{"numero_id": "ulb-wallonie-1892-03-n3-4", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1892-000", "ocr_sha256": "ae840a8a9dc24f99f3e85b1c30f7aad7d940f27ed0c34d313c80ca788e56d2dd", "articles": [{"article_id": "ulb-wallonie-1892-03-n3-4-201", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1892-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1892-000.pdf", "ocr_sha256": "ae840a8a9dc24f99f3e85b1c30f7aad7d940f27ed0c34d313c80ca788e56d2dd", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Couverture", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "LA W A L L O N IE Mars et Avril 1892", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 100, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 12, "fin_caractere_exclue": 102, "texte": "LA\nW A L L O N IE\n\n\n\n\n            Mars et Avril 1892\n              D E R N IÈ R E AN NÉE.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1892-03-n3-4-202", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1892-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1892-000.pdf", "ocr_sha256": "ae840a8a9dc24f99f3e85b1c30f7aad7d940f27ed0c34d313c80ca788e56d2dd", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Liste de revues", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "Floréal, rue St-Remy, 22, Liège,", "ancre_fin": "Paris.", "fin_page_complete": false, "fin_avant": "L E L A T IN M YSTIQU E", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 101, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1231, "texte": "Floréal, rue St-Remy, 22, Liège,\nla Revue blanche, 74, rue de l’Ouest, Liège et\n                                       19, rue des Martyrs, Paris.\nl’Art moderne, 34, rue de l ’Industrie, Bruxelles,\nla Jeune Belgique, 64, rue Potagère, Bruxelles.\nLe Réveil littéraire, 71, rue de Flandre, Gand.\nLe Mouvement littéraire, 13, rue des Minimes, Bruxelles.\nLe Mercure de France, 15, r. de l ’Echaudé St-Germain, Paris.\nLa Conque, 49, rue Vineuse, Paris.\nLes Entretiens politiques et littéraires, 11, chaussée\n        d’Antin, Paris.\nL’Ermitage, 5, rue Gay Lussac, Paris.\nLa Plume, 39, boulevard Arago, Paris.\nL’Endehors, 12, rue B ochard de Saron, Paris.\nLa Revue de l’Évolution, 24, rue Chauchat, Paris.\nLe Saint Graal, 7, rue de l ’A bbé-de-l’Épée, Paris.\nPsyché, 29, rue de Trévise, Paris.\nMascarelle, 11, rue Beaujolais, Paris.\nRevue indépendante, 12, rue des Pyramides, Paris.\nLe Chat Huant, impasse Ste-Catherine, Bordeaux.\nLe Sillon, 9, rue Lhomond, Paris.\nLa Syrinx, rue Lacépède, 25, Aix-en-Provence.\nChimère, 52, Cours Gambetta, Montpellier.\nLa Croisade, 16, rue de Mexico, le Hâvre.\nLa Revue Méridionale, Carcassonne.\nSimple Revue, 41, boulevard Haussmann. 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Huysmans.\n  T i r a g e : un vol. gr. in-8° d’environ 320 pages, tiré à 290 ex. numérotés,\nsavoir : 260 ex pap. fort teinté, à -10 fr.; 13 ex. gr. pap. de hollande, à\n20 fr.; 10 ex. pap. violet-évêque, à 30 fr.; 5 ex. pap. de luxe au gré du\nsouscripteur, à 40 fr. — Chaque exemplaire contient une miniature de\nC h . F il ig e r .\n                      Les souscriptions sont reçues au M e r c u r e d e F r a n c e\n            15, m e de l’Echaudé — Saint-Germain — Paris\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1892-03-n3-4-001", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1892-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1892-000.pdf", "ocr_sha256": "ae840a8a9dc24f99f3e85b1c30f7aad7d940f27ed0c34d313c80ca788e56d2dd", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 89, "page_fin": 91, "titre_corps": "La fille aux étoiles", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "LA FILLE AUX ÉTOILES Oh, sous mes pas, Comme la t", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 102, "page_imprimee": 89, "debut_caractere": 10, "fin_caractere_exclue": 874, "texte": "LA FILLE A U X ÉTOILES.\n\n\n“ Oh, sous mes pas,\nComme la terre est glacée.\nE t comme vers de tristes là-las,\nVers des futaies brumeuses de larmes et de mort,\nS’envolent mes pâles pensées..\nO pauvres hirondelles blessées..\n\n\nIl chevauchait en son manteau de pourpre et d’ or ;\nVoici la tempête des graîles et des cors\nQui émeut la forêt où les fauves s'effarent :\nIl rayonnait dans le cortège des fanfares ;\nLes torpides sous-bois s'éveillaient de leur gel\nE t j'a i cru voir passer un chevalier du ciel.\n\n\nE t je suis allée vers lui :\n\n\n— Oh, sois pour l'implorante\nCelui qui décèle et qui ouvre\nL e trésor où la gemme impérissable luit.\nAbaisse le regard vers la sente où je rampe,\nÉclaire l'ombre terne où je souffre,\nPrince des matins frais et beaux,\nSois pour les yeux assombris de l'amante le flambeau. —\n                                                      7\n"}, {"page_pdf": 103, "page_imprimee": 90, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1040, "texte": "90                                                  la Wallonie.\n\n\n\nOh, les cruels poignards\nD e son rire qui s’épand à travers le bois..\nE t le dur hiver de son regard..\n\n\nOh, sous mes pas,\nComme le sol engourdi est froid !\nMon bien-aimé, le fils du Roi,\nMon bien-aimé ne m’aime pas.\n\n\nEt, si je n'étais la pauvresse\nQui s’en va, déguenillée, par les chemins,\nE t si je passais glorieuse de parures,\nDes colliers au cou et des bagues aux mains,\nPeut-être m’aurait-il aimée avec ivresse,\nEt, dans les calmes soirs et les aurores pures,\nPeut-être entendrais-je mon nom murmuré\nPar la voix joyeuse et douce de l’ adoré.\n\n\nO Seigneur, Dieu du ciel, donnez-moi des parures,\nPour qu’en les calmes soirs et les aurores pures,\nJ’entende mon nom amoureusement murmuré\nPar la voix joyeuse et douce de l’adoré. „\n\n\nE t du ciel est tombée une étoile.\nE t puis une autre étoile, et encore une étoile ;\nIl tombe une pluie d’étoiles,\nE t la jeune Fille s’est parée d’étoiles,\nEt, belle comme une Sainte du Paradis,\nElle rayonne dans sa parure d’étoiles.\n"}, {"page_pdf": 104, "page_imprimee": 91, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 257, "texte": "    la Fille aux étoiles.                           91\n\n\n\nE t elle entend comme un Ange qui lui dit :\n“ Va-t-en vers le fils du Roi,\nIl te regardera d’un regard clair,\nE t il s’enivrera du charme de ta voix\nE t vos hymmes d’amour s’éperleront dans l’air.,,\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1892-03-n3-4-002", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1892-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1892-000.pdf", "ocr_sha256": "ae840a8a9dc24f99f3e85b1c30f7aad7d940f27ed0c34d313c80ca788e56d2dd", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 92, "page_fin": 100, "titre_corps": "Carmen amœbæum", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "CARMEN AMŒBÆUM Les Héros qui passèrent", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": 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"debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1130, "texte": "     Carmsn Amœbœum.                                  93\n\n\n\nLa bataille farouche ensanglanta nos lames,\nNous marchâmes parmi les palais embrasés,\nEt nous voulons, chantant de clairs épithalames,\n\nOublier notre gloire au feu de vos baisers. „\n\n\n\nOù sont-elles ? Où sont les belles Héroïnes\nDont rayonnaient les yeux et palpitait la chair\nJeune et joyeuse comme des fleurs d’aubépines ?\n\nLeurs regards, où resplendissait le matin clair,\nOnt-ils hâte de voir paraître dans la plaine\nLes conquérants de la montagne et de la mer ?\n\nPensent-elles encore à la saison sereine,\nAu temps où nous avons traversé leur chemin,\nParés de calme espoir et de gloire hautaine ?\n\nDes couronnes en tête et des fleurs à la main,\nViendront-elles vers nous ainsi que des amantes ?\nQuels mots murmureront leurs lèvres de carmin ?\n\nEntendrons-nous leurs voix douces et caressantes ?\n“ Voici luire le jour cher à notre désir,\nVoici luire le jour aux heures fascinantes.\n\nLe ciel royal brille, impérissable saphir,\nEt le soleil victorieux rit et flamboie :\nNous avons cueilli le fruit blond du souvenir,\n\nE t nous vous attendions pour l’Amour et la Joie. „\n"}, {"page_pdf": 107, "page_imprimee": 94, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 915, "texte": "94                                               la Wallonie.\n\n\n\nLes jours passent :\nCombien avons-nous vécu de jours,\nCombien avons-nous vécu de nuits,\nA chanter nos chansons vaines vers l ’espace ?\nA travers le jour, à travers la nuit,\nLes chants se sont enfuis,\nEt nous n’avons pas revu les Rois d’amour.\n\n\nParfois nous avons quitté la plaine,\nNous sommes allées du côté de la mer;\nLe ciel avait clos ses yeux d’azur diaphane,\nLes vents ne bombaient de leurs haleines\nNulle voile triomphale,\nEt l ’argent de nulle rame\nNe fendait le silence des flots déserts.\n\n\nEt nous revenions vers la plaine ;\nE t là jamais nous n’avons entendu\nSe froisser les armures lointaines,\nEt là jamais nous n’avons vu\nPoindre à l’horizon les belles chevauchées,\nEt là jamais à nos voix découragées\nLes cors du retour n’ont répondu.\n\n\nOh, les jours passent..\nQuand paraîtront, quand paraîtront\nLes Bien-aimés, avec la joie au front ?\n"}, {"page_pdf": 108, "page_imprimee": 95, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 865, "texte": "    Carmen Amœbœum.                                 95\n\n\n\nVers quelles plages, vers quelles îles\nNous entraîne l ’amer caprice des flots ?\nNul port ne s’ouvre, nulle ville, nulle asyle,\nEt nous errons par la nuit froide,\nSans voir poindre l’Étoile\nGuide radieux des matelots.\n\n\nOh, quand pourrons-nous cingler\nVers la plaine gaiement printanière\nOù le chœur des Amantes est assemblé,\nBlond des caresses folles de la lumière ?\n\n\nTriste comme la bise parmi les palmes,\nUne plainte de soupirs s’échappe de leurs lèvres,\nPeut-être,\nEt la terre, peut-être,\nBoit joyeusement le parfum de leurs larmes.\n\n\nOh, quand serons-nous près d’Elles ?\nQuand serons-nous près des Bien-aimées ?\nQuand nous éblouira leur sourire fidèle ?\n\n\nOh, revenir en la plaine charmée,\nOh, les revoir les douces Belles.\n\n\n\n\nIls ne reviendront plus,\nSans doute,\nLes Chevaliers que nous avons élus.\n"}, {"page_pdf": 109, "page_imprimee": 96, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1036, "texte": "96                                             la Wallonie.\n\n\n\nD'autres femmes ont arrêté en leur route,\nLes doux Elus,\nSans doute,\nEt les Biens-aimés ne reviendront plus.\n\nD ’autres ont dénoué les casques,\nD ’autres qui les ont pris aux lacs des sourires ;\nEt, dans les palais de rubis et de jaspe,\n\nIls boivent le vin de l’oubli ;\nEt nous ne savons plus sourire,\nTristes comme un parterre que l’hiver a pâli.\n\nLes aurores pleurent des fleurs mortes,\nLe ciel morne semble un automne qui va finir,\nE t les brises nous apportent\nDes échos de gémissements et de soupirs..\n\nPeut-être bientôt serons-nous mortes.\n\n\n\nOh, notre longue et lente erreur\nSur la moire amère des flots,\nD ’où sort, à l’heure où le jour meurt,\nComme une langueur de sanglots.\n\nElles nous ont oubliés, les Belles amies,\nLasses de nous toujours et vainement attendre,\nLes Belles amies,\nLasses de ne plus voir des lys que brisés.\nMaintenant, elles ont paré de perles fleuries\nLeurs cheveux que voilaient des voiles de cendre,\nEt elles ont couru vers d’autres baisers.\n"}, {"page_pdf": 110, "page_imprimee": 97, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 838, "texte": "    Carmen Amœbœum.                              97\n\n\n\nL e vent sombre se plaint parmi\nLa voilure des caravelles,\nEt les oiseaux aux pâles ailes,\nLes oiseaux frêles ont gémi.\n\nLà-bas, elles sourient d’amour, les douces ;\nEt, parmi le baume des roses qui parsèment\nLa plaine aux nuptiales sources,\nElles égrènent des colliers de claires gemmes.\n\nDes chants pleurent, vagues échos\nD ’hymnes qui, lumineux et beaux,\nCharmaient jadis la paix des soirs.\n\nDes chants mortels troublent les eaux,\nNoires comme le ciel si noir.\n\n\n\n\nDans l’air frémit le vol roux\nDes bourdonnantes abeilles ;\nDes parfums légers et doux\nRient aux fleurs de nos corbeilles.\n\nL e paon étale au soleil\nL ’émeraude de sa roue\nQue la lumière en éveil\nPointe d’or quand elle y joue.\n\nChantant sous les nénuphars,\nLa source argentine attire\nLes biches aux clairs regards :\n"}, {"page_pdf": 111, "page_imprimee": 98, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1061, "texte": "98                                             la Wallonie.\n\n\n\nOh, bientôt ils vont surgir\nEn la gloire qui les pare.\nLes Bois vainqueurs de l’Ophir.\n\n\n\nLa falaise, là-bas, domine, blonde et haute,\nLa plage, d’où le vent nous porte en ses fraîcheurs\nL a chanson matinale et lente des pêcheurs ;\nDes barques de soleil voguent près de la côte.\n\nJoyeux comme un oiseau, notre navire saute\nSur l ’écume dont le caressent les blancheurs.\nV ole, ô navire, vole à terre : les pécheurs\nReviennent implorer le pardon de leur faute.\n\nNous reverrons la plaine où, parmi les iris,\nGuettent les Belles qui nous aimèrent jadis,\nEt nous y baiserons des bouches de sourire.\n\nEt, tandis qu’ouvrant l’or sidéral de ses yeux,\nL ’Ourse nous contemplera, la céleste Lyre\nRésonnera pour nous de chants mystérieux.\n\n\n\n\nL e cri des buccins déchire l’air matinal,\nL e soleil rit, et c’est la belle chevauchée\nQui revient à nous, victorieuse du mal.\n\nLes voici, bondissant par la plaine jonchée\nDe violettes, de muguets et de jasmins,\nEt le front clair de la gloire qu’ils ont cherchée.\n"}, {"page_pdf": 112, "page_imprimee": 99, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1095, "texte": "    Carmen Amœbœvm.                                        99\n\n\n\nLa mer leur a calmé la houle des chemins,\nLeur forte et rude épée a rompu les entraves,\nLes voici pour l’amour et les chers lendemains.\n\n\nDe la joie et du jour brillent dans leurs yeux braves;\nAux fourreaux dorment les glaives semeurs de nuit :\nVoici les vainqueurs soumis comme des esclaves.\n\n\nMaintenant, fleurit la saison où le doux bruit\nDes baisers volera par la limpide aurore,\nC’est l’heure où la moisson merveilleuse reluit.\n\n\nC’est l’heure où l ’or du vin blond coule de l’amphore ;\nUn souffle juvénile effacera les pleurs\nEt les chants radieux s’éveilleront encore.\n\n\nL e ciel pur et vêtu de paisibles couleurs\nMurmure des hymnes divins aux consolées.\nVenez, ô Rois surgis pour la mort des douleurs,\n\nClore de vos baisers nos bouches étoilées.\n\n\n\n\nVoyez là-bas, voyez rire les Amoureuses;\nElles chantent et célèbrent notre retour\nEt nous tendent la fleur de leurs mains lumineuses.\n\nDe la mourante nuit naît la splendeur du jour ;\nL ’Eté royal et pur azuré les cieux calmes\nEt voici poindre l ’ardent soleil de l’amour.\n"}, {"page_pdf": 113, "page_imprimee": 100, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 795, "texte": "100                                            la Wallonie.\n\n\n\nTandis qu’au loin bruit la berceuse des palmes,\nElles viennent, le cou radieux de colliers\nOù scintillent les saphirs et les ægophthalmes.\n\nFemmes, vous revivrez les soirs où vous alliez\nAu palais gemmé de béryl et de topaze,\nLes soirs où nous jetions casques et boucliers.\n\nL e Dieu cuirassé d’or et de rayons écrase\nL e Dieu pâle vêtu de nue et de brouillard :\nFemmes, couvrez de roses vos robes de gaze.\n\nMaintenant, nous avons triomphé du hazard\nQui nous égarait par les houles et les vagues,\nEt le bonheur fait éclairer notre regard.\n\nFemmes, parez vos doigts légers de longues bagues\nEt parez vos bras clairs de larges bracelets :\nEntendez-vous les luths et les violes vagues\n\nNous guider vers l ’amour de l ’éternel palais ?\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1892-03-n3-4-003", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1892-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1892-000.pdf", "ocr_sha256": "ae840a8a9dc24f99f3e85b1c30f7aad7d940f27ed0c34d313c80ca788e56d2dd", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 101, "page_fin": 101, "titre_corps": "Du vitrail des saintes : Praxedis", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "A.-Ferdinand Herold.", "ancre_debut": "DU VITRAIL DES SAINTES PRAXEDIS Elle a vécu dan", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 114, "page_imprimee": 101, "debut_caractere": 5, "fin_caractere_exclue": 712, "texte": "DU « V I T R A I L DES S A I N T E S».\n\n\n                          P R A X E D IS .\n\n\n\nElle a vécu dans les prières et les hymnes;\nElle a tourné vers l'Éternel\nSes yeux, doux comme des lacs limpides,\nE t qu'extasiaient des visions de ciel.\n\n\nElle a voilé sa claire chevelure\nD u voile immortellement blanc des vierges,\nE t nulle amertume de brise sacrilège\nN'a frôlé sa chaste chevelure.\n\n\nElle a vêtu sa chair blonde\nDe la rudesse des cilices ;\nElle n’a pas cueilli les vaines fleurs du monde,\nElle a fui les vergers où les fruits se flétrissent.\n\n\nE t voici que la Vierge meurt :\nElle meurt, souriant à la nouvelle vie,\nEt, parmi l'amour d'angéliques psalmodies,\nElle monte vers les royaumes du Seigneur.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1892-03-n3-4-004", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1892-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1892-000.pdf", "ocr_sha256": "ae840a8a9dc24f99f3e85b1c30f7aad7d940f27ed0c34d313c80ca788e56d2dd", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 102, "page_fin": 102, "titre_corps": "Du vitrail des saintes : Blandina", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "A.-Ferdinand Herold.", "ancre_debut": "BLANDINA Parmi les hurlements de", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 115, "page_imprimee": 102, "debut_caractere": 90, "fin_caractere_exclue": 686, "texte": "B L A N D IN A .\n\n\n\n\nParmi les hurlements de la foule,\nS'avance la Vierge aux yeux divins,\nLa Vierge aux yeux d’extase, et qu’entourent\nD'invisibles chœurs de Séraphins.\n\n\nE t voici que, dans l’horreur du cirque,\nOn l'a liée au poteau de m ort;\nElle sourit, la lèvre angélique,\nComme un enfant à des rêves d'or.\n\n\nDans la cruelle et sanglante arène,\nBondit, rugissant, le dur lion;\nElle entend l'appeler vers le Père\nLe doux chant des Dominations.\n\n\nE t le lion s’arrête et adore\nLa blonde Vierge aux songes pieux,\nE t la foule vient baiser sa robe\nEn criant : “ Gloire à Christ, gloire à Dieu.„\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1892-03-n3-4-005", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1892-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1892-000.pdf", "ocr_sha256": "ae840a8a9dc24f99f3e85b1c30f7aad7d940f27ed0c34d313c80ca788e56d2dd", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 103, "page_fin": 103, "titre_corps": "Du vitrail des saintes : Elizabeth", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "A.-Ferdinand Herold.", "ancre_debut": "ELIZABETH Comme le soir eut beau", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 116, "page_imprimee": 103, "debut_caractere": 88, "fin_caractere_exclue": 750, "texte": "E L IZ A B E T H .\n\n\n\n\n“ Comme le soir eut beau.\nD e mystérieuses harmonies\nPassent dans le silence\nAvec des douceurs infinies.\nN ’est-ce pas l’ impalpable écho\nD es hymnes éternels,\nQue murmurent les chœurs mélodieux des Anges\nA travers les jardins du Ciel ?\n\n\nVoici poindre une étoile,\nVoici des parfums qui montent des vallées..\nGloire à Vous par qui les étoiles se dévoilent\nE t par qui fleurissent les fleurs dans les vallées,\nSeigneur Jésus, fils de l'Immaculée.\n\n\nE t pourtant, on m'a dit, que là-bas\nI l y a des hommes qui pleurent.\nOh, je voudrais aller là-bas\nE t je voudrais entrer dans les pâles demeures\nPour consoler les malheureux 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suis pure.\nGrâce à Vous, j'irai d’une marche hardie,\nE t les yeux calmes et la bouche souriante,\nVers la justice des épreuves ;\nE t si j ’ai péché, l'âme ignorante,\nSeigneur, punissez-moi pour mes mauvaises œuvres.,,\n\n\nEt, tandis que la foule attentive regarde,\nLa Reine a marché vers les charbons qui ardent.\n\n\nElle marche, et ses beaux pieds sont nus,\nE t nulle douleur ne voile le sourire\nQui rayonne en ses grands yeux clairs et ingénus-,\nE t voici qu’où flamboyaient les charbons cruels,\nI l n'y a plus que des fleurs purpurines ;\nE t vers la foule, des voix crient du Ciel :\n“ Inclinez-vous, prosternez-vous, ô sacrilèges,\nDevant celle dont les prières vous protègent. „\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1892-03-n3-4-007", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1892-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1892-000.pdf", "ocr_sha256": "ae840a8a9dc24f99f3e85b1c30f7aad7d940f27ed0c34d313c80ca788e56d2dd", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 105, "page_fin": 105, "titre_corps": "Du vitrail des saintes : Eulalia", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "A.-Ferdinand Herold.", "ancre_debut": "EULALIA La Vierge avait le corps", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 118, "page_imprimee": 105, "debut_caractere": 85, "fin_caractere_exclue": 668, "texte": "E U L A L IA .\n\n\n\n\nLa Vierge avait le corps et l'âme\nPlus purs et plus blancs que la neige :\n\" Viens, livre-nous ta chair de vierge.\nOu nous te jetterons aux flammes.,,\n\n\nRouge se dresse au crépuscule\nLe bûcher qui crépite et flambe.\nLa Vierge prie, souriante,\nE t nulle flamme ne la brûle.\n\n\nElle rayonne, pure et claire\nComme les lys dans les campagnes.\n“ Puisque le feu clément l'épargne,\nPrenez le glaive de colère.,,\n\n\nLa tête virginale tombe,\nLe sol fleurit de violettes,\nE t voici qu’en l'azur céleste,\nVole une candide colombe.\n                                             8\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1892-03-n3-4-008", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1892-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1892-000.pdf", "ocr_sha256": "ae840a8a9dc24f99f3e85b1c30f7aad7d940f27ed0c34d313c80ca788e56d2dd", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 106, "page_fin": 106, "titre_corps": "Du vitrail des saintes : Bibiana", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "A.-Ferdinand Herold.", "ancre_debut": "BIBIANA Seigneur, Vous m'aviez fa", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 119, "page_imprimee": 106, "debut_caractere": 96, "fin_caractere_exclue": 846, "texte": "B IB IA N A .\n\n\n\n\n“ Seigneur, Vous m'aviez faite riche,\nE t je n'ai dénié le pain de l'aumône\nA nul de ceux que d'injustes coups fustigent ;\nE t l'humble encens de mes sacrifices\nParfumait la splendeur de votre divin trône.\n\n\nSeigneur, me voici pauvre,\nSeigneur, me voici faible et seule sur la terre;\nQue votre force me soutienne et me sauve,\nE l que l'humble mélodie de ma prière\nSe mêle au chant de vos Élus, en la lumière.\n\n\nVienne la troupe des bourrélles,\nVienne la troupe des noirs flagellateurs,\nDans les tortures, je Vous chercherai, Seigneur,\nDans les tortures, je Vous bénirai, Seigneur,\nE t Vous guiderez votre servante frêle\nVers les clartés et les joies surnaturelles.,,\n\n\n                                A .- F e r d i n a n d HEROLD.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1892-03-n3-4-009", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1892-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1892-000.pdf", "ocr_sha256": "ae840a8a9dc24f99f3e85b1c30f7aad7d940f27ed0c34d313c80ca788e56d2dd", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 107, "page_fin": 110, "titre_corps": "La gardienne des songes", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Hugues Rebell.", "ancre_debut": "LA GARDIENNE DES SONGES C’est, dans la chambre en d", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 120, "page_imprimee": 107, "debut_caractere": 3, "fin_caractere_exclue": 912, "texte": "LA GARDIENNE DES SONGES.      \\\n\n\n\n\n   C’est, dans la chambre en deuil du soleil absent,\ndans la chambre où le crépuscule glisse d’une traîne\ndiscrète et silencieuse sur les choses, dans la chambre\nendormie déjà de ses tentures à demi-fermées, — le\nfront aux vitres pour recevoir les derniers adieux de\nla lumière — La Gardienne des Songes !\n   Au geste d’évocation, du fond de mon enfance,\nparmi beaucoup de ruines et de mortes, elle se lève\n souriante, en la pâleur somptueuse d’une reine de\njadis, pour me promettre — oh ! trop tôt ! — d’illu­\n soires baisers.\n   Et je me souviens :\n   Comme doucement de sa grâce indulgente à mes\njeux, je m’approchais sur la pointe du pied et très\n bas lui demandais les livres de merveilles où de\n braves jouvenceaux s’en vont, en d’étranges forêts,\n ravir quelque malheureuse dame aux ruses d’un\n enchanteur.\n    Aussitôt, bienveillante à mes curiosités, elle délais­\n"}, {"page_pdf": 121, "page_imprimee": 108, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1443, "texte": "108                                      la Wallonie.\n\n\n\nsait les couchants attristés et allait ouvrir, d’une clef\nsans doute magique, le palais secret et dissimulé par\nla tapisserie, où sommeillaient, pour mes extases, les\nChevaliers et les Califes, les Fées qui se cachent sous\ndes haillons de pauvresse et les Dragons qui sont\ndes princesses captives. Puis, jugeant indigne de se\nmêler à ces nobles personnages, — comme si elle ne\nfigurait pas en mon esprit toutes les Beautés dé­\nfuntes ! — après m’avoir tendu le livre, elle se rejetait\ndans l’ombre, laissant seulement aux gloires de la\nlampe les arabesques de fantômes et de stryges des\nvétustes récits.\n  Mais parfois un feuillet de la légende manquait;\net à mes yeux interrogateurs, implorant la suite,\nqu’elle certainement devait savoir :\n  — Voici ce qui arriva, faisait-elle, instaurée à son\ntour, pour un moment conteuse.\n  Et aux musiques de sa voix, le geste s’animait\nd’une vie nouvelle : le château retentissait de grands\nchocs d’épées, les sorcières m’entouraient en des\ndanses infernales; les violettes fleuraient plus suaves\naux jardins des féeries; et afin de délivrer la prin­\ncesse, devenu héros en la regardant, j ’eusse tenté,\nmoi aussi, l’escalade de la tour.\n   J’ai cueilli trop jeune ces joies. Depuis, sur les\nroutes d’amertune, j’ai cru voir sourire à nouveau,\ndans le décor des soirs, une gardienne des songes;\nelle avait, comme l’ancienne, les cheveux de soie\n"}, {"page_pdf": 122, "page_imprimee": 109, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1365, "texte": "    la Gardienne.                                   109\n\n\n\net d’or fin et le noir regard dirigé vers le Mystère.\nEspérant l’accès de quelque salle lointaine évoca­\ntoire de mondes abolis, je visitais avec elle sa de­\nmeure. En vain, j ’attendis qu’elle tirât de son sein la\nprécieuse clef. Cependant elle s’étonnait de mon\nangoisse et me dit :\n  — Que cherchez-vous ? Je n’ai rien de caché que\nvous ne connaissiez déjà.\n   En effet, j ’aperçus ses prunelles vides et son sou­\nrire de louage, ainsi qu’un masque inutile.\n  Pourtant, un jour, en des poussières illustres, parmi\ndes in-quarto entrouverts sur le Futur, devant mes\nyeux a surgi Celle d’Autrefois, — non plus vêtue\nd’une juvénile robe, mais magnifiée d’un peplum\net sereine, telle qu’Hypatie enseignant la ville\nd’Alexandre. Je me rappelai les heures disparues et,\ncomme une amie familière, je l’entretenais.\n  — Oh ! m’écriais-je, que l’étoile qui maintenant\npare votre front, éclaire aussi cette nuit du savoir\noù je me débats; expliquez-moi l’énigme de cet\nUnivers, comme naguère les artifices des méchants\nmonstres.\n  Alors, mélancolique et grave :\n  — Tu peux, me répondit-elle, vaguer à travers\ncette science dont je t’ai permis l’entrée. C’est un\nparc aux végétations magnifiques, dont les allées\nodorantes et ombragées seront pour ton âme une\ncontinuelle surprise, mais garde-toi de désirer con­\n"}, {"page_pdf": 123, "page_imprimee": 110, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 410, "texte": "110                                      la Wallonie.\n\n\n\nnaître le mystère du labyrinthe : nul jamais ne le\ndoit pénétrer et ceux qui, malgré tout, prétendent le\ndécouvrir, se condamnent par leur souhait, à de\nmortelles angoisses.\n  A ces mots, scellant d’un doigt le secret sur ses\nlèvres, la Gardienne des Songes s’éloigna, sans\nvouloir me parler davantage.\n\n                               H ugues   KEBELL.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1892-03-n3-4-010", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1892-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1892-000.pdf", "ocr_sha256": "ae840a8a9dc24f99f3e85b1c30f7aad7d940f27ed0c34d313c80ca788e56d2dd", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 111, "page_fin": 112, "titre_corps": "Pour une de mon imagination", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Pierre-M. Olin.", "ancre_debut": "pour Une de mon imagination Ah pouvoir mêler", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 124, "page_imprimee": 111, "debut_caractere": 4, "fin_caractere_exclue": 697, "texte": "pour      Un e d e m o n i m a g i n a t i o n .\n\n\n\n\nA h p o u v o ir m êler,\nE n la p r o fo n d e u r désespérée de nos espoirs\nL a gloire et la fo lie de nos rega rd s,\nD e nos regard s qu i dès tou jou rs se saven t\nE t se son t recon n u s, hélas, trop ta rd ,\nTrop tard.\n\n\nN ous p e r d r e en l’ou bli d e tou t,\nE t n e p lu s vivre qu e p o u r nos y e u x fo u s ...\nL ’ âm e p erd u e en nos y e u x fou s,\nN ous a ffoler du p o iso n de nos reg a rd s.\n\n\nE t que n u lle p a role d ’aveu\nN e m ette en tre la p u reté de nos y e u x\nL e voile de son b ru issem en t.\nOublions n otre ren con tre\nP o u r n ’être p lu s que seuls ! les d e u x regards\nQ ui dussent se ren co n trer.\n"}, {"page_pdf": 125, "page_imprimee": 112, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 357, "texte": "112                                             la Wallonie.\n\n\n\n      E t sa voir que rien n ’est au delà,\n      E t que laisser p a sser la vie\n      E n la fière certitu d e de n otre p a ssion\n      —   O fidélité de nos rega rd s étra n ges —\n      S era n otre d ivin e et p u r e absolution.\n\n\n                                   P IE R R E -M . OLIN.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1892-03-n3-4-011", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1892-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1892-000.pdf", "ocr_sha256": "ae840a8a9dc24f99f3e85b1c30f7aad7d940f27ed0c34d313c80ca788e56d2dd", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 113, "page_fin": 114, "titre_corps": "La trêve des flûtes", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Géo Mauvère.", "ancre_debut": "LA TRÊVE DES FLUTES PRÉLUDE Trois pages blo", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 126, "page_imprimee": 113, "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 841, "texte": "LA TR Ê V E DES FLUTES.\n\n                          PRÉLU DE.\n\n\nTrois pages blonds, vêtus d’or et bleu, mi-parti,\nLuttent de flûte en chants amoureux et moroses,\nDans le parc merveilleux ensanglanté de roses,\nEpanoui sous la floraison de midi.\n\n\nBlonds et beaux, épandant en vilanelles claires,\nL e cristal de leur âme aux échos de sommeil,\nC’est un enchantement magique de soleil\nDans l’ ombre lourde des silences légendaires.\n\n\nLes vergers sont silents, qui dorment, flagellés\nDe lumière et leur songe abaisse jusqu’aux herbes\nPour un baiser aux fleurs, des fruits mûrs et superbes;\nLes vergers sous le ciel et les fruits sont croulés.\n\n\nPuis, net dans l’azur vif, le château gris de perle,\nOù des blasons d’orgueil agriffent les portails,\nOù, du haut des balcons, battent des éventails\nSur l’emmi langoureux d’un luxe qui déferle.\n"}, {"page_pdf": 127, "page_imprimee": 114, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 498, "texte": "114                                          la Wallonie.\n\n\n\nOr, un soir, les oiseaux bleus se sont envolés,\nLes fruits se sont pâmés parmi les fleurs éteintes,\nLa rafale a mordu les parterres d’étreintes\nEt, dans les tours, les vents éperdus ont hurlé;\n\n\nOr, dans le parc béant en les brumes écloses\nLes flûtes ont cessé leur concert expirant\nEt les beaux amoureux sont partis en pleurant,\nPar les parterres où ne saignaient plus les roses.\n\n\n                                         GÉO MAUVÈRE.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1892-03-n3-4-012", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1892-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1892-000.pdf", "ocr_sha256": "ae840a8a9dc24f99f3e85b1c30f7aad7d940f27ed0c34d313c80ca788e56d2dd", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 115, "page_fin": 115, "titre_corps": "Doutance", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Edmond Bailly.", "ancre_debut": "DOUTANCE A Vèga de la Lyre Au fond d", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 128, "page_imprimee": 115, "debut_caractere": 16, "fin_caractere_exclue": 768, "texte": "DOUTANCE.\n\n                                            A Vèga de la Lyre.\n\n\n\n\nAu fond du ciel d'azulite, rutile\nune étoile que vainement je veux\nsaisir !...\n           Folle, je ceindrai tes cheveux\nd’un diadème ; car je vais, futile,\nen rêvassant par la sente inutile\nau laboureur... J'ai des rythmes nerveux\npour chanter l’amour : l'amour qui mutile,\nhélas! bien souvent mon âme!...\n                                      O mes vœux\ninexaucés !... Astre divin, je t'aime\net voudrais mourir pour m'envoler vers\ntoi. Mais le doute s'est mis à travers\nmon chemin : si tu n'étais, anathème\néternel! si tu n'étais qu'un trompeur\nmirage ?...\n              Tiens, l'au-delà me fa it peur !....\n\n                                      E d m o n d B A IL L Y .\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1892-03-n3-4-013", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1892-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1892-000.pdf", "ocr_sha256": "ae840a8a9dc24f99f3e85b1c30f7aad7d940f27ed0c34d313c80ca788e56d2dd", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": 116, "page_fin": 121, "titre_corps": "Les livres", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "Henri de Régnier.", "ancre_debut": "LES LIVRES Les CYGNES, nouveaux poèmes par", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 129, "page_imprimee": 116, "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 1308, "texte": "LES          LIVRES.\n\n\nL e s CYGNES, n ou v ea u x poèm es p a r F r a n cis VIEL É -G r i f f i n .\n                            Vanier, éditeur.\n\n\n  M. Francis Vielé-Griffin publia, en 1887, chez Alcan-Lévy,\nsous ce même titre : les Cygnes, un volume, aujourd’hui\nintrouvable, de vers d’une grande beauté et d’un charme\ninfini, juvénile recueil auquel succède, après des années déjà,\ncelui, plus mûri, d’aujourd’hui et parfait de toute la transfor­\nmation d’un métier, alors habile et hardi et maintenant\nparvenu à une science du rythme à la fois exacte, savante\net sûre.\n  Ce qui caractérise les Cygnes de 1892, et qui leur fait une\nplace à part dans l’œuvre déjà considérable et variée dont ils\nfont partie (Ancœus, Joies), c’est qu’on y voit l’âme du poète\nà nu et sous son aspect maintenant le plus fondamental, le\nplus émotionnel et le plus humain. J ’imagine, en outre, et cela\npour le sentir tressaillir çà et là, en M. Vielé-Griffin, l’arcane\nd’une arrière pensée, qui s’élabore en lui maintenant et qui\ns’épanouira en quelque poème plus grandiose peut-être, plus\ncomplexe et plus magnifique mais dont l’éclat hautain n’aura\npas les délicieuses nuances, naïves, vaporeuses et doucement\nmélancoliques de ces Cygnes.\n  Ces poèmes ont une fleur de grâce et de simplicité : de là\n"}, {"page_pdf": 130, "page_imprimee": 117, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1672, "texte": "    les Livres.                                              117\n\n\n\nleur charme et c’est merveille que le dur labeur qu’il y a à\nécrire ait disparu au point de ne laisser que l ’impression\nd’une spontanéité heureuse.\n  Aussi l’esprit de ce livre s’en communique-t-il aisément à\ntravers les quelques fictions gracieuses, ou légères, ou tristes,\nque le poète a choisies non pour prétexter tel développement\net s’en abriter comme d’un masque significatif, mais parce\nqu’elles se confondaient avec son état d’esprit et que sa\nrêverie s'y exprimait si naturellement qu’elles devenaient\ncette rêverie même.\n                              ***\n  .... Le vol blanc des cygnes passe sur de tranquilles\nprairies ... l’un disparaît parmi les étoiles, l’autre choit en\ntournoyant parmi les lys, l’autre chante longtemps jusqu’au\nsoleil levé, et ils ont laissé tomber un ruban, un diadème et\nune fleur... puis c’est le Gué par où l ’on va à de souriantes\nîles où ce que nous aimâmes nous appelle... et le Porcher, qui\nsonge aux joies dédaignées et le Tombeau d’Hélène où\nviennent chanter les passants tristes, chacun son songe de\nla Beauté.\n                              * *\n  Une impression de lente tristesse émane de ces pages\nsimples et pures. La mélancolie y réprime une amertune et\ns’y pacifie d’indulgence et comme parfois d’un sourire qui\nsans trouver la vie ni douce, ni bonne, l ’excuse de ne point\nêtre telle et lui pardonne à cause de quelque chose qui est\nen elle et qui, à travers elle, entrevu la justifie : la Beauté !\n\n                              *\n  Dans les premiers Cygnes, il y avait les indices d’un poète\nambigu. Sa dualité se dédoublait d’une part en éloquence\n"}, {"page_pdf": 131, "page_imprimee": 118, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1145, "texte": "118                                             la Wallonie.\n\n\n\nvéhémente et dramatique, d’une autre en goût de la simplicité\nqui, retrempé aux sources des motifs populaires, a donné :\nJoies et s’est parfait et affirmé en ce doux et pur livre des\nCygnes. L e poète tragique et grandiloquent qui est en\nM. V ielé-Griffîn s’est manifesté dans son noble drame\nd'Ancæus et il s’épanouira sans doute dans les Essais drama­\ntiques qu’il annonce.\n                              *\n                             * *\n  La technique des Cygnes est heureuse et nouvelle.\n  Décomposant sa pensée logiquement, M. Vielé-Griffin s’est\ncréé une diction spéciale où le vers s’allonge et se rétracte\net se juxtapose en s’enchaînant avec rigueur jusqu’à la fin de\nla strophe qui acquiert par là une forte unité intérieure due\nà sa texture serrée. Pour lui, la strophe ne semble point être\nun but, mais un résultat. Elle ne préexiste pas dans son\nesprit, elle s’en extrait comme une surprise et cette surprise,\ngrâce aux dons de parfait poète qu’il possède, est toujours\ningénieuse, plausible ou admirable.\n\n\n                                   Henri   de   RÉG N IER.\n"}, {"page_pdf": 132, "page_imprimee": 119, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1341, "texte": "                       NOTES.\n\n  L e prochain numéro de la Wallonie sera triple et ne\nmettra pas à paraître un laps de temps aussi considérable\nque le numéro actuel.\n\n  Ces mois-ci il y eu à Bruxelles un grand nombre d’expo­\nsitions. Quelques-unes seulement valent d’être citées.\n   Les X X où, au premier rang, Seurat, Signac, van Ryssel­\nberghe, puis Minne, Toorop, de Toulouse-Lautrec, Mary\nCassatt, Horne, Lucien Pessarro, Anna B o ch , de Regoyos, et\nVandevelde. Enfin, pour l’art décoratif, les grès de Dela­\nherche.\n  A la Galerie Moderne, cinquante chefs-d'œuvre français.\nNaturellement pas un seul chef-d’œuvre, et sauf la toile si\ncurieuse du presqu’inconnu Garbet, rien de particulièrement\nintéressant.\n  L ’Als-ik-Kan a fait une exposition Anvers-Bruxelles, his­\ntoire de demander sans doute, l’éternelle prééminence de la\nMétropole des Arts et l’invincible splendeur de la peinture\nflamande. Or, telle que paraissent la comprendre les promo­\nteurs de cette exposition, la peinture. flamande y est bien\nmédiocrement représentée. Quant aux Anversois,ils sont pas\nmal démolis par leurs invités, bien que ceux-ci n’eussent\nrépondu qu’en assez petit nombre aux offres de l’Als-ik-Kan.\nL ’ ensemble est d’ailleurs médiocre. Nous ne voyons guère à\nciter comme vraiment intéressants, bien qu’insuffisamment\npersonnels, Melchers et Nys.\n"}, {"page_pdf": 133, "page_imprimee": 120, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1511, "texte": "120                                              la Wallonie.\n\n\n\n  Au Cercle, après une exposition de photographies où il y\navait des œuvres d’art, une exposition de tableaux où il n’y\na même pas de bonnes photographies.\n  Au Musée des Echanges (Parc du Cinquantenaire) expo­\nsition de l ’admirable collection de M. Alp. Van Branteghem.\nDes vases de toute beauté, dont une quarantaine signés, des\nlécythes, des vases dorés, enfin un grand nombre de ces\nadorables statuettes de Tanagra. Nous comptons publier\ndans notre prochain n°, un articlo détaillé sur cette splen­\ndide collection, qui sera prochainement dispersée. Le gou­\nvernement à qui elle avait été offerte à de belles conditions,\nl’a refusée !\n\n   L ’Intruse, de Maurice Maeterlinck, a été assez médiocre­\nment jouée à Bruxelles, au théâtre du Parc. L a première\nfois un public chic et gouailleur a failli se faire attraper des\ncoups par leur attitude inconvenante mais la victoire est\nrestée incontestée aux jeunes venus en nombre et dont les\nbravos enthousiastes se sont adressés plus à l ’œuvre qu’ils\nconnaissaient qu’à celle     qui   venait   d’être   représentée\ndevant eux.\n\n  Viennent de paraître, chez Bailly, Tel qu'en songe, de\nHenri de Régnier, et les Vergers illusoires, de André Fontainas,\nle traité de Narcisse, par A. Gide.\n   Chez Lacomblez, Pelléas et Mélisande, de Maurice Maeter­\nlinck.\n  Chez Chamerot et Renouard, l’A rt impressionniste, par\nGeorges Lecomte.\n  Chez Larcier, L a synthèse de l’antisémitisme, par Edmond\nPicard.\n"}, {"page_pdf": 134, "page_imprimee": 121, "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1991, "texte": "    Dernières publications de nos Collaborateurs :\n\nA * ...............................................Chantefable un peu naïve.\nH ector Ch a in a y e . . . .                        l'Ame des choses.\nA chille D elaroche . . . A énor (à paraître prochainement).\nCélestin D emblon . . .                              le Roitelet.\nM a x E l s k a m p ..................... Dominical.\nA ndré Gi d e ..........................Le traité du Narcisse.\nA ndré FONTAINAS. . . .                              Les Vergers illusoires.\nA .-F. HÉROLD. . . . . .                             la Joie de Maguelonne.\nGustave K a h n ..................... Chansons d’Amant.\nB ernard L azare . . . .                             le M iroir des Légendes.\nCam ille L emonnier . . . La fin des Bourgeois.\nCharles VAN L erberg he . les Flaireurs.\nGrégoire L e B oy . . . .                            mon Cœur pleure d'autrefois.\nPierre L ouys . . . . .                              Astarté.\nMaurice Maeterlinck . . Pelléas et Mélisande.\nStéphane Mallarm é L . Pages.\nStuart M errill . . . .                              les Fastes.\nJea n M oréas .......................... le Pèlerin passionné.\nGab r ie l M ourey .                       . . . Flammes mortes.\nPie r r e -M. Ol i n .....................Légendes puériles.\nPierre Quillard . . . .                              la Gloire du Verbe.\nH en r i de R égnier                       . . . Tel qu'en songe.\nA dolphe B etté .                          . . . Thulé des Brumes.\nA lbert Sain t -P aul                      . . . Pétales de nacre.\nF ernand Severin . . . .                            le Don d'Enfance.\nE m ile V erh aere n . . . .                         les Apparus dans mes Chemins.\nF rancis V ie lé -Gr if f in . . les Cygnes.\nGaston V yt t a l l . . . .                          Vers la Mort.\n\n\n\n\n                PHOTOTYPIE\n  Charles PIRON, 21, rue de l’Enseignement,\n                          L IÈ G E .\n           Seul représentant de la Maison OTTO.\n"}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1892-03-n3-4-204", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1892-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1892-000.pdf", "ocr_sha256": "ae840a8a9dc24f99f3e85b1c30f7aad7d940f27ed0c34d313c80ca788e56d2dd", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Couverture", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "7e & DERNIÈRE ANNÉE, N°s III et IV .", "ancre_fin": "et 6, rue Boccador, Paris, ABONNEMENT : 5 f r . par an. 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Union postale : 6 f r . 5 0 .\n\n\n\n\n                           "}]}, {"article_id": "ulb-wallonie-1892-03-n3-4-205", "volume": "ELB-ULB-o12105205-1892-000", "pdf_url": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-o12105205-1892-000.pdf", "ocr_sha256": "ae840a8a9dc24f99f3e85b1c30f7aad7d940f27ed0c34d313c80ca788e56d2dd", "ocr_source": "pdftotext -layout", "texte_sans_correction": true, "page_debut": null, "page_fin": null, "titre_corps": "Sommaire", "titre_sommaire": "", "rubrique": "", "signature_source": "", "ancre_debut": "SOMMAIRE : A.-Ferdinand Hérold", "ancre_fin": "", "fin_page_complete": true, "fin_avant": "", "segments_controles": false, "controle": "limites et attributions contrôlées sur les images", "pages": [{"page_pdf": 135, "page_imprimee": null, "debut_caractere": 506, "fin_caractere_exclue": 1485, "texte": "SOMMAIRE :\n\nA.-Ferdinand Hérold             .   .    la Fille aux Etoiles.\n                                          Carmen Amœbæum.\n                                          du Vitrail des Saintes.\n                                              Praxedis.\n                                              Blandina.\n                                              Elisabeth.\n                                              Richardis.\n                                              Eulalia.\n                                               Bibiana.\nHugues R e b e ll .....................la Gardienne des Songes.\nPierre-M. O l i n ..................... Pour Une de mon imagination.\nGéo M auvère ..........................L a trêve des flûtes.\nEdmond B a il ly ..................... Doutance.\nHenri de Régnier . . . .                  Les livres.\n\n\n\n\n             Ce   n u m é r o c in q u a n te c e n tim e s .\n\n\n                               des Presses de II. Vaillant-Carmanne, à Liége.\n"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 100, "texte": "            LA\nW A L L O N IE\n\n\n\n\n            Mars et Avril 1892\n              D E R N IÈ R E AN NÉE.\n"}, {"page_pdf": 101, "texte": "Floréal, rue St-Remy, 22, Liège,\nla Revue blanche, 74, rue de l’Ouest, Liège et\n                                       19, rue des Martyrs, Paris.\nl’Art moderne, 34, rue de l ’Industrie, Bruxelles,\nla Jeune Belgique, 64, rue Potagère, Bruxelles.\nLe Réveil littéraire, 71, rue de Flandre, Gand.\nLe Mouvement littéraire, 13, rue des Minimes, Bruxelles.\nLe Mercure de France, 15, r. de l ’Echaudé St-Germain, Paris.\nLa Conque, 49, rue Vineuse, Paris.\nLes Entretiens politiques et littéraires, 11, chaussée\n        d’Antin, Paris.\nL’Ermitage, 5, rue Gay Lussac, Paris.\nLa Plume, 39, boulevard Arago, Paris.\nL’Endehors, 12, rue B ochard de Saron, Paris.\nLa Revue de l’Évolution, 24, rue Chauchat, Paris.\nLe Saint Graal, 7, rue de l ’A bbé-de-l’Épée, Paris.\nPsyché, 29, rue de Trévise, Paris.\nMascarelle, 11, rue Beaujolais, Paris.\nRevue indépendante, 12, rue des Pyramides, Paris.\nLe Chat Huant, impasse Ste-Catherine, Bordeaux.\nLe Sillon, 9, rue Lhomond, Paris.\nLa Syrinx, rue Lacépède, 25, Aix-en-Provence.\nChimère, 52, Cours Gambetta, Montpellier.\nLa Croisade, 16, rue de Mexico, le Hâvre.\nLa Revue Méridionale, Carcassonne.\nSimple Revue, 41, boulevard Haussmann. Paris.\nLe Bluet, 17, rue Croix-des-Petits-Champs, Paris.\n\n           L E L A T IN M YSTIQU E\n                            les Poètes de l’Antiplionaire\n                          et la Symbolique au moyen âge\n    Etudes accompagnées d’une Anthologie, texte et traduction,\n        sur la poésie latine au IIIe au X IIIe siècle et au delà\n                                par Remy de Gourmont\n                 a v ec une p ré fa c e   de J.-K. Huysmans.\n  T i r a g e : un vol. gr. in-8° d’environ 320 pages, tiré à 290 ex. numérotés,\nsavoir : 260 ex pap. fort teinté, à -10 fr.; 13 ex. gr. pap. de hollande, à\n20 fr.; 10 ex. pap. violet-évêque, à 30 fr.; 5 ex. pap. de luxe au gré du\nsouscripteur, à 40 fr. — Chaque exemplaire contient une miniature de\nC h . F il ig e r .\n                      Les souscriptions sont reçues au M e r c u r e d e F r a n c e\n            15, m e de l’Echaudé — Saint-Germain — Paris\n"}, {"page_pdf": 102, "texte": "          LA FILLE A U X ÉTOILES.\n\n\n“ Oh, sous mes pas,\nComme la terre est glacée.\nE t comme vers de tristes là-las,\nVers des futaies brumeuses de larmes et de mort,\nS’envolent mes pâles pensées..\nO pauvres hirondelles blessées..\n\n\nIl chevauchait en son manteau de pourpre et d’ or ;\nVoici la tempête des graîles et des cors\nQui émeut la forêt où les fauves s'effarent :\nIl rayonnait dans le cortège des fanfares ;\nLes torpides sous-bois s'éveillaient de leur gel\nE t j'a i cru voir passer un chevalier du ciel.\n\n\nE t je suis allée vers lui :\n\n\n— Oh, sois pour l'implorante\nCelui qui décèle et qui ouvre\nL e trésor où la gemme impérissable luit.\nAbaisse le regard vers la sente où je rampe,\nÉclaire l'ombre terne où je souffre,\nPrince des matins frais et beaux,\nSois pour les yeux assombris de l'amante le flambeau. —\n                                                      7\n"}, {"page_pdf": 103, "texte": "90                                                  la Wallonie.\n\n\n\nOh, les cruels poignards\nD e son rire qui s’épand à travers le bois..\nE t le dur hiver de son regard..\n\n\nOh, sous mes pas,\nComme le sol engourdi est froid !\nMon bien-aimé, le fils du Roi,\nMon bien-aimé ne m’aime pas.\n\n\nEt, si je n'étais la pauvresse\nQui s’en va, déguenillée, par les chemins,\nE t si je passais glorieuse de parures,\nDes colliers au cou et des bagues aux mains,\nPeut-être m’aurait-il aimée avec ivresse,\nEt, dans les calmes soirs et les aurores pures,\nPeut-être entendrais-je mon nom murmuré\nPar la voix joyeuse et douce de l’ adoré.\n\n\nO Seigneur, Dieu du ciel, donnez-moi des parures,\nPour qu’en les calmes soirs et les aurores pures,\nJ’entende mon nom amoureusement murmuré\nPar la voix joyeuse et douce de l’adoré. „\n\n\nE t du ciel est tombée une étoile.\nE t puis une autre étoile, et encore une étoile ;\nIl tombe une pluie d’étoiles,\nE t la jeune Fille s’est parée d’étoiles,\nEt, belle comme une Sainte du Paradis,\nElle rayonne dans sa parure d’étoiles.\n"}, {"page_pdf": 104, "texte": "    la Fille aux étoiles.                           91\n\n\n\nE t elle entend comme un Ange qui lui dit :\n“ Va-t-en vers le fils du Roi,\nIl te regardera d’un regard clair,\nE t il s’enivrera du charme de ta voix\nE t vos hymmes d’amour s’éperleront dans l’air.,,\n"}, {"page_pdf": 105, "texte": "          CARMEN             AMŒBÆUM.\n\n\n\nLes Héros qui passèrent jadis dans le soir,\nRois et Princes qui chevauchaient vers les conquêtes\nAvec les casques d'or et les glaives d’espoir,\n\n\nLes guerriers calmes, insoucieux des tempêtes\nEt dont les cors sonnaient la victoire des bons,\nReviendront-ils un jour se mêler à nos fêtes ?\n\n\nTandis que chantera le cuivre des clairons,\nQui propagent haut les triomphales fanfares,\nLes verrons-nous surgir au loin des horizons ?\n\n\nLes chevaux harnachés de dépouilles barbares\nEt les selles de pourpre ardentes de rubis,\nParaîtront-ils en le brocart de leurs simarres ?\n\n\nLeurs grandes voix, lasses de jeter des défis,\nDiront-elles : “ Nous revenons, ô douces femmes,\nVers celles qui nous ont à jamais asservis.\n"}, {"page_pdf": 106, "texte": "     Carmsn Amœbœum.                                  93\n\n\n\nLa bataille farouche ensanglanta nos lames,\nNous marchâmes parmi les palais embrasés,\nEt nous voulons, chantant de clairs épithalames,\n\nOublier notre gloire au feu de vos baisers. „\n\n\n\nOù sont-elles ? Où sont les belles Héroïnes\nDont rayonnaient les yeux et palpitait la chair\nJeune et joyeuse comme des fleurs d’aubépines ?\n\nLeurs regards, où resplendissait le matin clair,\nOnt-ils hâte de voir paraître dans la plaine\nLes conquérants de la montagne et de la mer ?\n\nPensent-elles encore à la saison sereine,\nAu temps où nous avons traversé leur chemin,\nParés de calme espoir et de gloire hautaine ?\n\nDes couronnes en tête et des fleurs à la main,\nViendront-elles vers nous ainsi que des amantes ?\nQuels mots murmureront leurs lèvres de carmin ?\n\nEntendrons-nous leurs voix douces et caressantes ?\n“ Voici luire le jour cher à notre désir,\nVoici luire le jour aux heures fascinantes.\n\nLe ciel royal brille, impérissable saphir,\nEt le soleil victorieux rit et flamboie :\nNous avons cueilli le fruit blond du souvenir,\n\nE t nous vous attendions pour l’Amour et la Joie. „\n"}, {"page_pdf": 107, "texte": "94                                               la Wallonie.\n\n\n\nLes jours passent :\nCombien avons-nous vécu de jours,\nCombien avons-nous vécu de nuits,\nA chanter nos chansons vaines vers l ’espace ?\nA travers le jour, à travers la nuit,\nLes chants se sont enfuis,\nEt nous n’avons pas revu les Rois d’amour.\n\n\nParfois nous avons quitté la plaine,\nNous sommes allées du côté de la mer;\nLe ciel avait clos ses yeux d’azur diaphane,\nLes vents ne bombaient de leurs haleines\nNulle voile triomphale,\nEt l ’argent de nulle rame\nNe fendait le silence des flots déserts.\n\n\nEt nous revenions vers la plaine ;\nE t là jamais nous n’avons entendu\nSe froisser les armures lointaines,\nEt là jamais nous n’avons vu\nPoindre à l’horizon les belles chevauchées,\nEt là jamais à nos voix découragées\nLes cors du retour n’ont répondu.\n\n\nOh, les jours passent..\nQuand paraîtront, quand paraîtront\nLes Bien-aimés, avec la joie au front ?\n"}, {"page_pdf": 108, "texte": "    Carmen Amœbœum.                                 95\n\n\n\nVers quelles plages, vers quelles îles\nNous entraîne l ’amer caprice des flots ?\nNul port ne s’ouvre, nulle ville, nulle asyle,\nEt nous errons par la nuit froide,\nSans voir poindre l’Étoile\nGuide radieux des matelots.\n\n\nOh, quand pourrons-nous cingler\nVers la plaine gaiement printanière\nOù le chœur des Amantes est assemblé,\nBlond des caresses folles de la lumière ?\n\n\nTriste comme la bise parmi les palmes,\nUne plainte de soupirs s’échappe de leurs lèvres,\nPeut-être,\nEt la terre, peut-être,\nBoit joyeusement le parfum de leurs larmes.\n\n\nOh, quand serons-nous près d’Elles ?\nQuand serons-nous près des Bien-aimées ?\nQuand nous éblouira leur sourire fidèle ?\n\n\nOh, revenir en la plaine charmée,\nOh, les revoir les douces Belles.\n\n\n\n\nIls ne reviendront plus,\nSans doute,\nLes Chevaliers que nous avons élus.\n"}, {"page_pdf": 109, "texte": "96                                             la Wallonie.\n\n\n\nD'autres femmes ont arrêté en leur route,\nLes doux Elus,\nSans doute,\nEt les Biens-aimés ne reviendront plus.\n\nD ’autres ont dénoué les casques,\nD ’autres qui les ont pris aux lacs des sourires ;\nEt, dans les palais de rubis et de jaspe,\n\nIls boivent le vin de l’oubli ;\nEt nous ne savons plus sourire,\nTristes comme un parterre que l’hiver a pâli.\n\nLes aurores pleurent des fleurs mortes,\nLe ciel morne semble un automne qui va finir,\nE t les brises nous apportent\nDes échos de gémissements et de soupirs..\n\nPeut-être bientôt serons-nous mortes.\n\n\n\nOh, notre longue et lente erreur\nSur la moire amère des flots,\nD ’où sort, à l’heure où le jour meurt,\nComme une langueur de sanglots.\n\nElles nous ont oubliés, les Belles amies,\nLasses de nous toujours et vainement attendre,\nLes Belles amies,\nLasses de ne plus voir des lys que brisés.\nMaintenant, elles ont paré de perles fleuries\nLeurs cheveux que voilaient des voiles de cendre,\nEt elles ont couru vers d’autres baisers.\n"}, {"page_pdf": 110, "texte": "    Carmen Amœbœum.                              97\n\n\n\nL e vent sombre se plaint parmi\nLa voilure des caravelles,\nEt les oiseaux aux pâles ailes,\nLes oiseaux frêles ont gémi.\n\nLà-bas, elles sourient d’amour, les douces ;\nEt, parmi le baume des roses qui parsèment\nLa plaine aux nuptiales sources,\nElles égrènent des colliers de claires gemmes.\n\nDes chants pleurent, vagues échos\nD ’hymnes qui, lumineux et beaux,\nCharmaient jadis la paix des soirs.\n\nDes chants mortels troublent les eaux,\nNoires comme le ciel si noir.\n\n\n\n\nDans l’air frémit le vol roux\nDes bourdonnantes abeilles ;\nDes parfums légers et doux\nRient aux fleurs de nos corbeilles.\n\nL e paon étale au soleil\nL ’émeraude de sa roue\nQue la lumière en éveil\nPointe d’or quand elle y joue.\n\nChantant sous les nénuphars,\nLa source argentine attire\nLes biches aux clairs regards :\n"}, {"page_pdf": 111, "texte": "98                                             la Wallonie.\n\n\n\nOh, bientôt ils vont surgir\nEn la gloire qui les pare.\nLes Bois vainqueurs de l’Ophir.\n\n\n\nLa falaise, là-bas, domine, blonde et haute,\nLa plage, d’où le vent nous porte en ses fraîcheurs\nL a chanson matinale et lente des pêcheurs ;\nDes barques de soleil voguent près de la côte.\n\nJoyeux comme un oiseau, notre navire saute\nSur l ’écume dont le caressent les blancheurs.\nV ole, ô navire, vole à terre : les pécheurs\nReviennent implorer le pardon de leur faute.\n\nNous reverrons la plaine où, parmi les iris,\nGuettent les Belles qui nous aimèrent jadis,\nEt nous y baiserons des bouches de sourire.\n\nEt, tandis qu’ouvrant l’or sidéral de ses yeux,\nL ’Ourse nous contemplera, la céleste Lyre\nRésonnera pour nous de chants mystérieux.\n\n\n\n\nL e cri des buccins déchire l’air matinal,\nL e soleil rit, et c’est la belle chevauchée\nQui revient à nous, victorieuse du mal.\n\nLes voici, bondissant par la plaine jonchée\nDe violettes, de muguets et de jasmins,\nEt le front clair de la gloire qu’ils ont cherchée.\n"}, {"page_pdf": 112, "texte": "    Carmen Amœbœvm.                                        99\n\n\n\nLa mer leur a calmé la houle des chemins,\nLeur forte et rude épée a rompu les entraves,\nLes voici pour l’amour et les chers lendemains.\n\n\nDe la joie et du jour brillent dans leurs yeux braves;\nAux fourreaux dorment les glaives semeurs de nuit :\nVoici les vainqueurs soumis comme des esclaves.\n\n\nMaintenant, fleurit la saison où le doux bruit\nDes baisers volera par la limpide aurore,\nC’est l’heure où la moisson merveilleuse reluit.\n\n\nC’est l’heure où l ’or du vin blond coule de l’amphore ;\nUn souffle juvénile effacera les pleurs\nEt les chants radieux s’éveilleront encore.\n\n\nL e ciel pur et vêtu de paisibles couleurs\nMurmure des hymnes divins aux consolées.\nVenez, ô Rois surgis pour la mort des douleurs,\n\nClore de vos baisers nos bouches étoilées.\n\n\n\n\nVoyez là-bas, voyez rire les Amoureuses;\nElles chantent et célèbrent notre retour\nEt nous tendent la fleur de leurs mains lumineuses.\n\nDe la mourante nuit naît la splendeur du jour ;\nL ’Eté royal et pur azuré les cieux calmes\nEt voici poindre l ’ardent soleil de l’amour.\n"}, {"page_pdf": 113, "texte": "100                                            la Wallonie.\n\n\n\nTandis qu’au loin bruit la berceuse des palmes,\nElles viennent, le cou radieux de colliers\nOù scintillent les saphirs et les ægophthalmes.\n\nFemmes, vous revivrez les soirs où vous alliez\nAu palais gemmé de béryl et de topaze,\nLes soirs où nous jetions casques et boucliers.\n\nL e Dieu cuirassé d’or et de rayons écrase\nL e Dieu pâle vêtu de nue et de brouillard :\nFemmes, couvrez de roses vos robes de gaze.\n\nMaintenant, nous avons triomphé du hazard\nQui nous égarait par les houles et les vagues,\nEt le bonheur fait éclairer notre regard.\n\nFemmes, parez vos doigts légers de longues bagues\nEt parez vos bras clairs de larges bracelets :\nEntendez-vous les luths et les violes vagues\n\nNous guider vers l ’amour de l ’éternel palais ?\n"}, {"page_pdf": 114, "texte": "     DU « V I T R A I L DES S A I N T E S».\n\n\n                          P R A X E D IS .\n\n\n\nElle a vécu dans les prières et les hymnes;\nElle a tourné vers l'Éternel\nSes yeux, doux comme des lacs limpides,\nE t qu'extasiaient des visions de ciel.\n\n\nElle a voilé sa claire chevelure\nD u voile immortellement blanc des vierges,\nE t nulle amertume de brise sacrilège\nN'a frôlé sa chaste chevelure.\n\n\nElle a vêtu sa chair blonde\nDe la rudesse des cilices ;\nElle n’a pas cueilli les vaines fleurs du monde,\nElle a fui les vergers où les fruits se flétrissent.\n\n\nE t voici que la Vierge meurt :\nElle meurt, souriant à la nouvelle vie,\nEt, parmi l'amour d'angéliques psalmodies,\nElle monte vers les royaumes du Seigneur.\n"}, {"page_pdf": 115, "texte": "102                                            la Wallonie.\n\n\n\n\n                          B L A N D IN A .\n\n\n\n\nParmi les hurlements de la foule,\nS'avance la Vierge aux yeux divins,\nLa Vierge aux yeux d’extase, et qu’entourent\nD'invisibles chœurs de Séraphins.\n\n\nE t voici que, dans l’horreur du cirque,\nOn l'a liée au poteau de m ort;\nElle sourit, la lèvre angélique,\nComme un enfant à des rêves d'or.\n\n\nDans la cruelle et sanglante arène,\nBondit, rugissant, le dur lion;\nElle entend l'appeler vers le Père\nLe doux chant des Dominations.\n\n\nE t le lion s’arrête et adore\nLa blonde Vierge aux songes pieux,\nE t la foule vient baiser sa robe\nEn criant : “ Gloire à Christ, gloire à Dieu.„\n"}, {"page_pdf": 116, "texte": "     nu “ Vitrail des Saintts                          103\n\n\n\n\n                         E L IZ A B E T H .\n\n\n\n\n“ Comme le soir eut beau.\nD e mystérieuses harmonies\nPassent dans le silence\nAvec des douceurs infinies.\nN ’est-ce pas l’ impalpable écho\nD es hymnes éternels,\nQue murmurent les chœurs mélodieux des Anges\nA travers les jardins du Ciel ?\n\n\nVoici poindre une étoile,\nVoici des parfums qui montent des vallées..\nGloire à Vous par qui les étoiles se dévoilent\nE t par qui fleurissent les fleurs dans les vallées,\nSeigneur Jésus, fils de l'Immaculée.\n\n\nE t pourtant, on m'a dit, que là-bas\nI l y a des hommes qui pleurent.\nOh, je voudrais aller là-bas\nE t je voudrais entrer dans les pâles demeures\nPour consoler les malheureux qui pleurent.,,\n"}, {"page_pdf": 117, "texte": "104                                           la Wallonie.\n\n\n\n\n                         R IC H A R D IS .\n\n\n\n\n“ Seigneur qui vengez les impostures,\nSeigneur qui avez vu ma vie,\nSeigneur qui m'avez faite votre servante,\nSeigneur, Vous savez que je suis pure.\nGrâce à Vous, j'irai d’une marche hardie,\nE t les yeux calmes et la bouche souriante,\nVers la justice des épreuves ;\nE t si j ’ai péché, l'âme ignorante,\nSeigneur, punissez-moi pour mes mauvaises œuvres.,,\n\n\nEt, tandis que la foule attentive regarde,\nLa Reine a marché vers les charbons qui ardent.\n\n\nElle marche, et ses beaux pieds sont nus,\nE t nulle douleur ne voile le sourire\nQui rayonne en ses grands yeux clairs et ingénus-,\nE t voici qu’où flamboyaient les charbons cruels,\nI l n'y a plus que des fleurs purpurines ;\nE t vers la foule, des voix crient du Ciel :\n“ Inclinez-vous, prosternez-vous, ô sacrilèges,\nDevant celle dont les prières vous protègent. „\n"}, {"page_pdf": 118, "texte": "      du “ Vitrail des Saintes                   105\n\n\n\n\n                            E U L A L IA .\n\n\n\n\nLa Vierge avait le corps et l'âme\nPlus purs et plus blancs que la neige :\n\" Viens, livre-nous ta chair de vierge.\nOu nous te jetterons aux flammes.,,\n\n\nRouge se dresse au crépuscule\nLe bûcher qui crépite et flambe.\nLa Vierge prie, souriante,\nE t nulle flamme ne la brûle.\n\n\nElle rayonne, pure et claire\nComme les lys dans les campagnes.\n“ Puisque le feu clément l'épargne,\nPrenez le glaive de colère.,,\n\n\nLa tête virginale tombe,\nLe sol fleurit de violettes,\nE t voici qu’en l'azur céleste,\nVole une candide colombe.\n                                             8\n"}, {"page_pdf": 119, "texte": "106                                                la Wallonie.\n\n\n\n\n                            B IB IA N A .\n\n\n\n\n“ Seigneur, Vous m'aviez faite riche,\nE t je n'ai dénié le pain de l'aumône\nA nul de ceux que d'injustes coups fustigent ;\nE t l'humble encens de mes sacrifices\nParfumait la splendeur de votre divin trône.\n\n\nSeigneur, me voici pauvre,\nSeigneur, me voici faible et seule sur la terre;\nQue votre force me soutienne et me sauve,\nE l que l'humble mélodie de ma prière\nSe mêle au chant de vos Élus, en la lumière.\n\n\nVienne la troupe des bourrélles,\nVienne la troupe des noirs flagellateurs,\nDans les tortures, je Vous chercherai, Seigneur,\nDans les tortures, je Vous bénirai, Seigneur,\nE t Vous guiderez votre servante frêle\nVers les clartés et les joies surnaturelles.,,\n\n\n                                A .- F e r d i n a n d HEROLD.\n"}, {"page_pdf": 120, "texte": "   LA GARDIENNE DES SONGES.      \\\n\n\n\n\n   C’est, dans la chambre en deuil du soleil absent,\ndans la chambre où le crépuscule glisse d’une traîne\ndiscrète et silencieuse sur les choses, dans la chambre\nendormie déjà de ses tentures à demi-fermées, — le\nfront aux vitres pour recevoir les derniers adieux de\nla lumière — La Gardienne des Songes !\n   Au geste d’évocation, du fond de mon enfance,\nparmi beaucoup de ruines et de mortes, elle se lève\n souriante, en la pâleur somptueuse d’une reine de\njadis, pour me promettre — oh ! trop tôt ! — d’illu­\n soires baisers.\n   Et je me souviens :\n   Comme doucement de sa grâce indulgente à mes\njeux, je m’approchais sur la pointe du pied et très\n bas lui demandais les livres de merveilles où de\n braves jouvenceaux s’en vont, en d’étranges forêts,\n ravir quelque malheureuse dame aux ruses d’un\n enchanteur.\n    Aussitôt, bienveillante à mes curiosités, elle délais­\n"}, {"page_pdf": 121, "texte": "108                                      la Wallonie.\n\n\n\nsait les couchants attristés et allait ouvrir, d’une clef\nsans doute magique, le palais secret et dissimulé par\nla tapisserie, où sommeillaient, pour mes extases, les\nChevaliers et les Califes, les Fées qui se cachent sous\ndes haillons de pauvresse et les Dragons qui sont\ndes princesses captives. Puis, jugeant indigne de se\nmêler à ces nobles personnages, — comme si elle ne\nfigurait pas en mon esprit toutes les Beautés dé­\nfuntes ! — après m’avoir tendu le livre, elle se rejetait\ndans l’ombre, laissant seulement aux gloires de la\nlampe les arabesques de fantômes et de stryges des\nvétustes récits.\n  Mais parfois un feuillet de la légende manquait;\net à mes yeux interrogateurs, implorant la suite,\nqu’elle certainement devait savoir :\n  — Voici ce qui arriva, faisait-elle, instaurée à son\ntour, pour un moment conteuse.\n  Et aux musiques de sa voix, le geste s’animait\nd’une vie nouvelle : le château retentissait de grands\nchocs d’épées, les sorcières m’entouraient en des\ndanses infernales; les violettes fleuraient plus suaves\naux jardins des féeries; et afin de délivrer la prin­\ncesse, devenu héros en la regardant, j ’eusse tenté,\nmoi aussi, l’escalade de la tour.\n   J’ai cueilli trop jeune ces joies. Depuis, sur les\nroutes d’amertune, j’ai cru voir sourire à nouveau,\ndans le décor des soirs, une gardienne des songes;\nelle avait, comme l’ancienne, les cheveux de soie\n"}, {"page_pdf": 122, "texte": "    la Gardienne.                                   109\n\n\n\net d’or fin et le noir regard dirigé vers le Mystère.\nEspérant l’accès de quelque salle lointaine évoca­\ntoire de mondes abolis, je visitais avec elle sa de­\nmeure. En vain, j ’attendis qu’elle tirât de son sein la\nprécieuse clef. Cependant elle s’étonnait de mon\nangoisse et me dit :\n  — Que cherchez-vous ? Je n’ai rien de caché que\nvous ne connaissiez déjà.\n   En effet, j ’aperçus ses prunelles vides et son sou­\nrire de louage, ainsi qu’un masque inutile.\n  Pourtant, un jour, en des poussières illustres, parmi\ndes in-quarto entrouverts sur le Futur, devant mes\nyeux a surgi Celle d’Autrefois, — non plus vêtue\nd’une juvénile robe, mais magnifiée d’un peplum\net sereine, telle qu’Hypatie enseignant la ville\nd’Alexandre. Je me rappelai les heures disparues et,\ncomme une amie familière, je l’entretenais.\n  — Oh ! m’écriais-je, que l’étoile qui maintenant\npare votre front, éclaire aussi cette nuit du savoir\noù je me débats; expliquez-moi l’énigme de cet\nUnivers, comme naguère les artifices des méchants\nmonstres.\n  Alors, mélancolique et grave :\n  — Tu peux, me répondit-elle, vaguer à travers\ncette science dont je t’ai permis l’entrée. C’est un\nparc aux végétations magnifiques, dont les allées\nodorantes et ombragées seront pour ton âme une\ncontinuelle surprise, mais garde-toi de désirer con­\n"}, {"page_pdf": 123, "texte": "110                                      la Wallonie.\n\n\n\nnaître le mystère du labyrinthe : nul jamais ne le\ndoit pénétrer et ceux qui, malgré tout, prétendent le\ndécouvrir, se condamnent par leur souhait, à de\nmortelles angoisses.\n  A ces mots, scellant d’un doigt le secret sur ses\nlèvres, la Gardienne des Songes s’éloigna, sans\nvouloir me parler davantage.\n\n                               H ugues   KEBELL.\n"}, {"page_pdf": 124, "texte": "    pour      Un e d e m o n i m a g i n a t i o n .\n\n\n\n\nA h p o u v o ir m êler,\nE n la p r o fo n d e u r désespérée de nos espoirs\nL a gloire et la fo lie de nos rega rd s,\nD e nos regard s qu i dès tou jou rs se saven t\nE t se son t recon n u s, hélas, trop ta rd ,\nTrop tard.\n\n\nN ous p e r d r e en l’ou bli d e tou t,\nE t n e p lu s vivre qu e p o u r nos y e u x fo u s ...\nL ’ âm e p erd u e en nos y e u x fou s,\nN ous a ffoler du p o iso n de nos reg a rd s.\n\n\nE t que n u lle p a role d ’aveu\nN e m ette en tre la p u reté de nos y e u x\nL e voile de son b ru issem en t.\nOublions n otre ren con tre\nP o u r n ’être p lu s que seuls ! les d e u x regards\nQ ui dussent se ren co n trer.\n"}, {"page_pdf": 125, "texte": "112                                             la Wallonie.\n\n\n\n      E t sa voir que rien n ’est au delà,\n      E t que laisser p a sser la vie\n      E n la fière certitu d e de n otre p a ssion\n      —   O fidélité de nos rega rd s étra n ges —\n      S era n otre d ivin e et p u r e absolution.\n\n\n                                   P IE R R E -M . OLIN.\n"}, {"page_pdf": 126, "texte": "        LA TR Ê V E DES FLUTES.\n\n                          PRÉLU DE.\n\n\nTrois pages blonds, vêtus d’or et bleu, mi-parti,\nLuttent de flûte en chants amoureux et moroses,\nDans le parc merveilleux ensanglanté de roses,\nEpanoui sous la floraison de midi.\n\n\nBlonds et beaux, épandant en vilanelles claires,\nL e cristal de leur âme aux échos de sommeil,\nC’est un enchantement magique de soleil\nDans l’ ombre lourde des silences légendaires.\n\n\nLes vergers sont silents, qui dorment, flagellés\nDe lumière et leur songe abaisse jusqu’aux herbes\nPour un baiser aux fleurs, des fruits mûrs et superbes;\nLes vergers sous le ciel et les fruits sont croulés.\n\n\nPuis, net dans l’azur vif, le château gris de perle,\nOù des blasons d’orgueil agriffent les portails,\nOù, du haut des balcons, battent des éventails\nSur l’emmi langoureux d’un luxe qui déferle.\n"}, {"page_pdf": 127, "texte": "114                                          la Wallonie.\n\n\n\nOr, un soir, les oiseaux bleus se sont envolés,\nLes fruits se sont pâmés parmi les fleurs éteintes,\nLa rafale a mordu les parterres d’étreintes\nEt, dans les tours, les vents éperdus ont hurlé;\n\n\nOr, dans le parc béant en les brumes écloses\nLes flûtes ont cessé leur concert expirant\nEt les beaux amoureux sont partis en pleurant,\nPar les parterres où ne saignaient plus les roses.\n\n\n                                         GÉO MAUVÈRE.\n"}, {"page_pdf": 128, "texte": "                DOUTANCE.\n\n                                            A Vèga de la Lyre.\n\n\n\n\nAu fond du ciel d'azulite, rutile\nune étoile que vainement je veux\nsaisir !...\n           Folle, je ceindrai tes cheveux\nd’un diadème ; car je vais, futile,\nen rêvassant par la sente inutile\nau laboureur... J'ai des rythmes nerveux\npour chanter l’amour : l'amour qui mutile,\nhélas! bien souvent mon âme!...\n                                      O mes vœux\ninexaucés !... Astre divin, je t'aime\net voudrais mourir pour m'envoler vers\ntoi. Mais le doute s'est mis à travers\nmon chemin : si tu n'étais, anathème\néternel! si tu n'étais qu'un trompeur\nmirage ?...\n              Tiens, l'au-delà me fa it peur !....\n\n                                      E d m o n d B A IL L Y .\n"}, {"page_pdf": 129, "texte": "                       LES          LIVRES.\n\n\nL e s CYGNES, n ou v ea u x poèm es p a r F r a n cis VIEL É -G r i f f i n .\n                            Vanier, éditeur.\n\n\n  M. Francis Vielé-Griffin publia, en 1887, chez Alcan-Lévy,\nsous ce même titre : les Cygnes, un volume, aujourd’hui\nintrouvable, de vers d’une grande beauté et d’un charme\ninfini, juvénile recueil auquel succède, après des années déjà,\ncelui, plus mûri, d’aujourd’hui et parfait de toute la transfor­\nmation d’un métier, alors habile et hardi et maintenant\nparvenu à une science du rythme à la fois exacte, savante\net sûre.\n  Ce qui caractérise les Cygnes de 1892, et qui leur fait une\nplace à part dans l’œuvre déjà considérable et variée dont ils\nfont partie (Ancœus, Joies), c’est qu’on y voit l’âme du poète\nà nu et sous son aspect maintenant le plus fondamental, le\nplus émotionnel et le plus humain. J ’imagine, en outre, et cela\npour le sentir tressaillir çà et là, en M. Vielé-Griffin, l’arcane\nd’une arrière pensée, qui s’élabore en lui maintenant et qui\ns’épanouira en quelque poème plus grandiose peut-être, plus\ncomplexe et plus magnifique mais dont l’éclat hautain n’aura\npas les délicieuses nuances, naïves, vaporeuses et doucement\nmélancoliques de ces Cygnes.\n  Ces poèmes ont une fleur de grâce et de simplicité : de là\n"}, {"page_pdf": 130, "texte": "    les Livres.                                              117\n\n\n\nleur charme et c’est merveille que le dur labeur qu’il y a à\nécrire ait disparu au point de ne laisser que l ’impression\nd’une spontanéité heureuse.\n  Aussi l’esprit de ce livre s’en communique-t-il aisément à\ntravers les quelques fictions gracieuses, ou légères, ou tristes,\nque le poète a choisies non pour prétexter tel développement\net s’en abriter comme d’un masque significatif, mais parce\nqu’elles se confondaient avec son état d’esprit et que sa\nrêverie s'y exprimait si naturellement qu’elles devenaient\ncette rêverie même.\n                              ***\n  .... Le vol blanc des cygnes passe sur de tranquilles\nprairies ... l’un disparaît parmi les étoiles, l’autre choit en\ntournoyant parmi les lys, l’autre chante longtemps jusqu’au\nsoleil levé, et ils ont laissé tomber un ruban, un diadème et\nune fleur... puis c’est le Gué par où l ’on va à de souriantes\nîles où ce que nous aimâmes nous appelle... et le Porcher, qui\nsonge aux joies dédaignées et le Tombeau d’Hélène où\nviennent chanter les passants tristes, chacun son songe de\nla Beauté.\n                              * *\n  Une impression de lente tristesse émane de ces pages\nsimples et pures. La mélancolie y réprime une amertune et\ns’y pacifie d’indulgence et comme parfois d’un sourire qui\nsans trouver la vie ni douce, ni bonne, l ’excuse de ne point\nêtre telle et lui pardonne à cause de quelque chose qui est\nen elle et qui, à travers elle, entrevu la justifie : la Beauté !\n\n                              *\n  Dans les premiers Cygnes, il y avait les indices d’un poète\nambigu. Sa dualité se dédoublait d’une part en éloquence\n"}, {"page_pdf": 131, "texte": "118                                             la Wallonie.\n\n\n\nvéhémente et dramatique, d’une autre en goût de la simplicité\nqui, retrempé aux sources des motifs populaires, a donné :\nJoies et s’est parfait et affirmé en ce doux et pur livre des\nCygnes. L e poète tragique et grandiloquent qui est en\nM. V ielé-Griffîn s’est manifesté dans son noble drame\nd'Ancæus et il s’épanouira sans doute dans les Essais drama­\ntiques qu’il annonce.\n                              *\n                             * *\n  La technique des Cygnes est heureuse et nouvelle.\n  Décomposant sa pensée logiquement, M. Vielé-Griffin s’est\ncréé une diction spéciale où le vers s’allonge et se rétracte\net se juxtapose en s’enchaînant avec rigueur jusqu’à la fin de\nla strophe qui acquiert par là une forte unité intérieure due\nà sa texture serrée. Pour lui, la strophe ne semble point être\nun but, mais un résultat. Elle ne préexiste pas dans son\nesprit, elle s’en extrait comme une surprise et cette surprise,\ngrâce aux dons de parfait poète qu’il possède, est toujours\ningénieuse, plausible ou admirable.\n\n\n                                   Henri   de   RÉG N IER.\n"}, {"page_pdf": 132, "texte": "                       NOTES.\n\n  L e prochain numéro de la Wallonie sera triple et ne\nmettra pas à paraître un laps de temps aussi considérable\nque le numéro actuel.\n\n  Ces mois-ci il y eu à Bruxelles un grand nombre d’expo­\nsitions. Quelques-unes seulement valent d’être citées.\n   Les X X où, au premier rang, Seurat, Signac, van Ryssel­\nberghe, puis Minne, Toorop, de Toulouse-Lautrec, Mary\nCassatt, Horne, Lucien Pessarro, Anna B o ch , de Regoyos, et\nVandevelde. Enfin, pour l’art décoratif, les grès de Dela­\nherche.\n  A la Galerie Moderne, cinquante chefs-d'œuvre français.\nNaturellement pas un seul chef-d’œuvre, et sauf la toile si\ncurieuse du presqu’inconnu Garbet, rien de particulièrement\nintéressant.\n  L ’Als-ik-Kan a fait une exposition Anvers-Bruxelles, his­\ntoire de demander sans doute, l’éternelle prééminence de la\nMétropole des Arts et l’invincible splendeur de la peinture\nflamande. Or, telle que paraissent la comprendre les promo­\nteurs de cette exposition, la peinture. flamande y est bien\nmédiocrement représentée. Quant aux Anversois,ils sont pas\nmal démolis par leurs invités, bien que ceux-ci n’eussent\nrépondu qu’en assez petit nombre aux offres de l’Als-ik-Kan.\nL ’ ensemble est d’ailleurs médiocre. Nous ne voyons guère à\nciter comme vraiment intéressants, bien qu’insuffisamment\npersonnels, Melchers et Nys.\n"}, {"page_pdf": 133, "texte": "120                                              la Wallonie.\n\n\n\n  Au Cercle, après une exposition de photographies où il y\navait des œuvres d’art, une exposition de tableaux où il n’y\na même pas de bonnes photographies.\n  Au Musée des Echanges (Parc du Cinquantenaire) expo­\nsition de l ’admirable collection de M. Alp. Van Branteghem.\nDes vases de toute beauté, dont une quarantaine signés, des\nlécythes, des vases dorés, enfin un grand nombre de ces\nadorables statuettes de Tanagra. Nous comptons publier\ndans notre prochain n°, un articlo détaillé sur cette splen­\ndide collection, qui sera prochainement dispersée. Le gou­\nvernement à qui elle avait été offerte à de belles conditions,\nl’a refusée !\n\n   L ’Intruse, de Maurice Maeterlinck, a été assez médiocre­\nment jouée à Bruxelles, au théâtre du Parc. L a première\nfois un public chic et gouailleur a failli se faire attraper des\ncoups par leur attitude inconvenante mais la victoire est\nrestée incontestée aux jeunes venus en nombre et dont les\nbravos enthousiastes se sont adressés plus à l ’œuvre qu’ils\nconnaissaient qu’à celle     qui   venait   d’être   représentée\ndevant eux.\n\n  Viennent de paraître, chez Bailly, Tel qu'en songe, de\nHenri de Régnier, et les Vergers illusoires, de André Fontainas,\nle traité de Narcisse, par A. Gide.\n   Chez Lacomblez, Pelléas et Mélisande, de Maurice Maeter­\nlinck.\n  Chez Chamerot et Renouard, l’A rt impressionniste, par\nGeorges Lecomte.\n  Chez Larcier, L a synthèse de l’antisémitisme, par Edmond\nPicard.\n"}, {"page_pdf": 134, "texte": "    Dernières publications de nos Collaborateurs :\n\nA * ...............................................Chantefable un peu naïve.\nH ector Ch a in a y e . . . .                        l'Ame des choses.\nA chille D elaroche . . . A énor (à paraître prochainement).\nCélestin D emblon . . .                              le Roitelet.\nM a x E l s k a m p ..................... Dominical.\nA ndré Gi d e ..........................Le traité du Narcisse.\nA ndré FONTAINAS. . . .                              Les Vergers illusoires.\nA .-F. HÉROLD. . . . . .                             la Joie de Maguelonne.\nGustave K a h n ..................... Chansons d’Amant.\nB ernard L azare . . . .                             le M iroir des Légendes.\nCam ille L emonnier . . . La fin des Bourgeois.\nCharles VAN L erberg he . les Flaireurs.\nGrégoire L e B oy . . . .                            mon Cœur pleure d'autrefois.\nPierre L ouys . . . . .                              Astarté.\nMaurice Maeterlinck . . Pelléas et Mélisande.\nStéphane Mallarm é L . Pages.\nStuart M errill . . . .                              les Fastes.\nJea n M oréas .......................... le Pèlerin passionné.\nGab r ie l M ourey .                       . . . Flammes mortes.\nPie r r e -M. Ol i n .....................Légendes puériles.\nPierre Quillard . . . .                              la Gloire du Verbe.\nH en r i de R égnier                       . . . Tel qu'en songe.\nA dolphe B etté .                          . . . Thulé des Brumes.\nA lbert Sain t -P aul                      . . . Pétales de nacre.\nF ernand Severin . . . .                            le Don d'Enfance.\nE m ile V erh aere n . . . .                         les Apparus dans mes Chemins.\nF rancis V ie lé -Gr if f in . . les Cygnes.\nGaston V yt t a l l . . . .                          Vers la Mort.\n\n\n\n\n                PHOTOTYPIE\n  Charles PIRON, 21, rue de l’Enseignement,\n                          L IÈ G E .\n           Seul représentant de la Maison OTTO.\n"}, {"page_pdf": 135, "texte": "7e & DERNIÈRE ANNÉE, N°s III et IV .\n\n\n\n                           LA WALLONIE\nR EVU E MENSUELLE DE LITTÉ RA TU R E ET D ’A R T\n\n\n\n    Directeurs : A l b e r t     M OCKEL, P i e r r e -M .      OLIN\n                    et H e n r i d e RÉGNIER.\n\n               Bureaux : rue St-Adalbert, 8, L iége.\n\n   Adresser les communications 307, Avenue Louise, Bruxelles,\n                    et 6, rue Boccador, Paris,\n\n\n    ABONNEMENT : 5 f r . par an. Union postale : 6 f r . 5 0 .\n\n\n\n\n                           SOMMAIRE :\n\nA.-Ferdinand Hérold             .   .    la Fille aux Etoiles.\n                                          Carmen Amœbæum.\n                                          du Vitrail des Saintes.\n                                              Praxedis.\n                                              Blandina.\n                                              Elisabeth.\n                                              Richardis.\n                                              Eulalia.\n                                               Bibiana.\nHugues R e b e ll .....................la Gardienne des Songes.\nPierre-M. O l i n ..................... Pour Une de mon imagination.\nGéo M auvère ..........................L a trêve des flûtes.\nEdmond B a il ly ..................... Doutance.\nHenri de Régnier . . . .                  Les livres.\n\n\n\n\n             Ce   n u m é r o c in q u a n te c e n tim e s .\n\n\n                               des Presses de II. Vaillant-Carmanne, à Liége.\n"}], "calendrier": {"precision": "mois", "ordre_dans_volume": 2, "mois_verifie": false, "numero_verifie": true, "mois_reconstitue": true, "numero_reconstitue": false, "date_tri": "1892-03", "signet_source": "7ème et dernière année - N°3-4 - Mars-Avril 1892", "preuve": "Numéro lu sur la couverture (PDF 135 : « N°s III et IV », 7e et dernière année), qui ne porte pas de date ; mois (mars-avril 1892) d’après le signet. PDF 101 : annonce de souscription du Mercure de France (Le latin mystique de Remy de Gourmont), non une pièce ; PDF 100 et 135 : couvertures. La page 121 de la table (Gide, Voyage au Spitzberg) ne correspond à rien dans cette livraison.", "methode_reconstitution": "Date et numéro du signet de l’ULB, contrôlés sur la couverture de la livraison quand elle est conservée."}}