{"numero_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "articles": [{"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-201", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Couverture", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "LA W ALLONIE Décembre 1889.", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 422, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 5, "fin_caractere_exclue": 43, "texte": "LA\n\nW ALLONIE\n\n\n\n      Décembre 1889.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-202", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Annonces", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "REVUE L ’ART M O D E R N E CRITI", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 423, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1, "fin_caractere_exclue": 1037, "texte": "REVUE\n         L ’ART M O D E R N E\n           CRITIQUE    DES   ARTS    ET   DE   LA   LITTÉRATURE\n\n             26, Bue de l'Industrie, Bruxelles.\n                 Abonnement : 10 fr. par an.\n\n                  Viennent de paraître :\nS c è n e s d e B a l, livre de vers, par Alb. St-Paul.\nL E S D é b â c le s , par Emile Ve r h a e r e n .\nC lo c h e s en l a N uit, par Adolphe I I e t t é .\nL ’A r t en x i 1, roman, par G. R o d e n ba c h .\nS e r r e s c h a u d e s , par Maurice M a e t e r l i n c k .\n\n\n\n\n  LA PLEIADE\n         REVUE MENSUELLE            DE LITTÉ RA TU R E\n\n                   18, rue Duperré, Paris.\n\n\n       ART & CRITIQUE\n    Revue hebdomadaire des Lettres (t des Arts\n                P aris, 7, Rue des C anettes\n          Paris, 12 francs l’an; Étranger, 1S francs.\n                   L Α VOGUE\n  R EVU E MENSUELLE DE LITTÉ RA TU R E ET D ’ART\n\n            Publiée par livraisons de cent pages.\n         Abonnements : Paris,   10 fr.; Étranger : 13 fr.\n            P A R IS , P la ce des V o sg e s, 9.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-001", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 381, "page_fin": 388, "titre_corps": "Une évolution de la critique", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Maurice Wilmotte", "ancre_debut": "UNE ÉVOLUTION DE LA CRITIQUE II LA thèse de M. Hennequin", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 424, "page_imprimee": 381, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1082, "texte": "UNE ÉVOLUTION DE LA CRITIQUE (*)\n\n                                  II\n\n\n\n       LA thèse de M. Hennequin a déjà été signalée ;\n         elle se résume en quelques phrases d’une fin\n         de chapitre, dans lequel l’auteur passe en\n         revue les efforts de ceux qui l’ont précédé\net les juge. A ses yeux, la moindre part de la tâche\nassignée au critique a été accomplie jusqu’ici; on l’a\nvu s’acharner aux particularités biographiques on\ns’égarer dans les descriptions trop générales de\nmilieu. Le rapport entre artiste et public n’a même\npas été perçu. Sans doute on a dessiné parfois l’angle\nde convergence de l’auteur à ceux qui le lisent, mais\ntoujours en se préoccupant de la personnalité stricte\nde celui-là et sans conscience nette de la réaction\nsubie par ceux-ci. Pour M. Hennequin il y a lieu de\nconsidérer 1° le livre (analyse esthétique), 2° l’homme\nqui l’a conçu et procréé (analyse psychologique), 3° le\nmonde qui l ’a accueilli et consacré (analyse sociale).\n\n (•) Voir le n° de septembre-octobre, p. 286 .\n                                                 •25\n"}, {"page_pdf": 425, "page_imprimee": 382, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1539, "texte": "382                                           la Wallonie.\n\n\n\n  Une synthèse finale éclairera les rapports de cause\n  à effet et, empruntant à des sciences plus exactes\n leur méthode et leur terminologie, elle permettra de\n  \" restaurer l ’œuvre et les hommes dans leur unité\n totale, dans le jeu des forces naturelles et sociales\n qui les forment, les meuvent et les heurtent „ (1).\n Telle est, concisément dit, la série laborieuse d’opé­\n rations qui constitue la critique scientifique.\n    Il y aurait, dès le seuil, plus d’une observation à\n présenter. M. Hennequin s’est-il bien rendu compte\n de la valeur du terme science dans l’espèce et n’a-t-il\n pas obéi facilement à une ivresse tout artistique en\n l’arborant ici ? Qui dit science dit austérité et\n impersonnalité dans toute leur latitude. Les études\n spéculatives ne sont science que d’hier : la philologie\n après B opp, l ’histoire depuis les Bénédictins et les\nécoles allemandes, la psychologie de ces vingt ans.\n La critique attend encore son Bopp, son Mabillon\net son \"Wundt. Elle l’attendra longtemps. Celui qui se\nvoue à cette agréable et facile besogne, d’ordinaire\némoulu d’une Ecole supérieure, parfois improvisé\ntout à fait, n’a généralement aucune qualité pour\ns’intituler homme de science. Il ne possède qu’iné­\ngalement les langues anciennes et modernes, outil­\nlage indispensable d’abord; il a peu vu, il a du cerveau\nhumain une notion vague, une notion plus vague du\nprocessus historique. Un seul homme, peut-être, a\n\n (* )   La critique scientifique, p . 1 6 6\n"}, {"page_pdf": 426, "page_imprimee": 383, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1635, "texte": "      une Évolution de la Critique.                                   383\n\nréuni la plupart des qualités, innées ou acquises, du\nmétier de critique; mais l’érudition, qu’il avait\nnégligée longtemps, s’est vengée en sournoise qu’elle\nest ; elle a, dans la suite, étouffé net les facultés pri­\nmordiales du penseur sous ses fardes documentaires,\nde telle sorte que le bénéfice de cette surcharge n’est\npas à enregistrer ici. E t puis qu’est-ce donc que le\ncritique ? Pas certes la créature d’une seule heure,\nmais le produit complexe d’une série d’impulsions,\ndont les unes lui sont visiblement étrangères (con­\nception avec son cortège héréditaire, naissance,\nprime éducation, besoins vitaux et atteintes sociales),\ndont les autres se raccordent aux premières et ne\npeuvent émaner de lui qu’à l’œil superficiel d’une\nphilosophie idéaliste.\n  Il y a donc irréductible antithèse entre le critique,\ntel que l’ont conçu les cent dernières années, et le\nvéritable homme de science du même temps ('). La\nméthode du premier n’est que synthétique, le second\nse voue à de lentes et minutieuses analyses, sans\nperception nette, le plus souvent, des fins reculées\npour lesquelles il dégrossit les matériaux bruts\nentassés dans son chantier. La discipline qui le guide\nest faite de logique, de ténacité et d’abnégation. Plus\nattrayante, mais plus fragile aussi, la tâche du juge\n\n   (*) Fait d’observation constante pour l’érudit quelque peu exercé : les\nœ uvres dites scientifiques, acclam ées et patronées à ce titre par les\nrevues et la presse, sont généralem ent au-dessous du m édiocre; silence\nabsolu sur tout travail d’une sévère honnêteté.\n"}, {"page_pdf": 427, "page_imprimee": 384, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1711, "texte": "384                                                  la Wallonie.\n\n\n\nlittéraire, toute d’à priori souvent puériles, toujours\ncontestables, puisqu’ils sont subordonnés à un indi­\nvidualisme presqu’absolu (*).Interrogeons maintenant\nla philosophie de M. Hennequin. Que fait-elle de cet\nindividualisme ? L ’asservit-elle à des règles fixes et\ncommunes, destinées à l’assouplir, à l’atténuer et\nmême à le détruire, dans la mesure où l ’exigerait une\nvue systématique des phénomènes littéraires, les plus\ndélicats peut-être à soupeser ?\n   Je n’examinerai ici que la première des trois opé­\nrations par lesquelles la critique scientifique, au sens\nde cet écrivain, doit atteindre son summum de\nréalité. L'analyse esthétique (terme impropre, s’il\nn’éveille déjà une juste défiance, car esthétique et\narbitraire sont unis par un vieux cousinage moral)\nest introduite par une théorie des émotions. Celles-ci\nou artistiques ou ordinaires, mais toujours classées à\npart. Les unes sont simples, entraînant une excitation\nmorale sans réaction physique, “ une hallucination\nque l’on sait être fausse, que l’on sent n’avoir rien de\nmenaçant,, (p. 37), les autres surplombées, en quelque\nsorte, par cette imminence de “ la certitude de leur\nréalité „ et différentes à ce titre.\n   A la psycho-physiologie laisserai-je le dernier mot\nsur ce problème (2). Je crains toutefois qu’en isolant\n   (1) Quoi de plus tranché que la conception littéraire d’un Villemain,\nd’un Sainte-Beuve, d’un Nisard et d’un Taine, tous maîtres ou anciens\nélèves dans la môme école supérieure et à une génération près ?\n   (2) Sauf à vérifier ses analyses à la lumière de certains cas, dont la\npathologie est déjà fam ilière à l’histoire des lettres.\n"}, {"page_pdf": 428, "page_imprimee": 385, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1592, "texte": "     une Évolution de la Critique.                                 385\n\nainsi deux domaines de la sensibilité, qui se touchent\npar tant de points, l ’on n’exclue tout un monde nulle­\nment négligeable de phénomènes limitrophes, c’est-\nà-dire d’émotions d’art, où il entre une parcelle\nréactive, capable d’influer sur les actions futures de\nl’individu. On serait plutôt disposé à renverser la\nproportion et à reconnaître dans l’œuvre d’art les\nvertus nécessaires pour produire l’émotion complexe,\nc’est-à-dire accompagnée de réaction. Car qui se\nrésoudra à refuser une sérieuse part d’influence\nréelle à telle lecture passionnée, à une représentation\ntragique ou exhilarante, ou encore à une audition\nmusicale ? L a faiblesse d’une thèse, qui réduit à un\nélément tout passif la sensibilité développée par les\nformes esthétiques, se traduit quelques pages plus\nloin. Vient le moment de définir l’œuvre d’art, et\nM. Hennequin se voit contraint de dénier un carac­\ntère objectif à “ la mesure des émotions „ causées par\ncelle-ci (p. 46). Il ne s’agit pourtant pas, quoi qu’il\nait voulu, de mesurer la sensation individuelle, mais\nl’émotion collective et contagieuse, historiquement\nconstatée (1).\n   L a distinction entre émotion qualitative et quanti­\ntative, esquissée ensuite, est plus spécieuse que déci­\nsive. Si l’on s’abstrait d’un certain nombre de vérités\n\n  (1) Beaumarchais par le Mariage de Figaro et Victor Hugo, par\nHernani, en des soirs mémorables. Autre, non inférieure, l’impression\nréagissante des œ uvres de Jean-Jacques, des vers de Byron, de la prose\nde Goethe et de Foscolo.\n"}, {"page_pdf": 429, "page_imprimee": 386, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1577, "texte": " 386                                             la Wallonie.\n\n\n\n banales, de truisms littéraires, on ne réalisera la\n formule d’une norme un peu stable qu’au prix d’ef­\n forts plus laborieux que M. Hennequin ne semble\n disposé à l ’admettre. Les différences radicales de\n points de vue, signalées tantôt entre écrivains de\n même race, de même famille et de même serre\n chaude, sont déjà profondément troublantes ; les\n contradictions intimes, et à court intervalle, du\n même penseur ne le sont pas moins (1). Les diver­\n gences quantitatives ne suffisent pas pour expliquer\n de tels écarts, et l’on n’aurait pas à relever ici cette\n vue trop optimiste de la possibilité d’une entente\nfinale, si tous les échos de ces deux livres ne nous\nrépétaient : idéalisme subjectif! Ainsi en est-il de la\nthèse de M. Hennequin sur le côté sociologique du\ndébat, on le verra plus tard. Pour me maintenir sur\nle terrain, mieux déblayé, de la psychologie, je signa­\nlerai toute une série de corollaires (quelques-uns de\nvérité pressante) qui ont été omis : L ’émotion collec­\ntive, sa nature, ses proportions générales et spéciales,\nselon qu’elle est de tout temps ou qu’elle correspond\nà un état d’esprit local ou de civilisation universelle\net datée; le rapport du verbe à l’ouïe, qui peut être\nprécisé 1° physiquement depuis les expériences\nrécentes de plusieurs savants; 2° mentalement par\nl’histoire du langage, de certains mots d’un règne\n\n  (1) Par exem ple Emile Zola refusant et puis accordant dans deux\nproches passages de son Roman expérimental (205, 212) l’imagination\nà Balzac.\n"}, {"page_pdf": 430, "page_imprimee": 387, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1680, "texte": "      une Évolution de la Critique.                                     387\n\néphémère ou de signification changeante et à chaque\nfois caractéristique d’une nouvelle préoccupation des\nlettrés, ou même de la foule (1); l’étude intrinsèque\ndu langage artistique dont je reparlerai; les rémi­\nniscences conscientes ou inconscientes de l’écrivain\n(et toute étude sur ce point devra résoudre bien des\nquestions d’enchaînement historique et de filiation\nlittéraire, car le sens de l’imitation a incessamment\nvarié, et tel tira gloire d’un emprunt jadis, qui en\nrougirait sous notre régime de législation procédu­\nrière et d’opinion mesquine) : toute une légion de pro­\nlégomènes dont peu sont indiqués et aucun résolu\nici. L ’étude stylistique de l’écrivain, expédiée en\ndix pages (2), est à peine esquissée, et je persiste à la\nconsidérer comme autrement importante, dans une\nvue opportuniste de nos instruments actuels en\nlittérature, que tout l’arsenal des psychologues. Un\nécrivain n’a jamais une forme absolument sienne.\nIl écrit 1° comme les autres écrivains de sa langue;\n2° comme ceux de son temps; 3° comme ceux de son\nécole; 4° comme ceux de son tempérament. Ainsi\ns’opéreront toute une série de soustractions déli­\ncates (3), qui sont comme l’échenillage de la ramure\n\n  ( 1) Les vocables sensible au XVIIIe siècle, honnête au XVIIe, gent du XIIc\nau XVe.\n  (2) Pages où la précision des term es est souvent négligée. M. H. parle\nde « syntaxe des mots » (50). Entendait-il ordre des m ots? Et six lignes\npour le vocabulaire !\n  (3) Et plus aisém ent réalisables dans le passé que dans le présent. On\npeut à 10 % près de certitude établir les figures et autres détails de forme\n"}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 388, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1459, "texte": "388                                                  la Wallonie.\n\n\n\n d’un grand arbre et qui perm ettent seules de jouir à\nl’aise de ses fruits. D’autres opérations du même rite\n s’imposent encore : il faudra se demander si l’artiste\na pris ses thèmes à des devanciers connus, singula­\nrisés par leur génie ou le caprice d’une mode (la\nnature et le montant de ces emprunts devront être\n alors balancés avec les éléments dits créatifs) ou bien\ns’il s’est adressé de préférence à la grande voix ano­\nnyme d’un temps ou d’un milieu (1).\n    Ce n’est pas tout, et l’analyse esthétique est seule­\nment la première élaboration pour M. Hennequin.\nPeut-être reviendra-t-on ici sur d’autres spéculations\nqui la concernent et qui ont été réservées cette fois.\nL'analyse psychologique , ou l’étude de l’homme même,\npermettra, d’ailleurs, une application plus sûre des\nvues déjà énoncées, leur extension, aussi, à l’époque\nprésente en quelques-unes de ses multiples manifes­\ntations littéraires.\n                             M a u r i c e WILMOTTE.\n\nempruntés par les trouveurs à leur précurseur de génie, Crestien de\nTroyes. Tâche bien délicate aujourd’hui.\n   ( 1) Pour Hugo, par exem ple, tout un chapitre devrait rouler sur ces\ndémarquages, plus ou moins conscients. Sans le Médecin de son honneur\net Othello , je n ’arrive pas à concevoir « possible » tel de ses drames.\nShakespeare a pris quasi tous ses thèmes à des littérateurs, Corneille a\npillé les Espagnols.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-002", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 389, "page_fin": 390, "titre_corps": "Variations de messe : Introït", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "José Hennebicq", "ancre_debut": "VARIATIONS DE MESSE Pour Elle Introït Eloigne de moi", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "CREDO.", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 432, "page_imprimee": 389, "debut_caractere": 12, "fin_caractere_exclue": 899, "texte": "VARIATIONS DE MESSE.\n                                          Pour Elle.\n                      I n t r o ït .\n\n   Eloigne de moi, ô mon Amour, tout ce qui pour­\nrait m’éloigner de toi — chasse l’oubli sacrilège,\nécarte la trahison infâme et laisse vivre le souvenir\nvénéré.\n   Garde toujours en mon cœur — comme une hostie\nen son calice — la pensée de l’aimée. Laisse-moi\nseul avec elle ; fais-moi oublier les hommes et leurs\nchoses viles, mets en fuite les hantises grossières de\nce monde vain : crève mes yeux, rends-moi sourd\npour être tout en elle.\n  Donne-moi la force, ô mon Amour, de tenir mes\nserments et de conserver tous mes baisers pour ses\nlèvres virginales et son front aux pâleurs de lilas.\n                      E p it r e .\n\n  Tu es loin de moi; je suis loin de toi : mais mon\ncœur est le tien et ton cœur est le mien.\n  Tu as tout moi: toute ma pensée, tous mes rêves,\n"}, {"page_pdf": 433, "page_imprimee": 390, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 504, "texte": "390                                        la Wallonie.\n\n\n\ntous mes sourires, tous mes baisers — tout l’air que\nje respire.\n   Avant qu’elle se donne à la tienne, mon âme était\nvide d’amour, aujourd’hui elle est pleine de toi :\n   Je t ’aime de l’amour des tout petits pour leur\nmère.\n   Je t’adore comme les bergers — guidés par la\ncéleste Etoile — adoraient le divin Enfant.\n   Je t’aime de l’amour extatique d’un prêtre pour\nson Dieu.\n   Je t’aime comme on n’aime que l’Aimée.\n                        "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-003", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 390, "page_fin": 390, "titre_corps": "Variations de messe : Credo", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "José Hennebicq", "ancre_debut": "CREDO.", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "OFFERTOIRE.", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 433, "page_imprimee": 390, "debut_caractere": 504, "fin_caractere_exclue": 989, "texte": "Credo.\n   Je crois en notre Amour — en ses avenirs, en ses\nlointains.\n  Je crois en toi, ô mon Unique Aimée.\n  En tes sourires, en tes aveux, en tes serments, en\ntes larmes, en ta voix tendre.\n  En ton cœur que je sens battre près du mien, en\nton souffle, en tes cheveux, en tes mains blanches.\n  En la Trinité Vierge de tes lèvres jasminées et de\ntes yeux aux bleues échappées de ciel.\n   Je crois qu’un jour tu seras à moi.\n   Je crois qu’un jour je serai à toi.\n                    "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-004", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 390, "page_fin": 391, "titre_corps": "Variations de messe : Offertoire", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "José Hennebicq", "ancre_debut": "OFFERTOIRE.", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "ELÉVATION.", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 433, "page_imprimee": 390, "debut_caractere": 989, "fin_caractere_exclue": 1118, "texte": "O f f e r t o ir e .\n  Adorée mystiquement chaste, — pardonne à mon\nindignité et laisse-moi t’offrir l’hostie pure de mon\nAmour.\n"}, {"page_pdf": 434, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 321, "texte": "    Variations de Messe.                          391\n\n\n   Je te l’offre, — pour reconnaître ma petitesse et\nmon néant — avec mon cœur, avec ses fibres et son\nsang.\n   Avec mes espoirs et mes songes, avec mes ambi­\ntions et mes luttes.\n   Avec mon âme insouillée, Vierge d’amours in­\ndignes de toi.\n                      "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-005", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 391, "page_fin": 391, "titre_corps": "Variations de messe : Élévation", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "José Hennebicq", "ancre_debut": "ELÉVATION.", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 434, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 321, "fin_caractere_exclue": 1007, "texte": "E l é v a t io n .\n    Idéal incarné,\n    Rose d’Amour,\n    Baume de mes douleurs,\n    Bouclier de mes combats,\n    Palladium de mes courages,\n    Je suis à tes pieds, et je baise tes genoux. Je\nrenonce à moi-même et je m’anéantis devant toi.\n    Prends le sang qui brûle en mes veines, aspire le\nsouffle qui gonfle mes poumons.\n    Par tes yeux, par tes lèvres, par ton cœur, je\nt ’aimerai jusqu’au dernier regard de mes yeux, jus­\nqu’au suprême baiser de mes lèvres, jusqu’à la défunte\npalpitation de mon cœur.\n    O mon Unique Aimée, j ’élève vers toi tout mon\nêtre, avec la blanche hostie de mon âme et le calice\nauguste de ma vie !\n                              J o s é HENNEBICQ.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-006", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 392, "page_fin": 392, "titre_corps": "Les blancheurs", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Jules Bois", "ancre_debut": "LES BLANCHEURS Sur le lac mélancolique", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 435, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 7, "fin_caractere_exclue": 1018, "texte": "LES BLANCHEURS.\nSur le lac mélancolique où vont les cygnes\nNous regardions sangloter les rayons blancs...\nOh ! nos deux âmes, ces lents spectres tremblants\nE t blancs sur le lac aux blandices insignes...\nJ ’admirais l’étrange candeur de tes lignes,\nTon bras presque nu, l'étoile de tes yeux\nQui me parlait, et, quand défilaient les cygnes\nSur le lac, — oh ! toi, ton corps capricieux !\nTels de grands lys vivants, les oiseaux poètes\nS’enfonçaient, puis émergeaient, puis sur la berge\nDormaient, la tête sous l’aile... oh ! ton cœur vierge\nTriomphateur aux somnolences muettes !\nUne pureté s'exhalait de ton geste\nPrim itif... de l’air chaste... des oiseaux calmes.\nUn languir tombait de fraîchissantes palmes.\nOh ! le silence et toi-même, et tout le reste...\nE t j ’ai rêvé que p ar la verdeur des branches,\nUn tonnerre descendait, tuant les cygnes ;\nOh ! ta chair, ta chair seule ! voici tes hanches,\nTon sexe... mortes tes pudeurs, morts les cygnes.\n                                           J u l e s BOIS.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-007", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 393, "page_fin": 403, "titre_corps": "Fumées nocturnes", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Adolphe Retté", "ancre_debut": "FUMÉES NOCTURNES ers l'empire d'ombres à jamais reclus", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 436, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 10, "fin_caractere_exclue": 1045, "texte": "FUM ÉES NOCTURNES.\n\n\n      e r s l’empire d’ombres à jamais reclus des jours\n      V\n         saturniens, au bleu tranquille — loin comme\n        un regard de femme ennuyée — sérénité\n         encore jeune, en demi-teintes, d’un automne\ndont je veux ignorer le terme, et même s’il se doit\nprolonger plus grave, quand, dehors, les fleurs de\nneige précipitent des parterres bientôt violés, quand\nles fenêtres s’étoilent de gemmes serpentines, — soit\nl’hiver, à l’écart, très près pourtant par cette frêle\nbarrière prismatique et de gel — l’Assise attend, sa\npensée errante sur des joyaux d’aventure : non le\nfroid baiser d’un bracelet de jade, non plus l ’ambre\nseptentrional d’un collier, mais des grelots d’or, pas­\nsages d’hippogriffes privés tout au fond des moires\nde mon âme : palais sous l ’Océan, une mince viole,\naussi, dormant les rhythmes qui chanteront un\nsoir, doucement, vers Elle — un soir où les cloches\nrouillées perdront leur battant, où s’épanouira, pour\nla gloire de ses seins légers, le seul essentiel de mes\nRêves.\n"}, {"page_pdf": 437, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1466, "texte": "394                                        la Wallonie.\n\n\n\n                              **\n                               *X\n\n\n\n   E n avant, les banquises élancent dans un ciel\n d’acier mort des aiguilles de turquoise et d’émeraude\n— les banquises rectilignes, trop correctes qui cernent\nl’horizon, ligne incurvée vers un pôle nécessairement\nplat. La terre éparse, en arrière, à perte de vue, c’est\nune blancheur de plaines irrémédiables, dans l’attente\ndu printemps arctique. Mais qu’y poussera-t-il ?\n   Si le soleil est tiède, de maigres lichens et de tristes\npetites bruyères roses. Celle-là qui rêvait tout à\nl’h eure — et ses pâles yeux bleus — passera peut-être\nl’année prochaine ; nous lui offrirons un pauvre\nbouquet.\n   Aujourd’hui, qui donc habite cette solitude ?\n   Piété sur un bloc de glace — ô le morne piédestal\n— un ours blanc se balance, un ours savant qui a vu\nles villes du Sud ; on l’y régala de coups de trique,\nmais.il y apprit plusieurs choses ; en effet il grogne :\n“ G n ô ti S e a u to n . „\n  Un vieux phoque gorgé de poissons, vautré au\nbord d’une crevasse, s’en ricane.\n                              ** *\n   Le clown — dont le papillon s’est brûlé les ailes à\ntant de lustres — disait à son ami : “ Si tu crois qu’il\nme suffit d’avoir tissé d’étoiles l’étoffe de mon âme,\nsi tu t ’imagines que porter à perpétuité la traîne de\ncette reine de Saba l’Illusion m’est une joie — il est\nvrai qu’en d’autres circonstances j ’ai tendu à la\n"}, {"page_pdf": 438, "page_imprimee": 395, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1414, "texte": "     Fumées nocturnes.                                 395\n\nFantaisie les cercles de songe où j ’espérais qu’elle\nresterait prisonnière, mais elle retombait, svelte, sur\nle dos de son noir cheval infatigable (je pense que\n c’est un démon) et galopait plus loin — si, enfin, tu\nne t ’es pas encore aperçu des pierres précieuses que\nje crache parmi de tels crapauds — et ce n’est pas du\nstrass, tu peux vérifier — vide ce verre où stagne un\ndeuil liquide et raconte-moi les Triboques : lors, nous\nressemblerons peut-être à tout le monde. „\n   Mais l’ami brisa son verre sur le plancher et garda\nle silence, car, au fond , il comprenait très bien.\n                            ** *\n   Ils ambulent raidement par les frises du palais de\nXerxès, robes d’or et faces d’ébène, graves et telle­\nment séculaires, selon la majesté qu’ils protègent —\nles archers.\n   Cependant, au-dessous d’eux, se tasse un tout petit\npalais gris ; il n’y a personne aux portiques, il n’y\naura personne jamais plus.\n   Des gens passent qui regardent ces archers : tenez\npour certain qu’ils en ont peur un peu et que cela les\nennuie.\n   Rassurez-vous, gens, ils sont prisonniers dans une\ncage de verre, les carquois sont vides et ceux-là se\ntaisent pour l’éternité.\n                            *\n                           * *\n\n   L’aboi des meutes roule sous les futaies ; aux clai­\nrières que le soleil martial crible d’or neuf, aux taillis\n"}, {"page_pdf": 439, "page_imprimee": 396, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1395, "texte": "396                                     la Wallonie.\n\n\n\noù les mares entr’ouvrent un œil moussu, le cor du\nchasseur-enfant s’enroue. —\n  Le même, un éphèbe en chasse l’après-midi ; les\nombres s’allongent, les huées des corbeaux l’accom­\npagnent et l’hamadryade — c’est une archi-cente ­\nnaire dès les siècles — lui chante : “ Tu ne l’attra­\nperas pas... „ — Son cheval galope.\n  La forêt saigne de crépuscule ; le cheval lassé a\npris le pas ; le cor est crevé et l’auréole du chasseur\ndivin pend, déchirée, aux branches basses.\n   Voici que la Nuit monte ; les chiens se taisent et\nse couchent en rond. — La bête serait-elle prise, par\nhasard ? — Le cheval est mort.\n   Allègre, enfin, — depuis tant d’années cette chasse !\n— un vieux chasseur s’avance et regarde. — Il n’y a\nrien, rien que le clair de lune, tout solitaire, étalant\ndes linceuls sur le sol.\n   C’était une journée — il y a longtemps...\n                          ** *\n  La fragile adolescente, épousée demain peut-être\nd’un magicien hors d’âge, descend les marches sono­\nres vers les vagues — alanguis baisers mauves,\njonquilles, pétales de camélias épris du friselis pareil\ndes satins qui la parent, et du mystère sidéral d’un\ntalisman donné par une fée amie : la couronne au\ntumulte infléchi de ses cheveux — et regrette la\ndescente trop brève lors que sérénadent, pour elle,\nles harpes d’Océanides fuyardes, tels fins vols de\n"}, {"page_pdf": 440, "page_imprimee": 397, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1458, "texte": "    Fumées nocturnes.                               397\n\nmouettes en arpèges doux sur la mer — et le vent\ntambourine comme un fol par les falaises.\n   Atterrissez la gondole des funérailles, allumez\ndes torches livides; que cette amante dès maintenant\nendormie, vogue toute seule, puisque nul à son\ndoigt frêle ne passera l’anneau qui la garderait du\nDiable.\n   Celle-ci est une vierge Poésie — mais plus pour\nmoi — bientôt aventurée sur l’Océan — donnez-lui\nune palme — ; que, pour la sauvegarder, elle ait,\nlà-bas, dans sa patrie Thulé-des-Brumes, la prière\naux lèvres liliales de ses sœurs, mortes d’avoir été\ncloîtrées — moi, je garde sa fleur mystique : taisez-\nvous cloches — ou bien, il y a des pirates sur la mer,\nquelque royaume étrange — ou bien les cygnes\nd’Artémis maternelle l’emporteront dans la Lune;\nmoi je n’étais qu’une église veuve de St-Ciboire, elle,\nune trop fière clochette d’argent.\n                           *\n\n  Ce sont les bons poètes, en mal d’une Psyché, qui\nrodent parles flaches noires et s’éclaboussent mutuel­\nlement d’eau sale et de rimes bariolées.\n  Quelque arakhné d’arrière-saison étend sur la ville\nsa toile pluvieuse et la soie, partout, des brouillards\nvisqueux; les clochers toussent des heures longue­\nment : tintinnulées sombres, impalpables chauves-\nsouris par les rues et les places ; des gouttières\nchantent leur prophétie : on dirait d’une Atlantide\nconfuse.\n                                               26\n"}, {"page_pdf": 441, "page_imprimee": 398, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1466, "texte": " 398                                     la Wallonie.\n\n\n\n    Ici, le cabaret invite ; Sanch o Pança sommeille au\n comptoir : il a vendu l’armet de Mambrin et tient\n l’âme de Don Quichotte captive dans le tiroir, avec\n les gros sous — cette nuit de névralgie, en recueille­\n ments, en compromissions vides et de choses qui\n ressuscitent.\n    Etemels mounis nimbés de vapeurs blêmes, ce sont\n deux poètes. — E t tandis que, pour eux, sur la table\n valsent des topazes brûlées, l’un, discord : “ Mes\n souliers sont percés. „\n    E t l’autre : “ Les pieds mouillés font les cervelles\n chaudes. „\n    E t puis ils boivent et fument sans rien dire plus,\n Sancho, de mauvaise humeur au comptoir, le cabaret\ntorpide et la rue alentour : Arakhné y darde fort ses\nlongues pattes froides, mais elle ne prendra per­\nsonne; les gouttières sanglotent en mineur; une\ngirouette poitrinaire bat la mesure. Dans un instant,\nl’un sera, — la Palestine grise et rouge se lève — le\nsultan Soleiman-ben-Daoud qui se mémore ce can­\ntique des cantiques à cause d’une lointaine Sçula ­\nmite et dispose les glorieux tapis de son âme pour\nl’advenue de Belkis — elle ne viendra pas ; l’autre\ncontemple couler la Gangâ violette où les grands\npachydermes vont s’abreuver à l’aube ; les bambous\nfraternels se penchent et de leur duvet lui caressent\nl’échine, et saintement, il adore, issu de son nombril\nà jamais aryâ, le lotus d’azur qui récèle la Trimourti\n— mais ce ne sont que fumées de tabac.\n"}, {"page_pdf": 442, "page_imprimee": 399, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1463, "texte": "    Fumées nocturnes.                               399\n\n   En un coin le conseiller Krespel tourmente son\naigre violon ; les crépuscules inéluctables régnent, et\nvoici, soudain, fleurir, et s’enrouler autour de leurs\ncuisses transies, grandir jusqu’à leur front terne,\nles mornes coraux d’inconscient.\n   Enfin — hosanna ! — montent dans l’air brun les\ntours de cristal des Mont-Salvat futurs.\n                           *\n                          * *\n  En extase sous l’arbre de vie, je m’imprégne des\ntourmentes florales suscitées par les brises du Para­\ndis terrestre et j ’écoute tinter au loin la chaîne d’or\nqui entrave les chevilles puériles de Salammbô.\n  Les branches de l’arbre se balancent; leur cliquetis,\nun cistre affolé pour une fête barbare; il y a des\nfruits parmi les branches, de beaux fruits vermeils,\nmais je ne les cueillerai : mon vieux cousin le Ser­\npent caché dans les feuillures smaragdines, m’a\nrecommandé de n ’y pas toucher.\n  Pourtant, quelques-uns gisent sur l’herbe; mûrs, le\nvent les a détachés. — Si je goûtais celui-là....\n  Ah ! l’aff reuse amertume....\n  Il tombe une sueur froide des feuillures glauques\nde l’arbre; pou r la prem ière fois , un nuage cache le\nsoleil; les oiseaux constatent d’un sifflet, moqueuse­\nment; la brise disperse des relents de cadavre et\npleure les tendresses orphelines. Le Serpent s’écrie :\n“ je te l’avais bien dit ! „ — et Salammbô a cassé sa\nchaîne d’or.\n   Arbre de vie et fruits de mort.\n"}, {"page_pdf": 443, "page_imprimee": 400, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1525, "texte": "400                                     la Wallonie.\n\n\n\n                          **\n                           *\n\n\n\n    Un lac profane, qui fut sacré, — les pasteurs des\n hauts plateaux y ont miré leur génie, la flamme du\n sôma, comme l’aube primitive éployait ses gonfanons\n — un lac où le fantôme d’un grave minuit se péren­\n nise et préside aux danses du brouillard, dentelles et\n mousselines modulées harmonieusement vers la faille\n classique d’une ceinture de saules et de peupliers :\n les saules, en panaches de quel cénotaphe, les peu­\n pliers, lyres douloureuses parmi le vent et cierges\n tristes ; un rire blafard aux chrysoprases du ciel :\n c’est la lune. Des vagules se poursuivent selon quel­\nque faible courant et n’émeuvent guère l’orgueil des\nfleurs de nymphéa, ces délicates personnes pavanées\nà cause de leur collerette et qui sont si défuntes —\npourtant. Infatigablement, par ce minuit sans lende­\nmain, la gentille crécelle d’une grenouille accuse le\nsilence — le silence large tombé sur l’eau, les saules,\nles peupliers, et sait encore rire au rêve de la nuit.\n   La légendaire histoire que vibre la grenouille,\nl’onduleuse inquiétude épandue de la nuit dormeuse,\ndes voix chuchotantes loin : tant de silence dor­\nlote le lac des ancêtres jusqu’au jour de soleil et\nde rédemption où le sphinx garotté quelque part\nsous les arbres déchire son linceul de lierre et crie\nun mot de tous envié.\n   — Les peupliers se plaignent dans le vent et les\nsaules. —\n   Ce jour-là — il luit quelquefois — la joie toni­\n"}, {"page_pdf": 444, "page_imprimee": 401, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1392, "texte": "    Fumées nocturnes.                                401\n\ntruante d’orgues viriles, la haute clameur d’or des\nbuccins de gloire s’irradient pour un triomphe et\nl’essor rajeuni de l’Anadyomène du lac propage des\nmythes agiles; elle agite l’étendard en feu de sa che­\nvelure et vole, les yeux éperdus, vers la lente majesté\n d’un olympe, là-bas, au fond des âges. — Tu luiras\njour de soleil et de rédemption ! —\n   (C’est un minuit de Jouvence.) Ensuite, un autre\njour s’éteint : il n’est plus que lignes boiteuses ta­\nchant le papier; par l’hypogée où des fumées traînent,\nquelqu’un cherche son âme et ne la trouve pas : pour\nlongtemps encore, elle s’est noyée dans le lac pares­\nseux.\n                          ** *\n   La nuit d’été, brasillante d’étoiles emplit ses\nyeux — mais, heureusement, elle n ’en sait rien. Ce\ncharme ! combien différent d’autres yeux, froides\nténèbres bien inconscientes où dorment des bois\nmaudits ; et la vanité de son corps, elle ne l’a pas —\noui, ce charme.\n   D ’autres feindront d’ignorer leur beauté ou plutôt\nlaisseront tomber de ces regards : “ Vous me trouvez\nbelle? ça m’est fort égal ; je le sais mieux que vous. „\n   Mais ce charme tranquille de ses yeux tout à elle,\nl’été nocturne de ses yeux : le charme, vous dis-je...\n                          ** *\n  Epanouissez la joliesse précaire des éventails;\nlentement, qu’ils amusent l’Insomnie chassieuse;\n"}, {"page_pdf": 445, "page_imprimee": 402, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1423, "texte": "402                                     la Wallonie.\n\n\n\ntrès vite, qu’ils nuent d’arcs-en-ciel brefs les vapeurs\nde tes aromates criards, — ô cité d’artifices.\n   Les éventails, dans le noir, sont des bouquets de\nfeu pâle, la neige des cascades lunaires sur un massif\ndes géraniums, de nobles guirlandes des Pana­\nthénées.\n   Une théorie moqueuse se précipite pêle-mêle avec\nla course effarée des nuages et Lui lance, de là-haut,\ndes perles laiteuses. Elle ne les ramasse pas, Elle\nsait que, réellement, ce sont des boules de verre\npeintes. — Moi, certains soirs, je les recueille, mais\nles rejette tôt ou tard et viens m’accroupir à ses\npieds, près du foyer poudroyant de cendres froides.\nLà — le vent chante dans les cheminées — j’ai de\nnouveau, longtemps, un rêve lumineux de barques\nbalancées au bleu calme de ses yeux et, fenêtre\nentr’ouverte, la caresse s’élargit des éventails frais\nqui leurrent sagement l’Insomnie.\n  Les tilleuls en fleurs embaumaient cette nuit.\n                          ***\n   Que les flammes du bûcher s’érigent dans l’ombre ;\nla pourpre de jeunesse, ce diadème trop étroit, l’épée\némoussée et tels manuscrits de Kabbale qui n’appri­\nrent rien à personne puisque, d’enfance, nous en\navions deviné la doctrine, qu’on les brûle — aussi\ncette tresse de cheveux pluricolores.\n   Des yeux paiement bleus m’invitent au silence ; la\nMaïa au bord de la mer m’a souri : je vais dormir\nentre ses seins.\n"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": 403, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 401, "texte": "    Fumées nocturnes.                                403\n\n\n\n   Maintenant, la vie quotidienne emporte une bière\nencore ; Croque-mort, lui-même, conduit le deuil. E t\nles passants s’étonnent du drap candide semé d’œils-\nde-paon et s’écrient : “ Qu’est-ce donc ? „\n   Pas grand’ chose : une fois de plus, quelque âme\ntrop bien née retourne aux Limbes.\n                             A d o lp h e   RETTE.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-008", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 404, "page_fin": 407, "titre_corps": "Chronique artistique", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "CHRONIQUE ARTISTIQUE 1er Concert du Conservatoire. Beau réveil", "ancre_fin": "la leur procurera", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "PETITE CHRONIQUE. Les XX ont récemment", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 447, "page_imprimee": 404, "debut_caractere": 9, "fin_caractere_exclue": 1467, "texte": "CHRONIQUE ARTISTIQUE.\n\n    1er Concert du Conservatoire. Beau réveil après un engour­\n  dissement de quelques mois.\n    L'orchestre, très homogène cette fois, a interprété la\n  symphonie pastorale de Beethoven et la marche funèbre de\n  Siegfried (deux œuvres qu’il serait oiseux d’analyser) avec\n beaucoup de précision, de relief et surtout de distinction.\n Même remarque pour l’exécution de la Rhapsodie de Dvorak,\n aux rythmes, au dessin mélodique et à l’orchestration\n étranges, œuvre colorée et descriptive, empreinte d’une\n grande couleur locale, un vrai ruisselement de pierres\n précieuses.\n    Deux virtuoses : MM. Bouhy et Sauret. Le premier chan­\n tait un air de l’Elie de Mendelssohn et un fragment de\n Françoise de Rimini d’Ambroise Thomas.\n    M. Bouhy a apporté à l’exécution de l’air classico-roman­\n tique d’Elie, la sobriété que demandait cette musique. Il était\nplus facile de juger de la souplesse et de l’étendue de sa voix\n dans l’air de Françoise de Rimini. La remarque qui précède\njustifie quelque peu le choix de ce dernier morceau.\n    L ’organe de M. Bouhy, bien que très sympathique,\nmanque de timbre, mais ce défaut est largement racheté par\nles qualités déjà énumérées auxquelles il faut ajouter une\ngrande justesse d’intonation et une diction remarquable.\n   Le violoniste, M. Sauret, a joué d’une façon assez terne\nle 1er concerto de Max Bruch. M. Sauret nous paraît avoir\naccentué les défauts de cette œuvre un peu uniforme et\n"}, {"page_pdf": 448, "page_imprimee": 405, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1858, "texte": "     Chronique artistique.                                  405\n\n longue, par une interprétation trop mièvre et manquant de\n saillie. En revanche sa compréhension du Rondo Capricioso\n  de Saint-Saëns nous a semblé singulièrement triviale et fan­\n taisiste.\n    Dans deux morceaux de sa composition M. Sauret a fait\n preuve de beaucoup d’élégance et d'une grande franchise\n  d’attaque et nous a dévoilé une clarté et une virtuosité dont\n il eût été difficile de se rendre compte dans les deux pre­\n miers numéros de son programme.\n                                 ***\n    M. J. Rulot expose en un bas-relief deux portraits de\n jeunes filles. Disons deux mots de cette œuvre d’art qui nous\n révèle un talent jeune, vigoureux et chaste, qui ne recule\n pas devant les difficultés techniques que présente l’exécution\n d’une œuvre comme celle dont il est ici question.\n    Ce qui impressionne de prime abord dans ce médaillon,\n c’est le caractère immatériel et élevé de l’œuvre et la simpli­\n cité dans les moyens d’exécution, simplicité qui engendre une\ngrande difficulté technique pour la jeune fille du second plan\ndont la ligne s’atténue et disparaît dans les vagues du fond.\n    L ’opposition que nous remarquons dans le groupement et\ndans la manière dont sont traités les deux sujets se continue\ndans le caractère : la jeune fille du premier plan, d’une\nbeauté étrange et peut-être idéalisée, semble revêtue, dans\nune pose extatique, de quelque chose d’altier et de superbe,\ntranchant sur la nonchalance de la seconde à l’esprit plus\nhumain et plus câlin.\n   Dans le petit monde artistique de Liège, cette exposition\nfera un peu l’effet d’une pierre lancée dans la mare aux\ngrenouilles ; il est à, regretter que des tentatives de ce genre\nne se renouvellent pas plus souvent et que la modestie de\nM. Rulot le tienne trop à l’écart du public.           C. P.\n"}, {"page_pdf": 449, "page_imprimee": 406, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1762, "texte": "406                                           la Wallonie.\n\n\n\n\n    Les nouveaux concerts liégeois. — Première séance. — Nous\n espérions de M. Gabriel Pierné quelque jeunesse, une per­\n sonnalité. Nous avions cru et il nous avait été dit qu’il était\n des vaillants de la jeune école française. Nous avons été\n déçus. En grande partie le programme était consacré aux\n œuvres de M. Pierné ; c’était trop.\n   La musique de M. Pierné est d’un travailleur et d’un\n consciencieux, mais elle n’a pas de caractère. Pas de pensées\n qui impressionnent, pas d’inspiration qui chante. Quelque\nrecherche d’originalité : l’effort vous frappe et l’originalité\narrive péniblement. Une grâce assez mince et une facile\namabilité, respectueuse des foules qui le font applaudir.\n   Nous avons entendu un concerto pour piano et orchestre,\nune suite d’orchestre où je citerai volontiers “ l’entrée en\nforme de menuet une banale sérénade pour instruments à\ncordes, qui a été suivie de vigoureux rappels et dont le public\nnous a imposé une seconde audition.\n   M. Pierné a joué en pianiste de talent quatre piécettes sans\nvaleur, qu’il détaille gentiment ; cela lui a valu de nouvelles\nacclamations.\n   L e choix de M. Sylvain Dupuis n’a pas été heureux. Il ne\nse trompera pas sur la cause et la portée des applaudisse­\nments qui ont salué M. Pierné. Ce ne sont pas de ces applau­\ndissements que recherche M. Dupuis, et il est trop artiste pour\nne pas avoir apprécié le compositeur à sa juste valeur\n   L e concert avait commencé par l’ouverture de Rienzi,\nl’une des pages les moins intéressantes de Wagner, et par la\nsymphonie n° 4, en si bémol, de Beethoven. L ’orchestre a\nmanqué de vigueur et de netteté, il nous a donné de l’ou­\nverture et de la symphonie une interprétation un peu\n"}, {"page_pdf": 450, "page_imprimee": 407, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 378, "texte": "    petite Chronique.                                      407\n\nrelâchée; pour terminer, il a joué avec plus de conviction un\népisode symphonique de Svendsen : Carnaval à Paris.\n  Très confiants en MM. Sylvain Dupuis et Vanderschilde,\nnous attendons d’eux une brillante revanche. Le festival\nVincent d’Indy, auquel prendra part Mme Bordes-Pène, la\nleur procurera.\n\n\n            "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-009", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 407, "page_fin": 408, "titre_corps": "Petite chronique", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "PETITE CHRONIQUE Les XX ont récemment reçu parmi", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 450, "page_imprimee": 407, "debut_caractere": 378, "fin_caractere_exclue": 1513, "texte": "PETITE CHRONIQUE.\n    L es X X ont récemment reçu parmi eux à titre de nouveau\nmembre, Robert Picard. Ce nom encore inconnu éclatera\nbientôt ainsi qu’une fanfare étrange. Jamais jusqu’ici ses\nœuvres n’ont été exposées, et elles sont d’une nouveauté\ntellem ent déconcertante que nul point de comparaison ne\nsera possible : ce sera la personnalité la plus intacte des XX.\nNous nous contentons ici de la signaler.\n                                *\n                              * *\n    On a barnumé Grieg, tant et si bien que Grieg et sa\nmusique sont sortis singulièrement diminués de toutes ces\nexhibitions.\n                              ** *\n    Bruxelles a entendu avec stupeur Esclarmonde de M.\nM assenet. Mais comme l'A rt ne pardonne pas, toutes les\nbelles choses qui ont été détournées se sont déformées et\nl’ensemble est arrivé à faire la plus invraisemblable bouil­\nlabaisse qu’on ait jamais vue. Il y a cependant des imbéciles\ne t des niais qui admirent, quorum la FIN ANCE.\n\n                              ** *\n    Une nouvelle des plus inattendues : on a retrouvé M.\nArthur Raimbaud. Il est actuellement au Maroc, se préparant\n"}, {"page_pdf": 451, "page_imprimee": 408, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1605, "texte": "408                                           la Wallonie.\n\n\n\n à la plus extraordinaire expédition. Des renseignements\n certains nous ont été envoyés de Tanger, et nous espérons\n pouvoir en publier de complets le mois prochain.\n                                  *\n                                * *\n    La W a l l o n i e publiera en janvier un n° double dont la\n composition sera particulièrement soignée.\n    E lle continuera à se trouver à l’extrême avant-garde de\n l’armée littéraire et compte sur les dévouements de tous ses\n amis, comme par le passé.\n                                 *\n                                * *\n    L e Salon des X X sera inauguré cette année plus tôt que\n de coutume. Il succédera, dans le courant de janvier, à\nl’Exposition des Aquarellistes actuellement ouverte. La liste\ndes invités que nous publions ci-après fait présager un\n ensemble varié et de rare intérêt.\n    Parallèlement à l’Exposition d’Arts plastiques, des audi­\ntions instrumentales et vocales feront connaître au public les\nœuvres m usicales nouvelles, la plupart inédites, des jeunes\nécoles belge et française. L es X X offriront en outre, à leurs\nabonnés, une ou deux conférences littéraires.\n    Invités.\n    Eugène Boch — Charpentier — Dubois-Pillet — Forain —\nH avet — M ellery — Minne — Lucien Pissarro — Redon —\nRenoir — Segantini — Sésanne — Signac — Sisley — Storm\nde Gravesande — de Toulouse L autrec —Vincent Van Gogh.\n   Stéphane Mallarmé fera une conférence sur Villiers de\nl’Isle Adam et peut-être Maurice Maeterlinck lira-t-il son\nœuvre nouvelle et si remarquable : La princesse Maleine.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-203", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Table des matières", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "TABLE DES M A T IE R E S Pour l’", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 452, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3335, "texte": "TABLE DES M A T IE R E S\n                                     Pour l’année 1889.\n                           A*.                            La Vierge,                           233.\n                                                          Nocturne,                            234.\nChantefable u n               peu     naïve ,\n   (v e rs) ,                                    312.                 Jean     DELV1LLE.\n\n         ANZOLETTI (LUIZA).                               V ers :     Langueur Hiver,          200.\n                                                                      Parc lunaire,            201.\nLa Musique en Italie,                    1 0 3 ,1 4 3 .   S o n n e ls : La Nuit profane,      293.\n                                                                         Sphinge blanche,      294.\n    de   J u l e s B a r b e y d’ A u r e v il l y .\n                                                                    C é le s tin    DEMBLON.\nF ra g m e n ts ,                133, 203, 237.\n                                                          Bois de M ai,                 193.\n                    J ules   BOIS.                        Max Waller (ch. litt.),       1 0 8.\n                                                          Les Poètes namurois, p a r A.\nLes Blancheurs (v ers),                           392       V ierset (ch. litt.) ,             140.\n                                                          Nos m o rts (ch. litt.),             277.\n             Marcel        COLLIÈRE.\n                                                                    E ugène DEM OLDER.\nLe Gyndès (vers),                                12 3 .\n                                                          Par la Fenêtre ouverte (p ro se), 202.\n                        Cé l . D .\n                                                                         A. DUPONT.\nO les Femmes, p a r M aurice\n   Si ville (ch. litt.) ,                        114·.    Λ’octurnement (v ers),               303.\n\n                        Ch. D.                                            F r itz   E LL.\nGritte, p a r G. R ah len b eck (ch.                      Le Réveil, ch . I ,                  388 .\n   litt.),                                       184.\n                                                                    L udwig GHELDRE.\n         A c h il l e    D ELAROCHE.\n                                                          Le Boi d'Ys (ch. m u s.),             97 ,\nDésastre (v e rs),                  8.\nSonnets symphoniques,              88.                                   R ené GH1L.\nLes Débâcles, p a r Em . V erhae ­\n   re n (ch. litt.),                              33.     H eur d’Hive r (v e rs),              73.\nL e ttre ,                                       210.     Une R ép o n se,                     242.\nR éponse k u n e n o te ,                        243.\n                                                                              L. H.\n    Charles         DELCHEVALERIE.\n                                                          A V erviers (c h . m u s .),         148.\nP ro se s : Orgueil,                               9.     C o n cert W ag n er (ch. m u s.),   149.\n             Brumaire,                           130.     C hronique d’A rt (m u s.),          181.\n"}, {"page_pdf": 453, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3549, "texte": "410                                                                          la Wallonie.\n\n\n\n                  L. HEMMA.                              Charles     VAN LERBERGHE.\nM u s iq u e à L iè g e ,                      98.   Les Flaireurs (drame),            24.\n                                                     Un Poète gantois (ch. litt.), 459.\n            J o sé   HENNEBICQ.                      Maurice Maeterlinck (ch. litt.), 227.\n                                                     La Grâce du Sommeil,             317.\n         V a r ia t io n s    de    M esse.\n                                                                     M*.\nIntroït,                                      339.\nÊptlre,                                       389. Prose symphonique : Vers Vous\nCredo,                                        390.    voici Falloir,               167.\nOffertoire,                                   390 Vers tranquilles,                232.\nÉlévation,                                    391. Chronique d’Art,                182.\n                                                   L'Art en E xil, par G. Roden­\n          F e r d in a n d    HÉROLD.                bach (ch. litt.),             210.\n                                                   L’A rt Symboliste, par G. Vanor\nL’Ile des Lotos (vers),                        204   (ch.  litt.),                 214.\n                                                   Traité du Verbe, par René\n                        J. K.                        Ghil (ch. litt.),             185.\nTaie,                                         352. Cloches en la N uit, par Retté\n                                                     (ch. litt.),                  186.\n             George          KELLER.\n                                                            Stéphane         MALLARMÉ.\n               : L’Eau du Rive, , 18.\nL 'E a u d u R ê v e\nVers : Délaissée,                 19.                Sonnet,                                3.\n      Poésie,                     20.                          Albert        MOCKEL.\n      Calme,                      21.\n      Soir de printemps,          22.                Au Crépuscule (prose),               49.\n      Rive,                       23.                Lettre,                             216.\n      Mirage,                    285.                Note,                               245.\n      Aube,                      285.                Villiers de l’Isle Adam (ch.litt.), 331.\n             H ubert         K R A IN S .                      S tuart       MERRIL.\nMaisons borgnes,                              164. Paysages et Portraits (proses), 223.\nCaprice-Revue (ch. litt ),                    250.\n                                                          G         MOUREY.\n                                                                a b r ie l\n\n           B ernard          LAZARE.\n                                      Fluctuations : Chanson Créole, 70.\nLe mot~de l’Enigme,               127 Proses : Alléluia,             72.\n                                                Amen,                72.\n      C        L E M O N N IE R .\n           a m il l e                          Miousic,              73.\n                                      Je te souhaitai moins sincère\nPremières'proses : Le Hain,         6   (vers),                     255.\n                   A u Lavoir. 65.                  P. M. 0 .\n                    Impression\n                       urbaine, 121. Les XX (ch. pict.),             94.\n"}, {"page_pdf": 454, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3150, "texte": "         Table des matières.                                                         411\n\n Estampes japonaises (ch . pict.), 96.                      A d o lp h e   RETTE.\n Chronique bruxelloise :\nExposition de Portraits an­                    Le Volt (vers),                 76.\n  tiques,                        176.          La Forêt bruissante (vers), 191.\nExpostion du Cercle Artistique , 177.          Haute-Lice (vers),             226.\nExposition des Aquarellistes, -177.            Fumées nocturnes (proses),     393.\n                                               Joies, par V ielé-Griffin (ch.\n              P ie r r e -M . O L IN .            litt.),                           273.\nM es M é m o ir e s ':' (P ro s e s).                                T. S.\n4 e cahier. Atma :\"Le Sceau du\n                      Passé,       77. Les Saisons de Haydn (ch.\n 8e cahier. Erotologie : Soirs            m us.),                 179.\n               Intimes,          298.\n          Amour Platonique. 302.               Albert SAINT-PAUL.\n          Constatation,          804.\n6e cahier. Le Droit : Avertisse-        Nuptiale (vers),            4.\n               m ent préaluble , 361. Hommage (vers),             187.\n          L’Inceste légal,       362. L’Amante du Christ, par R.\n          La'Matriculture,       3 70 .   Darzens (ch. litt.),     82.\n          La Logique fém inine, 374. Leltre,                      216.\n                                        Note,                     248.\n                        P.\n                                                        H u b e r t STIERNET.\nChronique d’Art : Au Conser­\n   vatoire,                              246. Temps perfide (prose),                267.\n                      C. P.                                 M a rio VARVARA.\nA l’Emulation, Noir et Blanc, 177. De l’Album Parisien,                              13.\nRagghianti (ch. m us.),       178. Chapitre,                                        234.\nChronique artistique,         404.\n                                           E m ile VERHAEREN.\n        R AOUL PASCALIS.\n                                    Les Fresques (vers),                             11.\nVers : Imperia,                47. Comme tous les soirs (vers),                     221.\n       Incantation ,           4-i.\n                                              Aug . VIERSET.\n          P ie r r e Q U IL L A R D .\n                                              Gavr’inis (vers),                   268.\nL'Aventurier (vers),                     132, From Home : Arrivée,                306.\n                                                                   Londres,       307.\n          H en ri de    REGNIER.                                   Le Strand,     308.\n                                                                   London-Bridge, 309.\nLa Licorne (vers),                       67.                       Thames-Subway 311.\n  Et la Belle s'endormit,                67.                       St-James-Park, 349.\n  Et le Chevalier ne vint pas,           68.                       Soirée,        380.\n  Et la Belle mourut,                    69.\n"}, {"page_pdf": 455, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 561, "texte": "412                                                  la Wallonie.\n\n\n\n       M a u ric e WILMOTTE.             valerie                     337.\n                                       A .-J. Heymens, par Vande ­\nUne évolution de la critique,            velde,                      337.\n                         2 8 6, 381.\n                 X.                      Petite Chronique :\n\nChronique littéraire :                 Pages 6 0, 117, 132, 188, 2 15,\nPremières proses, par Delche-            2 42 , 284, 339, 3 80, 407.\n\n\n\n\n                                 V\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-204", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Annonces", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "H ô tel d e s A m é r i c a i n", "ancre_fin": "on, à 5 francs, sont à souscrire.", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Quelques collections de LA WALLO", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 456, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 5, "fin_caractere_exclue": 1013, "texte": "H ô tel d e s A m é r i c a i n s\n        1 4 — R ue de l’A bbé de l’E pêe— 14\n                                PARIS.\nEn    face du Luxembourg. Près du V al de                        Grâce.\n               A u Centre des Ecoles.\n  Tous les appartements ont vue sur de magnifiques jardins.\n                       PENSION DE FAMILLE.\n\n\n\n\nPHOTOGRAPHIE INSTANTANÉE\n                   H. Z EY EN.\n         137, boulevard de la Sauvenière,1\"137\n                            L I E G E.\n     Spécialité d’agrandissem ent à la lum ière électrique.\n     FABRIQUE DE PIPES DE HENRI ZUBRODT,\n                P lace du T héâtre, 11, Liège.\nPorte-cigares en écum e de mer, am bre et racine de bruyère.\n  — Pièces de com m ande, Ecussons, Initiales, Portraits,\n  exécutés en 24 heures.\n________________ RACCOMMODAGES._________________\n        En souscription dans nos bureaux ;\n      C R É P U S C U L E S D ’A M E\n           Livre de vers par Gabriel M o u r e y .\n25 exem plaires su r Japon, à 5 francs, sont à souscrire.\n "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-205", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Collections et dépositaires", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Quelques collections de LA WALLO", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 456, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 1013, "fin_caractere_exclue": 1709, "texte": "Quelques collections de LA WALLONIE (1886, -1887 et 1888) sont en vente\n                             au prix de G francs.\n                 La W allonie est en vente\nA LIÈGE : Chez MM. Gnüsé; George; D'Heur; Decq; Desoer; Aubette du\n       Pont d’Avroy ; Aubette place Saint-Lamhert.\nA BRUXELLES : Chez MM. Rosez, libraire, et Islace, libraire.\nA GAND : Chez MM. A. Hoste, libraire, rue des Champs ; Wennewitz (Muquard),\n     libraire, rue des Champs ; Vuilsteke, libraire, rue aux Vaches.\nA A n v e r s : chez Mme Ve De Vettor, rempart Slc-Calherine.\nA PARIS : Chez MM. Vanier, libraire, 19, Quai St-Michel ; Savine, libraire,\n    18, rue Drouot, et à la Librairie Nouvelle, rue de la Boétie, 3.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-206", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Couverture", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "4e ANNÉE, No 12. LA WALLONIE REV", "ancre_fin": "E LIT TÉ R A T U R E E T D 'A R T", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Albert MOCKEL, Comité de Rédacti", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 457, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 2, "fin_caractere_exclue": 158, "texte": "4e ANNÉE, No 12.\n\n\n\n\n                            LA WALLONIE\nREVU E MENSUELLE DE LIT TÉ R A T U R E E T D 'A R T\n\n\n                                         "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-207", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Comité de rédaction", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Albert MOCKEL, Comité de Rédacti", "ancre_fin": "eaux : rue St-Adalbert, 8, Liége.", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Envoi d’un numéro spécimen contr", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 457, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 158, "fin_caractere_exclue": 365, "texte": "Albert       MOCKEL,\n          Comité de Rédaction            P ie r r e   M. OLIN.\n                                         M a u r ic e   SIV ILL E .\n\n                Bureaux : rue St-Adalbert, 8, Liége.\n\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-208", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Abonnement", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Envoi d’un numéro spécimen contr", "ancre_fin": "par an. Union postale : 6 fr. 50.", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "SOMMAIRE M aurice W ilm otte. .", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 457, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 365, "fin_caractere_exclue": 539, "texte": "Envoi d’un numéro spécimen contre 5 0 centime*\n              en timbres-poste.\n    A bonnem ent     :   5 fr. par an. Union postale : 6 fr. 50.\n\n                             "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1889-12-n12-209", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1889-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1889-000.pdf", "ocr_sha256": "d00c304405778aec076f986e55a36c13f728b10d040545fba5397463138a0954", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Sommaire", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "SOMMAIRE M aurice W ilm otte. .", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 457, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 539, "fin_caractere_exclue": 981, "texte": "SOMMAIRE\n\n\nM aurice W ilm otte. . . . une Evolution de la Critique.\nJ o sé H en neb icq .....................Variations de Messe.\nJ u les S o i s ............................... les Blancheurs (vers).\nAdolphe R etté .....................Fumées nocturnes.\nChronique artistique.\nPetite Chronique.\nTable des matières.\n\n\n                  Un numéro 50 centim es.\n\n\n\n\n                               Des presses de H . Vaillant-Carmanne , à Liége.\n"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 422, "texte": "     LA\n\nW ALLONIE\n\n\n\n      Décembre 1889.\n"}, {"page_pdf": 423, "texte": " REVUE\n         L ’ART M O D E R N E\n           CRITIQUE    DES   ARTS    ET   DE   LA   LITTÉRATURE\n\n             26, Bue de l'Industrie, Bruxelles.\n                 Abonnement : 10 fr. par an.\n\n                  Viennent de paraître :\nS c è n e s d e B a l, livre de vers, par Alb. St-Paul.\nL E S D é b â c le s , par Emile Ve r h a e r e n .\nC lo c h e s en l a N uit, par Adolphe I I e t t é .\nL ’A r t en x i 1, roman, par G. R o d e n ba c h .\nS e r r e s c h a u d e s , par Maurice M a e t e r l i n c k .\n\n\n\n\n  LA PLEIADE\n         REVUE MENSUELLE            DE LITTÉ RA TU R E\n\n                   18, rue Duperré, Paris.\n\n\n       ART & CRITIQUE\n    Revue hebdomadaire des Lettres (t des Arts\n                P aris, 7, Rue des C anettes\n          Paris, 12 francs l’an; Étranger, 1S francs.\n                   L Α VOGUE\n  R EVU E MENSUELLE DE LITTÉ RA TU R E ET D ’ART\n\n            Publiée par livraisons de cent pages.\n         Abonnements : Paris,   10 fr.; Étranger : 13 fr.\n            P A R IS , P la ce des V o sg e s, 9.\n"}, {"page_pdf": 424, "texte": "UNE ÉVOLUTION DE LA CRITIQUE (*)\n\n                                  II\n\n\n\n       LA thèse de M. Hennequin a déjà été signalée ;\n         elle se résume en quelques phrases d’une fin\n         de chapitre, dans lequel l’auteur passe en\n         revue les efforts de ceux qui l’ont précédé\net les juge. A ses yeux, la moindre part de la tâche\nassignée au critique a été accomplie jusqu’ici; on l’a\nvu s’acharner aux particularités biographiques on\ns’égarer dans les descriptions trop générales de\nmilieu. Le rapport entre artiste et public n’a même\npas été perçu. Sans doute on a dessiné parfois l’angle\nde convergence de l’auteur à ceux qui le lisent, mais\ntoujours en se préoccupant de la personnalité stricte\nde celui-là et sans conscience nette de la réaction\nsubie par ceux-ci. Pour M. Hennequin il y a lieu de\nconsidérer 1° le livre (analyse esthétique), 2° l’homme\nqui l’a conçu et procréé (analyse psychologique), 3° le\nmonde qui l ’a accueilli et consacré (analyse sociale).\n\n (•) Voir le n° de septembre-octobre, p. 286 .\n                                                 •25\n"}, {"page_pdf": 425, "texte": "382                                           la Wallonie.\n\n\n\n  Une synthèse finale éclairera les rapports de cause\n  à effet et, empruntant à des sciences plus exactes\n leur méthode et leur terminologie, elle permettra de\n  \" restaurer l ’œuvre et les hommes dans leur unité\n totale, dans le jeu des forces naturelles et sociales\n qui les forment, les meuvent et les heurtent „ (1).\n Telle est, concisément dit, la série laborieuse d’opé­\n rations qui constitue la critique scientifique.\n    Il y aurait, dès le seuil, plus d’une observation à\n présenter. M. Hennequin s’est-il bien rendu compte\n de la valeur du terme science dans l’espèce et n’a-t-il\n pas obéi facilement à une ivresse tout artistique en\n l’arborant ici ? Qui dit science dit austérité et\n impersonnalité dans toute leur latitude. Les études\n spéculatives ne sont science que d’hier : la philologie\n après B opp, l ’histoire depuis les Bénédictins et les\nécoles allemandes, la psychologie de ces vingt ans.\n La critique attend encore son Bopp, son Mabillon\net son \"Wundt. Elle l’attendra longtemps. Celui qui se\nvoue à cette agréable et facile besogne, d’ordinaire\némoulu d’une Ecole supérieure, parfois improvisé\ntout à fait, n’a généralement aucune qualité pour\ns’intituler homme de science. Il ne possède qu’iné­\ngalement les langues anciennes et modernes, outil­\nlage indispensable d’abord; il a peu vu, il a du cerveau\nhumain une notion vague, une notion plus vague du\nprocessus historique. Un seul homme, peut-être, a\n\n (* )   La critique scientifique, p . 1 6 6\n"}, {"page_pdf": 426, "texte": "      une Évolution de la Critique.                                   383\n\nréuni la plupart des qualités, innées ou acquises, du\nmétier de critique; mais l’érudition, qu’il avait\nnégligée longtemps, s’est vengée en sournoise qu’elle\nest ; elle a, dans la suite, étouffé net les facultés pri­\nmordiales du penseur sous ses fardes documentaires,\nde telle sorte que le bénéfice de cette surcharge n’est\npas à enregistrer ici. E t puis qu’est-ce donc que le\ncritique ? Pas certes la créature d’une seule heure,\nmais le produit complexe d’une série d’impulsions,\ndont les unes lui sont visiblement étrangères (con­\nception avec son cortège héréditaire, naissance,\nprime éducation, besoins vitaux et atteintes sociales),\ndont les autres se raccordent aux premières et ne\npeuvent émaner de lui qu’à l’œil superficiel d’une\nphilosophie idéaliste.\n  Il y a donc irréductible antithèse entre le critique,\ntel que l’ont conçu les cent dernières années, et le\nvéritable homme de science du même temps ('). La\nméthode du premier n’est que synthétique, le second\nse voue à de lentes et minutieuses analyses, sans\nperception nette, le plus souvent, des fins reculées\npour lesquelles il dégrossit les matériaux bruts\nentassés dans son chantier. La discipline qui le guide\nest faite de logique, de ténacité et d’abnégation. Plus\nattrayante, mais plus fragile aussi, la tâche du juge\n\n   (*) Fait d’observation constante pour l’érudit quelque peu exercé : les\nœ uvres dites scientifiques, acclam ées et patronées à ce titre par les\nrevues et la presse, sont généralem ent au-dessous du m édiocre; silence\nabsolu sur tout travail d’une sévère honnêteté.\n"}, {"page_pdf": 427, "texte": "384                                                  la Wallonie.\n\n\n\nlittéraire, toute d’à priori souvent puériles, toujours\ncontestables, puisqu’ils sont subordonnés à un indi­\nvidualisme presqu’absolu (*).Interrogeons maintenant\nla philosophie de M. Hennequin. Que fait-elle de cet\nindividualisme ? L ’asservit-elle à des règles fixes et\ncommunes, destinées à l’assouplir, à l’atténuer et\nmême à le détruire, dans la mesure où l ’exigerait une\nvue systématique des phénomènes littéraires, les plus\ndélicats peut-être à soupeser ?\n   Je n’examinerai ici que la première des trois opé­\nrations par lesquelles la critique scientifique, au sens\nde cet écrivain, doit atteindre son summum de\nréalité. L'analyse esthétique (terme impropre, s’il\nn’éveille déjà une juste défiance, car esthétique et\narbitraire sont unis par un vieux cousinage moral)\nest introduite par une théorie des émotions. Celles-ci\nou artistiques ou ordinaires, mais toujours classées à\npart. Les unes sont simples, entraînant une excitation\nmorale sans réaction physique, “ une hallucination\nque l’on sait être fausse, que l’on sent n’avoir rien de\nmenaçant,, (p. 37), les autres surplombées, en quelque\nsorte, par cette imminence de “ la certitude de leur\nréalité „ et différentes à ce titre.\n   A la psycho-physiologie laisserai-je le dernier mot\nsur ce problème (2). Je crains toutefois qu’en isolant\n   (1) Quoi de plus tranché que la conception littéraire d’un Villemain,\nd’un Sainte-Beuve, d’un Nisard et d’un Taine, tous maîtres ou anciens\nélèves dans la môme école supérieure et à une génération près ?\n   (2) Sauf à vérifier ses analyses à la lumière de certains cas, dont la\npathologie est déjà fam ilière à l’histoire des lettres.\n"}, {"page_pdf": 428, "texte": "     une Évolution de la Critique.                                 385\n\nainsi deux domaines de la sensibilité, qui se touchent\npar tant de points, l ’on n’exclue tout un monde nulle­\nment négligeable de phénomènes limitrophes, c’est-\nà-dire d’émotions d’art, où il entre une parcelle\nréactive, capable d’influer sur les actions futures de\nl’individu. On serait plutôt disposé à renverser la\nproportion et à reconnaître dans l’œuvre d’art les\nvertus nécessaires pour produire l’émotion complexe,\nc’est-à-dire accompagnée de réaction. Car qui se\nrésoudra à refuser une sérieuse part d’influence\nréelle à telle lecture passionnée, à une représentation\ntragique ou exhilarante, ou encore à une audition\nmusicale ? L a faiblesse d’une thèse, qui réduit à un\nélément tout passif la sensibilité développée par les\nformes esthétiques, se traduit quelques pages plus\nloin. Vient le moment de définir l’œuvre d’art, et\nM. Hennequin se voit contraint de dénier un carac­\ntère objectif à “ la mesure des émotions „ causées par\ncelle-ci (p. 46). Il ne s’agit pourtant pas, quoi qu’il\nait voulu, de mesurer la sensation individuelle, mais\nl’émotion collective et contagieuse, historiquement\nconstatée (1).\n   L a distinction entre émotion qualitative et quanti­\ntative, esquissée ensuite, est plus spécieuse que déci­\nsive. Si l’on s’abstrait d’un certain nombre de vérités\n\n  (1) Beaumarchais par le Mariage de Figaro et Victor Hugo, par\nHernani, en des soirs mémorables. Autre, non inférieure, l’impression\nréagissante des œ uvres de Jean-Jacques, des vers de Byron, de la prose\nde Goethe et de Foscolo.\n"}, {"page_pdf": 429, "texte": " 386                                             la Wallonie.\n\n\n\n banales, de truisms littéraires, on ne réalisera la\n formule d’une norme un peu stable qu’au prix d’ef­\n forts plus laborieux que M. Hennequin ne semble\n disposé à l ’admettre. Les différences radicales de\n points de vue, signalées tantôt entre écrivains de\n même race, de même famille et de même serre\n chaude, sont déjà profondément troublantes ; les\n contradictions intimes, et à court intervalle, du\n même penseur ne le sont pas moins (1). Les diver­\n gences quantitatives ne suffisent pas pour expliquer\n de tels écarts, et l’on n’aurait pas à relever ici cette\n vue trop optimiste de la possibilité d’une entente\nfinale, si tous les échos de ces deux livres ne nous\nrépétaient : idéalisme subjectif! Ainsi en est-il de la\nthèse de M. Hennequin sur le côté sociologique du\ndébat, on le verra plus tard. Pour me maintenir sur\nle terrain, mieux déblayé, de la psychologie, je signa­\nlerai toute une série de corollaires (quelques-uns de\nvérité pressante) qui ont été omis : L ’émotion collec­\ntive, sa nature, ses proportions générales et spéciales,\nselon qu’elle est de tout temps ou qu’elle correspond\nà un état d’esprit local ou de civilisation universelle\net datée; le rapport du verbe à l’ouïe, qui peut être\nprécisé 1° physiquement depuis les expériences\nrécentes de plusieurs savants; 2° mentalement par\nl’histoire du langage, de certains mots d’un règne\n\n  (1) Par exem ple Emile Zola refusant et puis accordant dans deux\nproches passages de son Roman expérimental (205, 212) l’imagination\nà Balzac.\n"}, {"page_pdf": 430, "texte": "      une Évolution de la Critique.                                     387\n\néphémère ou de signification changeante et à chaque\nfois caractéristique d’une nouvelle préoccupation des\nlettrés, ou même de la foule (1); l’étude intrinsèque\ndu langage artistique dont je reparlerai; les rémi­\nniscences conscientes ou inconscientes de l’écrivain\n(et toute étude sur ce point devra résoudre bien des\nquestions d’enchaînement historique et de filiation\nlittéraire, car le sens de l’imitation a incessamment\nvarié, et tel tira gloire d’un emprunt jadis, qui en\nrougirait sous notre régime de législation procédu­\nrière et d’opinion mesquine) : toute une légion de pro­\nlégomènes dont peu sont indiqués et aucun résolu\nici. L ’étude stylistique de l’écrivain, expédiée en\ndix pages (2), est à peine esquissée, et je persiste à la\nconsidérer comme autrement importante, dans une\nvue opportuniste de nos instruments actuels en\nlittérature, que tout l’arsenal des psychologues. Un\nécrivain n’a jamais une forme absolument sienne.\nIl écrit 1° comme les autres écrivains de sa langue;\n2° comme ceux de son temps; 3° comme ceux de son\nécole; 4° comme ceux de son tempérament. Ainsi\ns’opéreront toute une série de soustractions déli­\ncates (3), qui sont comme l’échenillage de la ramure\n\n  ( 1) Les vocables sensible au XVIIIe siècle, honnête au XVIIe, gent du XIIc\nau XVe.\n  (2) Pages où la précision des term es est souvent négligée. M. H. parle\nde « syntaxe des mots » (50). Entendait-il ordre des m ots? Et six lignes\npour le vocabulaire !\n  (3) Et plus aisém ent réalisables dans le passé que dans le présent. On\npeut à 10 % près de certitude établir les figures et autres détails de forme\n"}, {"page_pdf": 431, "texte": "388                                                  la Wallonie.\n\n\n\n d’un grand arbre et qui perm ettent seules de jouir à\nl’aise de ses fruits. D’autres opérations du même rite\n s’imposent encore : il faudra se demander si l’artiste\na pris ses thèmes à des devanciers connus, singula­\nrisés par leur génie ou le caprice d’une mode (la\nnature et le montant de ces emprunts devront être\n alors balancés avec les éléments dits créatifs) ou bien\ns’il s’est adressé de préférence à la grande voix ano­\nnyme d’un temps ou d’un milieu (1).\n    Ce n’est pas tout, et l’analyse esthétique est seule­\nment la première élaboration pour M. Hennequin.\nPeut-être reviendra-t-on ici sur d’autres spéculations\nqui la concernent et qui ont été réservées cette fois.\nL'analyse psychologique , ou l’étude de l’homme même,\npermettra, d’ailleurs, une application plus sûre des\nvues déjà énoncées, leur extension, aussi, à l’époque\nprésente en quelques-unes de ses multiples manifes­\ntations littéraires.\n                             M a u r i c e WILMOTTE.\n\nempruntés par les trouveurs à leur précurseur de génie, Crestien de\nTroyes. Tâche bien délicate aujourd’hui.\n   ( 1) Pour Hugo, par exem ple, tout un chapitre devrait rouler sur ces\ndémarquages, plus ou moins conscients. Sans le Médecin de son honneur\net Othello , je n ’arrive pas à concevoir « possible » tel de ses drames.\nShakespeare a pris quasi tous ses thèmes à des littérateurs, Corneille a\npillé les Espagnols.\n"}, {"page_pdf": 432, "texte": "            VARIATIONS DE MESSE.\n                                          Pour Elle.\n                      I n t r o ït .\n\n   Eloigne de moi, ô mon Amour, tout ce qui pour­\nrait m’éloigner de toi — chasse l’oubli sacrilège,\nécarte la trahison infâme et laisse vivre le souvenir\nvénéré.\n   Garde toujours en mon cœur — comme une hostie\nen son calice — la pensée de l’aimée. Laisse-moi\nseul avec elle ; fais-moi oublier les hommes et leurs\nchoses viles, mets en fuite les hantises grossières de\nce monde vain : crève mes yeux, rends-moi sourd\npour être tout en elle.\n  Donne-moi la force, ô mon Amour, de tenir mes\nserments et de conserver tous mes baisers pour ses\nlèvres virginales et son front aux pâleurs de lilas.\n                      E p it r e .\n\n  Tu es loin de moi; je suis loin de toi : mais mon\ncœur est le tien et ton cœur est le mien.\n  Tu as tout moi: toute ma pensée, tous mes rêves,\n"}, {"page_pdf": 433, "texte": "390                                        la Wallonie.\n\n\n\ntous mes sourires, tous mes baisers — tout l’air que\nje respire.\n   Avant qu’elle se donne à la tienne, mon âme était\nvide d’amour, aujourd’hui elle est pleine de toi :\n   Je t ’aime de l’amour des tout petits pour leur\nmère.\n   Je t’adore comme les bergers — guidés par la\ncéleste Etoile — adoraient le divin Enfant.\n   Je t’aime de l’amour extatique d’un prêtre pour\nson Dieu.\n   Je t’aime comme on n’aime que l’Aimée.\n                        Credo.\n   Je crois en notre Amour — en ses avenirs, en ses\nlointains.\n  Je crois en toi, ô mon Unique Aimée.\n  En tes sourires, en tes aveux, en tes serments, en\ntes larmes, en ta voix tendre.\n  En ton cœur que je sens battre près du mien, en\nton souffle, en tes cheveux, en tes mains blanches.\n  En la Trinité Vierge de tes lèvres jasminées et de\ntes yeux aux bleues échappées de ciel.\n   Je crois qu’un jour tu seras à moi.\n   Je crois qu’un jour je serai à toi.\n                    O f f e r t o ir e .\n  Adorée mystiquement chaste, — pardonne à mon\nindignité et laisse-moi t’offrir l’hostie pure de mon\nAmour.\n"}, {"page_pdf": 434, "texte": "    Variations de Messe.                          391\n\n\n   Je te l’offre, — pour reconnaître ma petitesse et\nmon néant — avec mon cœur, avec ses fibres et son\nsang.\n   Avec mes espoirs et mes songes, avec mes ambi­\ntions et mes luttes.\n   Avec mon âme insouillée, Vierge d’amours in­\ndignes de toi.\n                      E l é v a t io n .\n    Idéal incarné,\n    Rose d’Amour,\n    Baume de mes douleurs,\n    Bouclier de mes combats,\n    Palladium de mes courages,\n    Je suis à tes pieds, et je baise tes genoux. Je\nrenonce à moi-même et je m’anéantis devant toi.\n    Prends le sang qui brûle en mes veines, aspire le\nsouffle qui gonfle mes poumons.\n    Par tes yeux, par tes lèvres, par ton cœur, je\nt ’aimerai jusqu’au dernier regard de mes yeux, jus­\nqu’au suprême baiser de mes lèvres, jusqu’à la défunte\npalpitation de mon cœur.\n    O mon Unique Aimée, j ’élève vers toi tout mon\nêtre, avec la blanche hostie de mon âme et le calice\nauguste de ma vie !\n                              J o s é HENNEBICQ.\n"}, {"page_pdf": 435, "texte": "       LES BLANCHEURS.\nSur le lac mélancolique où vont les cygnes\nNous regardions sangloter les rayons blancs...\nOh ! nos deux âmes, ces lents spectres tremblants\nE t blancs sur le lac aux blandices insignes...\nJ ’admirais l’étrange candeur de tes lignes,\nTon bras presque nu, l'étoile de tes yeux\nQui me parlait, et, quand défilaient les cygnes\nSur le lac, — oh ! toi, ton corps capricieux !\nTels de grands lys vivants, les oiseaux poètes\nS’enfonçaient, puis émergeaient, puis sur la berge\nDormaient, la tête sous l’aile... oh ! ton cœur vierge\nTriomphateur aux somnolences muettes !\nUne pureté s'exhalait de ton geste\nPrim itif... de l’air chaste... des oiseaux calmes.\nUn languir tombait de fraîchissantes palmes.\nOh ! le silence et toi-même, et tout le reste...\nE t j ’ai rêvé que p ar la verdeur des branches,\nUn tonnerre descendait, tuant les cygnes ;\nOh ! ta chair, ta chair seule ! voici tes hanches,\nTon sexe... mortes tes pudeurs, morts les cygnes.\n                                           J u l e s BOIS.\n"}, {"page_pdf": 436, "texte": "          FUM ÉES NOCTURNES.\n\n\n      e r s l’empire d’ombres à jamais reclus des jours\n      V\n         saturniens, au bleu tranquille — loin comme\n        un regard de femme ennuyée — sérénité\n         encore jeune, en demi-teintes, d’un automne\ndont je veux ignorer le terme, et même s’il se doit\nprolonger plus grave, quand, dehors, les fleurs de\nneige précipitent des parterres bientôt violés, quand\nles fenêtres s’étoilent de gemmes serpentines, — soit\nl’hiver, à l’écart, très près pourtant par cette frêle\nbarrière prismatique et de gel — l’Assise attend, sa\npensée errante sur des joyaux d’aventure : non le\nfroid baiser d’un bracelet de jade, non plus l ’ambre\nseptentrional d’un collier, mais des grelots d’or, pas­\nsages d’hippogriffes privés tout au fond des moires\nde mon âme : palais sous l ’Océan, une mince viole,\naussi, dormant les rhythmes qui chanteront un\nsoir, doucement, vers Elle — un soir où les cloches\nrouillées perdront leur battant, où s’épanouira, pour\nla gloire de ses seins légers, le seul essentiel de mes\nRêves.\n"}, {"page_pdf": 437, "texte": "394                                        la Wallonie.\n\n\n\n                              **\n                               *X\n\n\n\n   E n avant, les banquises élancent dans un ciel\n d’acier mort des aiguilles de turquoise et d’émeraude\n— les banquises rectilignes, trop correctes qui cernent\nl’horizon, ligne incurvée vers un pôle nécessairement\nplat. La terre éparse, en arrière, à perte de vue, c’est\nune blancheur de plaines irrémédiables, dans l’attente\ndu printemps arctique. Mais qu’y poussera-t-il ?\n   Si le soleil est tiède, de maigres lichens et de tristes\npetites bruyères roses. Celle-là qui rêvait tout à\nl’h eure — et ses pâles yeux bleus — passera peut-être\nl’année prochaine ; nous lui offrirons un pauvre\nbouquet.\n   Aujourd’hui, qui donc habite cette solitude ?\n   Piété sur un bloc de glace — ô le morne piédestal\n— un ours blanc se balance, un ours savant qui a vu\nles villes du Sud ; on l’y régala de coups de trique,\nmais.il y apprit plusieurs choses ; en effet il grogne :\n“ G n ô ti S e a u to n . „\n  Un vieux phoque gorgé de poissons, vautré au\nbord d’une crevasse, s’en ricane.\n                              ** *\n   Le clown — dont le papillon s’est brûlé les ailes à\ntant de lustres — disait à son ami : “ Si tu crois qu’il\nme suffit d’avoir tissé d’étoiles l’étoffe de mon âme,\nsi tu t ’imagines que porter à perpétuité la traîne de\ncette reine de Saba l’Illusion m’est une joie — il est\nvrai qu’en d’autres circonstances j ’ai tendu à la\n"}, {"page_pdf": 438, "texte": "     Fumées nocturnes.                                 395\n\nFantaisie les cercles de songe où j ’espérais qu’elle\nresterait prisonnière, mais elle retombait, svelte, sur\nle dos de son noir cheval infatigable (je pense que\n c’est un démon) et galopait plus loin — si, enfin, tu\nne t ’es pas encore aperçu des pierres précieuses que\nje crache parmi de tels crapauds — et ce n’est pas du\nstrass, tu peux vérifier — vide ce verre où stagne un\ndeuil liquide et raconte-moi les Triboques : lors, nous\nressemblerons peut-être à tout le monde. „\n   Mais l’ami brisa son verre sur le plancher et garda\nle silence, car, au fond , il comprenait très bien.\n                            ** *\n   Ils ambulent raidement par les frises du palais de\nXerxès, robes d’or et faces d’ébène, graves et telle­\nment séculaires, selon la majesté qu’ils protègent —\nles archers.\n   Cependant, au-dessous d’eux, se tasse un tout petit\npalais gris ; il n’y a personne aux portiques, il n’y\naura personne jamais plus.\n   Des gens passent qui regardent ces archers : tenez\npour certain qu’ils en ont peur un peu et que cela les\nennuie.\n   Rassurez-vous, gens, ils sont prisonniers dans une\ncage de verre, les carquois sont vides et ceux-là se\ntaisent pour l’éternité.\n                            *\n                           * *\n\n   L’aboi des meutes roule sous les futaies ; aux clai­\nrières que le soleil martial crible d’or neuf, aux taillis\n"}, {"page_pdf": 439, "texte": "396                                     la Wallonie.\n\n\n\noù les mares entr’ouvrent un œil moussu, le cor du\nchasseur-enfant s’enroue. —\n  Le même, un éphèbe en chasse l’après-midi ; les\nombres s’allongent, les huées des corbeaux l’accom­\npagnent et l’hamadryade — c’est une archi-cente ­\nnaire dès les siècles — lui chante : “ Tu ne l’attra­\nperas pas... „ — Son cheval galope.\n  La forêt saigne de crépuscule ; le cheval lassé a\npris le pas ; le cor est crevé et l’auréole du chasseur\ndivin pend, déchirée, aux branches basses.\n   Voici que la Nuit monte ; les chiens se taisent et\nse couchent en rond. — La bête serait-elle prise, par\nhasard ? — Le cheval est mort.\n   Allègre, enfin, — depuis tant d’années cette chasse !\n— un vieux chasseur s’avance et regarde. — Il n’y a\nrien, rien que le clair de lune, tout solitaire, étalant\ndes linceuls sur le sol.\n   C’était une journée — il y a longtemps...\n                          ** *\n  La fragile adolescente, épousée demain peut-être\nd’un magicien hors d’âge, descend les marches sono­\nres vers les vagues — alanguis baisers mauves,\njonquilles, pétales de camélias épris du friselis pareil\ndes satins qui la parent, et du mystère sidéral d’un\ntalisman donné par une fée amie : la couronne au\ntumulte infléchi de ses cheveux — et regrette la\ndescente trop brève lors que sérénadent, pour elle,\nles harpes d’Océanides fuyardes, tels fins vols de\n"}, {"page_pdf": 440, "texte": "    Fumées nocturnes.                               397\n\nmouettes en arpèges doux sur la mer — et le vent\ntambourine comme un fol par les falaises.\n   Atterrissez la gondole des funérailles, allumez\ndes torches livides; que cette amante dès maintenant\nendormie, vogue toute seule, puisque nul à son\ndoigt frêle ne passera l’anneau qui la garderait du\nDiable.\n   Celle-ci est une vierge Poésie — mais plus pour\nmoi — bientôt aventurée sur l’Océan — donnez-lui\nune palme — ; que, pour la sauvegarder, elle ait,\nlà-bas, dans sa patrie Thulé-des-Brumes, la prière\naux lèvres liliales de ses sœurs, mortes d’avoir été\ncloîtrées — moi, je garde sa fleur mystique : taisez-\nvous cloches — ou bien, il y a des pirates sur la mer,\nquelque royaume étrange — ou bien les cygnes\nd’Artémis maternelle l’emporteront dans la Lune;\nmoi je n’étais qu’une église veuve de St-Ciboire, elle,\nune trop fière clochette d’argent.\n                           *\n\n  Ce sont les bons poètes, en mal d’une Psyché, qui\nrodent parles flaches noires et s’éclaboussent mutuel­\nlement d’eau sale et de rimes bariolées.\n  Quelque arakhné d’arrière-saison étend sur la ville\nsa toile pluvieuse et la soie, partout, des brouillards\nvisqueux; les clochers toussent des heures longue­\nment : tintinnulées sombres, impalpables chauves-\nsouris par les rues et les places ; des gouttières\nchantent leur prophétie : on dirait d’une Atlantide\nconfuse.\n                                               26\n"}, {"page_pdf": 441, "texte": " 398                                     la Wallonie.\n\n\n\n    Ici, le cabaret invite ; Sanch o Pança sommeille au\n comptoir : il a vendu l’armet de Mambrin et tient\n l’âme de Don Quichotte captive dans le tiroir, avec\n les gros sous — cette nuit de névralgie, en recueille­\n ments, en compromissions vides et de choses qui\n ressuscitent.\n    Etemels mounis nimbés de vapeurs blêmes, ce sont\n deux poètes. — E t tandis que, pour eux, sur la table\n valsent des topazes brûlées, l’un, discord : “ Mes\n souliers sont percés. „\n    E t l’autre : “ Les pieds mouillés font les cervelles\n chaudes. „\n    E t puis ils boivent et fument sans rien dire plus,\n Sancho, de mauvaise humeur au comptoir, le cabaret\ntorpide et la rue alentour : Arakhné y darde fort ses\nlongues pattes froides, mais elle ne prendra per­\nsonne; les gouttières sanglotent en mineur; une\ngirouette poitrinaire bat la mesure. Dans un instant,\nl’un sera, — la Palestine grise et rouge se lève — le\nsultan Soleiman-ben-Daoud qui se mémore ce can­\ntique des cantiques à cause d’une lointaine Sçula ­\nmite et dispose les glorieux tapis de son âme pour\nl’advenue de Belkis — elle ne viendra pas ; l’autre\ncontemple couler la Gangâ violette où les grands\npachydermes vont s’abreuver à l’aube ; les bambous\nfraternels se penchent et de leur duvet lui caressent\nl’échine, et saintement, il adore, issu de son nombril\nà jamais aryâ, le lotus d’azur qui récèle la Trimourti\n— mais ce ne sont que fumées de tabac.\n"}, {"page_pdf": 442, "texte": "    Fumées nocturnes.                               399\n\n   En un coin le conseiller Krespel tourmente son\naigre violon ; les crépuscules inéluctables régnent, et\nvoici, soudain, fleurir, et s’enrouler autour de leurs\ncuisses transies, grandir jusqu’à leur front terne,\nles mornes coraux d’inconscient.\n   Enfin — hosanna ! — montent dans l’air brun les\ntours de cristal des Mont-Salvat futurs.\n                           *\n                          * *\n  En extase sous l’arbre de vie, je m’imprégne des\ntourmentes florales suscitées par les brises du Para­\ndis terrestre et j ’écoute tinter au loin la chaîne d’or\nqui entrave les chevilles puériles de Salammbô.\n  Les branches de l’arbre se balancent; leur cliquetis,\nun cistre affolé pour une fête barbare; il y a des\nfruits parmi les branches, de beaux fruits vermeils,\nmais je ne les cueillerai : mon vieux cousin le Ser­\npent caché dans les feuillures smaragdines, m’a\nrecommandé de n ’y pas toucher.\n  Pourtant, quelques-uns gisent sur l’herbe; mûrs, le\nvent les a détachés. — Si je goûtais celui-là....\n  Ah ! l’aff reuse amertume....\n  Il tombe une sueur froide des feuillures glauques\nde l’arbre; pou r la prem ière fois , un nuage cache le\nsoleil; les oiseaux constatent d’un sifflet, moqueuse­\nment; la brise disperse des relents de cadavre et\npleure les tendresses orphelines. Le Serpent s’écrie :\n“ je te l’avais bien dit ! „ — et Salammbô a cassé sa\nchaîne d’or.\n   Arbre de vie et fruits de mort.\n"}, {"page_pdf": 443, "texte": "400                                     la Wallonie.\n\n\n\n                          **\n                           *\n\n\n\n    Un lac profane, qui fut sacré, — les pasteurs des\n hauts plateaux y ont miré leur génie, la flamme du\n sôma, comme l’aube primitive éployait ses gonfanons\n — un lac où le fantôme d’un grave minuit se péren­\n nise et préside aux danses du brouillard, dentelles et\n mousselines modulées harmonieusement vers la faille\n classique d’une ceinture de saules et de peupliers :\n les saules, en panaches de quel cénotaphe, les peu­\n pliers, lyres douloureuses parmi le vent et cierges\n tristes ; un rire blafard aux chrysoprases du ciel :\n c’est la lune. Des vagules se poursuivent selon quel­\nque faible courant et n’émeuvent guère l’orgueil des\nfleurs de nymphéa, ces délicates personnes pavanées\nà cause de leur collerette et qui sont si défuntes —\npourtant. Infatigablement, par ce minuit sans lende­\nmain, la gentille crécelle d’une grenouille accuse le\nsilence — le silence large tombé sur l’eau, les saules,\nles peupliers, et sait encore rire au rêve de la nuit.\n   La légendaire histoire que vibre la grenouille,\nl’onduleuse inquiétude épandue de la nuit dormeuse,\ndes voix chuchotantes loin : tant de silence dor­\nlote le lac des ancêtres jusqu’au jour de soleil et\nde rédemption où le sphinx garotté quelque part\nsous les arbres déchire son linceul de lierre et crie\nun mot de tous envié.\n   — Les peupliers se plaignent dans le vent et les\nsaules. —\n   Ce jour-là — il luit quelquefois — la joie toni­\n"}, {"page_pdf": 444, "texte": "    Fumées nocturnes.                                401\n\ntruante d’orgues viriles, la haute clameur d’or des\nbuccins de gloire s’irradient pour un triomphe et\nl’essor rajeuni de l’Anadyomène du lac propage des\nmythes agiles; elle agite l’étendard en feu de sa che­\nvelure et vole, les yeux éperdus, vers la lente majesté\n d’un olympe, là-bas, au fond des âges. — Tu luiras\njour de soleil et de rédemption ! —\n   (C’est un minuit de Jouvence.) Ensuite, un autre\njour s’éteint : il n’est plus que lignes boiteuses ta­\nchant le papier; par l’hypogée où des fumées traînent,\nquelqu’un cherche son âme et ne la trouve pas : pour\nlongtemps encore, elle s’est noyée dans le lac pares­\nseux.\n                          ** *\n   La nuit d’été, brasillante d’étoiles emplit ses\nyeux — mais, heureusement, elle n ’en sait rien. Ce\ncharme ! combien différent d’autres yeux, froides\nténèbres bien inconscientes où dorment des bois\nmaudits ; et la vanité de son corps, elle ne l’a pas —\noui, ce charme.\n   D ’autres feindront d’ignorer leur beauté ou plutôt\nlaisseront tomber de ces regards : “ Vous me trouvez\nbelle? ça m’est fort égal ; je le sais mieux que vous. „\n   Mais ce charme tranquille de ses yeux tout à elle,\nl’été nocturne de ses yeux : le charme, vous dis-je...\n                          ** *\n  Epanouissez la joliesse précaire des éventails;\nlentement, qu’ils amusent l’Insomnie chassieuse;\n"}, {"page_pdf": 445, "texte": "402                                     la Wallonie.\n\n\n\ntrès vite, qu’ils nuent d’arcs-en-ciel brefs les vapeurs\nde tes aromates criards, — ô cité d’artifices.\n   Les éventails, dans le noir, sont des bouquets de\nfeu pâle, la neige des cascades lunaires sur un massif\ndes géraniums, de nobles guirlandes des Pana­\nthénées.\n   Une théorie moqueuse se précipite pêle-mêle avec\nla course effarée des nuages et Lui lance, de là-haut,\ndes perles laiteuses. Elle ne les ramasse pas, Elle\nsait que, réellement, ce sont des boules de verre\npeintes. — Moi, certains soirs, je les recueille, mais\nles rejette tôt ou tard et viens m’accroupir à ses\npieds, près du foyer poudroyant de cendres froides.\nLà — le vent chante dans les cheminées — j’ai de\nnouveau, longtemps, un rêve lumineux de barques\nbalancées au bleu calme de ses yeux et, fenêtre\nentr’ouverte, la caresse s’élargit des éventails frais\nqui leurrent sagement l’Insomnie.\n  Les tilleuls en fleurs embaumaient cette nuit.\n                          ***\n   Que les flammes du bûcher s’érigent dans l’ombre ;\nla pourpre de jeunesse, ce diadème trop étroit, l’épée\némoussée et tels manuscrits de Kabbale qui n’appri­\nrent rien à personne puisque, d’enfance, nous en\navions deviné la doctrine, qu’on les brûle — aussi\ncette tresse de cheveux pluricolores.\n   Des yeux paiement bleus m’invitent au silence ; la\nMaïa au bord de la mer m’a souri : je vais dormir\nentre ses seins.\n"}, {"page_pdf": 446, "texte": "    Fumées nocturnes.                                403\n\n\n\n   Maintenant, la vie quotidienne emporte une bière\nencore ; Croque-mort, lui-même, conduit le deuil. E t\nles passants s’étonnent du drap candide semé d’œils-\nde-paon et s’écrient : “ Qu’est-ce donc ? „\n   Pas grand’ chose : une fois de plus, quelque âme\ntrop bien née retourne aux Limbes.\n                             A d o lp h e   RETTE.\n"}, {"page_pdf": 447, "texte": "         CHRONIQUE ARTISTIQUE.\n\n    1er Concert du Conservatoire. Beau réveil après un engour­\n  dissement de quelques mois.\n    L'orchestre, très homogène cette fois, a interprété la\n  symphonie pastorale de Beethoven et la marche funèbre de\n  Siegfried (deux œuvres qu’il serait oiseux d’analyser) avec\n beaucoup de précision, de relief et surtout de distinction.\n Même remarque pour l’exécution de la Rhapsodie de Dvorak,\n aux rythmes, au dessin mélodique et à l’orchestration\n étranges, œuvre colorée et descriptive, empreinte d’une\n grande couleur locale, un vrai ruisselement de pierres\n précieuses.\n    Deux virtuoses : MM. Bouhy et Sauret. Le premier chan­\n tait un air de l’Elie de Mendelssohn et un fragment de\n Françoise de Rimini d’Ambroise Thomas.\n    M. Bouhy a apporté à l’exécution de l’air classico-roman­\n tique d’Elie, la sobriété que demandait cette musique. Il était\nplus facile de juger de la souplesse et de l’étendue de sa voix\n dans l’air de Françoise de Rimini. La remarque qui précède\njustifie quelque peu le choix de ce dernier morceau.\n    L ’organe de M. Bouhy, bien que très sympathique,\nmanque de timbre, mais ce défaut est largement racheté par\nles qualités déjà énumérées auxquelles il faut ajouter une\ngrande justesse d’intonation et une diction remarquable.\n   Le violoniste, M. Sauret, a joué d’une façon assez terne\nle 1er concerto de Max Bruch. M. Sauret nous paraît avoir\naccentué les défauts de cette œuvre un peu uniforme et\n"}, {"page_pdf": 448, "texte": "     Chronique artistique.                                  405\n\n longue, par une interprétation trop mièvre et manquant de\n saillie. En revanche sa compréhension du Rondo Capricioso\n  de Saint-Saëns nous a semblé singulièrement triviale et fan­\n taisiste.\n    Dans deux morceaux de sa composition M. Sauret a fait\n preuve de beaucoup d’élégance et d'une grande franchise\n  d’attaque et nous a dévoilé une clarté et une virtuosité dont\n il eût été difficile de se rendre compte dans les deux pre­\n miers numéros de son programme.\n                                 ***\n    M. J. Rulot expose en un bas-relief deux portraits de\n jeunes filles. Disons deux mots de cette œuvre d’art qui nous\n révèle un talent jeune, vigoureux et chaste, qui ne recule\n pas devant les difficultés techniques que présente l’exécution\n d’une œuvre comme celle dont il est ici question.\n    Ce qui impressionne de prime abord dans ce médaillon,\n c’est le caractère immatériel et élevé de l’œuvre et la simpli­\n cité dans les moyens d’exécution, simplicité qui engendre une\ngrande difficulté technique pour la jeune fille du second plan\ndont la ligne s’atténue et disparaît dans les vagues du fond.\n    L ’opposition que nous remarquons dans le groupement et\ndans la manière dont sont traités les deux sujets se continue\ndans le caractère : la jeune fille du premier plan, d’une\nbeauté étrange et peut-être idéalisée, semble revêtue, dans\nune pose extatique, de quelque chose d’altier et de superbe,\ntranchant sur la nonchalance de la seconde à l’esprit plus\nhumain et plus câlin.\n   Dans le petit monde artistique de Liège, cette exposition\nfera un peu l’effet d’une pierre lancée dans la mare aux\ngrenouilles ; il est à, regretter que des tentatives de ce genre\nne se renouvellent pas plus souvent et que la modestie de\nM. Rulot le tienne trop à l’écart du public.           C. P.\n"}, {"page_pdf": 449, "texte": "406                                           la Wallonie.\n\n\n\n\n    Les nouveaux concerts liégeois. — Première séance. — Nous\n espérions de M. Gabriel Pierné quelque jeunesse, une per­\n sonnalité. Nous avions cru et il nous avait été dit qu’il était\n des vaillants de la jeune école française. Nous avons été\n déçus. En grande partie le programme était consacré aux\n œuvres de M. Pierné ; c’était trop.\n   La musique de M. Pierné est d’un travailleur et d’un\n consciencieux, mais elle n’a pas de caractère. Pas de pensées\n qui impressionnent, pas d’inspiration qui chante. Quelque\nrecherche d’originalité : l’effort vous frappe et l’originalité\narrive péniblement. Une grâce assez mince et une facile\namabilité, respectueuse des foules qui le font applaudir.\n   Nous avons entendu un concerto pour piano et orchestre,\nune suite d’orchestre où je citerai volontiers “ l’entrée en\nforme de menuet une banale sérénade pour instruments à\ncordes, qui a été suivie de vigoureux rappels et dont le public\nnous a imposé une seconde audition.\n   M. Pierné a joué en pianiste de talent quatre piécettes sans\nvaleur, qu’il détaille gentiment ; cela lui a valu de nouvelles\nacclamations.\n   L e choix de M. Sylvain Dupuis n’a pas été heureux. Il ne\nse trompera pas sur la cause et la portée des applaudisse­\nments qui ont salué M. Pierné. Ce ne sont pas de ces applau­\ndissements que recherche M. Dupuis, et il est trop artiste pour\nne pas avoir apprécié le compositeur à sa juste valeur\n   L e concert avait commencé par l’ouverture de Rienzi,\nl’une des pages les moins intéressantes de Wagner, et par la\nsymphonie n° 4, en si bémol, de Beethoven. L ’orchestre a\nmanqué de vigueur et de netteté, il nous a donné de l’ou­\nverture et de la symphonie une interprétation un peu\n"}, {"page_pdf": 450, "texte": "    petite Chronique.                                      407\n\nrelâchée; pour terminer, il a joué avec plus de conviction un\népisode symphonique de Svendsen : Carnaval à Paris.\n  Très confiants en MM. Sylvain Dupuis et Vanderschilde,\nnous attendons d’eux une brillante revanche. Le festival\nVincent d’Indy, auquel prendra part Mme Bordes-Pène, la\nleur procurera.\n\n\n            PETITE CHRONIQUE.\n    L es X X ont récemment reçu parmi eux à titre de nouveau\nmembre, Robert Picard. Ce nom encore inconnu éclatera\nbientôt ainsi qu’une fanfare étrange. Jamais jusqu’ici ses\nœuvres n’ont été exposées, et elles sont d’une nouveauté\ntellem ent déconcertante que nul point de comparaison ne\nsera possible : ce sera la personnalité la plus intacte des XX.\nNous nous contentons ici de la signaler.\n                                *\n                              * *\n    On a barnumé Grieg, tant et si bien que Grieg et sa\nmusique sont sortis singulièrement diminués de toutes ces\nexhibitions.\n                              ** *\n    Bruxelles a entendu avec stupeur Esclarmonde de M.\nM assenet. Mais comme l'A rt ne pardonne pas, toutes les\nbelles choses qui ont été détournées se sont déformées et\nl’ensemble est arrivé à faire la plus invraisemblable bouil­\nlabaisse qu’on ait jamais vue. Il y a cependant des imbéciles\ne t des niais qui admirent, quorum la FIN ANCE.\n\n                              ** *\n    Une nouvelle des plus inattendues : on a retrouvé M.\nArthur Raimbaud. Il est actuellement au Maroc, se préparant\n"}, {"page_pdf": 451, "texte": "408                                           la Wallonie.\n\n\n\n à la plus extraordinaire expédition. Des renseignements\n certains nous ont été envoyés de Tanger, et nous espérons\n pouvoir en publier de complets le mois prochain.\n                                  *\n                                * *\n    La W a l l o n i e publiera en janvier un n° double dont la\n composition sera particulièrement soignée.\n    E lle continuera à se trouver à l’extrême avant-garde de\n l’armée littéraire et compte sur les dévouements de tous ses\n amis, comme par le passé.\n                                 *\n                                * *\n    L e Salon des X X sera inauguré cette année plus tôt que\n de coutume. Il succédera, dans le courant de janvier, à\nl’Exposition des Aquarellistes actuellement ouverte. La liste\ndes invités que nous publions ci-après fait présager un\n ensemble varié et de rare intérêt.\n    Parallèlement à l’Exposition d’Arts plastiques, des audi­\ntions instrumentales et vocales feront connaître au public les\nœuvres m usicales nouvelles, la plupart inédites, des jeunes\nécoles belge et française. L es X X offriront en outre, à leurs\nabonnés, une ou deux conférences littéraires.\n    Invités.\n    Eugène Boch — Charpentier — Dubois-Pillet — Forain —\nH avet — M ellery — Minne — Lucien Pissarro — Redon —\nRenoir — Segantini — Sésanne — Signac — Sisley — Storm\nde Gravesande — de Toulouse L autrec —Vincent Van Gogh.\n   Stéphane Mallarmé fera une conférence sur Villiers de\nl’Isle Adam et peut-être Maurice Maeterlinck lira-t-il son\nœuvre nouvelle et si remarquable : La princesse Maleine.\n"}, {"page_pdf": 452, "texte": "                      TABLE DES M A T IE R E S\n                                     Pour l’année 1889.\n                           A*.                            La Vierge,                           233.\n                                                          Nocturne,                            234.\nChantefable u n               peu     naïve ,\n   (v e rs) ,                                    312.                 Jean     DELV1LLE.\n\n         ANZOLETTI (LUIZA).                               V ers :     Langueur Hiver,          200.\n                                                                      Parc lunaire,            201.\nLa Musique en Italie,                    1 0 3 ,1 4 3 .   S o n n e ls : La Nuit profane,      293.\n                                                                         Sphinge blanche,      294.\n    de   J u l e s B a r b e y d’ A u r e v il l y .\n                                                                    C é le s tin    DEMBLON.\nF ra g m e n ts ,                133, 203, 237.\n                                                          Bois de M ai,                 193.\n                    J ules   BOIS.                        Max Waller (ch. litt.),       1 0 8.\n                                                          Les Poètes namurois, p a r A.\nLes Blancheurs (v ers),                           392       V ierset (ch. litt.) ,             140.\n                                                          Nos m o rts (ch. litt.),             277.\n             Marcel        COLLIÈRE.\n                                                                    E ugène DEM OLDER.\nLe Gyndès (vers),                                12 3 .\n                                                          Par la Fenêtre ouverte (p ro se), 202.\n                        Cé l . D .\n                                                                         A. DUPONT.\nO les Femmes, p a r M aurice\n   Si ville (ch. litt.) ,                        114·.    Λ’octurnement (v ers),               303.\n\n                        Ch. D.                                            F r itz   E LL.\nGritte, p a r G. R ah len b eck (ch.                      Le Réveil, ch . I ,                  388 .\n   litt.),                                       184.\n                                                                    L udwig GHELDRE.\n         A c h il l e    D ELAROCHE.\n                                                          Le Boi d'Ys (ch. m u s.),             97 ,\nDésastre (v e rs),                  8.\nSonnets symphoniques,              88.                                   R ené GH1L.\nLes Débâcles, p a r Em . V erhae ­\n   re n (ch. litt.),                              33.     H eur d’Hive r (v e rs),              73.\nL e ttre ,                                       210.     Une R ép o n se,                     242.\nR éponse k u n e n o te ,                        243.\n                                                                              L. H.\n    Charles         DELCHEVALERIE.\n                                                          A V erviers (c h . m u s .),         148.\nP ro se s : Orgueil,                               9.     C o n cert W ag n er (ch. m u s.),   149.\n             Brumaire,                           130.     C hronique d’A rt (m u s.),          181.\n"}, {"page_pdf": 453, "texte": "410                                                                          la Wallonie.\n\n\n\n                  L. HEMMA.                              Charles     VAN LERBERGHE.\nM u s iq u e à L iè g e ,                      98.   Les Flaireurs (drame),            24.\n                                                     Un Poète gantois (ch. litt.), 459.\n            J o sé   HENNEBICQ.                      Maurice Maeterlinck (ch. litt.), 227.\n                                                     La Grâce du Sommeil,             317.\n         V a r ia t io n s    de    M esse.\n                                                                     M*.\nIntroït,                                      339.\nÊptlre,                                       389. Prose symphonique : Vers Vous\nCredo,                                        390.    voici Falloir,               167.\nOffertoire,                                   390 Vers tranquilles,                232.\nÉlévation,                                    391. Chronique d’Art,                182.\n                                                   L'Art en E xil, par G. Roden­\n          F e r d in a n d    HÉROLD.                bach (ch. litt.),             210.\n                                                   L’A rt Symboliste, par G. Vanor\nL’Ile des Lotos (vers),                        204   (ch.  litt.),                 214.\n                                                   Traité du Verbe, par René\n                        J. K.                        Ghil (ch. litt.),             185.\nTaie,                                         352. Cloches en la N uit, par Retté\n                                                     (ch. litt.),                  186.\n             George          KELLER.\n                                                            Stéphane         MALLARMÉ.\n               : L’Eau du Rive, , 18.\nL 'E a u d u R ê v e\nVers : Délaissée,                 19.                Sonnet,                                3.\n      Poésie,                     20.                          Albert        MOCKEL.\n      Calme,                      21.\n      Soir de printemps,          22.                Au Crépuscule (prose),               49.\n      Rive,                       23.                Lettre,                             216.\n      Mirage,                    285.                Note,                               245.\n      Aube,                      285.                Villiers de l’Isle Adam (ch.litt.), 331.\n             H ubert         K R A IN S .                      S tuart       MERRIL.\nMaisons borgnes,                              164. Paysages et Portraits (proses), 223.\nCaprice-Revue (ch. litt ),                    250.\n                                                          G         MOUREY.\n                                                                a b r ie l\n\n           B ernard          LAZARE.\n                                      Fluctuations : Chanson Créole, 70.\nLe mot~de l’Enigme,               127 Proses : Alléluia,             72.\n                                                Amen,                72.\n      C        L E M O N N IE R .\n           a m il l e                          Miousic,              73.\n                                      Je te souhaitai moins sincère\nPremières'proses : Le Hain,         6   (vers),                     255.\n                   A u Lavoir. 65.                  P. M. 0 .\n                    Impression\n                       urbaine, 121. Les XX (ch. pict.),             94.\n"}, {"page_pdf": 454, "texte": "         Table des matières.                                                         411\n\n Estampes japonaises (ch . pict.), 96.                      A d o lp h e   RETTE.\n Chronique bruxelloise :\nExposition de Portraits an­                    Le Volt (vers),                 76.\n  tiques,                        176.          La Forêt bruissante (vers), 191.\nExpostion du Cercle Artistique , 177.          Haute-Lice (vers),             226.\nExposition des Aquarellistes, -177.            Fumées nocturnes (proses),     393.\n                                               Joies, par V ielé-Griffin (ch.\n              P ie r r e -M . O L IN .            litt.),                           273.\nM es M é m o ir e s ':' (P ro s e s).                                T. S.\n4 e cahier. Atma :\"Le Sceau du\n                      Passé,       77. Les Saisons de Haydn (ch.\n 8e cahier. Erotologie : Soirs            m us.),                 179.\n               Intimes,          298.\n          Amour Platonique. 302.               Albert SAINT-PAUL.\n          Constatation,          804.\n6e cahier. Le Droit : Avertisse-        Nuptiale (vers),            4.\n               m ent préaluble , 361. Hommage (vers),             187.\n          L’Inceste légal,       362. L’Amante du Christ, par R.\n          La'Matriculture,       3 70 .   Darzens (ch. litt.),     82.\n          La Logique fém inine, 374. Leltre,                      216.\n                                        Note,                     248.\n                        P.\n                                                        H u b e r t STIERNET.\nChronique d’Art : Au Conser­\n   vatoire,                              246. Temps perfide (prose),                267.\n                      C. P.                                 M a rio VARVARA.\nA l’Emulation, Noir et Blanc, 177. De l’Album Parisien,                              13.\nRagghianti (ch. m us.),       178. Chapitre,                                        234.\nChronique artistique,         404.\n                                           E m ile VERHAEREN.\n        R AOUL PASCALIS.\n                                    Les Fresques (vers),                             11.\nVers : Imperia,                47. Comme tous les soirs (vers),                     221.\n       Incantation ,           4-i.\n                                              Aug . VIERSET.\n          P ie r r e Q U IL L A R D .\n                                              Gavr’inis (vers),                   268.\nL'Aventurier (vers),                     132, From Home : Arrivée,                306.\n                                                                   Londres,       307.\n          H en ri de    REGNIER.                                   Le Strand,     308.\n                                                                   London-Bridge, 309.\nLa Licorne (vers),                       67.                       Thames-Subway 311.\n  Et la Belle s'endormit,                67.                       St-James-Park, 349.\n  Et le Chevalier ne vint pas,           68.                       Soirée,        380.\n  Et la Belle mourut,                    69.\n"}, {"page_pdf": 455, "texte": "412                                                  la Wallonie.\n\n\n\n       M a u ric e WILMOTTE.             valerie                     337.\n                                       A .-J. Heymens, par Vande ­\nUne évolution de la critique,            velde,                      337.\n                         2 8 6, 381.\n                 X.                      Petite Chronique :\n\nChronique littéraire :                 Pages 6 0, 117, 132, 188, 2 15,\nPremières proses, par Delche-            2 42 , 284, 339, 3 80, 407.\n\n\n\n\n                                 V\n"}, {"page_pdf": 456, "texte": "     H ô tel d e s A m é r i c a i n s\n        1 4 — R ue de l’A bbé de l’E pêe— 14\n                                PARIS.\nEn    face du Luxembourg. Près du V al de                        Grâce.\n               A u Centre des Ecoles.\n  Tous les appartements ont vue sur de magnifiques jardins.\n                       PENSION DE FAMILLE.\n\n\n\n\nPHOTOGRAPHIE INSTANTANÉE\n                   H. Z EY EN.\n         137, boulevard de la Sauvenière,1\"137\n                            L I E G E.\n     Spécialité d’agrandissem ent à la lum ière électrique.\n     FABRIQUE DE PIPES DE HENRI ZUBRODT,\n                P lace du T héâtre, 11, Liège.\nPorte-cigares en écum e de mer, am bre et racine de bruyère.\n  — Pièces de com m ande, Ecussons, Initiales, Portraits,\n  exécutés en 24 heures.\n________________ RACCOMMODAGES._________________\n        En souscription dans nos bureaux ;\n      C R É P U S C U L E S D ’A M E\n           Livre de vers par Gabriel M o u r e y .\n25 exem plaires su r Japon, à 5 francs, sont à souscrire.\n Quelques collections de LA WALLONIE (1886, -1887 et 1888) sont en vente\n                             au prix de G francs.\n                 La W allonie est en vente\nA LIÈGE : Chez MM. Gnüsé; George; D'Heur; Decq; Desoer; Aubette du\n       Pont d’Avroy ; Aubette place Saint-Lamhert.\nA BRUXELLES : Chez MM. Rosez, libraire, et Islace, libraire.\nA GAND : Chez MM. A. Hoste, libraire, rue des Champs ; Wennewitz (Muquard),\n     libraire, rue des Champs ; Vuilsteke, libraire, rue aux Vaches.\nA A n v e r s : chez Mme Ve De Vettor, rempart Slc-Calherine.\nA PARIS : Chez MM. Vanier, libraire, 19, Quai St-Michel ; Savine, libraire,\n    18, rue Drouot, et à la Librairie Nouvelle, rue de la Boétie, 3.\n"}, {"page_pdf": 457, "texte": "  4e ANNÉE, No 12.\n\n\n\n\n                            LA WALLONIE\nREVU E MENSUELLE DE LIT TÉ R A T U R E E T D 'A R T\n\n\n                                         Albert       MOCKEL,\n          Comité de Rédaction            P ie r r e   M. OLIN.\n                                         M a u r ic e   SIV ILL E .\n\n                Bureaux : rue St-Adalbert, 8, Liége.\n\nEnvoi d’un numéro spécimen contre 5 0 centime*\n              en timbres-poste.\n    A bonnem ent     :   5 fr. par an. Union postale : 6 fr. 50.\n\n                             SOMMAIRE\n\n\nM aurice W ilm otte. . . . une Evolution de la Critique.\nJ o sé H en neb icq .....................Variations de Messe.\nJ u les S o i s ............................... les Blancheurs (vers).\nAdolphe R etté .....................Fumées nocturnes.\nChronique artistique.\nPetite Chronique.\nTable des matières.\n\n\n                  Un numéro 50 centim es.\n\n\n\n\n                               Des presses de H . Vaillant-Carmanne , à Liége.\n"}], "calendrier": {"precision": "mois", "ordre_dans_volume": 10, "mois_verifie": false, "numero_verifie": true, "mois_reconstitue": true, "numero_reconstitue": false, "date_tri": "1889-12", "signet_source": "4ème année - N°12 - Décembre 1889", "preuve": "Numéro lu sur la couverture, PDF 457 (« 4e année, No 12 ») ; le mois n'est pas lisible dans l'OCR de la couverture, donc mois non vérifié. Sommaire imprimé : Wilmotte, Hennebicq, Jules Bois, Retté, Chronique artistique, Petite Chronique, Table des matières.", "methode_reconstitution": "Date et numéro du signet de l’ULB, contrôlés sur la couverture de la livraison quand elle est conservée."}}