Page 93 · Tome III. Juillet-Décembre 1891

SOLITUDE
À Grégoire Le Roy.
C’est un grand silence après le chant du cor,
Sous le dais noir de la nuit, Les rois radieux, les belles chevauchées Foulaient dans l’or et le bruit Le sang des roses fauchées.
Des femmes embaumaient l’air, Parmi le velours des porches Nous voyions couler la résine des torches Sur les gantelets de fer.
Mais les heures sont passées De la joie et du décor, Et dans nos âmes lassées C’est un grand silence après le chant du cor.
Pierre Quillard.
MercureWiki, révision 11795, 2011-02-28. Wikitexte original.