m ourante et reculée, à la recherche\npeut-être d’une autre âm e amie, d’une âm e com patissante qui\nviendrait auprès d’elle, m oins triste et plus belle, et qui lui donne ­\nrait un long baiser, dans l’étreinte de leur m utuelle tendresse. E t\nl’on eût dit sa peine comprise en ce bel horizon de songe. Chaque\npetite perle des chants d’oiseaux sem blait être quelque appel\néperdu et je voyais mon âme, à l’allure si lasse, comme au lende­\nmain d’une grande souffrance, s’arrêter interdite, si doucem ent\néplorée et si doucement vierge qu’un grand et douloureux am our\n"}, {"page_pdf": 284, "page_imprimee": 21, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2040, "texte": "                          F é v r i e r 1895                     21\n\n\nnaquit en moi pour cette pâle orpheline qui m’abandonnait ainsi,\npour n ’avoir pas pu tro u v er dans mon cœ ur les joies com m u­\nniantes, si secrètem ent désirées.\n  Une étrange ém otion palpitait en mes yeux, et dans cette nu it\nclaire où venaient encore se fondre des voiles de clarté fugitive,\nroses et bleues, la chim ère de mon âm e lentem ent se dressa en une\nom bre de grâce et de désir.\n  M aintenant sur le fantasque m iroir du fleuve, d’incertaines\nétoiles reflétaient leurs ailes rayonnantes et tout se taisait et tout\nsom nolait dans le délicieux parfum frais des verdures nuitales. On\neût dit quelque exhalaison de fleurs inconnues et captieuses, et,\ndans cet horizon d ’om bre, de glissantes fuites de lum ières et de\nmystères inquiets, j ’ai compris, dans une suprêm e vision, la\ncruauté que j ’avais eue pour mon âm e qui me quittait et qui\ncherchait loin de m on cœur, une tendre affection. Je me torturai\navec les délices que l’on doit éprouver à faire souffrir un tout\npetit enfant, très faible et très pâle, dont les yeux se cerclent de\nveines bleues. Je me torturai en croyant que c’était pour moi la fin\nde toute joie et que sans doute, m aintenant, j ’irais dans la vie\ncomme un pénible proscrit. Pourquoi n ’avais-je point compris\nplus tôt combien tout est si vain dans l’am our d’au tru i qui passe et\ndisparaît comme u n simple d ésir ? J ’aurais pu si bien élever\nl’om bre de grâce jolie qu’était mon âme et qui me fuyait sans un\nregret! Je l’eusse tendrem ent à ma guise éduq uée et, selon les\nbesoins d’affection de mon cœur, j ’eusse été pour elle un fiancé\nd’une insinuative douceur et d’une bonté conquérante.\n  D ’autres reproches suivirent ceux-là, qui me crucifiaient les\nlèvres de chagrin. L ’am ertum e d ’un bonheur si volontairem ent\nperdu s’apesantissait su r m a conscience comme un fardeau,\ntandis que s’accentuait et se précisait l’étrange am our naissant.\nL entem ent, comme si vraim ent il se fût agi d ’une réalité, je me\n"}, {"page_pdf": 285, "page_imprimee": 22, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2070, "texte": "   22                          S tella\n\n\nsuis approché de cette im palpable aimée et je lui ai fait, avec une\nnaïve sim plicité d ’enfant, l’aveu de m a tendresse et la confession\nde m a faute.\n   Ce fut un m om ent d’indicible confusion, d u ran t laquelle ma\nfierté se plia et s’agenouilla avec joie. T out orgueil était m ort et\nune passionnante anxiété me poignait. C’est à peine si j ’avais osé\nlever mes regards su r ses yeux doux et profonds comm e un\nm iroir de puits, et mes paroles hum bles prenaient en passant sur\nla pourpre des lèvres une douceur que je m ’ignorais. E t lentem ent,\ndans une m usique de phrases alanguies, je lui ai dit l’h o rre u r de ce\nqu’allait être la solitude de m on cœ ur orphelin, m aintenant qu’elle\nvoulait à jam ais me quitter, se liv ran t à l’adoration d’une âme\nsororale. E t je lui dépeignis aussi les splendeurs des palais encore\nfermés qu’elle trouverait prêts à la recevoir, et les pays m ystérieux\nque nul encore n ’avait parcourus, et les lointains horizons imagés\nde villes et de forêts violettes d’où m ontaient des sym phonies qui\npour elle, seraient de troublantes m arches nuptiales. E t je lui ai\ndit encore la pénétrante douceur de s’aim er dans le m ystère et\nl’ignorance des autres, loin de l’envie et des malsaines et banales\ncuriosités. D ans l’intim e com m union de nos baisers et de nos\nlongues adorations, quelles heures précieuses à m ourir, en ch an ­\nta n t des strophes intellectuelles, sans jam ais devoir s’occuper\nd’une âm e étrangère à laquelle on se serait allié !\n   E t pendant qu’ainsi mes lèvres s’en allaient à la conquête du\nbonheur, le ciel éparpillait ses clartés lunaires : on eût dit de fines\net diaphanes soieries souriantes. Les ténèbres reculaient avec len­\nteur jusqu’au fond des arbres argentés, là-bas derrière les massifs.\nLes fleurs cham pêtres qui bordaient le fleuve, comme des étoiles\nde couleur, sem blaient renaître plus droites et plus vivantes, et\ndans les hautes cimes quelques oiseaux chantèrent.\n   Alors l’om bre fine et jolie, q u ’était m on âme, me releva. Elle\n"}, {"page_pdf": 286, "page_imprimee": 23, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1194, "texte": "                           F é v rie r   1985                      23\n\nme regarda longuem ent, et sans doute comprit-elle l’inanité des\naffections étrangères si déprim antes et l’inutilité d’ém ietter dans\nun cœ ur inconnu la veille, les richesses d ’un am our personnel.\nElle revint à moi, se fondit dans m a tendresse, rem it dans les\npalais abandonnés de la vie et du soleil, et su r les blonds étangs\nà nouveau régna m a rêverie souveraine et féconde ! Sans un mot,\nsi sim plem ent, ces tendres fiançailles se firent, dans la puissante\nharm onie de cette n ature nui taie. L e m u rm u re de l’eau s’accentua,\nse transform a, et à nos oreilles ravies une délicieuse m arche\nnuptiale nous révéla d’intim es joies — victoire de l’égoïsme et\npossession de soi! — que jam ais peut-être nous n ’eussions\nconnues, sans cette suprêm e m inute d’intérieure clarté ! Cette\nheure de bonne sagesse avait m aintenant pour nous d’ineffables\njouissances et tandis que s’inclinaient les fleurs et que l’eau rive­\nraine chantait à nos côtés, nous échangeâmes un long et frisson­\nn an t b aiser — celui des longues joies personnelles !\n\n                                             F e r n a n d R OU SSEL.\n"}]}, {"article_id": "ulb-stella-1895-02-n2-005", "volume": "ELB-ULB-a085-1894-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a085-1894-000.pdf", "ocr_sha256": "66699e144cf6db5760c93d11e0eb490343c7741564db771aaea0f68034fc2d53", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 24, "page_fin": 24, "titre_corps": "Simple pensée", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Arthur Daxhelet", "ancre_debut": "Simple pensée           DE L ’AMOUR PERDU...  Des cœurs", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 287, "page_imprimee": 24, "debut_caractere": 85, "fin_caractere_exclue": 868, "texte": "Simple pensée\n\n         DE L ’AMOUR PERDU...\n Des cœurs, o h ! ta n t de cœurs, que f ait naître un seul jo u r !\n Or, combien apprendront la loi sainte d ’am our ?...\n\n Chacun est u n fo y e r que le destin allume,\n M ais l’ennui, si souvent, l’ennui seul les consum e!...\n\n Ils grelottent de fro id , les pauvres tristes cœurs\n Où ne lu it n u l soleil, où s’égouttent des pleurs...\n\n T a n t de petits fo ye rs ont flam bé, solitaires :\n De leurs fe u x auraient p u s’éclairer nos calvaires...\n\n R ien ne les réveilla, rien ne les f i t fré m ir;\n E n le calme fin a l bientôt ils vont d o rm ir...\n\n Ils n ’auront rien chauffé de leur flam m e inutile;\n Ils s’éteindront sans bruit, comme une étoile file ...\n\n                                             A rth u r   D AXHELET.\n"}]}, {"article_id": "ulb-stella-1895-02-n2-006", "volume": "ELB-ULB-a085-1894-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a085-1894-000.pdf", "ocr_sha256": "66699e144cf6db5760c93d11e0eb490343c7741564db771aaea0f68034fc2d53", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 25, "page_fin": 25, "titre_corps": "Depuis toujours…", "titre_sommaire": "Depuis toujours", "rubrique": "", "signature_source": "Arthur Toisoul", "ancre_debut": "DEPUIS TOUJOURS... (*)       Depuis toujours mon cœur", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 288, "page_imprimee": 25, "debut_caractere": 88, "fin_caractere_exclue": 1308, "texte": "DEPUIS TOUJOURS... (*)\n      Depuis toujours mon cœur est bon comme du pain,\n      et ce n ’est pas d ’hier qu’en lu i coule ce vin\n                 d ’am our que tu sais bien !\n\n      Depuis toujours mon âme se consume,\n                 mon âme et ses sourires d'air\n                 et sa joie et sa douce chair,\n      a u x clairs éclairs des soleils d ’amertume.\n\n      E t j ’a i ouï la voix trompeuse des sirènes !\n\n                 E t de mes m ains pures,\n      jointes en calice, j ’ai puisé de l ’a zu r\n                 en l’eau des fontaines !\n\n      E t j ’ai ouï la flû te argentine et berceuse\n                 des blondes ondes !\n\n      E t j ’ai vu s'essorer des colombes heureuses\n                 en les aubes blondes !\n\n      E t je me suis couché bien des fo is dans les champs\n                 où, rouges d'auréoles,\n      de sots coquelicots fa isa ien t des cabrioles\n                 sous les pieds d u vent!\n\n       V a, je me sens poète et j ’en pleure de joie,\n                  ô m a bien-aimée :\n      en tes chers yeux, peut-être laids, je ne vois pas\n                  une fle u r fanée !\n                                                    A rth u r T O IS O U L .\n\n(*) de Mes sourires.\n"}]}, {"article_id": "ulb-stella-1895-02-n2-007", "volume": "ELB-ULB-a085-1894-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a085-1894-000.pdf", "ocr_sha256": "66699e144cf6db5760c93d11e0eb490343c7741564db771aaea0f68034fc2d53", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 26, "page_fin": 26, "titre_corps": "Folle", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Albert Olivier", "ancre_debut": "FO LLE        E lle était à genoux deva", "ancre_fin": "O L IV IE R .", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "EXPOSITION « POUR L ’ART »                                        I   Les astres d’or que nous", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 289, "page_imprimee": 26, "debut_caractere": 76, "fin_caractere_exclue": 925, "texte": "FO LLE\n       E lle était à genoux devant toi, pâle étoile,\n       pâle étoile rivée a u x som breurs du long voile\n       des n uits languissantes et mystiquem ent belles !\n       E lle avait dans les y e u x des ardeurs de chapelle !\n\n       E t puis, dans son extase, elle éleva les bras,\n       ses bras timides et toujours follem ent las,\n       oh vers toi, oh vers toi, pâle étoile des rêves,\n       et, cruels, tes regards alors fu r e n t des glaives.\n\n       E t cesglaives sanglants ont déchiré son âme,\n       ses bras sont retombés, ses yeu x n ’ont p lu s de flam m es.\n       P u is, ivre d 'avoir bu tes lueurs de corolle,\n       lasse elle cahote et ce n ’est plus qu’une folle !\n\n       E t c’est d ’avoir du ciel en elle qu'elle est folle !\n                                                    A lb e rt   O L IV IE R .\n\n\n\n\n       "}]}, {"article_id": "ulb-stella-1895-02-n2-008", "volume": "ELB-ULB-a085-1894-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a085-1894-000.pdf", "ocr_sha256": "66699e144cf6db5760c93d11e0eb490343c7741564db771aaea0f68034fc2d53", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 26, "page_fin": 28, "titre_corps": "Exposition « Pour l’Art »", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Levêque", "ancre_debut": "EXPOSITION « POUR L ’ART »                                        I   Les astres d’or que nous", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 289, "page_imprimee": 26, "debut_caractere": 925, "fin_caractere_exclue": 1386, "texte": "EXPOSITION « POUR L ’ART »\n                                       I\n  Les astres d’or que nous voyons se m ouvoir dans l’inconnu ne\nfont pas de b ru it en m archant, et leurs clartés descendent nous\ninonder sans que nous nous en apercevions. Il en est ainsi des\nsphères élevées de l’E sprit hum ain. Envolées soudainem ent des\ncercles ignés et des treillis d'épines, qui encagent l’hum anité sur\nla terre de laideur et de douleur, pour se rapprocher graduelle-\n"}, {"page_pdf": 290, "page_imprimee": 27, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1966, "texte": "                            F é v rie r    1895                        27\n\n\nm ent toujours de la L um ière calme et du Ciel libre et fier, elles\néchappent enfin à l’attention des damnés qui s’agitent stérilem ent\nici ; mais leurs lum ières les pénètrent, les purifient et les consolent\nà leur insu.\n                                      II\n   « P our l’A rt » fit peu de b ruit. Il y avait là tout ce q u ’il faut pour\nn ’en point faire : le calme m épris des grosses caisses to n n an t à la\nporte; le tranquille dédain des plumes stipendiées ; assez de talent\nfier pour rendre cois les stériles, les envieux, les m échants; assez\nde génie pour que la bêtise universelle n ’y vît rien, et, par dessus\ntout, le très saint orgueil qui fait au P u r et au V rai, tenir le front\nhaut, toujours, et lui interdit de le courber devant les nullités\ninfluentes au to u r desquelles tan t de plus petits pantins s’age­\nnouillent et évoluent respectueusement.\n\n                             III\n  Les choses supérieures ne sont compréhensibles et aimables\nque pour les êtres supérieurs, et p artant, vouées au m inim um\nd’éloges. Plus l’intellectuel s’élève, et moins sont capables de\nle suivre le grand nom bre de cerveaux ; au point culm inant de\nson élévation, il serait seul. C’est ce qui constitue les progrès à\nréaliser par l’hum anité ces phares placés su r les inaccessibles par\nles génies terrestres ; c’est aussi ce qui constitue les grands rêves\nutopiques qui la consolent.\n\n                              IV\n   A moins de viser au louis d’o r et aux satisfactions piteuses de\nl’hom m e, l’artiste n ’aura comme but que la B eauté parfaite,\nabsolue pour ses œ uvres. Plus celles-ci deviendront parfaites, moins\nil recevra de louanges ; mais celles q u ’il recevra lui feront facile­\nm ent m épriser toutes les autres, car elles viendront alors de ceux\nqui com ptent pour tout u n peuple ici-bas et de ceux qui finissent\npar im poser leurs jugem ents, comme des lois.\n"}, {"page_pdf": 291, "page_imprimee": 28, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2056, "texte": "   28                          Stella\n\n\n                                   V\n  « P o u r l’A rt » fit peu de bruit. C’est que les oeuvres constituant\nson principal intérêt n ’étaient pas de celles qu’à l’heure présente\non loue et adm ire pour leur déséquilibre, leur folie, leur ignorance,\nleur étrangeté, leur drôlerie, enfin pour tout ce que ceux qui\nveulent avoir l’air de s’y connaître appellent suggestivité. Il y avait\nau contraire la sereine volonté d’être sincère et honnête avec l’A rt\nsacré. Quand on a les yeux emplis des images m erveilleuses créées\npar les m aîtres im mortels, on ne triche pas avec l’A rt. Quand on\nest honnête, on ne fait pas de la laideur épatante, de la drôlerie, de\nl’originalité contraire aux éternelles grandes lois de l’A rt saint ; on\nlaisse ces choses aux crétins et aux hâbleurs. Quand on pense,\nquand on observe, quand on sent, quand on sait, tan t de choses\nde la vie de l’H om m e se dressent trop grandioses et belles devant\nsoi pour 's’arrêter à l’épate du bizarre. Quand on a en soi ce qui\nconstitue le Vrai Artiste, on se sent trop de devoirs envers\nl’Homme et l’A rt pour les ravaler ainsi.\n\n                                  VI\n  « P our l’A rt » m anquait u n peu de cohésion. V raim ent, quand\non vise au grand art, on doit avoir le courage d’éloigner de soi tout\nce qui est le petit art. Il y avait encore là, chose étonnante,\nquelques réalités bébêtes, quelques bizarreries, quelques épates :\nces choses que l’on voit m aintenant jusque dans la loge des ronds-\nde-cuir et des concierges. Il y avait aussi de l’a rt industriel. C’est\nfaire une concession condam nable au mauvais goût courant et aux\nidées qui tro tten t les rues. Que ces affaires dem eurent à leur place\nchez les com m erçants. L ’Art ne perm et pas à ses fidèles de se mêler\nainsi à la vulgarité ni de faire voisiner leurs œuvres de pensée\navec des objets faits pour la satisfaction matérielle. Il est des\nchoses qu’on ne marie pas sans être sacrilège ou ridicule.\n                                                        LEV Ê Q U E .\n"}]}, {"article_id": "ulb-stella-1895-02-n2-009", "volume": "ELB-ULB-a085-1894-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a085-1894-000.pdf", "ocr_sha256": "66699e144cf6db5760c93d11e0eb490343c7741564db771aaea0f68034fc2d53", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 29, "page_fin": 30, "titre_corps": "Les livres", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "LES LIVRES   L’Ironique Amour, par C a m", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 292, "page_imprimee": 29, "debut_caractere": 102, "fin_caractere_exclue": 2121, "texte": "LES LIVRES\n  L’Ironique Amour, par C a m i l l e L e m o n n i e r (Paris, Dentu).\n  Les Miroirs de jeunesse, p ar L o u is D e l a t t r e (Bruxelles,\nLacomblez).\n   Sonnets e t Chansons, par P a u l - A r m a n d H i r s c h (Paris,\nlibrairie de l 'A r t in d é p e n d a n t).\n  E n com m ençant, et une lois pour toutes, je demande pardon à\nmes lecteurs et à mes auteurs, d’être si court dans mes comptes\nrendus. Qu’on n’en accuse que le form at restreint de la Revue.\n  E t c’est dommage vraim ent, pour un livre comme l' Ir o n iq u e\nA m o u r , où se synthétise toute l’œ uvre d’un m aître, avec ses ten­\ndances, avec ses m anières, avec ses styles différents. T o u r à tour,\nM. L em onnier s’y m ontre m iniaturiste merveilleux, ouvrier dur\net grand, taillant dans le roc des conceptions qui rappellent le\nM â le et le M o rt, et surtout, oh ! surtout, psychologue raffiné des\npetitesses de l’am our. Je ne citerai pas de titre parm i ses contes,\nsinon pour dire que « la Maison près d ’une rivière » me semble le\nm ieux rendu, sans que toutefois cet éloge particulier im plique le\nm oindre ergotage sur les autres contes : non, tout est parfait dans\nl' Ir o n iq u e A m o u r , comme du reste dans tous les livres sortis de la\nplum e féconde de Camille Lem onnier.\n  L e s M iro irs, d e je u n e s s e (*) sont un des livres les plus sincères\nqui aient paru en Belgique. Ce sont bien les pensées de tout jeune\nhom m e qui va passer dans la virilité, et qui, auparavant, se com ­\nplaît à se regarder longtemps dans les m iroirs des années anté­\nrieures. E t M. D elattre s’y retrouve, et il nous dit simplement,\nsans pose, comme il se voit, comme il se pense. E t les souvenirs\nabondent sous sa plum e, et surtout vient s’y presser en mots\nchauds et vibrants to u t son am our panthéistique pour la nature.\nAh ! c’est un jeune, M. D elattre, un jeune qui com prend la vie de\nla bonne façon et qui nous fera quelque chose dans l’avenir !\n\n  (*) Ce livre n ’a pas été envoyé à Stella. (Note de la Direction.)\n"}, {"page_pdf": 293, "page_imprimee": 30, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2883, "texte": "    30                                       Stella\n\n\n   Les S o n n e ts et ch a n so n s de M. Paul-A rm and H irsch sont d’une\npoésie toute philosophique, que l’on voudrait voir, parfois, plus\naccessible à tous. Mais, en somme, c’est d’un bel effort et d’un\ntalent qui évolue. Quand M. H irsch aura trouvé sa véritable voie,\nil nous donnera certes un beau livre.          P a u l FERTÉ.\n\n   Nouvelles Kermesses, p a r G e o r g e s E e k h o u d . — L u e s d é jà ,\ne lle s o n t é té r e lu e s a v e c le p la is ir d e v o ir s ’a ffirm e r e t s ’in te n s iv e r\nla p r im e im p re s s io n . E n le c a d re la rg e d ’u n e n a tu r e â p r e e t fru s te ,\nà b e a u té m é la n c o liq u e , d a n s le d e u il s p le n d id e d e s C a m p in e s , v it\ne t s’é b a u d it la m a té r ia lité c o lé r iq u e e t te n d r e , s a u v a g e e t b o n n e ,\ne s s e n tie lle m e n t tr is te d u p a y s a n fla m a n d . Kermesses, ce s o n t ses\njo ie s a ffe ctu eu ses e t b r u ta le s , ses jo ie s o ra g e u s e s e t n a v r é e s o ù\nl u it l ’é c la ir b r e f e t m e u r t r ie r d es c o u t e a u x ; ce s o n t le s n o s t a l ­\ng ies, d o le n te s , m a l ré sig n é e s , d e s g a r s c a s e rn é s , d é r a c in é s d e le u r s\nsa b lo n s e t t r a n s p la n té s d a n s les p u r u le n c e s u r b a in e s , e t e n c o re , en\nle p r im e s a u t d ’u n c a r a c tè r e im p é tu e u x , la ré v o lte h o m ic id e c o n tr e\nl ’in ju s tic e . S u iv e n t et s ’e s p a c e n t d es c o n te s p lu s d o u x e t re p o s a n ts .\nL a F in de Baets : l ’a m o u r d e d e u x h u m b le s v e r tu e u x e n le G o m o r ­\nr h é e n B a e ts , e t le u r fu ite p a r m i les v e n g e a n c e s e t le s f u r e u r s d e s­\ntr u c tiv e s d u fleu v e, j u s t i c i e r s u b m e rg e u r . Clochettes de houblons:\nu n e d é lic ie u s e e t s u b tile tr a n s p o s itio n o ù l’o n r e s p ir e , à p le in e\nâ m e , le c h a r m e in tim e e t fa m ilie r d e la p o é sie h o lla n d a is e . E t\nM arinus e t le Cœur de Tony W a udel e t les Débonnaires e t le L as\nd ’aller, c’e s t to u jo u r s l’id e n tiq u e im p re ss io n d ’u n p e u p le fa ro u c h e ,\ntr is te e t b o n , a u tr a v e r s d u m ê m e é m o u v a n t p a y s a g e . Kermesses\nn ’e s t p a s le liv r e ra b e la isie n q u e fa it p ré s a g e r le ti tr e , c ’e s t u n\nliv r e d ’a p ito ie m e n t e t d e s o u r d e p ro p a g a n d e , le liv r e d ’u n a r tis te\nq u i v o it les c h o s e s m o d e rn e s , q u i j u g e e t q u i p a r le , le liv r e d ’u n\nh o m m e lo y a l e t sin c è re , d ’u n h o m m e q u i a im e e t fa it a im e r,\nliv re n o b le e t ju s te , d ig n e d u n o m q u i l’a sig n é e t d e la c a u s e q u i\nl ’a in s p ir é .                                                    A n d r é R UY TERS.\n"}]}, {"article_id": "ulb-stella-1895-02-n2-010", "volume": "ELB-ULB-a085-1894-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a085-1894-000.pdf", "ocr_sha256": "66699e144cf6db5760c93d11e0eb490343c7741564db771aaea0f68034fc2d53", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 31, "page_fin": 32, "titre_corps": "Broutilles", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "BROUTILLES   Particulièrem ent inté", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 294, "page_imprimee": 31, "debut_caractere": 103, "fin_caractere_exclue": 1911, "texte": "BROUTILLES\n  Particulièrem ent intéressant, le num éro de la N o u v e lle R e v u e\nin te r n a tio n a le de cette sem aine renferm e un article sensationnel\nd’Emilio Castelar, l’illustre homm e d ’E tat espagnol, su r la poli­\ntique française. Les derniers événem ents y sont analysés avec une\nrare compétence et il est complété par des portraits pris su r le vif\nde Félix Faure, Casim ir P érier, Brisson et D upuy. Cet article,\nd’u n e audacieuse éloquence, au ra un retentissem ent immense dans\ntoute l’Europe.\n  L ire dans ce même num éro : L a C ontagion d u m e u r tr e et d u\nchan ta g e, chronique documentée de grande actualité, par Denise;\n— M . F é lix F a u r e , rem arquable biographie, par Gaston Robert;\n— L e ttr e d ’u n e v oyageuse, charm antes descriptions du littoral de\nla M éditerranée : T oulon, Cannes, Nice, etc., par M. R.; — Scènes\nd e la v ie a u s tr a lie n n e , captivants récits d’aventures et de voyages,\npar Paul le Franc; — S a n s D ot, intéressante nouvelle de Marius\nB ernard ; — L e s P o ètes fla m a n d s , traductions des meilleures\npièces, par Achille Millien ; — un chapitre tra ita n t des journalistes\net des journaux de L a F orge, le magnifique rom an de Mme U rbain\nRattazzi; — L a réb ellio n d u C h rist, étude philosophique de Léon\nH ennebicq; — Le T h é â tre , critiques d’A rm and Silvestre; —\nenfin d’autres articles littéraires et artistiques signés M ichaud\nd’H um iac, Vurgey, Sim one, etc.; et des correspondances de\nl’étranger.\n   A bonnem ent ; 50 francs. — Le num éro : fr. 2.50. — Paris, bou­\nlevard Poissonnière, 23.\n                                      *\n                                     **\n   R em arqué aussi : L a P lu m e , num éro consacré à P uvis de Cha ­\nvanne, et le M e rcu re où nous lisons : « D ’un com m un accord\n"}, {"page_pdf": 295, "page_imprimee": 32, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1724, "texte": "    32                                     S tella\n\n\nentre la N o u v e lle R e v u e a lle m a n d e (N e u e d e u tsch e R u n d s c h a u ,\nancienne F re ie B ü h n e ) et le M e rcu re de F ra n c e, l’opinion d ’un\ncertain nom bre de personnalités des deux pays a été sollicitée sur\nla question suivante : To u te p o litiq u e m ise d e côté, êtes-vous p a r ­\ntis a n de re la tio n s in te lle ctu e lle s et sociales p l u s s u iv ie s e n tre la\nF ra n c e et l ’A lle m a g n e , et q uels s e ra ie n t, selo n v o u s, les m e ille u r s\nm o y e n s p o u r y p a r v e n ir ? »\n  Si nous étions Français, nous nous em presserions de répondre\nou i. L ’Allemagne, comme la France, compte parm i ses enfants des\nécrivains de génie, pardi ! E t tous les intellectuels ne doivent-ils\npas se tendre fraternellem ent la m ain? Q uant aux m oyens pour\nparvenir à cela, peuvent-ils exister ailleurs qu’en la bonne volonté\ndes parties intéressées? Que les Allem ands lisent donc sans parti-\npris les ouvrages français et que les Français lisent les ouvrages\nallem ands !\n\n                                             *\n                                            **\n\n  Nous apprenons que l 'A r t litté r a ir e , la vaillante revue pari­\nsienne dirigée par M. Louis L orm el, fusionne avec l’Id é e m o d e rn e .\n\n\n\n\n   L ’exposition Degreef aura lieu dans les prem iers jo u rs de mai.\nL e Cercle a rtistiq u e et litté r a ir e a bien voulu prêter ses locaux à\ncette œ uvre d’art. L e public intelligent lui en sera reconnaissant et\nnous l’en rem ercions au nom des amis du regretté Degreef.\n\n\n\n\n  Reçu : A m e s d e c o u le u r, par H enry Maubel ; E n sy m b o le vers\nl’A p o sto la t, par Max E lskam p, etc.\n"}]}, {"article_id": "ulb-stella-1895-02-n2-011", "volume": "ELB-ULB-a085-1894-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-a085-1894-000.pdf", "ocr_sha256": "66699e144cf6db5760c93d11e0eb490343c7741564db771aaea0f68034fc2d53", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Avis et abonnements", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Stella, REVUE MENSUELLE D’ART ET DE LITTÉRATURE", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 296, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 2332, "texte": "Stella,\n           REVUE MENSUELLE D’ART ET DE LITTÉRATURE\n                        paraissant du 25 au 30 de chaque mois.\n\n\n                                 ABONNEMENTS :\n                   Belgique, u n a n                  . . . .                 5 francs\n                    U n io n p o s t a l e ............................. 6 francs\n\n\n               Secrétaire de Rédaction : A r t h u r                          TOISOUL\n                                (Le v e n d re d i, d e 4 à 7 h e u r e s )\n\n       O n t déjà collaboré à Stella : G eorges A n g e lro th , E d g a r Baes,\n          C harles B ro n n e , E d m o n d D e B ru y n , A . B o u rg o m , H e n ri\n          de C lassant, Jo sé de C oppin, A rth u r D a x h e le t, Jo sep h\n          D esgenêts, D ésy E lia s, P a u l F e rté , R en é G h il, F ra n c is\n          V ielé-G riffin, A n d ré v a n H asselt, C am ille L e m o n n ie r, A u ­\n          g u ste L ev ê q u e, P a u l L eclercq, R ich a rd L ed e n t, C harles v a n\n          L erb e rg h e, A lb e rt M ockel, H e n r i M aubel, A .- S . de\n          N everm ore, E d m o n d P ilo n , L éo n P a sc h a l, C h a rle s-L o u is\n          P h ilip p e , F e rn a n d R oussel, C am ille R oussel, V ic to r R em ou-\n          ch am p s, G eorges R ency, A n d ré R u y te rs, S té p h an o , R o b ert\n          S a in te -E stelle , A lb e rt S ta s s a rt, A r th u r T o is o u l, H e n ri\n          V a n d ep u tte, E m ile V e rh a e re n , etc.\n\n\n       Les manuscrits non in s é ré s ne sont pas rendus.\n\n   Stella n e publie q u e d e l ’i n é d i t et laisse à cha c u n de ses col ­\nla b o ra te u rs la responsabilité de ses articles et de ses opinions.\n\n\n   Il s e ra re n du com pte de to u t ou vrage do nt un e x em p laire p a r ­\nv ie n d ra à la Rédaction.\n\n\n              Stella est en v ente :\n          A Bruxelles, chez Istace; chez W attiau, rue de Longue-V ie;\n             chez Lacomblez, rue des Paroissiens.\n          A Mons, chez M agerm an, 15, rue de l’Athénée.\n          A Gand, chez A d . Hoste, rue des Champs.\n          A Anvers, chez Forst, place de M eir.\n          A Liége, chez Gnusez, rue du P ont-d’Ile.\n          A Verviers, citez B oum al.\n          A Paris, chez Chérie, rue H allé; chez Chanmel, rue de Trévise.\n"}, {"page_pdf": 297, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 130, "texte": "             Ixelles=B ruxelles\nI mprimerie Economique, Société coopérative\n       R ue de T r è v e s , 3 8 , Q uartier L éopold\n"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 278, "texte": "    2e A n n é e\n\nN° 2. -   FÉVRIER\n                                       Stella,\n      1895\n                           Revue mensuelle d’A rt et de Littérature.\nle numéro : 50 cent.\n\n                                           Direction : Rue Vautier, 3 8 , Bruxelles.\n\n\n\n\n                       S cin tille e t m onte p lu s a v a n t    D essin d e A u g . L e v é q u e\n                       d a n s l ’E th e r, b ie n a u d elà\n                       d e s b ru m e s e t d es ém an atio n s\n                       d e la fange.\n"}, {"page_pdf": 279, "texte": "                      S O M M A IR E\n\n\n\n\nE m il e V e r h a e r e n . — Vers l’am our.\nF er n a n d R o u s s e l . — L e délicieux égoïsme.\n\nA r t h u r D a x h e l e t . — Simple pensée.\n\nG e o r g e s R e n c y . — A z u r.\nA n d r é - R u y t e r s . — A u c la ir d e lu n e ,\n\nA r t h u r T o is o u l . — Depuis toujours.\n\nA l b e r t O l iv ie r . —   Folle.\nA u g u s t e L e v ê q u e . — Exposition « P o u r l’A rt\n\nP a u l F e r t é et R u y t e r s . — Les livres.\n***. — Broutilles.\n"}, {"page_pdf": 280, "texte": "                           Stella                   17\n\n\n\n\n              VERS L ’AMOUR\n\nA u x fleu rs rouges des paradis d ’espace\nQui s'exaltent dans l'or des jours,\nComme un vent fo u le torturant amour\nS ’enlace.\n\nOh le charme de sa douleur\nE t les lances de sa douleur\nP a r à travers la profondeur du cœur !\n\nOh son ardeur p a r à travers la lassitude\nE t son g ra n d don de plénitude\nE t son désir immense de la vie\nQui soudain crie et qui bondit\nS i fo r t p a r au delà la m ort !\n\n\n\n\nJ e t’apporte toute mon âme ;\nJ e te la donne avec sa flam m e\nMauvaise et sa folie\nP o u r qu’avec tes baisers, tu en suces la lie.\n\n\nJ e mets entre tes m ains tout ce que j ’ai sauvé\nDe moi~même pour la toute douceur\nE t la toute bonté qui pleure\nD ans ce doux cœur à moi qui est ton cœur.\n"}, {"page_pdf": 281, "texte": "18                             Stella\n\n\n     E t je t ’aime d ’autant que je te fa is du m al\n     E t que je souffre aussi, m a tant martyrisée,\n     P a r tes regards et tes pensées.\n\n     O nos cœurs mutuels dont nous sommes la proie,\n     Sont-ils pauvres et violents\n     Avec leurs cris soudains et pantelants.\n\n     On p a rt, ailes dardées, .\n     L es cœurs unis, m ais les idées\n     Inaccordées.\n\n     0 tes deux y e u x si doux et si funestes,\n     Tes y eu x irresponsables de la mort,\n     Tes yeu x si clairs m ais qui s’attestent\n     Ceux que darde vers moi le sort.\n\n     O leur ardente et frém issante joie,\n     Parfois, sous le m iroir tout à coup clair d u fr o n t;\n     Ou bien leur si humble misère\n     Tels soirs, quand à genoux nous demandons pardon\n     L ’un à l ’autre, d ’être su r terre.\n\n\n\n\n     P ourtant comme l’amour nous f u t triomphe et réconfort,\n      Comme nous nous sommes grandis nous-mêmes\n      P a r l ’ineffable baptême\n      Dont cet amour f u t le flo t d'or.\n\n      Comme u n envol d ’êtres nouveaux et clairs\n      S ’est tout à coup désincarné de m u s,\n      Sous la form e de penser s fo u s\n      E t de désirs en coups d ’éclair.\n"}, {"page_pdf": 282, "texte": "                    F é v r ie r 1895\n\n\nComme notre cerveau et notre torse\nSe sont comme élargis en force\nP our contenir le merveilleux effroi\nDes lacs d ’am our qu’on sent s’illim iter en soi.\n\nComme nous tendons toujours plus loin nos bras,\nNos inlassables bras éreintés d'impossible,\nE t comme à des clous d ’or nous attachons la cible\nToujours plus haut vers les grands buts inaccessibles.\n\nE t qu’importe s e perdre en des tortures\nE t se tant torturer et s’aim er tant pourtant\nE t raviver toujours l’agonissante aventure,\nS i c’est pour s’éprouver p lu s fortem ent battant\nA u rythm e haletant\nQui f a i t volter et ferm enter le sang\nP a r à travers l ’éternité de la nature ?\n\n\n                                           E m ile   VERHAEREN.\n"}, {"page_pdf": 283, "texte": "   20                          S tella\n\n\n\n\n          LE D ÉLICIEU X ÉGOÏSME\n                                           A H enry Maubel,\n                                                 sympathiquement.\n\n  L ’ombre tom bait en cendre fine dans la lum ière m ourante et\npâlie, tandis que langoureusem ent argentée, l’eau du fleuve coulait\ndans u n songe de paix et de silence. Sous les clartés d ’un couchant\nrose et tendrem ent bleuté, les arbres tachaient le ciel de leurs\ncimes éthérées, tan t la lum ière les pénétrait en jo u a n t dans leurs\nfeuilles.\n  Nul bruit profane ne venait troubler la religiosité du silence,\nque seule ry th m ait la lente coulée du beau fleuve, sinuant au\nmilieu de m ystérieux massifs et qui, graduellem ent pourpre, était\nenglouti par l’orbe du grand soleil co uchant.\n   E t l’ombre piane-piane, en frissons plus rapides et foncés, s’al­\no u rd issait sur terre, m ettant en linceul les cimes végétales tantôt\nsi roses et si tendrem ent bleues. L a voix étrange du fleuve s'at­\ntristait m aintenant dans la som nolence des choses.\n  Mon âme s’en était allée, ce soir de mélancolie, studieuse de sa\npeine, avec un fol et bon espoir q u ’elle n ’osait s’avouer, vers le\nlointain, vers toute cette lum ière m ourante et reculée, à la recherche\npeut-être d’une autre âm e amie, d’une âm e com patissante qui\nviendrait auprès d’elle, m oins triste et plus belle, et qui lui donne ­\nrait un long baiser, dans l’étreinte de leur m utuelle tendresse. E t\nl’on eût dit sa peine comprise en ce bel horizon de songe. Chaque\npetite perle des chants d’oiseaux sem blait être quelque appel\néperdu et je voyais mon âme, à l’allure si lasse, comme au lende­\nmain d’une grande souffrance, s’arrêter interdite, si doucem ent\néplorée et si doucement vierge qu’un grand et douloureux am our\n"}, {"page_pdf": 284, "texte": "                          F é v r i e r 1895                     21\n\n\nnaquit en moi pour cette pâle orpheline qui m’abandonnait ainsi,\npour n ’avoir pas pu tro u v er dans mon cœ ur les joies com m u­\nniantes, si secrètem ent désirées.\n  Une étrange ém otion palpitait en mes yeux, et dans cette nu it\nclaire où venaient encore se fondre des voiles de clarté fugitive,\nroses et bleues, la chim ère de mon âm e lentem ent se dressa en une\nom bre de grâce et de désir.\n  M aintenant sur le fantasque m iroir du fleuve, d’incertaines\nétoiles reflétaient leurs ailes rayonnantes et tout se taisait et tout\nsom nolait dans le délicieux parfum frais des verdures nuitales. On\neût dit quelque exhalaison de fleurs inconnues et captieuses, et,\ndans cet horizon d ’om bre, de glissantes fuites de lum ières et de\nmystères inquiets, j ’ai compris, dans une suprêm e vision, la\ncruauté que j ’avais eue pour mon âm e qui me quittait et qui\ncherchait loin de m on cœur, une tendre affection. Je me torturai\navec les délices que l’on doit éprouver à faire souffrir un tout\npetit enfant, très faible et très pâle, dont les yeux se cerclent de\nveines bleues. Je me torturai en croyant que c’était pour moi la fin\nde toute joie et que sans doute, m aintenant, j ’irais dans la vie\ncomme un pénible proscrit. Pourquoi n ’avais-je point compris\nplus tôt combien tout est si vain dans l’am our d’au tru i qui passe et\ndisparaît comme u n simple d ésir ? J ’aurais pu si bien élever\nl’om bre de grâce jolie qu’était mon âme et qui me fuyait sans un\nregret! Je l’eusse tendrem ent à ma guise éduq uée et, selon les\nbesoins d’affection de mon cœur, j ’eusse été pour elle un fiancé\nd’une insinuative douceur et d’une bonté conquérante.\n  D ’autres reproches suivirent ceux-là, qui me crucifiaient les\nlèvres de chagrin. L ’am ertum e d ’un bonheur si volontairem ent\nperdu s’apesantissait su r m a conscience comme un fardeau,\ntandis que s’accentuait et se précisait l’étrange am our naissant.\nL entem ent, comme si vraim ent il se fût agi d ’une réalité, je me\n"}, {"page_pdf": 285, "texte": "   22                          S tella\n\n\nsuis approché de cette im palpable aimée et je lui ai fait, avec une\nnaïve sim plicité d ’enfant, l’aveu de m a tendresse et la confession\nde m a faute.\n   Ce fut un m om ent d’indicible confusion, d u ran t laquelle ma\nfierté se plia et s’agenouilla avec joie. T out orgueil était m ort et\nune passionnante anxiété me poignait. C’est à peine si j ’avais osé\nlever mes regards su r ses yeux doux et profonds comm e un\nm iroir de puits, et mes paroles hum bles prenaient en passant sur\nla pourpre des lèvres une douceur que je m ’ignorais. E t lentem ent,\ndans une m usique de phrases alanguies, je lui ai dit l’h o rre u r de ce\nqu’allait être la solitude de m on cœ ur orphelin, m aintenant qu’elle\nvoulait à jam ais me quitter, se liv ran t à l’adoration d’une âme\nsororale. E t je lui dépeignis aussi les splendeurs des palais encore\nfermés qu’elle trouverait prêts à la recevoir, et les pays m ystérieux\nque nul encore n ’avait parcourus, et les lointains horizons imagés\nde villes et de forêts violettes d’où m ontaient des sym phonies qui\npour elle, seraient de troublantes m arches nuptiales. E t je lui ai\ndit encore la pénétrante douceur de s’aim er dans le m ystère et\nl’ignorance des autres, loin de l’envie et des malsaines et banales\ncuriosités. D ans l’intim e com m union de nos baisers et de nos\nlongues adorations, quelles heures précieuses à m ourir, en ch an ­\nta n t des strophes intellectuelles, sans jam ais devoir s’occuper\nd’une âm e étrangère à laquelle on se serait allié !\n   E t pendant qu’ainsi mes lèvres s’en allaient à la conquête du\nbonheur, le ciel éparpillait ses clartés lunaires : on eût dit de fines\net diaphanes soieries souriantes. Les ténèbres reculaient avec len­\nteur jusqu’au fond des arbres argentés, là-bas derrière les massifs.\nLes fleurs cham pêtres qui bordaient le fleuve, comme des étoiles\nde couleur, sem blaient renaître plus droites et plus vivantes, et\ndans les hautes cimes quelques oiseaux chantèrent.\n   Alors l’om bre fine et jolie, q u ’était m on âme, me releva. Elle\n"}, {"page_pdf": 286, "texte": "                           F é v rie r   1985                      23\n\nme regarda longuem ent, et sans doute comprit-elle l’inanité des\naffections étrangères si déprim antes et l’inutilité d’ém ietter dans\nun cœ ur inconnu la veille, les richesses d ’un am our personnel.\nElle revint à moi, se fondit dans m a tendresse, rem it dans les\npalais abandonnés de la vie et du soleil, et su r les blonds étangs\nà nouveau régna m a rêverie souveraine et féconde ! Sans un mot,\nsi sim plem ent, ces tendres fiançailles se firent, dans la puissante\nharm onie de cette n ature nui taie. L e m u rm u re de l’eau s’accentua,\nse transform a, et à nos oreilles ravies une délicieuse m arche\nnuptiale nous révéla d’intim es joies — victoire de l’égoïsme et\npossession de soi! — que jam ais peut-être nous n ’eussions\nconnues, sans cette suprêm e m inute d’intérieure clarté ! Cette\nheure de bonne sagesse avait m aintenant pour nous d’ineffables\njouissances et tandis que s’inclinaient les fleurs et que l’eau rive­\nraine chantait à nos côtés, nous échangeâmes un long et frisson­\nn an t b aiser — celui des longues joies personnelles !\n\n                                             F e r n a n d R OU SSEL.\n"}, {"page_pdf": 287, "texte": "24                             Stella\n\n\n\n\n                                           Simple pensée\n\n         DE L ’AMOUR PERDU...\n Des cœurs, o h ! ta n t de cœurs, que f ait naître un seul jo u r !\n Or, combien apprendront la loi sainte d ’am our ?...\n\n Chacun est u n fo y e r que le destin allume,\n M ais l’ennui, si souvent, l’ennui seul les consum e!...\n\n Ils grelottent de fro id , les pauvres tristes cœurs\n Où ne lu it n u l soleil, où s’égouttent des pleurs...\n\n T a n t de petits fo ye rs ont flam bé, solitaires :\n De leurs fe u x auraient p u s’éclairer nos calvaires...\n\n R ien ne les réveilla, rien ne les f i t fré m ir;\n E n le calme fin a l bientôt ils vont d o rm ir...\n\n Ils n ’auront rien chauffé de leur flam m e inutile;\n Ils s’éteindront sans bruit, comme une étoile file ...\n\n                                             A rth u r   D AXHELET.\n"}, {"page_pdf": 288, "texte": "                         F é v r ie r 1895                              25\n\n\n\n\n         DEPUIS TOUJOURS... (*)\n      Depuis toujours mon cœur est bon comme du pain,\n      et ce n ’est pas d ’hier qu’en lu i coule ce vin\n                 d ’am our que tu sais bien !\n\n      Depuis toujours mon âme se consume,\n                 mon âme et ses sourires d'air\n                 et sa joie et sa douce chair,\n      a u x clairs éclairs des soleils d ’amertume.\n\n      E t j ’a i ouï la voix trompeuse des sirènes !\n\n                 E t de mes m ains pures,\n      jointes en calice, j ’ai puisé de l ’a zu r\n                 en l’eau des fontaines !\n\n      E t j ’ai ouï la flû te argentine et berceuse\n                 des blondes ondes !\n\n      E t j ’ai vu s'essorer des colombes heureuses\n                 en les aubes blondes !\n\n      E t je me suis couché bien des fo is dans les champs\n                 où, rouges d'auréoles,\n      de sots coquelicots fa isa ien t des cabrioles\n                 sous les pieds d u vent!\n\n       V a, je me sens poète et j ’en pleure de joie,\n                  ô m a bien-aimée :\n      en tes chers yeux, peut-être laids, je ne vois pas\n                  une fle u r fanée !\n                                                    A rth u r T O IS O U L .\n\n(*) de Mes sourires.\n"}, {"page_pdf": 289, "texte": "  26                              S tella\n\n\n\n                               FO LLE\n       E lle était à genoux devant toi, pâle étoile,\n       pâle étoile rivée a u x som breurs du long voile\n       des n uits languissantes et mystiquem ent belles !\n       E lle avait dans les y e u x des ardeurs de chapelle !\n\n       E t puis, dans son extase, elle éleva les bras,\n       ses bras timides et toujours follem ent las,\n       oh vers toi, oh vers toi, pâle étoile des rêves,\n       et, cruels, tes regards alors fu r e n t des glaives.\n\n       E t cesglaives sanglants ont déchiré son âme,\n       ses bras sont retombés, ses yeu x n ’ont p lu s de flam m es.\n       P u is, ivre d 'avoir bu tes lueurs de corolle,\n       lasse elle cahote et ce n ’est plus qu’une folle !\n\n       E t c’est d ’avoir du ciel en elle qu'elle est folle !\n                                                    A lb e rt   O L IV IE R .\n\n\n\n\n       EXPOSITION « POUR L ’ART »\n                                       I\n  Les astres d’or que nous voyons se m ouvoir dans l’inconnu ne\nfont pas de b ru it en m archant, et leurs clartés descendent nous\ninonder sans que nous nous en apercevions. Il en est ainsi des\nsphères élevées de l’E sprit hum ain. Envolées soudainem ent des\ncercles ignés et des treillis d'épines, qui encagent l’hum anité sur\nla terre de laideur et de douleur, pour se rapprocher graduelle-\n"}, {"page_pdf": 290, "texte": "                            F é v rie r    1895                        27\n\n\nm ent toujours de la L um ière calme et du Ciel libre et fier, elles\néchappent enfin à l’attention des damnés qui s’agitent stérilem ent\nici ; mais leurs lum ières les pénètrent, les purifient et les consolent\nà leur insu.\n                                      II\n   « P our l’A rt » fit peu de b ruit. Il y avait là tout ce q u ’il faut pour\nn ’en point faire : le calme m épris des grosses caisses to n n an t à la\nporte; le tranquille dédain des plumes stipendiées ; assez de talent\nfier pour rendre cois les stériles, les envieux, les m échants; assez\nde génie pour que la bêtise universelle n ’y vît rien, et, par dessus\ntout, le très saint orgueil qui fait au P u r et au V rai, tenir le front\nhaut, toujours, et lui interdit de le courber devant les nullités\ninfluentes au to u r desquelles tan t de plus petits pantins s’age­\nnouillent et évoluent respectueusement.\n\n                             III\n  Les choses supérieures ne sont compréhensibles et aimables\nque pour les êtres supérieurs, et p artant, vouées au m inim um\nd’éloges. Plus l’intellectuel s’élève, et moins sont capables de\nle suivre le grand nom bre de cerveaux ; au point culm inant de\nson élévation, il serait seul. C’est ce qui constitue les progrès à\nréaliser par l’hum anité ces phares placés su r les inaccessibles par\nles génies terrestres ; c’est aussi ce qui constitue les grands rêves\nutopiques qui la consolent.\n\n                              IV\n   A moins de viser au louis d’o r et aux satisfactions piteuses de\nl’hom m e, l’artiste n ’aura comme but que la B eauté parfaite,\nabsolue pour ses œ uvres. Plus celles-ci deviendront parfaites, moins\nil recevra de louanges ; mais celles q u ’il recevra lui feront facile­\nm ent m épriser toutes les autres, car elles viendront alors de ceux\nqui com ptent pour tout u n peuple ici-bas et de ceux qui finissent\npar im poser leurs jugem ents, comme des lois.\n"}, {"page_pdf": 291, "texte": "   28                          Stella\n\n\n                                   V\n  « P o u r l’A rt » fit peu de bruit. C’est que les oeuvres constituant\nson principal intérêt n ’étaient pas de celles qu’à l’heure présente\non loue et adm ire pour leur déséquilibre, leur folie, leur ignorance,\nleur étrangeté, leur drôlerie, enfin pour tout ce que ceux qui\nveulent avoir l’air de s’y connaître appellent suggestivité. Il y avait\nau contraire la sereine volonté d’être sincère et honnête avec l’A rt\nsacré. Quand on a les yeux emplis des images m erveilleuses créées\npar les m aîtres im mortels, on ne triche pas avec l’A rt. Quand on\nest honnête, on ne fait pas de la laideur épatante, de la drôlerie, de\nl’originalité contraire aux éternelles grandes lois de l’A rt saint ; on\nlaisse ces choses aux crétins et aux hâbleurs. Quand on pense,\nquand on observe, quand on sent, quand on sait, tan t de choses\nde la vie de l’H om m e se dressent trop grandioses et belles devant\nsoi pour 's’arrêter à l’épate du bizarre. Quand on a en soi ce qui\nconstitue le Vrai Artiste, on se sent trop de devoirs envers\nl’Homme et l’A rt pour les ravaler ainsi.\n\n                                  VI\n  « P our l’A rt » m anquait u n peu de cohésion. V raim ent, quand\non vise au grand art, on doit avoir le courage d’éloigner de soi tout\nce qui est le petit art. Il y avait encore là, chose étonnante,\nquelques réalités bébêtes, quelques bizarreries, quelques épates :\nces choses que l’on voit m aintenant jusque dans la loge des ronds-\nde-cuir et des concierges. Il y avait aussi de l’a rt industriel. C’est\nfaire une concession condam nable au mauvais goût courant et aux\nidées qui tro tten t les rues. Que ces affaires dem eurent à leur place\nchez les com m erçants. L ’Art ne perm et pas à ses fidèles de se mêler\nainsi à la vulgarité ni de faire voisiner leurs œuvres de pensée\navec des objets faits pour la satisfaction matérielle. Il est des\nchoses qu’on ne marie pas sans être sacrilège ou ridicule.\n                                                        LEV Ê Q U E .\n"}, {"page_pdf": 292, "texte": "                             F é v r i e r 1895                        29\n\n\n                          LES LIVRES\n  L’Ironique Amour, par C a m i l l e L e m o n n i e r (Paris, Dentu).\n  Les Miroirs de jeunesse, p ar L o u is D e l a t t r e (Bruxelles,\nLacomblez).\n   Sonnets e t Chansons, par P a u l - A r m a n d H i r s c h (Paris,\nlibrairie de l 'A r t in d é p e n d a n t).\n  E n com m ençant, et une lois pour toutes, je demande pardon à\nmes lecteurs et à mes auteurs, d’être si court dans mes comptes\nrendus. Qu’on n’en accuse que le form at restreint de la Revue.\n  E t c’est dommage vraim ent, pour un livre comme l' Ir o n iq u e\nA m o u r , où se synthétise toute l’œ uvre d’un m aître, avec ses ten­\ndances, avec ses m anières, avec ses styles différents. T o u r à tour,\nM. L em onnier s’y m ontre m iniaturiste merveilleux, ouvrier dur\net grand, taillant dans le roc des conceptions qui rappellent le\nM â le et le M o rt, et surtout, oh ! surtout, psychologue raffiné des\npetitesses de l’am our. Je ne citerai pas de titre parm i ses contes,\nsinon pour dire que « la Maison près d ’une rivière » me semble le\nm ieux rendu, sans que toutefois cet éloge particulier im plique le\nm oindre ergotage sur les autres contes : non, tout est parfait dans\nl' Ir o n iq u e A m o u r , comme du reste dans tous les livres sortis de la\nplum e féconde de Camille Lem onnier.\n  L e s M iro irs, d e je u n e s s e (*) sont un des livres les plus sincères\nqui aient paru en Belgique. Ce sont bien les pensées de tout jeune\nhom m e qui va passer dans la virilité, et qui, auparavant, se com ­\nplaît à se regarder longtemps dans les m iroirs des années anté­\nrieures. E t M. D elattre s’y retrouve, et il nous dit simplement,\nsans pose, comme il se voit, comme il se pense. E t les souvenirs\nabondent sous sa plum e, et surtout vient s’y presser en mots\nchauds et vibrants to u t son am our panthéistique pour la nature.\nAh ! c’est un jeune, M. D elattre, un jeune qui com prend la vie de\nla bonne façon et qui nous fera quelque chose dans l’avenir !\n\n  (*) Ce livre n ’a pas été envoyé à Stella. (Note de la Direction.)\n"}, {"page_pdf": 293, "texte": "    30                                       Stella\n\n\n   Les S o n n e ts et ch a n so n s de M. Paul-A rm and H irsch sont d’une\npoésie toute philosophique, que l’on voudrait voir, parfois, plus\naccessible à tous. Mais, en somme, c’est d’un bel effort et d’un\ntalent qui évolue. Quand M. H irsch aura trouvé sa véritable voie,\nil nous donnera certes un beau livre.          P a u l FERTÉ.\n\n   Nouvelles Kermesses, p a r G e o r g e s E e k h o u d . — L u e s d é jà ,\ne lle s o n t é té r e lu e s a v e c le p la is ir d e v o ir s ’a ffirm e r e t s ’in te n s iv e r\nla p r im e im p re s s io n . E n le c a d re la rg e d ’u n e n a tu r e â p r e e t fru s te ,\nà b e a u té m é la n c o liq u e , d a n s le d e u il s p le n d id e d e s C a m p in e s , v it\ne t s’é b a u d it la m a té r ia lité c o lé r iq u e e t te n d r e , s a u v a g e e t b o n n e ,\ne s s e n tie lle m e n t tr is te d u p a y s a n fla m a n d . Kermesses, ce s o n t ses\njo ie s a ffe ctu eu ses e t b r u ta le s , ses jo ie s o ra g e u s e s e t n a v r é e s o ù\nl u it l ’é c la ir b r e f e t m e u r t r ie r d es c o u t e a u x ; ce s o n t le s n o s t a l ­\ng ies, d o le n te s , m a l ré sig n é e s , d e s g a r s c a s e rn é s , d é r a c in é s d e le u r s\nsa b lo n s e t t r a n s p la n té s d a n s les p u r u le n c e s u r b a in e s , e t e n c o re , en\nle p r im e s a u t d ’u n c a r a c tè r e im p é tu e u x , la ré v o lte h o m ic id e c o n tr e\nl ’in ju s tic e . S u iv e n t et s ’e s p a c e n t d es c o n te s p lu s d o u x e t re p o s a n ts .\nL a F in de Baets : l ’a m o u r d e d e u x h u m b le s v e r tu e u x e n le G o m o r ­\nr h é e n B a e ts , e t le u r fu ite p a r m i les v e n g e a n c e s e t le s f u r e u r s d e s­\ntr u c tiv e s d u fleu v e, j u s t i c i e r s u b m e rg e u r . Clochettes de houblons:\nu n e d é lic ie u s e e t s u b tile tr a n s p o s itio n o ù l’o n r e s p ir e , à p le in e\nâ m e , le c h a r m e in tim e e t fa m ilie r d e la p o é sie h o lla n d a is e . E t\nM arinus e t le Cœur de Tony W a udel e t les Débonnaires e t le L as\nd ’aller, c’e s t to u jo u r s l’id e n tiq u e im p re ss io n d ’u n p e u p le fa ro u c h e ,\ntr is te e t b o n , a u tr a v e r s d u m ê m e é m o u v a n t p a y s a g e . Kermesses\nn ’e s t p a s le liv r e ra b e la isie n q u e fa it p ré s a g e r le ti tr e , c ’e s t u n\nliv r e d ’a p ito ie m e n t e t d e s o u r d e p ro p a g a n d e , le liv r e d ’u n a r tis te\nq u i v o it les c h o s e s m o d e rn e s , q u i j u g e e t q u i p a r le , le liv r e d ’u n\nh o m m e lo y a l e t sin c è re , d ’u n h o m m e q u i a im e e t fa it a im e r,\nliv re n o b le e t ju s te , d ig n e d u n o m q u i l’a sig n é e t d e la c a u s e q u i\nl ’a in s p ir é .                                                    A n d r é R UY TERS.\n"}, {"page_pdf": 294, "texte": "                            F é v rie r    1895                         .31\n\n\n\n                        BROUTILLES\n  Particulièrem ent intéressant, le num éro de la N o u v e lle R e v u e\nin te r n a tio n a le de cette sem aine renferm e un article sensationnel\nd’Emilio Castelar, l’illustre homm e d ’E tat espagnol, su r la poli­\ntique française. Les derniers événem ents y sont analysés avec une\nrare compétence et il est complété par des portraits pris su r le vif\nde Félix Faure, Casim ir P érier, Brisson et D upuy. Cet article,\nd’u n e audacieuse éloquence, au ra un retentissem ent immense dans\ntoute l’Europe.\n  L ire dans ce même num éro : L a C ontagion d u m e u r tr e et d u\nchan ta g e, chronique documentée de grande actualité, par Denise;\n— M . F é lix F a u r e , rem arquable biographie, par Gaston Robert;\n— L e ttr e d ’u n e v oyageuse, charm antes descriptions du littoral de\nla M éditerranée : T oulon, Cannes, Nice, etc., par M. R.; — Scènes\nd e la v ie a u s tr a lie n n e , captivants récits d’aventures et de voyages,\npar Paul le Franc; — S a n s D ot, intéressante nouvelle de Marius\nB ernard ; — L e s P o ètes fla m a n d s , traductions des meilleures\npièces, par Achille Millien ; — un chapitre tra ita n t des journalistes\net des journaux de L a F orge, le magnifique rom an de Mme U rbain\nRattazzi; — L a réb ellio n d u C h rist, étude philosophique de Léon\nH ennebicq; — Le T h é â tre , critiques d’A rm and Silvestre; —\nenfin d’autres articles littéraires et artistiques signés M ichaud\nd’H um iac, Vurgey, Sim one, etc.; et des correspondances de\nl’étranger.\n   A bonnem ent ; 50 francs. — Le num éro : fr. 2.50. — Paris, bou­\nlevard Poissonnière, 23.\n                                      *\n                                     **\n   R em arqué aussi : L a P lu m e , num éro consacré à P uvis de Cha ­\nvanne, et le M e rcu re où nous lisons : « D ’un com m un accord\n"}, {"page_pdf": 295, "texte": "    32                                     S tella\n\n\nentre la N o u v e lle R e v u e a lle m a n d e (N e u e d e u tsch e R u n d s c h a u ,\nancienne F re ie B ü h n e ) et le M e rcu re de F ra n c e, l’opinion d ’un\ncertain nom bre de personnalités des deux pays a été sollicitée sur\nla question suivante : To u te p o litiq u e m ise d e côté, êtes-vous p a r ­\ntis a n de re la tio n s in te lle ctu e lle s et sociales p l u s s u iv ie s e n tre la\nF ra n c e et l ’A lle m a g n e , et q uels s e ra ie n t, selo n v o u s, les m e ille u r s\nm o y e n s p o u r y p a r v e n ir ? »\n  Si nous étions Français, nous nous em presserions de répondre\nou i. L ’Allemagne, comme la France, compte parm i ses enfants des\nécrivains de génie, pardi ! E t tous les intellectuels ne doivent-ils\npas se tendre fraternellem ent la m ain? Q uant aux m oyens pour\nparvenir à cela, peuvent-ils exister ailleurs qu’en la bonne volonté\ndes parties intéressées? Que les Allem ands lisent donc sans parti-\npris les ouvrages français et que les Français lisent les ouvrages\nallem ands !\n\n                                             *\n                                            **\n\n  Nous apprenons que l 'A r t litté r a ir e , la vaillante revue pari­\nsienne dirigée par M. Louis L orm el, fusionne avec l’Id é e m o d e rn e .\n\n\n\n\n   L ’exposition Degreef aura lieu dans les prem iers jo u rs de mai.\nL e Cercle a rtistiq u e et litté r a ir e a bien voulu prêter ses locaux à\ncette œ uvre d’art. L e public intelligent lui en sera reconnaissant et\nnous l’en rem ercions au nom des amis du regretté Degreef.\n\n\n\n\n  Reçu : A m e s d e c o u le u r, par H enry Maubel ; E n sy m b o le vers\nl’A p o sto la t, par Max E lskam p, etc.\n"}, {"page_pdf": 296, "texte": "                                  Stella,\n           REVUE MENSUELLE D’ART ET DE LITTÉRATURE\n                        paraissant du 25 au 30 de chaque mois.\n\n\n                                 ABONNEMENTS :\n                   Belgique, u n a n                  . . . .                 5 francs\n                    U n io n p o s t a l e ............................. 6 francs\n\n\n               Secrétaire de Rédaction : A r t h u r                          TOISOUL\n                                (Le v e n d re d i, d e 4 à 7 h e u r e s )\n\n       O n t déjà collaboré à Stella : G eorges A n g e lro th , E d g a r Baes,\n          C harles B ro n n e , E d m o n d D e B ru y n , A . B o u rg o m , H e n ri\n          de C lassant, Jo sé de C oppin, A rth u r D a x h e le t, Jo sep h\n          D esgenêts, D ésy E lia s, P a u l F e rté , R en é G h il, F ra n c is\n          V ielé-G riffin, A n d ré v a n H asselt, C am ille L e m o n n ie r, A u ­\n          g u ste L ev ê q u e, P a u l L eclercq, R ich a rd L ed e n t, C harles v a n\n          L erb e rg h e, A lb e rt M ockel, H e n r i M aubel, A .- S . de\n          N everm ore, E d m o n d P ilo n , L éo n P a sc h a l, C h a rle s-L o u is\n          P h ilip p e , F e rn a n d R oussel, C am ille R oussel, V ic to r R em ou-\n          ch am p s, G eorges R ency, A n d ré R u y te rs, S té p h an o , R o b ert\n          S a in te -E stelle , A lb e rt S ta s s a rt, A r th u r T o is o u l, H e n ri\n          V a n d ep u tte, E m ile V e rh a e re n , etc.\n\n\n       Les manuscrits non in s é ré s ne sont pas rendus.\n\n   Stella n e publie q u e d e l ’i n é d i t et laisse à cha c u n de ses col ­\nla b o ra te u rs la responsabilité de ses articles et de ses opinions.\n\n\n   Il s e ra re n du com pte de to u t ou vrage do nt un e x em p laire p a r ­\nv ie n d ra à la Rédaction.\n\n\n              Stella est en v ente :\n          A Bruxelles, chez Istace; chez W attiau, rue de Longue-V ie;\n             chez Lacomblez, rue des Paroissiens.\n          A Mons, chez M agerm an, 15, rue de l’Athénée.\n          A Gand, chez A d . Hoste, rue des Champs.\n          A Anvers, chez Forst, place de M eir.\n          A Liége, chez Gnusez, rue du P ont-d’Ile.\n          A Verviers, citez B oum al.\n          A Paris, chez Chérie, rue H allé; chez Chanmel, rue de Trévise.\n"}, {"page_pdf": 297, "texte": "             Ixelles=B ruxelles\nI mprimerie Economique, Société coopérative\n       R ue de T r è v e s , 3 8 , Q uartier L éopold\n"}], "calendrier": {"precision": "mois", "ordre_dans_volume": 8, "mois_verifie": true, "numero_verifie": true, "mois_reconstitue": false, "numero_reconstitue": false, "date_tri": "1895-02", "signet_source": "Deuxième année - N°2 - Février 1895", "preuve": "Date et numéro lus sur la couverture, PDF 278", "methode_reconstitution": "Date et numéro du signet de l’ULB, contrôlés sur la couverture de la livraison quand elle est conservée."}}