{"numero_id": "ulb-wallonie-1891-12-n12", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "articles": [{"article_id": "ulb-wallonie-1891-12-n12-201", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Couverture", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "NuméroconsacréàM . F.Vielé-Griffin. 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         V o y e z c h e z M U R A I L L E , L iè g e\n\n   SC È N E S H IN D O U E S\n      Poèm\n         e sym\n             phonique à grand orchestre\n                         p a r É rasm e     RAW AY\n         Réduction pour piano à quatre mains.\n\nla R e v u e b la n c h e , 60, rue de l’Ouest, L iége.\nl ’A r t m o d e r n e , 34, rue de l ’Industrie, Bruxelles,\nla J e u n e B e lg iq u e . 64, rue Potagère, Bruxelles,\nla C onque. 49, rue Vineuse, Paris,\nl a P lu m e , 39, boulevard d’Arago, Paris.\nR e v u e in d é p e n d a n te , 12, rue des Pyramides, id.\nM e r c u r e d e F r a n c e , 15, rue de l’Echaudé St-Germain.\nl ’E r m ita g e , 5, rue Gay Lussac.\nC h im ère, 52, cours Gambetta, Montpellier.\nE n tr e tie n s p o lit iq u e s e t lit t é r a ir e s , 11, chaussée d’Antin,\n  Paris.\n\n\n                 Vont paraître chez Vanier :\n\n     LES C Y G N E S\n                        N OU VEAU X         POÈMES\n                                     PA R\n               F r a n c is V I E L É - G R I F F I N .\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-12-n12-001", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 382, "page_fin": 384, "titre_corps": "Au tombeau d’Hélène : Argument", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Francis Vielé-Griffin", "ancre_debut": "au Tombeau d’Hélène", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 416, "page_imprimee": 382, "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 65, "texte": "au Tom beau   d ’H é l è n e\n"}, {"page_pdf": 418, "page_imprimee": 383, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 563, "texte": "       AU TOMBEAU D ’HÉLÈNE.\n\n\n\n\n                      ARGUMENT.\n\n\n\n\nMORTE !\nEntre les saules bleus évanouie,\nAu miroir de l’étang par la brise tuée,\nN’avais-tu cure de notre escorte\nDe jeunesse éblouie\nVers Toi seule évertuée ?\n\nToi dont la voix redit les mêmes mots\nQui font chantant l’amour de toute éternité,\nNe dois-tu pas nous dire un jeune secret\nA nous les fils des fils de tes amants de gloire ?\nNous dire l’ombre aussi, et le rêve (jumaux\nTisserands d’un voile illuminant ta nudité)\nEt nous dire d’un rire un rythme qui serait\nTa démarche de victoire !\n"}, {"page_pdf": 419, "page_imprimee": 384, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 586, "texte": "384                                     la Wallonie.\n\n\n\nNon que nous pleurions, las de l’attente;\nNon que nous blasphémions, de tristesse, ta joie :\nCar nous voici cueillant des scions de tes saules\nPour chercher sur la flûte, en l’herbe qui verdoie,\nLe frisson de sa feuille frémissante\nD ’avoir frôlé d’un baiser tes épaules...\n\n\nHé l è n e , nous chanterons ce soir,\nEt d’heure en heure, et jusqu’à tes étoiles\nEt jusque par delà la nuit, et jusqu’à vivre\nSelon ton âme, et jusqu’à voir\nFrémir de volupté tes chastes voiles\nDont le secret se livre :\nHélène, nous chanterons ce soir.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-12-n12-002", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 385, "page_fin": 389, "titre_corps": "Au tombeau d’Hélène : Première chanson", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Francis Vielé-Griffin", "ancre_debut": "PREMIÈRE CHANSON", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 420, "page_imprimee": 385, "debut_caractere": 77, "fin_caractere_exclue": 749, "texte": "PREMIÈRE CHANSON.\n\n\nS ans d o u te ,\nLe chant des pinsons,\nDe bosquets en bosquets, disait la route\nOù nous passions,\nDe chansons en chansons,\nMes rêves et moi, guidés\nSelon l’Heure et l’Age\n— Bel attelage ! —\nUn double joug enguirlandant leur tête\nEt de pourpre violette bridés\nQui traînaient notre char vers des rumeurs de fête !\n\nEt, de rose en rire\nEt de fleurs en femmes,\nLa route fut pire\nOù nous marchâmes,\nTenant la lyre,\nMes rêves et moi guidés\nSelon la phrase lue aux parchemins ridés\n— Qui laissent leur ride aux âmes ; —\n\nMais d’elles vers toi,\nDe celles-là vers Toi, la seule,\nLa route interminable se prolonge\nOù la roue est lente et grince comme une meule,\n"}, {"page_pdf": 421, "page_imprimee": 386, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 855, "texte": "386                                   la Wallonie.\n\n\n\nOù le char s’embourbe ou racle à la paroi;\nEt si n’était d’écouter, à l’étape,\nCe que raconte un songe,\nDe cueillir aux talus ce que d’espoir y croît,\nQuelle douleur et quel blasphème et quel mensonge\nDe marcher vers un but en marche et qui m’échappe !\n\n\n\n\nUn rêve adolescent, de visage si tendre\nQue son doux conte semble chanter,\n— Diseur qu’on fait reprendre, pour l’entendre\nChanter ce qu’il a cru conter —\ndisait (ce que sa seule voix laissait comprendre) :\n\n“ Je l’ai vue —\nC’était au mail poudreux\nDont les ormes sont gris\nOù la terre de soif se gerce\nEn l’ombre d’Août;\nEt tout reverdit à sa venue\nEt la brise chanta dans les ormes surpris\nComme d’une averse ;\nEt je sentis la mort en mon cœur heureux ;\nElle vint à moi\n— Qui me dirait d’où?\nEt qui sait pourquoi ? —\nSur le mail poudreux...,,\n"}, {"page_pdf": 422, "page_imprimee": 387, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 979, "texte": "    au Tombeau d’Hélène.                              387\n\n\n\nV o i c i quoiqu'autre — rêve jeune et pâle,\n\nPâle et qui rougissait en parlant,\nDe vois plus vieille que son visage et mâle,\nDe rythme lent\nEt qui, moins sourde, eût dit la gloire triomphale :\n\n\" Sur le sable de la grève\nOù tout pas s’efface sous le vent de mer\nQui roule ses dunes, à grands flots lents,\nV ers les villes mortes en l’avenir ;\nElle vint à moi comme un flot clair\nQui se brise en rire aux sables mouvants ;\nMais j ’ai compris que son regard n’œuvrait\nQue l’ œuvre de souvenir,\nQue le mot qu’elle dit n’était plus le vrai;\nCar l’heure pousse l’heure, la dune la dune,\nSur villes et cœurs morts en l’avenir —\nAu hasard des chemins j ’étais l’un, elle l’une..\n\n\n\nI l s parlent, je souris\n\nOu pleure, ou songe\nEt reprends le chemin qui, vers le soir, s’allonge,\nLe même qu’hier, moins las, je repris\nEn fuite du mensonge ;\n\nN ’est-il pas vrai que tu nous apparais\nSous la parure de celle-ci, de celle-là ?\n"}, {"page_pdf": 423, "page_imprimee": 388, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1004, "texte": "388                                    la Wallonie.\n\n\n\nNe sont-ils tiens, leurs sourires parés ?\nEt tous ces contes-là narrés,\nA l’étape ?\nN’es-tu pas tout cela,\nHélène, aux yeux incomparés\nVers qui va s’allongeant, là-bas,\nLa route où mon bourdon inlassé frappe\nSon rythme alerte\nDeux fois moins pressé que mes pas\nSonores sur la route ouverte...\nLa force de leurs bras ouverts, ne l’es-tu pas ?\n\n\nAh ! douleur de ma joie éparse et qui s’étonne :\nJ ’ai peur des souvenirs, des parfums, des musiques\nEt des vieilles cités et des vergers d’automne\nEt du rire qui passe et de l’heure qui sonne\nCar tout est ignoré, sublime et sans réplique ;\n\n\nAinsi le soleil vit en son moindre rayon,\nEt quelle herbe rêva ses gloires embrasées ?\nEt qui devinerait, aux larmes des rosées,\nLa vaste mer houlant jusqu’au septentrion ?\n\n\nAinsi la plaine immense, élargissant nos rêves,\nSuscite l’Infini pour se perdre au néant,\nAinsi la folle extase, avec ses splendeurs brèves,\nEblouissent nos yeux jusqu’en l’aveuglement :\n"}, {"page_pdf": 424, "page_imprimee": 389, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 319, "texte": "   au Tombeau d'Hélène.                          389\n\n\n\nJ’ai peur de toute joie en son mystère triste,\nMême un futile amour émeut de majesté,\nSi bien que tout mon cœur se récuse et résiste\nEt pleure éperdument vers ton rêve attesté !\n\n        Douleur, Hélène, ce soir est doux,\n        Entre tes saules, apparais-nous.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-12-n12-003", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 390, "page_fin": 393, "titre_corps": "Au tombeau d’Hélène : Deuxième chanson", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Francis Vielé-Griffin", "ancre_debut": "DEUXIÈME CHANSON", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 425, "page_imprimee": 390, "debut_caractere": 89, "fin_caractere_exclue": 870, "texte": "D E U X IÈ M E C H A N S O N .\n\n\n\n\n                        «   C o d en t a la te r e tu o m ille et d ecem m illia\n\n                                         a d e x t r is tu is.   »\n\n                                                                     P s. 90.\n\n\n\n\nO grands doux frênes qui souriez,\nNulle âme au bois — dès mainte année - -\nN’est venu cueillir les lauriers ;\nEt nulle âme, dès mainte année,\nPrairie, au gué ! ne t’a moissonnée;\nDès mainte et mainte et mainte année\nLa vie à la belle mort s’ est donnée\nDans le jeune baiser du renouveau,\nSi que la Parque hésite, étonnée,\nAvant de couper l’écheveau.\n\nQui donc doit cueillir les lauriers ?..\n\n\nNulle pampre, encore, aux vignobles\nA peine des feuilles aux mûriers —\n(Ah ! tous les désirs nobles\nQui nous souriaient)\n"}, {"page_pdf": 426, "page_imprimee": 391, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 976, "texte": "    au Tombeau d’Hélène.                            391\n\n\n\nLes lilas, déjà tristes ! les asphodèles,\nLes jacinthes et la douceur des soirs en elles,\nLes blancs amandiers, parés à la hâte,\nLes pommiers où l’espoir d’ automne éclate,\nLes jonquilles, dont voici des gerbes,\nEt le jeune million des herbes\nAudacieux et jovial\nComme la foule enfant\nHoule au tocsin de prairial :\nEnthousiasme, chœur superbe,\nVieil avenir, refleuri triomphant !\n\n\nA v r i l pleurait, souriant dans ses pleurs ;\nNotre fierté, c’était de vivre\nNous mirant en l’orgueil inconscient des fleurs ;\no jeunesse du Monde,\nNotre fierté — la tienne ! — était de survivre,\nNous les plus jeunes jets de la souche féconde.\n\nDepuis (ô vanité !) :\nLe sourd sommeil des cœurs, sous l’aube auréolée,\nNous surprit d’un frisson\nEt le monde apparut un vaste mausolée\nOù gît l’Humanité,\nGrouillante de désirs bas,\nSur qui, vaines âmes, nous passons\nAvec nos cris d’appel, inutile volée,\nDe tout là-bas, vers tout là-bas.\n"}, {"page_pdf": 427, "page_imprimee": 392, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 753, "texte": " 392                                   la Wallonie.\n\n\n\nEt depuis :\nL ’année est morte mainte fois,\nL ’automne, aux bois,\nEt, mainte fois, renaquit souriante\nEn l’avrillée qui rit et pleure\nEt chante\nQue le temps est leurre ;\n\nCeux-ci s’en furent, ceux-là sont morts;\nNous sûmes la solitude\nSubtile en son remords ;\nPresque devinions-nous le secret du silence\nOù l’âme se dénude\nEt surgit Hors des paroles sordides\nEn sa beauté,\nTelle une mendiante\nAu sculpteur qu’elle guide\nEn sa sereine nudité.\n\n\n\nMa ï s , u n à un,\n— Comme les feuilles à l’Automne —\nLes désirs et les rêves tombaient fanés,\nSans verdure, ni parfum\n— Débris de la couronne —\nMorts que nulle pitié n’a pardonnés ;\nCependant leur science édifiée\nDisait : ceci est faux, cela est vain;\n"}, {"page_pdf": 428, "page_imprimee": 393, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 554, "texte": "    au Tombeau d’Hélène.                        393\n\n\n\nSi bien\nQue de la vie ainsi niée\nRien ne resta, bors le désir de vivre mieux,\nRien, que l’espoir que rien ne tue,\nRien, que la haine et le mépris pieux\nRien, que l’aveugle foi qui s’évertue.\n\n\nCar, vois, Hélène,\nCeux-ci, tes prêtres, que la bonté empourpre,\nCeux-ci qui te voulurent vaine\nSelon leur âme d’enfant sénile,\nCeux-ci dont la trop triste orgie usurpe\nLa tiare de ton culte impérieux,\nLeur âme est vile,\nSous les grands cieux !\n\nHélène, invoquée à genoux,\nEntre tes saules apparais-nous !\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-12-n12-004", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 394, "page_fin": 397, "titre_corps": "Au tombeau d’Hélène : Troisième chanson", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Francis Vielé-Griffin", "ancre_debut": "TROISIÈME CHANSON", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 429, "page_imprimee": 394, "debut_caractere": 76, "fin_caractere_exclue": 949, "texte": "TROISIÈME CHANSON.\n\n\n\n\n                        \" Mais si un homme , marchant dans la\n                      nuit, vient à buter, c'est qu'il n'y a pas de\n                      lum ière en lui. »\n                                              Jean XI. 10.\n\n\n\nAux chœurs fleuris des cathédrales\nS’allongent, comme en ombre, aux dalles,\nEn lignes, sous les pas presque effacées,\nCeux d’autrefois, seigneurs et dames,\nAvec des devises tracées ;\n\nAux chœurs fleuris des cathédrales,\nOn chante encore\n— Encore que tous rêves soient consommés ; —\nJ ’ai regardé vers l’ombre ogivale et sonore\nOù, une à une, meurent des flammes,\nComme si, par là-bas, à jamais,\nAu bruit du cortège moins sonore,\nL ’on emportait nos âmes.\n\nAux chœurs fleuris des cathédrales,\nSous les vitraux de sourires pâles,\nOn chante encore l’hymne dont mon cœur saigne\nD ’aimer et de mourir et de ressusciter...\n"}, {"page_pdf": 430, "page_imprimee": 395, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1118, "texte": "     au Tombeau d’Hélène.                            395\n\n\n\nFut-il un temps où, cherchant qui t’étreigne,\nDouleur, apparaissant à l’âme enténébrée,\nTu vins, ouvrant tes bras, comme pour l’abriter\nEt fis qu’elle sourit à sa honte parée\nD ’un diadème abject dont, encor! son front saigne?\n\n\n\nV e x il l a   R é g i s .... f u n é r a ille s !\nPour porter l’étendard il n’est plus même un homme;\nA peine un front courbé devant l’épouvantail...\nMonte dans l’encens bleu vers l’or vert du vitrail\nVerbe majestueux aux profondeurs d’abîme,\nVerbe désespéré des échos de Solyme\nRythmé des voix de Rome,\nReine de la bataille !\nVerbe incompris, mais tel qu’en ton ombre défaille\nLe péché de science aux baisers de la Foi :\nVoix où la douleur tendre endort jusqu’à l’effroi,\nVoix vaine, et fausse voix, voix morte même en moi...\nO funérailles!\n\n\nA v a n t que, lâche, on s’habitue\nA sourire de soi devant l’heure accablée,\nJ’ai regardé dans mon âme troublée :\nQuel hymne redirait l’amour qui brûle et tue,\nLa prière de nuit à ma lèvre tremblée\nEt ma joie exultant, toute de feu vêtue,\nEt toute la douleur de mon désir comblée...\n"}, {"page_pdf": 431, "page_imprimee": 396, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1095, "texte": "396                                           la Wallonie.\n\n\n\nSa lassitude qui follement s’évertue\nA renié l’effort, un soir, et m’a semblé\nSi vaine, que j ’ouvris mes yeux vers ton bleu voile,\nNuit, que j ’ai souri comme un enfant qu’on appelle,\nEt que, me retournant de l’aurore éternelle\nJ’ai prié doucement, Enfance, ton étoile.\n\nLa douce fête !\nEt le retour, et l’accalmie ;\nMa paix fut de chanter ton rêve\nAme d’enfance, vierge de prière triste ;\nCar tout ceci, depuis qu’on chante des Poèmes,\nC’est la voix en écho d’un seul instant de Vie\nQui sourd, enfin ! et qui persiste ;\nMa paix fut de chanter ton rêve\nEt retourné de l’ombre où tout chemin s’achève,\nJ’ai regardé vers ton étoile évangélique,\nDisant tout haut les mots que tu rêvas muette,\nEnfance, c’était ta voix, cette musique :\n\nAvoir été au parterre de Vie\nUne heure passive de joie immesurée,\nCela dont se vêt la terre ;\nAvoir vécu l’heure assouvie\nSous la gloire du firmament azuré,\nAvoir été un instant du mystère;\nEn le concert de vie émerveillée\nAvoir été quelque note envolée,\nEt la dire en écho sur la vie affolée . . .\n"}, {"page_pdf": 432, "page_imprimee": 397, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 621, "texte": "    au Tombeau d’Hélène.                          397\n\n\nDès hier, vois, je marche seul et grave\nSelon le nouveau choix de mes espoirs anciens\nQui voudraient vivre, enfin, ressusciter, revivre,\nSoir! enveloppe-nous de ton mystère grave,\nJ ’ai froid à l’âme et faim au cœur et l’esprit ivre\nDe tout ce qu’on écoute aux croix des grands chemins.\n\n\nJe marcherai plus sûr de but et de la voie\nEn l’ombre intuitive où tout chemin s’efface\nEt, refermant les yeux je m’éblouis de joie\nA contempler du cœur la splendeur de ta face,\nHélène,\nHélène à la lèvre sereine,\nHélène, avec tes cheveux roux,\nEntre tes saules apparais-nous.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-12-n12-005", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 398, "page_fin": 400, "titre_corps": "Au tombeau d’Hélène : Quatrième chanson", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Francis Vielé-Griffin", "ancre_debut": "QUATRIÈME CHANSON", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 433, "page_imprimee": 398, "debut_caractere": 79, "fin_caractere_exclue": 997, "texte": "QUATRIÈME CHANSON.\n\n\n\n\n                         « . . . P ou r nous , c'est un éblouissement\n                      d ’ écla ir — puis une longue obscurité —\n                      puis un éclair en co re... »\n\n                                               R.    W . E m erson .\n\n\n\n\nU n e ombre est fugace aux tournants de la route ;\nOn sourit du verger aux treillis de la baie;\nUne pudeur se fond em mi la roseraie;\nQuelqu’une chante qui se tait pour qui l’écoute ;\nEt l’on parle tout bas vers la source qui goutte :\nLe jour est souriant de féerique doute,\nEt c’est la vie — ô mon cœur — toute;\n\nAussi, de crainte d’un leurre,\nDe crainte, aussi, de manquer la seule heure\nOn vit (est-ce vivre?) amoureux et railleur,\nJoyeux et triste, d’espoir en désespoir,\nPire et meilleur\n— Selon la loi qui fait le matin et le soir,\nL ’ombre et le jour,\nEt l’hiver et le printemps qui verdoie,\nLa loi de tout amour,\nDe toute joie.\n"}, {"page_pdf": 434, "page_imprimee": 399, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 931, "texte": "      au Tombeau d'Hélène.                          399\n\n\n\nA in s i   l’on chante sa phrase :\n\n“ Bois la coupe d’extase\nEt bois le vin amer;\nToute l’amertume de la mer\nEst plus douce que ce vin qu’écrase\nLa nuit fatale en sa foulée;\nCar le sel des larmes en est la lie,\nEt la honte s’y mire, apalie,\nEt la mort impure s’en est soulée . . . „\n\nOu encore, selon l’heure et la chair :\n\n“ Bois la coupe d’extase\nEt bois le doux vin clair\n— Si doux que s’en adoucirait la vaste mer ;\nVoici le vin qu’écrase\nLa Nuit de joie en son pressoir,\nLa larme est douce dans son ombre jaillie\nEt la pudeur se pâme défaillie\nEt la Vie est ivre d’espoir.... „\n\n\nQ u e l q u ’a u t r e   soir, on chante en soi :\n\n“ Ecoute en l’ombre auprès de toi :\nUn sanglot meurt et tout est coi;\nQuel rêve es-tu venu tuer?\nPrends donc et bois le poison triste\nSans qu’un remords en toi résiste,\nSans qu’un regret en toi persiste\nQuel rêve es-tu venu tuer?.... „\n"}, {"page_pdf": 435, "page_imprimee": 400, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 670, "texte": "400                                       la Wallonie.\n\n\n\nPuis, redoublant les rimes jusqu’à s’en griser :\n\n“ Ecoute en l’ombre auprès de toi :\nUn rire éclate qu’un baiser boit,\nQuel rêve va s’éterniser?\nPrends donc et bois le vin de joie.\nPour que l’orgueil s’affirme et croie,\nPour que l’espoir sur toi s’éploie,\nQuel rêve va s’éterniser?.... „\n\nA in s i je chante et vis et vivrai jusqu’au soir,\nO belle Hélène en tes saules cachée.\nTriste et joyeux de la même pensée\nEn l’incrédule attente de te voir;\nNotre chanson est insensée\nHélène, et nos vieux cœurs sont fous,\nToi, seule déesse encensée,\nEntre tes saules, écoute-nous, penchée,\nHélène, Hélène, apparais-nous.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-12-n12-006", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 401, "page_fin": 403, "titre_corps": "Au tombeau d’Hélène : Cinquième chanson", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Francis Vielé-Griffin", "ancre_debut": "CINQUIÈME CHANSON", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 436, "page_imprimee": 401, "debut_caractere": 73, "fin_caractere_exclue": 691, "texte": "CINQUIÈME   CHANSON.\n\n\n\n\n Voici ma pensée :\n Si la flèche\n Que mon arc lance aux étoiles\n Retombe et blesse\n Ma main qui l’a lancée,\n Vers les étoiles;\n Et si le cri d’opprobre\n Que je jette à l’écho des bois\n — Bavard ou de réponse sobre,\n Selon ma voix —\nSe retourne comme une insulte\nQui brûle mon cœur en moi ;\nAinsi tout vieux rêve vers toi,\nTout vieil émoi,\n(Qu’un nouveau rire, croit-il, achève)\nSurgit encore comme un tumulte,\nHélène,\nEt tout vieux rêve\nMe pèse jour et nuit en honte vaine,\nComme un remords :\nTel l’espoir d’une aube qui jamais ne se lève,\nTel que mon jour est las de porter mes jours morts !\n"}, {"page_pdf": 437, "page_imprimee": 402, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1076, "texte": "402                                     la Wallonie.\n\n\n\nJ ’ai poussé ma chasse au cœur de la forêt,\nPourtant :\nNulle ride à l’étang où Diane fut surprise;\nEt j ’ai cherché, pourtant, la Dryade promise\nAu cœur des chênes -vieux comme la voix chanteuse\nDe celui dont le nom de sa gloire est lauré :\nNulle nymphe aux détours des taillis égarée,\nPar le chemin désert que j ’ai fait vers l’orée,\nAprès ma chasse honteuse.\n\nMais toujours ton désir et ton ombre aux fougères\nEt la voix en les voix, chuchoteuses, légères,\nToujours un gai désir de verdure vêtu,\nComme au matin d’avril où j ’ai brisé mes traits,\nSachant (tu me l’as dit en un clair baiser frais),\nQue c’est toi que pleurait le doux cerf abattu....\n\n\nL e chemin que j’ai fait à travers bois,\nPar les ta illis, sous les futaies,\nM’a mené vers ta prée\nEt les chansons portées\nSur le vent de vesprée\nRésonnaient jusqu’au bois ;\nComme ceux-ci j ’ai chanté ton los\nVoyant qu’ils te priaient sous la lente nuit claire,\nHélène,\nEcoute, en tes saules et tes flots,\nO belle souveraine,\nPar moi le son du cor aux vallons traîne,\n"}, {"page_pdf": 438, "page_imprimee": 403, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 862, "texte": "    au Tombeau d’Hélène.                          403\n\n\n\nSi doux que la forêt est pleine de sanglots,\nPar moi le son du cor aux vallons traîne\nDe frêne en chêne\nEt des charmes aux bouleaux.\n\n\nC e s hommes que je ne connais de visage\nDonnaient leurs voix à ma pensée ;\nEt si je l’ai redite en mon langage,\nC’est qu’ils ne savaient toute ma pensée\nIls ne savaient comment les sentes matinales,\nPar les fougères ou sur le feutre des pins,\nMènent — comme la route aux ornières égales,\nOu le sentier tracé par des pas de traverse,\nComme tous les chemins —\nVers ta prée où la joie, en mille flores, perce\nLe vieux sol de la mort des printemps d’autrefois ;\n\nMais voici qu’avec eux je dis, en ces mots doux\nDe leurs chansons portées\nSur le vent de vesprée\nDe la prée\nJusqu’au bois\nDe parfums escortées :\nHélène, viens, ce soir est doux;\nEntre tes saules apparais-nous.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-12-n12-007", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 404, "page_fin": 405, "titre_corps": "Au tombeau d’Hélène : Dernière chanson", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Francis Vielé-Griffin", "ancre_debut": "DERNIÈRE CHANSON", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 439, "page_imprimee": 404, "debut_caractere": 77, "fin_caractere_exclue": 949, "texte": "DERNIÈRE CHANSON.\n\n\n\n\n                             « Incerta et oculta sapientiae tuae\n                                 m anifestant mihi. »\n                                                     Ps. S I .\n\n\n\n\nO nuit épanouie !\nLes bras ouverts vers ton baiser qui déifie,\nJ’ai pleuré d’être seul à t’aimer en silence;\n\nO nuit ! mon âme tremble ; .\nQu’il vienne une âme et nous prierons ensemble,\nOn pleure d’être seul à t’aimer en silence...\n\nVoilà pourquoi, des jours, des mois et des années,\nJ ’ai marché en chantant dans les foules menées\nPar tout le pauvre leurre impur des désirs vils\nMendiant quelque écho pour mes rêves d’avril.\n\nVoilà pourquoi, parmi les babils du printemps,\nGuettant les cœurs nouveaux et les jeunes moments,\nJ ’ai dit, ainsi que d’autres, qu’il est doux\nDe vivre et de prier l’amour aux cheveux roux\nDont l’auréole est comme une chair rayonnée ;\n"}, {"page_pdf": 440, "page_imprimee": 405, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1092, "texte": "    au Tombeau d’Hélène.                             405\n\n\nVoilà pourquoi j ’ai dit, en l’heure tôt sonnée,\nLa douceur d’aller deux par un verger d’enfance,\nPour sentir battre en m oi les cœurs de ceux quis’aiment\nEt pour que vive en eux un peu de mes poèmes.\n\nCar on pleure, ainsi seul à t’aimer en silence.\n\n\n\nM ais tu sais que je sais toute parole vaine\nQue ton silence est la seule voix surhumaine\nEt la seule clarté ta ténèbre étoilée\nOù l’on entend passer les anges, par volées...\n\n\n\nV i e n s , chère, toi la gaîté de tous sourires,\n\ntoi, la douce justice de Vie,\ntoi, panacée,\ntoi, rayon ou reflet de toute la Pensée,\nOmbre du jeune Amour — le suivant, ou suivie —\nLes choses que l’on dit sont futiles ou pires ;\nToi, tu sais le secret, interdit même aux lyres :\nLa nuit est sur nous en sa joie ineffable ;\nNos baisers et l’écho des poèmes — la gloire !...\n— la gloire, où nul n’atteint — ne valent la victoire\nDe dominer son rêve et le taire à jamais...\nHélène, ô l’Evoquée en rythmes innommés,\nD ’entre tes saules gris apparais, Reine fière,\nCar voici que se fait muette la Prière.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-12-n12-008", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 406, "page_fin": 407, "titre_corps": "Au tombeau d’Hélène : Hélène", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Francis Vielé-Griffin", "ancre_debut": "HÉLÈNE. Me voici : J’étais là dès hier", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 441, "page_imprimee": 406, "debut_caractere": 82, "fin_caractere_exclue": 797, "texte": "HÉLÈNE.\n\n\n\n\nMe voici :\nJ ’étais là dès hier, et dès sa veille,\nAilleurs, ici ;\nToute chair, a paré, un soir, mon âme vieille\nComme l’éternité du désir que tu vêts.\nLa nuit est claire au firmament. . .\nRegarde avec tes yeux levés :\nVoici — comme un tissu de pâle feu fatal\nQui fait épanouir la fleur pour la flétrir —\nMon voile où transparaît tout assouvissement\nQui t’appelle à la vie et qui t’en fait mourir.\nLa nuit est claire au firmament vital. . .\n\n\n\n M e s mythes, tu les sais :\nJe suis fille du Cygne,\nJe suis la lune dont s’exubèrent les mers\nQui montent, tombent, se soulèvent ;\nEt c’est le flot de V ie exultante et prostrée,\nle flot des rêves,\nle flot des chairs,\nle flux et le reflux de la vaste marée.\n"}, {"page_pdf": 442, "page_imprimee": 407, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 533, "texte": "    au Tombeau d’Hélène.                                   407\n\n\n\nM o n cloute - on dit l’Espoir —-fait l’action insigne :\nJe suis reine de Sparte et celle-là de Troie,\nPar moi, la douloureuse existence guerroie\nJe meus toute inertie aux leurres de ma joie,\nHélène, Séléné, flottant de phase en phase,\nJe suis l’Inaccédée et la tierce Hypostase\nEt si je rejetais, désir qui m’y convies,\nMon voile qui promet et refuse l’extase,\nMa nudité de feu résorberait les Vies....\n\n                           F r a n c i s V IE L É -G R IFFIN.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-12-n12-204", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Table des matières", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "TABLE DES MATIÈRES pour l'Année 1891", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 444, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 3778, "texte": "TABLE                 DES        MATIÈRES\n\n                                        p o u r l’A n n ée      1891\n\n\n                         A. M.                                         J ean     D ELY ILLE.\n\nN oies s u r S ie g frie d ,                   86.     les Som m eils de M arb re,                     164.\nS ym phonie de R éfer,                        142.     l’H o rre u r de la P lu ie,                    462.\n\n               A lbert         ARNAY.                              CÉ LE STIN       DEMBLON.\n\nF e rn a n d S e v e rin (é lu d e ),          58.     les    L iv r e s :\nA d v e n tic es,                             306.             H ecto r C hainaye : l'A m e\n                                                                  des Choses ,              316.\n               E m il e      B E SNUS.\n                                                                        M ax    ELSKAMP.\nad m ajo rem G loriam ,                       4GB.\n                                                       le S ly lite,                                   242.\n                     J ules B O IS .\n                                                                      A ndré    FONTAINAS.\nV ous ne se re z plu s v ie rg e ,            285.\n                                                       la R ein e p e n siv e,                         239.\n                                                       la Dame la sse ,                                240.\n            H ector       CHAINAYE.\n\nles A ppels du P a ssé ,                      28 8 .                  Jo sé    HENNEBICQ.\n\n                                                       P riè re ,                                        405.\n                        Ch .    D.\n                                                       C o m p lain tes,                         3 0 2 , 303.\nles   L iv r e s :\n                                                                 A.    F e r d in a n d   H ÉROLD.\n       C ontes de m on V illag e,             176.\n                                                       le    V it r a il d e s S a in t e s :\n      Charles         D ELCHEVALERIE.\n                                                               C œ cilia,                              454.\n                                                               C h ristia n a,                         455.\nsous les P o m m iers,                         32.\n                                                               Liliosa,                                304.\n                                                               H ild eg ard is,                        305.\nL IT T L E SK E TC H E S :\n       A ube d ’H iver,                       456.\n                                                                      B ernard        LAZARE.\n       H eure lu n a ire ,                    457.\n       C rép u scu le,                        438.\n                                                       le    M ir o ir d e s L é g e n d e s :\n       M atin s u r l'E a u ,                 459.\n                                                             la Vie sa n s Effroi,                       47.\n       C o u ch an t I,                       460.\n                                                       la L yre :\n       C o u ch an t II,                      309.\n                                                             I. N é an th è s,                         345.\n       C rép u scu le,                        309.\n                                                            II.   M arsyas,                            353.\n       S o ir de L u n e.                     340.\n       C rép u scu le,                        312.     les Initiés (poèm e d ra m a tiq u e ),         359.\n"}, {"page_pdf": 445, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4295, "texte": "410                                                                             la Wallonie.\n\n             G r é g o ir e      L E R OY.                  les N avigations s e n tim e n ­\n                                                               tales,                           406.\nles S œ u rs d’A gonie,                       37.           le M onastère des in e x ­\n                                                               piables D ouleurs,               440.\n                   P ie r r e   LO UYS.                     la Be a u té ,                      417.\n                                                            le Lac W istéria,                   421.\nE m au x su r O r e t su r A rg en t :                      E pilogue,                          125.\n       d ’ O r e t d e S in o p le ,          4 1.\n       de G ueules s u r A rg e n t,          43.     R onde en fa n tin e ,                    429.\n       d ’A zu r su r O r,                    46.     B yzance,                                 434.\n                                                      S é ré n ité s,                           433.\nT rou ée,                                    25 5 .   aeg ri Som nia,                           435.\n                                                      N otes ré tro sp e c tiv e s,             236.\n             Stuart             M ER RILL.\n                                                                           P.    M. 0 .\nD ram e,                                     452.\n                                                      les   L iv r e s :\n             D a u p h in       MEUNIER.                     les F u sillé s de M alines,       177.\n                                                             v in g t-cin q S o n n e ts,       4 79.\nm on C œ ur d 'a u trefo is,                  5 4.           P u b e rté ,                      479.\nle Roi de n ’im p o rte où,                  315.            la C ré atio n du Diable,          180.\n                                                             le V ierge,                        182.\n               A lbert          MOCKEL.                      F lu m en ,                        183.\n                                                             la sa n g la n te Iro n ie,        483.\nles   L iv r e s    :                                        l'Im p ré v u ,                    271.\n    les C ornes du F a u n e ,               431.            les Vieux,                         281.\n    P ein es de C œ ur,                      485.            T h é â tre de R achilde,          281.\n    le Poèm e de la C hair,                  480.            Max W aller,                       282.\n    P a sto ra le s,                         186.\n    H ym en,                                 187.               M a u r ic e    du   PLESSYS.\ndeux L iv res de Vers :\n    les F lam b eau x n o irs,               2 63.    S a in t J u st,                           29.\n    les F a s te s ,                         267.     M arg u erite au R ouet,                   30.\n                                                      P ro lo g u e,                             31.\n               Charles           M ORICE.\n                                                                  P ie r r e     QUILLARD.\nV ers,                                         26.\n                   P ier re -M. OLIN.                 le R en o n cem en t su p rê m e,          38.\n                                                      V ers,                                    314.\nl e s p e t it s    E nfants :\n         d e v a n t la Vie,                   47.                          II. DE R.\n         v e rs la S o u rce ,                 49 .\n         so u s la N eige,                     51.    les   L iv r e s :\n                                                             la G loire du Verbe,              82.\ndes   V is io n s :                                          en D écor,                        85.\n         P ro lo g u e à ma C onscience 97.                  D yptique,                       172.\n         la S o litu d e,                99.                 les C ah iers d’A n dré W alter, 474.\n         l’Ile,                         403.                 Confi te o r,                    488.\n"}, {"page_pdf": 446, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4882, "texte": "        Table des Matières.                                                                          411\n\n\n            H en ri de      R ÉG N IE R .                    F r a n c is   V IE LÉ-G R IF F IN .\n\nO delettes :                                                                    :\n                                                     J e u x P a r n a s s ie n s\n     I,                                      27.            le vain R ire (dix so n n e ts ), -193.\n     II,                                     28.     Effigies :\n     III,                                   11 9 .          S a c risla in ,                        200.\n     IV,                                    150.            M aître d 'E tu d e s,                  200.\n     V, '                                   28 7 .          P rê tre ,                              20 1 .\n                                                     E x tra its du « fu tile A cabit »,            202.\nles   L iv r e s :                                   E x tra its d es « In a n ité s so n o re s », 204.\n   P ag es de S tép h an e M alapmé.        33 8 .   E x tra its de « S éau to s »,                 200.\n                                                     C onseil à u n A u te u r co m iq u e ,        210.\n           Albert        SAINT-PAUL.                 T ableaux d 'H isto ire :\n                                                            la M endiante,                          212.\nP é tales de N a cre,                         4.            les C arth ag in o is e n Sicile, 2 1 2 .\nLai p o u r d’h é ra ld iq u e s C hats,     13 .    E x tra its des S o n n e ts e stiv au x :\n                                                            l'A ne,                                 213.\n            F e r n an d    SEVERIN.                        le C rapaud,                            21 4 .\n                                                            la M arm aille                          215.\nle M ort,                                    34.            le Bain,                                215.\n                                                            à H. de R .,                            210.\n             A lbert       THONNAR.\n                                                     E x tra its des S o n n e ts à la R ose\n                                                            P ré lu d e ,                           217.\nP ro lo g u e d e Poèm e,                    42 .\n                                                            S o n n et III,                         217.\n                                                            S o n n e t X VII,                      218.\n                       Al b . TH.\n                                                            S o n n et LXX1I,                       219.\n                                                            S o n n et LX X III,                    219.\nles   L iv r e s :\n       C ontes e t N ouvelles,                83.\n                                                     au   T o m b e a u d ’ Hé l è n e :\n                                                             A rg u m en t,                          383.\n        H enry         VAN DE VELDE.\n                                                             p re m iè re C hanson,                  385.\n                                                             deuxièm e C hanson,                     390.\nG eorges S e u ra t,                        IG7.\n                                                             tro isiè m e C hanson,                  394.\n                                                             q u atrièm e C hanson,                  398.\n            E m il e    VERHAEREN.\n                                                             cin q u ièm e C hanson,                 401.\nS oir,                                    36.                d e rn iè re C hanson,                  404.\nle plus p ré c ie u x des c in q S en s, 145.                H élène,                                400.\n\nVers :                                                             A uguste         V IE R S E T .\n       R ay u res d’Eau,                    223.\n       u n C o u ch an t,                   22 7 .   la Bonzesse,                                     35.\n       p a r les P ay s d es S o irs,       228.\n       S o ir de S e rre,                   290.                    G aston         VYTTALL.\n       S o ir de C aveau,                   292.\n                                                     POÈM ES IRONIQUES :\n              P aul VERLAINE.                                X II,                                   103.\n                                                             X IX, U sage e x te rn e ,              294.\nà M onsieur B orély,                           3.            XXV, la d e rn iè re N ouvelle          298.\n"}, {"page_pdf": 447, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 342, "texte": "412                                                               la Wallonie.\n\n\n      A ndré   W ALTER (posthum e).\n                                               un e E n fan t des Eaux qui p a sse n t, B8.\nR eflets d’ailleu rs (p e tite s E ludes\n   de R ythm e),                         229   N otes : 9 1 , 144, 188, 2 2 1, 2 7 1 , 341.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-12-n12-205", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "De nos collaborateurs", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "de nos Collaborateurs", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 448, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 44, "fin_caractere_exclue": 2911, "texte": "de nos Collaborateurs\n\n                                            Chantefable un peu naïve.\n A * ................................................................\n H e c t o r C h a in a y e . . .          l’Ame des choses.        .\n A c h il l e D e l a r o c h e . . .      Aénor (à paraître prochainement).\n Cé l e s t in D e m b l o n                Contes mélancoliques,\n                                                      . . .\n                                           le Roitelet.\n A.-F. H ê r o l d . . . . . . FE xil de Harini.\n                                           la Joie de Magutlonne.\n  Gu sta ve K ahn             .   .        les. Palais nomades.\n                                           Chansons d’Amant.\n B e r n a r d L a z a r e . . . . le Miroir des Légendes (à paraître).\n C a m i l l e L e m o n n i e r . . . le Possédé.\n C h a r l e s V a n L e r b e r g h e . les Flaireurs.\n G r é g o i r e L e R o y . . . . mon Cœur pleure d'autrefois.\n M a u r i c e M a e t e r l i n c k . . Serres chaudes,\n                                           la Princesse Maleine.\n                                           les Aveugles. l’Intruse,\n                                           les sept Princesses.\n Stéph a n e Mallarm é                     Poèmes d’Edgar Poe.\n                                            Villiers de l'Isle Adam.\n                                           Pages.\n St u a r t M e r r il l      . .          les Gammes.\n                                          les Fastes.\n J ean M oréas. . .                .       les Cantilènes.\n                                          le Pèlerin passionné.\n G a b r ie l M o u r e y . .             Flammes mortes,\n P i e r r e -M . O l i n . . .           mes Mémoires,\n                                          des Visions.\n                                          Légendes puériles (à paraître).\n P ie r r e Q u il l a r d . .            la F ille aux mains coupées,\n                                          la Gloire du Verbe.\n H e n r i d e R é g n ie r      .        Episodes et Sites.\n                                          Poèmes anciens et romanesques.\nA dolphe R ett é.             . .          Cloches en la Nuit.\n                                          Thulé des Brumes.\n A l b e r t S a in t -P a u l .          Scènes de Bal.\n                                         Pétales de nacre,\nF e r n a n d Se v e r in . .            le Lys.\n                                         le Don d’ Enfance.\nE m il e V e r h a e r e n . .            les Soirs, les Débâcles.\n                                         les Flambeaux Noirs.\n                                         les Apparus dans mes Chemins.\nF r a n c is V i e l é -G r if f i n . . Joies.\n                                         Diptyque.\n                                         les Cygnes (sous presse).\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-12-n12-206", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Couverture", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "6e ANNÉE, N° 12. 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U n i o n p o s t a l e : 6 fr. 5 0 .\n\n\n\n\n                                "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1891-12-n12-207", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1891-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1891-000.pdf", "ocr_sha256": "485fd18d9d613e663d02ae34a90cb52bb95e043ba4e3edbd34469b1268e492fc", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Sommaire", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "SOMMAIRE :", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 449, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 531, "fin_caractere_exclue": 763, "texte": "SOMMAIRE :\n\n\nF r a n c is V ie lé -G r iffi n.         .   au Tombeau d’Hélène.\n\n\n\n\n                       Ce n u m éro 5 0 c e n tim e s .\n\n\n\n\n                                    des Presses d e II. Va illant-C arm anne , à Liège.\n"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 414, "texte": "    NuméroconsacréàM\n                   . F.Vielé-Griffin.\n\n\n\n\n         LA\nWALLONIE\n\n\n\n           Décembre 1891.\n"}, {"page_pdf": 415, "texte": "                              AVIS\nLA WALLONIE désire rachet er 1es nos suivants de sa\n  collection : 1886 juillet — 1887 novembr e — 1888\n  décembre. P o ur conditions écrire 307, avenue Louise,\n  Bruxelles.\n\n     Vient de paraître au bureau de la Plume :\n\nT H U L E DES BR U M ES\n                      par A d o lp h e R E T T É .\n\n               V o y e z c h e z M U R A I L L E , L iè g e\n\n   SC È N E S H IN D O U E S\n      Poèm\n         e sym\n             phonique à grand orchestre\n                         p a r É rasm e     RAW AY\n         Réduction pour piano à quatre mains.\n\nla R e v u e b la n c h e , 60, rue de l’Ouest, L iége.\nl ’A r t m o d e r n e , 34, rue de l ’Industrie, Bruxelles,\nla J e u n e B e lg iq u e . 64, rue Potagère, Bruxelles,\nla C onque. 49, rue Vineuse, Paris,\nl a P lu m e , 39, boulevard d’Arago, Paris.\nR e v u e in d é p e n d a n te , 12, rue des Pyramides, id.\nM e r c u r e d e F r a n c e , 15, rue de l’Echaudé St-Germain.\nl ’E r m ita g e , 5, rue Gay Lussac.\nC h im ère, 52, cours Gambetta, Montpellier.\nE n tr e tie n s p o lit iq u e s e t lit t é r a ir e s , 11, chaussée d’Antin,\n  Paris.\n\n\n                 Vont paraître chez Vanier :\n\n     LES C Y G N E S\n                        N OU VEAU X         POÈMES\n                                     PA R\n               F r a n c is V I E L É - G R I F F I N .\n"}, {"page_pdf": 416, "texte": "         FRANCIS VIELÉ-GRIFFIN.\n\n\n\n\nau Tom beau   d ’H é l è n e\n"}, {"page_pdf": 417, "texte": ""}, {"page_pdf": 418, "texte": "       AU TOMBEAU D ’HÉLÈNE.\n\n\n\n\n                      ARGUMENT.\n\n\n\n\nMORTE !\nEntre les saules bleus évanouie,\nAu miroir de l’étang par la brise tuée,\nN’avais-tu cure de notre escorte\nDe jeunesse éblouie\nVers Toi seule évertuée ?\n\nToi dont la voix redit les mêmes mots\nQui font chantant l’amour de toute éternité,\nNe dois-tu pas nous dire un jeune secret\nA nous les fils des fils de tes amants de gloire ?\nNous dire l’ombre aussi, et le rêve (jumaux\nTisserands d’un voile illuminant ta nudité)\nEt nous dire d’un rire un rythme qui serait\nTa démarche de victoire !\n"}, {"page_pdf": 419, "texte": "384                                     la Wallonie.\n\n\n\nNon que nous pleurions, las de l’attente;\nNon que nous blasphémions, de tristesse, ta joie :\nCar nous voici cueillant des scions de tes saules\nPour chercher sur la flûte, en l’herbe qui verdoie,\nLe frisson de sa feuille frémissante\nD ’avoir frôlé d’un baiser tes épaules...\n\n\nHé l è n e , nous chanterons ce soir,\nEt d’heure en heure, et jusqu’à tes étoiles\nEt jusque par delà la nuit, et jusqu’à vivre\nSelon ton âme, et jusqu’à voir\nFrémir de volupté tes chastes voiles\nDont le secret se livre :\nHélène, nous chanterons ce soir.\n"}, {"page_pdf": 420, "texte": "     au Tombeau d’ Hélène.                        385\n\n\n\n\n                   PREMIÈRE CHANSON.\n\n\nS ans d o u te ,\nLe chant des pinsons,\nDe bosquets en bosquets, disait la route\nOù nous passions,\nDe chansons en chansons,\nMes rêves et moi, guidés\nSelon l’Heure et l’Age\n— Bel attelage ! —\nUn double joug enguirlandant leur tête\nEt de pourpre violette bridés\nQui traînaient notre char vers des rumeurs de fête !\n\nEt, de rose en rire\nEt de fleurs en femmes,\nLa route fut pire\nOù nous marchâmes,\nTenant la lyre,\nMes rêves et moi guidés\nSelon la phrase lue aux parchemins ridés\n— Qui laissent leur ride aux âmes ; —\n\nMais d’elles vers toi,\nDe celles-là vers Toi, la seule,\nLa route interminable se prolonge\nOù la roue est lente et grince comme une meule,\n"}, {"page_pdf": 421, "texte": "386                                   la Wallonie.\n\n\n\nOù le char s’embourbe ou racle à la paroi;\nEt si n’était d’écouter, à l’étape,\nCe que raconte un songe,\nDe cueillir aux talus ce que d’espoir y croît,\nQuelle douleur et quel blasphème et quel mensonge\nDe marcher vers un but en marche et qui m’échappe !\n\n\n\n\nUn rêve adolescent, de visage si tendre\nQue son doux conte semble chanter,\n— Diseur qu’on fait reprendre, pour l’entendre\nChanter ce qu’il a cru conter —\ndisait (ce que sa seule voix laissait comprendre) :\n\n“ Je l’ai vue —\nC’était au mail poudreux\nDont les ormes sont gris\nOù la terre de soif se gerce\nEn l’ombre d’Août;\nEt tout reverdit à sa venue\nEt la brise chanta dans les ormes surpris\nComme d’une averse ;\nEt je sentis la mort en mon cœur heureux ;\nElle vint à moi\n— Qui me dirait d’où?\nEt qui sait pourquoi ? —\nSur le mail poudreux...,,\n"}, {"page_pdf": 422, "texte": "    au Tombeau d’Hélène.                              387\n\n\n\nV o i c i quoiqu'autre — rêve jeune et pâle,\n\nPâle et qui rougissait en parlant,\nDe vois plus vieille que son visage et mâle,\nDe rythme lent\nEt qui, moins sourde, eût dit la gloire triomphale :\n\n\" Sur le sable de la grève\nOù tout pas s’efface sous le vent de mer\nQui roule ses dunes, à grands flots lents,\nV ers les villes mortes en l’avenir ;\nElle vint à moi comme un flot clair\nQui se brise en rire aux sables mouvants ;\nMais j ’ai compris que son regard n’œuvrait\nQue l’ œuvre de souvenir,\nQue le mot qu’elle dit n’était plus le vrai;\nCar l’heure pousse l’heure, la dune la dune,\nSur villes et cœurs morts en l’avenir —\nAu hasard des chemins j ’étais l’un, elle l’une..\n\n\n\nI l s parlent, je souris\n\nOu pleure, ou songe\nEt reprends le chemin qui, vers le soir, s’allonge,\nLe même qu’hier, moins las, je repris\nEn fuite du mensonge ;\n\nN ’est-il pas vrai que tu nous apparais\nSous la parure de celle-ci, de celle-là ?\n"}, {"page_pdf": 423, "texte": "388                                    la Wallonie.\n\n\n\nNe sont-ils tiens, leurs sourires parés ?\nEt tous ces contes-là narrés,\nA l’étape ?\nN’es-tu pas tout cela,\nHélène, aux yeux incomparés\nVers qui va s’allongeant, là-bas,\nLa route où mon bourdon inlassé frappe\nSon rythme alerte\nDeux fois moins pressé que mes pas\nSonores sur la route ouverte...\nLa force de leurs bras ouverts, ne l’es-tu pas ?\n\n\nAh ! douleur de ma joie éparse et qui s’étonne :\nJ ’ai peur des souvenirs, des parfums, des musiques\nEt des vieilles cités et des vergers d’automne\nEt du rire qui passe et de l’heure qui sonne\nCar tout est ignoré, sublime et sans réplique ;\n\n\nAinsi le soleil vit en son moindre rayon,\nEt quelle herbe rêva ses gloires embrasées ?\nEt qui devinerait, aux larmes des rosées,\nLa vaste mer houlant jusqu’au septentrion ?\n\n\nAinsi la plaine immense, élargissant nos rêves,\nSuscite l’Infini pour se perdre au néant,\nAinsi la folle extase, avec ses splendeurs brèves,\nEblouissent nos yeux jusqu’en l’aveuglement :\n"}, {"page_pdf": 424, "texte": "   au Tombeau d'Hélène.                          389\n\n\n\nJ’ai peur de toute joie en son mystère triste,\nMême un futile amour émeut de majesté,\nSi bien que tout mon cœur se récuse et résiste\nEt pleure éperdument vers ton rêve attesté !\n\n        Douleur, Hélène, ce soir est doux,\n        Entre tes saules, apparais-nous.\n"}, {"page_pdf": 425, "texte": "390                                                    la Wallonie.\n\n\n\n\n                 D E U X IÈ M E C H A N S O N .\n\n\n\n\n                        «   C o d en t a la te r e tu o m ille et d ecem m illia\n\n                                         a d e x t r is tu is.   »\n\n                                                                     P s. 90.\n\n\n\n\nO grands doux frênes qui souriez,\nNulle âme au bois — dès mainte année - -\nN’est venu cueillir les lauriers ;\nEt nulle âme, dès mainte année,\nPrairie, au gué ! ne t’a moissonnée;\nDès mainte et mainte et mainte année\nLa vie à la belle mort s’ est donnée\nDans le jeune baiser du renouveau,\nSi que la Parque hésite, étonnée,\nAvant de couper l’écheveau.\n\nQui donc doit cueillir les lauriers ?..\n\n\nNulle pampre, encore, aux vignobles\nA peine des feuilles aux mûriers —\n(Ah ! tous les désirs nobles\nQui nous souriaient)\n"}, {"page_pdf": 426, "texte": "    au Tombeau d’Hélène.                            391\n\n\n\nLes lilas, déjà tristes ! les asphodèles,\nLes jacinthes et la douceur des soirs en elles,\nLes blancs amandiers, parés à la hâte,\nLes pommiers où l’espoir d’ automne éclate,\nLes jonquilles, dont voici des gerbes,\nEt le jeune million des herbes\nAudacieux et jovial\nComme la foule enfant\nHoule au tocsin de prairial :\nEnthousiasme, chœur superbe,\nVieil avenir, refleuri triomphant !\n\n\nA v r i l pleurait, souriant dans ses pleurs ;\nNotre fierté, c’était de vivre\nNous mirant en l’orgueil inconscient des fleurs ;\no jeunesse du Monde,\nNotre fierté — la tienne ! — était de survivre,\nNous les plus jeunes jets de la souche féconde.\n\nDepuis (ô vanité !) :\nLe sourd sommeil des cœurs, sous l’aube auréolée,\nNous surprit d’un frisson\nEt le monde apparut un vaste mausolée\nOù gît l’Humanité,\nGrouillante de désirs bas,\nSur qui, vaines âmes, nous passons\nAvec nos cris d’appel, inutile volée,\nDe tout là-bas, vers tout là-bas.\n"}, {"page_pdf": 427, "texte": " 392                                   la Wallonie.\n\n\n\nEt depuis :\nL ’année est morte mainte fois,\nL ’automne, aux bois,\nEt, mainte fois, renaquit souriante\nEn l’avrillée qui rit et pleure\nEt chante\nQue le temps est leurre ;\n\nCeux-ci s’en furent, ceux-là sont morts;\nNous sûmes la solitude\nSubtile en son remords ;\nPresque devinions-nous le secret du silence\nOù l’âme se dénude\nEt surgit Hors des paroles sordides\nEn sa beauté,\nTelle une mendiante\nAu sculpteur qu’elle guide\nEn sa sereine nudité.\n\n\n\nMa ï s , u n à un,\n— Comme les feuilles à l’Automne —\nLes désirs et les rêves tombaient fanés,\nSans verdure, ni parfum\n— Débris de la couronne —\nMorts que nulle pitié n’a pardonnés ;\nCependant leur science édifiée\nDisait : ceci est faux, cela est vain;\n"}, {"page_pdf": 428, "texte": "    au Tombeau d’Hélène.                        393\n\n\n\nSi bien\nQue de la vie ainsi niée\nRien ne resta, bors le désir de vivre mieux,\nRien, que l’espoir que rien ne tue,\nRien, que la haine et le mépris pieux\nRien, que l’aveugle foi qui s’évertue.\n\n\nCar, vois, Hélène,\nCeux-ci, tes prêtres, que la bonté empourpre,\nCeux-ci qui te voulurent vaine\nSelon leur âme d’enfant sénile,\nCeux-ci dont la trop triste orgie usurpe\nLa tiare de ton culte impérieux,\nLeur âme est vile,\nSous les grands cieux !\n\nHélène, invoquée à genoux,\nEntre tes saules apparais-nous !\n"}, {"page_pdf": 429, "texte": "394                                         la Wallonie.\n\n\n\n\n               TROISIÈME CHANSON.\n\n\n\n\n                        \" Mais si un homme , marchant dans la\n                      nuit, vient à buter, c'est qu'il n'y a pas de\n                      lum ière en lui. »\n                                              Jean XI. 10.\n\n\n\nAux chœurs fleuris des cathédrales\nS’allongent, comme en ombre, aux dalles,\nEn lignes, sous les pas presque effacées,\nCeux d’autrefois, seigneurs et dames,\nAvec des devises tracées ;\n\nAux chœurs fleuris des cathédrales,\nOn chante encore\n— Encore que tous rêves soient consommés ; —\nJ ’ai regardé vers l’ombre ogivale et sonore\nOù, une à une, meurent des flammes,\nComme si, par là-bas, à jamais,\nAu bruit du cortège moins sonore,\nL ’on emportait nos âmes.\n\nAux chœurs fleuris des cathédrales,\nSous les vitraux de sourires pâles,\nOn chante encore l’hymne dont mon cœur saigne\nD ’aimer et de mourir et de ressusciter...\n"}, {"page_pdf": 430, "texte": "     au Tombeau d’Hélène.                            395\n\n\n\nFut-il un temps où, cherchant qui t’étreigne,\nDouleur, apparaissant à l’âme enténébrée,\nTu vins, ouvrant tes bras, comme pour l’abriter\nEt fis qu’elle sourit à sa honte parée\nD ’un diadème abject dont, encor! son front saigne?\n\n\n\nV e x il l a   R é g i s .... f u n é r a ille s !\nPour porter l’étendard il n’est plus même un homme;\nA peine un front courbé devant l’épouvantail...\nMonte dans l’encens bleu vers l’or vert du vitrail\nVerbe majestueux aux profondeurs d’abîme,\nVerbe désespéré des échos de Solyme\nRythmé des voix de Rome,\nReine de la bataille !\nVerbe incompris, mais tel qu’en ton ombre défaille\nLe péché de science aux baisers de la Foi :\nVoix où la douleur tendre endort jusqu’à l’effroi,\nVoix vaine, et fausse voix, voix morte même en moi...\nO funérailles!\n\n\nA v a n t que, lâche, on s’habitue\nA sourire de soi devant l’heure accablée,\nJ’ai regardé dans mon âme troublée :\nQuel hymne redirait l’amour qui brûle et tue,\nLa prière de nuit à ma lèvre tremblée\nEt ma joie exultant, toute de feu vêtue,\nEt toute la douleur de mon désir comblée...\n"}, {"page_pdf": 431, "texte": "396                                           la Wallonie.\n\n\n\nSa lassitude qui follement s’évertue\nA renié l’effort, un soir, et m’a semblé\nSi vaine, que j ’ouvris mes yeux vers ton bleu voile,\nNuit, que j ’ai souri comme un enfant qu’on appelle,\nEt que, me retournant de l’aurore éternelle\nJ’ai prié doucement, Enfance, ton étoile.\n\nLa douce fête !\nEt le retour, et l’accalmie ;\nMa paix fut de chanter ton rêve\nAme d’enfance, vierge de prière triste ;\nCar tout ceci, depuis qu’on chante des Poèmes,\nC’est la voix en écho d’un seul instant de Vie\nQui sourd, enfin ! et qui persiste ;\nMa paix fut de chanter ton rêve\nEt retourné de l’ombre où tout chemin s’achève,\nJ’ai regardé vers ton étoile évangélique,\nDisant tout haut les mots que tu rêvas muette,\nEnfance, c’était ta voix, cette musique :\n\nAvoir été au parterre de Vie\nUne heure passive de joie immesurée,\nCela dont se vêt la terre ;\nAvoir vécu l’heure assouvie\nSous la gloire du firmament azuré,\nAvoir été un instant du mystère;\nEn le concert de vie émerveillée\nAvoir été quelque note envolée,\nEt la dire en écho sur la vie affolée . . .\n"}, {"page_pdf": 432, "texte": "    au Tombeau d’Hélène.                          397\n\n\nDès hier, vois, je marche seul et grave\nSelon le nouveau choix de mes espoirs anciens\nQui voudraient vivre, enfin, ressusciter, revivre,\nSoir! enveloppe-nous de ton mystère grave,\nJ ’ai froid à l’âme et faim au cœur et l’esprit ivre\nDe tout ce qu’on écoute aux croix des grands chemins.\n\n\nJe marcherai plus sûr de but et de la voie\nEn l’ombre intuitive où tout chemin s’efface\nEt, refermant les yeux je m’éblouis de joie\nA contempler du cœur la splendeur de ta face,\nHélène,\nHélène à la lèvre sereine,\nHélène, avec tes cheveux roux,\nEntre tes saules apparais-nous.\n"}, {"page_pdf": 433, "texte": "39 8                                          la Wallonie.\n\n\n\n\n                QUATRIÈME CHANSON.\n\n\n\n\n                         « . . . P ou r nous , c'est un éblouissement\n                      d ’ écla ir — puis une longue obscurité —\n                      puis un éclair en co re... »\n\n                                               R.    W . E m erson .\n\n\n\n\nU n e ombre est fugace aux tournants de la route ;\nOn sourit du verger aux treillis de la baie;\nUne pudeur se fond em mi la roseraie;\nQuelqu’une chante qui se tait pour qui l’écoute ;\nEt l’on parle tout bas vers la source qui goutte :\nLe jour est souriant de féerique doute,\nEt c’est la vie — ô mon cœur — toute;\n\nAussi, de crainte d’un leurre,\nDe crainte, aussi, de manquer la seule heure\nOn vit (est-ce vivre?) amoureux et railleur,\nJoyeux et triste, d’espoir en désespoir,\nPire et meilleur\n— Selon la loi qui fait le matin et le soir,\nL ’ombre et le jour,\nEt l’hiver et le printemps qui verdoie,\nLa loi de tout amour,\nDe toute joie.\n"}, {"page_pdf": 434, "texte": "      au Tombeau d'Hélène.                          399\n\n\n\nA in s i   l’on chante sa phrase :\n\n“ Bois la coupe d’extase\nEt bois le vin amer;\nToute l’amertume de la mer\nEst plus douce que ce vin qu’écrase\nLa nuit fatale en sa foulée;\nCar le sel des larmes en est la lie,\nEt la honte s’y mire, apalie,\nEt la mort impure s’en est soulée . . . „\n\nOu encore, selon l’heure et la chair :\n\n“ Bois la coupe d’extase\nEt bois le doux vin clair\n— Si doux que s’en adoucirait la vaste mer ;\nVoici le vin qu’écrase\nLa Nuit de joie en son pressoir,\nLa larme est douce dans son ombre jaillie\nEt la pudeur se pâme défaillie\nEt la Vie est ivre d’espoir.... „\n\n\nQ u e l q u ’a u t r e   soir, on chante en soi :\n\n“ Ecoute en l’ombre auprès de toi :\nUn sanglot meurt et tout est coi;\nQuel rêve es-tu venu tuer?\nPrends donc et bois le poison triste\nSans qu’un remords en toi résiste,\nSans qu’un regret en toi persiste\nQuel rêve es-tu venu tuer?.... „\n"}, {"page_pdf": 435, "texte": "400                                       la Wallonie.\n\n\n\nPuis, redoublant les rimes jusqu’à s’en griser :\n\n“ Ecoute en l’ombre auprès de toi :\nUn rire éclate qu’un baiser boit,\nQuel rêve va s’éterniser?\nPrends donc et bois le vin de joie.\nPour que l’orgueil s’affirme et croie,\nPour que l’espoir sur toi s’éploie,\nQuel rêve va s’éterniser?.... „\n\nA in s i je chante et vis et vivrai jusqu’au soir,\nO belle Hélène en tes saules cachée.\nTriste et joyeux de la même pensée\nEn l’incrédule attente de te voir;\nNotre chanson est insensée\nHélène, et nos vieux cœurs sont fous,\nToi, seule déesse encensée,\nEntre tes saules, écoute-nous, penchée,\nHélène, Hélène, apparais-nous.\n"}, {"page_pdf": 436, "texte": "    au Tombeau d'Hélène.                         401\n\n\n\n\n                CINQUIÈME   CHANSON.\n\n\n\n\n Voici ma pensée :\n Si la flèche\n Que mon arc lance aux étoiles\n Retombe et blesse\n Ma main qui l’a lancée,\n Vers les étoiles;\n Et si le cri d’opprobre\n Que je jette à l’écho des bois\n — Bavard ou de réponse sobre,\n Selon ma voix —\nSe retourne comme une insulte\nQui brûle mon cœur en moi ;\nAinsi tout vieux rêve vers toi,\nTout vieil émoi,\n(Qu’un nouveau rire, croit-il, achève)\nSurgit encore comme un tumulte,\nHélène,\nEt tout vieux rêve\nMe pèse jour et nuit en honte vaine,\nComme un remords :\nTel l’espoir d’une aube qui jamais ne se lève,\nTel que mon jour est las de porter mes jours morts !\n"}, {"page_pdf": 437, "texte": "402                                     la Wallonie.\n\n\n\nJ ’ai poussé ma chasse au cœur de la forêt,\nPourtant :\nNulle ride à l’étang où Diane fut surprise;\nEt j ’ai cherché, pourtant, la Dryade promise\nAu cœur des chênes -vieux comme la voix chanteuse\nDe celui dont le nom de sa gloire est lauré :\nNulle nymphe aux détours des taillis égarée,\nPar le chemin désert que j ’ai fait vers l’orée,\nAprès ma chasse honteuse.\n\nMais toujours ton désir et ton ombre aux fougères\nEt la voix en les voix, chuchoteuses, légères,\nToujours un gai désir de verdure vêtu,\nComme au matin d’avril où j ’ai brisé mes traits,\nSachant (tu me l’as dit en un clair baiser frais),\nQue c’est toi que pleurait le doux cerf abattu....\n\n\nL e chemin que j’ai fait à travers bois,\nPar les ta illis, sous les futaies,\nM’a mené vers ta prée\nEt les chansons portées\nSur le vent de vesprée\nRésonnaient jusqu’au bois ;\nComme ceux-ci j ’ai chanté ton los\nVoyant qu’ils te priaient sous la lente nuit claire,\nHélène,\nEcoute, en tes saules et tes flots,\nO belle souveraine,\nPar moi le son du cor aux vallons traîne,\n"}, {"page_pdf": 438, "texte": "    au Tombeau d’Hélène.                          403\n\n\n\nSi doux que la forêt est pleine de sanglots,\nPar moi le son du cor aux vallons traîne\nDe frêne en chêne\nEt des charmes aux bouleaux.\n\n\nC e s hommes que je ne connais de visage\nDonnaient leurs voix à ma pensée ;\nEt si je l’ai redite en mon langage,\nC’est qu’ils ne savaient toute ma pensée\nIls ne savaient comment les sentes matinales,\nPar les fougères ou sur le feutre des pins,\nMènent — comme la route aux ornières égales,\nOu le sentier tracé par des pas de traverse,\nComme tous les chemins —\nVers ta prée où la joie, en mille flores, perce\nLe vieux sol de la mort des printemps d’autrefois ;\n\nMais voici qu’avec eux je dis, en ces mots doux\nDe leurs chansons portées\nSur le vent de vesprée\nDe la prée\nJusqu’au bois\nDe parfums escortées :\nHélène, viens, ce soir est doux;\nEntre tes saules apparais-nous.\n"}, {"page_pdf": 439, "texte": "404                                        la Wallonie.\n\n\n\n\n                 DERNIÈRE CHANSON.\n\n\n\n\n                             « Incerta et oculta sapientiae tuae\n                                 m anifestant mihi. »\n                                                     Ps. S I .\n\n\n\n\nO nuit épanouie !\nLes bras ouverts vers ton baiser qui déifie,\nJ’ai pleuré d’être seul à t’aimer en silence;\n\nO nuit ! mon âme tremble ; .\nQu’il vienne une âme et nous prierons ensemble,\nOn pleure d’être seul à t’aimer en silence...\n\nVoilà pourquoi, des jours, des mois et des années,\nJ ’ai marché en chantant dans les foules menées\nPar tout le pauvre leurre impur des désirs vils\nMendiant quelque écho pour mes rêves d’avril.\n\nVoilà pourquoi, parmi les babils du printemps,\nGuettant les cœurs nouveaux et les jeunes moments,\nJ ’ai dit, ainsi que d’autres, qu’il est doux\nDe vivre et de prier l’amour aux cheveux roux\nDont l’auréole est comme une chair rayonnée ;\n"}, {"page_pdf": 440, "texte": "    au Tombeau d’Hélène.                             405\n\n\nVoilà pourquoi j ’ai dit, en l’heure tôt sonnée,\nLa douceur d’aller deux par un verger d’enfance,\nPour sentir battre en m oi les cœurs de ceux quis’aiment\nEt pour que vive en eux un peu de mes poèmes.\n\nCar on pleure, ainsi seul à t’aimer en silence.\n\n\n\nM ais tu sais que je sais toute parole vaine\nQue ton silence est la seule voix surhumaine\nEt la seule clarté ta ténèbre étoilée\nOù l’on entend passer les anges, par volées...\n\n\n\nV i e n s , chère, toi la gaîté de tous sourires,\n\ntoi, la douce justice de Vie,\ntoi, panacée,\ntoi, rayon ou reflet de toute la Pensée,\nOmbre du jeune Amour — le suivant, ou suivie —\nLes choses que l’on dit sont futiles ou pires ;\nToi, tu sais le secret, interdit même aux lyres :\nLa nuit est sur nous en sa joie ineffable ;\nNos baisers et l’écho des poèmes — la gloire !...\n— la gloire, où nul n’atteint — ne valent la victoire\nDe dominer son rêve et le taire à jamais...\nHélène, ô l’Evoquée en rythmes innommés,\nD ’entre tes saules gris apparais, Reine fière,\nCar voici que se fait muette la Prière.\n"}, {"page_pdf": 441, "texte": "406                                      la Wallonie.\n\n\n\n\n                        HÉLÈNE.\n\n\n\n\nMe voici :\nJ ’étais là dès hier, et dès sa veille,\nAilleurs, ici ;\nToute chair, a paré, un soir, mon âme vieille\nComme l’éternité du désir que tu vêts.\nLa nuit est claire au firmament. . .\nRegarde avec tes yeux levés :\nVoici — comme un tissu de pâle feu fatal\nQui fait épanouir la fleur pour la flétrir —\nMon voile où transparaît tout assouvissement\nQui t’appelle à la vie et qui t’en fait mourir.\nLa nuit est claire au firmament vital. . .\n\n\n\n M e s mythes, tu les sais :\nJe suis fille du Cygne,\nJe suis la lune dont s’exubèrent les mers\nQui montent, tombent, se soulèvent ;\nEt c’est le flot de V ie exultante et prostrée,\nle flot des rêves,\nle flot des chairs,\nle flux et le reflux de la vaste marée.\n"}, {"page_pdf": 442, "texte": "    au Tombeau d’Hélène.                                   407\n\n\n\nM o n cloute - on dit l’Espoir —-fait l’action insigne :\nJe suis reine de Sparte et celle-là de Troie,\nPar moi, la douloureuse existence guerroie\nJe meus toute inertie aux leurres de ma joie,\nHélène, Séléné, flottant de phase en phase,\nJe suis l’Inaccédée et la tierce Hypostase\nEt si je rejetais, désir qui m’y convies,\nMon voile qui promet et refuse l’extase,\nMa nudité de feu résorberait les Vies....\n\n                           F r a n c i s V IE L É -G R IFFIN.\n"}, {"page_pdf": 443, "texte": ""}, {"page_pdf": 444, "texte": "                       TABLE                 DES        MATIÈRES\n\n                                        p o u r l’A n n ée      1891\n\n\n                         A. M.                                         J ean     D ELY ILLE.\n\nN oies s u r S ie g frie d ,                   86.     les Som m eils de M arb re,                     164.\nS ym phonie de R éfer,                        142.     l’H o rre u r de la P lu ie,                    462.\n\n               A lbert         ARNAY.                              CÉ LE STIN       DEMBLON.\n\nF e rn a n d S e v e rin (é lu d e ),          58.     les    L iv r e s :\nA d v e n tic es,                             306.             H ecto r C hainaye : l'A m e\n                                                                  des Choses ,              316.\n               E m il e      B E SNUS.\n                                                                        M ax    ELSKAMP.\nad m ajo rem G loriam ,                       4GB.\n                                                       le S ly lite,                                   242.\n                     J ules B O IS .\n                                                                      A ndré    FONTAINAS.\nV ous ne se re z plu s v ie rg e ,            285.\n                                                       la R ein e p e n siv e,                         239.\n                                                       la Dame la sse ,                                240.\n            H ector       CHAINAYE.\n\nles A ppels du P a ssé ,                      28 8 .                  Jo sé    HENNEBICQ.\n\n                                                       P riè re ,                                        405.\n                        Ch .    D.\n                                                       C o m p lain tes,                         3 0 2 , 303.\nles   L iv r e s :\n                                                                 A.    F e r d in a n d   H ÉROLD.\n       C ontes de m on V illag e,             176.\n                                                       le    V it r a il d e s S a in t e s :\n      Charles         D ELCHEVALERIE.\n                                                               C œ cilia,                              454.\n                                                               C h ristia n a,                         455.\nsous les P o m m iers,                         32.\n                                                               Liliosa,                                304.\n                                                               H ild eg ard is,                        305.\nL IT T L E SK E TC H E S :\n       A ube d ’H iver,                       456.\n                                                                      B ernard        LAZARE.\n       H eure lu n a ire ,                    457.\n       C rép u scu le,                        438.\n                                                       le    M ir o ir d e s L é g e n d e s :\n       M atin s u r l'E a u ,                 459.\n                                                             la Vie sa n s Effroi,                       47.\n       C o u ch an t I,                       460.\n                                                       la L yre :\n       C o u ch an t II,                      309.\n                                                             I. N é an th è s,                         345.\n       C rép u scu le,                        309.\n                                                            II.   M arsyas,                            353.\n       S o ir de L u n e.                     340.\n       C rép u scu le,                        312.     les Initiés (poèm e d ra m a tiq u e ),         359.\n"}, {"page_pdf": 445, "texte": "410                                                                             la Wallonie.\n\n             G r é g o ir e      L E R OY.                  les N avigations s e n tim e n ­\n                                                               tales,                           406.\nles S œ u rs d’A gonie,                       37.           le M onastère des in e x ­\n                                                               piables D ouleurs,               440.\n                   P ie r r e   LO UYS.                     la Be a u té ,                      417.\n                                                            le Lac W istéria,                   421.\nE m au x su r O r e t su r A rg en t :                      E pilogue,                          125.\n       d ’ O r e t d e S in o p le ,          4 1.\n       de G ueules s u r A rg e n t,          43.     R onde en fa n tin e ,                    429.\n       d ’A zu r su r O r,                    46.     B yzance,                                 434.\n                                                      S é ré n ité s,                           433.\nT rou ée,                                    25 5 .   aeg ri Som nia,                           435.\n                                                      N otes ré tro sp e c tiv e s,             236.\n             Stuart             M ER RILL.\n                                                                           P.    M. 0 .\nD ram e,                                     452.\n                                                      les   L iv r e s :\n             D a u p h in       MEUNIER.                     les F u sillé s de M alines,       177.\n                                                             v in g t-cin q S o n n e ts,       4 79.\nm on C œ ur d 'a u trefo is,                  5 4.           P u b e rté ,                      479.\nle Roi de n ’im p o rte où,                  315.            la C ré atio n du Diable,          180.\n                                                             le V ierge,                        182.\n               A lbert          MOCKEL.                      F lu m en ,                        183.\n                                                             la sa n g la n te Iro n ie,        483.\nles   L iv r e s    :                                        l'Im p ré v u ,                    271.\n    les C ornes du F a u n e ,               431.            les Vieux,                         281.\n    P ein es de C œ ur,                      485.            T h é â tre de R achilde,          281.\n    le Poèm e de la C hair,                  480.            Max W aller,                       282.\n    P a sto ra le s,                         186.\n    H ym en,                                 187.               M a u r ic e    du   PLESSYS.\ndeux L iv res de Vers :\n    les F lam b eau x n o irs,               2 63.    S a in t J u st,                           29.\n    les F a s te s ,                         267.     M arg u erite au R ouet,                   30.\n                                                      P ro lo g u e,                             31.\n               Charles           M ORICE.\n                                                                  P ie r r e     QUILLARD.\nV ers,                                         26.\n                   P ier re -M. OLIN.                 le R en o n cem en t su p rê m e,          38.\n                                                      V ers,                                    314.\nl e s p e t it s    E nfants :\n         d e v a n t la Vie,                   47.                          II. DE R.\n         v e rs la S o u rce ,                 49 .\n         so u s la N eige,                     51.    les   L iv r e s :\n                                                             la G loire du Verbe,              82.\ndes   V is io n s :                                          en D écor,                        85.\n         P ro lo g u e à ma C onscience 97.                  D yptique,                       172.\n         la S o litu d e,                99.                 les C ah iers d’A n dré W alter, 474.\n         l’Ile,                         403.                 Confi te o r,                    488.\n"}, {"page_pdf": 446, "texte": "        Table des Matières.                                                                          411\n\n\n            H en ri de      R ÉG N IE R .                    F r a n c is   V IE LÉ-G R IF F IN .\n\nO delettes :                                                                    :\n                                                     J e u x P a r n a s s ie n s\n     I,                                      27.            le vain R ire (dix so n n e ts ), -193.\n     II,                                     28.     Effigies :\n     III,                                   11 9 .          S a c risla in ,                        200.\n     IV,                                    150.            M aître d 'E tu d e s,                  200.\n     V, '                                   28 7 .          P rê tre ,                              20 1 .\n                                                     E x tra its du « fu tile A cabit »,            202.\nles   L iv r e s :                                   E x tra its d es « In a n ité s so n o re s », 204.\n   P ag es de S tép h an e M alapmé.        33 8 .   E x tra its de « S éau to s »,                 200.\n                                                     C onseil à u n A u te u r co m iq u e ,        210.\n           Albert        SAINT-PAUL.                 T ableaux d 'H isto ire :\n                                                            la M endiante,                          212.\nP é tales de N a cre,                         4.            les C arth ag in o is e n Sicile, 2 1 2 .\nLai p o u r d’h é ra ld iq u e s C hats,     13 .    E x tra its des S o n n e ts e stiv au x :\n                                                            l'A ne,                                 213.\n            F e r n an d    SEVERIN.                        le C rapaud,                            21 4 .\n                                                            la M arm aille                          215.\nle M ort,                                    34.            le Bain,                                215.\n                                                            à H. de R .,                            210.\n             A lbert       THONNAR.\n                                                     E x tra its des S o n n e ts à la R ose\n                                                            P ré lu d e ,                           217.\nP ro lo g u e d e Poèm e,                    42 .\n                                                            S o n n et III,                         217.\n                                                            S o n n e t X VII,                      218.\n                       Al b . TH.\n                                                            S o n n et LXX1I,                       219.\n                                                            S o n n et LX X III,                    219.\nles   L iv r e s :\n       C ontes e t N ouvelles,                83.\n                                                     au   T o m b e a u d ’ Hé l è n e :\n                                                             A rg u m en t,                          383.\n        H enry         VAN DE VELDE.\n                                                             p re m iè re C hanson,                  385.\n                                                             deuxièm e C hanson,                     390.\nG eorges S e u ra t,                        IG7.\n                                                             tro isiè m e C hanson,                  394.\n                                                             q u atrièm e C hanson,                  398.\n            E m il e    VERHAEREN.\n                                                             cin q u ièm e C hanson,                 401.\nS oir,                                    36.                d e rn iè re C hanson,                  404.\nle plus p ré c ie u x des c in q S en s, 145.                H élène,                                400.\n\nVers :                                                             A uguste         V IE R S E T .\n       R ay u res d’Eau,                    223.\n       u n C o u ch an t,                   22 7 .   la Bonzesse,                                     35.\n       p a r les P ay s d es S o irs,       228.\n       S o ir de S e rre,                   290.                    G aston         VYTTALL.\n       S o ir de C aveau,                   292.\n                                                     POÈM ES IRONIQUES :\n              P aul VERLAINE.                                X II,                                   103.\n                                                             X IX, U sage e x te rn e ,              294.\nà M onsieur B orély,                           3.            XXV, la d e rn iè re N ouvelle          298.\n"}, {"page_pdf": 447, "texte": "412                                                               la Wallonie.\n\n\n      A ndré   W ALTER (posthum e).\n                                               un e E n fan t des Eaux qui p a sse n t, B8.\nR eflets d’ailleu rs (p e tite s E ludes\n   de R ythm e),                         229   N otes : 9 1 , 144, 188, 2 2 1, 2 7 1 , 341.\n"}, {"page_pdf": 448, "texte": "                                            de nos Collaborateurs\n\n                                            Chantefable un peu naïve.\n A * ................................................................\n H e c t o r C h a in a y e . . .          l’Ame des choses.        .\n A c h il l e D e l a r o c h e . . .      Aénor (à paraître prochainement).\n Cé l e s t in D e m b l o n                Contes mélancoliques,\n                                                      . . .\n                                           le Roitelet.\n A.-F. H ê r o l d . . . . . . FE xil de Harini.\n                                           la Joie de Magutlonne.\n  Gu sta ve K ahn             .   .        les. Palais nomades.\n                                           Chansons d’Amant.\n B e r n a r d L a z a r e . . . . le Miroir des Légendes (à paraître).\n C a m i l l e L e m o n n i e r . . . le Possédé.\n C h a r l e s V a n L e r b e r g h e . les Flaireurs.\n G r é g o i r e L e R o y . . . . mon Cœur pleure d'autrefois.\n M a u r i c e M a e t e r l i n c k . . Serres chaudes,\n                                           la Princesse Maleine.\n                                           les Aveugles. l’Intruse,\n                                           les sept Princesses.\n Stéph a n e Mallarm é                     Poèmes d’Edgar Poe.\n                                            Villiers de l'Isle Adam.\n                                           Pages.\n St u a r t M e r r il l      . .          les Gammes.\n                                          les Fastes.\n J ean M oréas. . .                .       les Cantilènes.\n                                          le Pèlerin passionné.\n G a b r ie l M o u r e y . .             Flammes mortes,\n P i e r r e -M . O l i n . . .           mes Mémoires,\n                                          des Visions.\n                                          Légendes puériles (à paraître).\n P ie r r e Q u il l a r d . .            la F ille aux mains coupées,\n                                          la Gloire du Verbe.\n H e n r i d e R é g n ie r      .        Episodes et Sites.\n                                          Poèmes anciens et romanesques.\nA dolphe R ett é.             . .          Cloches en la Nuit.\n                                          Thulé des Brumes.\n A l b e r t S a in t -P a u l .          Scènes de Bal.\n                                         Pétales de nacre,\nF e r n a n d Se v e r in . .            le Lys.\n                                         le Don d’ Enfance.\nE m il e V e r h a e r e n . .            les Soirs, les Débâcles.\n                                         les Flambeaux Noirs.\n                                         les Apparus dans mes Chemins.\nF r a n c is V i e l é -G r if f i n . . Joies.\n                                         Diptyque.\n                                         les Cygnes (sous presse).\n"}, {"page_pdf": 449, "texte": "6e ANNÉE, N° 12.\n\n\n                               LA W ALLONIE\nREVUE MENSUELLE DE LITTÉ RA TU R E ET D ’ART\n\n\n\n\n     Directeurs : A l b e r t         M OCKEL, P i e r r e - M .         OLIN\n                        et H e n r i d e R ÉGNIER.\n\n\n                  Bureaux : rue St-Adalbert, 8, L iége.\n\n\n   Adresser les communications 307, Avenue Louise, Bruxelles,\n                    et 6, rue Boccador, Paris,\n\n\n     A bonnem ent : 5        fr. p a r a n . U n i o n p o s t a l e : 6 fr. 5 0 .\n\n\n\n\n                                SOMMAIRE :\n\n\nF r a n c is V ie lé -G r iffi n.         .   au Tombeau d’Hélène.\n\n\n\n\n                       Ce n u m éro 5 0 c e n tim e s .\n\n\n\n\n                                    des Presses d e II. Va illant-C arm anne , à Liège.\n"}], "calendrier": {"precision": "mois", "ordre_dans_volume": 8, "mois_verifie": false, "numero_verifie": true, "mois_reconstitue": true, "numero_reconstitue": false, "date_tri": "1891-12", "signet_source": "6ème année - N°12 - Décembre 1891", "preuve": "Numéro lu sur la couverture, PDF 449 (« 6e année, N° 12 »), conforme au signet ; le mois n'y figure pas dans l'OCR (non vérifié). Le sommaire imprimé de la couverture annonce « Francis Vielé-Griffin, au Tombeau d'Hélène ». La table des matières « pour l'Année 1891 » suit le texte (PDF 444-447).", "methode_reconstitution": "Date et numéro du signet de l’ULB, contrôlés sur la couverture de la livraison quand elle est conservée."}}