Page 281 · Tome II. Janvier-Juin 1891

HEURES GRISES
L'aspic de trahison Garrotta ma raison Dans le désert de jusquiame Où la cendre complice ensabule mon âme.
Alors que les missels Grisaient de jolis scels Ma foi riant à la paresse, Le chacal a bu ma citerne de caresse.
Hors des ris et du fruit, Les ongles de la nuit M'entent l'inane lassitude En l'insipide et malévole solitude.
Oh tant! que les désirs Sués dans les loisirs De cette opaque somnolence N'accédent même pas à rayer le silence.
O mer des sabliers, Bannis ces peupliers De brume ensorcelant le calme Et verse-moi l'adolescence de la palme !
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