Vallès fait reparaître son Cri du peuple : « Pour nous qui mettons les questions littéraires au-dessus des questions sociales, c’est un événement plus littéraire que politique que cette réapparition. Nous allons retrouver, chaque matin, notre Valls tout entier avec sa fougue et ses virulences, ses coups de rotins enleveurs de peau et les éclats de tonnerre de sa prose tonitruante, méduseuse de ministères. / Dans la presse émasculée et bâillonnée par les nécessités monétaires, cet empêcheur de danser en rond arrive à son heure, avec son hardi lieutenant Robert Caze. Salut donc et bon vent à ce fier corsaire qui va promener son audacieux pavillon sur la mer politique hérissée de navires excessivement marchands : marchands d’honneur et de dignités, de réputations falsifiées et de croix-pilori, d’enthousiasmes payés et d’éloges vendus. / Lutèce, l’indépendante Lutèce salue l’indépendant Cri du peuple. »