{"numero_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "articles": [{"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-201", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Couverture", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "N° consacré àFrancis Viélé-Griffin. 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Pour l'édification de plusieurs. 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{"page_pdf": 213, "page_imprimee": 194, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 892, "texte": "194                                     la Wallonie.\n\n\n\n                         I\n\n      Ton doux sourire incantatoire\n      Présage un rire trop cruel :\n      J’en craindrais l’amour usuel,\n      Sachant le rêve expiatoire ;\n\n      L ’espérance est comminatoire\n      De désespoir continuel;\n      Mais, si du désir annuel\n      Le sacrifice est méritoire,\n      Trop folle rieuse d’aveux,\n      Toi qui, pour ce rire, ne veux\n      Que l’éloge d’une victime,\n\n      Contente-toi, ce soir d’A vril,\n      De quelque défaillance intime\n      Que masque un baiser puéril.\n\n                         II\n\n      Du banc velu que ta main flatte,\n      Ainsi qu’un monstre familier,\n      Tu souris et me veux lier\n      Les mains des blondeurs d’une natte ;\n\n      Et mon amour est ton allié.\n      Contre moi-même, alors qu’éclate\n      Le rire de ta lèvre fate\n      Où butina le vain Millier ;\n"}, {"page_pdf": 214, "page_imprimee": 195, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 759, "texte": "Jeux Parnassiens.                         195\n\n\n\n  Je ne souhaite pas ton âme\n  Et je ne sais pourquoi je ris\n  A l’unisson d’un cœur de femme,\n\n\n  Sans que je m’en dise surpris;\n  Et tends mes mains aux frêles chaînes\n  Que tressent tes mains souveraines.\n\n\n                      III\n\n\n\n  Des verts arceaux du bois humide\n  Dégoutte aux doux heurts de la brise\n  L ’averse qu’en l’herbe surprise\n  Boit le bord blanc de ta chlamyde ;\n\n  La verdoyante pyramide\n  D ’un cyprès nain brille et s’irise;\n  Mon âme est joyeuse et se grise\n  Du rire de ta lèvre, Armide,\n\n  Si rouge que mon âme est folle\n  D ’ouïr le chant de sa parole ;\n  Et ta gorge est immaculée ;\n\n  Et je plaisante l'heure brève\n  — O jouissance inégalée ! —\n  Car je t’ai faite de mon rêve.\n"}, {"page_pdf": 215, "page_imprimee": 196, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 967, "texte": "196                                      la Wallonie.\n\n\n\n                         IV\n\n\n      Votre si léger pas de femme,\n      En l’herbe de l’allée ancienne,\n      Votre pas de magicienne\n      Que vainement l’écho réclame,\n\n      — Bien que luisent, double lame,\n      Les boucles d’argent, et que vienne\n      Vers moi    par quoi je me souvienne —\n      Le parfum de ton corps sans blâme —\n\n      Put tel qu’en écoutant vos pas\n      Peureux que vous ne fussiez pas,\n      Pour en attester les échos,\n\n      Je vous contai l’étrange peur,\n      Si bien qu’en rire musicaux\n      S’est dissout le souci trompeur.\n\n                         V\n\n      \" Dites, vraiment les roses roses\n      \" Sont trop roses sous les rosées !\n      \" Et ces fleurs sont trop osées\n      \" De rire à nos âmes moroses ;\n\n      \" O vraiment, les larmes causées\n      “ Par cet ironique heur des choses\n      \" Dont telles, très cher, que tu n’oses\n      “ Baiser mes lèvres proposées.\n"}, {"page_pdf": 216, "page_imprimee": 197, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 737, "texte": "Jeux Parnassiens.                           197\n\n\n\n  “ Donc, pour égayer ce bois morne\n  “ Où s’égara nulle licorne\n  “ Parmi les verdures tragiques,\n\n  u Je ris de nos tristesses mêmes\n  “ Avec de tels éclats magiques\n  “ Qu’à nouveau voici que tu m’aimes ! „\n\n\n                    VI\n\n\n\n Charme vieillot de quelque trope\n Dont d’inhumaines ont musé,\n Fous désirs de l’héliotrope,\n Riez à mon cœur abusé:\n\n Et dites-lui le vœu rusé\n Voilé de fleurs, pour que galope\n Lourd du doux butin refusé\n Le Taureau ravisseur d’Europe :\n\n Car les vieux mots conviennent bien\n En cet étemel entretien,\n Et c’est le philtre des paroles ;\n\n L ’art des vieux mots, menteurs joyeux,\n Suscite encore aux cœurs des rôles\n Dont riront à jamais les Yeux.\n"}, {"page_pdf": 217, "page_imprimee": 198, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 887, "texte": "198                                   la Wallonie.\n\n\n\n                        VII\n\n      Sertis en guirlandes ton Ode,\n      Œuvre un doux rythme ondulatoire,\n      Chanteur du chœur invocatoire\n      Où sa promesse t’inféode;\n\n      Et dis son Rire en bon rapsode\n      Apte au cantique exultatoire\n      Que le cortège saltatoire\n      — Et qu’impatienta l’épode —\n\n      Redise et sonne de la lyre\n      Instigatrice du délire,\n      Pour qu’éperdument évolue\n\n      Le chœur aux chlamydes dicromes :\n      Ton âme, par son Rire élue,\n      Exulte en lyriques prodromes.\n\n                        V III\n\n\n      Pour avoir souhaité le Livre\n      Evocatoire d’hébétude,\n      Tu tends, étrange d’attitude,\n      Ta lèvre aux jus dont elle est ivre;\n\n      Mais la morne plaine est de givre :\n      Tu créas en ta lassitude\n      La boréale latitude\n      Où ta belle âme ne peut vivre;\n"}, {"page_pdf": 218, "page_imprimee": 199, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 263, "texte": "Jeux Parnassiens.                     199\n\n\n\n  L ’orbe est muet et l’astre râle,\n  La voûte t’apparaît murale\n  Et l’Ombre sur toi stationne ;\n\n  Mais résurgis en les survies :\n  Voici que son Rire s’étonne,\n  Et revoici tes vieilles vies !\n\n\n                    "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-002", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 199, "page_fin": 199, "titre_corps": "Jeux parnassiens : Epilogue", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Epilogue J’ai dressé le temple octostyle", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions 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"titre_corps": "Jeux parnassiens : Effigies : Sacristain", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Extraits des Effigies Sacristain Petite larve, chrysalide", "ancre_fin": "Ton officier, ancien brosseur", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Maître d’étude", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 219, "page_imprimee": 200, "debut_caractere": 140, "fin_caractere_exclue": 797, "texte": "E x tra its        des     “ E ffig ie s \"\n\n\n                                 S acristain .\n\n        Petite larve, chrysalide\n        Enfouie au terreau du culte,\n        J’aimais assez ta vie occulte\n        De fou bénin ou d’invalide;\n        On dit que tu fus un solide\n        Troupier qui dans la poudre exulte,\n        Toi, si passif à toute insulte\n        De toute ta face pallide ;\n\n        Vrai sacristain au pas muet\n        Attentif au moindre souhait\n        Que dit l’œil acéré du prêtre,\n        Si (1) étonnamment — peu causeur :\n        L’officiant reste, peut-être,\n        Ton officier, ancien \" brosseur „ ?\n\n                          “ "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-004", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 200, "page_fin": 201, "titre_corps": "Jeux parnassiens : Effigies : Maître d’étude", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Maître d’étude Sur l’étude où grincent à l’heure", "ancre_fin": "Puis, tu nourrissais les moineaux", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Prêtre Christ d’une fresque dil", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 219, "page_imprimee": 200, "debut_caractere": 797, "fin_caractere_exclue": 1076, "texte": "M a ître d’étude. „\n\n        Sur l’étude où grincent à l’heure\n        Les porte-plumes que l’on ronge,\n        Et vers les mômes qu’il apeure,\n        Ton nez prodigieux s’allonge ;\n\n ( 1) C om parez :\n            E t, o, ces voix d 'en fa n ts.... e tc ., de P au l V erlaine.\n"}, {"page_pdf": 220, "page_imprimee": 201, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 418, "texte": "Jeux Parnassiens.                          201\n\n\n\n\n  Dans le silence se prolonge\n  Le son de cor dont — quand il pleure —\n  Tu l’as purgé; mon cœur s’écœure\n  A voir ton mouchoir en éponge.\n\n  Mais tu ne savais rien de rien,\n  C’est si beau ça, gros alsacien :\n  Tu réparais les chronomètres;\n\n Tu calligraphiais pour nos\n Parents des “ en-tête „ de lettres ;\n Puis, tu nourrissais les moineaux.\n\n\n                    "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-005", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 201, "page_fin": 201, "titre_corps": "Jeux parnassiens : Effigies : Prêtre", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Prêtre Christ d’une fresque diluée", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 220, "page_imprimee": 201, "debut_caractere": 418, "fin_caractere_exclue": 743, "texte": "P rêtre.\n\n\n Christ d’une fresque diluée\n Que Deibl’r aurait barbifié ;\n Tête aime de crucifié\n De horions émoluée ;\n\n Marche sonore, évoluée ;\n Geste de main lubrifié ;\n Ame à qui nul ne s’est fié\n A tort, sois partant saluée;\n\n Vous apparaissiez sans bruit\n Au chœur où l’autel reluit\n — Cierges et ors dans ses dentelles —\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-006", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 202, "page_fin": 204, "titre_corps": "Jeux parnassiens : Extraits du « Futile acabit »", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Extraits du Futile acabit IV Quand, ô souriante Javotte", "ancre_fin": "réponse doit être humaine. D. •", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Extraits des Inanités Sonores II Du chandelier tors qu", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 221, "page_imprimee": 202, "debut_caractere": 266, "fin_caractere_exclue": 957, "texte": "E x t r a it s   du   “   F u t il e   a c a b it   „.\n\n\n\n                                        IV\n\n\n           Quand, ô souriante Javotte,\n           Ta danse avenante pivotte\n           Au rythme doux d’une gavote\n           Je doute que tu sois dévote;\n\n           Je doute, alors que, l’air chagrin,\n           Vous priez sans passer un grain\n           Du chapelet un bel écrin;\n           Que vous dansiez au boulingrin;\n\n           Comme vous mêlez bien les choses,\n           E t les épines et les roses,\n           L ’amour du Christ et du prochain :\n\n           Javotte, vous êtes unique\n           Pour, en vous signant d’une main,\n           Lever de l’autre la tunique.\n\n\n\n\n\\\n"}, {"page_pdf": 222, "page_imprimee": 203, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 828, "texte": "Jeux Parnassiens.                        203\n\n\n\n\n                    IX\n  Que vous connaissez mal ma flamme\n  Pour sourire de mes serments,\n  Philis de qui mon cœur réclame\n  Ce que réclament les amants;\n\n  Je sais que des chaînes sans blame\n  Peuvent unir quelques moments\n  Les cœurs, mais songez-vous, Madame,\n  Ce qu’elles coûtent de tourments ?\n\n  Ne soyez plus cette inhumaine\n  De qui la rigueur nous amène\n  A mourir de ses traits vainqueurs,\n\n  Que votre beauté moins cruelle\n  D ’un doux lien charge nos cœurs ;\n  Soyez aussi bonne que belle.\n\n                    X\n\n\n  Elvire vous êtes charmante\n  Et chacun brigue vos appas ;\n  Mais je ne désespère pas\n  Que vous ne soyez mon amante;\n\n  Quoiqu’un sourire me démente\n  Et que vous affectiez, hélas !\n  De me refuser tout soulas,\n  A vous voir ma flamme s’augmente ;\n"}, {"page_pdf": 223, "page_imprimee": 204, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 390, "texte": "204                                                     la W allon ie.\n\n\n\n        Si bien que ce rieur manège\n        Qui charme le galant cortège\n        Que l’amour enchaîne à vos pas\n\n        Encourage pourtant ma peine :\n        Pour que vous ne répondiez pas\n        La réponse doit être humaine.\n\n                                    D.\n                                      •\n        "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-007", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 204, "page_fin": 206, "titre_corps": "Jeux parnassiens : Extraits des « Inanités sonores »", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Extraits des Inanités Sonores II Du chandelier tors qui surgit", "ancre_fin": ": c’est bien ça ! E.", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Extraits du Séautos I Toute paroi que tu muti", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 223, "page_imprimee": 204, "debut_caractere": 390, "fin_caractere_exclue": 934, "texte": "E x t r a it s d e s   \"   I n a n it é s   S onores   „.\n\n\n                                    II\n\n\n       Du chandelier tors qui surgit\n       D’auprès du cœur de l’écritoire\n       Choit une larme aléatoire\n       Qui se condense et, froide, git\n\n       Au creux fer du lacrimatoire (1)\n       Qu’un reflet vacillant rougit :\n       — Telle ma pudeur s’insurgit\n       De ton refus révocatoire ;\n\n       Car ton cœur ne s’émut des pleurs\n       Chus, telles les larmes de cire\n       De mon amour flambeau fatal,\n\n\n\n( 1) Bobèche métallique.\n"}, {"page_pdf": 224, "page_imprimee": 205, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 758, "texte": "Jeux Parnassiens.                        205\n\n\n\n  — Larme figée au froid métal\n  De tes revirements railleurs\n  Et dont j ’épands le sang, vampire !\n\n                      V\n\n  Qu’a bu la suffisante oreille\n  Aux modulations de flûte\n  Que ne donne en anacoluthe\n  La phrase épique de l’abeille?\n  Le désir ardemment se butte\n  En pléonasmes sans merveille :\n  N ’est-il de notes sous la treille\n  Dont est sonore la volute ?\n\n  Vibrât satisfaisante une aile\n  Au ciel où s’éploie en ombelle\n  Un nuage lent qui ne vole\n\n Qu’ — effet de nature — l’ouie\n Ecouterait très bénévole\n Le chant de la vie éblouie !\n\n                     XI\n\n\n Obscur en lumineux problème\n Qu’un dire d’être a suscité\n Il rêve en la vieille cité\n Qu’incidemment quelqu’ombre l’aime\n"}, {"page_pdf": 225, "page_imprimee": 206, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 459, "texte": "206                                                  la Wallonie.\n\n\n\n      Lors promis au vieux réveil blême,\n      Il compulse l’immensité\n      Clairvoyant qu’une cécité\n      D ’orbiculaires clartés sème\n\n      La vision du Mieux voulu,\n      Et Mépbistopbèles velu\n      Grâte son jeu de crépuscule;\n\n      Mais, celui qui te dépeça,\n      O curieux et bel homoncule,\n      Du geste avère : c’est bien ça !\n\n                              E.\n\n\n            "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-008", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 206, "page_fin": 209, "titre_corps": "Jeux parnassiens : Extraits du « Séautos »", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Extraits du Séautos I Toute paroi que tu mutiles", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 225, "page_imprimee": 206, "debut_caractere": 459, "fin_caractere_exclue": 812, "texte": "E x t r a it s   du       “   S éautos\n\n\n\n                                  I\n\n      Toute paroi que tu mutiles\n      Pour au travers revoir la nue\n      On l’oblitère, on insinue\n      En toi des sciences futiles ;\n\n      Le poudroîment des enfantiles\n      Désirs de mimique inconnue\n      Irise ton âme ingénue;\n      Mais ces désirs sont inutiles :\n"}, {"page_pdf": 226, "page_imprimee": 207, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1279, "texte": "       Jeux Parnassiens.                                                                  207\n\n\n\n\n           Car — sortilège ésotérique\n           Où s’est leurré le veuil féerique —\n           La main puissante d’un Archange\n\n           Éboule un pan de ta muraille :\n           Vois ! tu peux entrevoirie Gange\n           Sourire d’or... et qui te raille.\n\n                                             III\n\n            Guidé par le seul astrolabe\n            Qui n’a franchi l’Océan morne\n            Vers quelque lune de sa corne\n            Entravant l’allure de crabe\n\n           De la Carène au gai licorne ?\n           Qui n’ a dompté par la syllabe,\n           Ouie aux lèvres de l’Arabe (*),\n           Le tonitruant capricorne ?\n           Mais tout cela n’était que vivre ;\n           Et, pour n’avoir ourdi le Livre\n           Intronisateur de ses luttes,\n           Maint ignorera les survies\n           Que te vaudra ce son de flûtes,\n           Vainqueur des sirènes ravies.\n\n\n    ( 1) S ’a g it-il, ic i, d u c élèb re Abottl W alid-Ibn-B osc hd , dit A verrhoès ou,\ns im p le m en t, d’ A viceb ron , « philo so p h e a ra b e » e t qui n ’é ta it a u tre que le\nju if esp ag n o l Salom on Ben ou Ibn Gabirol, h y m n o g rap h e, m o rt à M alaga\nen 1 0 7 0 ?\n"}, {"page_pdf": 227, "page_imprimee": 208, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 912, "texte": "208                                   la Wallonie.\n\n\n\n                         V\n\n\n       La statuette merveilleuse\n       Qui naquit du heurt des ciseaux,\n       Protège-la des vains assaults\n       Au Temple où luit ta veilleuse ;\n\n      Très loin de la tourbe railleuse,\n      Aux bords où rugissent des eaux,\n      Regarde passer les vaisseaux\n      Du Temple, qu’ombrage une yeuse ;\n\n      Innove un culte inexoré\n      Pour l’Or à jamais adoré\n      De ton désir d’acète mage,\n\n      Et reste, inébranlable au seuil,\n      Gardien de la céleste image\n      Heureux de vivre en ton cercueil.\n\n                        VI\n\n      Ferme ta porte au bruit du vent,\n      Chercheur nocturne de l’Idée :\n      La Coupe qu’on n’a pas vidée\n      Du rêve que tu vas rêvant,\n\n      Tel le Graal au bon servant,\n      Viendra vers ta veille ridée\n      Et ton âme sera guidée\n      Au Cloître ou trône un Dieu vivant.\n"}, {"page_pdf": 228, "page_imprimee": 209, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 725, "texte": "Jeux Parnassiens.                        209\n\n\n\n  Ferme ta porte et songe et prie\n  Au loin de cette duperie\n  De vivre une heure un vain désir :\n\n  Ton âme haute s’est heurtée\n  Au linteau bas de leur plaisir\n  Et ta Voix ne fut écoutée.\n\n\n                    V II\n\n\n  Ne forge ni lime pour eux :\n  Leurs voluptés sont choses mortes ;\n  Passe muet, ô toi qui portes\n  L ’Auréole des Bienheureux ;\n\n  Ne forge ni lime le creux\n  Métal, ô toi qui réconfortes\n  E t devant qui s’ouvrent les portes\n  Des Mages et des Généreux ;\n\n  Dédaigne d’être leur esclave\n  Que ta main saintement se lave\n  D ’insultes que ton Dieu ne craint ;\n\n  Va, brave la mauvaise gloire\n  De ciseler le vil écrin ;\n  Marche à la meilleure Victoire !\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-009", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 210, "page_fin": 211, "titre_corps": "Jeux parnassiens : Conseils à un auteur comique", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Conseils a un auteur comique I Vois-tu, la Comédie humaine", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 229, "page_imprimee": 210, "debut_caractere": 117, "fin_caractere_exclue": 939, "texte": "C o n s e il s   a   un   a u teu r   c o m iq u e .\n\n\n\n                                   I\n\n\n      Vois-tu, la Comédie humaine\n      S’agite aux rives de la Seine,\n      Depuis la plus intime scène\n      Jusqu’au guignol qui se démène ;\n\n      Il s’y noue en une semaine\n      Plus intrigues, il s’y ascène\n      Plus de coups que ton âme saine\n      N’en saurait voir en son domaine.\n\n      Sors, aime, marche, observe, manque\n      Tel rendez-vous, tiens telle banque,\n      Sois malheureux et qu’on te berne ;\n\n      Et puis, reviens au domicile\n      Ecrire — au lieu d’aller à Berne\n      A Stamboul ou dans la Sicile.\n\n                                   II\n\n      Que ton rire ne soit hostile :\n      “ Nous sommes tous de pauvres diables ; „\n      Les cœurs ne sont justiciables\n      Que de leur âme versatile ;\n"}, {"page_pdf": 230, "page_imprimee": 211, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 866, "texte": "Jeux Parnassiens.                        211\n\n\n\n\n  Et puis, ne néglige le style\n  Dont nous sommes insatiables :\n  Il n’est de gloires variables\n  Comme celles du mot futile,\n\n  Sois tel en tes publiques joies\n  Que jamais lâche tu ne choies\n  A la bassesse de médire ;\n  Ne cède aux foules anonymes\n  Ni ton amour ni ta folle ire :\n  Tu seras digne de mes rimes.\n\n                     III\n\n  Chercheur, pour qui la vie est drôle\n  Crains qu’on ne pleure quand tu ris\n  Et crains de te trouver surpris\n  De honte en jouant quelque rôle ;\n  Que si ton âme ne contrôle\n  Les rires des pauvres esprits,\n  De leurs suffrages trop épis\n  Crains de profaner la Parole.\n  Car elle est grande et belle ainsi\n  Qu’en son lourd manteau cramoisi\n  La douce Reine idolâtrée,\n  Et nul, s’il ne l’aime à genoux,\n  Qui survive à la haine outrée\n  Des siècles qui naîtront de nous.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-010", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 212, "page_fin": 212, "titre_corps": "Jeux parnassiens : Tableaux d’histoire : La mendiante (1794)", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Tableaux d’histoire I La mendiante (1794.) La route au bas de la muraille", "ancre_fin": "L’eût prise en croupe, vers là-bas", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Les Carthaginois en Sicile", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 231, "page_imprimee": 212, "debut_caractere": 122, "fin_caractere_exclue": 807, "texte": "T ableaux    d ’h i s t o i r e .\n\n\n\n                              I\n\n                  L a m endiante (1794.)\n\n        La route au bas de la muraille\n        Court en poussières sous le vent\n        E t la tziganne va, levant\n        La tête vers quelque ferraille\n\n        Indicatrice qu’on ripaille\n        Ic i — : c’est un ancien couvent\n        Ou le palais d’un ci-devant,\n        Auberge, aujourd’hui, qu’on assaille ;\n\n        Rouliers et valets y boiront\n        Assis à des tables en rond\n        Le vieux vin de quelque ancien maître ;\n\n        E t la tziganne aux yeux si las\n        Regrette le temps où tel reître\n        L ’eût prise en croupe, vers là-bas !...\n\n      "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-011", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 212, "page_fin": 213, "titre_corps": "Jeux parnassiens : Tableaux d’histoire : Les Carthaginois en Sicile (405 av. 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J.-Ch.).\n\n        De quelque nuage se barre\n        Le Croissant ; et la mer s’argente\n        Au pied des ramparts d’Agrigente\n        Qu’encercle la horde barbare ;\n"}, {"page_pdf": 232, "page_imprimee": 213, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 491, "texte": "    Jeux Parnassiens.                                          213\n\n\n\n       Le Camp est morne où l’on s’effare\n       Des cris des mourants, et l’attente\n       Est longue et la Victoire est lente\n       A sonner sa mâle fanfare.\n      Des sépulcres que l’on profane\n      La peste inéluctable émane\n      En effluve vindicatrice ;\n      La mer stagne en sinistre moire :\n      Sur la tourbe profanatrice\n      La Mort sonne en sa trompe noire.\n\n                                H.\n\n        "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-012", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 213, "page_fin": 214, "titre_corps": "Jeux parnassiens : Sonnets estivaux : L’âne", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Extraits des Sonnets estivaux L’âne. (Sur un âne qui brayait", "ancre_fin": "Son dur regret de n’être au pré", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Le Crapaud (sur un cri-cri", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 232, "page_imprimee": 213, "debut_caractere": 491, "fin_caractere_exclue": 1031, "texte": "E x tra its   des   “   S o n n e ts   e s tiv a u x\n\n\n                            L ’âne.\n\n(S u r u n âne qui brayait , presque sans discontinuer,\n             sur la place Courtemanche.)\n\n\n      Quelle ombre aux charmilles s’agite\n      Ondulatoire et sans repos\n      Pour qu’y résonne hors de propos\n      Ce lourd chant que nul vœu n’incite ?\n                                        a\n      Somnifère urge vers tel gîte\n      La pluie ardente des pipeaux ;\n      On tambourine sur ces peaux\n      Moins bruyamment dans tel doux mythe.\n"}, {"page_pdf": 233, "page_imprimee": 214, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 299, "texte": "214                                         la Wallonie.\n\n\n\n       Mais seul — n’ayant dit son souhait\n       De n’être l’Un que chacun hait\n       Sans motif qui s’exhibe en ires —\n\n       L ’âne à la canicule brait,\n       Étant le moindre de tous sires,\n       Son dur regret de n’être au pré.\n\n\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-013", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 214, "page_fin": 214, "titre_corps": "Jeux parnassiens : Sonnets estivaux : Le Crapaud (sur un « cri-cri » affectant cette forme)", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Le Crapaud (sur un cri-cri affectant cette forme) De telle métallique boîte", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 233, "page_imprimee": 214, "debut_caractere": 299, "fin_caractere_exclue": 862, "texte": "L e C r a p a u d (sur un \" cri-cri „ affectant cette forme).\n\n\n       De telle métallique boîte\n       Aux parois de bactracien\n       Jaillit un chant musicien\n       A l’oreille qui le souhaite ;\n\n\n       La suggestion en est moite,\n       De mare au soir étésien,\n       Où du trottoir parisien\n       Où tout pas d’un autre s’emboîte ;\n\n       Et — plus aigu que tel essor\n       De flèche vibrant au ciel d’or —\n       Son clair cri s’élève univoque,\n\n       Pour qu’— instigation d’été —\n       Je parfasse cette équivoque\n       Du poème qui n ’est daté.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-014", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 215, "page_fin": 215, "titre_corps": "Jeux parnassiens : Sonnets estivaux : La Marmaille (petits paysans qui se baignaient)", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "La Marmaille (petits paysans qui se baignaient) Aux flots bleus qui roulent des sables", "ancre_fin": "Dont l’ossature fend le cuir", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Le Bain (que nous prîmes)", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 234, "page_imprimee": 215, "debut_caractere": 64, "fin_caractere_exclue": 646, "texte": "L a M a r m a i l l e (petits paysans qui se baignaient).\n\n\n     Aux flots bleus qui roulent des sables\n     La marmaille de ces hameaux\n     Etale au soleil clair les meaux\n     Héréditaires de leurs rables ;\n\n    Quelles fillettes misérables,\n    Plus tard, à l’heure des doux mots,\n    Souhaiteront ces animaux\n    Et les trouveront désirables ?\n\n    Leur échine est de gros poisson,\n    Sur leur flanc mat court en frisson\n    Le sang gris de leurs chairs nouées :\n\n    Je les compare — avant de finir —\n    A ces charognes échouées\n    Dont l’ossature fend le cuir.\n\n          "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-015", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 215, "page_fin": 216, "titre_corps": "Jeux parnassiens : Sonnets estivaux : Le Bain (que nous prîmes)", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Le Bain (que nous prîmes) Dépouillant le faste des jours", "ancre_fin": "Le basard du possible gouffre", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "à H. de E. (sur son arrivée)", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 234, "page_imprimee": 215, "debut_caractere": 646, "fin_caractere_exclue": 968, "texte": "L e B a i n (que nous prîmes).\n\n    Dépouillant le faste des jours\n    Que renierait la nuit futile,\n    Sous le soleil qui leur rutile,\n    Ils plongent au clair et lent cours\n    Du fleuve dont les maints débours\n    Enlacent plus d’une verte île,\n    Et les voici fleuris de mille\n    Grouttelettes dont ne sont lourds\n"}, {"page_pdf": 235, "page_imprimee": 216, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 291, "texte": "216                                      la Wallonie.\n\n\n\n      Leurs bras en natatoires poses\n      Parmi les vaguelettes roses\n      Où le soleil rit de les voir\n\n      Peureux — dont la vanité souffre —\n      De ne tenter comme un devoir\n      Le basard du possible gouffre.\n\n\n            "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-016", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 216, "page_fin": 216, "titre_corps": "Jeux parnassiens : À H. de R. 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(sur son arrivée).\n\n\n\n      Par le rapide de Bordeaux\n      Accélérant son vœu fébrile\n      Il débarquera vers une île\n      Que la Loire circonscrit d’eaux;\n\n      Matinal, entre les rideaux\n      Tirés, il voit du train qui file\n      La vitesse qui s’annibile\n      Près de la gare sans badauds ;\n\n      Mais, abdiquant — heure sereine ! —\n      Le vol de l’hydre, qui l’entraîne\n      En battements inépuisé,\n\n      Il a, du fait d’un bond sonore,\n      Volontaire immobilisé,\n      Surgi en face de l’Aurore !\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-017", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 217, "page_fin": 218, "titre_corps": "Sonnets à la rose : Prélude, Sonnet III, Sonnet XVII", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Extrait des Sonnets a la rose Prélude. Loin de la brise évertuée", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 236, "page_imprimee": 217, "debut_caractere": 120, "fin_caractere_exclue": 834, "texte": "E x t r a it   d es   “ so n n ets   a   la   rose\n\n\n\n                           P rélu d e.\n\n\n   Loin de la brise évertuée\n   En semis de fleurs aux prairies\n   Pour que refleurisse — féeries !\n   La floraison de Juin tuée,\n\n   Mon âme, lente habituée\n   Du bosquet vert des Egéries,\n   De ses volontés aguerries\n   Plus fièrement constituée,\n\n   S’évoque en l’aube de demain\n   Le jardin semé de sa main\n   Epanoui majestueux\n\n   Et, joyeuse de rire seul,\n   Brode au revers de son linceul\n   L’orgueil d’un rosier fastueux.\n\n                          Sonnet I I I .\n\n\n   Rose ! pâleurs et sang de fête ;\n   Mort des jours gris, clairs d’agonie;\n   Haletante roseur que jette\n   La lèvre au front qui se dénie ;\n"}, {"page_pdf": 237, "page_imprimee": 218, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1170, "texte": "218                                                                      la Walloni;\n\n\n\n            Fleur de la chair, indéfinie ;\n            Ambre, incarnat et cassolette ;\n            Soie où, gai, son goût s’ingénie,\n            Et pourpre altière du Poète ;\n            Il est une douleur exquise\n            Pour qui songe en le crépuscule\n            A toute la vie inconquise :\n            Effeuiller ta pourpre qui brûle\n            Et rêver qu’on jette à la nuit\n            Tout l’avenir épanoui....\n\n                                    S o n n et X V I I .\n\n\n            O pâle pâmoison où perle\n            En pleurs de fleur quelque rosée\n            De joie éclose à l'heure osée\n            Où la mer des désirs déferle ;\n            Pâleur de l’aube où chante un merle ;\n            Pâleur des soirs d’amour causée (*) ;\n            Pâleur des nuits ou l’ombre éperle\n            En l’or de ta tête posée\n            La poudre d’or clair des étoiles ;\n            Pâleur, aussi, de ces blancs voiles\n            Qu’ordonne ton geste rythmé ;\n\n   (*) L icen ce g ra m m a tic a le a u to risé e p a r d es é criv a in s te ls   q u e M. Jea n\nA jalbert.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-018", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 219, "page_fin": 219, "titre_corps": "Sonnets à la rose : Sonnet LXXII", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Sonnet LXXII Rose, ivresse des rouges lies", "ancre_fin": "trop tard, ô Rose, saigne !", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "Sonnet LXXIII Aurore en feu, couchant d", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 238, "page_imprimee": 219, "debut_caractere": 182, "fin_caractere_exclue": 716, "texte": "Son net L X X I I .\n\n\n   Rose, ivresse des rouges lies\n   Que la bataille aux vallons broie ;\n   Couronne altière des folies,\n   Et diadème où l’or verdoie;\n\n   Gonfanon clair que l’on déploie ;\n   Fard des colères ennoblies ;\n   Carnage où le courage noie\n   L’insulte aux entrailles jaillies ;\n\n   S’il n’est trop tard, saigne, ô la rose,\n   Du sang de la métamorphose\n   Que doit tirer la fauchaison :\n\n   Il n’est pas d’âme qui la craigne,\n   Car voici mourir la saison ;\n   S’il n’est trop tard, ô Rose, saigne !\n\n               "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-019", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 219, "page_fin": 220, "titre_corps": "Sonnets à la rose : Sonnet LXXIII", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Francis Viélé-Griffin", "ancre_debut": "Sonnet LXXIII Aurore en feu, couchant de flamme", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 238, "page_imprimee": 219, "debut_caractere": 716, "fin_caractere_exclue": 880, "texte": "Sonnet L X X I I I .\n\n\n   Aurore en feu, couchant de flamme,\n   Et rouge mort des villes chues ;\n   Drapeau des plèbes par les rues ;\n   Apothéose du grand drame ;\n"}, {"page_pdf": 239, "page_imprimee": 220, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 509, "texte": "220                                          la Wallonie.\n\n\n\n      O cramoisi des hontes bues ;\n      Brasier qu’en bannière on trame ;\n      Et cri d’opprobre qu’on déclame;\n      Et toutes les vengeances dues ;\n\n      Il sied te contempler au rêve\n      Où l’avenir se parachève,\n      Guidon qui de tout sang te teinte ;\n\n      Il sied entendre, enfin, sans plainte,\n      Silence exaspéré du bouge,\n      Claquer au vent ta langue rouge !\n\n                         F r a n c is V I É L É - G R I F F IN .\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-020", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 221, "page_fin": 225, "titre_corps": "Notes", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "NOTES. Quelques fautes sont restées dans les sonnets", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 240, "page_imprimee": 221, "debut_caractere": 94, "fin_caractere_exclue": 1145, "texte": "NOTES.\n\n  Quelques fautes sont restées dans les sonnets de A. F.\nHérold insérés au dernier numéro. Nous prions de lire ainsi :\n Cœcilia :\n  Y . 2 : Ne touchent pas les prés brillants de lucioles.\n  Christiana :\n  V. 5 : L e Barbare a dompté sa ville et la ravage.\n  V. 10 : S’en viennent de l’azur avec des cercles lents.\n\n\n  Notre ami Maurice Maeterlinck vient d’être atteint doulou­\nreusement par la mort d’un frère. Nous nous associons de\ntout cœur à son chagrin.\n\n\n  Célestin Demblon a terminé, voici peu de temps, une suite\nintéressante de causeries, formant un cours de littérature et\nd’art. Signalons le succès de notre ami, dont un public nom­\nbreux et choisi a goûté assidûment la parole claire et pitto­\nresque, et la très sûre érudition.\n\n\n  Notre prochain n° contiendra une étude sur Pages, le beau\nlivre de Stéphane Mallarmé que vient de faire paraître\nl’éditeur Deman, à Bruxelles.\n\n\n  Le 20 et le 21 mai, le Théâtre d’art conviait les curieux de\nchoses belles à un intéressant spectacle au bénéfice de Paul\nVerlaine et de Paul Gauguin.\n"}, {"page_pdf": 241, "page_imprimee": 222, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1924, "texte": "222                                           la Wallonie.\n\n\n\n  Le Théâtre d’art a fait ses preuves en représentant, voici\nun mois, le beau mystère de Pierre Quillard : La Fille aux\nmains coupées, auquel le vibrant poème de Mallarmé le Gui-\ngnon, et une pièce curieuse de Rachilde avaient été joints.\nCette fois, ce fut le délicieux marivaudage de Paul Verlaine\nqu’on nomme lès Uns et les Autres... j ’allais en parler longue­\nment, mais tout le monde n’a-t-il lu dans Jadis et Naguères ces\nexquises et frêles pages que devrait commenter la musique\nd’un Monsigny ? Du Corbeau d’Edgar Poe, si merveilleuse­\nment traduit par Stéphane Mallarmé, on ne peut rien dire\naujourd’hui, car il fut récité très médiocrement, et, au sur­\nplus, l’œuvre est assez connue. Passons aussi rapidement sur\nle Soleil de Minuit de Catulle Mendès, mais non sans affirmer\nune admiration pour cette œuvre trop ignorée, qui, si elle\nsemble fort peu faite pour la scène, vaut au moins par des\nvers lumineux et vastes, d’une souplesse vive et pure, hardis\n(et même inutilement hardis parfois) avec de soudains rayons\névoquant la splendeur algide des paysages vers les Pôles.\nDes vers de Victor Hugo, Baudelaire, Lamartine, une églogue\npatiemment vide de Théodore de Banville, Chérubin, de\nCharles Morice, — et voici l'Intruse de Maurice Maeterlinck.\nL ’œuvre est trop familière à ceux qui me lisent pour que\nj ’entreprenne de la narrer. Il suffit de constater le vrai\n triomphe du poète gantois dont la pièce fut applaudie au\npoint que cela gênait en rompant la continuité des impres­\nsions. Il faut le constater aussi, si deux acteurs, M. Lugne\nPoe et Mademoiselle Camée (admirable dans l'Intruse et le\nSoleil de Minuit) furent presque parfaits, l’interprétation n’eut\npoint l’harmonie impeccable       qu’il eut fallu, les jeux de\nlumière furent défectueux, et l’on ne sembla pas avoir com­\npris que l'Intruse oppose aux sensations directes du monde\n"}, {"page_pdf": 242, "page_imprimee": 223, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1529, "texte": "    Notes.                                                  223\n\n\n\nextérieur l’intuition naïve et comme enfantine, celle qui\nrend voyantes les jeunes filles voyant surtout le vieillard\naveugle, — eux dont l’innocence inconsciente ou forcée\ncommunique avec le mystère, et qui discernent la vérité au\nfond de l’ignorance primitive où ils plongent.\n   Mais il serait odieux de se montrer trop difficile, et, comme\nle public, il faut applaudir, mais non sans regretter ce que\npeut avoir de fâcheux un accouchement par trop précipité,\ncette représentation ayant été         en somme plus nuisible\nqu’utile à l’art nouveau.\n\n\n  Un fait bizarre et significatif : l’art profond de l'Intruse\nfut apprécié surtout à la seconde représentation, réservée au\npublic payant, et à laquelle assistaient fort peu de littéra­\nteurs; à la répétition générale aussi, bien des hardiesses du\nSoleil de Minuit furent difficilement acceptées, tandis que le\nlendemain la foule les admit sans protester.. Il y a là de\nquoi faire réfléchir.\n\n\n  Dans Little Sketches, de Charles Delchevalerie, il faut\ncorriger comme suit deux malencontreuses coquilles : Page\n157, ligne 10, lire laineuses au lieu de haineuses, page 160,\nligne 7, lire sous la toute grisaille du ciel.\n\n\n  Notre prochain numéro sera consacré à Gustave Kahn, le\npoète des Palais nomades dont deux volumes paraîtront\nprochainement : Chansons d’amant et Un livre d'images.\n\n\n  Paraîtra prochainement un très curieux recueil, dû à la\ncollaboration d’un certain nombre d’écrivains et de peintres\n"}, {"page_pdf": 243, "page_imprimee": 224, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1110, "texte": "224                                          la Wallonie.\n\n\n\nfrançais et belges. Nous reparlerons d’ailleurs de ce volume,\nqui, outre son but, ne pourra manquer d’exciter par lui-même\nle plus grand intérêt.\n\n  Nos félicitations cordiales à André Fontainas qui vient\nd’épouser Mlle Hérold, sœur de notre collaborateur.\n\n\n   Le théâtre de l ’Avenir dramatique, à Paris, a débuté par\nun grand succès : la première en France de Un mâle, drame\ntiré du roman de Camille Lemonnier. L a pièce ayant déjà\nété analy sée ici, constatons seulement l’impression très vive\néprouvée par le public parisien. Les deux actes les meilleurs,\nle 1er et le 2me, où vit toute la campagne des régions de la\nMeuse, n’ont pu malheureusement être goûtés en France de\nla façon spéciale qu’ils le furent à Bruxelles et à L iége, et,\nsi l’on applaudit on no pouvait cependant deviner toute\nl ’authenticité d’une vocation si animée du milieu wallon. Ces\ndeux premiers actes sont merveilleux de naturisme ; si ce\nn’est point là notre théâtre à nous, au moins devons-nous\nadmirer l’ingénieux et probe talent de celui qui suscita\ncette vision.\n"}, {"page_pdf": 244, "page_imprimee": 225, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3475, "texte": "                                de nos Collaborateurs\nA* .                                                   Chantefable un peu naïve (à pa­\n                                                            raître prochainement).\nH e c t o r C h a in a y e .   .                 .    L ’A me des choses.\nA c h il l e D e l a r o c h e .                 .    A énor (à paraîtra prochainement\nC É L E S T IN G EM B LO N     .                 .    Contes mélancoliques.\n                                                       Le Roitelet.\nGu sta v e K ahn . . . .                             les Palais nomades.\nC a m il l e L e m o n n ie r . .                     Le Possédé.\nCh a r l e s V a n L e r b e r g h e                  Les Flaireurs.\nG r é g o ir e L e R o y . . .                        Mon Cœur pleure d'autrefois.\nM a u r ic e M a e t e r l in c k .                   Serres chaudes.\n                                                      La Princesse Maleine.\n                                                      Les Aveugles.\n                                                      L'Intruse.\n                                                      les sept Princesses (à paraître).\n St é ph a n e M a lla r m é                          Poèmes d'Edgar Poe.\n                                                       Villiers de l'Isle Adam.\n                                                      Pages (à paraître prochainement).\nSt u a r t M e r r il l          .           .        Les Gammes.\n                                                     Les Fastes.\nJ e a n M o r é a s ,.      .        .       .        Les Cantilènes.\n                                                      Le Pèlerin passionné.\nG a b r ie l M oUr e y           .           .        Crépuscules d’Ames.\n                                                     Flammes mortes.\nP i e r r e -M . O l i n .       .       .           Mes Mémoires.\n                                                     Des Visions (à paraître).\n                                                     Les Petits Enfants (à paraître).\nP ie r r e Q u il l a r d        .                   La F i l e aux mains coupées.\n                                                     La Gloire du Verbe.\nH e n r i d e R é g n ie r                           Episodes.\n                                                     Poèmes anciens et romanesques.\nAdolphe Re t t é .                   .                Cloches en la Nuit.\n                                                      Une belle Dame passa (à paraître).\n                                                     La F orêt bruissante       »\n                                                     La seule Nuit              »\nA l b e r t S a in t -P a u l                .   ,    Scènes de Bal.\n                                                     l’Écharpe d'iris (à paraître pro­\n                                                           chainement).\nF e r n a n d Se v e r in .              .       .   Le Lys.\n                                                     le Don d’Enfance.\nE m il e V e r h a e r e n .             .       .   Les Soirs.\n                                                     Les Débâcles.\n                                                     Les Flambeaux Noirs.\nF r a n c is   V i e l É -G r i f f i n .            Ancaeus.\n                                                     Joies.\n                                                     Diptyque (va paraître).\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-204", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Couverture", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "6e A N N E E , N ° 5. LA. 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Union postale : 6          fr. 5 0 .\n\n\n\n\n                             "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-05-n5-205", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Sommaire", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "SOMMAIRE :", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 245, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 547, "fin_caractere_exclue": 805, "texte": "SOMMAIRE :\n\n\nF r a n c is V iélé-G riffin .     .    Jeux Parnassiens.\n                                       Notes.\n\n\n\n\n                    Ce n u m éro 5 0 c e n tim e s .\n\n\n\n\n                                 Des presses de II. Vaillant-Carmanne, à Liége.\n"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 210, "texte": "    N° consacré àFrancis Viélé-Griffin.\n\n\n\n\n         LA\nWALLONIE\n\n\n\n              Mai 1891.\n"}, {"page_pdf": 211, "texte": "                                    AVIS\n  Nous prions instamment nos abonnés de l'étranger n’ ayant\npas en core réglé leurs abonnem ents de bien vouloir nous\nen envoyer le montant par la poste, afin de nous éviter des\nfrais et des ennuis. Nous les en rem ercions d’avance.\n\n\n\n\n        L ’ART MODERNE\n                                      11me ANNÉE\n\n      D ir e c te u r s : O c t a v e M A U S, Edmond P IC A R D , É m i l e V E RH AEREN\n\n\n REVUE       CRITIQUE           DES      ARTS       ET     DE      LA    LITTÉRATURE\n\n                 2 6 , E u e de l'In d u strie, B ru xelles.\n\n                       A b o n n e m e n t : 10 fr. p a r an.\n\n\nla R e v u e b la n c h e , 60, rue de l ’Ouest, L iége,\nla J e u n e B e lg iq u e , 26, rue de l ’Industrie, Bruxelles,\nl a R e v u e b e lg e illu s t r é e , 69, rue Stévin, Bruxelles,\nla P lu m e , 39, boulevard d’Arago, Paris.\nR e v u e in d é p e n d a n te , 12, rue de»Pyram ides, id.\nM e r c u r e de F r a n c e , 15, rue de l ’Echaudé, St-Germain.\nl’E r m ita g e , 5, rue Gay Lussac.\nle N o r d lit t é r a ir e , 113, rue de Paris, Valenciennes.\nE n tr e t ie n s p o litiq u e s e t lit t é r a ir e s , 11, chaussée d’Antin,\n  Paris.\n\n\n                LES                    JEUNES\n  REV U E      M EN SU ELLE             D ’A R T E T D E           L IT T É R A T U R E\n\n           6, rue de Fer, Namur ; 5 fr. l’an\n"}, {"page_pdf": 212, "texte": "   JEUX PARNASSIENS.\n\n                             P ou r l'édification de plusieurs.\n\n\n                     A\n\n       Le V a in R i r e    (d é c a d e ).\n\n\n               L im in a ir e .\n\nDans l’indécis de l’apologue\nSurgit la défunte donnée :\nUne âme à tout jamais damnée\nPour l’errement de quelqu’églogue ;\n\nEt la Nature dialogue\nEn réminiscences d’année :\nEt c’est la fête surannée\nAvec des grâces de prologue ;\n\n— Des oiseaux bleus, et des merveilles ;\nRoses de pudeurs trop vermeilles\nLa joue enfantine des pêches —\n\nCar, pour que votre fleur en rie,\nLèvres au rire trop revêches,\nJ ’ai voulu mainte allégorie.\n"}, {"page_pdf": 213, "texte": "194                                     la Wallonie.\n\n\n\n                         I\n\n      Ton doux sourire incantatoire\n      Présage un rire trop cruel :\n      J’en craindrais l’amour usuel,\n      Sachant le rêve expiatoire ;\n\n      L ’espérance est comminatoire\n      De désespoir continuel;\n      Mais, si du désir annuel\n      Le sacrifice est méritoire,\n      Trop folle rieuse d’aveux,\n      Toi qui, pour ce rire, ne veux\n      Que l’éloge d’une victime,\n\n      Contente-toi, ce soir d’A vril,\n      De quelque défaillance intime\n      Que masque un baiser puéril.\n\n                         II\n\n      Du banc velu que ta main flatte,\n      Ainsi qu’un monstre familier,\n      Tu souris et me veux lier\n      Les mains des blondeurs d’une natte ;\n\n      Et mon amour est ton allié.\n      Contre moi-même, alors qu’éclate\n      Le rire de ta lèvre fate\n      Où butina le vain Millier ;\n"}, {"page_pdf": 214, "texte": "Jeux Parnassiens.                         195\n\n\n\n  Je ne souhaite pas ton âme\n  Et je ne sais pourquoi je ris\n  A l’unisson d’un cœur de femme,\n\n\n  Sans que je m’en dise surpris;\n  Et tends mes mains aux frêles chaînes\n  Que tressent tes mains souveraines.\n\n\n                      III\n\n\n\n  Des verts arceaux du bois humide\n  Dégoutte aux doux heurts de la brise\n  L ’averse qu’en l’herbe surprise\n  Boit le bord blanc de ta chlamyde ;\n\n  La verdoyante pyramide\n  D ’un cyprès nain brille et s’irise;\n  Mon âme est joyeuse et se grise\n  Du rire de ta lèvre, Armide,\n\n  Si rouge que mon âme est folle\n  D ’ouïr le chant de sa parole ;\n  Et ta gorge est immaculée ;\n\n  Et je plaisante l'heure brève\n  — O jouissance inégalée ! —\n  Car je t’ai faite de mon rêve.\n"}, {"page_pdf": 215, "texte": "196                                      la Wallonie.\n\n\n\n                         IV\n\n\n      Votre si léger pas de femme,\n      En l’herbe de l’allée ancienne,\n      Votre pas de magicienne\n      Que vainement l’écho réclame,\n\n      — Bien que luisent, double lame,\n      Les boucles d’argent, et que vienne\n      Vers moi    par quoi je me souvienne —\n      Le parfum de ton corps sans blâme —\n\n      Put tel qu’en écoutant vos pas\n      Peureux que vous ne fussiez pas,\n      Pour en attester les échos,\n\n      Je vous contai l’étrange peur,\n      Si bien qu’en rire musicaux\n      S’est dissout le souci trompeur.\n\n                         V\n\n      \" Dites, vraiment les roses roses\n      \" Sont trop roses sous les rosées !\n      \" Et ces fleurs sont trop osées\n      \" De rire à nos âmes moroses ;\n\n      \" O vraiment, les larmes causées\n      “ Par cet ironique heur des choses\n      \" Dont telles, très cher, que tu n’oses\n      “ Baiser mes lèvres proposées.\n"}, {"page_pdf": 216, "texte": "Jeux Parnassiens.                           197\n\n\n\n  “ Donc, pour égayer ce bois morne\n  “ Où s’égara nulle licorne\n  “ Parmi les verdures tragiques,\n\n  u Je ris de nos tristesses mêmes\n  “ Avec de tels éclats magiques\n  “ Qu’à nouveau voici que tu m’aimes ! „\n\n\n                    VI\n\n\n\n Charme vieillot de quelque trope\n Dont d’inhumaines ont musé,\n Fous désirs de l’héliotrope,\n Riez à mon cœur abusé:\n\n Et dites-lui le vœu rusé\n Voilé de fleurs, pour que galope\n Lourd du doux butin refusé\n Le Taureau ravisseur d’Europe :\n\n Car les vieux mots conviennent bien\n En cet étemel entretien,\n Et c’est le philtre des paroles ;\n\n L ’art des vieux mots, menteurs joyeux,\n Suscite encore aux cœurs des rôles\n Dont riront à jamais les Yeux.\n"}, {"page_pdf": 217, "texte": "198                                   la Wallonie.\n\n\n\n                        VII\n\n      Sertis en guirlandes ton Ode,\n      Œuvre un doux rythme ondulatoire,\n      Chanteur du chœur invocatoire\n      Où sa promesse t’inféode;\n\n      Et dis son Rire en bon rapsode\n      Apte au cantique exultatoire\n      Que le cortège saltatoire\n      — Et qu’impatienta l’épode —\n\n      Redise et sonne de la lyre\n      Instigatrice du délire,\n      Pour qu’éperdument évolue\n\n      Le chœur aux chlamydes dicromes :\n      Ton âme, par son Rire élue,\n      Exulte en lyriques prodromes.\n\n                        V III\n\n\n      Pour avoir souhaité le Livre\n      Evocatoire d’hébétude,\n      Tu tends, étrange d’attitude,\n      Ta lèvre aux jus dont elle est ivre;\n\n      Mais la morne plaine est de givre :\n      Tu créas en ta lassitude\n      La boréale latitude\n      Où ta belle âme ne peut vivre;\n"}, {"page_pdf": 218, "texte": "Jeux Parnassiens.                     199\n\n\n\n  L ’orbe est muet et l’astre râle,\n  La voûte t’apparaît murale\n  Et l’Ombre sur toi stationne ;\n\n  Mais résurgis en les survies :\n  Voici que son Rire s’étonne,\n  Et revoici tes vieilles vies !\n\n\n                    E pilogu e.\n\n\n\n  J ’ai dressé le temple octostyle\n  Et dont la pierre est translucide\n  Pour qu’à tout jamais y réside\n  Ton âme qui me fut hostile ;\n\n  Au cadre de son péristyle\n  Ton rire que mon vœu décide\n  Eclate au humer de l’acide\n  Arôme de mes fleurs de style;\n\n   Et, bien que mon âme suffoque\n   A contempler cette équivoque :\n   Jardin fleuri de cœurs en roses;\n\n   J ’ai sangloté vers les Nuées :\n      Allez y pleuvoir les moroses\n   Pleurs de vos tempêtes ruées ! „\n"}, {"page_pdf": 219, "texte": "200                                                            la Wallonie.\n\n\n\n                                        B.\n\n                 E x tra its        des     “ E ffig ie s \"\n\n\n                                 S acristain .\n\n        Petite larve, chrysalide\n        Enfouie au terreau du culte,\n        J’aimais assez ta vie occulte\n        De fou bénin ou d’invalide;\n        On dit que tu fus un solide\n        Troupier qui dans la poudre exulte,\n        Toi, si passif à toute insulte\n        De toute ta face pallide ;\n\n        Vrai sacristain au pas muet\n        Attentif au moindre souhait\n        Que dit l’œil acéré du prêtre,\n        Si (1) étonnamment — peu causeur :\n        L’officiant reste, peut-être,\n        Ton officier, ancien \" brosseur „ ?\n\n                          “ M a ître d’étude. „\n\n        Sur l’étude où grincent à l’heure\n        Les porte-plumes que l’on ronge,\n        Et vers les mômes qu’il apeure,\n        Ton nez prodigieux s’allonge ;\n\n ( 1) C om parez :\n            E t, o, ces voix d 'en fa n ts.... e tc ., de P au l V erlaine.\n"}, {"page_pdf": 220, "texte": "Jeux Parnassiens.                          201\n\n\n\n\n  Dans le silence se prolonge\n  Le son de cor dont — quand il pleure —\n  Tu l’as purgé; mon cœur s’écœure\n  A voir ton mouchoir en éponge.\n\n  Mais tu ne savais rien de rien,\n  C’est si beau ça, gros alsacien :\n  Tu réparais les chronomètres;\n\n Tu calligraphiais pour nos\n Parents des “ en-tête „ de lettres ;\n Puis, tu nourrissais les moineaux.\n\n\n                    P rêtre.\n\n\n Christ d’une fresque diluée\n Que Deibl’r aurait barbifié ;\n Tête aime de crucifié\n De horions émoluée ;\n\n Marche sonore, évoluée ;\n Geste de main lubrifié ;\n Ame à qui nul ne s’est fié\n A tort, sois partant saluée;\n\n Vous apparaissiez sans bruit\n Au chœur où l’autel reluit\n — Cierges et ors dans ses dentelles —\n"}, {"page_pdf": 221, "texte": "    20 2                                                    la Wallonie.\n\n\n\n           Pour l’ostensoir du Dieu-Soleil;\n           Et vos paroles étaient telles\n           Que tout s’estompait de sommeil.\n\n\n                                        C.\n\n\n              E x t r a it s   du   “   F u t il e   a c a b it   „.\n\n\n\n                                        IV\n\n\n           Quand, ô souriante Javotte,\n           Ta danse avenante pivotte\n           Au rythme doux d’une gavote\n           Je doute que tu sois dévote;\n\n           Je doute, alors que, l’air chagrin,\n           Vous priez sans passer un grain\n           Du chapelet un bel écrin;\n           Que vous dansiez au boulingrin;\n\n           Comme vous mêlez bien les choses,\n           E t les épines et les roses,\n           L ’amour du Christ et du prochain :\n\n           Javotte, vous êtes unique\n           Pour, en vous signant d’une main,\n           Lever de l’autre la tunique.\n\n\n\n\n\\\n"}, {"page_pdf": 222, "texte": "Jeux Parnassiens.                        203\n\n\n\n\n                    IX\n  Que vous connaissez mal ma flamme\n  Pour sourire de mes serments,\n  Philis de qui mon cœur réclame\n  Ce que réclament les amants;\n\n  Je sais que des chaînes sans blame\n  Peuvent unir quelques moments\n  Les cœurs, mais songez-vous, Madame,\n  Ce qu’elles coûtent de tourments ?\n\n  Ne soyez plus cette inhumaine\n  De qui la rigueur nous amène\n  A mourir de ses traits vainqueurs,\n\n  Que votre beauté moins cruelle\n  D ’un doux lien charge nos cœurs ;\n  Soyez aussi bonne que belle.\n\n                    X\n\n\n  Elvire vous êtes charmante\n  Et chacun brigue vos appas ;\n  Mais je ne désespère pas\n  Que vous ne soyez mon amante;\n\n  Quoiqu’un sourire me démente\n  Et que vous affectiez, hélas !\n  De me refuser tout soulas,\n  A vous voir ma flamme s’augmente ;\n"}, {"page_pdf": 223, "texte": "204                                                     la W allon ie.\n\n\n\n        Si bien que ce rieur manège\n        Qui charme le galant cortège\n        Que l’amour enchaîne à vos pas\n\n        Encourage pourtant ma peine :\n        Pour que vous ne répondiez pas\n        La réponse doit être humaine.\n\n                                    D.\n                                      •\n        E x t r a it s d e s   \"   I n a n it é s   S onores   „.\n\n\n                                    II\n\n\n       Du chandelier tors qui surgit\n       D’auprès du cœur de l’écritoire\n       Choit une larme aléatoire\n       Qui se condense et, froide, git\n\n       Au creux fer du lacrimatoire (1)\n       Qu’un reflet vacillant rougit :\n       — Telle ma pudeur s’insurgit\n       De ton refus révocatoire ;\n\n       Car ton cœur ne s’émut des pleurs\n       Chus, telles les larmes de cire\n       De mon amour flambeau fatal,\n\n\n\n( 1) Bobèche métallique.\n"}, {"page_pdf": 224, "texte": "Jeux Parnassiens.                        205\n\n\n\n  — Larme figée au froid métal\n  De tes revirements railleurs\n  Et dont j ’épands le sang, vampire !\n\n                      V\n\n  Qu’a bu la suffisante oreille\n  Aux modulations de flûte\n  Que ne donne en anacoluthe\n  La phrase épique de l’abeille?\n  Le désir ardemment se butte\n  En pléonasmes sans merveille :\n  N ’est-il de notes sous la treille\n  Dont est sonore la volute ?\n\n  Vibrât satisfaisante une aile\n  Au ciel où s’éploie en ombelle\n  Un nuage lent qui ne vole\n\n Qu’ — effet de nature — l’ouie\n Ecouterait très bénévole\n Le chant de la vie éblouie !\n\n                     XI\n\n\n Obscur en lumineux problème\n Qu’un dire d’être a suscité\n Il rêve en la vieille cité\n Qu’incidemment quelqu’ombre l’aime\n"}, {"page_pdf": 225, "texte": "206                                                  la Wallonie.\n\n\n\n      Lors promis au vieux réveil blême,\n      Il compulse l’immensité\n      Clairvoyant qu’une cécité\n      D ’orbiculaires clartés sème\n\n      La vision du Mieux voulu,\n      Et Mépbistopbèles velu\n      Grâte son jeu de crépuscule;\n\n      Mais, celui qui te dépeça,\n      O curieux et bel homoncule,\n      Du geste avère : c’est bien ça !\n\n                              E.\n\n\n            E x t r a it s   du       “   S éautos\n\n\n\n                                  I\n\n      Toute paroi que tu mutiles\n      Pour au travers revoir la nue\n      On l’oblitère, on insinue\n      En toi des sciences futiles ;\n\n      Le poudroîment des enfantiles\n      Désirs de mimique inconnue\n      Irise ton âme ingénue;\n      Mais ces désirs sont inutiles :\n"}, {"page_pdf": 226, "texte": "       Jeux Parnassiens.                                                                  207\n\n\n\n\n           Car — sortilège ésotérique\n           Où s’est leurré le veuil féerique —\n           La main puissante d’un Archange\n\n           Éboule un pan de ta muraille :\n           Vois ! tu peux entrevoirie Gange\n           Sourire d’or... et qui te raille.\n\n                                             III\n\n            Guidé par le seul astrolabe\n            Qui n’a franchi l’Océan morne\n            Vers quelque lune de sa corne\n            Entravant l’allure de crabe\n\n           De la Carène au gai licorne ?\n           Qui n’ a dompté par la syllabe,\n           Ouie aux lèvres de l’Arabe (*),\n           Le tonitruant capricorne ?\n           Mais tout cela n’était que vivre ;\n           Et, pour n’avoir ourdi le Livre\n           Intronisateur de ses luttes,\n           Maint ignorera les survies\n           Que te vaudra ce son de flûtes,\n           Vainqueur des sirènes ravies.\n\n\n    ( 1) S ’a g it-il, ic i, d u c élèb re Abottl W alid-Ibn-B osc hd , dit A verrhoès ou,\ns im p le m en t, d’ A viceb ron , « philo so p h e a ra b e » e t qui n ’é ta it a u tre que le\nju if esp ag n o l Salom on Ben ou Ibn Gabirol, h y m n o g rap h e, m o rt à M alaga\nen 1 0 7 0 ?\n"}, {"page_pdf": 227, "texte": "208                                   la Wallonie.\n\n\n\n                         V\n\n\n       La statuette merveilleuse\n       Qui naquit du heurt des ciseaux,\n       Protège-la des vains assaults\n       Au Temple où luit ta veilleuse ;\n\n      Très loin de la tourbe railleuse,\n      Aux bords où rugissent des eaux,\n      Regarde passer les vaisseaux\n      Du Temple, qu’ombrage une yeuse ;\n\n      Innove un culte inexoré\n      Pour l’Or à jamais adoré\n      De ton désir d’acète mage,\n\n      Et reste, inébranlable au seuil,\n      Gardien de la céleste image\n      Heureux de vivre en ton cercueil.\n\n                        VI\n\n      Ferme ta porte au bruit du vent,\n      Chercheur nocturne de l’Idée :\n      La Coupe qu’on n’a pas vidée\n      Du rêve que tu vas rêvant,\n\n      Tel le Graal au bon servant,\n      Viendra vers ta veille ridée\n      Et ton âme sera guidée\n      Au Cloître ou trône un Dieu vivant.\n"}, {"page_pdf": 228, "texte": "Jeux Parnassiens.                        209\n\n\n\n  Ferme ta porte et songe et prie\n  Au loin de cette duperie\n  De vivre une heure un vain désir :\n\n  Ton âme haute s’est heurtée\n  Au linteau bas de leur plaisir\n  Et ta Voix ne fut écoutée.\n\n\n                    V II\n\n\n  Ne forge ni lime pour eux :\n  Leurs voluptés sont choses mortes ;\n  Passe muet, ô toi qui portes\n  L ’Auréole des Bienheureux ;\n\n  Ne forge ni lime le creux\n  Métal, ô toi qui réconfortes\n  E t devant qui s’ouvrent les portes\n  Des Mages et des Généreux ;\n\n  Dédaigne d’être leur esclave\n  Que ta main saintement se lave\n  D ’insultes que ton Dieu ne craint ;\n\n  Va, brave la mauvaise gloire\n  De ciseler le vil écrin ;\n  Marche à la meilleure Victoire !\n"}, {"page_pdf": 229, "texte": "210                                                  la Wallonie.\n\n\n                                   F.\n\n\n         C o n s e il s   a   un   a u teu r   c o m iq u e .\n\n\n\n                                   I\n\n\n      Vois-tu, la Comédie humaine\n      S’agite aux rives de la Seine,\n      Depuis la plus intime scène\n      Jusqu’au guignol qui se démène ;\n\n      Il s’y noue en une semaine\n      Plus intrigues, il s’y ascène\n      Plus de coups que ton âme saine\n      N’en saurait voir en son domaine.\n\n      Sors, aime, marche, observe, manque\n      Tel rendez-vous, tiens telle banque,\n      Sois malheureux et qu’on te berne ;\n\n      Et puis, reviens au domicile\n      Ecrire — au lieu d’aller à Berne\n      A Stamboul ou dans la Sicile.\n\n                                   II\n\n      Que ton rire ne soit hostile :\n      “ Nous sommes tous de pauvres diables ; „\n      Les cœurs ne sont justiciables\n      Que de leur âme versatile ;\n"}, {"page_pdf": 230, "texte": "Jeux Parnassiens.                        211\n\n\n\n\n  Et puis, ne néglige le style\n  Dont nous sommes insatiables :\n  Il n’est de gloires variables\n  Comme celles du mot futile,\n\n  Sois tel en tes publiques joies\n  Que jamais lâche tu ne choies\n  A la bassesse de médire ;\n  Ne cède aux foules anonymes\n  Ni ton amour ni ta folle ire :\n  Tu seras digne de mes rimes.\n\n                     III\n\n  Chercheur, pour qui la vie est drôle\n  Crains qu’on ne pleure quand tu ris\n  Et crains de te trouver surpris\n  De honte en jouant quelque rôle ;\n  Que si ton âme ne contrôle\n  Les rires des pauvres esprits,\n  De leurs suffrages trop épis\n  Crains de profaner la Parole.\n  Car elle est grande et belle ainsi\n  Qu’en son lourd manteau cramoisi\n  La douce Reine idolâtrée,\n  Et nul, s’il ne l’aime à genoux,\n  Qui survive à la haine outrée\n  Des siècles qui naîtront de nous.\n"}, {"page_pdf": 231, "texte": "212                                                   la Wallonie.\n\n\n\n                              G.\n\n                  T ableaux    d ’h i s t o i r e .\n\n\n\n                              I\n\n                  L a m endiante (1794.)\n\n        La route au bas de la muraille\n        Court en poussières sous le vent\n        E t la tziganne va, levant\n        La tête vers quelque ferraille\n\n        Indicatrice qu’on ripaille\n        Ic i — : c’est un ancien couvent\n        Ou le palais d’un ci-devant,\n        Auberge, aujourd’hui, qu’on assaille ;\n\n        Rouliers et valets y boiront\n        Assis à des tables en rond\n        Le vieux vin de quelque ancien maître ;\n\n        E t la tziganne aux yeux si las\n        Regrette le temps où tel reître\n        L ’eût prise en croupe, vers là-bas !...\n\n      L e s Carthaginois en Sicile (405 av. J.-Ch.).\n\n        De quelque nuage se barre\n        Le Croissant ; et la mer s’argente\n        Au pied des ramparts d’Agrigente\n        Qu’encercle la horde barbare ;\n"}, {"page_pdf": 232, "texte": "    Jeux Parnassiens.                                          213\n\n\n\n       Le Camp est morne où l’on s’effare\n       Des cris des mourants, et l’attente\n       Est longue et la Victoire est lente\n       A sonner sa mâle fanfare.\n      Des sépulcres que l’on profane\n      La peste inéluctable émane\n      En effluve vindicatrice ;\n      La mer stagne en sinistre moire :\n      Sur la tourbe profanatrice\n      La Mort sonne en sa trompe noire.\n\n                                H.\n\n        E x tra its   des   “   S o n n e ts   e s tiv a u x\n\n\n                            L ’âne.\n\n(S u r u n âne qui brayait , presque sans discontinuer,\n             sur la place Courtemanche.)\n\n\n      Quelle ombre aux charmilles s’agite\n      Ondulatoire et sans repos\n      Pour qu’y résonne hors de propos\n      Ce lourd chant que nul vœu n’incite ?\n                                        a\n      Somnifère urge vers tel gîte\n      La pluie ardente des pipeaux ;\n      On tambourine sur ces peaux\n      Moins bruyamment dans tel doux mythe.\n"}, {"page_pdf": 233, "texte": "214                                         la Wallonie.\n\n\n\n       Mais seul — n’ayant dit son souhait\n       De n’être l’Un que chacun hait\n       Sans motif qui s’exhibe en ires —\n\n       L ’âne à la canicule brait,\n       Étant le moindre de tous sires,\n       Son dur regret de n’être au pré.\n\n\nL e C r a p a u d (sur un \" cri-cri „ affectant cette forme).\n\n\n       De telle métallique boîte\n       Aux parois de bactracien\n       Jaillit un chant musicien\n       A l’oreille qui le souhaite ;\n\n\n       La suggestion en est moite,\n       De mare au soir étésien,\n       Où du trottoir parisien\n       Où tout pas d’un autre s’emboîte ;\n\n       Et — plus aigu que tel essor\n       De flèche vibrant au ciel d’or —\n       Son clair cri s’élève univoque,\n\n       Pour qu’— instigation d’été —\n       Je parfasse cette équivoque\n       Du poème qui n ’est daté.\n"}, {"page_pdf": 234, "texte": "  Jeux Parnassiens.                                     215\n\n\n\n\nL a M a r m a i l l e (petits paysans qui se baignaient).\n\n\n     Aux flots bleus qui roulent des sables\n     La marmaille de ces hameaux\n     Etale au soleil clair les meaux\n     Héréditaires de leurs rables ;\n\n    Quelles fillettes misérables,\n    Plus tard, à l’heure des doux mots,\n    Souhaiteront ces animaux\n    Et les trouveront désirables ?\n\n    Leur échine est de gros poisson,\n    Sur leur flanc mat court en frisson\n    Le sang gris de leurs chairs nouées :\n\n    Je les compare — avant de finir —\n    A ces charognes échouées\n    Dont l’ossature fend le cuir.\n\n          L e B a i n (que nous prîmes).\n\n    Dépouillant le faste des jours\n    Que renierait la nuit futile,\n    Sous le soleil qui leur rutile,\n    Ils plongent au clair et lent cours\n    Du fleuve dont les maints débours\n    Enlacent plus d’une verte île,\n    Et les voici fleuris de mille\n    Grouttelettes dont ne sont lourds\n"}, {"page_pdf": 235, "texte": "216                                      la Wallonie.\n\n\n\n      Leurs bras en natatoires poses\n      Parmi les vaguelettes roses\n      Où le soleil rit de les voir\n\n      Peureux — dont la vanité souffre —\n      De ne tenter comme un devoir\n      Le basard du possible gouffre.\n\n\n            à H. d e E. (sur son arrivée).\n\n\n\n      Par le rapide de Bordeaux\n      Accélérant son vœu fébrile\n      Il débarquera vers une île\n      Que la Loire circonscrit d’eaux;\n\n      Matinal, entre les rideaux\n      Tirés, il voit du train qui file\n      La vitesse qui s’annibile\n      Près de la gare sans badauds ;\n\n      Mais, abdiquant — heure sereine ! —\n      Le vol de l’hydre, qui l’entraîne\n      En battements inépuisé,\n\n      Il a, du fait d’un bond sonore,\n      Volontaire immobilisé,\n      Surgi en face de l’Aurore !\n"}, {"page_pdf": 236, "texte": "                                                         217\nJeux Parnassiens.\n\n\n                               K\n\n\n    E x t r a it   d es   “ so n n ets   a   la   rose\n\n\n\n                           P rélu d e.\n\n\n   Loin de la brise évertuée\n   En semis de fleurs aux prairies\n   Pour que refleurisse — féeries !\n   La floraison de Juin tuée,\n\n   Mon âme, lente habituée\n   Du bosquet vert des Egéries,\n   De ses volontés aguerries\n   Plus fièrement constituée,\n\n   S’évoque en l’aube de demain\n   Le jardin semé de sa main\n   Epanoui majestueux\n\n   Et, joyeuse de rire seul,\n   Brode au revers de son linceul\n   L’orgueil d’un rosier fastueux.\n\n                          Sonnet I I I .\n\n\n   Rose ! pâleurs et sang de fête ;\n   Mort des jours gris, clairs d’agonie;\n   Haletante roseur que jette\n   La lèvre au front qui se dénie ;\n"}, {"page_pdf": 237, "texte": "218                                                                      la Walloni;\n\n\n\n            Fleur de la chair, indéfinie ;\n            Ambre, incarnat et cassolette ;\n            Soie où, gai, son goût s’ingénie,\n            Et pourpre altière du Poète ;\n            Il est une douleur exquise\n            Pour qui songe en le crépuscule\n            A toute la vie inconquise :\n            Effeuiller ta pourpre qui brûle\n            Et rêver qu’on jette à la nuit\n            Tout l’avenir épanoui....\n\n                                    S o n n et X V I I .\n\n\n            O pâle pâmoison où perle\n            En pleurs de fleur quelque rosée\n            De joie éclose à l'heure osée\n            Où la mer des désirs déferle ;\n            Pâleur de l’aube où chante un merle ;\n            Pâleur des soirs d’amour causée (*) ;\n            Pâleur des nuits ou l’ombre éperle\n            En l’or de ta tête posée\n            La poudre d’or clair des étoiles ;\n            Pâleur, aussi, de ces blancs voiles\n            Qu’ordonne ton geste rythmé ;\n\n   (*) L icen ce g ra m m a tic a le a u to risé e p a r d es é criv a in s te ls   q u e M. Jea n\nA jalbert.\n"}, {"page_pdf": 238, "texte": "Jeux Parnassiens.                             219\n\n\n\n  Pâleur du linceul et des cierges,\n  Des chairs qui saignent sous les verges\n  — Pâle remords d’avoir aimé ! —\n\n                Son net L X X I I .\n\n\n   Rose, ivresse des rouges lies\n   Que la bataille aux vallons broie ;\n   Couronne altière des folies,\n   Et diadème où l’or verdoie;\n\n   Gonfanon clair que l’on déploie ;\n   Fard des colères ennoblies ;\n   Carnage où le courage noie\n   L’insulte aux entrailles jaillies ;\n\n   S’il n’est trop tard, saigne, ô la rose,\n   Du sang de la métamorphose\n   Que doit tirer la fauchaison :\n\n   Il n’est pas d’âme qui la craigne,\n   Car voici mourir la saison ;\n   S’il n’est trop tard, ô Rose, saigne !\n\n               Sonnet L X X I I I .\n\n\n   Aurore en feu, couchant de flamme,\n   Et rouge mort des villes chues ;\n   Drapeau des plèbes par les rues ;\n   Apothéose du grand drame ;\n"}, {"page_pdf": 239, "texte": "220                                          la Wallonie.\n\n\n\n      O cramoisi des hontes bues ;\n      Brasier qu’en bannière on trame ;\n      Et cri d’opprobre qu’on déclame;\n      Et toutes les vengeances dues ;\n\n      Il sied te contempler au rêve\n      Où l’avenir se parachève,\n      Guidon qui de tout sang te teinte ;\n\n      Il sied entendre, enfin, sans plainte,\n      Silence exaspéré du bouge,\n      Claquer au vent ta langue rouge !\n\n                         F r a n c is V I É L É - G R I F F IN .\n"}, {"page_pdf": 240, "texte": "    Notes.                                                  221\n\n\n\n\n                          NOTES.\n\n  Quelques fautes sont restées dans les sonnets de A. F.\nHérold insérés au dernier numéro. Nous prions de lire ainsi :\n Cœcilia :\n  Y . 2 : Ne touchent pas les prés brillants de lucioles.\n  Christiana :\n  V. 5 : L e Barbare a dompté sa ville et la ravage.\n  V. 10 : S’en viennent de l’azur avec des cercles lents.\n\n\n  Notre ami Maurice Maeterlinck vient d’être atteint doulou­\nreusement par la mort d’un frère. Nous nous associons de\ntout cœur à son chagrin.\n\n\n  Célestin Demblon a terminé, voici peu de temps, une suite\nintéressante de causeries, formant un cours de littérature et\nd’art. Signalons le succès de notre ami, dont un public nom­\nbreux et choisi a goûté assidûment la parole claire et pitto­\nresque, et la très sûre érudition.\n\n\n  Notre prochain n° contiendra une étude sur Pages, le beau\nlivre de Stéphane Mallarmé que vient de faire paraître\nl’éditeur Deman, à Bruxelles.\n\n\n  Le 20 et le 21 mai, le Théâtre d’art conviait les curieux de\nchoses belles à un intéressant spectacle au bénéfice de Paul\nVerlaine et de Paul Gauguin.\n"}, {"page_pdf": 241, "texte": "222                                           la Wallonie.\n\n\n\n  Le Théâtre d’art a fait ses preuves en représentant, voici\nun mois, le beau mystère de Pierre Quillard : La Fille aux\nmains coupées, auquel le vibrant poème de Mallarmé le Gui-\ngnon, et une pièce curieuse de Rachilde avaient été joints.\nCette fois, ce fut le délicieux marivaudage de Paul Verlaine\nqu’on nomme lès Uns et les Autres... j ’allais en parler longue­\nment, mais tout le monde n’a-t-il lu dans Jadis et Naguères ces\nexquises et frêles pages que devrait commenter la musique\nd’un Monsigny ? Du Corbeau d’Edgar Poe, si merveilleuse­\nment traduit par Stéphane Mallarmé, on ne peut rien dire\naujourd’hui, car il fut récité très médiocrement, et, au sur­\nplus, l’œuvre est assez connue. Passons aussi rapidement sur\nle Soleil de Minuit de Catulle Mendès, mais non sans affirmer\nune admiration pour cette œuvre trop ignorée, qui, si elle\nsemble fort peu faite pour la scène, vaut au moins par des\nvers lumineux et vastes, d’une souplesse vive et pure, hardis\n(et même inutilement hardis parfois) avec de soudains rayons\névoquant la splendeur algide des paysages vers les Pôles.\nDes vers de Victor Hugo, Baudelaire, Lamartine, une églogue\npatiemment vide de Théodore de Banville, Chérubin, de\nCharles Morice, — et voici l'Intruse de Maurice Maeterlinck.\nL ’œuvre est trop familière à ceux qui me lisent pour que\nj ’entreprenne de la narrer. Il suffit de constater le vrai\n triomphe du poète gantois dont la pièce fut applaudie au\npoint que cela gênait en rompant la continuité des impres­\nsions. Il faut le constater aussi, si deux acteurs, M. Lugne\nPoe et Mademoiselle Camée (admirable dans l'Intruse et le\nSoleil de Minuit) furent presque parfaits, l’interprétation n’eut\npoint l’harmonie impeccable       qu’il eut fallu, les jeux de\nlumière furent défectueux, et l’on ne sembla pas avoir com­\npris que l'Intruse oppose aux sensations directes du monde\n"}, {"page_pdf": 242, "texte": "    Notes.                                                  223\n\n\n\nextérieur l’intuition naïve et comme enfantine, celle qui\nrend voyantes les jeunes filles voyant surtout le vieillard\naveugle, — eux dont l’innocence inconsciente ou forcée\ncommunique avec le mystère, et qui discernent la vérité au\nfond de l’ignorance primitive où ils plongent.\n   Mais il serait odieux de se montrer trop difficile, et, comme\nle public, il faut applaudir, mais non sans regretter ce que\npeut avoir de fâcheux un accouchement par trop précipité,\ncette représentation ayant été         en somme plus nuisible\nqu’utile à l’art nouveau.\n\n\n  Un fait bizarre et significatif : l’art profond de l'Intruse\nfut apprécié surtout à la seconde représentation, réservée au\npublic payant, et à laquelle assistaient fort peu de littéra­\nteurs; à la répétition générale aussi, bien des hardiesses du\nSoleil de Minuit furent difficilement acceptées, tandis que le\nlendemain la foule les admit sans protester.. Il y a là de\nquoi faire réfléchir.\n\n\n  Dans Little Sketches, de Charles Delchevalerie, il faut\ncorriger comme suit deux malencontreuses coquilles : Page\n157, ligne 10, lire laineuses au lieu de haineuses, page 160,\nligne 7, lire sous la toute grisaille du ciel.\n\n\n  Notre prochain numéro sera consacré à Gustave Kahn, le\npoète des Palais nomades dont deux volumes paraîtront\nprochainement : Chansons d’amant et Un livre d'images.\n\n\n  Paraîtra prochainement un très curieux recueil, dû à la\ncollaboration d’un certain nombre d’écrivains et de peintres\n"}, {"page_pdf": 243, "texte": "224                                          la Wallonie.\n\n\n\nfrançais et belges. Nous reparlerons d’ailleurs de ce volume,\nqui, outre son but, ne pourra manquer d’exciter par lui-même\nle plus grand intérêt.\n\n  Nos félicitations cordiales à André Fontainas qui vient\nd’épouser Mlle Hérold, sœur de notre collaborateur.\n\n\n   Le théâtre de l ’Avenir dramatique, à Paris, a débuté par\nun grand succès : la première en France de Un mâle, drame\ntiré du roman de Camille Lemonnier. L a pièce ayant déjà\nété analy sée ici, constatons seulement l’impression très vive\néprouvée par le public parisien. Les deux actes les meilleurs,\nle 1er et le 2me, où vit toute la campagne des régions de la\nMeuse, n’ont pu malheureusement être goûtés en France de\nla façon spéciale qu’ils le furent à Bruxelles et à L iége, et,\nsi l’on applaudit on no pouvait cependant deviner toute\nl ’authenticité d’une vocation si animée du milieu wallon. Ces\ndeux premiers actes sont merveilleux de naturisme ; si ce\nn’est point là notre théâtre à nous, au moins devons-nous\nadmirer l’ingénieux et probe talent de celui qui suscita\ncette vision.\n"}, {"page_pdf": 244, "texte": "                                de nos Collaborateurs\nA* .                                                   Chantefable un peu naïve (à pa­\n                                                            raître prochainement).\nH e c t o r C h a in a y e .   .                 .    L ’A me des choses.\nA c h il l e D e l a r o c h e .                 .    A énor (à paraîtra prochainement\nC É L E S T IN G EM B LO N     .                 .    Contes mélancoliques.\n                                                       Le Roitelet.\nGu sta v e K ahn . . . .                             les Palais nomades.\nC a m il l e L e m o n n ie r . .                     Le Possédé.\nCh a r l e s V a n L e r b e r g h e                  Les Flaireurs.\nG r é g o ir e L e R o y . . .                        Mon Cœur pleure d'autrefois.\nM a u r ic e M a e t e r l in c k .                   Serres chaudes.\n                                                      La Princesse Maleine.\n                                                      Les Aveugles.\n                                                      L'Intruse.\n                                                      les sept Princesses (à paraître).\n St é ph a n e M a lla r m é                          Poèmes d'Edgar Poe.\n                                                       Villiers de l'Isle Adam.\n                                                      Pages (à paraître prochainement).\nSt u a r t M e r r il l          .           .        Les Gammes.\n                                                     Les Fastes.\nJ e a n M o r é a s ,.      .        .       .        Les Cantilènes.\n                                                      Le Pèlerin passionné.\nG a b r ie l M oUr e y           .           .        Crépuscules d’Ames.\n                                                     Flammes mortes.\nP i e r r e -M . O l i n .       .       .           Mes Mémoires.\n                                                     Des Visions (à paraître).\n                                                     Les Petits Enfants (à paraître).\nP ie r r e Q u il l a r d        .                   La F i l e aux mains coupées.\n                                                     La Gloire du Verbe.\nH e n r i d e R é g n ie r                           Episodes.\n                                                     Poèmes anciens et romanesques.\nAdolphe Re t t é .                   .                Cloches en la Nuit.\n                                                      Une belle Dame passa (à paraître).\n                                                     La F orêt bruissante       »\n                                                     La seule Nuit              »\nA l b e r t S a in t -P a u l                .   ,    Scènes de Bal.\n                                                     l’Écharpe d'iris (à paraître pro­\n                                                           chainement).\nF e r n a n d Se v e r in .              .       .   Le Lys.\n                                                     le Don d’Enfance.\nE m il e V e r h a e r e n .             .       .   Les Soirs.\n                                                     Les Débâcles.\n                                                     Les Flambeaux Noirs.\nF r a n c is   V i e l É -G r i f f i n .            Ancaeus.\n                                                     Joies.\n                                                     Diptyque (va paraître).\n"}, {"page_pdf": 245, "texte": "6e A N N E E , N ° 5.\n\n\n                             LA. WALLONIE\nREVU E     M EN SU ELLE          DE     L IT T É R A T U R E   ET     D ’A R T\n\n\n\n\n     Directeurs : A l b e r t MOCKEL, P i e r r e - M .               OLIN\n                   et H e n r i d e RÉGNIER.\n\n                 Bureaux : rue St-Adalbert, 8, L iége.\n\n   Adresser les communications 307, Avenue Louise, Bruxelles,\n                    et 6, rue Boccador, Paris,\n\n     A B O N N E M E N T : 5 fr. par an. Union postale : 6          fr. 5 0 .\n\n\n\n\n                             SOMMAIRE :\n\n\nF r a n c is V iélé-G riffin .     .    Jeux Parnassiens.\n                                       Notes.\n\n\n\n\n                    Ce n u m éro 5 0 c e n tim e s .\n\n\n\n\n                                 Des presses de II. Vaillant-Carmanne, à Liége.\n"}], "calendrier": {"precision": "mois", "ordre_dans_volume": 4, "mois_verifie": false, "numero_verifie": true, "mois_reconstitue": true, "numero_reconstitue": false, "date_tri": "1891-05", "signet_source": "6ème année - N°5 - Mai 1891", "preuve": "Numéro lu sur la couverture (« 6e année, N° 5 »), PDF 245 ; le mois (mai 1891) vient du signet et n'est pas imprimé sur la couverture. Sommaire imprimé de la couverture : Francis Viélé-Griffin, Jeux parnassiens ; Notes. PDF 211 : Avis d'abonnement (nulls).", "methode_reconstitution": "Date et numéro du signet de l’ULB, contrôlés sur la couverture de la livraison quand elle est conservée."}}