Page 145 · Tome III. Juillet-Décembre 1891

CHLOÉ
Un mot, pendant que j'y pense, relatif à notre convention. Tu ne te fâcheras pas, mon Daphnis. Il m'a semblé, ce matin, que ton haleine.....
XII
CHLOÉ
Notre enfant est notre joie. Il nous occupe toute la journée.
DAPHNIS
Il ne nous laisse pas un instant de liberté.
CHLOÉ
C'est juste! Nous avons dû renoncer au théâtre, au monde, et hier encore nous refusions une invitation à dîner.
DAPHNIS
Le pauvre petit est si gentil qu'on n'a pas le courage de lui en vouloir.
CHLOÉ
Suppose un instant que nous n'en ayons pas.
DAPHNIS
Ou qu'il soit mort.
CHLOÉ
Tu vas trop loin. Je disais cela comme autre chose. Que ferions-nous de notre liberté? Le café-concert ne donne pas le bonheur, et ma vie aura été belle, si je meurs la première des trois.
XIII
CHLOÉ
T'aurais-je épousé, si tu avais été impropre au service militaire? Mais nous n'aurons pas la guerre, hein?
DAPHNIS
Entêtée! Il y a vingt ans qu'on te dit que si.
CHLOÉ
Accepte-t-on des, ambulancières? je te suivrai au bout du monde.
DAPHNIS
Quel chapeau mettras-tu?
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